06/02/2012

Sabrina, jeune algérienne convertie à Jésus...

Sabrina, jeune maghrebine convertie à Jésus...

Sabrina est l'épouse du pasteur Joseph Lesly de l'église des nations, voici son témoignage suivi d'un docu sur l'église des nations :

 


M6 66 Minutes - Eglise des Nations (Lesly Joseph) par timkylecx

26/12/2010

Conversions en Kabylie

20/12/2010

Algérie : De la prison avec sursis pour avoir ouvert une église protestante

De la prison avec sursis pour avoir ouvert une église protestante

Une église en Kabylie. Une église en Kabylie. © D.R.

Quatre Algériens ont été condamnés à des peines de prison avec sursis pour avoir ouvert une église protestante et accueilli un pasteur.

Alors qu’en Algérie la liberté de culte est inscrite dans la Constitution, il en va parfois autrement dans les faits. Pour preuve, la condamnation à des peines de prison avec sursis de quatre personnes, originaires du village d’Ait Atteli, accusées d’ « ouverture illégale de lieu de culte chrétien », samedi 11 décembre lors de leur procès en appel. Le tribunal correctionnel de Larba Nath Irathéne en Kabylie a condamné trois des accusés à trois mois de prison avec sursis. Pour la quatrième, s’ajoute à cette peine une amende de 10 000 dinars, soit près de cent euros, pour avoir en plus hébergé chez elle « clandestinement » un pasteur chrétien la veille d’une intervention publique à l’église du village.

La peine réclamée en première instance le 28 novembre a été réduite, puisque le procureur avait alors demandé une peine d’emprisonnement d’un an. Mais pour leur avocat, qui attendait une relaxe totale, la peine fixée en appel demeure trop forte. L’accusation, elle, a précisé à l’Associated Press qu’il ne s’agissait pas d’une peine sanctionnant des convictions religieuses, mais « l’illégalité de l’action » des quatre Algériens condamnés.

Cette condamnation s’inscrit dans la lignée d’une série de poursuites contre des Algériens, principalement en Kabylie, accusés de porter atteinte aux principes de l’islam en se convertissant au christianisme.

18/11/2010

Pakistan : une chrétienne condamnée à mort pour blasphème

Pakistan : La famille d’Asia Bibi fait appel de la sentence

(source :zenit.org)

Une chrétienne condamnée à mort pour blasphème

asia_bibi.jpg

ROME, Mardi 16 novembre 2010 (ZENIT.org) - La famille d'Asia Bibi, chrétienne, condamnnée à mort au Pakistan pour blasphème, a fait appel de la sentence. C'est la première fois qu'au Pakistan un tribunal condamne une femme chrétienne à mort pour blasphème.

Mais qui est Asia Bibi ? « Eglises d'Asie » (EDA), l'agence des missions étrangères de Paris, rappelle les faits :

Lundi 8 novembre, une cour de justice pakistanaise a condamné à la mort par pendaison, Asia Bibi, chrétienne âgée d'une quarantaine d'années et mère de famille, sous l'accusation de blasphème envers Mahomet.

L'affaire remonte à plus d'un an et s'est déroulée dans le village d'Ittanwalli au Pendjab, où la famille de la jeune femme vit depuis des générations. Le 19 juin 2009, alors qu'elle travaille dans les champs, Asia Bibi est priée d'aller chercher de l'eau pour désaltérer le groupe. Mais les autres ouvrières, musulmanes, refusent de boire une eau impure apportée par une chrétienne.

Les différentes versions des événements font état de menaces de la part du groupe de femmes sur Asia Bibi pour qu'elle renonce à sa foi. Celle-ci aurait ensuite été frappée avant d'être emmenée par une foule en colère et menée devant les responsables religieux. Release International, un groupe protestant de défense des chrétiens persécutés, qui recueilli des témoignages sur place, relate qu'Asia a été battue et ses deux filles molestées.

La jeune femme aurait également été violée par un groupe de musulmans dont des religieux. Alors que la foule avait décidé de la lyncher, des chrétiens du village ont appelé la police qui a alors arrêté Asia Bibi pour blasphème selon l'article 295 C du code pénal.

La loi anti-blasphème punit de la prison à perpétuité les auteurs d'une profanation envers le Coran, et de la peine capitale toute insulte envers le Prophète (1). Ces derniers mois, les violences anti-chrétiennes commises au nom de cette loi se sont multipliées, en particulier au Pendjab.

Asia Bibi qui attendait son jugement depuis 2009, a été entendue en octobre dernier et condamnée à la peine capitale lundi 8 novembre par le tribunal de Sheikhupura. Le juge Naveed Iqbal qui a prononcé le verdict, a déclaré avoir condamné la chrétienne en écartant « totalement » toute « circonstance atténuante ». Pour être exécutée, la condamnation doit encore être validée par la Haute Cour de Lahore. Le mari d'Asia, Ashiq Masih, 51 ans, a déjà déclaré qu'il ferait appel de la sentence.

Selon Release International et d'autres associations de défense des droits de l'homme, il s'agirait de la première condamnation à mort pour blasphème prononcée par une cour de justice au Pakistan. Jusqu'à présent, bien qu'elle soit potentiellement applicable, la peine capitale pouvait être commuée en emprisonnement à vie, mais il arrivait aussi fréquemment que la foule décide de « faire justice » elle-même - une exécution extrajudiciaire sur laquelle les forces de l'ordre fermaient habituellement les yeux - ou encore que le condamné meure en prison dans des circonstances troubles (2).

A l'annonce de la sentence, plusieurs associations chrétiennes ont appelé les différentes instances du Pakistan ainsi que la communauté internationale à réagir. « Il s'agit d'un véritable outrage à la dignité humaine et à la vérité. Nous ferons tout pour que le jugement soit cassé en appel »a déclaré à l'agence Fides, Peter Jacob, secrétaire exécutif de la Commission ‘justice et paix' de la Conférence des évêques catholiques du Pakistan.

Ce 12 novembre, le Pakistan Christian Congress a demandé à l'Union européenne de faire pression sur le gouvernement pakistanais pour qu'Asia Bibi soit libérée et que les lois anti-blasphèmes soient abrogées (Le Parlement européen a adopté il y a quelques mois une résolution « sur la liberté religieuse au Pakistan » dans laquelle il dénonce les lois anti-blasphème qui « peuvent entraîner la peine de mort » (3)).

L'Eglise de l'Inde n'a pas tardé à réagir, par l'intermédiaire du P. Babu Joseph, porte-parole de la Conférence des évêques catholiques de l'Inde (CBCI), lequel a déclaré qu'il fallait « purger nos sociétés de ces lois barbares ». L'Eglise de l'Inde du Nord et le All India Christian Council (4) ont de leur côté, prié le gouvernement indien d'intervenir rapidement auprès du Pakistan et des Nations Unies afin d'empêcher l'exécution.

La sentence du tribunal a également été condamnée par des associations humanitaires et des ONG non-confessionnelles telle Human Rights Watch, dont le représentant au Pakistan, Ali Dayan Hasan, a réclamé l'abrogation d'une loi « utilisée contre les groupes les plus vulnérables, discriminés politiquement et socialement». Quant au ministre italien des affaires étrangères, Franco Frattinien, en visite à Islamabad, il a fait part, au nom de son gouvernement, de l'indignation provoquée par la nouvelle du verdict.

C'est pourtant dans ce contexte tendu, que le 11 novembre le gouvernement du Pakistan a annoncé la suppression du ministère des minorités, une institution qui, malgré son silence remarqué des derniers mois, se présentait comme la seule et unique voix des communautés souffrant de discriminations. « Shahbaz Bhatti, ministre fédéral pour les minorités, clame depuis deux ans qu'il va faire réviser la loi anti-blasphème mais au lieu de cela, il a pris part à la réunion ministérielle qui a aboli la fonction de ministre des minorités », a commenté, non sans ironie, Nazir S. Bhatti du Pakistan Christian Congress.

Plus qu'une nouvelle victime de la loi anti-blasphème, Asia Bibi semble symboliser aujourd'hui le « franchissement d'une limite », créant un précédent à la fois historique et juridique dont les conséquences inquiètent les défenseurs des droits de l'homme. Cette issue tragique pourrait alors devenir celle d'une autre chrétienne, Martha Bibi Masih, actuellement jugée à Lahore pour blasphème envers le prophète Mahomet (5).

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(1) La loi sur le blasphème promulguée sous la dictature militaire en 1986, condamne «ceux qui, par des paroles ou des écrits, des gestes ou des représentations visibles, avec des insinuations directes ou indirectes, insultent le nom sacré du Prophète. Selon la commission « justice et paix » du Pakistan, elle aurait fait condamner entre 1986 et 2009, au moins 974 personnes dont 479 musulmans, 340 ahmadis, 119 chrétiens, 14 hindous et 10 autres croyants appartenant à d'autres religions.

(2) En juillet dernier, toujours au Pendjab, deux chrétiens ont été abattus à la sortie du tribunal d'où ils venaient d'être blanchis d'une accusation de blasphème. Des centaines de manifestants musulmans avaient saccagé le quartier chrétien de Faisalabad pour réclamer leur exécution (Voir EDA 34) En 2009, un jeune catholique emprisonné pour blasphème est mort dans des circonstances toujours non élucidées (Voir EDA 514)

(3) Voir www.europarl.europa.eu. « Résolution du Parlement européen du 20 mai 2010 sur la liberté religieuse au Pakistan".

(4) L'Eglise de L'Inde du Nord ( CNI), regroupe différentes dénominations protestantes (plus de 3 000 communautés dans une vingtaine de diocèses.) Le Conseil pan-chrétien de l'Inde (All India Christian Council ), très actif dans la défense des minorités religieuses, réunit des représentants chrétiens de toutes confessions.

(5) Martha Bibi, 45 ans, mère de 6 enfants, louait avec son mari du matériel de construction, lorsqu'elle a été arrêtée en 2007. Les responsables d'une mosquée auquel elle avait loué du matériel, ayant refusé de la payer, elle avait voulu récupérer son bien et avait été frappée par les ouvriers. L'imam avait alors accusé Martha de blasphème et elle avait été jeté en prison. Après une première libération sous caution, elle a été de nouveau emprisonnée et attend aujourd'hui le verdict du tribunal.


http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2010N3807

09/11/2010

La plus grande expansion : les évangéliques

Pour une fois que les médias ne torpillent pas les églises évangéliques, je ne résiste donc pas à la publication de cet ancien extrait du journal de France2:

 

26/10/2010

Turquie anti-chretienne

09/07/2010

«Je ne vous dis pas tout, vous risqueriez d’être jaloux !»

