14/05/2012

Inquisition - la cruauté de l'église catholique

Je suis tombé sur l'article d'un extrémiste catholique tentant de nier la barbarie qu'était l'inquisition catholique.

Je vous invite à lire l'article suivant, copié du site theologie.de

Jugez par vous-même.


Inquisition - La cruauté de l'église et ses méthodes de torture -
L'inquisition et les femmes

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Au cours des temps et pour des millions d’hommes, la
fête de la joie qu’évoque
la nuit de Noël, a été transformée, par les églises, en une cruelle fête de la tristesse.


Lisez vous-même! L'extrait ci-dessous est tiré du livre « La nouvelle inquisition » du théologien renommé, professeur Hubertus Mynarek (voir référence)

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Cela paraît incroyable, mais il s’agit bien de la vérité !

Jadis La machinerie de la torture disposait déjà d'une variété de méthodes étonnantes qui confirme la thèse que rien ne rend aussi inventif que l'envie de cruauté.

La torture par l'eau

Le corps de l'accusé était lié sur une planche inclinée ou pendu en l'air à des cordes fortement serrées et le corps soutenu par un tabouret. La victime devait alors avaler une énorme quantité de liquide: 6 litres pour la petite torture et 12 litres pour la grande. Celui qui serrait les dents se faisait déchiqueté la bouche par le bourreau à l’aide d’une pince en fer. Celui-ci continuait alors, à l’aide d’une carafe, à faire ingurgiter l’eau dans la bouche du torturé. Beaucoup de ces victimes étouffaient ou éclataient littéralement, du fait que leurs anus et l’urètre furent consciemment bouchés ou noués.  

Mutilation physique

Une autre torture consistait à visser et à griller la langue, ou encore à écraser les mains sur une enclume ou à sectionner les mains et les pieds à l’aide d’une hache. «Les sorcières» ou les femmes jugées immorales eurent le nez et les oreilles coupés; les juifs accusés de vol, étaient pendus par les pieds entre deux chiens ou deux loups affamés. Une cruauté bien particulière consistait à étriper la victime. Leur ventre était ouvert au couteau, une partie de l'intestin était extirpée puis attachée et enroulée à une poulie.

«La vierge de fer» *

La vierge de fer représente «un chef-d’œuvre» de la ferronnerie qui devait servir à préserver la pureté de la foi: il s’agissait d’une cape allant jusqu'à terre, cependant non faite d’étoffe mais de fer. La partie supérieure de la cape représentait une tête au visage de femme. En réalité la cape était un caisson de fer équipé de portes. A l'intérieur des portes ainsi que sur le dos du caisson étaient fixés des pointes de fer. La victime, prisonnière de l'inquisition, était placée à l'intérieur du caisson. Puis les portes se refermaient lentement, de sorte que «les pointes de fer perforaient ses bras, de même que certains endroits de ses jambes, de son ventre, de sa poitrine, sa vessie, les parties de son corps se trouvant à la racine de son membre viril, ses yeux, ses épaules et son postérieur, sans toutefois la tuer», tout au moins pas immédiatement. La mort ne survenait généralement qu’après quelques jours d’atroces douleurs et de cris effroyables.

«Le berceau de judas»

«Le berceau de judas» est une méthode qui n’a pas son pareil. La victime de l’inquisition était tirée vers le haut à l'aide d'un treuil et placée sur la pointe d’une pyramide en bois. Son poids entier ne reposait plus que sur le vagin ou l'anus, le scrotum ou le coccyx. Le supplice était encore amplifié du fait que le bourreau tirait la victime vers le haut, la relâchait, la balançait ou la laissait sans cesse retomber sur la pointe.

«La fourche d'hérétique»

«La fourche de l’hérétique» avait également un sens «religieux» puisqu’elle représentait un moyen visant à défendre la vraie foi. Quatre pointes de fer perforaient la victime sous le menton et perçaient le sternum, de sorte qu'elle ne pouvait plus bouger la tête et à peine parler distinctement. Mais pour l’inquisiteur, cela suffisait, car la victime n'avait qu'à balbutier le mot «abiuro» («j’abjure») gravé dans «la fourche de l’hérétique» qu'il lui suffisait de lire.

