03/08/2008

Homosexualité : Offensé par la Bible, un homosexuel assigne des éditeurs en justice

Offensé par la Bible, un homosexuel assigne des éditeurs en justice

(Source CPDH)

homosexualiteUn habitant du Michigan réclame 70 millions de dollars à deux éditeurs au motif que des versions de la Bible définissant l'homosexualité comme un péché l'auraient perturbé mentalement et plongé dans une détresse émotionnelle.


Bradley LaShawn Fowler est homosexuel et il prétend que ses droits constitutionnels ont été bafoués par les éditeurs Zondervan Publishing Co. et Thomas Nelson Publishing dont les « mauvaises traductions » de la Bible auraient causé du tort aux homosexuels. Il réclame à ces éditeurs respectivement 60 et 10 millions de dollars et les poursuit séparément.


Selon le plaignant qui se défend lui-même, la traduction du verset 9 du chapitre 6 de la première épître aux Corinthiens serait la cause de vexations, voire de violences allant jusqu'au meurtre dont seraient victimes les homosexuels. Lui-même aurait été rejeté par sa famille et cette interprétation de la Bible l'aurait conduit à la dépression. La lecture de ces passages influencerait fortement les chrétiens.


S'il reconnaît que chaque Bible est une version, il affirme que le choix du terme « homosexuel » ne peut être considéré comme une traduction, mais une modification substantielle du texte.

Il se plaint non seulement de ce que l'utilisation du mot « homosexuel » par la société Zondervan, soit en rapport avec des jugements moraux, l'homosexualité étant décrite comme mauvaise ; mais encore que la Bible affirme que les gays n'hériteront pas du Royaume des Cieux. Le défendeur assure, pour sa part, n'avoir en rien innové et que les traductions de la Bible sont faites sous l'autorité d'un comité d'experts.


Cette affaire témoigne d'une politique de harcèlement des lobbies gays pour faire aboutir leurs revendications et interdire la moindre critique. Elle n'est pas sans rappeler la condamnation du député Christian Vanneste qui avait affirmé que si l'humanité entière était homosexuelle, il n'y aurait plus de génération suivante. Ce seul raisonnement par l'hyperbole avait été jugé insultant pour la communauté gay.


S'il est indéniable que des groupes religieux se montrent peu respectueux envers les homosexuels, il est aussi farfelu et infondé de poursuivre des éditeurs au motif que leurs traductions de la Bible iraient plus loin que le texte d'origine quant à l'homosexualité. En effet, le texte biblique fait mention des homosexuels dans la ligne du Lévitique. Mais à supposer que la traduction du passage incriminé serait fausse, il est indéniable que le terme « homosexuel » se situe parmi une liste d'autres péchés, sans qu'une hiérarchie soit donnée. Ainsi, que l'on admette que la Bible mentionne l'homosexualité ou au contraire, qu'on affirme que la traduction est erronée, il n'en reste pas moins que l'homosexuel n'est pas plus fortement accusé que l'ivrogne. Dès lors, la personne homosexuelle ne peut prétendre que la Bible le vise particulièrement.


Si, évidemment, elle qualifie l'homosexualité de péché, il ne faut pas oublier que le péché est une notion morale et religieuse. A partir de ce point, deux constats s'imposent :


Certes, une mauvaise compréhension de la Bible et de sa mention de l'homosexualité, conduit certaines personnes à se comporter mal envers les homosexuels. Donc, selon la même Bible, ces personnes pèchent et manquent tout autant que les homosexuels de faire le bien. Le Christ a lui-même condamné le fait de juger les autres en se pensant meilleur qu'eux. La Bible ne hiérarchise pas les péchés.


Le fait que la Bible affirme que ceux qui pratiquent l'homosexualité n'iront pas au Ciel ne peut être considéré devant un tribunal pénal comme une injure, car la société laïque ne peut appréhender le domaine spirituel. Ce que les chrétiens pensent de l'homosexualité ne peut pas être discuté, comme les goûts et les couleurs, tant qu'ils se montrent respectueux.


