11/08/2011

Le purgatoire : réfutation d'un mensonge catholique

Récemment, j'ai eu un débat sur l'existence du purgatoire. Quelle immense tristesse de voir des gens qui prétendent être chrétiens, mais dont on se demande ce qu'ils font de l'oeuvre de la croix, de l'oeuvre salutaire de la mort du Christ et du pardon des péchés.  Pour eux, l'oeuvre de la croix ne suffit pas et le chrétien doit mériter le ciel dans une certaine mesure. Cet état intermédiaire favorise la croyance dans le dogme du culte des morts, tout aussi anti-biblique.

J'ai eu droit à une série de versets pour justifier ce dogme farfelu, tous plus hors contexte les uns que les autres.

Il n'y a rien qui ressemble à un purgatoire dans la Bible...  D'où donc sortent-ils cela ?

Quelques versets cités par des catholiques :

"Ôte mes taches avec l'hysope, je serai pur ; lave-moi, je serai blanc plus que neige. Rends-moi le son de la joie et de la fête : qu'ils dansent, les os que tu broyas ! Détourne ta face de mes fautes, et tout mon mal, efface-le." [Psaumes 51,9-11]

-> Ici, je crois que même un enfant constaterait qu'il s'agit simplement d'une prière de repentance d'un vivant !! Rappelons que ce psaume est récité avant l'oeuvre de la croix. Rien qui ressemble à un purgatoire jusqu'à présent.


"S'il en était autrement, que gagneraient ceux qui se font baptiser pour les morts ? Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi donc se fait-on baptiser pour eux ?" [1 Corinthiens 15,29]

-> La question de ce passage biblique est de démontrer que la résurrection des morts est bien réelle. Avec le baptême, nous entrons dans l'église déjà glorifiée, donc pour les morts et non pour les vivants vu qu'il faut évidemment être mort pour ressuciter.
Une lecture du chapitre nous fait comprendre immédiatement qu'il n'est jamais question de prendre son baptême pour faire plaisir à des morts en stand-by dans un purgatoire. Non, c'est un plaidoyer sur la resurrection en incorruptibilité des morts.

"Que le Seigneur fasse miséricorde à la famille d'Onésiphore, car souvent il m'a réconforté, et il n'a pas rougi de mes chaînes ; au contraire, à son arrivée à Rome, il m'a recherché activement et m'a découvert. Que le Seigneur lui donne d'obtenir miséricorde auprès du Seigneur en ce Jour-là. Quant aux services qu'il m'a rendus, à Ephèse, tu les connais mieux que personne."  [2Timothées 1,16-18]

-> Il s'agit ni plus ni moins d'une éloge. Rien n'indique que Onésiphore soit mort et encore moins qu'il serait dans un purgatoire !

"Que si sur ce fondement on bâtit avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, de la paille, l’œuvre de chacun deviendra manifeste ; le Jour, en effet, la fera connaître, car il doit se révéler dans le feu, et c'est ce feu qui éprouvera la qualité de l’œuvre de chacun (...) Si son œuvre est consumée, il en subira la perte ; quant à lui, il sera sauvé, mais comme à travers le feu" [1 Corenthiens 3,12-15]

-> Ici, si on se donne la peine de lire le chapitre, on constate que l'on parle des oeuvres ("éprouvera la qualité de l'oeuvre de chacun").  Il ne s'agit nullement de juger une personne, mais ses oeuvres qui, soit seront consummée soit subsisteront.
Où parle-t-on de la sainteté de l'âme ?? Il n'est question que des oeuvres.

"Tu nous as éprouvés, ô Dieu, épurés comme on épure l'argent ; tu nous as fait tomber dans le filet, tu as mis sur nos reins une étreinte ; tu fis chevaucher à notre tête un mortel ; nous passions par le feu et par l'eau, puis tu nous as fait reprendre haleine" [Psaumes 66,10-12]

-> Encore un psaume...donc avant l'oeuvre de la croix... Soit.
Ce psaume est une reconnaissance envers Dieu pour toutes les épreuves endurées car ces épreuves font que les hommes se tournent vers Dieu et Dieu les en a délivré.
v6 Il a changé la mer en terre sèche
v10 Car tu nous as mis à l'épreuve, ô Dieu !
V11 Tu nous as amenés dans le filet,
v12 Mais tu nous as mis au large et dans l'abondance.
Cela saute aux yeux, c'est de la reconnaissance pour la délivrance...mais certains ont envie d'y voir le purgatoire...hallucinations.

"C'est en lui qu'il [Jésus] s'en alla même prêcher aux esprits en prison, à ceux qui jadis avaient refusé de croire lorsque temporisait la longanimité de Dieu, aux jours où Noé construisait l'Arche, dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes, furent sauvées à travers l'eau" [1 Pierre 3.19-20]

-> Voici le verset le plus intéressant car si on part du principe que l'on parlerait du purgatoire, cela signifierait qu'il concerne des personnes ayant refusé de croire ! Il ne s'agit donc nullement, comme nous le dit le catéchisme catholique, de "ceux qui meurent dans la grâce et l'amitié de Dieu mais imparfaitement purifiés bien qu'assuré de leur salut éternel" !
Non bien sûr. Ce verset parle des personnes mortent avant de connaître l'oeuvre de la croix, ces personnes n'ont pas eu la chance que nous avons, Dieu-le-Fils a donc préché aux esprits rebelles d'avant la croix.
Rien à voir avec un purgatoire tel que nous en parle le catholicisme de toutes façons.


"Et quiconque aura dit une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera remis ; mais quiconque aura parlé contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera remis ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir" [Matthieu 12,32]

-> Ici, selon un autre catholique, le purgatoire serait incontestable... J'ai beau cherché, je ne vois pas !
Le verset traite du blasphème. On peut blasphémer contre le fils de l'homme, cela pourra lui être remis car c'est souvent à cause de l'ignorance (et à condition bien sûr qu'il se repente sinon cela signifie qu'il meurre en non-chrétien) par contre, impossible  s'il s'agit d'un blasphème contre le Saint-Esprit car ce serait de l'endurcissement et de la résistance volontaire à l'Esprit de Dieu que l'on aurait expérimenté.