«Il faut entendre les cris de ces malheureux! Il faut lirece qui fut écrit des cachots, les femmes à leurs maris,les pères et mères à leurs enfants, les protestationsde leur innocence, les adieux pour toujours.»
(L'historien Karlheinz Deschner, Eglise du malheur, Munich 1979,p. 28 de la version allemande)

Scie et pieu

Egalement de simples outils, comme «la scie» et «le pieu», pouvaient tout à fait convenir au but des inquisiteurs. Les luthériens, par exemple, après leur victoire sur les agriculteurs insurgés, ont mis à nouveau la scie à l’honneur contre quelques meneurs. Ceux-ci étaient suspendus la tête en bas et la scie, placée entre les jambes, pouvait alors commencer «son travail», en «avançant progressivement» du nombril à la poitrine. Presque encore plus cruel – si cela est encore possible: l’empalement de la victime. Celle-ci était empalée, martelée – enfoncée sur un pieu de bois ou de fer au niveau de l'anus préalablement huilé, jusqu'à ce que le pieu pénètre enfin et ressorte par l'estomac, la poitrine ou l'épaule …

D'autres outils de torture

La simple énumération des outils de torture – l’étau à genoux ou l’étau destiné aux pouces, le serre-bouche en fer, les outils pour marquer au fer rouge, les colliers de chaines, «le chapelet» à accrocher autour du cou (d’une longueur d’un mètre, d’un poids d’environ huit kilos), les anneaux de fer verrouillés au cou de l'hérétique, les cages en fer, les étaux destinés à la tête et les vis à crâne, les fouets de chaines, les collerettes épinées, la ceinture de force, le «clitoris espagnol», pourvu de pointes tranchantes, les tenailles et cisailles, la roue de torture et ainsi de suite – tout cela témoigne de la passion inventive et perverse des inquisiteurs et de leurs complices, et démontre la monstrueuse «passion pour la cruauté», caractérisant le christianisme d’Eglise qui ne sera égalé par aucune autre religion.

Invention de nouveaux supplices

On emmurait les victimes ou alors, en signe de grâce de la part des tyrans (!), on les laissait lentement mourir de faim – on les noyait lentement dans des tonneaux remplis d'urine ou de purin, on leur coupait ou sciait la langue, on les grillait, on rôtissait les hérétiques sur des fers chauffés à blanc ou encore on les étouffait en brûlant de la paille humidifiée. Après l'invention de la poudre explosive, on laissait celle-ci exploser à proximité de la pauvre victime, afin de lui déchiqueter la poitrine. L'esprit de cruauté trouvait toujours de nouveaux moyens pour augmenter les supplices des victimes de l’inquisition.

Les congrégations pour la doctrine de la foi

Le pape Paul III (1468-1549, pape à partir de 1534) organisa également en 1542 l'inquisition en tant que cardinal chargé de la commission qui, comme instance centrale pour tous les pays, devait veiller sur la pureté de la foi. Le pape Sixtus V (1521-1590, pape à partir de 1585) a fixé en 1588 son statut définitif de Congregatio Romanae et universalis Inquisitionis (Congrégation de l'inquisition romaine et universelle). Beaucoup plus tard, à savoir en 1908, cette autorité d'inquisition centrale reçut le nom d’ Offizium saint. Aujourd'hui, elle se nomme d’une façon inoffensive et anodine Congrégation pour la doctrine de la foi. Mais l'esprit inquisitorial est resté le même.