Le premier amendement de la Constitution américaine "Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l'établissement ou interdise le libre exercice d'une religion, ni qui restreigne la liberté de parole ou de la presse, ou le droit qu'a le peuple de s'assembler paisiblement et d'adresser des pétitions au gouvernement pour le redressement de ses griefs" dispose que la liberté d'expression est sacrée. « Mon église est mon esprit » ou « Je suis une secte à moi tout seul » avaient déjà pu dire respectivement Thomas Paine et Jefferson au XVIIIe siècle. La pensée religieuse américaine est individualiste : chacun est libre de croire ce qu'il veut et de nommer ce qu'il veut religion. Si Fowler estime que la Bible ne considère pas l'homosexualité comme un péché, libre à lui de défendre cette croyance, mais aucun tribunal ne pourra légitimement, pas plus que légalement en l'état actuel du droit américain, affirmer, que le juge doit aussi la défendre et condamner les autres. Qui affirmerait le contraire devrait alors demander que les passages de chaque livre sacré condamnant les autres croyants soient supprimés.


Si ces procès sont peut-être anecdotiques, ils se situent dans le choix de harceler les tribunaux qu'ont fait diverses communautés qu'elles soient religieuses, philosophiques ou encore sexuelles. Le juge a le choix entre honorer la Constitution pour laquelle se sont battus bien des hommes et des femmes fuyant la persécution religieuse et défendre la liberté de penser, ou se plier aux caprices sans fin de ceux qui relativisent la liberté pour imposer leur vérité comme un dogme juridique et social.


Jean Degert

 

 

 

14/07/2008

La femme adultère

La femme adultère (Jean 8:1-11)

 

Christ et la femme Adultère de Lucas Cranach (1532)La Loi de Moïse dit : « Tu ne commettras pas d'adultère » et si cela se produisait la communauté avait l'habitude, selon la coutume, d'appliquer la sanction prévue par la Loi, pour « arracher le mal du milieu de soi » (Dt 22,20-22). Elle enlevait ce mal en lapidant la personne accusée. Mais la Loi disait aussi : « Tu ne prendras pas le parti du plus grand nombre pour commettre le mal, ni ne témoigneras dans un procès en suivant le plus grand nombre pour faire dévier le droit » (Ex 23,2). Avec l'arrivée de la femme adultère, un procès s'était ouvert. Un temps de réflexion s'imposait avant de juger le faible. C'est ce temps de réflexion que prend Jésus en se penchant sur le sol. Il prend, face au problème qui surgit, une pause, une sorte de distance pacifique qui lui permettra de descendre en son cœur pour ouvrir une troisième voie…

 

     Derrière le procès de la femme, c'est le motif du procès de Jésus que l'on cherche : un motif permettant de l'accuser, de l'arrêter et peut-être, de parvenir à le faire condamner. On l'intime de répondre : « Toi, que dis-tu? » (Jn 8,5). Le couperet tombe : « Que celui d'entre-vous qui est sans péché, lui jette la première pierre » (Jn 8,7). Le procès s'est tout à coup déplacé. Les accusateurs sont devenus les accusés.

 

     La réception de cet incident a donné lieu dans l'Église à deux grandes lignes d'interprétations de ces paroles selon que l'on attribue ce texte à l'évangéliste Luc ou au rédacteur final de l'Évangile de Jean. Ces deux grandes lignes d'interprétations sont cependant complémentaires.

 

     Dans la perspective lucanienne, on insiste sur la dimension de compassion et de miséricorde de ces paroles de Jésus. C'est l'énoncé de la Bonne Nouvelle du pardon qui fait éclater le cercle mortifère où Jésus et la femme étaient ensemble enfermés. Ces paroles de Jésus furent la clé qui ouvrit la porte de l'enfer, permettant de s'y échapper.