Mais l'argumentation repose entièrement sur le "ni dans le siècle à venir"... Remarquons au passage que les catholiques utilisent une traduction de ce verset pour pouvoir mieux faire passer la pillule : ils utilisent "ni dans ce monde ni dans le monde à venir" pour asseoir leur théorie de purgatoire.  Rien ne permet d'affirmer qu'il s'agit de "monde" car "aion" désigne bien un temps et non un lieu.  Jésus parle de la situation actuelle et d'une situation à venir (savoir, après l'oeuvre de la croix).

Bref, aucune trace d'un purgatoire tel que l'ont inventé les catholiques. Si quelqu'un parmi vous veut présenter une réelle argumentation et non un montage farfelu de versets hors contexte, je l'invite à ce manifester.

CQFD
Jésus, Christ, Seigneur, Sauveur, Fils, Dieu, Bible, Foi, Evangile, Purgatoire, Catholique, Catholicisme, Protestant, Protestantisme

26/04/2011

Catholicisme...faisons le point...

Je vais encore avoir des remarques de mes amis catholiques, mais trop c'est trop, je pousse mon coup de gueule. Langue tirée

Nous avons dans la blogosphère un fanatique catholique de la pire espèce... un de ces militants qui ne jure que par la diffamation et le venin... un de ces militants pour qui la vérité n'est qu'un élément secondaire voire gênant...

Faisons le point, l'église catholique c'est quoi...?

L'église catholique c'est le Vatican avant tout, c'est cette organisation politique centrée à Rome qui manipule l'ensemble des églises catholiques du monde sur base de traditions mercantiles et archaïques. Une organisation qui se prétend chrétienne mais qui a étouffé le coeur du christianisme avec l'introduction de rites issus du paganisme. Le catholicisme est une organisation politique, il n'est donc pas étonnant qu'il ait eu recours à des techniques politiques tels que des "alliances" . Le résultat est affligeant...

Jésus-Christ le sauveur est redevenu le bébé qui obéit à sa maman, le mot église (qui signifie assemblée) est devenu synonyme de bâtiment ou d'autorité religieuse, pour la résurrection de Jésus on fête l'arrivée des cloches et des oeufs de Paques, Marie simple mortelle est devenue médiatrice de l'humanité et reine du ciel comme Astarté, des lieux de cultes connus internationalement sont dédiés à Marie (Lourdes, Medjugorge,..) ,...

Voyez la richesse du Vatican...

vatican.jpg

voyez la petite maison du "pape", Castel Gandolfo, est-ce la maison du soit-disant successeur de Pierre ?

castelgandolfo.jpg

Le "pape" tiens, parlons-en... S'il y a bien un titre que Jésus nous a gardé de porter est justement le titre de "père" (Matthieu 23:9)... Pierre refusait les honneurs car il reconnaissait qu'il n'était qu'un homme (actes 10:26) mais le "pape" accepte en souriant que les rois s'inclinent devant lui...

roi_pape.jpg

Je vous passe les scandales de pédophilie et tout ce silence ignoble (ou pire les commentaires malséants) de cette hiérarchie religieuse. Le nombre de cas est tel que l'on en vient à se poser des questions...

Je vous passe aussi les cas ignobles tels que celui où le Vatican a excommunié un médecin et une famille brésilienne car ils ont procédé à l'avortement de leur fille violée à 9 ans pour sauver sa vie (http://www.lexpress.fr/actualite/societe/bresil-un-archev...). Que fallait-il faire Mr Ratzinger ? Exiger des parents qu'ils regardent leur petite fille mourir ?

Je vous passe aussi la canonisation de Pie XII, dont on ne rappellera jamais assez son silence meurtrier pendant la guerre, la mise à l'honneur des prêtres intégristes et négationnistes (Williamson,..)

Comment peut-on encore se faire le défenseur de cette organisation qui a perdu toute crédibilité ?

Mais quand on ne peut briller soi-même, il faut ternir les autres... alors les militants calomnient...

Les évangéliques seraient une secte ? Ceci est faux car l'église évangélique réprésente 75% de l'église protestante. Encore un peu de crédibilité qui s'en va...

Il serait difficile de sortir d'une église évangélique ? J'aimerais comprendre que signifie cette phrase car je n'ose imaginer qu'il s'agirait d'une accusation aussi grave que de faire croire qu'il y aurait des menaces. Vous ne désirez plus fréquenter une assemblée évangélique, vous n'y allez plus et puis c'est tout. Par contre, essayez de dire dans un petit village que vous n'êtes pas (ou plus) catholique et vous verrez comment vous serez pointés du doigt par tout le village.

Il y aurait de "nombreuses sectes protestantes" ??  Amusant comme attaque... Aucune secte n'est reconnue par le protestantisme.  Ce qui n'est pas le cas des catholiques qui ont reconnu la secte de l'opus déi en 1950 !

Je suppose qu'il voulait parler de différentes dénominations au sein de la famille protestante... mais les protestants sont loins d'avoir autant de dénominations que les catholiques : Salésiens de don bosco, Dominicains, Bénédictins, Cisterciens, Franciscains, Trappistes, Chartreux, Clarisses, Carmélites, Capucins, Ursulines, Jésuites,...la liste est longue ! Je pourrais rajouter : les Chevaliers du Temple, l'ordre de Malte, Chevaliers du Saint Sépulcre, Hospitaliers,... Les mouvements ne se comptent plus : Fraternité Saint Pie X, sedevacantisme,... Les sectes, je n'en parlerai pas, si ce n'est l'opus déi, mais de toutes façons celle-là est reconnue par le Vatican depuis 1950...

 

Le propre du protestantisme est de savoir se réformer, de savoir se remettre en question le cas échéant. Le propre du protestantisme est d'être en harmonie avec l'Esprit qui a inspiré la Bible;un même Esprit ne peut inspirer blanc un jour et inspirer noir le lendemain...