* Remarque de la rédaction: Aujourd'hui, des chercheurs, sympathisants de l’Eglise, prétendent entre autre que la vierge de fer n'aurait pas du tout été utilisée sous la forme décrite ici, mais qu’au 18ème siècle l'inquisition ecclésiastique aurait été accusée à tort de cette méthode de torture et de mise à mort. En effet, il reste maintenant contesté que l’utilisation de la vierge de fer soit en rapport avec l’inquisition.
A cela, nous aimerions ajouter ce qui suit: l'exactitude historique est certes toujours une nécessité. Toutefois il faut se demander de manière générale qu’elle peut être la motivation ou l’intention d’une information. Pour citer un exemple en relation avec l’utilisation de la vierge de fer, que devrait-on penser d’un tueur en série qui aurait fait 30 victimes et qui tenterait de se justifier en reprochant au procureur général d’avoir très mal déterminé la cause de décès de la 23ème victime? Et que se passerait-il si, en effet, ce reproche s’avère justifié? C’est-à-dire que l’une des victimes ne serait pas morte des suites des blessures dues aux pointes de fer, mais aurait été étranglée. Est-ce que cela changerait de manière déterminante la situation du coupable?


 

Pape Paul III (1468-1549), connu pour avoir convoqué le concile de Trente (1545-1563), appelé Tridentinum, qui conduira à l’inquisition, va jusqu’à dire un jour:

«Si mon père était un hérétique, j’apporterais moi-même le bois pour le brûler.»

 (extrait d’une émission de radio du 21/07/2002 sur «Deutschland-Radio Berlin»

 

Cardinal Joseph Ratzinger, l’actuel pape Benoît XVI

«La mission nécessaire» de l'inquisition

‘[Dieu …] «donne à chacun de la compréhension pour les hommes d'eglise qui, dans leur mission nécessaire pour la sauvegarde de la vérité, au nom de la foi et la morale, ont recouru eux aussi de temps à autre à des méthodes ne correspondant pas à l'évangile.»

C'est un passage de ce qui a été lu publiquement le 12/03/2009 à Rome par le pape Jean-Paul II, en alternance avec d’autres représentants de haut rang du Vatican, un «Mea Culpa» pour les crimes de l'Eglise
(réf.: http://www.theology.de/religionen/oekumene/evangelischerkatholischerdialog/meaculpa.php).
Le texte avait été rédigé par Joseph Ratzinger, alors cardinal, et c'est d'ailleurs lui qui avait lu l'extrait cité ci-dessus
(réf.: http://www.br-online.de/ wissen-bildung/collegeradio/medien/geschichte/ inquisition/manuskript/).
Le pape et les cardinaux, avec leurs paroles doucereuses et bien tournées, n'ont, malgré tout, pas demandé pardon à leurs victimes – ce qui aurait été évident et nécessaire pour un véritable repentir. Au lieu de cela on s'adressa à Dieu dans un discours neutre, sans implication.

«L’expression «Grand inquisiteur» représente une classification historique. Quelque part nous sommes dans cette continuité. Nous essayons cependant de faire aujourd’hui à partir de notre conscience de la justice ce qui a été fait dans le passé avec des méthodes en partie critiquables. Il faut cependant dire que l’inquisition a été un progrès, car plus personne ne pouvait être jugé sans un inquisitio, c’est-à-dire sans qu’il y ait eu un examen, une enquête.»
(Déclaration du cardinal Joseph Ratzinger, dans l’émission Contrastes du 03/03/2005 sur la chaîne de télévision allemande ARD, à propos de son titre inofficiel de «Grand Inquisiteur moderne». Quelques semaines plus tard il fut élu pape.)

