11/05/2008

Pour Israël

israelflagVoici quelques mots à l'occasion des 60 ans de la renaissance de l'état d'Israël (15 mai 1948)...

Avant tout, les grandes lignes (NB:je me suis borné à n'utiliser que les dates reconnues par tous afin de ne pas heurter les sensibilités) :

L'archéologie admet la présence israélite depuis -1200 et l'existence du royaume d'israël depuis le roi Omri en -881 (bien qu'elle reconnaît l'existence de David avant -950). On peut donc admettre la date de -1030 comme début du royaume d'Israël.

La région s'hellénise entre -300 et -130, mais la région reste en paix.

Profitant des divisions entre les juifs, le général romain Pompée a conquis la Samarie et la Judée en 63 avant J-C. Un protégé des Romains, Hérode, en profite pour liquider la dynastie des Asmonéens et devenir roi de Judée (ou pays des Juifs) en l'an 37 avant JC.

Le christianisme, porté par de brillants disciples, s'étend rapidement parmi les juifs hellénisés, cependant, il se répand avec beaucoup plus de force et de foi vers Rome et l'Europe qu'en Judée même.

Jérusalem, capitale de l'ancien royaume de Judée, est mise à sac par Titus et l'armée romaine le 8 septembre de l'an 70, après un siège atroce de deux ans. Le temple est détruit à l'exception d'un pan de mur (actuel mur des lamentations).

La révolte de Bar Kokhba (132-135), ou la seconde guerre judéo-romaine, est la seconde insurrection des juifs de la province de Judée contre l'empire romain, et la dernière des guerres judéo-romaines.

Suite à la victoire romaine, Jérusalem fut rasée par Hadrien, interdite aux Juifs, et une ville romaine, Ælia Capitolina, fut bâtie sur son site.

L'empereur Hadrien changea le nom de la province de Judée en Syria Palaestina, en l'an 135 pour effacer le souvenir des juifs. Ce nom est toujours affectionné par les opposants au judaïsme.

Les romains resteront en "Palestine" jusqu'en 324. S'ensuivra la période byzantine jusqu'en 638 où la religion majoritaire sera le christianisme.

638, l'islam s'empare des territoires dits palestiniens par des guerres de conquêtes. Cela durera jusqu'en 1096, à la période des premières croisades.

180px-UN_Partition_Plan_For_Palestine_1947En 1244, la "Palestine" est Ottomane jusqu'à l'arrivée des troupes britanniques en 1917. Après la première guerre mondiale elle est placée sous protectorat britannique par la société des nations.

 

En février 1947, alors que l'idée d'un État-refuge en Terre sainte pour les rescapés de la Shoah s'impose dans l'opinion occidentale, le gouvernement britannique remet le mandat qu'il détenait sur la Palestine aux Nations unies.

Le 30 novembre 1947, les Nations-Unies adoptent la résolution 181 qui prévoit le partage de la Palestine en un État juif et un État arabe.  Cette partage tient compte des zones peuplées par les juifs habitants déjà en Palestine et leur attribue les zones où ils sont majoritaires. (voir photo)

Le Yichouv et les communautés juives sionistes accueillent favorablement ce vote mais les Arabes palestiniens et l'ensemble des pays arabes qui militaient pour la constitution d'un État arabe sur toute la Palestine rejettent la résolution.

32 pays ont voté pour (vert), 10 pays se sont abstenus (jaune), et 13 pays (rouge) ont voté contre (dont l'ensemble des pays musulmans votant càd 10).

800px-UNGA_181_Map

Le lendemain du vote, la guerre civile éclate en Palestine entre les communautés juive et arabe palestiniennes. En effet, la ligue arabe créé "l'armée de libération arabe" composée de volontaires issus de pays arabes en vue d'attaquer les juifs. Débâcle palestinienne.