Mes amis catholiques vont s'en doute m'en vouloir de cet article, heureusement ils connaissent le coeur de ma pensée, ils savent que je sais reconnaître que de nombreux catholiques sont des gens honnêtes et droits...mais hélas trop attaché à la tradition, leur foi en Dieu étant quasi inexistante...

Dieu sait reconnaître les siens, peu importe d'être catholiques ou protestants, si vous savez que Jésus est mort pour vous, nous sommes tous frères. Ne vous tracassez pas pour les leaders malhonnêtes qui ont déformé la parole de Dieu.

 

NB:Il est patent de constater que tous les blogs catholiques ont adopté la modération des commentaires.  Ceci est une double preuve : l'absence de liberté d'expression, la peur d'être démasqué sans savoir répondre face à la vérité.

 

 

 

26/03/2010

Maroc : La Fédération protestante de France et l’Église évangélique au Maroc expriment ensemble leur préoccupation quant à la situation des chrétiens au Maroc

La Fédération protestante de France et l’Église évangélique au Maroc expriment ensemble leur préoccupation quant à la situation des chrétiens au Maroc

Le 24 mars 2010

fpfMaroc : Communiqué de la Fédération protestante de France et de l’Église évangélique au Maroc


La Fédération protestante de France (FPF) et l’Église évangélique au Maroc (EEAM) tiennent ensemble à faire part de leur préoccupation quant à la situation des chrétiens au Maroc. Nous n’oublions pas l’accueil qui, depuis, plus d’un siècle, est fait aux chrétiens de confession protestante dans ce pays où les étrangers exercent leur culte en toute liberté. Nous n’oublions pas non plus le dialogue « en vérité » qui a lieu au Maroc entre des intellectuels chrétiens et musulmans, notamment à l’Université Al Akhawayn et dans le cadre du Groupe de recherche islamo-chrétien, ainsi qu’avec les autorités du Royaume.

Toutefois, la FPF et l’EEAM ne peuvent pas rester insensibles aux appels de ceux qui, au Maroc, vivent des situations d’exclusion à cause de leur foi. Même s’ils ne sont pas membres de l’EEAM, notre devoir est d’écouter ces frères et ces sœurs. Nous pensons, bien entendu, à certains chrétiens expulsés récemment. Sans mettre en cause la légitimité des autorités marocaines à faire respecter la loi, la FPF et l’EEAM tiennent à exprimer leur étonnement quant aux méthodes employées dans certains cas. Pourquoi, par exemple, avoir laissé faire l’orphelinat d’Aïn Leuh pendant dix ans sans la moindre mise en garde et en expulser soudainement tous les responsables sans distinction de fonction et sans les avoir invités au préalable à se mettre en règle ? Nous pensons aussi et surtout aux chrétiens marocains qui nous disent leurs inquiétudes, se sentant harcelés. En tant que toute petite minorité, n’ont-ils pas le droit d’être protégés ? Nous les assurons de nos prières et de notre solidarité.

La FPF et l’EEAM tiennent à redire leur attachement à la liberté de culte et de conscience qui implique la capacité de choisir sa religion, conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme ratifiée par le Maroc. Le souci de protéger les plus faibles, et donc le refus du prosélytisme, ne doit pas être un prétexte à remettre en cause la liberté religieuse.

Tout comme nous estimons que les musulmans de France doivent jouir d’une pleine liberté de culte, nous demandons qu’au Maroc, les juifs et les chrétiens puissent exercer paisiblement leur culte et être ainsi en mesure de contribuer avec les musulmans à la construction du pays.

Que Dieu riche en miséricorde nous accompagne sur notre route


Lire également les témoignages sur : http://www.lagerbe.org/fr/solidarite-internationale/maroc...

 

08/02/2010

Pasteur Philippe Calabria

Pasteur Philippe Calabria : "Je suis un chrétien catholique, orthodoxe et protestant dans le vrai sens des mots"

Source : TopInfo

Philippe CalabriaPasteur en charge d’une église évangélique à Laon, dans le nord de la France, Philippe Calabria a connu un parcours chaotique. Né dans une cité de la banlieue parisienne, il a connu les affres de la fumette, de la drogue et de l’alcool, qui l'ont conduit à sombrer dans une profonde dépression. «J’étais devenu un malade dépressif. Moi qui disais toujours que seuls les faibles sont obligés de prendre des médicaments, je devenais l’un d’eux. C’était l’horreur. Je devenais comme fou. Le suicide me tentait odieusement», raconte-t-il.

Malgré sa conscience du bien et du mal, grâce notamment à l’éducation de sa grand-mère catholique, le jeune Philippe se trouve largué à mille lieux de la pensée chrétienne, flirtant avec l’antireligieux. Pour autant, paradoxalement, sa curiosité d’adolescent le conduisait à pratiquer diverses formes de spiritualité. «Mes dieux, c’était le Bouddhisme, le yoga nidra, ou encore les voyages astraux...». A cette époque, il croyait dur comme fer à l’existence d’une «Force Universelle». Mais à ses yeux, «Jésus n’était rien d’autre qu’une légende inventée par les hommes».

Pas religieux. Juste chrétien.

Aujourd’hui, bien des années plus tard, la lecture de l’Evangile a transformé radicalement Philippe Calabria, au point de le consacrer au Ministère pastoral. Néanmoins, bien qu'il soit en charge d’une église évangélique, il se méfie des étiquettes dénominationnelles et de la religion.

Comme il l’explique dans son nouvel ouvrage «Ca change la vie», récemment paru aux éditions Découvrir au Présent : «Je suis un chrétien catholique, orthodoxe et protestant dans le vrai sens des mots. Catholique, parce que je fais partie de l'Eglise universelle, orthodoxe parce que je veux suivre la vraie doctrine, et protestant parce que je veux protester contre tout ce qui est rajouté ou retranché de la simplicité du message de l'Evangile. Nos religions ne sont habillées que par des hommes, je suis juste chrétien».