Philippe Pomier nous livre sa vie avec Dieu : «Je ne vous dis pas tout, vous risqueriez d’être jaloux !»

Alcool, tabac, drogue, sexe, bagarre et rock’n'roll… De «bon à rien», Philippe Pomier va devenir un évangéliste itinérant. L’histoire d’une incroyable métamorphose divine. Délivré miraculeusement de ses nombreuses addictions, il quitte tout à l’âge de 38 ans, pour se former à Jeunesse en Mission (JEM) et servir le Seigneur à plein temps. Confronté par trois fois à la mort, il témoigne avoir vécu «des miracles et encore des miracles».

«Je ne vous dis pas tout, vous risqueriez d’être jaloux» est d’ailleurs le titre de ce livre étonnant, accessible à tous, riche en humour et en bons conseils. «Ce n’est pas un livre écrit avec la prose d’un grand écrivain, mais il l’a écrit avec son cœur et sa foi. Je suis mariée à Philippe depuis 22 ans, et j’ai vu certains des miracles racontés dans ce livre. Comme il le dit souvent : Dieu fait des choses extraordinaires avec des gens ordinaires», assure son épouse Germaine.

De son côté, le pasteur Daniel Lhermenault, témoigne avoir «dévoré» ce livre. «Il m’a fait verser des larmes de rires et d’émotion. Merci pour ce témoignage de foi et d’obéissance. C’est si passionnant de servir Dieu, même si on ne comprend pas toujours les chemins par lesquels Il nous fait passer. Dieu est fidèle, et cela reste un fait marquant dans nos ministères! Tout simplement savoureux! Un grand Merci, et bravo !»

 

 

Philippe Pomier | Editions Evangelizatium

27/06/2010

Juifs et chrétiens sous l'islam

Encore un livre que je vous invite à lire :

juifs et chrétiens sous l'islam

juifs et chrétiens sous l'islam - verso

24/06/2010

Fier d'être arabe et chrétien

À 3 ans et demi, Saïd quitte son Maroc natal avec sa mère et ses dix frères et soeurs pour rejoindre la France où travaille son père. En dépit du « luxe » prodigué par leur HLM français, la vie en France laisse vite place à un sentiment d’amertume. Saïd et sa famille retrouvent leurs repères dans une pratique forte de l’islam, sous la pression permanente des islamistes. Mais plus il grandit, plus Saïd sent cette soif spirituelle et s’engouffre paradoxalement sur de mauvais chemins, jonchés de violences et trafics en tout genre. C’est dans ce climat de solitude et de désespoir que sa vie est bouleversée à l’aube de ses 21 ans, par la rencontre d’un Dieu inattendu, un Dieu d’Amour.

Plus qu’un témoignage, cet entretien entre Saïd Oujibou et le journaliste Paul Ohlott soulève de vraies questions d’actualité sur la place de l’islam en France et en Europe : Doit-on s’inquiéter d’une radicalisation de l’islam dans notre pays ? Pourquoi certains français sont attirés par la pratique de cette religion ? Est-il aisé de s’intégrer dans la communauté chrétienne lorsque l’on est un ancien musulman ? Pourquoi affirme-t-il que l’Évangile est le seul espoir de nos banlieues et comment procède-t-il à ce changement des cœurs ? Pourquoi les chrétiens brillent-ils par leur absence dans ces quartiers difficiles ?

couvlivre-oujibouohlott

17/06/2010

Conversion : Sadhou Sundar Singh

sadhouSadhou Sundar Singh

« Dire que le christianisme est un échec en Europe et en Amérique est une grave erreur et n'est pas basé sur l'expérience. Pourtant, dans mes voyages en Occident, j'ai trouvé les gens si occupés par leur travail, leurs affaires, leur bureau, leur commerce, qu'ils n'ont plus de temps pour prier et recevoir les bénédictions de l'Evangile.

Quelques uns m'ont confessé que leur vie est devenue si compliquée et si remplie, qu'ils en sont fatigués. Si un homme s'affaiblit parce qu'il n'a pas pris de nourriture ou d'eau, pouvons-nous dire que la faute est imputable aux aliments ? Certes pas. La négligence de cet homme seule est la cause de sa faiblesse. » - Sadhou Sundar Singh

Sa jeunesse

Le Sadhou Sundar Singh naquit le 3 septembre 1889 dans le Pendjab région du nord-ouest de l'Inde. Sa famille qui pratiquait la religion des Sikhs, majoritaire dans la région, appartenait à la classe dirigeante et put lui apporter de ce fait, de même qu'à ses frères, une instruction poussée.

Sa mère, d'une grande piété, avait une affection toute spéciale pour lui et souhaitait en faire un « Sadhou », homme saint de la religion hindouiste qui vit dans la pauvreté, allant de lieu en lieu en portant pour seul habit une longue toge jaune safran, méditant, prêchant et vivant de la charité qui lui est offerte.

Néanmoins, bien qu'elle assurât son éveil religieux pendant sa petite enfance, elle le confia ensuite à un maître puis à un Sadhou sikh pour parfaire son éducation religieuse. Ceux-ci par des enseignements de deux ou trois heures par jour l'initièrent à la connaissance des écrits sacrés.

C'est ainsi qu'il apprit très jeune à lire en sanscrit, langue des textes sacrés hindous, quelques-uns des écrits fondamentaux de sa religion maternelle.

Mais à mesure qu'il grandissait, bien qu'il ne se souciât guère des jeux auxquels les enfants se dédient normalement, un grand vide apparut dans son cœur, que la religion de son peuple ne semblait pas pouvoir combler. Une soif de plus en plus intense de trouver cette paix, apanage des hommes saints, aussi nommée «Shanti», dont sa mère lui avait tant parlé enfant, le saisit.

Il commença à lire jusqu'à des heures tardives non seulement les livres sacrés des Sikhs, mais encore ceux de la religion hindoue et aussi le Coran dans l'espoir de trouver la paix. Mais le résultat en fut, au contraire, une plus grande frustration. Le maître et le sadhou auxquels sa mère l'avait confié ne purent combler non plus cette intense soif spirituelle qui l'habitait.

A l'adolescence, il fut envoyé dans une école tenue par la mission presbytérienne américaine pour parfaire son éducation. C'est là qu'il entendit pour la première fois des versets tirés de la Bible des chrétiens, découverte qui provoqua en lui une grande colère. Tout son être se raidit face à la parole du Christ et une première lecture du Nouveau Testament ne fit qu'augmenter sa haine du christianisme.

Peu de temps après, il eut la douleur de perdre sa mère, suivie de peu dans la mort par son frère aîné. Ces événements tragiques le jetèrent dans le désespoir car il savait qu'il ne les reverrait jamais. Pire, confronté pour la première fois au deuil, il dut admettre que sa religion maternelle ne lui était d'aucun secours car elle n'était pas capable de lui dire sous quelle forme renaîtraient sa mère et son frère. Toute vie était soumise à l'implacable loi du karma, ce qui lui était insupportable. Comment sa mère, cet être si doux et aimant, pouvait-elle renaître sous quelques formes primitives. Son obsession de trouver la vérité redoubla et il se jeta dans toutes sortes de pratiques spirituelles, dont le yoga qui avait pour effet de l'aider, de manière trop passagère cependant, car l'effet euphorisant de la transe passé, il retombait dans une situation pire encore. Il ne se rapprocha pas pour autant des chrétiens ni même de la Bible. Son fanatisme anti-chrétien atteignit même son apogée à cette époque. Il voyait en effet les missionnaires de la mission évangélique comme des agents étrangers venus corrompre son peuple et n'hésitait pas à leur jeter des pierres dès que l'occasion se présentait.

Cependant, sans qu'il s'en rendît vraiment compte, la parole de Dieu commençait à faire son œuvre en lui et se frayait un passage jusqu'à son cœur, pourtant endurci. C'est que l'enseignement sur l'amour de Dieu trouvait en lui un écho auquel n'était probablement pas étranger le souvenir de sa mère aimante. Bien qu'il admît que la Bible contînt de bonnes choses, il ne pouvait admettre qu'une religion quelconque fût supérieure à l'hindouisme.

Un jour, saisi de colère, il déchira son exemplaire de la Bible et y mit le feu. A son père, qui avait assisté aux faits, et qui lui demandait pourquoi il faisait une chose aussi stupide, il répondit que le christianisme était une religion fausse et, qui plus est, étrangère. Mais dans son for intérieur il ne fut pas apaisé pour autant. Il continua de brûler de trouver enfin la vérité, mais celle-ci semblait lui échapper chaque fois un peu plus. C'est alors qu'il envisagea sérieusement de mettre fin à ses jours en espérant découvrir dans l'autre monde ce qu'il cherchait avec toute la force de son âme dans celui-ci.

Sundar n'avait pas à aller bien loin pour mettre son plan à exécution. La ligne du chemin de fer traversait l'extrémité de leur propriété, et chaque matin à 5 heures l'express y passait. Aussi il décida, un matin, on était le 18 décembre 1904, que si la divinité ne se révélait pas à lui, il mettrait fin à ses jours en posant sa tête sur la voie au moment ou passerait l'express. Après avoir pris un bain froid, il commença à prier, implorant Dieu de se manifester et de lui montrer le chemin du salut. Il pria ainsi plus d'une heure espérant voir apparaître Krishna, Bouddha, ou quelque autre saint de la religion hindoue, sans résultat. Il redoubla d'effort dans la prière et soudain une grande lueur illumina sa chambre. Croyant d'abord à un incendie, il ouvrit la porte, avant de s'apercevoir qu'à l'extérieur il faisait encore nuit.

Sa conversion

"Alors il se passa quelque chose que je n'avais jamais attendue : la chambre fut emplie d'une merveilleuse lumière qui prit la forme d'un globe et je vis un homme glorieux debout au centre de cette lumière. Ce n'était pas Bouddha, ni Krishna, c'était le Christ. Durant toute l'éternité, je n'oublierai pas sa face glorieuse, si pleine d'amour, ni les quelques mots qu'il prononça : « Pourquoi me persécutes-tu ? Je mourus pour toi, pour toi j'ai donné ma vie, je suis le Sauveur du monde. » Ces mots furent inscrits comme en lettres de feu sur mon cœur. Le Christ que je croyais mort était vivant devant moi. Je vis la marque des clous ; j'avais été son ennemi, mais je tombai à genoux devant lui et l'adorai. Là, mon cœur fut empli d'une inexprimable joie et d'une paix merveilleuse ; ma vie fut entièrement transformée ; le vieux Sundar mourut et un nouveau Sundar Singh naquit, pour servir le Christ."

