12/05/2010

De la prison à l’Evangile.

Témoignage de Jean Luc Orcel. De la prison à l’Evangile.

Ndlr: Merci à Alain Charlot (revue Voix) pour tout ce travail caché de rédaction et à Jean Luc pour son merveilleux témoignage.

Jean-Luc Orcel – Arles

Une enfance difficile
Né de père inconnu, j’ai été séparé de ma mère à 5 ans, ce qui fut un lourd traumatisme et a amené par la suite une forte tendance à l’angoisse. J’ai été pris en charge par mon oncle et ma tante. Hélas! mon oncle est décédé prématurément. J’ai grandi dans une cité HLM, et très vite j’ai été en échec scolaire. A 12 ans, j’ai fumé ma première cigarette, à 13 ans commencé à chaparder dans les magasins. Ensuite, j’ai volé un cyclomoteur et ai subi une première arrestation. A 14 ans, je cesse de fréquenter l’école. A 15 ans, je vole une voiture et me retrouve en garde à vue et devant le juge des enfants. A partir de ce moment commence une escalade vers une délinquance de plus en plus grave: consommation de cannabis, larcins en tous genres, vol d’un sac à main dans un centre social, tentative d’escroquerie à la carte bleue. Ces méfaits sont ponctués par les arrestations, gardes à vue, présentations au juge, etc.… A 17 ans je fais mon premier séjour en prison pour mineurs à Marseille.

Habitué des prisons
La descente sur la pente s’accélère: cambriolages, braquage, course-poursuite, association de malfaiteurs, vente de drogues douces en diverses villes, Arles, Avignon, Marseille, Nîmes, Palavas. Mon casier judiciaire est très fourni, je suis connu comme le loup blanc dans les services de police d’Arles, et surveillé de très près. Je suis las.

Légionnaire et déserteur
A 22 ans, je décide d’en finir une bonne fois, et m’engage dans la Légion étrangère. Mais pour cela je suis obligé de me créer une fausse identité. Je réussis toutes les épreuves de sélection, j’obtiens le fameux képi blanc et paraphe un contrat de 5 ans.
Je ne persévérerai guère dans cet engagement. Je déserte, mais peu après suis rattrapé par une ancienne affaire de cambriolage où je suis victime d’une fausse dénonciation. La police croit que je mens, et la police militaire qui me recherche découvre l’usurpation d’identité. Je dois ramper torse nu autour d’un drapeau portant la devise de la Légion. Le choix m’est laissé soit de continuer dans la Légion pour remplir mon contrat, soit de retourner dans mes foyers.

Retour à l’ancienne vie
Je choisis le retour à la vie civile. Mal dans ma peau, je reprends mes activités nocturnes. A 25 ans, je veux me diriger vers une vie pacifique, tout en consommant de plus en plus de cannabis. L’angoisse m’envahit et je trouve la force de mettre un terme à cette addiction. Je reprends les cambriolages, mais en les préparant très soigneusement pour ne pas me faire prendre. Je me sens pourtant de plus en plus mal et, en 1989, je fais la connaissance d’une femme qui m’attire. Un dernier «coup» manque de très mal tourner: je décide de raccrocher.

Au travail
Je trouve des emplois. N’ayant aucun diplôme, je touche à tout: peintre façadier, monteur en raffinerie, préparateur de commandes, conducteur d’engins, ouvrier de conditionnement, maçon, as du marteau-piqueur, manutentionnaire, videur de boîtes, et même agent de sécurité! Parallèlement, j’épouse celle que j’aimais et nous fondons une famille. Après un emploi dans une société de surveillance, j’obtiens un CDI dans une usine de stockage de boissons, mais mon ancienne nature reprend le dessus: quand l’usine est vide, je charge des boissons le coffre de ma voiture. Malgré le CDI et le salaire mensuel, je finirai par abandonner ce travail. J’en trouve un autre, comme gardien de cimetière. Nous sommes en décembre 1998, j’ai 33 ans.