 

     Dans la perspective johannique, ces paroles, encadrées par un double geste symbolique, furent considérées comme prophétique. Jésus écrit avec son doigt sur la terre (Jn 8,6.8) l'énoncé d'une Nouvelle Loi et, pour ce faire, il reprend le geste de Dieu qui écrivait la Loi sur les tables de pierres au mont Sinaï. Les cœurs de pierres retrouvent ainsi leur humanité. Par ces paroles, Jésus délie ce qui en obstruait la possibilité.

 

     Toute interprétation de la Loi est colorée de l'humanité de celui qui l'interprète. C'est dans le cœur que cette Loi prend toute sa saveur. La Parole dite sans amitié, ne saurait être en mesure de témoigner!

 

Texte de Yolande Girard (Bibliste, Montréal)

 

 

Un commentaire concernant les critiques faites l’encontre de ce fragment (Jean 8 :1-11).

J’ai lu récemment sur un site islamique des accusations comme quoi ce fragment ne serait pas authentique. Accusation sur base du fait que certains anciens critiques et exégèse le contestent. (Evidemment, l’islam se rallie à cette thèse du fait qu’il pratique toujours la lapidation en divers endroits).

Pourtant, plusieurs interprètes éminents, Augustin, Bengel, Hug, Ebrard, Stier, Lange, soutiennent l'authenticité de ce fragment alléguant avec Augustin qu'il n'a été retranché, à l'origine, que par la crainte de l'influence morale qu'il pouvait exercer à une époque où, d'une part, un grand relâchement des mœurs et, d'autre part, un faux ascétisme s'étaient introduits dans l'Eglise.

Les savants l’ont replacé dans la suite à cette place, parce que le piège tendu à Jésus (verset 6) paraissait en harmonie avec les dispositions hostiles des autorités à son égard. (Jean 7.32, 45 et suivants)

 

Quant à la vérité historique du fait, on peut dire avec Meyer : "Cette histoire porte un tel cachet d'originalité, il est si évident qu'elle n'est imitée d'aucun autre récit de la tradition évangélique, qu'il est impossible d'y voir une légende d'un temps postérieur, sa vérité interne se justifie facilement par l'exégèse, malgré les doutes qu'on a soulevés."

02/07/2008

Algérie : Vers la fin de la campagne antiévangéliste ?

Algérie : Vers la fin de la campagne antiévangéliste ?

(Source : collectif Algérie)

Le procès des deux Algériens convertis au protestantisme ayant focalisé toutes les attentions et exacerbé toutes les tensions, a finalement connu son épilogue hier avec la mise en délibéré de la décision du tribunal de Tissemsilt.


Les deux prévenus ont été condamnés par contumace, dans un premier temps le 20 novembre 2007, à deux ans de prison ferme et 500 000 DA d’amende chacun pour “distribution de littérature qui porte atteinte à la foi des musulmans”.


Le ministère public a demandé au juge d’appliquer la loi, ce qui laisse supposer, dans les lectures les plus optimistes, le non-lieu ou une peine de prison avec sursis pour les deux accusés, défendus par Me Khalfoun. Si ce verdict venait à se confirmer, et tout en évitant de commenter une décision de justice, il y a fort à parier que nombre d’observateurs y verront un signal fort des autorités algériennes qui cherchent à désamorcer un dossier qui aura fait du tort à l’image du pays auprès des chancelleries étrangères. En effet, la succession des procès pour prosélytisme, trois en l’espace de quelques semaines, ont braqué les lumières des défenseurs de la chrétienté sur l’Algérie, accusée de persécuter des convertis.


Le 3 juin, quatre convertis poursuivis pour “pratique illégale d’un culte non musulman” avaient été condamnés à des peines de prison avec sursis et deux relaxés par le tribunal correctionnel de Tiaret. Par ailleurs, une autre convertie, Habiba Kouider, 37 ans, interpellée transportant une dizaine de bibles, devra comparaître à nouveau devant le tribunal de Tiaret. Le 27 mai dernier, ce dernier avait reporté sa décision et demandé un complément d’enquête. Le procureur de Tiaret avait requis trois ans de prison ferme contre la prévenue, poursuivie pour “pratique d’un culte non musulman sans autorisation”. Rappelons que l’exercice d’un culte musulman ou non musulman est conditionné en Algérie à l’obtention d’un agrément fixant le lieu du culte et d’un autre pour le prédicateur, selon une loi promulguée en février 2006.