Sa vie de missionnaire itinérant

Dès lors il décida de consacrer sa vie à son Sauveur, provoquant ainsi la colère de sa famille, qui le chassa pour avoir renié la tradition de ses ancêtres. Alors commençait sa vie de disciple, errant de par le monde afin d'annoncer l'Évangile. Il adopta pour la circonstance le genre de vie et le costume safran du Sadhou, homme saint de la hiérarchie hindoue. Baptisé dans l'Église anglicane le 3 septembre 1905, il consacra les premières années de son ministère à voyager en Inde, à travailler dans une léproserie, à faire des études de théologie.

Il obtint une licence de prédicateur dans l'Église anglicane. Mais refusant d'entrer dans un système d'Église qu'il jugeait trop contraignant pour sa vocation, il rompit définitivement avec la vie sédentaire. A partir de 1912 il entreprit d'évangéliser le Tibet, qui devint son principal champ d'activité, et dès 1918 il élargit son champ d'action en partant pour la Birmanie, Singapour, l'Angleterre, la France, la Suisse, l'Écosse, les États-Unis, l'Australie et la Palestine.

Revêtu de pauvreté et d'humilité, le Sadhou Sundar Singh partageait au fil de ses voyages l'immense richesse de sa vie intérieure et de sa communion avec Dieu. Il enseignait, encourageait, fortifiait ses auditoires, avec une sagesse toute inspirée de son Maître, et riche en expériences personnelles extraordinaires.

Sa disparition

Il regagna ensuite l'Inde et le Tibet où les persécutions, la prison et la maladie ne le découragèrent pas. Parti de Sabathu le 18 avril 1929 pour un dernier voyage d'évangélisation au Tibet, il ne reviendra pas. De nombreuses recherches seront faites, deux missionnaires anglais suivront même sa trace jusqu'à un col de plus de 5000 mètres d'altitude, mais en vain. Le Sadhou Sundar Singh disparaissait ainsi, à l'âge de 39 ans.

Contemporain de Tagore, et de Gandhi qu'il a personnellement connu, le Sadhou nous laisse le témoignage d'une vie féconde entièrement consacrée à Dieu.

07/06/2010

"On vous persécutera"

« Heureux serez-vous lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera et qu'on répandra faussement sur vous toute sorte de mal, à cause de moi.
Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux, car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés
» Matthieu. 5.11-12

Chers lecteurs, vous l'avez constaté encore une fois, dans ce blog "catholique" où le gestionnaire ne parle exclusivement que de politique et où l'on voit une image évoquant son admiration pour les croisades catholiques, il me calomnie et me menace ouvertement une nouvelle fois.  Réaction due au fait qu'il se retrouve sans aucune argumentation face à la vérité qui éclate sur ces pseudo-humanitaires entrainés par des islamistes.

Cher détracteur, je ne vous en veux pas, vous ne ferez pas naître en moi des sentiments de haine.

Mes lecteurs me connaissent bien, mais pour ceux qui me découvrent, voici quelques articles qui vous démontreront que je ne me réfère qu'à la Bible et que je condamne fermement les discours politiques guerriers au nom d'un certain groupement évangélique détourné en secte à la sauce politique américaine :
http://christianisme.skynetblogs.be/post/6139205/les--fau...
http://christianisme.skynetblogs.be/post/7315699/lallianc...
http://christianisme.skynetblogs.be/post/5180874/le-point...

C'est donc de la calomnie de prétendre le contraire. Jamais je ne cautionnerai un appel à la violence.  La violence ne se conçoit qu'en cas extrême de légitime défense.

Le mouvement évangélique est certes en plein boum (600 millions de conversion en un siècle !!), mais certains oublient ce que signifie d'être évangélique : se référer à l'évangile de notre Seigneur Jésus, message de paix, d'amour et de justice ! Aux Etats-unis hélas, certains politiciens manipulent les masses et certains se laissent piéger; il faut le reconnaître et combattre ce fléaux en insistant sur le message évangélique qui est diamétralement opposé. 

Concernant la pédophilie, il est vrai que j'ai évoqué les très nombreux cas au sein de l'église catholique tout comme l'ont fait la majorité des sites catholiques eux-mêmes, mais jamais je ne prétendrai qu'il s'agisse d'une règle générale.
En ce qui concerne la reconnaissance officielle des relations sexuelles avec des enfants en islam, je ne fais que relater ce que les musulmans disent eux-mêmes, je cite des hadiths cautionnant l'âge des relations sexuelles avec Aïcha alors qu'elle avait 9 ans (voir http://christianisme.skynetblogs.be/post/7856769/mahomet-...). Je pourrais également me référer à une "pointure" de l'islam, l'ayatollah Khomeini qui a mené la révolution islamique (c'est donc aussi un révolutionnaire!). Voici ce que dit ce digne représentant de l'islam dans son livre Tahrirolvasyleh :
"L'homme peut avoir le plaisir sexuel d'un enfant aussi jeune qu'un bébé. Cependant il ne doit pas pénétrer, mais sodomiser l'enfant est OK. Si l'homme pénètre et cause des dégâts à l'enfant alors il devrait être responsable pour l'existence de cette fille pour toute sa vie. Cette fille, cependant ne compte pas comme une de ses quatre femmes permanentes. Cet homme ne peut pas épouser la soeur de cette fille."
Livre de Khomeini, "Tahrirolvasyleh", quatrième volume, Darol Orm, Gom, Iran, 1990.

Tant qu'on y est, on peut rajouter les doux propos de cet ayatollah sur la zoophilie :
"L'homme peut avoir des rapports sexuels avec des animaux tel que les moutons, vaches, chameaux et ainsi de suite.
Cependant il doit égorger l'animal après qu'il a eu son orgasme. Il ne doit pas vendre la viande aux gens de son village, cependant la vente de cette viande à un autre village proche est acceptable."

Du livre de Khomeini, "Tahrirolvasyleh", quatrième volume, Orme Darol, Gom, Iran, 1990

Dénoncerez-vous ces paroles, monsieur le justicier ? Ou bien cautionnerez-vous cette incitation à la pédophilie par votre silence ou par votre tendance à détourner la conversation en parlant de la forme et non du fond ?

Mais rassurez-vous, mes publications vont être momentanément en stand by car je pars en mission pour quelques temps.  Certes je garde un accès à Internet, mais mon travail ne me permettra pas de consacrer beaucoup de temps à mes articles.  Tous les débats restent pleinement ouverts.

A bientôt et que Dieu vous guide et vous éclaire sur Son message de paix, d'amour et de justice.

05/06/2010

Israël : humanitaires crapuleux

Suite à mon article de la veille (http://christianisme.skynetblogs.be/post/7935828/israel--...), me voilà à nouveau menacé par la fange radicale de la "naïveté" assassine. A ceux-là, à ces gens qui sont souriants dès que l'on "casse du juif", je leur dédie ces quelques videos qui démontreront ô combien l'équipage de la flotille de la mvi marmara était "bien intentionné".

Première video (la plus explicite) : constatez que dès l'arrivée des soldats, les "humanitaires n'ont laissé aucune chance aux soldats : agressés à la barre de fer, passés par dessus bord,...

 

 

Deuxième video : voyons d'un peu plus près l'agression à la barre de fer avec en supplément, l'attaque au couteau.  Un des "humanitaires" a pris l'arme d'un des soldats et a ouvert le feu...c'est là que l'échange de coups de feu a commencé.

 

 

Troisième video : Témoignage de soldats israéliens blessés

 

 

Et encore d'autres videos où l'on voit les sommations de la marine israélienne, les "préparatifs" des humanitaires, l'arsenal d'armes de la flotille, le transfert humanitaire vers Gaza :

http://www.youtube.com/watch?v=3E2REKHzUoI

http://www.youtube.com/watch?v=HZlSSaPT_OU

http://www.youtube.com/watch?v=EVrhQTiAJxM

http://www.youtube.com/watch?v=16sANhzjcC0

Je rajouterai encore cette photo publiée par le journal Turc Hürriyet où l'on voit clairement un des "humanitaires" avec un couteau à la main (en bas à droite). Le soldat israélien se fait lyncher à 5 contre 1.

couteau

04/06/2010

Israël : c'est biblique !

Ce qui se passe en Israël actuellement est biblique !

Imaginez le même scénario qui s'est déroulé récemment, mais inversez les rôles.
Imaginez-vous un quart de seconde des israéliens tentant d'entrer illégalement en Iran par la mer d'Arabie !  Imaginez-vous encore un bateau de chrétiens américains avec un bateau rempli de Bible tentant de rentrer dans un pays musulmans sans autorisation !
La réaction du monde musulman sera unanime : "pour qui ils se prennent ces israéliens ?", "pour qui ils se prennent ces américains ?".  Ils seront expulsés, les musulmans trouveront cela normal et le monde entier se taira.

Mais ici c'est étrange...
Israël est en situation de guerre contre le Hamas, groupe terroriste qui soutient l'envoi de missile Qassam sur Israël depuis son élection. (voir lien http://christianisme.skynetblogs.be/post/6778168/gaza--au...)

Quand Israël répond par les armes à une attaque par missile, c'est encore la faute d'Israël.
Quand Israël répond pacifiquement par un blocus politique en autorisant l'aide humanitaire, c'est encore Israël que l'on critique.
La population palestinienne reçoit des tonnes d'aides alimentaires (voir video ci-dessous).  Mais voici qu'un bateau veut contourner la loi et persiste...que feriez-vous si quelqu'un tente de rentrer par votre fenêtre plutôt que par la porte ? Vous croirez qu'il vient en ami ? J'en doute...
Une réaction militaire était de circonstance et les "humanitaires" ont agressé les militaires.  

Faites cela dans un pays musulmans et je vous garantis que plus personne ne parle de vous !

Le monde entier critique Israël alors qu'il s'agit une réaction normale en temps de guerre. Mais c'est biblique.  Le temps de la fin s'approche.

L'ouverture des 4 premiers sceaux est déjà visible : Les 4 cavaliers sont de 4 couleurs : blanc, rouge, noir et vert -> drapeau palestinien !

