12/08/2009

Réveil mondial ?

Le retour de Jésus-Christ sera-t-il obligatoirement précédé d’un réveil mondial ?

Par Samuel Foucart (topchrétien)

 

reveilAvant tout, je crois qu’il faut d’évacuer une première question : Le Christianisme du vingt et unième siècle croit-il encore au retour de Jésus-Christ ? Pour certains, cela relève de la science fiction ; pour d’autres, c’est une vérité biblique très secondaire, ils ne comptent que leur immédiat ; pourtant, cette vérité figure nombre de fois répétée dans le Nouveau Testament, et vous la trouvez dans le credo catholique comme étant une affirmation de la foi chrétienne, je cite : « Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts et son règne n'aura pas de fin… » Credo symbole de Nicée.

 

Avant de réponse à la question qui me sert de titre, je voudrais aussi évacuer la notion de réveil telle qu’elle est envisagée trop souvent ! C'est-à-dire un « truc magique » qui va nous tomber dessus du ciel, et qui va régler tous nos problèmes, remplir nos églises, et changer le visage et le comportement de nos adversaires à notre égard ! Pure utopie ! Jamais la Bible ne parle d’un réveil dit « spirituel » de ce genre-là, c’est du rêve, de la poudre aux yeux, voire, pour certains, du mensonge organisé ! C’est aussi de la paresse spirituelle. Croire cela nous évite de vivre ce qui conduit à un vrai réveil : « Réformez vos œuvres et vos voies » (Jérémie 26.13) ! C'est-à-dire changez de comportement ; reprenez le chemin de la piété personnelle et quotidienne ; retournez dans vos réunions de prières ; revenez au Dieu vivant et vrai ! Abandonnez vos agissements coupables ! Redonnez à Dieu la première place dans votre vie ! Voilà ce qui conduit à un réveil personnel, tel qu’il est décrit souvent dans la Bible, par exemple en 2 Chroniques 36.22, où le réveil est personnel, ou encore en 2 Chroniques 33.12-14, là encore un réveil personnel qui conduit à des bouleversements sur la nation.

 

Alors, le retour de Jésus, sera-t-il précédé d’un grand réveil universel, promis par tels évangélistes, ou certains pentecôtistes en particulier, mais accrédité par aucune base scripturaire ? La réponse est bien entendu NON ! Dieu fait ce qu’il veut, et il est indéniable que dans certaines nations, l’Évangile dame le pion aux religions ancestrales dominatrices, comme au Brésil ou en Argentine, ou bien encore dans de nombreux pays d’Afrique.

 

Que lisons-nous dans l’Évangile alors ? « Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc18.8). Pensez-vous que l’inquiétude de Jésus concerne ici les incroyants ? Bien entendu que non, c’est à propos de son Église qu’il pose cette question, parce que légitimement, c’est là qu’il faut s’attendre à trouver la foi ! Et puis « La charité du plus grand nombre se refroidira » (Matthieu 24.12) ! Voilà encore un trait particulier de la fin des temps, qui n’est pas là pour nous encourager à croire des chimères, mais qui fait partie du tableau réaliste de Jésus décrivant la mentalité animant le christianisme juste avant son retour ! Et que dire de ce fameux texte si souvent attribué à tort aux seuls incroyants : « Ayant l’apparence de la piété mais reniant ce qui en fait la force » (2 Timothée 3.5) ? À votre avis, de qui Jésus parle-t-il ? L’un des signes les plus marquants de l’approche du retour de Jésus est là, sous nos yeux, et nous préférons chercher ailleurs, dans du spectaculaire, alors que l’abandon de la piété par l’Église nous crève les yeux ! Moins de communion personnelle avec Dieu !

 

Enfin, un mot sur l’esprit missionnaire, qui est l’un des traits les plus marquants de ce qui va précéder le retour de Jésus, ce fameux « Alors viendra la fin » (Matthieu 24.14). Aucun missionnaire ne devrait jamais perdre de vue pourquoi il est missionnaire : « Pour annoncer le salut, et ainsi hâter le retour de Jésus, et rien d’autre » ! Aucun organisme missionnaire n’a le droit d’oublier pourquoi il envoie des missionnaires, pourquoi il les soutient, pourquoi il les finance : Avant tout pour favoriser l’accomplissement de cette promesse de Jésus : « Je reviendrai » (Jean 14.3) ! Que les missionnaires soient sur le terrain, à l’étranger, en France, ou bien derrière un clavier d’ordinateur, ou un micro de radio, ou encore une caméra de télévision, peu importe !