Son livre se veut être une invitation à revenir à l'essence même du message de l'Evangile, «à sa simplicité, à sa saveur première, et à sa vérité biblique, en dehors - et au-dessus donc - de tous les clivages religieux». Le pasteur semble avoir visé juste, car en l’espace de seulement quelques mois, son livre s’est vendu à plus de 12.000 exemplaires.

Paul OHLOTT

Voir
le livre

01/01/2009

Disparition du plus ancien journal protestant

Disparition du plus ancien journal protestant

(Protestinfo.ch)

 

« Le Protestant » qui est le plus ancien périodique de la presse protestante francophone, va cesser de paraître à la fin de 2008 et sa rédaction va être intégrée dès janvier 2009 dans celle d’Evangile et Liberté, le mensuel français du protestantisme libéral. Des raisons d’ordre administratif et juridique ont conduit à renoncer au titre suisse en faveur du titre français.

 

Ainsi va disparaître le nom d’un journal qui était le plus ancien organe de presse du protestantisme d’expression française. Fondé en 1831 sous la direction du pasteur et professeur genevois Jean-Jacques Caton Chenevière pour soutenir la cause d’un protestantisme ouvert et multitudiniste au sein de l’Eglise de Genève, Le Protestant avait connu des fortunes diverses avant d’adopter en 1948, sous la houlette du pasteur Robert Stahler, un format et une tournure carrément journalistiques.

 

En 1965, l’arrivée de plusieurs collaborateurs vaudois soucieux de mieux faire entendre dans l’Eglise de leur canton la voix du protestantisme libéral avait donné à cette publication une dimension nettement romande. En intégrant la rédaction du Protestant dans la sienne propre, Evangile et Liberté devient ainsi un périodique franco-suisse, soucieux d’affirmer « la primauté de la foi sur les doctrines, la vocation de l’homme à la liberté et la constante nécessité d’une critique réformatrice. » (ProtestInfo/br)

29/12/2008

Zimbabwe : L’Entraide Protestante soutient les victimes du choléra

L’Entraide Protestante soutient les victimes du choléra au Zimbabwe

Protestinfo.ch

 

L’Entraide Protestante suisse a débloqué 200.000 Francs pour venir en aide aux victimes de la famine et du choléra au Zimbabwe.

 

L’EPER (Entraide Protestante Suisse) engage 200’000 francs pour une aide d’urgence alimentaire en faveur des victimes de la famine et du choléra au Zimbabwe. Plus de cinq millions de personnes souffrent de la faim et plus de seize mille personnes sont actuellement infectées par le choléra. La répétition de conditions climatiques défavorables et le manque de moyens de production provoquent de mauvaises récoltes et sont à l’origine du manque de nourriture.

 

Cette situation d’urgence est renforcée par une importante détérioration du contexte socioéconomique et notamment une inflation galopante. Le projet se déroulera de janvier au à mai 2009, période considérée comme critique, car les réserves de nourriture sont épuisées et les récoltes n’ont pas encore commencé. L’EPER travaille en collaboration avec l’organisation locale Lutheran Devlopement Service (LDS) dans la région prioritaire du Matabeleland sud.

 

La population ne disposant plus de semences agricoles, il existe un risque qu’elle consomme les semences, c’est pourquoi la voie de la distribution alimentaire a été privilégiée. Chaque mois, des rations de nourriture vont être distribuées à environ 4’000 personnes affectées par la faim et le choléra. Ces rations se composent de 12 kilos de maïs, 1,5 kilo de haricots et 600 millilitres d’huile. (ProtestInfo/com)

 

20/10/2008

Catholiques et protestants rêvent de diffuser la Bible en 6.000 langues

vatican-mapCITE DU VATICAN, 14 oct 2008 (AFP) - Catholiques et protestants rêvent de diffuser la Bible en 6.000 langues

(Source Lacroix)

 

L'Eglise catholique et les sociétés bibliques protestantes ont signé mardi au Vatican un accord de coopération pour intensifier la traduction et la diffusion de la Bible avec l'objectif, dans l'idéal, de rendre leur livre sacré accessible dans les 6.000 langues de la planète.

 

"La Bible a déjà été traduite en 2.454 langues, dont intégralement en 438", restent donc encore quelques milliers de langues "qui attendent d'être confrontées aux Saintes Ecritures", a déclaré l'évêque catholique Vincenzo Paglia au cours d'une conférence de presse.

 

L'accord a été signé entre la Fédération biblique catholique et les Sociétés bibliques unies (United Bible societies), association protestante qui regroupe 145 sociétés bibliques nationales.

 

Les années passées, les sociétés bibliques catholiques et protestantes se sont déjà mises d'accord sur 130 traductions "oecuméniques" (communes, ndlr), a précisé le pasteur Archibald Miller Milloy. Mais, a reconnu le cardinal Walter Kasper, la tâche n'est pas toujours facile car "l'interprétation de la Bible reste un sujet de divisions entre nous".

 

En 2006, les sociétés bibliques ont distribué 26 millions d'exemplaires de la Bible. Le nombre des chrétiens, toutes confessions confondues, est évalué à environ deux milliards.

 

Un synode (assemblée consultative) d'évêques catholiques du monde entier est actuellement réuni au Vatican pour améliorer la stratégie de diffusion du message biblique, considéré comme "la parole de Dieu", par l'Eglise catholique.

 

Pour les chrétiens, le récit biblique n'est pas "une mythologie", a déclaré le pape Benoît XVI mardi matin devant le synode.

 

Selon le journal du Vatican, L'Osservatore Romano, le pape a affirmé : "une approche historico-critique de la Bible aide à comprendre que le texte sacré n'est pas une mythologie, mais une histoire réelle". Cependant, seule une démarche de foi permet d'écarter le risque d'appréhender la Bible comme un texte du passé, a-t-il ajouté.

 

 

Note personnelle : Ici encore nous constatons que ce qui nous unit c'est la Bible. Si catholiques et protestants peuvent se concentrer sur elle, les divisions tomberont rapidement.

