11/08/2011

Le purgatoire : réfutation d'un mensonge catholique

Récemment, j'ai eu un débat sur l'existence du purgatoire. Quelle immense tristesse de voir des gens qui prétendent être chrétiens, mais dont on se demande ce qu'ils font de l'oeuvre de la croix, de l'oeuvre salutaire de la mort du Christ et du pardon des péchés.  Pour eux, l'oeuvre de la croix ne suffit pas et le chrétien doit mériter le ciel dans une certaine mesure. Cet état intermédiaire favorise la croyance dans le dogme du culte des morts, tout aussi anti-biblique.

J'ai eu droit à une série de versets pour justifier ce dogme farfelu, tous plus hors contexte les uns que les autres.

Il n'y a rien qui ressemble à un purgatoire dans la Bible...  D'où donc sortent-ils cela ?

Quelques versets cités par des catholiques :

"Ôte mes taches avec l'hysope, je serai pur ; lave-moi, je serai blanc plus que neige. Rends-moi le son de la joie et de la fête : qu'ils dansent, les os que tu broyas ! Détourne ta face de mes fautes, et tout mon mal, efface-le." [Psaumes 51,9-11]

-> Ici, je crois que même un enfant constaterait qu'il s'agit simplement d'une prière de repentance d'un vivant !! Rappelons que ce psaume est récité avant l'oeuvre de la croix. Rien qui ressemble à un purgatoire jusqu'à présent.


"S'il en était autrement, que gagneraient ceux qui se font baptiser pour les morts ? Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi donc se fait-on baptiser pour eux ?" [1 Corinthiens 15,29]

-> La question de ce passage biblique est de démontrer que la résurrection des morts est bien réelle. Avec le baptême, nous entrons dans l'église déjà glorifiée, donc pour les morts et non pour les vivants vu qu'il faut évidemment être mort pour ressuciter.
Une lecture du chapitre nous fait comprendre immédiatement qu'il n'est jamais question de prendre son baptême pour faire plaisir à des morts en stand-by dans un purgatoire. Non, c'est un plaidoyer sur la resurrection en incorruptibilité des morts.

"Que le Seigneur fasse miséricorde à la famille d'Onésiphore, car souvent il m'a réconforté, et il n'a pas rougi de mes chaînes ; au contraire, à son arrivée à Rome, il m'a recherché activement et m'a découvert. Que le Seigneur lui donne d'obtenir miséricorde auprès du Seigneur en ce Jour-là. Quant aux services qu'il m'a rendus, à Ephèse, tu les connais mieux que personne."  [2Timothées 1,16-18]

-> Il s'agit ni plus ni moins d'une éloge. Rien n'indique que Onésiphore soit mort et encore moins qu'il serait dans un purgatoire !

"Que si sur ce fondement on bâtit avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, de la paille, l’œuvre de chacun deviendra manifeste ; le Jour, en effet, la fera connaître, car il doit se révéler dans le feu, et c'est ce feu qui éprouvera la qualité de l’œuvre de chacun (...) Si son œuvre est consumée, il en subira la perte ; quant à lui, il sera sauvé, mais comme à travers le feu" [1 Corenthiens 3,12-15]

-> Ici, si on se donne la peine de lire le chapitre, on constate que l'on parle des oeuvres ("éprouvera la qualité de l'oeuvre de chacun").  Il ne s'agit nullement de juger une personne, mais ses oeuvres qui, soit seront consummée soit subsisteront.
Où parle-t-on de la sainteté de l'âme ?? Il n'est question que des oeuvres.

"Tu nous as éprouvés, ô Dieu, épurés comme on épure l'argent ; tu nous as fait tomber dans le filet, tu as mis sur nos reins une étreinte ; tu fis chevaucher à notre tête un mortel ; nous passions par le feu et par l'eau, puis tu nous as fait reprendre haleine" [Psaumes 66,10-12]

-> Encore un psaume...donc avant l'oeuvre de la croix... Soit.
Ce psaume est une reconnaissance envers Dieu pour toutes les épreuves endurées car ces épreuves font que les hommes se tournent vers Dieu et Dieu les en a délivré.
v6 Il a changé la mer en terre sèche
v10 Car tu nous as mis à l'épreuve, ô Dieu !
V11 Tu nous as amenés dans le filet,
v12 Mais tu nous as mis au large et dans l'abondance.
Cela saute aux yeux, c'est de la reconnaissance pour la délivrance...mais certains ont envie d'y voir le purgatoire...hallucinations.