PS: En complément, à voir (en allemand): la lettre bouleversante du maire de Bamberg Johannes Junius du 24/07/1628 à sa fille Veronika. Junius a été torturé et exécuté par les inquisiteurs de l'église dans la «Maison du maléfice» à Bamberg. Sa lettre à été mise en animation audiovisuelle, comme si Junius parlait à partir de l'au-delà en tant qu’âme: http://www.youtube.com/watch?v=qfRKfimBGpw
Pour de plus amples informations sur l'inquisition à Bamberg, voir aussi (en allemand): http://www.theologe.de/erzbistum_bamberg.htm

 


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L'inquisition et les femmes

«La poire vaginale», «les griffes à poitrine», «Les araignées espagnoles»,
la ceinture de chasteté, le masque de la honte

 

Dans l’église dont la structure est patriarcale et profondément masculine, les femmes devaient inévitablement être punies, souvent de manière bien pire encore que les hérétiques de sexe masculin. A l’encontre de celles-ci l'agressivité et la perversion sexuelle des inquisiteurs se déchaînèrent véritablement. Il y avait des instruments de torture spécifiques, conçus tout spécialement pour les femmes, par exemple «la poire vaginale» qui, par l’action rotative d’une vis, élargissait et déchirait l’utérus et les viscères. Il y avait des «griffes à poitrine» qui déchiquetaient les seins; «d'autres griffes» qui, chauffées au rouge, causaient «seulement» une «morsure» à la poitrine des mères célibataires, dont les enfants se tenaient à leurs pieds, arrosés de leur sang. Il y avait ce qu'on appelait les «araignées espagnoles», c.-à-d. des griffes à cinq doigts en ciseaux qui soulevaient la victime par le postérieur, la poitrine, le ventre ou la tête, mais aussi par les yeux et les oreilles à l’aide de deux griffes. «La ceinture de chasteté» contrairement à la mystification qu’il en a été faite, était en réalité également un outil de torture. Naturellement, il y avait aussi «les masques de la honte» pour les femmes, ainsi que les «poires buccales» confectionnées spécialement contre leur prétendu verbiage. Il s'agissait en fait de bâillons en fer, dont l’extrémité aiguisée en pointe avait pour effet de leur trancher la gorge. Mais au besoin des pierres suffisaient aussi pour mener à bien cette œuvre de destruction. Les femmes ayant commis l’adultère, étaient lapidées ou jetées dans une fosse aux serpents …
Jamais il n’y eut une religion qui prêcha autant l'altruisme et l’amour pour le prochain et qui, en même temps, pratiqua autant «la haine du prochain» et la haine des femmes en particulier! C'est en cela que le christianisme catholique et protestant se distingue de toutes les autres religions, à savoir de manière négative. Il ne s'est jamais distingué de manière positive en ce qui concerne l'humanité et la protection des droits de l'homme. Au contraire, il a fallu lutter pour chacun des droits de l'homme à cause de la résistance acharnée de l'église, aussi bien catholique que protestante.

 

Le pape dans un «souci brulant» lance la chasse aux sorcièreses

 

Le fait de reconnaître la femme en tant que personne humaine ayant les mêmes droits que l'homme fût de tout temps une chose impossible pour l’église. En fait, les femmes n’avaient nié que rarement les dogmes de la foi en comparaison aux hommes. Celles-ci auraient donc dû être bien moins persécutées que les hommes. Mais en les accusant de sorcellerie, on pouvait ainsi les accuser d'hérésie. La sorcellerie était une hérésie, telle était l’équation. Et ainsi, l'inquisition s'ouvrit elle-même un nouveau champs d'action justifiant son existence, se confirmant elle-même. Les envoyés du pape Grégoire IX (1167-1241, pape à partir de 1227), désignés inquisiteurs par ce dernier, ont annoncé au Pontifex Maximus une explosion du nombre de sorcières ainsi que de pactes terribles avec le diable faits par des femmes de toutes les couches de la société. Grégoire fut le premier pape qui, dans «un souci brûlant», ordonna la chasse aux sorcières. Celle-ci se perpétra jusqu’au 18ème siècle, faisant rage sous toutes ses formes et excès les plus variés.