Ma rencontre avec Dieu
Intérimaire, je m’accroche à ce poste qui se prolonge, soutenu par l’aide compréhensive de mon chef de service. Un jour, l’ancien gardien, un homme d’un certain âge, vient arroser les tombes. Je remarque sur sa voiture un autocollant dessinant un poisson et je lui pose quelques questions. Puis l’été 99 arrive, j’ai été nommé stagiaire et nous partons en famille camper au Grau-du-Roi. Or, voici qu’à peine arrivé, je suis pris par une terrible crise d’angoisse où je revis mes terreurs d’enfant. Je finis par me réfugier dans les douches du camping, et là je crie vers Dieu: «Seigneur, j’ai besoin de Toi, aide-moi, viens à mon secours, je veux marcher avec Toi, change ma vie!». Le calme se fait en moi, mais pas totalement, les angoisses sont toujours là. De retour de vacances, je revois l’ancien gardien et je lui parle de ma souffrance. Il en parle au pasteur de l’église qu’il fréquente, et rapidement le pasteur vient me voir au cimetière, puis chez moi. Il me remet une Bible et une cassette vidéo retraçant la vie de Jésus Christ, et fait une prière. J’assiste à quelques cultes dans son église, puis suis entraîné par mon ami vers une assemblée pentecôtiste. Je me plais dans cette église chaleureuse où je rencontre deux habitants de ma cité (l’un d’eux me connaissait de réputation, et fut stupéfait de me voir là).

Une vision
Voici que mon ami et confident décède subitement d’un arrêt cardiaque. Rempli de tristesse, un samedi après-midi juste après ce décès, je m’étais retiré dans la chambre de ma fille Inès. Les yeux fermés, j’étais plongé dans mes pensées. Tout à coup, j’aperçus à un mètre de moi, au pied du lit, un être vêtu de blanc. Immobile, il me pointait du doigt. Je ne voyais pas son visage. Pris de panique, j’ai voulu appeler, mais aucun son ne sortait de ma bouche. J’étais comme paralysé. Cette vision fut brève, cet être disparut, pourtant j’en garde encore le souvenir. Qui était-il? Un ange de lumière? Jésus Lui-même? Si c’était Jésus, pour quelle raison apparaissait-Il à quelqu’un qui avait un tel passé? D’autres ne le méritaient-ils pas plus que moi ? Peut-être Dieu voulait-Il me rassurer dans ma jeune foi éprouvée par la mort de mon ami. Je comprends à présent que notre rencontre ne fut pas fortuite, et que mon ami avait une mission à remplir auprès de moi avant de quitter cette terre.

Aujourd’hui
11 ans se sont écoulés et je suis touours dans la même église. D’autres expériences spirituelles ont suivi, je suis devenu conducteur de louange et responsable du culte. Une de ces expériences mérite d’être signalée. En 2001, j’ai été titularisé dans la fonction publique. Garde municipal en Arles, j’ai fait, en juin 2001, mes débuts en tenue, non sans inquiétude. Mon travail pourtant me plaisait. Mais voici que tout se corse quand mon chef de service me demande certains papiers afin de me faire obtenir mon assermentation auprès du Procureur de la République comme représentant et dépositaire de l’ordre public! J’en ai aussitôt parlé à l’église. L’homme de Dieu répond que ce qui est impossible à l’homme est possible à Dieu… Cette parole va s’accomplir à la lettre! Nous étions trois à demander notre assermentation. Les deux autres personnes n’avaient jamais eu maille à partir avec la police et la justice. L’un et l’autre ont été convoqués, et ont fait l’objet d’une enquête. Moi seul n’étais pas convoqué. Je faisais prier l’église, mais m’interrogeais néanmoins: que signifiait cet oubli? Allais-je être muté? Il n’en fut rien. Je trouvai, quelque temps plus tard, une lettre dans ma boîte aux lettres: j’étais convoqué au tribunal d’instance pour…prêter serment! Chez le procureur, comme au poste de police, mon passé était effacé, Dieu avait écouté les prières.
Si je regarde en arrière, je vois que tout cela est miraculeux. Tant de mes anciens compagnons ont continué leur course folle vers le néant et la mort! Mais moi, Dieu a permis que je sois épargné. A tous ceux qui ressentent un vide, ou sont engagés dans une voie sans issue, je dis: «Ce que Dieu a fait pour moi, il le fera aussi pour vous. Il n’y a qu’une condition, qui est simple: accepter qu’Il prenne la première place dans notre vie. Si nous l’appelons au secours et ouvrons notre cœur, Il viendra nous aider, nous sortira du trou dans lequel nous sommes tombés.» Jésus vous invite par ces paroles: « Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi» (Apocalypse 3,20). – «Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos» (Matthieu 11,28).