Apocalypse 6 :1-8
Je regardai, quand l'agneau ouvrit un des sept sceaux, (...)  Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. (...) Quand il ouvrit le second sceau, (...)  il sortit un autre cheval, rouge. (...)  Quand il ouvrit le troisième sceau, (...) parut un cheval noir. (...)  Quand il ouvrit le quatrième sceau, (...) parut un cheval d'une couleur verte (...)

Le 5e sceau sont les âmes des saints qui crient vengeance.
Le 6e sceau sont les calamités qui vont tomber sur le monde.

Ce qui est à venir, s'entrevoit déjà:

En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples ; Tous ceux qui la soulèveront seront meurtris ; Et toutes les nations de la terre s'assembleront contre elle  (Zac. 12/3).

"Car ce sont des esprits de démons, qui font des prodiges, et qui vont vers les rois de toute la terre, afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu Tout-Puissant (...) Ils les rassemblèrent dans le lieu appelé en hébreu Harmaguédon ". (Apoc. 16/14-16).

 

15/05/2010

Maroc : Nouvelles expulsions -> lettre ouverte à Nicolas Sarkozy

Nouvelles expulsions de chrétiens au Maroc : lettre ouverte à Nicolas Sarkozy

6 mai 2010

Monsieur le Président de la République,

J’ai l’honneur de vous informer de l’expulsion du Maroc de ma fille et de mon gendre, Andrew et Pascale Jones. Tous sont français, y compris mon gendre qui a obtenu la nationalité française le 1er avril 2010.

Mon gendre travaille dans une école pour enfants handicapés à Oujda, où, depuis 3 ans, il développe des logiciels éducatifs pour améliorer les facultés des enfants.

Il a été convoqué au commissariat de police ce matin où on lui a signifié un arrêté d’expulsion. Il doit partir demain matin. La raison n’est pas donnée, mais cela fait partie de la politique marocaine actuelle où déjà une soixantaine d’occidentaux ont été expulsés.

Nous en appelons à votre Haute Bienveillance, afin d’intervenir de toute urgence auprès des autorités marocaines pour que cet arrêté soit levé ou tout au moins bénéficie d’un délai quant à son exécution.

La famille Jones a deux enfants qui sont scolarisés à Oujda et âgés de 8 et 5 ans. Ils ont besoin d’un certain délai pour se retourner.

En espérant que vous réserverez un accueil favorable à notre requête, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, notre profond respect.

12/05/2010

De la prison à l’Evangile.

Témoignage de Jean Luc Orcel. De la prison à l’Evangile.

Ndlr: Merci à Alain Charlot (revue Voix) pour tout ce travail caché de rédaction et à Jean Luc pour son merveilleux témoignage.

Jean-Luc Orcel – Arles

Une enfance difficile
Né de père inconnu, j’ai été séparé de ma mère à 5 ans, ce qui fut un lourd traumatisme et a amené par la suite une forte tendance à l’angoisse. J’ai été pris en charge par mon oncle et ma tante. Hélas! mon oncle est décédé prématurément. J’ai grandi dans une cité HLM, et très vite j’ai été en échec scolaire. A 12 ans, j’ai fumé ma première cigarette, à 13 ans commencé à chaparder dans les magasins. Ensuite, j’ai volé un cyclomoteur et ai subi une première arrestation. A 14 ans, je cesse de fréquenter l’école. A 15 ans, je vole une voiture et me retrouve en garde à vue et devant le juge des enfants. A partir de ce moment commence une escalade vers une délinquance de plus en plus grave: consommation de cannabis, larcins en tous genres, vol d’un sac à main dans un centre social, tentative d’escroquerie à la carte bleue. Ces méfaits sont ponctués par les arrestations, gardes à vue, présentations au juge, etc.… A 17 ans je fais mon premier séjour en prison pour mineurs à Marseille.

Habitué des prisons
La descente sur la pente s’accélère: cambriolages, braquage, course-poursuite, association de malfaiteurs, vente de drogues douces en diverses villes, Arles, Avignon, Marseille, Nîmes, Palavas. Mon casier judiciaire est très fourni, je suis connu comme le loup blanc dans les services de police d’Arles, et surveillé de très près. Je suis las.

Légionnaire et déserteur
A 22 ans, je décide d’en finir une bonne fois, et m’engage dans la Légion étrangère. Mais pour cela je suis obligé de me créer une fausse identité. Je réussis toutes les épreuves de sélection, j’obtiens le fameux képi blanc et paraphe un contrat de 5 ans.
Je ne persévérerai guère dans cet engagement. Je déserte, mais peu après suis rattrapé par une ancienne affaire de cambriolage où je suis victime d’une fausse dénonciation. La police croit que je mens, et la police militaire qui me recherche découvre l’usurpation d’identité. Je dois ramper torse nu autour d’un drapeau portant la devise de la Légion. Le choix m’est laissé soit de continuer dans la Légion pour remplir mon contrat, soit de retourner dans mes foyers.

Retour à l’ancienne vie
Je choisis le retour à la vie civile. Mal dans ma peau, je reprends mes activités nocturnes. A 25 ans, je veux me diriger vers une vie pacifique, tout en consommant de plus en plus de cannabis. L’angoisse m’envahit et je trouve la force de mettre un terme à cette addiction. Je reprends les cambriolages, mais en les préparant très soigneusement pour ne pas me faire prendre. Je me sens pourtant de plus en plus mal et, en 1989, je fais la connaissance d’une femme qui m’attire. Un dernier «coup» manque de très mal tourner: je décide de raccrocher.

Au travail
Je trouve des emplois. N’ayant aucun diplôme, je touche à tout: peintre façadier, monteur en raffinerie, préparateur de commandes, conducteur d’engins, ouvrier de conditionnement, maçon, as du marteau-piqueur, manutentionnaire, videur de boîtes, et même agent de sécurité! Parallèlement, j’épouse celle que j’aimais et nous fondons une famille. Après un emploi dans une société de surveillance, j’obtiens un CDI dans une usine de stockage de boissons, mais mon ancienne nature reprend le dessus: quand l’usine est vide, je charge des boissons le coffre de ma voiture. Malgré le CDI et le salaire mensuel, je finirai par abandonner ce travail. J’en trouve un autre, comme gardien de cimetière. Nous sommes en décembre 1998, j’ai 33 ans.

Ma rencontre avec Dieu
Intérimaire, je m’accroche à ce poste qui se prolonge, soutenu par l’aide compréhensive de mon chef de service. Un jour, l’ancien gardien, un homme d’un certain âge, vient arroser les tombes. Je remarque sur sa voiture un autocollant dessinant un poisson et je lui pose quelques questions. Puis l’été 99 arrive, j’ai été nommé stagiaire et nous partons en famille camper au Grau-du-Roi. Or, voici qu’à peine arrivé, je suis pris par une terrible crise d’angoisse où je revis mes terreurs d’enfant. Je finis par me réfugier dans les douches du camping, et là je crie vers Dieu: «Seigneur, j’ai besoin de Toi, aide-moi, viens à mon secours, je veux marcher avec Toi, change ma vie!». Le calme se fait en moi, mais pas totalement, les angoisses sont toujours là. De retour de vacances, je revois l’ancien gardien et je lui parle de ma souffrance. Il en parle au pasteur de l’église qu’il fréquente, et rapidement le pasteur vient me voir au cimetière, puis chez moi. Il me remet une Bible et une cassette vidéo retraçant la vie de Jésus Christ, et fait une prière. J’assiste à quelques cultes dans son église, puis suis entraîné par mon ami vers une assemblée pentecôtiste. Je me plais dans cette église chaleureuse où je rencontre deux habitants de ma cité (l’un d’eux me connaissait de réputation, et fut stupéfait de me voir là).

Une vision
Voici que mon ami et confident décède subitement d’un arrêt cardiaque. Rempli de tristesse, un samedi après-midi juste après ce décès, je m’étais retiré dans la chambre de ma fille Inès. Les yeux fermés, j’étais plongé dans mes pensées. Tout à coup, j’aperçus à un mètre de moi, au pied du lit, un être vêtu de blanc. Immobile, il me pointait du doigt. Je ne voyais pas son visage. Pris de panique, j’ai voulu appeler, mais aucun son ne sortait de ma bouche. J’étais comme paralysé. Cette vision fut brève, cet être disparut, pourtant j’en garde encore le souvenir. Qui était-il? Un ange de lumière? Jésus Lui-même? Si c’était Jésus, pour quelle raison apparaissait-Il à quelqu’un qui avait un tel passé? D’autres ne le méritaient-ils pas plus que moi ? Peut-être Dieu voulait-Il me rassurer dans ma jeune foi éprouvée par la mort de mon ami. Je comprends à présent que notre rencontre ne fut pas fortuite, et que mon ami avait une mission à remplir auprès de moi avant de quitter cette terre.

Aujourd’hui
11 ans se sont écoulés et je suis touours dans la même église. D’autres expériences spirituelles ont suivi, je suis devenu conducteur de louange et responsable du culte. Une de ces expériences mérite d’être signalée. En 2001, j’ai été titularisé dans la fonction publique. Garde municipal en Arles, j’ai fait, en juin 2001, mes débuts en tenue, non sans inquiétude. Mon travail pourtant me plaisait. Mais voici que tout se corse quand mon chef de service me demande certains papiers afin de me faire obtenir mon assermentation auprès du Procureur de la République comme représentant et dépositaire de l’ordre public! J’en ai aussitôt parlé à l’église. L’homme de Dieu répond que ce qui est impossible à l’homme est possible à Dieu… Cette parole va s’accomplir à la lettre! Nous étions trois à demander notre assermentation. Les deux autres personnes n’avaient jamais eu maille à partir avec la police et la justice. L’un et l’autre ont été convoqués, et ont fait l’objet d’une enquête. Moi seul n’étais pas convoqué. Je faisais prier l’église, mais m’interrogeais néanmoins: que signifiait cet oubli? Allais-je être muté? Il n’en fut rien. Je trouvai, quelque temps plus tard, une lettre dans ma boîte aux lettres: j’étais convoqué au tribunal d’instance pour…prêter serment! Chez le procureur, comme au poste de police, mon passé était effacé, Dieu avait écouté les prières.
Si je regarde en arrière, je vois que tout cela est miraculeux. Tant de mes anciens compagnons ont continué leur course folle vers le néant et la mort! Mais moi, Dieu a permis que je sois épargné. A tous ceux qui ressentent un vide, ou sont engagés dans une voie sans issue, je dis: «Ce que Dieu a fait pour moi, il le fera aussi pour vous. Il n’y a qu’une condition, qui est simple: accepter qu’Il prenne la première place dans notre vie. Si nous l’appelons au secours et ouvrons notre cœur, Il viendra nous aider, nous sortira du trou dans lequel nous sommes tombés.» Jésus vous invite par ces paroles: « Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi» (Apocalypse 3,20). – «Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos» (Matthieu 11,28).

