05/07/2009

Un chrétien condamné à trois ans de prison en Chine

Un chrétien condamné à trois ans de prison en Chine

 

shiC’est parce qu’il aurait fait imprimer illégalement de la littérature chrétienne que Shi Weihan se retrouve en prison. Le 10 juin dernier, il a été condamné à 3 ans de prison et plus de 15 000 euros d’amende. Shi Weihan a été arrêté en janvier 2008 et relâché pour manque de preuves, avant d’être arrêté de nouveau deux mois plus tard et détenu illégalement jusqu’à ce jour. Chose encourageante, il semblerait que le temps qu’il a déjà passé en prison va être déduit de sa peine. Si c’est le cas, il devrait donc être libéré en novembre 2010.

 

Shi a la possibilité de faire appel dans les 15 jours qui suivent son procès, mais il ne sait pas encore s’il le fera car les procédures sont longues et peuvent durer jusqu’à un an. Selon un de ses amis, s’il ne fait pas appel, il pourrait bénéficier de la liberté conditionnelle à cause de son état de santé. En effet, Shi souffre de diabète.

 

Shi Weihan, 37 ans, est détenu depuis le 19 mars pour avoir publié des bibles et livres chrétiens. Ni son épouse, Zhang Jing, ni ses deux enfants n’ont été autorisés à lui rendre visite depuis cette date. Sa femme a déclaré n’avoir aucune information sur les conditions de détention de son époux. Elle n’a pas non plus été autorisée à apporter de la nourriture ou des vêtements de rechange. Zhang Jing se déclare “très inquiète” au sujet de la santé de son mari, qui souffre de diabète.

 

Les fonctionnaires du Bureau de la Sécurité publique (PSB – police de sécurité politique) sont connus pour utiliser les privations et la torture afin d’extorquer des informations aux détenus.

 

Cette arrestation est à mettre vraisemblablement sur le compte de la campagne d’intimidation des églises non-enregistrées à l’approche des Jeux de Pékin. Propriétaire d’une librairie située près du Village Olympique, Shi n’avait jamais eu de problèmes avec les autorités avant son arrestation le 28 novembre dernier. Il avait été relâché le 4 janvier pour « insuffisance de preuves ». Sa librairie est légalement ouverte, et il n’a vendu que des livres pour lesquels il avait obtenu l’autorisation du gouvernement. Mais vu le manque chronique de bibles, il avait apparemment fait imprimer du matériel chrétien par une autre imprimerie que par la seule autorisée en Chine.

 

Dans un cas similaire, un autre propriétaire de librairie, Zhou Heng, avait été arrêté le 3 août 2007 et placé en détention dans la province du Xinjiang après avoir reçu une livraison de bibles. Zhou a révélé la semaine dernière que toutes les accusations avaient été levées et qu’il était sorti de prison le 19 février, après six mois et demi de détention.

 

Une pétition a été lancée pour Shi Weihan. Faisons pression sur le gouvernement chinois pour qu’il soit libéré.

 

18/09/2008

Iran : Peine de mort pour apostasie

Iran : Les deux premiers en attente d’exécution sont des convertis au christianisme

 

(Source : Point de bascule)

 

ahmadinejad2Mardi, le Parlement iranien a voté une loi imposant la peine de mort pour apostasie, a signalé un groupe de défense des droits de l’homme.

 

Les députés ont approuvé le projet de loi avec 196 voix pour, sept contre et deux abstentions, selon le Christian Solidarity Worldwide basé au Royaume-Uni. La loi vise à ajouter plusieurs crimes à la liste de ceux qui pourraient entraîner la peine de mort, y compris « établir des blogs et des sites promouvant la corruption, la prostitution et l’apostasie ».

 

Mahmoud Mohammad Azad-Matin, 53 ans, et Arash-Ahmad Ali Basirat, 40 ans, des musulmans qui se sont convertis au christianisme, ont été accusés d’apostasie la semaine dernière à la Cour publique et révolutionnaire de Chiraz, en Iran. Ils sont actuellement en attente du verdict du tribunal et sont détenus depuis le 15 mai.