 

Les victimes des persécutions

 

Le pape Innocent VIII (1432-1492, pape à partir de 1484) avait menacé de sentences terribles tous ceux qui s'opposeraient à son décret d’extermination des sorcières. C'est donc sous la menace de la plus haute sanction papale que commença l'extermination quasiment orgiaque des sorcières. Pendant la deuxième moitié du 17ème siècle, au cours duquel un million de personnes, bien souvent des femmes, furent victimes de ce processus d’extermination, l'évêque de Bamberg fit encore brûler 600 femmes, l'évêque de Salzburg 97, l'évêque Philippe Adolf von Ehrenberg de Würzburg fit brûler 219 sorcières et sorciers, dont 18 jeunes garçons en âge d'aller à l'école, une fille aveugle, une enfant de neuf ans et sa petite sœur. Dans la deuxième moitié du 16ème siècle, l'archevêque Jean de Trèves fit brûlé tant de sorcières que dans deux villages il ne resta plus que deux femmes. Un décan de Mayence fit brûler plus de 300 personnes dans deux villages, dans le seul but de s'accaparer leurs biens. L'esprit orgiaque de l’extermination «des sorcières» fut encore plus excité dans la mesure où les inquisiteurs, mais également les juges et les confesseurs qui, faisant fi sans vergogne du secret de confession, recevaient des primes pour chaque «sorcière exécutée». Un dicton de l’époque disait que le moyen le plus rapide et le plus facile de s'enrichir était de brûler des sorcières.
La brutalité et la cruauté sadique de cette guerre d’extermination menée par les papes avec leurs inquisiteurs contre «les sorcières» dépassent tout ce que l'on peut imaginer. On estime à environ trois millions les victimes, surtout des femmes, qui furent ainsi bestialement assassinées …

Les deux églises, catholique et évangélique, portent une dette énorme et indélébile envers les femmes, à cause de leur diabolisation, diffamation, persécution et exécution en masse. Pensons en cela aussi aux inventions perverses dont le seul et unique but était de punir «les mauvaises femmes» avec les méthodes les plus diverses …

 

Le supplice des femmes soupçonnées de «sorcellerie»

Souvent, elles agonisaient pendant des années dans des cachots souterrains froids et humides, sombres et fourmillants de rats, de souris et autre vermines. Les plus jeunes femmes étaient en outre exposées aux viols par les ecclésiastiques et les gardiens de prison. On attachait de nombreuses «sorcières» sur des croix de bois ou on les fixait à un mur, on les laissait pendre en l'air à des chaînes par leurs membres déjà torturés, accrochées dans la tour à sorcière, où elles mourraient à petit feu de faim et de soif. Les supplices infligés aux sorcières par «la religion de l’amour» étaient inimaginables.

 

«Le marteau des sorcières» de l'église

 

Un livre ayant joué un rôle particulièrement effrayant dans la persécution des femmes est Le Marteau des sorcières (Malleus Maleficarum) qui a fait l'objet de 29 éditions entre 1486 et le 17ème siècle. Il a servi de manuel de référence pour déterminer les caractéristiques des «sorcières», comment les dépister et quels châtiments leur imposer, et est sans doute l’ouvrage qui a causé le plus de préjudices aux femmes de toute l'histoire. Le Marteau des sorcières traite de manière complète de tout ce qui concerne la persécution des sorcières, que ce soit au niveau théorique ou pratique. Cet ouvrage prouve de manière impressionnante que l'on peut faire de n’importe quelle idiotie une théologie des plus sérieuse, pour autant que l’on soit suffisamment pervers … Le sort des femmes sous l'inquisition, comme nous l'avons décrit ici de façon élémentaire, n'a d'égal que le sort réservé aux juifs par les inquisiteurs. (p. 45f.48f.51.53.58).