08/05/2010

Maroc : Rayane fête son anniversaire sans ses parents...

Maroc, 2 mois après : impossible pour les familles expulsées d'avoir un échange avec leurs enfants

Message des familles d'accueil expulsées du Village de l'espérance au Maroc (souvenez-vous : http://christianisme.skynetblogs.be/post/7745107/maroc--e...)

rayaneJoyeux anniversaire Rayane

Le 16 avril 2010, Rayane Daly a eu 2 ans. Son papa, sa maman et ses deux soeurs n'ont cependant pas pu lui dire «Joyeux anniversaire» et le tenir dans leurs bras afin qu'il sache qu'ils l'aiment.

Rayane est arrivé au village alors qu'il n'avait que 6 semaines. A sa naissance, sa mère, marocaine, était célibataire et mis à part sa soeur, aucun membre de sa famille n'avait connaissance de la situation. Devoir abandonner son enfant l'affectait énormément. Mais elle sentait qu'elle n'avait pas d'autre choix du fait de la stigmatisation sociale dont sont victimes les mères célibataires au Maroc. En choisissant de l'élever elle-même, elle aurait perdu le soutien de sa famille. Elle et Rayane seraient devenus des parias de la société et auraient lutté ne serait-ce que pour survivre.

La maman de Rayane et sa soeur décidèrent que le seul choix qui s'offrait à elles était de l'abandonner. Ainsi, elles se rapprochèrent du Village de l'Espérance et nous demandèrent d'accueillir l'enfant. Au terme d'un entretien avec sa mère et sa tante durant lequel toutes les solutions possibles furent envisagées, le Village de l'Espérance accéda à la requête de la maman. Rayane fut placé de manière permanente auprès des Dickinson pour faire partie de leur famille: il devint un fils pour Colin et Fiona et un frère pour Megan et plus tard pour la petite Grace.

Rayane était un bébé en bonne santé pour qui la tétée au biberon ne posa pas de problème. Peu après son premier anniversaire sa maman et sa tante vinrent lui rendre visite. Elles furent très heureuse de voir combien il avait grandi et qu'il se portait si bien.

Dés ses premiers pas, Rayane chercha à passer, autant que possible, du temps à l'extérieur. Il adore jouer avec son meilleur ami Hanif, courant après les poules et découvrant ensemble les environs. Rayane a appris, comme beaucoup d'enfants de VoH, à parler l'arabe et l'anglais, et comme beaucoup d'autres de son âge, il s'exprime dans des mélanges souvent intéressants! Il aime énormément les plats marocains, mange le tajine de préférence à la manière traditionnelle, à la main et avec beaucoup de pain!

Le lundi 8 mars 2010, les autorités ont expulsé du Village de l'Espérance et du Maroc les parents et les soeurs de Rayane. Avant de quitter la maison, sa maman l'a déposé chez Hanif, le laissant jouer avec son meilleur ami. Alors qu'elle s'en allait, Fiona posa son regard sur Rayane qui commençait à jouer sans savoir que les seuls parents l'ayant connu et aimé comme leur propre fils, lui étaient enlevés contre leur gré, par les autorités.

rayane_hanif

Colin et Fiona ne demandent qu'à prendre à nouveau leur petit garçon dans leurs bras; à lui apprendre à devenir un homme bon et un bon Marocain; à lui dire qu'il est aimé; à lui dire 'Joyeux anniversaire'.

 

Joyeux anniversaire Rayane.

 

Les familles d'accueil expulsées
du Village de l'espérance au Maroc

05/05/2010

Salim : "Jésus a changé ma vie"

Témoignage de Salim :

 

02/05/2010

Mahomet : Aïcha avait 9 ans !

Souvenez-vous, il y a quelques temps, un politicard islamiste avait déposé plainte parce que j'évoquais les relations sexuelles de Mahomet avec Aïcha, sa femme prépubère.
Tous les musulmans du monde savent pertinement bien que Mahomet a épousé Aïcha alors qu'elle avait 6 ans et a eu des rapports conjugaux alors qu'elle avait 9 ans.  Mais la vérité sur cet homme qui sert de modèle à des centaines de millions de personnes fait mal, et Skynet, tiraillé entre la liberté d'expression et les conflits religieux, a jugé que je devais argumenter davantage ou supprimer l'article.  J'ai supprimé l'article faute de temps.

Les crimes pédophiles dans l'église catholique font l'objet d'articles quasi quotidiennement actuellement. Ce sont souvent les catholiques eux-mêmes qui l'expriment car les fidèles catholiques en sont les premières victimes. 
Sur les sites islamiques, vous ne trouverez pas ce sens de l'auto-critique.  Par contre, dans cette communauté, vous trouverez ça et là des articles vicieux qui visent les rabbins pédophiles.  Tiens donc ? Pourquoi cette liste de rabbins pédophiles ?  Que faut-il en tirer comme conclusion ?

Ni le catholicisme ni le judaïsme n'enseigne la légalité ni la légitimité des relations sexuelles avec des enfants, mais il y a une hiérarchie religieuse et, à l'instar de la politique, cela implique des niveaux de pouvoir.  Dès que l'on donne du pouvoir à un humain, il est capable d'en abuser.
Refusez la hiérarchie religieuse, seul Dieu est votre maître !
Matthieu 23 :8-9 Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi ; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. Et n'appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux.
(relisez tout matthieu 23, cela en vaut la peine)

Ni Jésus, ni Moïse n'a cautionné les rapports sexuels avec des enfants.

Le problème survient lorsque l'on parle de l'islam car, comme le disais-je, Mahomet est un modèle pour tous les musulmans du monde et ces derniers savent pertinement bien que Mahomet a épousé Aïcha alors qu'elle avait 6 ans et a eu des rapports conjugaux alors qu'elle avait 9 ans.

Vous doutez ? Il vous faut des preuves vérifiables et reconnues par l'islam ?

Hadiths sahih de Boukhari : ('sahih' signifie vrai, authentique)
Trois exemples dans le volume 7 , livre 62 : les numéros 64, 65 et 88

numéro 64: 'Aisha raconta: que le prophète l'a épousé alors qu'elle avait 6 ans et il eut des relations conjugales alors qu'elle en avait 9, et ensuite elle resta avec lui pendant 9 ans (i.e., jusqu'à sa mort).

Numéro 65: 'Aisha raconta: que le prophète l'a épousé alors qu'elle avait 6 ans et il eut des relations conjugales alors qu'elle avait 9 ans. Hisham dit: J'ai été informé que 'Aisha est restée avec le prophète pendant 9 ans (i.e. jusqu'à sa mort)." 

Numéro 88: Rapporté par Ursa, Le Prophète rédigea le (contrat de mariage) avec Aisha alors qu'elle avait six ans et consomma son mariage avec elle alors qu'elle avait neuf ans et elle resta avec lui durant neuf années (c.-à-d. jusqu'à sa mort).
(Vous remarquez que Mahomet sait écrire quand il s'agit de rédiger un acte de mariage, mais prétend être analphabète dans le coran !)

Vérification : http://www.usc.edu/schools/college/crcc/engagement/resour...

Exemple dans  le Volume 5, livre 58, N° 236:

Rapporté par le père d'Hisham:
Khadija est morte trois ans avant que le Prophète partit à Médine. Il y est resté environ deux ans, puis il a épousé Aisha quand elle était une fille de six ans, et il a consommé le mariage quand elle avait neuf ans.

Vérification : http://www.usc.edu/schools/college/crcc/engagement/resour...

Hadiths sahih de Muslim :
`A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
"J'avais six ans lorsque le Prophète (pbAsl) m'épousa et neuf ans lorsqu'il eut effectivement des relations conjugales avec moi. Quand nous nous rendîmes à Médine, j'avais eu de la fièvre un mois durant et mes cheveux avaient poussé jusqu'à mes épaules. Ma mère, 'Umm Rûmân, vint me trouver alors que j'étais sur une balançoire, entourée de mes camarades. Quand elle m'eut appelé, je me rendis auprès d'elle sans savoir ce qu'elle voulait de moi. Elle me prit par la main, me fit rester à la porte de la maison jusqu'à ce que j'eusse pris mon souffle. Elle me fit ensuite entrer dans une maison où se trouvaient des femmes des 'Ansâr qui me dirent: "A toi le bien, la bénédiction et la meilleure fortune!". Ma mère m'ayant livrée à ces femmes, celles-ci me lavèrent la tête; et se mirent à me parer. Or, rien ne m'effraya et quand l'Envoyé d'Allah (pbAsl) vint dans la matinée; elles me remirent à lui".

Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 2547
Vérification : http://hadith.al-islam.com/bayan/display.asp?Lang=frn&...

 

Alors chers amis musulmans...

Comment qualifiez-vous ces hadiths que les "savants musulmans" déclarent authentiques ?

Si le faux se mèle au vrai, c'est l'ensemble de l'édifice qui s'écroule.

Si vous confirmez que ces hadiths sont vrais, alors comment vous positionnez-vous par rapport à la sexualité qui y est montrée en exemple ? Vous le savez, ces mariages se produisent toujours de nos jours dans des pays islamiques (notamment au Yémen où cela est très courant) sur base de cet enseignement. Pour preuve ce témoignage de Nojoud, cette petite yéménite de 10 ans déjà divorcée dont je vous invite à lire le livre :

nojoud

 

 

29/04/2010

Nina Hagen : "Jesus est mon Sauveur"

Le 23 août 2009, Nina Hagen, d'origine israélite par son père, a été baptisée dans un temple protestant réformé à Schüttdorf (Basse-Saxe), dans le nord de l’Allemagne (selon le Bild Zeitung du 24 août 2009).   Elle raconte dans un livre son chemin vers le baptême.

bekenntnisse

26/04/2010

Inde : violence contre les chrétiens

Violence contre les chrétiens en Inde

Source : Journal chrétien

dalitUne loi contestable anti-conversion pousse continuellement les extrémistes hindous à agresser les chrétiens.

Des extrémistes hindous ont fait irruption, pendant le culte dominical, dans l’église du pasteur Benhur. La foule en colère l’a bousculé et roué de coups. Des fidèles qui voulaient venir au secours du pasteur ont aussi reçu des coups de poing et de bâton. Les extrémistes avaient déjà prévenu les membres de cette église évangélique que, si l’Evangile continuait d’être prêché, ils en viendraient aux mains. Les forces de sécurité n’ont pas cherché à arrêter les coupables.