14 mai 1948 : fin du mandat britannique

15 mai 1948 : Déclaration d'indépendance de l'état d'Israël

15 mai 1948 -> 1949 : guerre israélo-arabe. Les états arabes voisins contestent la création d'Israël et décident d'intervenir. Plusieurs armées entrent dans l'ancienne Palestine mandataire. Les forces arabes sont à l'offensive mais n'obtiennent pas de succès. Les deux camps subissent de lourdes pertes, en particulier autour de Jérusalem, et à bout de force acceptent la trêve d'un mois demandée par le médiateur de l'ONU. Les forces arabes sont alors positionnées autour des zones contrôlées par les Juifs mais n'ont pas réussi à y pénétrer ni à réaliser le blocus de Jérusalem.

Tandis que l'ONU propose d'autres plans de partage, les Israéliens lancent de juillet 1948 à mars 1949 une série d'opérations militaires entrecoupées de cessez-le-feu, prenant le contrôle de toute la Galilée, du sud-ouest de la Samarie, de la majeure partie de la zone côtière, de l'ouest de la Judée jusqu'au secteur de Jérusalem, et enfin du Néguev.

Durant la période du 15 mai 1948 à la mi-avril 1949, plus de 350 000 Palestiniens (sur les 750 000 de l'ensemble de l'exode palestinien) prennent la route de l'exode, fuyant les combats ou expulsés des zones contrôlées ou conquises par Israël.

 

Bref

-1030 à 324 : Territoire à majorité juive

324 à 638 : Territoire à majorité chrétienne

638 à 1947 : Territoire à majorité musulmane

1947 à aujourd'hui : Israël et Palestine

Les communautés juives, chrétiennes et musulmanes ont chacune une place légitime sur cette terre. La communauté internationale et la communauté juive acceptent le plan de partage de l'ONU, les pays arabes la refusent et attaquent. Suite à ces attaques et sachant que les forces arabes n'accepteront jamais la paix et le plan de partage, Israël a entamé une guerre d'expansion.

Nous constatons que les deux camps ont commis des irrégularités, mais force est de constater que c'est la ligue arabe qui a été la première à lancer les hostilités en refusant le partage attribuant aux juifs les zones ont ils sont majoritaires, en montrant son hostilité envers les juifs et en les attaquant militairement. Vous comprendrez dès lors que je suis, personnellement, assez fatigué de lire les plaintes palestiniennes alors qu'ils ont tout fait dès le part pour que la paix échoue.

Que faire aujourd'hui ?

On ne peut pas réécrire l'histoire et difficilement faire demi-tour.

Il est connu que de nombreuses organisations musulmanes sont prêtes à tous pour anéantir l'état d'Israël sans aucune autre forme de procès. Israël peut-il encore espérer la paix dans de telles conditions ? Devant une organisation belliqueuse, haineuse et négationniste, peut-on rester inactif ou doit-on montrer sa force pour imposer la paix souhaitée ? (A propos de négationnisme, je vous invite à lire et regarder la video visible à ce lien : http://www.topchretien.com/topinfo/?/36442/lhorreur-dans-...)

 

Une seule possibilité : prier pour la paix.

Des connaissances qui habitent en Israël étaient venus en Belgique rendre visite et témoigner car ils voient mieux que ce que les médias veulent nous montrer.

Savez-vous, par exemple, que les palestiniens font jouer les enfants devant les hangars d'armement et de munitions en guise de boucliers humains ? Ainsi soit Israël renoncera à tuer des enfants et les armes seront protégées, soit Israël détruira ces hangars et les enfants serviront de martyrs et de pression sur la communauté internationale.  (Certains ont osé évoqué la justice islamique, mais remarquons qu'avec toutes les aides financières qu'obtiennent la "Palestine", le peuple crève de faim et les armes se multiplient grâce à la générosité guerrière de l'Iran. Drôle de justice.)

Ils nous ont raconté également les conversions qui s'y passent. Comme ce palestinien qui, à l'école, voit son professeur de géographie dessiner la mer méditerranée en rouge. Il lui fait remarquer et le prof répond que la mer sera rouge car on y rejettera tous les juifs égorgés. Cet homme s'est converti et répand le message de paix de Jésus.