Les responsables des églises chrétiennes estiment que les dispositions contenues dans cette loi restreignent fortement la liberté du culte, garantie par la Constitution algérienne. En ce sens, une délégation de l’église anglicane s’est rendue, dernièrement, à Washington pour se plaindre auprès du Congrès américain des restrictions imposées aux chrétiens en Algérie et demander l’abrogation de la loi sur la pratique religieuse pour les non musulmans. Cette délégation, comprenant des protestants anglicans algériens, français et suisses, avait visité la capitale américaine en avril dernier et rencontré des sénateurs républicains au Capitole, le siège du Congrès.


Une approche qui s’inscrit dans la volonté de ces concepteurs de pousser Washington à user de son poids pour faire pression sur le gouvernement algérien dans le but d’annuler la loi de 2006 qui réglemente la pratique du culte. Une initiative qui vient confirmer un peu plus l’“internationalisation” de la question de la liberté du culte en Algérie après l’incursion peu diplomatique de Rama Yade, la secrétaire d’État français aux droits de l’Homme, qui avait qualifié de “triste” et de “choquant” le procès de Habiba à Tiaret.


Pour rappel, en Algérie, l’exercice d’un culte autre que l’islam est soumis à une double autorisation des autorités. La première, liée à la sécurité du lieu d’exercice, est délivrée par les services du ministère de l’Intérieur, la deuxième est en rapport avec le prédicateur qui doit être agréé par le ministère des Affaires religieuses. Cependant, la tournure des évènements et la volonté de certains canaux à la recherche du sensationnel font que la question de la liberté du culte est en train de mettre à mal l’image extérieure de l’Algérie qui la fait passer pour un pays d’intolérance de premier plan.


Réagissant à ces “insinuations”, le président du Haut conseil islamique (HCI) Cheikh Bouamrane avait tenu à dénoncer des activités évangéliques clandestines contre l’islam tout en réaffirmant que l’Algérie n’était “pas hostile” aux chrétiens.


Saïd Oussad

 

 

18/06/2008

Algérie : vidéos et articles

Avant de lire les articles ci-dessous, je vous invite à visionner cette vidéo de la chaine catholique Ktotv sur les persécutions des chrétiens en Algérie.

L'invité venu parler de la situation des chrétiens algériens, notamment les nombreux convertis venus de l'Islam, était Mohammed-Christophe Bibb, fondateur de l'association Notre Dame de Kabylie. Je renvoie aux postes précédents ici et là sur les récentes persécutions anti-chrétiennes dans ce pays.

Loin de la langue de bois généralement entendue dans les médias sur ce sujet, Mr Bibb a judicieusement rappelé que l'Islam s'est construit contre le christianisme et qu'en Afrique du Nord, les premiers colonisateurs furent les arabes. Il a surtout demandé que le gouvernement algérien ne s'ingère pas dans la foi de ses ressortissants chrétiens.

Cliquez sur ce lien :

http://www.ktotv.com/cms/videos/fiche_video.html?idV=00039807&vl=video_nouveautes

 

Chrétiens algériens harcelés par la justice

(6 juin)

L’association Portes Ouvertes qui défend les chrétiens persécutés regrette les condamnations de quatre Algériens pour prosélytisme le mardi 3 juin.

« Ce sont des coups de boutoir dans la liberté d’expression en Algérie.

Ces chrétiens se sont simplement réunis pour prier et chanter des cantiques. Cela ne peut être considéré comme un crime » estime Michel Varton, directeur de Portes Ouvertes France.

 topinfoalgerie

Ces quatre chrétiens avaient été interpellés en compagnie de deux amis le 9 mai dernier alors qu’ils sortaient d’un moment passé en prière au domicile de l’un d’entre eux. Ils ont été condamnés aujourd’hui à des peines de prison avec sursis et à de fortes amendes.