Malheureusement, les attaques d’extrémistes hindous contre les chrétiens se multiplient. Le fait est qu’en Inde les dalits, qu’on appelle également les intouchables et qui sont exclus du système des castes, sont très attirés par le message de l’Evangile. Quand un dalit devient chrétien, il échappe à une vie de misère et de désespoir. Il ne se distingue plus par son appartenance au groupe des intouchables. Le système méprisant des castes n’a plus prise sur sa vie. En tant que créature de Dieu chère et aimée, il prend conscience qu’il a son parcours de vie personnel. Il en résulte, logiquement, une réussite sociale. Ce qui, longtemps, était interdit à un dalit devient maintenant possible pour lui. Il peut enfin apprendre une profession ou entreprendre des études.

La loi contestable anti-conversion justifie, ce qui est grave, les attaques des extrémistes dirigées contre les chrétiens. Dans certains Etats indiens, elle est déjà entrée en force, alors que ce n’est pas le cas de l’Andhra Pradesh, où a eu lieu l’attaque contre le pasteur Benhur. Cette loi stipule expressément que personne ne peut être influencé par des incitations financières ou autres, même si la situation est critique, pour quitter l’hindouisme et embrasser une autre religion.

23/04/2010

7000 oulémas soutiennent l'expulsion des chrétiens au Maroc !

Sur un blog islamique, j'avais informé la gestionnaire de la décision du Maroc dans l'affaire Village of Hope (souvenez-vous à ce lien).  Elle m'a répondu que c'était totalement contraire à l'islam.

L'islam n'est pas ce que l'on voudrait qu'il soit.  La réalité est toute autre. Voici un article du site actuchrétienne :

Maroc / Oulémas : « faire échec au projet sournois d’un groupe de prosélytes chrétiens »

Quelque 7.000 oulémas (théologiens islamiques) du Maroc ont exprimé samedi leur « soutien » au roi Mohammed VI, après l’expulsion au mois de mars, d’une vingtaine de missionnaires étrangers accusés de « prosélytisme ».

Selon le message, les oulémas « expriment leur soutien total » aux « positions et décisions historiques pertinentes prises par les pouvoirs publics pour faire échec au projet sournois d’un groupe de prosélytes chrétiens ».

En outre, ils qualifient leurs agissements de « viol moral » et les considèrent comme étant « une forme de terrorisme religieux et une séquestration en secret d’enfants innocents ».

14/04/2010

Maroc : l'islam passe avant le bien-être des enfants ?

A vous tous qui soutenez le Village de l'Espérance, (rappelez-vous : http://christianisme.skynetblogs.be/post/7745107/maroc--e...)

Merci de continuer à penser au Maroc et à ces enfants du Village de l'Espérance, qui ont perdu en quelques heures tous les repères construits avec amour par une équipe internationale engagée à leur service.

La situation n'évolue pas favorablement sur plusieurs aspects et aucun contact n'a encore été possible entre le gouvernement marocain et le directeur de VoH (village of hope).

Nous vous proposons un modèle de courrier à envoyer à l'ambassadeur du Maroc en Belgique ou en France: vous pouvez le recopier et l'envoyer, puis n'hésitez pas à le faire suivre, à le proposer à vos amis, votre réseau, votre maire ou votre député, pour qu'il arrive massivement de tous les coins de France. Préférez l'envoi de deux lettres plutôt que de co-signer un courrier.

De notre côté, nous préparons un rendez-vous avec l'ambassadeur et les autorités de notre pays.

Merci pour votre soutien.

Proposition de courrier :



Le .. / .. / 2010

Son Excellence
Monsieur Samir ADDAHRE,
Ambassadeur du Maroc en Belgique
29, boulevard St Michel,
1040 Bruxelles


(Variante pour la France :

Son Excellence
Monsieur El Mostafa SAHEL,
Ambassadeur du Maroc en France
5, rue Le Tasse,
75016 Paris )


Monsieur l'Ambassadeur,

Suite aux informations communiquée par la presse nationale et internationale, et par le gouvernement marocain concernant les événements datant du 8 mars 2010, je vous fais parvenir ce courrier afin de vous faire part de mon incompréhension.

J'ai appris qu'en ce jour tous les travailleurs étrangers vivant à Ain leuh, sur le site de VoH ont été expulsés du Maroc en l'espace de quelques heures sur ordre des autorités.

J'ai été surpris d'apprendre que ces expulsés, accusés d'avoir fait du prosélytisme, ont été menés de façon sommaire à la frontière du pays, sans jugement, sans un droit à la défense, ni de possibilité de faire appel comme le garantit normalement la loi marocaine.

Il est tout aussi surprenant de constater que cet organisme chrétien fonctionnant depuis 1999 avec le plein accord des autorités, en toute transparence et dans un dialogue constant avec la communauté locale se voit fermé définitivement en l'espace de quelques heures seulement.

Comment comprendre enfin, que le Village de l'Espérance ait reçu en janvier 2010, après une délibération de plusieurs mois, l'agrément « Etablissement de Protection Sociale », gage de qualité en ce qui concerne l'accompagnement et les soins prodigués aux enfants, pour se voir tout retirer, sans avertissement 2 mois plus tard.

Bien conscient que les autorités marocaines sont entièrement souveraines sur leur territoire, il m'est difficile d'accepter l'idée que des familles d'accueil dont la volonté de collaboration et de dialogue est connue de tous se voient confisquer tous leurs biens sans même un droit de réponse quant aux accusations portées contre elles.

Enfin et surtout, Monsieur l'Ambassadeur, je ne peux que réagir en considérant le traumatisme et la déchirure causée chez ces 33 enfants marocains accueillis du Village de l'Espérance et arrachés aux seuls parents qu'ils n'aient jamais connu.

Comment justifier, au regard du devenir de ces enfants recueillis à la naissance, qu'un tel traumatisme soit infligé sans que l'ouverture d'un dialogue ne soit possible entre les familles d'accueil expulsées du Village de l'Espérance et les autorités Marocaines?

Cette décision ne reflète certainement pas la tradition d'ouverture manifestée par le Maroc ces dernières années ainsi que ses engagements pris sur la question des droits de l'Homme et de l'enfant.

C'est pourquoi, Monsieur l'Ambassadeur, je vous demande d'agir afin qu'un dialogue puisse s'ouvrir entre les dirigeants du Village de l'Espérance et les autorités marocaines.

Espérant que mon appel soit entendu, je vous prie d'agréer, Monsieur l'Ambassadeur, l'expression de mes salutations distinguées.

Signature

Nom

Adresse

06/04/2010

GB : innocentés mais ruinés

Grande-Bretagne : innocentés mais ruinés

L’issue de cette affaire réjouira à coup sûr nos lecteurs musulmans….

Le couple d’hôteliers chrétiens Ben and Sharon Vogelenzang, ont pourtant été acquittés par la justice en décembre dernier (lire), mais en dépit de leur innocence, le couple ruiné par le procès et ses conséquences, se voit aujourd’hui forcé de vendre aux enchères publiques leur petit hôtel de neuf chambres . La vente du Bounty House Hôtel est prévue pour mai. 

Ils avaient été attaqués en justice par une cliente musulmane Mrs Tazi, qui accusait le couple chrétien, de l’avoir insulté lors d’une discussion sur la religion. Durant la conversation, ils auraient  laissé entendre que Mahomet, le fondateur de l’islam, était un chef de guerre et que la tenue musulmane traditionnelle des femmes était une forme d’asservissement .

Malgré les dons qu’ils ont reçu de la part de chrétiens du monde entier, le couple se trouve en grande difficulté financière. Le résultat du procès, est une dette de 400.000 £.

En conséquence de l’accusation portée contre le couple, l’hôpital voisin a cessé de recommander leur hôtel et de leur envoyer des clients, ce qui a fait chuter leur chiffre d’affaire de 80%, laissant M et Mme Vogelenzang dans de grandes difficultés financières. La perte de revenu représente pour le couple plus de 8000  £ de moins par mois.

“Avant la plainte, nous étions les premiers sur la liste (des hôtels recommandés par l’hôpital) ” dit Sharon Vogelenzang.

Mme Vogelenzang a déclaré: “Beaucoup de gens pensaient que lorsque nous avons gagné devant cour, tout irait bien.”,”En réalité, il nous a conduits à la ruine”.

Ils envisagent également une action en justice contre la police qui a mené la poursuite.

Sources : Christian Institute, Daily mail, Bivouac-id

En France, personne n’a oublié qu’il y a eu sensiblement  la même affaire avec le procès de Fanny Truchelut. Mais Mme Truchelut, elle,  a été injustement condamnée par la justice française (lire). Il n’est d’ailleurs pas impossible que ce soit  l’affaire Truchelut qui ait inspiré la plainte de la musulmane anglaise contre le couple Vogelenzang. 

30/03/2010

Pakistan : un chrétien brûlé vif, sa femme violée par la police. Ils refusaient de se convertir à l’islam.

Pakistan : un chrétien brûlé vif, sa femme violée par la police. Ils refusaient de se convertir à l’islam.

 Un chrétien dans la province du Pendjab au Pakistan est entre la vie et la mort depuis samedi 20 mars, après avoir été brûlé vif  par des religieux musulmans, accompagnés par des membres de la police, tandis que sa femme était violée par des policiers.

Leur crime est d’avoir refusé de se convertir à l’islam selon des témoins  chrétiens et les sources hospitalières qui disent être au courant de l’affaire, rapporte BosNewsLife. Arshed Masih a été brûlé vendredi 19 mars en face d’un poste de police de la ville de Rawalpindi, près de la capitale pakistanaise Islamabad, après des menaces de mort proférées par son employeur musulman, le Sheikh Mohammad Sultan, un homme d’affaires influent, et par les leaders religieux, a déclaré l’hôpital à l’agence BosNewsLife.

Sa femme, Martha Arshed, aurait été violée par des policiers. Leurs trois enfants - âgés de 7 à 12 - auraient été forcés d’assister à l’agression contre leurs parents.

“Tous deux, [Masih et sa femme] ont été transportés à l’hôpital Holy-Family et sont sous traitement”, dit un employé de l’hôpital.

Il est dans un état grave, brûlé sur environ 80 % de son corps.

