25/12/2009

Maroc : Les chrétiennes expulsées participaient à une réunion privée

Maroc : Les chrétiennes expulsées participaient à une réunion privée

 

ndlr : Encore un article sur le Maroc pour le plus grand plaisir de mes détracteurs politislamiques, évangélicophobes et israélophobes.

Une fois de plus, ici il n'y a pas prosélytisme, mais réunion privée et il ne s'agit pas d'américains, mais d'européens parmi des marocains.  

Quand on professe le mensonge, on interdit à la vérité de se répandre ou mieux, on l'expulse !

 

biblesenarabeAccusées de prosélytisme, cinq chrétiennes d'origine espagnole et allemande ont été expulsées du Maroc dimanche 29 mars. Pourtant, le seul crime de ces européennes est d’avoir assisté à une étude biblique privée dont tous les participants (22 femmes et un homme) étaient chrétiens.

 

« Ces femmes n’ont pas distribué de bibles, ni eu de comportement irrespectueux envers les habitants du Maroc, elles ont seulement participé à une étude biblique ce qui est autorisé par la Constitution marocaine » explique Michel Varton, directeur de Portes Ouvertes France.

 

Toutes les personnes présentes ont été interpellées et emmenées au poste de police pour interrogatoire. Parmi elles se trouvaient 10 Marocaines, le mari de l’une d’elles, un bébé, deux étrangères vivant au Maroc ainsi que les cinq européennes venues avec un visa de tourisme sur l’invitation du groupe. Ce n’est que le lendemain matin que les chrétiens ont été libérés. Les européennes ont quant à elles été ramenées à la frontière espagnole dans la nuit de samedi à dimanche, puis expulsées. Pendant l’interrogatoire de police, les chrétiennes marocaines d’origine musulmane, ont expliqué aux policiers qu’elles étaient fières d’être marocaines et chrétiennes, que les deux n’étaient pas incompatibles.

 

Ce n’est pas la première fois que des chrétiens étrangers sont expulsés du Maroc mais cela n’était jamais arrivé dans le cadre d’une réunion privée. Le royaume du Maroc est pourtant de plus en plus ouvert au christianisme et ne semble pas le considérer habituellement comme une menace. Cette arrestation inhabituelle intervient alors que le Maroc s’est lancé dans une campagne contre des missionnaires chiites (le pays est sunnite à 99 %) et il se pourrait que le gouvernement ait voulu rétablir un certain équilibre en montrant qu’il arrête aussi des chrétiens.

 

La Constitution marocaine accorde la liberté de croyance, mais le fait d’essayer de convertir un marocain à une autre croyance est un crime (article 220 du code pénal). Il existe cependant des chrétiens d’origine musulmane au Maroc, qui doivent rester prudents et discrets.

 

 Cet article est extrait du site Portes Ouvertes, société de défense des chrétiens dans le monde

 

19/12/2009

Tolérance religieuse au Maroc : 17 chrétiens arrêtés pour prosélytisme.

Tolérance religieuse au Maroc : 17 chrétiens arrêtés pour prosélytisme.

Par Yann

Morocco_flagL'hypocrisie musulmane dans toute sa splendeur. Tandis que la police marocaine arrête des chrétiens soupçonnés de chercher à propager leur foi - car cela porte préjudice aux valeurs religieuses du Royaume - le conseil des Oulémas du Maroc condamne l'interdiction des minarets en Suisse, la considérant comme « une forme d'extrémisme et d'exclusion » et «contraire à l'image civilisée que les Musulmans se font de la Suisse». Où sont les protestations de Cohn-Bendit ?

La police judiciaire de Oujda a arrêté vendredi dernier 17 personnes dans la ville de Saïda, parmi eux des étrangers, qui ont assisté à une réunion publique qui n'était pas autorisée en vertu de la loi en vigueur. Cette réunion s'inscrivait dans le cadre de la propagation de la foi chrétienne, et visait à attirer de nouveaux adeptes parmi les citoyens.

Un communiqué du ministère de l'intérieur cité par l'agence Maghreb Arabe Presse a rapporté que l'intervention de la police est intervenue après la réception des informations selon lesquelles un comportement suspect, ayant un rapport avec des travaux prosélytes, porterait préjudice aux valeurs religieuses du Royaume.