20/09/2008

Evangéliques et catholiques persévèrent dans le dialogue

Evangéliques et catholiques persévèrent dans le dialogue

Source : TopInfo

 

regardDepuis dix ans, un groupe comprenant diverses personnalités catholiques et protestantes évangéliques, se réunit régulièrement pour développer un échange sur leurs convictions religieuses respectives, et parvenir ainsi à «dépasser les caricatures mutuelles». En 2006, ces conversations entre catholiques et chrétiens évangéliques ont débouché sur la publication d’un premier document de grande qualité, intitulé «Regard sur le Protestantisme évangélique en France».

 

Il y a deux ans, dans la conclusion du livret, les membres du groupe entrevoyaient «de nouvelles perspectives qui invitent à de nouvelles relations reposant sur des efforts de connaissance réciproque». C’est donc sans surprise que le groupe se réunira à nouveau ce jeudi 25 septembre à Montreuil, dans le cadre d’une conférence débat sur le thème «Evangéliques et catholiques en France : conflit ou dialogue ?».

 

La conférence sera animée par Gérard Daucourt - Evêque de Nanterre -, et Henri Blocher - Professeur émérite à la Faculté libre de théologie évangélique de Vaux sur Seine -.

 

Paul OHLOTT

 

Renseignements : direction.udc@cef.fr

Jeudi 25 septembre 2008 Salle Pauline Kergomard 34 rue Robespierre - 93100 Montreuil Métro : Robespierre (ligne 9)

Une réception, à 18h30, sera suivie à 20h30 d’une conférence débat publique

montreuil

 

15/08/2008

Ce que l'on doit aux protestants

Ce que l'on doit aux protestants

(Source : Journal Chrétien)

 

topinfo_8018Comment aborder un tel sujet sans paraître prétentieux ? Peut-on affirmer que le protestantisme est à l'origine de traits marquants de notre mode de vie et qu'il a créé des institutions dont tout le monde reconnaît aujourd'hui l'utilité et la valeur ?

 

Le fait même que je commence par une interrogation plutôt que par une affirmation est déjà significatif. Cette réserve parfois excessive trouve son origine, pour certains, dans l’identité réformée. La crainte de « paraître » est nourrie de la conscience du danger de la glorification, de la tentation si humaine de dénier la grâce divine qui seule sauve le pécheur.

 

Responsabilité individuelle

 

La contribution fondamentale du christianisme au développement de la pensée humaine pourrait bien être l’émergence de la conscience individuelle. Par ses paroles et par ses actes, Jésus montre que Dieu accorde sa reconnaissance à la personne, et non à la famille, au clan, à la nation ou à une autre identité collective. Le protestantisme a largement contribué à la mise en valeur et au renforcement de cette conscience en mettant l’accent sur la responsabilité individuelle. Appelé à se présenter devant Dieu avec l’ensemble de sa personne et de ses actes, le croyant est responsable de ce qu’il aura fait de la grâce reçue. Calvin appelait cela la sanctification du croyant. Agir de manière responsable dans le monde et au service des hommes pour la gloire de Dieu, telle est la vocation du croyant.

 

La foi est un regard porté sur l’ensemble de la vie. De la culture musicale à la vie sexuelle, de l’architecture au vocabulaire, partout on trouvera des traces de nos convictions religieuses et de l’influence du protestantisme.

 

En conservant cet esprit critique propre au protestant, on admettra aussi que si les initiatives que j’évoque sont nées de la volonté de croyants et de communautés protestantes, elles se sont développées dans le sens d’une laïcisation, parfois acquise contre la volonté ecclésiale. Cette laïcisation est toutefois conforme à l’esprit protestant décrit ci-dessus. La fonction diaconale de l’Eglise est prophétique : elle signale des lieux de souffrance et d’exclusion en proposant des solutions concrètes de soutien et d’accompagnement des personnes concernées. Mais elle ne saurait pallier à elle seule les carences de l’Etat et les défaillances de la société.

 

Aide aux malades et aux démunis

 

Prenons le domaine de la santé et du social. En terre protestante, de nombreuses œuvres ont été créées par l’Eglise réformée ou par des particuliers, au nom de leurs convictions religieuses. C’est l’expression protestante de la tradition biblique d’aide aux malades et aux démunis, commune à toutes les confessions chrétiennes. Une grande partie des institutions de santé et plus largement du domaine social sont nées de cette manière. Des initiatives issues des Eglises réformées marquent encore nos cantons et sont actuellement en pleine évolution. Que l’on songe au secteur de l’aide familiale et des soins à domicile, au domaine de l’aide apportée aux toxicomanes, ou encore à celui de la réinsertion professionnelle.

 

Un aspect de l’action protestante est de chercher à développer la qualité des services et le professionnalisme qui la permet. La vocation d’apporter soutien et réconfort aux malades a été modernisée et professionnalisée par les sœurs diaconesses de Saint-Loup, ordre protestant qui a en particulier créé une école de soins infirmiers. Dans ce domaine comme dans celui du travail social ou encore de l’enseignement, les professions se sont laïcisées après avoir été constituées à partir de projets ecclésiaux. L’essentiel, aujourd’hui, n’est pourtant pas de défendre une histoire ou des droits d’auteur. Il est de renouveler l’esprit de vigilance qui, s’appuyant sur la conscience de la responsabilité personnelle, sera attentif aux nouveaux lieux d’inhumanité que toute société tend à créer et à ignorer.

 

L’instruction pour tous

 

Les réformateurs du XVIe siècle ont voulu rendre le texte biblique accessible à chacun. Pour cela, il fallait que chaque personne ait la possibilité d’apprendre à lire. Atteindre cet objectif a certes pris beaucoup de temps, et l’on s’aperçoit qu’aujourd’hui encore qu’il n’est pas acquis, même chez nous. Il n’en demeure pas moins que l’accès de tous à l’instruction, indépendamment de la classe sociale et de la capacité financière, a reçu une impulsion décisive de la Réforme.