Enquête policière

Les agents de la police locale ont indiqué qu’ils étaient «au courant» des attaques menées par des dirigeants musulmans et, apparemment, certains agents ont ajouté qu’une enquête était en cours. Samedi soir, aucune enquête n’avait encore été signalée. (Mais dimanche les autorités pakistanaises ont annoncé l’ouverture d’une enquête.)

Avant que les tensions ne surviennent au sujet de sa foi chrétienne, Masih travaillait comme chauffeur et sa femme comme servante de l’homme d’affaires musulman depuis 2005, disent des témoins chrétiens.

Le couple vivait semble-t-il  avec leurs enfants dans l’aile des serviteurs de la résidence de Sultan à Rawalpindi. En janvier, les chefs religieux et l’employeur auraient demandé à Arshed ainsi qu’à toute sa famille de se convertir à l’Islam Après son refus, le groupe l’aurait menacé de «conséquences désastreuses».

Arshed proposa sa démission, mais l’homme d’affaires aurait dit qu’il le «tuerait» s’il devait partir.

Apparemment, il a également déclaré aux médiateurs chrétiens qu’il ne permettrait jamais que cette famille chrétienne aille vivre ailleurs.

Cette semaine les tensions sont montées d’un cran après que Sultan a signalé un vol de 500.000 roupies pakistanaises (5952 $), selon une déposition vue par BosNewsLife.

Dans le document aucun membre de la famille chrétienne n’est nommé comme suspect.

Source : Bos News Life via Jihad watch Traduction bivouac-id.

28/03/2010

Egypte : 3000 musulmans attaquent 400 chrétiens coptes

Egypte : 3000 musulmans attaquent 400 chrétiens coptes
Source : bivouac

Vingt-quatre personnes ont été blessées lors d’affrontements entre chrétiens et musulmans dans la province de Mersa Matrouh, dans le nord de l’Egypte, a-t-on appris samedi auprès d’un responsable des services de sécurité.

Vingt personnes, des musulmans et des coptes, membres de la communauté chrétienne d’Egypte, ont été arrêtées, a-t-il ajouté.

26/03/2010

Maroc : La Fédération protestante de France et l’Église évangélique au Maroc expriment ensemble leur préoccupation quant à la situation des chrétiens au Maroc

La Fédération protestante de France et l’Église évangélique au Maroc expriment ensemble leur préoccupation quant à la situation des chrétiens au Maroc

Le 24 mars 2010

fpfMaroc : Communiqué de la Fédération protestante de France et de l’Église évangélique au Maroc


La Fédération protestante de France (FPF) et l’Église évangélique au Maroc (EEAM) tiennent ensemble à faire part de leur préoccupation quant à la situation des chrétiens au Maroc. Nous n’oublions pas l’accueil qui, depuis, plus d’un siècle, est fait aux chrétiens de confession protestante dans ce pays où les étrangers exercent leur culte en toute liberté. Nous n’oublions pas non plus le dialogue « en vérité » qui a lieu au Maroc entre des intellectuels chrétiens et musulmans, notamment à l’Université Al Akhawayn et dans le cadre du Groupe de recherche islamo-chrétien, ainsi qu’avec les autorités du Royaume.

Toutefois, la FPF et l’EEAM ne peuvent pas rester insensibles aux appels de ceux qui, au Maroc, vivent des situations d’exclusion à cause de leur foi. Même s’ils ne sont pas membres de l’EEAM, notre devoir est d’écouter ces frères et ces sœurs. Nous pensons, bien entendu, à certains chrétiens expulsés récemment. Sans mettre en cause la légitimité des autorités marocaines à faire respecter la loi, la FPF et l’EEAM tiennent à exprimer leur étonnement quant aux méthodes employées dans certains cas. Pourquoi, par exemple, avoir laissé faire l’orphelinat d’Aïn Leuh pendant dix ans sans la moindre mise en garde et en expulser soudainement tous les responsables sans distinction de fonction et sans les avoir invités au préalable à se mettre en règle ? Nous pensons aussi et surtout aux chrétiens marocains qui nous disent leurs inquiétudes, se sentant harcelés. En tant que toute petite minorité, n’ont-ils pas le droit d’être protégés ? Nous les assurons de nos prières et de notre solidarité.

La FPF et l’EEAM tiennent à redire leur attachement à la liberté de culte et de conscience qui implique la capacité de choisir sa religion, conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme ratifiée par le Maroc. Le souci de protéger les plus faibles, et donc le refus du prosélytisme, ne doit pas être un prétexte à remettre en cause la liberté religieuse.

Tout comme nous estimons que les musulmans de France doivent jouir d’une pleine liberté de culte, nous demandons qu’au Maroc, les juifs et les chrétiens puissent exercer paisiblement leur culte et être ainsi en mesure de contribuer avec les musulmans à la construction du pays.

Que Dieu riche en miséricorde nous accompagne sur notre route


Lire également les témoignages sur : http://www.lagerbe.org/fr/solidarite-internationale/maroc...

 

24/03/2010

Ouzbékistan: 10 ans de prison pour un pasteur baptiste

Ouzbékistan: 10 ans de prison pour un pasteur baptiste

carte_ouzbekistan18.03.2010 - Dix ans de prison: C’est la condamnation requise par la Cour pénale de Guliston le 9 mars, en Ouzbékistan, contre un pasteur baptiste. Tohar Haydarov a été condamné pour possession et trafic de drogue. Dans les faits, le pasteur a été arrêté le 18 janvier par la police ouzbèke. Devant son refus de renier sa foi chrétienne, de la drogue a été introduite dans la poche de son vêtement. La police s'est ensuite rendue chez lui, où elle en aurait également trouvé.
Les membres de l’Eglise baptiste n’ont pas été autorisés à témoigner au procès. Mais plusieurs voisins ont publié des déclarations écrites dans lesquelles ils témoignent de la bonne moralité du pasteur Haydarov, «un homme avec une pure conscience et un chrétien honnête».
En Ouzbékistan, ce scénario n’est pas surprenant: d'autres pasteurs ont été arrêtés dans les mêmes conditions. Car depuis 1997, les autorités ont débuté une répression envers les mouvements religieux «non-traditionnels» ou «étrangers». En mai 1998, le Parlement a adopté une loi répressive sur la religion. La disposition selon laquelle un groupe doit avoir 100 membres adultes inscrits pour être enregistré et légalisé met certaines églises protestantes hors-course.
L’Ouzbékistan est classé en dixième position de l’index mondial de persécution publié chaque année par Portes Ouvertes.

Source: Christianisme Aujourd'hui/ANS

22/03/2010

Maroc : "ma famille m'a demandé de renier ma foi chrétienne"

Maroc : Interview inédite de Saïd : ‘’ma famille m'a demandé de renier ma foi chrétienne’’
Source : TopInfo

(N'oubliez pas de signer la pétition (en haut à gauche))

Interview de Saïd, un musulman devenu chrétien au Maroc. La vie de son frère est actuellement menacée par la vague de répression qui sévit au Royaume de Mohammed VI.

Propos recueillis par Paul OHLOTT.


Paul OHLOTT : Saïd, votre frère réside dans une petite ville au Maroc et il est actuellement menacé en raison de sa foi chrétienne (lire). Malgré le silence médiatique, la pression à l'encontre des chrétiens est-elle toujours aussi vive ?

Saïd : Effectivement, la pression à l'encontre des chrétiens au Maroc est toujours très vive, surtout de la part des proches et de l'entourage. Cette pression est loin d'être évidente et elle est souvent plus dure à vivre que celle émanant des autorités. En ce qui concerne les autorités, il est vrai que les chrétiens marocains sont constamment sous surveillance et qu’ils doivent rester très prudents. Il existe une loi au Maroc qui interdit le prosélytisme. Par conséquent, si nous sommes accusés de donner de la littérature chrétienne à un musulman ou de lui parler de notre foi, nous risquons la prison. La loi est catégorique à ce sujet, il est interdit «d'ébranler la foi d'un musulman». La politique marocaine a laissé entendre au monde occidental qu'il existe au Maroc une «liberté religieuse», arguant la présence d'églises évangéliques sur le territoire. Cependant, les chrétiens Marocains n'ont jamais été intégrés dans ces églises officiellement reconnues. En effet, pour le Maroc, les occidentaux ont le droit de pratiquer la religion chrétienne, mais il n'a jamais été question d'autoriser des Marocains nouvellement convertis à pratiquer une autre foi que celle de l'islam.

Paul OHLOTT : Comment expliquez-vous cette vague de répression à l'encontre des églises souterraines ? Assistons-nous à une montée de l'islamisme au Maroc ?

Saïd : Je crois en effet que nous assistons depuis quelques années au Maroc à une montée de l'islamisme. Les islamistes y sont certainement pour quelque chose dans cette vague de répression. D'autre part, il se peut également que les autorités marocaines, inquiètes du nombre grandissant de Marocains convertis au Christ, réagissent en décidant de devenir plus sévères, afin d'éviter la propagation de ce phénomène de conversions. D'où la pression grandissante et la vague d'expulsions de nombreux chrétiens étrangers résidant au Maroc.

Paul OHLOTT : Avez-vous l'impression que les chrétiens en France se soucient beaucoup de cette situation ?

Saïd : En France, les chrétiens vivent dans un environnement où on ne connaît pas la persécution. Il leur est donc difficile de l'imaginer et de pouvoir la comprendre. Il y a aussi malheureusement certains chrétiens bien installés dans leur «confort occidental», qui ne se soucient guère de leurs frères et soeurs dans la détresse. Cependant, ils lisent la même Bible chaque jour, dans laquelle il est clairement écrit de se soucier des autres. Je voudrais rappeler à ces gens-là ce verset de la Bible : «L'ami aime en tous temps et un frère est né pour la détresse» (Proverbes 17 v 17).

Paul OHLOTT : Etes-vous encouragé par la pétition de l'Union des Nord-Africains Chrétiens de France ?

Saïd : Oui, je trouve que c'est une très bonne initiative, dans la mesure où cela peut faire connaître à plus de monde la situation des chrétiens Marocains.

Paul OHLOTT : Vous êtes devenu chrétien en 2002, alors que toute votre famille était musulmane. Comment avez-vous rencontré le Christ ?

Saïd : J'ai connu le Christ après avoir beaucoup cherché la vérité entre le Coran et la Bible. Au départ j'ai eu l'intention d'amener à l'islam un couple d'étrangers chrétiens que j'avais rencontré. Je me suis donc lancé à chercher la preuve que la vérité se trouvait dans le Coran. Au fur et à mesure, je me suis retrouvé en train de découvrir une vérité et un Dieu que j'avais toujours cherché, en vain, dans ma religion.