 

 


 

Cet extrait sur l'inquisition ecclésiastique est tiré du livre en allemand de:
Hubertus Mynarek, Die neue Inquisition
 
Sektenjagd in Deutschland
Mentalität, Motivation, Methoden kirchlicher und staatlicher Sektenbeauftragter

Maison d'édition Das Weisse Pferd, Marktheidenfeld 1999, ISBN 978-3-9808322-1-2
 18,00 € + frais de port (http://www.das-weisse-pferd.com/buecher.html#Inquisition)

L'auteur: Le Prof. Dr. Hubertus Mynarek (né en 1929) est un ancien professeur catholique de théologie et ancien doyen de la faculté catholique-romaine de l'université de Vienne. En 1972, il se retira de l'église et travailla en tant qu'auteur et conseiller. A côté de Karlheinz Deschner, Eugen Drewermann et Horst Herrmann, il compte parmi les critiques de l'église les plus réputés et les plus compétents. Il vit à Odernheim dans la Rhénanie-Palatinat.

05/08/2008

Iran : « Il n'y a pas de plus grand amour ... »

mohsenIran :  « Il n'y a pas de plus grand amour ... »

Source : journal chrétien

Mohsen Namvar a été arrêté le 31 mai 2008 par la police secrète iranienne et détenu dans un endroit secret pendant quatre semaines.

 

A sa sortie, le 26 juin 2008, Mohsen souffrait de fortes douleurs au dos, d’une tension extrêmement élevée et de troubles de mémoire. Ses membres tremblaient sans cesse. Il a refusé de se déshabiller en présence de sa femme, Fereshteh, pour lui épargner la vue de l’ampleur de ses blessures.

 

Mohsen a dit de ceux qui l’ont torturé : « Je ne doute pas un instant qu’ils voulaient me tuer. » Pour lui, il est clair que les mauvais traitements physiques et les pressions psychologiques qu’il a subis étaient directement liés à son refus de trahir les chrétiens qu’il connaît. Il était prêt à donner sa vie pour ses amis.

 

Les policiers lui demandaient sans cesse les noms d’autres chrétiens d’origine musulmane et des informations sur les églises de maison. Même s’il est probable que lui-même ait été dénoncé par d’autres, Mohsen n’a pas dit un mot.

 

Ces semaines ont aussi été éprouvantes pour Fereshteh, sa femme. Mohsen avait déjà été inquiété (écouter SurleFil ) au printemps 2007 par la police secrète iranienne. Elle connaissait donc l’enjeu. En plus de son inquiétude justifiée pour la vie de son mari, Fereshteh a dû faire face à une tentative d’enlèvement de leur fils, des appels téléphoniques menaçants réguliers et une seconde fouille de leur maison par la police secrète.

 

Quelques jours après sa libération, Mohsen et sa famille ont décidé de fuir leur pays. Ils sont arrivés le 2 juillet 2008 en Turquie pour déposer une demande d’asile auprès du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Ils font désormais partie de ces 15 000 réfugiés séjournant à Ankara et devront attendre au moins 3 ou 4 ans, avant que leur demande d’asile n’aboutisse.

 

Lire également (en anglais) http://www.baylyblog.com/persecution/index.html

18/09/2007

Chrétiens torturés par des chiites

irakMoyen-Orient: Les chrétiens irakiens pris entre deux feux(source voxdei) Les chrétiens irakiens, largement minoritaires, redoutent la montée en puissance de l’intégrisme chiite. Ils craignent de ne pas être considérés comme des citoyens à part entière dans l’Irak de demain.