15/03/2010

Pakistan : Un couple de chrétiens condamnés à 25 ans de prison pour avoir touché le Coran sans s’être préalablement lavé les mains.

ipakistancorano1Islamabad (AsiaNews) - Un tribunal du district de Kasur a condamné un couple de chrétiens, Munir Masih et Ruqqiya Bibi, à 25 ans de prison. Selon le Centre for Legal Aid Assistance and Settlement (CLAAS), le juge Ajmal Hussein a condamné le couple pour avoir touché le Coran sans s’être lavé les mains.

Munir Masih et Ruqqiya Bibi avait été libérés sous caution en janvier dernier, mais ils ont été ré-arrêtés après la décision du juge. Le mari a été enfermé dans la prison du district de Kasur, la femme dans la prison pour femmes de Multan. Ils ont tous deux entamé leur peine de 25 ans derrière les barreaux.

Selon le CLAAS, association qui se bat pour les droits des pauvres et des marginaux, le couple a été accusé d’avoir « contaminé » le Coran lorsqu’ils l’ont touché « sans s’être lavé les mains ».

L’incident qui avait eu lieu en décembre 2008 avait déclenché la colère des extrémistes musulmans qui avaient fait pression sur la police. Selon des informations non confirmées, ces extrémistes auraient payé la police pour que celle-ci découvre de nouvelles “preuves” pour justifier le verdict. A l’issue de l’enquête de police, le couple s’est vu accuser de blasphème.

La loi sur le blasphème est l’élément le plus dur en matière de répression religieuse existant au Pakistan. Elle a été adoptée par l’ex-dictateur Zia ul-Haq pour protéger l’islam et son prophète, Mahomet, des attaques et des insultes.

Source : AsiaNews

Signalé par Tnr, traduction partielle Bivouac-ID

18/09/2008

Iran : Peine de mort pour apostasie

Iran : Les deux premiers en attente d’exécution sont des convertis au christianisme

 

(Source : Point de bascule)

 

ahmadinejad2Mardi, le Parlement iranien a voté une loi imposant la peine de mort pour apostasie, a signalé un groupe de défense des droits de l’homme.

 

Les députés ont approuvé le projet de loi avec 196 voix pour, sept contre et deux abstentions, selon le Christian Solidarity Worldwide basé au Royaume-Uni. La loi vise à ajouter plusieurs crimes à la liste de ceux qui pourraient entraîner la peine de mort, y compris « établir des blogs et des sites promouvant la corruption, la prostitution et l’apostasie ».

 

Mahmoud Mohammad Azad-Matin, 53 ans, et Arash-Ahmad Ali Basirat, 40 ans, des musulmans qui se sont convertis au christianisme, ont été accusés d’apostasie la semaine dernière à la Cour publique et révolutionnaire de Chiraz, en Iran. Ils sont actuellement en attente du verdict du tribunal et sont détenus depuis le 15 mai.