"C'est en lui qu'il [Jésus] s'en alla même prêcher aux esprits en prison, à ceux qui jadis avaient refusé de croire lorsque temporisait la longanimité de Dieu, aux jours où Noé construisait l'Arche, dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes, furent sauvées à travers l'eau" [1 Pierre 3.19-20]

-> Voici le verset le plus intéressant car si on part du principe que l'on parlerait du purgatoire, cela signifierait qu'il concerne des personnes ayant refusé de croire ! Il ne s'agit donc nullement, comme nous le dit le catéchisme catholique, de "ceux qui meurent dans la grâce et l'amitié de Dieu mais imparfaitement purifiés bien qu'assuré de leur salut éternel" !
Non bien sûr. Ce verset parle des personnes mortent avant de connaître l'oeuvre de la croix, ces personnes n'ont pas eu la chance que nous avons, Dieu-le-Fils a donc préché aux esprits rebelles d'avant la croix.
Rien à voir avec un purgatoire tel que nous en parle le catholicisme de toutes façons.


"Et quiconque aura dit une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera remis ; mais quiconque aura parlé contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera remis ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir" [Matthieu 12,32]

-> Ici, selon un autre catholique, le purgatoire serait incontestable... J'ai beau cherché, je ne vois pas !
Le verset traite du blasphème. On peut blasphémer contre le fils de l'homme, cela pourra lui être remis car c'est souvent à cause de l'ignorance (et à condition bien sûr qu'il se repente sinon cela signifie qu'il meurre en non-chrétien) par contre, impossible  s'il s'agit d'un blasphème contre le Saint-Esprit car ce serait de l'endurcissement et de la résistance volontaire à l'Esprit de Dieu que l'on aurait expérimenté.

Mais l'argumentation repose entièrement sur le "ni dans le siècle à venir"... Remarquons au passage que les catholiques utilisent une traduction de ce verset pour pouvoir mieux faire passer la pillule : ils utilisent "ni dans ce monde ni dans le monde à venir" pour asseoir leur théorie de purgatoire.  Rien ne permet d'affirmer qu'il s'agit de "monde" car "aion" désigne bien un temps et non un lieu.  Jésus parle de la situation actuelle et d'une situation à venir (savoir, après l'oeuvre de la croix).

Bref, aucune trace d'un purgatoire tel que l'ont inventé les catholiques. Si quelqu'un parmi vous veut présenter une réelle argumentation et non un montage farfelu de versets hors contexte, je l'invite à ce manifester.

CQFD
Jésus, Christ, Seigneur, Sauveur, Fils, Dieu, Bible, Foi, Evangile, Purgatoire, Catholique, Catholicisme, Protestant, Protestantisme

26/04/2011

Catholicisme...faisons le point...

Je vais encore avoir des remarques de mes amis catholiques, mais trop c'est trop, je pousse mon coup de gueule. Langue tirée

Nous avons dans la blogosphère un fanatique catholique de la pire espèce... un de ces militants qui ne jure que par la diffamation et le venin... un de ces militants pour qui la vérité n'est qu'un élément secondaire voire gênant...

Faisons le point, l'église catholique c'est quoi...?

L'église catholique c'est le Vatican avant tout, c'est cette organisation politique centrée à Rome qui manipule l'ensemble des églises catholiques du monde sur base de traditions mercantiles et archaïques. Une organisation qui se prétend chrétienne mais qui a étouffé le coeur du christianisme avec l'introduction de rites issus du paganisme. Le catholicisme est une organisation politique, il n'est donc pas étonnant qu'il ait eu recours à des techniques politiques tels que des "alliances" . Le résultat est affligeant...

Jésus-Christ le sauveur est redevenu le bébé qui obéit à sa maman, le mot église (qui signifie assemblée) est devenu synonyme de bâtiment ou d'autorité religieuse, pour la résurrection de Jésus on fête l'arrivée des cloches et des oeufs de Paques, Marie simple mortelle est devenue médiatrice de l'humanité et reine du ciel comme Astarté, des lieux de cultes connus internationalement sont dédiés à Marie (Lourdes, Medjugorge,..) ,...