 

Selon des témoignages, l’Iran a retiré la nouvelle de l’adoption de la loi du site du Parlement dans les heures qui ont suivi sa publication mardi, selon CSW. Mais des rapports du progrès de la loi au Parlement ont été publiés par d’autres agences de presse iraniennes, y compris IRINN (République islamique d’Iran News Network) et des journaux du matin en Iran, comme Resalat.

14/09/2008

Un Egyptien demande à la justice de reconnaître sa conversion

Un Egyptien demande à la justice de reconnaître sa conversion

Source : La Croix

 

Le Haut Tribunal administratif égyptien doit se prononcer aujourd’hui sur le cas d’un musulman demandant que l’état civil enregistre sa conversion au christianisme

 

«Je suis né musulman, mais je veux devenir officiellement chrétien sans être qualifié d’apostat. J’en ai le droit », affirme Maher Al Gohari, un homme de 56 ans. C’est la deuxième fois en l’espace d’un an qu’un musulman égyptien tente de faire reconnaître sa conversion au christianisme. Cette revendication, impensable il y a une décennie, aurait été encouragée par le vent de démocratie qui commence à souffler en Égypte, ainsi que par l’action des ONG des droits de l’homme.

 

Premier cas. En août 2007, Ahmed Hegazy demande au tribunal administratif de remplacer la mention « musulman » par celle de « chrétien » sur sa carte d’identité. Le procès ne s’achève pas en sa faveur : le juge s’appuie sur la loi coranique, source principale du droit selon l’article 2 de la Constitution égyptienne, pour affirmer qu’il est impossible de quitter l’islam, « religion finie et accomplie », pour une autre dénomination confessionnelle.

 

Cet échec, enregistré en janvier 2008, n’entame pas l’enthousiasme de Maher Al Gohari, dont le nom chrétien est Peter Ethnassios. Il se rend en mai aux registres de l’état civil de son quartier et réclame la modification de sa religion sur sa carte d’identité. Les fonctionnaires refusent, l’insultent, le traitent d’apostat. La loi l’autorise à soumettre son cas au Haut Tribunal administratif deux mois après le refus des fonctionnaires de l’état civil. Un jeune avocat, Nabil Goubraïl, accepte de plaider sa cause et l’audience est fixée ce 2 septembre.

 

Menaces de mort

Aujourd’hui, Gohari se cache pour échapper aux menaces de mort. Mais début août, Maher Al Gohari déclare, lors d’une émission très suivie sur la chaîne satellitaire Dream II, qu’il a l’intention de devenir officiellement chrétien. Des milliers de téléspectateurs prennent note. On le traite d’apostat, certains journaux dénaturent ses propos, sa famille se sent déshonorée. « Mon jeune frère le savait, mais depuis il me guette avec un revolver pour m’abattre », raconte-t-il avec amertume lors d’un entretien téléphonique organisé pour La Croix grâce à son avocat. Car aujourd’hui, Maher Al Gohari doit se cacher.

 

Pour fuir les diverses menaces de mort, acte légitime contre un apostat selon la loi islamique, il a quitté sa maison. Avec sa fille Dina, 14 ans, il vit dans un petit appartement de banlieue dont nul ne connaît l’adresse. « Je ne suis pas sorti dans la rue depuis vingt jours. Dina fait les courses. » Un silence, puis il ajoute : « Je n’avais pas prévu de telles réactions. Je voulais, grâce à ce procès, ouvrir la porte à d’autres musulmans qui sont dans mon cas. »

 

Fils cadet de l’un des assistants du ministre de l’intérieur, il suit en 1976 des cours à l’académie de police. « Un jour, j’ai entendu l’officier instructeur insulter un de mes camarades coptes, Magdi, qui lisait l’Évangile. Je me suis approché et j’ai vu Magdi pleurer. Cela m’a révolté. J’ai emprunté son Évangile, et le soir j’ai parcouru les textes avec un vif intérêt. Mon père m’a surpris et m’a interdit de garder ce livre à la maison. »

 