 

Pour rendre le texte biblique accessible à chacun, il fallait aussi le traduire dans la langue commune. La Bible de Luther a eu une influence considérable dans la formation de la langue allemande. Les textes de Calvin ont aussi eu un impact important sur la langue française. Dans la région neuchâteloise, la Bible d’Ostervald a pénétré dans la grande majorité des foyers dès le XVIIIe siècle et a marqué notre langage et notre culture. Pour l’anecdote, si l’on appelle encore la cabane de jardin le kikajon, on le doit à cette bible annotée. Ostervald a tout simplement transcrit le mot hébreu qui désigne la plante sous laquelle le prophète Jonas s’est abrité, à l’extérieur de Ninive, après avoir accompli sa mission prophétique dans la grande ville ( Jonas 4).

(n.c.)

30/07/2008

Barack Obama : musulman ou protestant ?

Barack Obama : musulman ou protestant ?

(Source : Topchrétien – 25 juillet)

En déplacement en Europe, Barack Obama sera reçu aujourd’hui (25/7/08) à l’Elysée par le président Nicolas Sarkozy. L’occasion pour le candidat démocrate à la présidentielle américaine de tourner la page sur des relations désastreuses entre son pays et la France depuis l’invasion en Irak en 2003. Au cours de ce déplacement international, débuté en Afghanistan et qui devrait s’achever ce week-end en Grande-Bretagne, le candidat a réaffirmé sa volonté d’un retrait rapide d’Irak, et a promis un soutien ‘’indéfectible’’ à Israël. Candidat oui, mais croyant avant tout.

 

Musulman en costume traditionnel kenyan, arborant une kippa devant le mur des lamentations à Jérusalem, ou en costume classique pour assister au sermon du dimanche de son église protestante : Barack Obama semble être de toutes les confessions religieuses. Certains voient d’ailleurs dans cette attitude une volonté de séduire le plus grand nombre de croyants américains en vue des élections de novembre prochain. Mais de tous les candidats à l’investiture, il est, probablement avec le pasteur baptiste Mike Huckabee et le membre de l’Eglise des Mormons Mitt Romney, celui dont les convictions religieuses et la foi en Dieu sont les plus affirmées.

 

caricature_obamaC’est en costume de Ben Laden, avec un drapeau américain brûlant dans la cheminée du bureau ovale de la Maison Blanche, que le candidat démocrate a été caricaturé la semaine dernière en une du très sérieux magazine New Yorker. Dessin humoristique ou provocation ? Dans un pays en guerre contre le terroriste islamique depuis 2001, le rapprochement entre Barack Hussein Obama et les musulmans est dans les esprits. Cette idée a été renforcée après la publication au printemps d’une photo montrant le sénateur de l’Illinois en costume traditionnel musulman, rendant visite à sa grand-mère au Kenya, à l’été 2006. Selon un récent sondage, 10% des américains continuent de croire en cette identité musulmane.

 

Barack Obama ‘’n’a jamais été musulman, n’a pas été élevé comme un musulman et s’est converti à la religion chrétienne’’, explique Robert Gibbs le porte parole de campagne d’Obama dans une interview publiée par le ‘’Los Angeles Times’’. Même si son père était musulman, le jeune Barack, qui a été élevé par sa mère d’abord, puis par ses grands parents rencontre Dieu très jeune. Le sénateur possède une solide culture biblique et n’hésite pas à témoigner ouvertement de ses convictions religieuses, se rendant à l’église le dimanche et racontant son travail comme animateur social bénévole dans les quartiers défavorisés de Chicago.

 

George Bush qui se dit ‘’Born again’’ et bénéficie du soutien des conservateurs évangéliques serait plus proche de l’Eglise méthodiste, favorable à l’avortement. Tout comme Hillary Clinton qui serait de confession Méthodiste. Mme Clinton comme Mr Bush sont très amis et proches du pasteur Billy Graham. Mme Clinton a d’ailleurs avoué avoir pensé devenir ‘’ministre méthodiste’’, elle souhaite l’universalisation des soins de santé et soutient également le droit a l’avortement. Barack Obama et son épouse, quant à eux, appartiennent à l’Eglise protestante unie du Christ (Trinity Church of Christ) qu’ils ont du quitté en juin 2008, à la suite des propros controversés de deux pasteurs. Cette église est issue de la réforme protestante et ne diffère pas des autres églises protestantes (baptiste, réformiste, modéré, …). ‘’J'ai seulement entendu l'Evangile de Jésus. Un Evangile sur lequel j'ai basé ma vie’’, affirme celui qui a rejoint l’église de Chicago en 1991.

 

Le candidat a fait savoir qu’il choisirait sa nouvelle congrégation après l’élection présidentielle. Il a d’ores et déjà annoncé son intention de renforcer le ‘’Faith based’’ s’il est élu. Cette initiative du président George Bush, qui date de 2001, permet à des associations religieuses caritatives de gérer des fonds publics destinés à l’action sociale contre la pauvreté. Barack Obama est le premier candidat démocrate depuis Jimmy Carter qui puisse rassembler les américains évangéliques. En 2000, c’est grâce à cet électorat que George Bush a remporté l’élection.

 

Aux Etats Unis actuellement, un électeur américain sur quatre est évangélique (24%, il y aurait par ailleurs 18% de votants protestants et 3% de Juifs). Et, si les évangéliques avaient fortement contribué à la réélection de George Bush en 2004, leurs voix risquent d’être divisées en novembre prochain. A l’exception du baptiste démocrate Jimmy Carter en 1976, les chrétiens évangéliques conservateurs soutiennent fortement le Parti républicain. Toutefois, les revirements religieux et les positions ambigües du candidat Républicain John McCain sur la question de l’avortement et du mariage homosexuel risquent de lui faire perdre le vote évangélique.