Voyez la richesse du Vatican...

vatican.jpg

voyez la petite maison du "pape", Castel Gandolfo, est-ce la maison du soit-disant successeur de Pierre ?

castelgandolfo.jpg

Le "pape" tiens, parlons-en... S'il y a bien un titre que Jésus nous a gardé de porter est justement le titre de "père" (Matthieu 23:9)... Pierre refusait les honneurs car il reconnaissait qu'il n'était qu'un homme (actes 10:26) mais le "pape" accepte en souriant que les rois s'inclinent devant lui...

roi_pape.jpg

Je vous passe les scandales de pédophilie et tout ce silence ignoble (ou pire les commentaires malséants) de cette hiérarchie religieuse. Le nombre de cas est tel que l'on en vient à se poser des questions...

Je vous passe aussi les cas ignobles tels que celui où le Vatican a excommunié un médecin et une famille brésilienne car ils ont procédé à l'avortement de leur fille violée à 9 ans pour sauver sa vie (http://www.lexpress.fr/actualite/societe/bresil-un-archev...). Que fallait-il faire Mr Ratzinger ? Exiger des parents qu'ils regardent leur petite fille mourir ?

Je vous passe aussi la canonisation de Pie XII, dont on ne rappellera jamais assez son silence meurtrier pendant la guerre, la mise à l'honneur des prêtres intégristes et négationnistes (Williamson,..)

Comment peut-on encore se faire le défenseur de cette organisation qui a perdu toute crédibilité ?

Mais quand on ne peut briller soi-même, il faut ternir les autres... alors les militants calomnient...

Les évangéliques seraient une secte ? Ceci est faux car l'église évangélique réprésente 75% de l'église protestante. Encore un peu de crédibilité qui s'en va...

Il serait difficile de sortir d'une église évangélique ? J'aimerais comprendre que signifie cette phrase car je n'ose imaginer qu'il s'agirait d'une accusation aussi grave que de faire croire qu'il y aurait des menaces. Vous ne désirez plus fréquenter une assemblée évangélique, vous n'y allez plus et puis c'est tout. Par contre, essayez de dire dans un petit village que vous n'êtes pas (ou plus) catholique et vous verrez comment vous serez pointés du doigt par tout le village.

Il y aurait de "nombreuses sectes protestantes" ??  Amusant comme attaque... Aucune secte n'est reconnue par le protestantisme.  Ce qui n'est pas le cas des catholiques qui ont reconnu la secte de l'opus déi en 1950 !

Je suppose qu'il voulait parler de différentes dénominations au sein de la famille protestante... mais les protestants sont loins d'avoir autant de dénominations que les catholiques : Salésiens de don bosco, Dominicains, Bénédictins, Cisterciens, Franciscains, Trappistes, Chartreux, Clarisses, Carmélites, Capucins, Ursulines, Jésuites,...la liste est longue ! Je pourrais rajouter : les Chevaliers du Temple, l'ordre de Malte, Chevaliers du Saint Sépulcre, Hospitaliers,... Les mouvements ne se comptent plus : Fraternité Saint Pie X, sedevacantisme,... Les sectes, je n'en parlerai pas, si ce n'est l'opus déi, mais de toutes façons celle-là est reconnue par le Vatican depuis 1950...

 

Le propre du protestantisme est de savoir se réformer, de savoir se remettre en question le cas échéant. Le propre du protestantisme est d'être en harmonie avec l'Esprit qui a inspiré la Bible;un même Esprit ne peut inspirer blanc un jour et inspirer noir le lendemain...

Mes amis catholiques vont s'en doute m'en vouloir de cet article, heureusement ils connaissent le coeur de ma pensée, ils savent que je sais reconnaître que de nombreux catholiques sont des gens honnêtes et droits...mais hélas trop attaché à la tradition, leur foi en Dieu étant quasi inexistante...

Dieu sait reconnaître les siens, peu importe d'être catholiques ou protestants, si vous savez que Jésus est mort pour vous, nous sommes tous frères. Ne vous tracassez pas pour les leaders malhonnêtes qui ont déformé la parole de Dieu.

 

NB:Il est patent de constater que tous les blogs catholiques ont adopté la modération des commentaires.  Ceci est une double preuve : l'absence de liberté d'expression, la peur d'être démasqué sans savoir répondre face à la vérité.

 

 

 

09/08/2009

Intox catholico-islamique

Certains sites islamiques vivent du mensonge et de la haine, je le déplore et je sais que les musulmans honnêtes le déplore également.