La même source a souligné qu'au sein des détenus étrangers, deux missionnaires étaient originaire d'Afrique du Sud, et un du Guatemala, il a ajouté que dans le cadre de cette affaire, un ressortissant suisse avait été également arrêté accompagné de deux citoyens marocains.

L'informateur a ajouté que les opérations de fouille ont permis la saisie de nombreux outils de prosélytisme, entre autres des livres, des CD en langue arabe et en d'autres langues étrangères.

Après l'approfondissement des recherches par la police, différentes procédures d'expulsion seront appliquées à l'encontre des ressortissants étrangers détenus en conformité avec les exigences de la loi sur l'entrée et le séjour des étrangers au Royaume du Maroc.

Le Maroc a expulsé en Mars dernier cinq femmes d'origine européenne après qu'elles aient été accusées d'exercer des activités missionnaires chrétiennes sur le territoire.

Source : Hespress

16/07/2008

Algérie : 2 Algériens condamnés pour prosélytisme

Algérie   : 2 Algériens condamnés pour prosélytisme

(Source : le journal du dimanche)

Un tribunal algérien a condamné mercredi à des peines de six mois de prison avec sursis et à 100 000 dinars (1 600 dollars) deux chrétiens accusés d'avoir tenté de convertir des musulmans. Rachid Seghir et Djallal Dahmani ont été condamnés pour "distribution de documents afin de troubler la foi musulmane". Contacté par téléphone, Seghir a déclaré qu'il ferait appel, ajoutant: "Nous sommes déçus par le verdict, mais nous n'avons pas honte de notre religion". Mustapha Krim, président de l'Eglise protestante d'Algérie, a jugé le verdict "très injuste". "Je ne comprends pas pourquoi des gens sont condamnés pour leurs intentions", a-t-il dit par téléphone. La Constitution algérienne garantit la liberté de conscience, mais une loi de 2006 réglemente la pratique de la religion et interdit à des non-musulmans de chercher à convertir des musulmans.

 

 

L’Algérie malmène ses chrétiens
Source : Collectif Algérie (8/07/08)
«Jusqu’à il y a cinq ou six ans, on pouvait espérer que l’Algérie devienne un vrai paradis pour la liberté religieuse.» Le pasteur Yves Gounelle, président de la Commission des églises évangéliques d’expression française à l’extérieur, dont la demande de visa pour entrer en Algérie (depuis la France) a été rejetée en février, est amer. Ces derniers mois, les procès contre les chrétiens se sont multipliés. La semaine dernière, deux Algériens convertis au protestantisme, jugés pour prosélytisme, ont été condamnés à six mois de prison avec sursis par un tribunal.

Pourtant, la présence de cultes autres que l’islam y est ancienne. Avant la conquête arabe, au VIIe siècle, une partie de l’Algérie, et notamment la Kabylie, était chrétienne. «Il en reste le souvenir dans la mémoire des Berbères». Des familles le seraient restées, tout en fréquentant la mosquée. Dans un numéro du mensuel protestant Mission, consacré à la présence chrétienne en Afrique du Nord, Roger Correvon, pasteur à Alger, cite le cas d’une musulmane «née dans une famille chrétienne» qui a finalement choisi la Bible plutôt que le Coran. Depuis l’indépendance de l’Algérie, en 1962, les chrétiens y ont joui d’une certaine bienveillance. «Le FLN se voulait laïc. Il ne revendiquait pas d’identité religieuse même s’il a déplacé le dimanche au vendredi», rappelle Yves Gounelle. Dans les années 80, l’Algérie est submergée par une «vague de conversions, rappelle Mustapha Krim, président de l’Eglise protestante d’Algérie (EPA) . Les nationaux ont adhéré massivement au protestantisme». Lui-même s’est converti à l’âge de 18 ans. C’est le cas aujourd’hui de la quasi-totalité des protestants algériens. A leurs yeux, cette religion, jugée plus ouverte que l’islam, permet de marquer une certaine liberté par rapport au contexte arabo-nationaliste.