 

Med Seghir Rachid a été condamné à deux mois de prison avec sursis et une amende de 200 000 Dinars algériens (2000 euros).

Saibi Djillali, Rebeih Abdelhak, Beikel Chabane ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis et une amende de 100 000 Dinars algériens (1000 euros).

Khene Mohamed et Hori Abdelkader qui les accompagnaient ont été acquittés.

 

Depuis la mise en application de la loi du 28 février 2006 (ordonnance 06-03) réglementant les cultes non musulmans, les chrétiens subissent une sévère limitation de leur liberté d’expression en Algérie.

 

Plusieurs chrétiens ont récemment fait l'objet de poursuites judiciaires en raison de leur pratique religieuse, comme Habiba Kouider, qui risque jusqu’à 3 ans de prison « pour possession de livres religieux ».

La jeune femme a déclaré avoir subi dimanche dernier le harcèlement de plusieurs policiers qui l’ont humiliée dans la rue et l’ont interrogée pendant deux heures au sujet de sa foi.

 

A ce jour, 25 communautés chrétiennes algériennes se sont vu notifier l'ordre de cesser toute activité (16 églises appartenant à l'Eglise protestante d'Algérie (EPA) et 9 églises protestantes indépendantes).

Plusieurs associations chrétiennes de France ont souhaité exprimer leur soutien aux chrétiens d’Algérie et ont lancé une pétition.

Il s’agit de l'Alliance Evangélique Française, le Collectif Algérie, l’Association Franco-Kabyle pour la Culture Tafat Umasihi, l’Union des Nord-Africains Chrétiens de France, les groupes Oasis, le Comité Protestant Evangélique pour la Dignité Humaine et l’organisation Portes Ouvertes.

 

Ghlamallah assimile l'évangélisation au discours du terrorisme

(8juin)

Les campagnes d’évangélisation en Algérie ne sont pas menées sous une couverture religieuse, mais visent plutôt à aliéner l’identité nationale, a estimé avant-hier, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, M. Bouabdallah Ghlamallah.

 

Le premier imam du pays qui répondait à une question d’un membre de l’Assemblée populaire nationale (APN) a indiqué que ces campagnes d’évangélisation, en Algérie, tendent à « saper le moral des citoyens et à semer la discorde », estimant que cette situation exige une politique qui « consacre une cohérence entre le discours religieux et le discours national ». Cette politique, explique le ministre, cité par l’APS, doit « veiller à la protection du discours national de toute manipulation étrangère et de toute exploitation religieuse conjoncturelle ». M. Ghlamallah n’a pas manqué, par ailleurs, de faire le parallèle entre l’approche utilisée par ceux qui sont derrière ces campagnes et celle de ceux qui ont appelé, un certain temps, à l’intégrisme religieux qui a donné naissance au terrorisme. Ces campagnes visent à « détourner les jeunes de leur religion par des arguments fallacieux qui rappellent le discours du terrorisme que l’Algérie a pu vaincre grâce aux efforts de tous », a affirmé M. Ghlamallah, estimant nécessaire de faire preuve de « maturité et de vigilance afin de faire échec à ces campagnes ».

 

A noter que les déclarations du ministre des Affaires religieuses interviennent au moment où une polémique anime toujours le débat, aussi bien en Algérie, à travers la réaction de l’église protestante d’Algérie, qu’à l’étranger où des ONG ont dénoncé l’existence de ce qu’ils ont qualifié d’« entraves à l’exercice libre du culte en Algérie ».

 

La polémique est née suite à l’affaire dite « Habiba », une femme âgée de 36 ans qui a été interpellée, dernièrement, à Tiaret en possession de 25 évangiles. La jeune femme attend le verdict d’un procès dans lequel elle est accusée de prosélytisme. Le procureur général près la Cour de Tiaret, avait indiqué à l’APS, à propos de cette affaire, que « la justice se comporte avec objectivité et respecte les individus et les associations qui pratiquent leurs rites religieux conformément au cadre défini par la loi ». Le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza, avait, pour sa part, réitéré, dernièrement, la volonté des autorités publiques de veiller à l’application des lois organisant la pratique des rites religieux, dans le respect de la liberté de culte.