 

Selon des témoignages, l’Iran a retiré la nouvelle de l’adoption de la loi du site du Parlement dans les heures qui ont suivi sa publication mardi, selon CSW. Mais des rapports du progrès de la loi au Parlement ont été publiés par d’autres agences de presse iraniennes, y compris IRINN (République islamique d’Iran News Network) et des journaux du matin en Iran, comme Resalat.

02/07/2008

Algérie : Vers la fin de la campagne antiévangéliste ?

Algérie : Vers la fin de la campagne antiévangéliste ?

(Source : collectif Algérie)

Le procès des deux Algériens convertis au protestantisme ayant focalisé toutes les attentions et exacerbé toutes les tensions, a finalement connu son épilogue hier avec la mise en délibéré de la décision du tribunal de Tissemsilt.


Les deux prévenus ont été condamnés par contumace, dans un premier temps le 20 novembre 2007, à deux ans de prison ferme et 500 000 DA d’amende chacun pour “distribution de littérature qui porte atteinte à la foi des musulmans”.


Le ministère public a demandé au juge d’appliquer la loi, ce qui laisse supposer, dans les lectures les plus optimistes, le non-lieu ou une peine de prison avec sursis pour les deux accusés, défendus par Me Khalfoun. Si ce verdict venait à se confirmer, et tout en évitant de commenter une décision de justice, il y a fort à parier que nombre d’observateurs y verront un signal fort des autorités algériennes qui cherchent à désamorcer un dossier qui aura fait du tort à l’image du pays auprès des chancelleries étrangères. En effet, la succession des procès pour prosélytisme, trois en l’espace de quelques semaines, ont braqué les lumières des défenseurs de la chrétienté sur l’Algérie, accusée de persécuter des convertis.


Le 3 juin, quatre convertis poursuivis pour “pratique illégale d’un culte non musulman” avaient été condamnés à des peines de prison avec sursis et deux relaxés par le tribunal correctionnel de Tiaret. Par ailleurs, une autre convertie, Habiba Kouider, 37 ans, interpellée transportant une dizaine de bibles, devra comparaître à nouveau devant le tribunal de Tiaret. Le 27 mai dernier, ce dernier avait reporté sa décision et demandé un complément d’enquête. Le procureur de Tiaret avait requis trois ans de prison ferme contre la prévenue, poursuivie pour “pratique d’un culte non musulman sans autorisation”. Rappelons que l’exercice d’un culte musulman ou non musulman est conditionné en Algérie à l’obtention d’un agrément fixant le lieu du culte et d’un autre pour le prédicateur, selon une loi promulguée en février 2006.

Les responsables des églises chrétiennes estiment que les dispositions contenues dans cette loi restreignent fortement la liberté du culte, garantie par la Constitution algérienne. En ce sens, une délégation de l’église anglicane s’est rendue, dernièrement, à Washington pour se plaindre auprès du Congrès américain des restrictions imposées aux chrétiens en Algérie et demander l’abrogation de la loi sur la pratique religieuse pour les non musulmans. Cette délégation, comprenant des protestants anglicans algériens, français et suisses, avait visité la capitale américaine en avril dernier et rencontré des sénateurs républicains au Capitole, le siège du Congrès.


Une approche qui s’inscrit dans la volonté de ces concepteurs de pousser Washington à user de son poids pour faire pression sur le gouvernement algérien dans le but d’annuler la loi de 2006 qui réglemente la pratique du culte. Une initiative qui vient confirmer un peu plus l’“internationalisation” de la question de la liberté du culte en Algérie après l’incursion peu diplomatique de Rama Yade, la secrétaire d’État français aux droits de l’Homme, qui avait qualifié de “triste” et de “choquant” le procès de Habiba à Tiaret.


Pour rappel, en Algérie, l’exercice d’un culte autre que l’islam est soumis à une double autorisation des autorités. La première, liée à la sécurité du lieu d’exercice, est délivrée par les services du ministère de l’Intérieur, la deuxième est en rapport avec le prédicateur qui doit être agréé par le ministère des Affaires religieuses. Cependant, la tournure des évènements et la volonté de certains canaux à la recherche du sensationnel font que la question de la liberté du culte est en train de mettre à mal l’image extérieure de l’Algérie qui la fait passer pour un pays d’intolérance de premier plan.