Religion d'amour

Le futur officier lit pourtant en secret d’autres ouvrages consacrés au christianisme. « J’ai senti que cette religion d’amour et de pardon était le véritable chemin pour arriver à Dieu. » Il cesse de pratiquer l’islam et obéit aux principes chrétiens. Sa famille le traite en brebis galeuse, mais évite d’ébruiter son choix. Il quitte l’académie de police, puis la maison paternelle, et exerce toutes sortes de travaux. « Quand mon employeur s’apercevait que je ne vivais pas en bon musulman, il me licenciait… »

 

Maher Al Gohari tente en vain de se faire baptiser. Les prêtres coptes auxquels il s’adresse refusent d’assumer une telle responsabilité. À 40 ans, il épouse une musulmane sans lui cacher ses convictions chrétiennes. Une fille naîtra, Dina, devenue elle-même chrétienne de conviction. Au fil des ans, las de ses démêlés religieux avec sa femme, Maher divorce. Il se remarie plus tard avec une musulmane conciliante, qui finira par adopter sa foi.

 

En 2000, Maher Al Gohari se rend à Chypre avec son épouse et ses filles d’un premier mariage. Le groupe se fait baptiser. De retour au Caire, il devient copte et fait baptiser sa fille Dina. Cette conversion émeut les coptes, mais le fait de vouloir l’officialiser les intrigue. « Pourquoi aujourd’hui après trente années de silence ? », s’interrogent-ils. Par ailleurs, ils redoutent la réaction de colère des certains islamistes. « Quelle que soit l’issue du procès, je ne regrette pas ma décision », assure pourtant Maher Al Gohari.

 

Pour obtenir gain de cause, Me Nabil Goubraïl compte invoquer le principe de la liberté de religion prévu par la Constitution égyptienne, celui de « pas de contrainte en religion », repris du Coran par la loi islamique et tous les traités internationaux relatifs aux droits de l’homme signés par l’Égypte. L’audience, prévue aujourd’hui, fera sûrement salle comble.

 

Denise AMMOUN, au Caire

03/04/2008

Fourniret : Marie a prié pour y échapper

La fillette belge a prié pour échapper à Michel Fourniret 

(Article Topchrétien)

 

Marie, la fillette belge qui fit arrêter en 2003 Michel Fourniret a témoigné au procès du tueur en série. Elle déclare avoir prié pour qu’il ne lui arrive aucun mal.

 

Pour échapper à Michel Fourniret, la fillette belge âgée de 13 ans à l’époque des faits dit avoir prié pour implorer la grâce divine. « J’ai commencé à prier dans mon cœur...pour qu’il ne m’arrive rien ».

 

La fillette dit avoir demandé à Michel Fourniret s’il était croyant. « Je lui ai demandé s’il croyait en Dieu, il ne m’a pas répondu ».

 

La fillette est alors ligottée, mais elle sera miraculeusement sauvée

 

Michel Fourniret, sous la menace, entrave sa victime (Marie) aux mains et aux pieds, la conduit à l’arrière du véhicule, avant de repartir. « Je lui ai demandé, ’pourquoi tu fais ça ?’, il a dit ’tu dois me donner du plaisir, autrement tu ne rentreras pas’. J’étais étonnée, je ne savais pas jusque là ce qu’il voulait faire de moi », a raconté Marie.

 

Elle crie, il commence à l’étrangler et lui dit : « si tu cries, je te tue ». Marie demande alors à son ravisseur s’il fait partie du groupe de Marc Dutroux. « Je suis pire que Marc Dutroux », répond-il. Le véhicule repart.

 

A l’arrière, entravée, Marie prie à haute voix, de plus en plus fort, « à pleine gorge ». Elle aperçoit une carte routière des Pays-Bas, de Belgique et de France. « Je me suis dit, c’est fini. J’ai vu toute ma vie défiler, je me suis sentie comme dans un film ».

 

Soudainement, les liens des jambes se détendent, elle se libère puis, avec les dents parvient à dégager ses mains. A un arrêt du véhicule, elle ouvre la porte latérale coulissante et s’enfuit, sans que Fourniret s’en aperçoive.