 

« L’affaire liée au prosélytisme, en cours d’instruction à Tiaret, relève de la loi régissant la pratique des rites religieux en Algérie et les autorités publiques veillent à l’application de cette loi dans le respect de la liberté du culte », avait souligné M. Boukerzaza, lors du point de presse animé à l’issue du Conseil du gouvernement.

 

Rappelons que le tribunal de Tiaret a condamné, le 3 juin dernier, quatre individus à des peines de prison avec sursis assorties d’amende et relaxé deux autres dans une affaire similaire. Les six mis en causes qui sont originaires de Tizi-Ouzou, de Tiaret et d’Oran ont été arrêtés, le mois dernier, près du domicile de l’un d’eux, à Haï Mohamed Djahlane, à Tiaret.

 

Après le procès de nos 6 frères le 27 mai, un SOS venu d'Algérie

(10 juin)

Au nom de mes frères qui vivent la tragédie avec moi, nous voulons dire à nos frères musulmans et à l’état que nous sommes des Algériens comme eux et que nous voulons rester et vivre en Algérie. On est plus convaincus qu’on vit une chasse ouverte aux chrétiens dans ce pays par les autorités au premier plan et par la société au second.

 

Comme prévu on a passé au tribunal ce mardi 27 mai 2008 pour être jugé sur crime d’avoir tenter d’ébranler la foi des musulmans. Mon Dieu, comment six personnes peuvent ébranler la foi de quarante millions à moins que le tribunal soit convaincu que la foi des quarante millions n’est pas fondée sur des bases solides, une tente posée sur le sable sans pivots et qui a peur du vent, le vent de la vérité.

 

En plus de ça et au cours du procès, ils nous ont accusés d'avoir organisé une messe sans autorisation, une accusation sans fondement.

 

En fin de procès, le procureur a requis contre nous la sévère peine de (02) deux ans de prison ferme et une amende de 500.000.00 DA chacun, un total de 3.000.000.00 DA, l'équivalent de 30.000 euros.

 

Mes frères dans la foi, ils sont décider de nous enfermer mais ils ne pourrons pas fermer nos cœurs, nous contenions à adorés notre Dieu, notre Dieu est le christ, notre Dieu est vivant, amen.

 

 

29/05/2008

Algérie : Injustice islamique

Trois ans de prison requis contre une convertie au christianisme 

 

Algerie150Le procureur de la République de Tiaret (ouest) a requis mardi trois ans de prison ferme contre une Algérienne convertie au christianisme et jugée pour exercice illégal d'un culte non-musulman, a annoncé mercredi à l'AFP le président de l'Eglise protestante d'Algérie (EPA).

"Le procès de Habiba Kouider, 37 ans, s'est déroulé mardi au tribunal de Tiaret. Trois ans de prison ont été requises contre cette femme accusée de pratiquer un culte non musulman sans autorisation officielle", a déclaré le pasteur Mustapha Krim.

 

Le verdict sera rendu le 27 mai, a-t-il précisé.

 

Selon le pasteur, Habiba Kouider a été arrêtée début avril par des gendarmes sur la route reliant Tiaret et Oran (340 et 430 km à l'ouest d'Alger) en possession d'une dizaine d'exemplaires de la Bible.

 

Elle a été poursuivie dans le cadre d'une nouvelle loi de 2006 exigeant une autorisation préfectorale pour l'exercice du culte non-musulman en Algérie.

 

Six autres Algériens également convertis au christianisme doivent comparaitre le 27 mai devant ce même tribunal "pour prosélytisme religieux", a ajouté le président de l'Eglise protestante. Ils ont été arrêtés il y a deux semaines par la police à Tiaret.

 

Selon le ministère algérien des Affaires religieuses, l'Algérie compte sur une population de 33 millions d'habitants près de 11.000 chrétiens toutes obédiences confondues.