Visitez le blog de leur fils : http://generation-pour-israel.over-blog.fr/

 

La paix n'est possible que lorsque tout le monde la souhaite. Si comme moi, vous souhaitez la paix, il faut prier pour cela et demander à notre entourage de prier pour cela. A ce propos, chaque premier dimanche d'octobre, tous les chrétiens du monde s'unissent afin de prier pour la paix de Jérusalem. Il faut bien sûr prier tous jours jours, mais attachez de l'importance à cette date et joignez vos prières aux notres. Voir ce lien :

http://ew.us.churchinsight.com

 

Cher amis musulmans, je sais que bon nombre d'entre vous ne sont pas accoutumés à cela, mais je vous invite à prier ensemble pour la paix, acceptez cette main tendue et multipliez les appels à la paix.

 

19/04/2008

Adam, premier homme ?

adameteveLors d’une étude biblique sur la genèse, le sujet avait légèrement dérivé sur l'existence ou  non d'hommes avant Adam. C'est le genre de débat animé que je trouve à la fois passionnant et utile au travail d'unité des chrétiens.

En effet, de nombreux chrétiens restent persuadés qu’Adam est le premier homme créé sur terre.  Au risque de choquer, sachez que je n’y crois pas et que c’est la Bible elle-même qui l’atteste.
Voici donc, chers amis chrétiens et chers lecteurs, de quoi étayer mes dires sur l'existence d'hommes avant Adam, conforme aux évidences scientifiques.


Vous le savez, il y a deux récits de la création, qui se suivent et qui n'offrent pas moins de ressemblances que de contradictions apparentes si on les lit « à la lettre » :


1er récit : Gen 1:1 à 2:3 qui explicite les 7 périodes de la création

2ème récit : Gen 2:4 à 3:24 qui décrit succinctement la création et semble s'attarder sur la sixième période, et qui décrit aussi la chute de l'homme.


Un des symptômes est par exemple la désignation de Dieu et de l'humanité.


1er récit, Dieu est appelé Elohim

2ème récit, Dieu est appelé YHWH-Elohim


1er récit, l'humanité est appelé Ha-adam, composé de zakar (mâle) et nakeva
(femelle)
2ème récit, l'humanité Ha-adam est composée de ish (mâle) et isha (femelle)


1er récit, l'humain est le terme de la création. Il domine sur l'ensemble de celle-ci.

2ème récit, l'homme est créé avant le jardin d'Eden qu'il est amené à cultiver.


Il y a donc, me semble-t-il, deux styles littéraires différents qui portent à croire qu'il s'agirait soit de deux écrivains différents, soit du même auteur désireux de marquer une différence de genre. Cela n'a pas grande importance vu que la Bible est une bibliothèque en soi, mais force est de constater que c'est l'interprétation des textes qui nous permettent d'y voir clair et qu'une lecture « à la lettre » entraîne des questionnements et des contradictions.


Si Ha-Adam décrit Adam le personnage, alors il y a  deux problèmes.

 

Ø      Il serait difficile de comprendre le fait que, dans le 1er récit, Dieu créé d'abord des animaux qui se reproduisent (donc mâles et femelles) et ensuite un homme tout seul. Seul, car le 2ème récit nous dit que Dieu le place dans un jardin où il n'y a rien à la base et qu'il y créé des animaux et sa femme par la suite afin qu'il ne soit plus seul. (Gen 2 :19)


Cela ne peux se comprendre que par une vision sous forme de Parabole du jardin d'Eden en tant que communion avec Dieu qui apporte à l'homme ce dont il a besoin, et du péché qui résulte de la désobéissance ainsi que des conséquences. Vision qui m'amène à penser que le terme Ha-Adam, l'humanité, a donné son nom au personnage nommé Adam (premier personnage biblique). Le texte original ne me permet pas de voir une évidence qu'Adam le personnage soit le premier homme créé. De nombreux traducteurs ont d'ailleurs marqué cette distinction en n'utilisant le mot Adam comme prénom qu'à partir du chapitre 4, après la chute.