 

Ce cas nous rappelle le récit des Actes des Apôtres :

 

"Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les entendaient. Tout à coup il se fit un grand tremblement de terre, en sorte que les fondements de la prison furent ébranlés ; au même instant, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les prisonniers furent rompus.

 

Le geôlier se réveilla, et, lorsqu’il vit les portes de la prison ouvertes, il tira son épée et allait se tuer, pensant que les prisonniers s’étaient enfuis. Mais Paul cria d’une voix forte : Ne te fais point de mal, nous sommes tous ici.

 

Alors le geôlier, ayant demandé de la lumière, entra précipitamment, et se jeta tout tremblant aux pieds de Paul et de Silas ; il les fit sortir, et dit : Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? Paul et Silas répondirent : Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille."

 

(Actes 16 : 25-31) 

09/02/2008

Egypte : Rejet de conversion au christianisme

carte-egypteEgypte : Rejet de la demande d'un converti au christianisme d'inscrire sa religion 

 

Un tribunal égyptien a rejeté mardi la demande d'un musulman converti au christianisme de faire figurer sa nouvelle religion sur sa carte d'identité, a-t-on appris de source judiciaire.

La Haute cour administrative d'Egypte a débouté Mohamed Ahmed Higazi, un activiste politique âgé de 25 ans qui demandait à être reconnu comme chrétien dans ses papiers d'identité.

 

Le tribunal a statué que M. Higazi n'avait pas suivi les procédures légales nécessaires.

 

"Les religions monothéistes ont été envoyées par Dieu selon un ordre chronologique (...) le fait de revenir de la religion la plus nouvelle à une plus ancienne est inhabituel", explique la Cour dans sa décision.

 

Elle estime ainsi que quiconque fait un tel choix "s'éloigne du droit chemin et menace les principes, les valeurs et les préceptes de l'islam ainsi que les traditions égyptiennes".

 

Mohamed Ahmed Higazi dit s'être converti à 16 ans. Son épouse, Zeinab, s'est elle aussi convertie au christianisme.

 

La même cour avait permis plus tôt mardi à un membre de la minorité religieuse bahaï de laisser vierge la mention de religion sur sa carte d'identité, considérée comme discriminatoire par des organisations de défense des droits de l'Homme, a-t-on appris de source judiciaire.

 

La cour avait décidé que les cartes d'identité de Raouf Halim et de ses quatre enfants pouvaient ne pas mentionner leur religion, non reconnue par les autorités qui considèrent les bahaïs comme des apostats.

 

En 2006, un premier jugement avait refusé d'octroyer aux bahaïs le droit d'inscrire leur confession sur les documents officiels, ce qui avait mis les 2.000 membres de cette communauté dans une position incertaine.

 

Sur les nouvelles cartes d'identité numériques, seules sont mentionnées les trois religions monothéistes reconnues par l'islam: christianisme, judaïsme et islam. Si le demandeur refuse l'une de ces dénominations, il ne peut obtenir de papiers d'identité que toute personne âgée de 16 ans doit avoir en permanence sur soi.

 

Les Egyptiens sans carte d'identité ne peuvent postuler à des emplois, acquérir des propriétés, ouvrir des comptes bancaires ou inscrire leurs enfants dans des écoles.

 

En novembre 2007, l'organisation Human Rights Watch avait dénoncé la mention obligatoire de religion, estimant que celle-ci était à l'origine de discriminations. "Les responsables du ministère de l'Intérieur croient apparemment qu'ils ont le droit de choisir la religion des individus lorsque la religion de ces personnes ne leur plaît pas", avait commenté Joe Stork, directeur-adjoint du département du Proche-Orient et de l'Afrique du Nord auprès de HRW.

 

La foi bahaï est née en 1863 en Iran. Les bahaïs considèrent Bahaullah, né en 1817, comme le dernier prophète envoyé par Dieu sur terre, alors que pour les musulmans le dernier prophète est Mahomet.

 

Bahaullah fut banni et exilé pendant quarante ans. Il est mort en 1892 et enterré en Terre Sainte, près d'Haïfa.