«Persécutions»

Sur l’importance du phénomène, le plus grand flou règne. Le ministère des Affaires religieuses évalue le nombre des chrétiens d’Algérie à 11 000, sur 36 millions d’habitants. Mustapha Krim va jusqu’à 50 000 à 100 000 : «Avec toutes ces persécutions, les gens ne déclarent pas ouvertement leur foi.» Pour les catholiques, le calcul est plus simple : «Il y en a quelques-uns, mais très peu par rapport aux évangéliques», précise un haut responsable français de l’église catholique dans ce pays. Pourquoi une telle différence ? «Historiquement, précise-t-il, nous avons toujours vécu dans une relation de confiance avec la société algérienne, en témoignant de notre identité, mais sans jamais organiser des actions destinées à arracher les gens à leur communauté.» Une pierre dans le jardin des protestants accusés de prosélytisme alors que les fidèles du pape respecteraient le mot d’ordre du gouvernement français, qui avait interdit toute œuvre missionnaire du temps de la colonisation.

En février 2006, le climat de relative tolérance envers les chrétiens change soudain. Alger promulgue une ordonnance fixant «les conditions et règles d’exercice des cultes autres que musulman». Ce texte réserve «l’exercice collectif du culte» à «des édifices […] identifiables de l’extérieur», soumet les manifestations religieuses à une «déclaration préalable» et punit quiconque «incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion». C’est le début d’une campagne de harcèlement. Les protestants «cherchent à créer une minorité qui donnerait un prétexte aux puissances étrangères pour s’ingérer dans les affaires de l’Algérie», accuse Bouabdallah Ghlamallah, le ministre des Affaires religieuses. Plusieurs convertis sont arrêtés et jugés pour prosélytisme ou «exercice illégal d’un culte non musulman». D’après les calculs de Mustapha Krim, 26 temples sont fermés «pour non-conformité aux règles de sécurité».

Les catholiques ne sont pas épargnés. Ainsi, en avril, l’abbé Pierre Wallez a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour prosélytisme après avoir célébré une messe avec des immigrés clandestins camerounais. «Nous sommes à un an de la présidentielle, c’est pour le gouvernement algérien une manière de donner des gages aux musulmans intégristes», analyse Yves Gounelle. «Ça illustre la place croissante des islamistes dans l’équilibre des pouvoirs en Algérie», confirme anonymement un responsable français de l’église catholique sur place.


Divisés

Au lieu de susciter une union sacrée entre les chrétiens, ces attaques les divisent. Dans les médias algériens et français, les catholiques accusent les protestants d’être responsables de cette situation. «Les évangéliques, par leur prosélytisme ou leur manière de provoquer, ont pu être déclencheurs d’une campagne contre tous les chrétiens et nous, inclusivement», écrit le père Bernard Lapize, ancien vicaire général du diocèse d’Oran dans la Croix du 2 juin. Le 5 juin, Claude Baty, président de la Fédération protestante de France, s’insurge officiellement. Tout en rappelant que «l’Evangile est une bonne nouvelle… à partager», il affirme qu’«accuser, comme c’est sans cesse le cas, les chrétiens qualifiés “d’évangélistes” de provoquer par leur comportement des réactions inévitables [sous-entendu méritées, ndlr] est très grave. Ce genre de raisonnement […] légitime toutes les chasses aux sorcières ».Pour justifier leur prudence, les catholiques rappellent qu’ils ont payé le prix du sang. «Entre 1994 et 1996, l’Eglise catholique d’Algérie a perdu 19 de ses membres», souligne le hiérarque catholique. Une allusion à l’assassinat, en 1994, des sept moines de Tibéhirine et de quatre «pères blancs» de Tizi Ouzou et, en 1996, de Mgr Claverie, l’évêque d’Oran. Alors que l’islam punit l’apostasie de mort, «les protestants, en revanche, n’ont pas été atteints dans leur chair», rappelle-t-il.


Côté français, seule Rama Yade a protesté pour l’instant, qualifiant de «triste» et «choquant» le procès fait à une convertie. Claude Baty et Mustapha Krim ont été reçus par Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, et au Quai d’Orsay. Mustapha Krim aimerait que Nicolas Sarkozy exige la «réciprocité» : les droits des musulmans à pratiquer leur culte étant désormais garantis en France, ceux des chrétiens devraient l’être aussi de l’autre côté de la Méditerranée.

CATHERINE COROLLER