Ø      La Bible elle-même nous dit que Ha-adam c'est l'homme et la femme :

« Dieu créa l'homme (Ha-adam) à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme (zakar) et la femme (nakeva) ». (Genèse 1:27 LSG)

« Il créa l'homme (zakar) et la femme (nakeva), il les bénit, et il les appela du nom d'homme (ha-adam), lorsqu'ils furent créés ». (Genèse 5:2 LSG)


Voici un argument qui m’a été présenté lors du débat et qui prétend démontrer qu’Adam est le premier individu humain créé : 1corinthiens 15 :45: « C'est pourquoi il est écrit: Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant. ». (o prôtos anthrôpos adam eis psuchên zôsan o eschatos adam eis pneuma zôopoioun)  Je ne rentre pas le débat de la traduction, mais la ponctuation n'existant pas dans les textes originaux, je les retire et voit qu'il y a mise en opposition entre « le premier homme-adam et le dernier adam » Jésus est-il le dernier homme ? Non, il est le dernier adam, il y a une différence. Cette différence doit donc s'appliquer pour le début de la phrase (le premier homme adam) qui ne désignerait donc pas le premier homme crée, mais, je dirais plutôt, le premier homme qui devint esclave du péché en brisant la communion avec Dieu et amenant la condamnation. (Le dernier adam supprime cette condamnation et nous réconcilie avec Dieu)


Bref, chers amis chrétiens, je ne cherche pas à avoir raison, et encore moins à remettre en cause l'autorité de la Bible, je pense juste que ces premiers textes de la Torah nous sont parvenus afin que nous en comprenions le sens profond à travers le texte original et non que nous les lisions au pied de la lettre traduite, influencés par 2000 ans de tradition.

13/10/2007

Conversion d’Isaac, le rabbin.

IsaacConversion d’Isaac, le rabbin.

 

" Tes yeux verront le roi dans sa beauté ; ils contempleront le pays lointain " Esaïe 33:17

 

Isaac Lichtenstein naquit de parents juifs. Intelligent, il mettait toute son ardeur à l'étude. D'une conscience délicate, il accomplissait les rites du judaïsme avec une rigueur exceptionnelle. Ses progrès furent rapides et, à vingt ans, il était déjà rabbin. Il avait la conviction que l'enseignement du Christ était hostile à sa nation et qu'à cause de lui les Juifs se trouvaient partout persécutés.

 

Vers l'âge de cinquante ans, il décida de se documenter sur ce problème : il entreprit la lecture du Nouveau Testament. Il y trouva bien autre chose que ce qu'il y cherchait : il saisit par la foi Jésus pour son Sauveur. " Ce fut, dit-il, de la lumière qui rayonna sur moi. Je compris que, comme dans le passé, le Dieu de nos pères marchait devant eux dans la nuée pour leur montrer le vrai chemin, ainsi Jésus a marché devant nous pour nous préparer le chemin du salut ".

 

Pendant plusieurs années, le rabbin Lichtenstein fut un disciple secret de Jésus. Mais cela ne pouvait durer plus longtemps. Il confessa ouvertement le Seigneur Jésus comme son Sauveur. La haute autorité rabbinique lui demanda de se rétracter. Il refusa. La persécution devint plus violente : on l'obligea à quitter le pays. Malade et ruiné par ses adversaires, il se retira à Budapest et continua à proclamer la bonne nouvelle du salut par la foi en Jésus.

 

Il s'endormit dans la paix du Seigneur au début du siècle dernier. Peu avant de mourir il disait: " Je vois déjà le pays de la promesse et, de l'autre côté de la rive, le Roi dans sa beauté, Jésus-Christ ".

 

A lire (en anglais) :

http://www.messianicassociation.org/bio-lichtenstein.htm