par Anne-Sophie LE MAUFF
Envoyée spéciale à Bagdad  La profondeur des blessures trahit l’intensité des sévices. Sur ses bras, jambes et thorax, on ne voit que des traînées rouge vif. « Ils m’ont ébouillanté à plusieurs reprises », lance le vieil homme, encore choqué par dix jours de tortures. Il y a trois mois, Ismaël a été enlevé dans sa petite entreprise située au cœur de Karada, le quartier chrétien de Bagdad où les femmes osent se promener cheveux lâchés au vent. Ils étaient sept jeunes hommes. En apparence bien éduqués. « Au début, j’ai voulu résister lorsqu’ils m’ont ordonné de monter dans la voiture. Mon fils m’a alors hurlé en chaldéen : “Je t’en supplie, Papa, fais ce qu’ils te disent sinon ils vont te tuer.” » L’homme n’a pas 70 ans mais, depuis son enlèvement, on lui en donne facilement dix de plus. Transporté dans le coffre, les yeux bandés, Ismaël se souvient d’un long voyage chaotique. Aujourd’hui, tout lui laisse penser que la destination finale était le quartier chiite pauvre de Bagdad, Sadr City. Enfermé dans une maison, avec uniquement de l’eau et quelques biscuits trop secs pour être avalés, le père de famille a tant bien que mal résisté.
« Au début, ils m’ont juré qu’ils ne me feraient rien car ils appartenaient à la Hawza, l’autorité religieuse chiite », dit-il. Très vite, les sévices ont commencé. Eau bouillante versée sur le corps, brûlures de cigarettes et menaces d’exécution sommaire pendant les trois premiers jours. Ismaël revient de loin. Pour lui, c’est clair : plus qu’à son argent, c’est à sa qualité de chrétien qu’on s’est attaqué. En plus de payer de sa propre chair, le père de famille a dû verser 50000 dollars à ses ravisseurs pour sa libération. Une somme modique, comparée aux 200000 dollars qu’on lui réclamait. « Ils nous appelaient jour et nuit et nous menaçaient de tuer notre père si nous ne réunissions pas l’argent », explique, très perturbé, le fils aîné.

Après dix jours d’âpres négociation, le père a été relâché et l’argent, comble de l’histoire, remis aux portes d’un poste de police irakien. Désormais, pour lui, il n’y a aucun doute à avoir, ses kidnappeurs « étaient bien des chiites ».

Un autre Beyrouth
 Dans le Bagdad de l’après-guerre, les enlèvements, les exécutions en pleine rue dues à des règlements de comptes, les assassinats déguisés en accidents ne sont pas des faits isolés. « Cela rappelle Beyrouth », commentait, il y a peu, un correspondant de guerre français. Depuis la chute de Saddam Hussein et la montée en puissance des musulmans chiites, les quelques 800 000 chrétiens d’Irak, sur 25 millions d’habitants, se montrent très préoccupés pour l’avenir de leur communauté minoritaire. L’an dernier, les représentants des Chaldéens, des Assyriens, des Syriens, des Arméniens, des Grecs et des Latins avaient dressé une liste des points à reprendre dans la nouvelle Constitution irakienne. Ils souhaitaient que soient reconnus leurs droits religieux, culturels, sociaux ou politiques et que la nouvelle Constitution « considère les chrétiens comme des citoyens à part entière ». Aujourd’hui, leur espoir est resté, dans la pratique, lettre morte. La majorité d’entre eux souhaitent prendre le chemin de l’étranger en raison de la radicalisation du discours de certains imams, prêts à tout pour instaurer un Etat théocratique en Irak.
La communauté chrétienne en Irak affiche un profil bas. La montée de l’islamisme a réveillé les peurs. Plus que jamais les chrétiens n’ont qu’une idée en tête : quitter le pays. Déjà, après l’invasion du Koweït par l’Irak, l’embargo décrété par l’ONU, et fortement appuyé par les Etats-Unis, n’a fait qu’accroître le départ de la communauté chrétienne. Depuis 1991, plus de 300 000 Assyro-Chaldéens, à savoir plus du quart de la population irakienne assyro-chaldéenne, sont partis. Ce sont surtout des jeunes qui ont quitté le pays pour l’Occident, souvent dans des conditions lamentables.

C’est le cas du fils de Zoueh, un Chaldéen originaire de Bagdad. Après avoir déboursé plus de 10 000 dollars, son fils aîné a quitté il y a deux ans le pays pour rejoindre son oncle en Allemagne. Devenu ingénieur, le jeune homme entretient désormais ses parents.