Sur base de la seule accusation d'un évêque catholique indien, une campagne de dénigrement des protestants s'est répandu sur les sites islamiques ou catholiques.
Le catholicisme est né d'un mouvement politique issu et dévié du christianisme, c'est ce point commun qui l'unit à l'islam.
Or, l'Inde est un pays qui s'islamise et les catholiques s'associent pour protéger la fuite des fidèles cathos et musulmans qui se convertissent au christianisme évangélique. (Le même phénomène est observable en Cisjordanie.)

Il est effarant de constater combien les médias exposant des vidéos et des preuves sont contestés par les extrémistes musulmans et combien un petit article évoquant les accusations sans preuve d'une seule personne peut être pris en considération par ces même extrémistes...

 

Je vous demande de bien vouloir prier pour ces gens qui répandent ces mensonges soit par naïveté soit par haine, afin que Dieu leur donne le désir de paix.

 

Aucun protestant ne se rendra coupable d'attaque envers quelque religion que ce soit. Les protestants recherchent le dialogue...mais c'est peut-être ce que les extrémistes considèrent comme une attaque ?

 

01/01/2009

Disparition du plus ancien journal protestant

Disparition du plus ancien journal protestant

(Protestinfo.ch)

 

« Le Protestant » qui est le plus ancien périodique de la presse protestante francophone, va cesser de paraître à la fin de 2008 et sa rédaction va être intégrée dès janvier 2009 dans celle d’Evangile et Liberté, le mensuel français du protestantisme libéral. Des raisons d’ordre administratif et juridique ont conduit à renoncer au titre suisse en faveur du titre français.

 

Ainsi va disparaître le nom d’un journal qui était le plus ancien organe de presse du protestantisme d’expression française. Fondé en 1831 sous la direction du pasteur et professeur genevois Jean-Jacques Caton Chenevière pour soutenir la cause d’un protestantisme ouvert et multitudiniste au sein de l’Eglise de Genève, Le Protestant avait connu des fortunes diverses avant d’adopter en 1948, sous la houlette du pasteur Robert Stahler, un format et une tournure carrément journalistiques.

 

En 1965, l’arrivée de plusieurs collaborateurs vaudois soucieux de mieux faire entendre dans l’Eglise de leur canton la voix du protestantisme libéral avait donné à cette publication une dimension nettement romande. En intégrant la rédaction du Protestant dans la sienne propre, Evangile et Liberté devient ainsi un périodique franco-suisse, soucieux d’affirmer « la primauté de la foi sur les doctrines, la vocation de l’homme à la liberté et la constante nécessité d’une critique réformatrice. » (ProtestInfo/br)

20/09/2008

Evangéliques et catholiques persévèrent dans le dialogue

Evangéliques et catholiques persévèrent dans le dialogue

Source : TopInfo

 

regardDepuis dix ans, un groupe comprenant diverses personnalités catholiques et protestantes évangéliques, se réunit régulièrement pour développer un échange sur leurs convictions religieuses respectives, et parvenir ainsi à «dépasser les caricatures mutuelles». En 2006, ces conversations entre catholiques et chrétiens évangéliques ont débouché sur la publication d’un premier document de grande qualité, intitulé «Regard sur le Protestantisme évangélique en France».

 

Il y a deux ans, dans la conclusion du livret, les membres du groupe entrevoyaient «de nouvelles perspectives qui invitent à de nouvelles relations reposant sur des efforts de connaissance réciproque». C’est donc sans surprise que le groupe se réunira à nouveau ce jeudi 25 septembre à Montreuil, dans le cadre d’une conférence débat sur le thème «Evangéliques et catholiques en France : conflit ou dialogue ?».

 

La conférence sera animée par Gérard Daucourt - Evêque de Nanterre -, et Henri Blocher - Professeur émérite à la Faculté libre de théologie évangélique de Vaux sur Seine -.

 

Paul OHLOTT

 

Renseignements : direction.udc@cef.fr

Jeudi 25 septembre 2008 Salle Pauline Kergomard 34 rue Robespierre - 93100 Montreuil Métro : Robespierre (ligne 9)

Une réception, à 18h30, sera suivie à 20h30 d’une conférence débat publique

montreuil

 

15/08/2008

Ce que l'on doit aux protestants

Ce que l'on doit aux protestants

(Source : Journal Chrétien)

 

topinfo_8018Comment aborder un tel sujet sans paraître prétentieux ? Peut-on affirmer que le protestantisme est à l'origine de traits marquants de notre mode de vie et qu'il a créé des institutions dont tout le monde reconnaît aujourd'hui l'utilité et la valeur ?