Paul OHLOTT : A cette époque, avez-vous connu la persécution en raison de votre conversion au Christ ?

Saïd : Oui, j'ai connu la persécution. A l'époque de ma conversion, ma famille m'a demandé de renier ma foi chrétienne. Voyant que je ne le ferai pas, ils m'ont rejeté et m'ont demandé de quitter la maison. J'étais au lycée à l'époque. Mes amis m'ont également tourné le dos et j'ai été menacé à plusieurs reprises après avoir témoigné de ma conversion devant ma classe. Je tiens à préciser que celui qui m'a le plus rejeté au départ, et celui qui a même brûlé ma Bible et mes livres chrétiens, c'était mon frère, celui qui est maintenant menacé et rejeté pour sa foi en Christ.

Lire également :

http://actu-chretienne.blogdirigeant.com/2010/03/16/decla...

http://www.famillechretienne.fr/societe/monde/le-maroc-ch...

http://www.famillechretienne.fr/societe/monde/le-maroc-ch...

 

18/03/2010

Maroc : expulsion de chrétiens

Source : Dieu-et-moi.com et Portes Ouvertes.com

Les autorités marocaines ont expulsé 20 chrétiens étrangers le 8 mars. Accusés de « prosélytisme », ces humanitaires s’occupaient d’un orphelinat. L’Etat marocain se moque des droits de l’homme.

 

dmpomaroc032010Si vous montrez ouvertement que vous êtes chrétien et si vous faites la promotion de la Bible, d’une façon respectueuse des autres, vous exercez les droits humains les plus élémentaires. Voilà qui est intolérable dans la plupart des pays majoritairement musulmans. L’Etat marocain, pourtant connu pour sa relative « ouverture » et des progrès en matière de démocratie, vient d’apporter une illustration accablante de ce non respect des libertés religieuses.

Comme l’explique un communiqué particulièrement indigné de Portes ouvertes, « Les 8 et 9 mars, 20 étrangers ont été expulsés du Maroc pour des accusations de prosélytisme. Ces travailleurs humanitaires chrétiens s’occupaient d’un orphelinat à 70 km de la ville de Fès, donnant une famille à des enfants abandonnés. Aujourd’hui, 33 enfants ont été abandonnés pour la deuxième fois simplement parce que ceux qui s’en occupaient sont chrétiens. » [C'est nous qui soulignons]

Portes ouvertes, association protestante évangélique qui défend les chrétiens persécutés, s'inquiète aussi de « l'augmentation des actes antichrétiens dans le Royaume du Maroc depuis quelques mois ». Elle fait ainsi allusion à l’arrestation et l’expulsion d’un missionnaire américain le 5 février au motif de « flagrant délit de prosélytisme chrétien », selon les termes utilisés par les autorités marocaines. Cette arrestation avait été précédée par un raid de plusieurs dizaines de soldats contre un petit groupe de maison étudiant tranquillement la Bible. En décembre, cinq chrétiens (deux Sud-africains, deux Suisses et un Guatémaltèque) avaient été expulsés de la même manière essentiellement pour avoir étudié la Bible. Idem pour un groupe de cinq jeunes chrétiennes étrangères en mars l’année dernière.

 

Régime autoritaire

 

Comment l’Etat marocain justifie-t-il les dernières expulsions ? Mal, bien sûr. Comme tous les régimes autoritaires et non transparents, il se réfère à des principes qui peuvent sembler acceptables mais qui ne le sont pas et il s’invente des ennemis et des délits imaginaires. Ainsi, au nom de la « lutte menée contre les tentatives de propagation du crédo évangéliste, visant à ébranler la foi des musulmans », il agirait « conformément aux dispositions légales en vigueur, pour la préservation des valeurs religieuses et spirituelles du royaume ». En clair : la conversion des musulmans au christianisme est interdite. C’est un principe énoncé dans le Coran, mais il est contraire aux droits de l’homme pourtant signés par le régime marocain. En ce qui concerne les personnes expulsées le 8 et 9 mars et qui étaient responsables d’un orphelinat à Aïn Leuh (région de Moyen-Atlas), les autorités mettent en cause leur intégrité morale. Selon une source anonyme citée par l’AFP le 8 mars, les chrétiens étrangers « mettaient à profit l'indigence de quelques familles et ciblaient leurs enfants mineurs qu'ils prenaient en charge, en violation des procédures en vigueur en matière de kafala (adoption) des enfants abandonnés ou orphelins ». De même, selon le ministère de l’Intérieur, « sous couvert d'actions de bienfaisance, ce groupe s'adonnait également à des activités de prosélytisme visant des enfants en bas âge, n'ayant pas plus de dix ans ». On apprend aussi que « des centaines de prospectus et de CD ont été saisis ».

Il s’agit là d’un véritable procès en sorcellerie dont les principales victimes directes sont des enfants en bas âge. L’orphelinat en question, appelé Village of Hope ou Village de l’espoir, avait été repris par des protestants évangéliques il y a une décennie avec l’accord des autorités. Voici un extrait du communiqué de Portes ouvertes :

 

« Le Village de l’espoir pleure. Cet orphelinat, implanté en toute légalité depuis 10 ans au Maroc, vient d’être le théâtre de déchirements insupportables. Hermann Boonstra, le directeur du Village de l’espoir, vivait au Maroc depuis 11 ans et avait accueilli 8 enfants qu’il aimait comme les siens. Il a dû les laisser sur place. Pour lui comme pour les autres familles expulsées, c’est une douleur sans fin. Que vont devenir les enfants ?

 

Leur travail était reconnu par les autorités

 

Pourtant, depuis ses débuts, le village de l’espoir a mis un point d’honneur à préparer de jeunes marocains capables de s’intégrer dans la société. En accord avec le gouvernement marocain, les enfants suivaient les cours de l’enseignement scolaire national et apprenaient le Coran comme les autres enfants marocains. L’orphelinat était reconnu par les autorités et régulièrement contrôlé. Un agrément reconnaissant l’orphelinat comme Etablissement de protection sociale était en cours. »

 

dmvillageofhopemars2010Les propos de Portes ouvertes sont confirmés par d’autres sources, à commencer par les responsables de l’orphelinat (cliquez ici). Les informations peuvent être complétées par le site d’information chrétien américain Christian Post (cliquez ici). Dans un article paru le 9 mars, un des responsables du Village de l’espoir, Chris Broadbent, affirme que l’orphelinat avait été déclaré officiellement comme une association chrétienne en 2002. Elle aurait reçu la permission de « parler de christianisme aux enfants qu’elle a en charge », selon Broadbent.

Il faut aussi noter que les volontaires étrangers n’ont pas le droit d’adopter les enfants (seuls des musulmans pourraient le faire). Les chrétiens agissent comme des parrains et des marraines. Les enfants dépendent totalement d’eux. A ce titre, lisez ce communiqué de La Gerbe, une association humanitaire chrétienne membre de la Fédération de l'entraide protestante. L'hypothèse du prosélytisme, de manipulation mentale et d'adoption d'enfants est largement démontée et dénoncée. Comment un gouvernement qui se prétend moderne et respectueux des droits de l’homme peut-il agir ainsi à l’encontre des enfants qui sont, eux, des sujets du Royaume du Maroc ? Quel avenir pour eux ? Les orphelinats de masse d’abord et les réseaux de prostitution après ? D’où vient ce cynisme criminel digne d’une dictature militaire ? Et où sont les responsables musulmans qui dénoncent ces violations flagrantes contre les libertés religieuses ? Ont-ils des yeux pour voir et des bouches pour parler ? Quant à la réaction de l'archevêque catholique de Rabat Mgr Landel, se félicitant le 11 mars de la « liberté de culte au Maroc » (sic) tout en condamnant des pratiques des « évangélistes »,  nous avons envie de reprendre les mots de Chris Broadbent commentant l'attitude des autorités marocains : « Dieu les voit. » Cliquez ici pour lire le communiqué officiel des autorités marocaines.

 

Selon l’équipe du Village de l’espoir, l’ordre de l’expulsion émane du nouveau ministre de la Justice, Mohamed Naciri. Le ministre de la communication, Khaled Naciri, défend ardemment cet ordre. L'ambassade des Etats-Unis le regrette.

Les chrétiens sont 1,1 % de la population au Maroc. Intensifions notre aide – prières, argent et information - pour ces sœurs et frères en Christ.

Henrik Lindell

Les photos viennent du Village de l'espoir. La première, déchirante, a été prise le 8 mars lorsque les volontaires ont dû quitter l'orphelinat. La deuxième donne une idée de ce qui fut jusqu'au 8 mars un orphelinat modèle.

 

Voir également http://topchretien.jesus.net/topinfo/view/66353/le-minist...

 

 

 

15/03/2010

Pakistan : Un couple de chrétiens condamnés à 25 ans de prison pour avoir touché le Coran sans s’être préalablement lavé les mains.

ipakistancorano1Islamabad (AsiaNews) - Un tribunal du district de Kasur a condamné un couple de chrétiens, Munir Masih et Ruqqiya Bibi, à 25 ans de prison. Selon le Centre for Legal Aid Assistance and Settlement (CLAAS), le juge Ajmal Hussein a condamné le couple pour avoir touché le Coran sans s’être lavé les mains.

Munir Masih et Ruqqiya Bibi avait été libérés sous caution en janvier dernier, mais ils ont été ré-arrêtés après la décision du juge. Le mari a été enfermé dans la prison du district de Kasur, la femme dans la prison pour femmes de Multan. Ils ont tous deux entamé leur peine de 25 ans derrière les barreaux.

Selon le CLAAS, association qui se bat pour les droits des pauvres et des marginaux, le couple a été accusé d’avoir « contaminé » le Coran lorsqu’ils l’ont touché « sans s’être lavé les mains ».

L’incident qui avait eu lieu en décembre 2008 avait déclenché la colère des extrémistes musulmans qui avaient fait pression sur la police. Selon des informations non confirmées, ces extrémistes auraient payé la police pour que celle-ci découvre de nouvelles “preuves” pour justifier le verdict. A l’issue de l’enquête de police, le couple s’est vu accuser de blasphème.

La loi sur le blasphème est l’élément le plus dur en matière de répression religieuse existant au Pakistan. Elle a été adoptée par l’ex-dictateur Zia ul-Haq pour protéger l’islam et son prophète, Mahomet, des attaques et des insultes.

Source : AsiaNews

Signalé par Tnr, traduction partielle Bivouac-ID