 

 

Prions pour nos frères chrétiens subissant l'intolérance et l'injustice de l'islam.

15/07/2007

Islam – Turquie : Acharnement sur les chrétiens

Islam – Turquie : Acharnement sur les chrétiens

 

turquiemapLa Turquie, ce pays qui désire entrer dans l’Europe, bafoue la déclarations internationale des droits de l’homme et a fortiori le droit des chrétiens. L’article ci-dessous le démontre.

Rappel : « Article 18 : Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites. »

http://www.un.org/french/aboutun/dudh.htm

 

Lisez et comparez avec la « Déclaration du Caire sur les droits de l’homme en Islam » http://www.aidh.org/Biblio/Txt_Arabe/inst_org-decla90.htm

«Article9 : a) La quête du savoir est une obligation. L'enseignement est un devoir qui incombe à la société et à l'Etat. Ceux-ci tenus d'en assurer les voies et moyens et d'en garantir la diversité dans l'intérêt de la société et de façon à permettre à l'homme de connaître la religion islamique et de découvrir les réalités de l'univers, en vue de les mettre au service de l'humanité.

Article 10 : L'Islam est la religion de l'innéité. Aucune forme de contrainte ne doit être exercée sur l'homme pour l'obliger à renoncer à sa religion pour une autre ou pour l'athéisme ; il est également défendu d'exploiter à cette fin sa pauvreté ou son ignorance. »

 

Article Topchrétien :

Turquie : Le procès de deux chrétiens sous haute surveillance 

 

Montré du doigt par la presse internationale après le massacre de trois chrétiens à Malatya en avril dernier, le gouvernement turc semble craindre la médiatisation d’un procès contre deux chrétiens dont la prochaine audience se déroulera le 18 juillet 2007.

 

« Le procès qui effraie le ministère de la Justice » c’est sous ce titre que le journal turc « Yeni Cag » révélait les craintes du gouvernement turc à la Une de son édition du 20 avril dernier.

 

Selon le journal, le gouvernement a prévenu la cour de Silivri (à 72 km d’Istanbul, où se déroule le procès) que si des nouvelles de cette affaire étaient diffusées dans la presse internationale, « l’Union européenne pourrait [nous] demander des comptes ».

 

Ce procès qui a commencé en novembre 2006 concerne deux anciens musulmans qui se sont convertis au christianisme il y a plus de 10 ans : Hakan Tastan, 37 ans et Turan Topal 46 ans.

 

Pour avoir proposé des cours d’études bibliques par correspondance, les deux chrétiens, des protestants, sont accusés d’avoir dénigré l’identité turque, violant l’article 301 de la Constitution du pays. On leur reproche aussi d’avoir injurié l’islam (article 216) et d’avoir récolté des renseignements confidentiels sur les citoyens (article 135). Pour chaque accusation, ils sont passibles d’une peine de trois ans de prison.

 

Le week-end dernier (1er juillet), une autre accusation a même été ajoutée à la liste. Les deux chrétiens ont été cette fois-ci accusés d’avoir récolté de l’argent sans permission officielle des autorités locales. Ils devront payer 340 euros pour avoir enfreint la loi (section 29 du code administratif 2860).

 

« Qu’est ce que c’est ? Du harcèlement tout simplement ! » a dénoncé Turan Topal. « C’est ridicule » a jugé leur avocat, Haydar Polat. « Cela n’a rien à voir avec l’affaire originale ».

 

Le 18 avril dernier, trois chrétiens ont été sauvagement assassinés dans une librairie chrétienne de Malatya (à l’est de la Turquie). Depuis, les chrétiens turcs accusent toujours le pouvoir et les médias du pays d’être hostiles à leur encontre. Au début du 20e siècle, entre 20 et 30% de la population turque était chrétienne. Aujourd’hui, ils représentent moins de 1% de la population et sont considérés comme une menace pour l’unité de la nation turque.

 

(D’après un article de Compass Direct) 

 

18 juillet !  : Prions pour eux, frères et soeurs