Originaires à 90 % du Nord, le Kurdistan irakien, les chrétiens d’Irak ne représentent plus que 3 à 5 % de l’ensemble de la population. Ils ne cessent de résister aux conséquences de la guerre et à la pauvreté endémique qui sévit dans le pays. Soucieuse de voir la stabilité revenir en Irak, la minorité chrétienne craint aussi d’assister, impuissante, à l’islamisation de l’Irak. Hormas Ismaël, lui, se sent soulagé. Il a longtemps souhaité en finir avec le régime de Saddam Hussein, sans pouvoir le crier à voix haute. Avec l’installation des troupes américaines et bientôt le transfert de la souveraineté aux Irakiens, ce chrétien de confession grecque orthodoxe ose croire en l’avenir. « J’ai passé trente ans de ma vie à me demander si j’allais revenir sain et sauf chez moi le soir. Sur simple dénonciation, nous pouvions être arrêtés ou emprisonnés par les membres du parti Baas. Aujourd’hui, l’avenir ne m’est plus interdit », dit-il.

Oubliés du jeu politique

Confortablement installé dans son fauteuil blanc flambant neuf, Yacoub scrute la mosquée qui fait face à son appartement. Derrière lui, la télévision hurle à tue-tête des prêches du jeune imam radical chiite Moqtada Sadr, protagoniste depuis début avril d’une insurrection. « Regardez-moi ces va-nu-pieds de chiites qui entendent tenir la dragée haute aux Américains. Qu’ils aillent au diable », s’insurge Yacoub. Visage hermétique, l’homme se déchaîne à la simple vue des hommes du Mehdi, la milice armée du leader religieux. Il craint que leur rébellion enflamme l’ensemble du monde chiite irakien. « Ces jeunes paumés sont extrêmement dangereux. Leur fanatisme risque de s’étendre bien au-delà des villes saintes », dit-il. En concluant : « Les chiites sont sales. Offrez-leur à manger, ils vous prendront votre fille.» Plutôt que de laisser sa fille « aux mains d’un chiite », Yacoub explique clairement qu’il préférerait la tuer…

Longtemps protégés par Saddam Hussein, les chrétiens irakiens se sentent aujourd’hui les oubliés du jeu politique. Sur les 25 membres du Conseil de gouvernement provisoire, on compte 13 chiites, 5 sunnites, 5 Kurdes, alors que les communautés chrétiennes sont représentées chacune par un seul membre. Le frère dominicain Youssuf Thomas est chaldéen catholique. Il dirige la revue irakienne Pensée chrétienne. Pour lui, le chrétien ne doit plus avoir peur de trouver ses marques dans la société. « Beaucoup de gens disent : “On va attendre de voir qui va diriger l’Irak et ensuite on va commencer à travailler.” Il ne faut pas agir de la sorte. Il faut oser dire : “Nous avons envie d’une démocratie de la paix et du respect.” » Sera-t-il entendu ?

La rébellion de Moqtada Sadr

Toujours retranchés au cœur de la ville de Najaf, à proximité du mausolée d’Ali, l’ambitieux imam chiite radical Moqtada Sadr et ses milices du Mehdi continuent de défier les forces de la coalition. Mal entraînés, sans expérience au combat, les rebelles sont prêts à se sacrifier pour celui qu’ils appellent « Monseigneur ». Ils subissent tous les jours de nombreuses pertes lors de combats avec les forces de la coalition, contrairement aux sunnites de Falloujah, habitués à se battre dans l’armée de Saddam Hussein. Ces miliciens utilisent les mosquées, les mausolées, les écoles comme postes de combat et entrepôts d’armes. Ces derniers temps, plusieurs dizaines d’entre eux ont été tués à Najaf, Koufa, Kerbala ou encore Nassyriah par les forces de la coalition. Prise entre les feux des rebelles et ceux des troupes de la coalition, la population, lasse, aspire à une issue favorable de la crise. Déterminés à en finir avec cette rébellion, les Américains ont déclaré vouloir capturer l’imam « mort ou vif ».