 

Voyez-vous, le contexte spirituel précédant le retour de Jésus, et l’annonçant même, ne parle jamais, contrairement à certains « prophètes » en mal d’inspiration, d’un réveil mondial comme signe avant-coureur du plus grand événement à venir pour le monde ! Mais c’est précisément le contraire. Cessons de rêver ; revenons sur terre en attendant le ciel ! Nous avons notre part à faire, et si nous ne la faisons pas, même le Dieu à qui rien n’est impossible, ne la fera pour nous !

 

Samuel Foucart

 

23/04/2009

Les nouveaux pentecôtistes sont arrivés !

Les nouveaux pentecôtistes sont arrivés !

Par Samuel Foucart – topchrétien

 

Au fond, à bien y regarder ils ont toujours été un peu là ! Mais désormais ils s’affichent et ils affichent la couleur. Il y a toujours eu pas mal de méfiance à leur égard, et je sais de quoi je parle, j’en suis. Les fameux « Pen-Pen » (prononcez « Pan-Pan ») comme certains les nomment affectueusement, avec leurs lubies, leur parler en langues, leurs charismes et leurs pratiques, parfois « limite ». Finalement, on les aime bien, ils font partie du paysage évangélique ! Bref !

 

Sauf que ceux et celles qui nous aiment un peu moins (si si, il y en a, je vous assure), et qui parfois nous ont critiqués, n’avaient pas forcément tort dans leur approche des choses !

 

Le nouveau pentecôtiste est arrivé ; devrais-je dire que le nouveau pentecôtisme est là, j’espère que non ! Je vais donc me contenter de ma première approche, individualiste. Les pratiques, la foi, l’objectif, la raison d’être et les méthodes du nouveau pentecôtiste, sont exclusivement fondés sur l’expérience ! Celle du moment, celle faite en groupe, celle revendiquée par tel ou tel leader charismatique en vogue ! Bref, que de l’inquiétant !

 

En vieux pentecôtiste que je suis, on m’a toujours appris que l’expérience, aussi belle soit–elle, ne pouvait jamais prévaloir sur la Bible et sur son enseignement ! Et je tiens à rester dans ce cadre-là ! Mais de plus en plus on voit ici ou là des croyants, sympathiques au demeurant, apparemment très solides, s’écrouler brutalement, mettant en évidence une fragilité insoupçonnée, et un déséquilibre sous jacent !

 

Ces nouveaux pentecôtistes ne sont pas fidèles à leur église locale, ils laissent le feeling décider pour eux ; ils n’aiment pas les autres, ils veulent ressentir une communion ; ils n’acceptent pas que leurs rassemblements soient soumis à des règles bibliques ; pour eux, l’onction est synonyme de bazar et de désorganisation ! Bref ils sont ingérables et incontrôlables, ce qui les rend inquiétants ! Le nouveau pentecôtiste est un adepte du sentimentalisme exacerbé, il lui faut des larmes, du rire, de l’émotion, du bruit, de l’ambiance ; il aime a être culpabilisé et manipulé, et nomme tout cela abusivement « l’action de l’Esprit de Dieu » !

 

Le christianisme authentique a toujours eu pour base l’Evangile de Jésus-Christ, sur lequel repose tout l’enseignement du Nouveau Testament, et qui découle de l’Ancien Testament. À en croire certains, cela ne compte plus, il faut privilégier l’expérience sur tout le reste ! Moi je dis non ! Un christianisme sans expérience n’a, certes, pas de sens ; mais des expériences sans fondement biblique, moi je n’en veux pas ! C’est la porte ouverte à tout à et à n’importe quoi, et c’est d’ailleurs ce qui arrive avec des folies comme la « bénédiction » de Toronto, l’évangile de la prospérité, la démonologie et ses déviances psychiatriques, ou d’autres bizarreries, toutes issues, non pas de l’Evangile de Jésus-Christ, mais d’expériences qui, avec le temps, ont fini par faire force de loi chez certains !