 

Le fait même que je commence par une interrogation plutôt que par une affirmation est déjà significatif. Cette réserve parfois excessive trouve son origine, pour certains, dans l’identité réformée. La crainte de « paraître » est nourrie de la conscience du danger de la glorification, de la tentation si humaine de dénier la grâce divine qui seule sauve le pécheur.

 

Responsabilité individuelle

 

La contribution fondamentale du christianisme au développement de la pensée humaine pourrait bien être l’émergence de la conscience individuelle. Par ses paroles et par ses actes, Jésus montre que Dieu accorde sa reconnaissance à la personne, et non à la famille, au clan, à la nation ou à une autre identité collective. Le protestantisme a largement contribué à la mise en valeur et au renforcement de cette conscience en mettant l’accent sur la responsabilité individuelle. Appelé à se présenter devant Dieu avec l’ensemble de sa personne et de ses actes, le croyant est responsable de ce qu’il aura fait de la grâce reçue. Calvin appelait cela la sanctification du croyant. Agir de manière responsable dans le monde et au service des hommes pour la gloire de Dieu, telle est la vocation du croyant.

 

La foi est un regard porté sur l’ensemble de la vie. De la culture musicale à la vie sexuelle, de l’architecture au vocabulaire, partout on trouvera des traces de nos convictions religieuses et de l’influence du protestantisme.

 

En conservant cet esprit critique propre au protestant, on admettra aussi que si les initiatives que j’évoque sont nées de la volonté de croyants et de communautés protestantes, elles se sont développées dans le sens d’une laïcisation, parfois acquise contre la volonté ecclésiale. Cette laïcisation est toutefois conforme à l’esprit protestant décrit ci-dessus. La fonction diaconale de l’Eglise est prophétique : elle signale des lieux de souffrance et d’exclusion en proposant des solutions concrètes de soutien et d’accompagnement des personnes concernées. Mais elle ne saurait pallier à elle seule les carences de l’Etat et les défaillances de la société.

 

Aide aux malades et aux démunis

 

Prenons le domaine de la santé et du social. En terre protestante, de nombreuses œuvres ont été créées par l’Eglise réformée ou par des particuliers, au nom de leurs convictions religieuses. C’est l’expression protestante de la tradition biblique d’aide aux malades et aux démunis, commune à toutes les confessions chrétiennes. Une grande partie des institutions de santé et plus largement du domaine social sont nées de cette manière. Des initiatives issues des Eglises réformées marquent encore nos cantons et sont actuellement en pleine évolution. Que l’on songe au secteur de l’aide familiale et des soins à domicile, au domaine de l’aide apportée aux toxicomanes, ou encore à celui de la réinsertion professionnelle.

 

Un aspect de l’action protestante est de chercher à développer la qualité des services et le professionnalisme qui la permet. La vocation d’apporter soutien et réconfort aux malades a été modernisée et professionnalisée par les sœurs diaconesses de Saint-Loup, ordre protestant qui a en particulier créé une école de soins infirmiers. Dans ce domaine comme dans celui du travail social ou encore de l’enseignement, les professions se sont laïcisées après avoir été constituées à partir de projets ecclésiaux. L’essentiel, aujourd’hui, n’est pourtant pas de défendre une histoire ou des droits d’auteur. Il est de renouveler l’esprit de vigilance qui, s’appuyant sur la conscience de la responsabilité personnelle, sera attentif aux nouveaux lieux d’inhumanité que toute société tend à créer et à ignorer.

 

L’instruction pour tous

 

Les réformateurs du XVIe siècle ont voulu rendre le texte biblique accessible à chacun. Pour cela, il fallait que chaque personne ait la possibilité d’apprendre à lire. Atteindre cet objectif a certes pris beaucoup de temps, et l’on s’aperçoit qu’aujourd’hui encore qu’il n’est pas acquis, même chez nous. Il n’en demeure pas moins que l’accès de tous à l’instruction, indépendamment de la classe sociale et de la capacité financière, a reçu une impulsion décisive de la Réforme.