 

Espérant séduire plus d’électeurs chrétiens évangéliques, le sénateur de l’Illinois Barack Obama n’a de cesse d’évoquer ses convictions religieuses et de rencontrer les représentants des églises chrétiennes. Alors qu’il s’est prononcé contre le mariage gai, il se dit ouvert aux unions civiles pour les homosexuels. Il concède volontiers que son soutien pour la légalisation de l’avortement heurte les valeurs chrétiennes des votants évangéliques tout en précisant que les jeunes générations de chrétiens sont différents de leurs aînés et donc plus préoccupés par les problématiques de l’environnement et de la pauvreté dans le monde. Selon les sondages de l’institut Pew, les jeunes chrétiens évangéliques de moins de 30 ans s’intéressent aux questions liées à l’environnement, la pauvreté, la misère. Ces derniers sont d’ailleurs plus ouverts que leurs ainés à l’homosexualité. En revanche, ils sont fortement opposés à l’avortement. Dans ces conditions, Barack Obama qui véhicule l’image de la famille, d’un homme proche de Dieu, croyant et converti peut espérer conquérir le cœur des évangéliques, une obédience pas si éloignée de la sienne.

 

Vanessa Gondouin-Haustein

Correspondante pour le Topinfo à New York

29/04/2008

Protestantisme

Protestantisme : histoire d'une doctrine spirituelle née à la Renaissance 

Article écrit par ludovic (topchrétien)

protestant

 

Le protestantisme prend racine en Europe lors de la Réforme lors de la période de la Renaissance au seizième siècle, notamment sous l'impulsion directe de dissidents catholique comme Martin Luther puis, plus tard, de Jean Calvin... Le terme de protestantisme lui-même fera son apparition pour la toute première fois en 1529, lorsque les seigneurs favorables à cette nouvelle doctrine, inspirés par Luther, protesteront contre les décisions prises notamment par la seconde diète impériale à Spire... Au début, les protestants français seront tous appelés « luthériens », pour ensuite être appelés non sans dérision « huguenots », et plus tard « religionnaires »... L'évènement symbolique fondateur du protestantisme est la réaction en 1517, par le moine Martin Luther (1483-1546) de « 95 thèses » contre la « vertu des indulgences ». Selon lui, les indulgences (vendues par l'Eglise pour payer la basilique Saint Pierre) donnent aux fidèles une fausse assurance quant à leur salut. Le salut, Luther en est convaincu après un cheminement douloureux, provient uniquement de la pure grâce de Dieu.

 

 

La naissance, par rupture avec le catholicisme, du protestantisme date cependant de 1520 avec la bulle Exsurge Domine promulguée le 15 juin : Luther est excommunié par le Pape après avoir soutenu que celui-ci et le concile pouvaient se tromper, et donc que le chrétien ne devait se soumettre qu'à l'autorité de la Bible. Le protestantisme est donc né d'une double mise en question. Classiquement, ses manuels de théologie affirment qu'il procède de deux principes : un principe formel, « l'autorité souveraine de l'Ecriture » ; un principe matériel, « La justification par la foi ».

 

L'ensemble des grandes caractéristiques religieuses protestantes découle de ces deux principes.

 

Ils informent aussi bien les refus (notamment le refus des médiations sacrales telles que le culte de la vierge et des saint, et des médiations ecclésiales comme le sacrifice de la messe) que les affirmations (le sacerdoce est universel, bien commun des laïcs et des clercs, qui ne diffèrent les uns des autres que par la fonction et non par l'essence). Ce sont ces refus et ces affirmations qui engendrent de la diversité. Au vingtième siècle, les défis entraînés par la laïcisation et la sécularisation progressives de l'univers occidental favorisent l'idée d'un dialogue et d'un rapprochement entre Eglises qui déborderaient les frontières du protestantisme. Des autorités religieuses prennent des initiatives en ce sens. Elles se heurtent à un refus poli du Vatican en 1914, mais rencontrent une certaine ouverture du côté des orthodoxes en 1913 et en 1919... Celle-ci est cependant limitée par le changement de régime en Russie, qui oblige les orthodoxes de ce pays à cesser les contacts amorcés. En fait le protestantisme oppose tout de suite une pluralité d'Eglises face au catholicisme. 

 

 

D'abord, ces Eglises prendront la plupart du temps un caractère national, avec par exemple la création en France des Eglises réformées en 1559. Ensuite, elles n'auront pas forcément le même mode d'organisation ni les mêmes références théologiques, symbolisées par des « confessions de foi ». Une partie de l'Allemagne et l'ensemble de la Scandinavie deviennent luthériens. Mais le luthérianisme n'est qu'une des branches du protestantisme. Ainsi, très vite, sous son influence szinglienne (de Huldrych Swingli...) et surtout calviniste (de Jean Calvin...), la Réforme protestante progresse, notamment en Suisse, en France, aux Pays Bas... Pour ceux que l'histoire du protestantisme intéresse, il existe un intéressant Musée Virtuel du Protestantisme, qui fournira au grand public toutes les informations nécessaires...

http://www.museeprotestant.org/

 

 

31/10/2007

David Douillet :témoignage

DouilletPetit témoignage de David Douillet 

 

David Douillet, sacré le plus grand judoka de tous les temps, quatre fois Champion du Monde, nous donne un petit témoignage de sa foi.

 

... On lui demande : "Durant les années galères, il a fallu avoir la foi."

Il répond :

"Littéralement. Je suis devenu très croyant. J'étais à la recherche d'une voie. Catholique non pratiquant par tradition, je suis devenu protestant. La foi, c'est simple : il suffit de croire. Je Lui parle. Je ne demande jamais la victoire, mais de m'aider à donner le meilleur de moi même, à ne pas être blessé. Pendant ces trois années de galère, je Lui ai beaucoup parlé. Je ne comprenais pas ces blessures à répétition. Je me disais qu'il y avait peut-être là un message à recevoir."

29/06/2007

M6 : la fièvre évangélique

Suite à mon post du 15 juin, voici l'émission 66 minutes : "la fièvre évangélique"

 

16/03/2007

Apocryphe : les livres des Maccabées

Apocryphe :les livres des Maccabées

 

Les livres des Maccabées : textes apocryphes (non inspiré de Dieu) inclus au canon catholique.

Une petite étude qui permettra d’introduire un prochain sujet.