 

Cela me ramène à Matthieu 7.22, où la description faite par Jésus de ces personnes, qu’il ne reconnaît pas pour siennes, s’applique trait pour trait au nouveau pentecôtiste, celui qui met toujours en évidence ses expériences bien avant la volonté de Dieu, comprenez sa Parole écrite ! Le résultat est pitoyable !

 

Moi, je suis pentecôtiste, mais avant cela, évangélique ! La première expérience étant pour moi complémentaire de la seconde, je suis bien dans ma peau de pentecôtiste, mais je m’inquiète pour l’image laissée par les nouveaux pentecôtistes ; ce n’est plus du tout celle de l’Evangile de Jésus-Christ. Réagissez mes amis !

 

Samuel Foucart

16/03/2009

La religion des paresseux

La religion des paresseux Par Samuel Foucart

 

Titre provocateur ? Peut-être ! Mais avant tout réalité biblique, spirituelle et de terrain. Le livre des proverbes parle très souvent du « paresseux », au moins à dix-sept reprises dans nos versions françaises. Ce n’est pas uniquement pour définir ce que nous connaissons des paresseux en général, c’est-à-dire quelqu’un qui ne veut pas faire d’effort ; non, mais davantage pour signaler ce qu’est la paresse spirituelle. La religion des paresseux se décline sous trois volets principaux :

 

- D’abord, ils transforment la grâce de Dieu en dissolution (Jude 1.4). C'est-à-dire que sous prétexte de grâce, ils vivent n’importe comment, font n’importe quoi et laissent le désordre régner dans leur vie. C’est très répandu, finalement ! La religion du paresseux ne préconise aucune règle ; leur « piété » n’est soumise à aucune discipline ; ils font ce qu’ils veulent, avec qui ils veulent, quand ils veulent et où ils veulent, et n’ont aucun compte à rendre à personne, (ce qui n’a jamais été de la liberté, mais de la paresse) ! Ils refusent de trancher certaines situations, ou d’en régler d’autres ! Ils ne se soumettent à aucune autorité. Bref, officiellement ce sont des adeptes d’une religion évangélique, protestante, baptiste, catholique, orthodoxe, adventiste ou pentecôtiste ; mais en réalité ce sont des pratiquants de la religion de la paresse !

 

- Le second volet de cette religion consiste dans le fait que ces personnes-là attendent tout ou presque de Dieu ; c’est à lui de tout faire ! Elles croient en Dieu, elles croient que Dieu peut tout, et même elles prient ! Beaucoup d’entre elles ont sans cesse le mot « réveil » à la bouche ; elles-mêmes n’ont rien à faire ! Jamais les adeptes de la religion du paresseux ne se remettront en question ; jamais ils ne prendront le temps de s’examiner devant Dieu dans un temps de jeûne et prière ; jamais ils n’envisageront leurs erreurs ! Il n’est pas question pour eux de réformer leurs voies et leurs œuvres, c’est aux autres de le faire ; d’ailleurs, pour les adeptes de cette religion-là, il n’y a jamais assez d’amour dans leur église locale.

 

- Enfin, troisième volet de la religion du paresseux, la référence à la démonologie ! Tout est de la faute du diable et des démons, d’après eux ! S’appuyant sur des vérités bibliques indéniables faisant références au combat spirituel que tout croyant est appelé à mener sainement, ils en profitent pour détourner de leur sens premier les textes de la Bible afin d’en tirer profit ! Leurs erreurs ? C’est de la faute des démons ; leurs péchés ? Ce n’est pas de leur faute, mais de celle d’un démon d’impureté ; leurs liens (par exemple, tabac, alcool, jeux, crédit, pornographie etc.) ? Ce n’est pas de leur responsabilité, et ils n’ont rien à faire d’autre que de chasser le démon ! Quelqu’un n’est pas d’accord avec eux ? Il est tenu par des esprits mauvais ! Facile, cette religion, et parfaitement irresponsable !

 

Vous l’avez compris, la religion du paresseux est bien plus répandue que nous ne pouvons l’imaginer, et ce dans tous les milieux chrétiens ! L’Évangile nous responsabilise toujours et nous place en face de nos faiblesses, de nos misères, voire de notre péché, non pas pour que nous les fuyions, mais pour qu’enfin nous en triomphions ! Soyons des adeptes de la religion courageuse, qui prône la repentance comme moyen, la réforme comme doctrine, et la grâce comme solution ! C’est elle la bonne religion.

 

Samuel Foucart