 

Pour rendre le texte biblique accessible à chacun, il fallait aussi le traduire dans la langue commune. La Bible de Luther a eu une influence considérable dans la formation de la langue allemande. Les textes de Calvin ont aussi eu un impact important sur la langue française. Dans la région neuchâteloise, la Bible d’Ostervald a pénétré dans la grande majorité des foyers dès le XVIIIe siècle et a marqué notre langage et notre culture. Pour l’anecdote, si l’on appelle encore la cabane de jardin le kikajon, on le doit à cette bible annotée. Ostervald a tout simplement transcrit le mot hébreu qui désigne la plante sous laquelle le prophète Jonas s’est abrité, à l’extérieur de Ninive, après avoir accompli sa mission prophétique dans la grande ville ( Jonas 4).

(n.c.)

29/04/2008

Protestantisme

Protestantisme : histoire d'une doctrine spirituelle née à la Renaissance 

Article écrit par ludovic (topchrétien)

protestant

 

Le protestantisme prend racine en Europe lors de la Réforme lors de la période de la Renaissance au seizième siècle, notamment sous l'impulsion directe de dissidents catholique comme Martin Luther puis, plus tard, de Jean Calvin... Le terme de protestantisme lui-même fera son apparition pour la toute première fois en 1529, lorsque les seigneurs favorables à cette nouvelle doctrine, inspirés par Luther, protesteront contre les décisions prises notamment par la seconde diète impériale à Spire... Au début, les protestants français seront tous appelés « luthériens », pour ensuite être appelés non sans dérision « huguenots », et plus tard « religionnaires »... L'évènement symbolique fondateur du protestantisme est la réaction en 1517, par le moine Martin Luther (1483-1546) de « 95 thèses » contre la « vertu des indulgences ». Selon lui, les indulgences (vendues par l'Eglise pour payer la basilique Saint Pierre) donnent aux fidèles une fausse assurance quant à leur salut. Le salut, Luther en est convaincu après un cheminement douloureux, provient uniquement de la pure grâce de Dieu.

 

 

La naissance, par rupture avec le catholicisme, du protestantisme date cependant de 1520 avec la bulle Exsurge Domine promulguée le 15 juin : Luther est excommunié par le Pape après avoir soutenu que celui-ci et le concile pouvaient se tromper, et donc que le chrétien ne devait se soumettre qu'à l'autorité de la Bible. Le protestantisme est donc né d'une double mise en question. Classiquement, ses manuels de théologie affirment qu'il procède de deux principes : un principe formel, « l'autorité souveraine de l'Ecriture » ; un principe matériel, « La justification par la foi ».

 

L'ensemble des grandes caractéristiques religieuses protestantes découle de ces deux principes.

 

Ils informent aussi bien les refus (notamment le refus des médiations sacrales telles que le culte de la vierge et des saint, et des médiations ecclésiales comme le sacrifice de la messe) que les affirmations (le sacerdoce est universel, bien commun des laïcs et des clercs, qui ne diffèrent les uns des autres que par la fonction et non par l'essence). Ce sont ces refus et ces affirmations qui engendrent de la diversité. Au vingtième siècle, les défis entraînés par la laïcisation et la sécularisation progressives de l'univers occidental favorisent l'idée d'un dialogue et d'un rapprochement entre Eglises qui déborderaient les frontières du protestantisme. Des autorités religieuses prennent des initiatives en ce sens. Elles se heurtent à un refus poli du Vatican en 1914, mais rencontrent une certaine ouverture du côté des orthodoxes en 1913 et en 1919... Celle-ci est cependant limitée par le changement de régime en Russie, qui oblige les orthodoxes de ce pays à cesser les contacts amorcés. En fait le protestantisme oppose tout de suite une pluralité d'Eglises face au catholicisme. 

 

 

D'abord, ces Eglises prendront la plupart du temps un caractère national, avec par exemple la création en France des Eglises réformées en 1559. Ensuite, elles n'auront pas forcément le même mode d'organisation ni les mêmes références théologiques, symbolisées par des « confessions de foi ». Une partie de l'Allemagne et l'ensemble de la Scandinavie deviennent luthériens. Mais le luthérianisme n'est qu'une des branches du protestantisme. Ainsi, très vite, sous son influence szinglienne (de Huldrych Swingli...) et surtout calviniste (de Jean Calvin...), la Réforme protestante progresse, notamment en Suisse, en France, aux Pays Bas... Pour ceux que l'histoire du protestantisme intéresse, il existe un intéressant Musée Virtuel du Protestantisme, qui fournira au grand public toutes les informations nécessaires...

http://www.museeprotestant.org/