 

Jadis on a regardé comme canoniques tantôt un, tantôt deux ou trois. Ou même quatre livres des Maccabées. Le quatrième est perdu. Les trois autres sont de mérites très divers, et d'auteurs bien différents. Les deux premiers sont inclues dans la Bible Catholique.

 

Le premier est une histoire des persécutions souffertes par les Juifs, de l'an 175 avant Jésus-Christ à l'an 135. Cette histoire a été écrite après l'événement en hébreu, par un Juif connaissant très bien son pays, et très mal les nations étrangères. Il a quelque valeur historique.

 

Le second raconte les mêmes événements et, de plus, la profanation du temple par Séleucus Philopator. C'est, du moins en grande partie, l'ouvrage d'un auteur inconnu, sûrement postérieur à Jésus-Christ. Cet écrivain trahit une extrême ignorance de l'histoire. Il contredit le premier livre des Maccabées ; il contredit également des lettres officielles, peut-être authentiques, placées en tête de son ouvrage, mais probablement par main étrangère. Il a beaucoup moins de valeur historique que le premier livre.

 

Ces livres abondent tous deux en inexactitudes et en contradictions, aussi bien que les autres apocryphes. On fait régner Darius sur la Grèce (1 Macc. 1. 1, texte grec), ce qui est contraire à l'histoire, Alexandre partage de son vivant son royaume à généraux (1 Macc. 1. 6), ce qui est aussi contraire à l'histoire. On prétend à tort qu'Antiochus fut fait prisonnier par les Romains (Macc. 8. 7 - 8). Il y a un ramassis d'assertions fausses (1 Macc. 8. 1- 16). D'autres portions sont tout à fait fausses (1 Macc. 10. 1 ; 12. 7). Enfin, ces livres se contredisent entre eux, comme on peut le voir en comparant divers passages (1 Macc. 6. 17. avec 2 10. 11 ; 1 Macc. 7, avec 2 Macc. 14. 15 ; 1 Macc. 6..8-3, avec 2 Macc.10. 11 ; 1 Macc. 7, avec 2 Macc. 14. 15 ; 1 Macc. 6. 8-13, avec 2 Macc. 1. 13 et suivants)., Ils font mourir le même roi de trois manières différentes (1 Macc. 6. 16 ; 2 Macc. 1. 16 ; 9. 28). Le suicide est loué (2 Macc. 14. 37-46), en opposition à la Parole de Dieu, qui dit : " Tu ne tueras point ". (Exode 20. 13)

1er livre des Maccabées : http://www.biblia-cerf.com/BJ/1m.html

2ème livre des Maccabées : http://www.biblia-cerf.com/BJ/2m.html

 

 

Le troisième rapporte des événements antérieurs aux précédents, à savoir, l'entreprise de Ptolémée Philator contre le temple de Jérusalem et contre les Juifs d’Alexandrie. L’auteur ne peut être qu'un Juif égyptien au style mystique et emphatique. Ce livre, plus fabuleux qu'historique n’a été connu qu’assez tard de l'Église grecque, et n’a jamais été reçu par l’Eglise latine.

 

Le quatrième racontait les exploits de Jean Hyrcan, 135-107 ans avant Jésus-Christ.

 

Si l'on voulait placer ces quatre livres selon l’ordre chronologique des événements, ils se suivraient ainsi : 1) le troisième livre ; 2) le second livre ; 3) le premier livre, et enfin, 4) le quatrième livre ; mais il n'existe entre eux aucune liaison ni aucune suite.

 

Les fausses doctrines et les contradictions contenues dans les apocryphes prouvent à l'évidence que ces livres ne peuvent être le langage de l'Esprit de vérité, de sagesse et de sainteté : savoir, la Parole même de Dieu !

08/02/2007

Censuré par Walter

Dans la suite des débats précédents, ce message a été effacé par deux fois sur le blog de Walter :

 

censureWalter, vous avez écrit 10 messages pour ergoter au sujet d'un détail de mon premier message, mais vous n'avez pas répondu à ma référence de 1timothée 2:5 qui y figurait et qui en est indissociable.  Vos excuses fallacieuses démontrent votre incompétence à y répondre.  Ce verset concerne directement le sujet "touche pas à ma mère" car les catholiques prient celle-ci comme une médiatrice indûment.

 

Matthieu répond :

Cher Stéphane,

 

Tu as raison de dire qu'il n'y a qu'un seul médiateur entre Dieu et les hommes : le Christ. Mais le dessein bienveillant du Seigneur consiste précisément à nous associer à son oeuvre de grâce. Il nous donne d'y participer et d'y collaborer activement par lui, avec lui et en lui. Notre médiation, la médiation de l'Eglise, et à un titre suréminent la médiation de Marie s'inscrivent donc dans cette unique médiation du Christ, sans laquelle aucune médiation humaine ne peut être efficace.

 

Je pourrais te dire aussi que Jésus-Christ homme est le Fils unique du Père. Unique... Ce qui ne l'empêche pas en même temps d'être considéré par l'Ecriture comme "l'aîné d'une multitude de frères"... tout en restant le Fils unique du Père!

 

Il faut donc bien veiller Stéphane à toujours lire l'Ecriture en lien avec l'Eglise de Jésus-Christ, afin d'éviter tout contresens funeste. N'oublions pas que le démon, pour tenter Jésus au désert, a utilisé des paroles de l'Ecriture. Cela doit nous alerter... Sans compter l'usage éhonté qu'en font les sectes pour nier par exemple la divinité du Christ... sur la base même de versets de l'Ecriture!

 

Faisons donc confiance à l'Eglise instituée par Jésus-Christ sur le fondement des Apôtres : c'est elle qui a reçue l'assurance de la bouche même du Seigneur que les portes de l'enfer ne prévaudraient point contre elle.

 

Matthieu

 

 

Matthieu,

"...à titre suréminent la médiation de Marie..."

Pourrais-tu illustrer ce premier paragraphe par des versets.  Tes allégations sont faciles mais non bibliques !