Réagissant à ces “insinuations”, le président du Haut conseil islamique (HCI) Cheikh Bouamrane avait tenu à dénoncer des activités évangéliques clandestines contre l’islam tout en réaffirmant que l’Algérie n’était “pas hostile” aux chrétiens.


Saïd Oussad

 

 

22/03/2008

Dans les prisons d'Ouganda

prison_ougandaDans les prisons d'Ouganda 

 

"J’ai compté fermement sur le Seigneur,Il s’est penché vers moi, Il a entendu mon appel." (Psaume 40 : 2)

 

Un jour, j’ai visité les caves qui servent de prison à Kampala, en Ouganda. C’est un endroit horrible, où le dictateur Idi Amin faisait souffrir des innocents avant de les tuer.

 

Un des hommes qui allait être tué était Joshua, pasteur de l’Eglise du Plein Evangile à Kampala.

 

Joshua avait toujours prêché le message de l’amour et du pardon. Des miracles avaient eu lieu dans son église. Dieu était à l’oeuvre.

 

La police secrète d’Idi Amin avait fait part au dictateur de la formidable croissance de l’église, et celui-ci avait ordonné l’arrestation du pasteur Joshua. Il fut jeté dans cette prison, en attendant d’être exécuté. Il cria au Seigneur: "Seigneur, j’ai peur aide-moi Seigneur Je n’ai pas peur de la mort, mais j’ai peur d’être torturé avant d’être tué." Il faut dire que de nombreux prisonniers ne furent pas tués par balles, mais à coups de marteau.

 

"Seigneur, fais que le premier coup soit mortel, s’il te plaît."

 

Un miracle eut lieu dans cette sombre prison. Joshua le raconte ainsi: "Tout à coup une lumière se mit à briller dans ma sombre cellule. J’entendis une voix qui disait: tu n’es pas seul, je suis avec toi, pour toujours!"

 

Toute crainte disparut, je tombai à genoux en louant le Seigneur. Je dus avoir chanté du plus fort que je pouvais, car soudain la porte de ma cellule s’ouvrit et deux policiers me tirèrent dehors. Je pensai que le moment de ma mort était arrivé, mais je continuai à louer mon Seigneur. Lorsque l’officier me vit, il dit aux deux policiers: "Vous avez entendu comme il chante! Cet homme est complètement fou. Il ne sert à rien de le tuer. Jetez-le dehors!"

 

Un moment plus tard, j’étais libre. Puis-je partager avec vous ce que j’ai appris?

 

1. Nous ne sommes jamais seuls, jamais, jamais.

 

2. Il y a une puissance dans la louange à Dieu.

 

3. Dieu contrôle toujours la situation.

 

Qu’est-ce qu’un homme peut désirer de plus?

 

Jan Pi

 

(article tiré du journal des Lien des Cellules de Prière).

19/02/2008

Persécution anti-chrétienne en Algérie

Persécution anti-chrétienne en Algérie

par Yves Daoudal

jeudi 14 février 2008 (journalchretien.net)

 

0-4098S’appuyant sur les textes de loi adoptés en 2006 qui punissent le « prosélytisme » chrétien de prison et de fortes amendes et interdisent de « célébrer un rite dans un lieu non reconnu par le gouvernement », le tribunal d’Oran a condamné le prêtre catholique Pierre Wallez à deux ans de prison dont un avec sursis pour avoir simplement rendu visite à des chrétiens camerounais et prié avec eux.

 

 

Ce fait, après bien d’autres, illustre la réalité de l’intolérance antichrétienne qui règne en Algérie, allant des mesures persécutrices de l’Etat au terrorisme des islamistes.

 

On attend du recteur Dalil Boubakeur de la Mosquée de Paris sous contrôle algérien et président du Conseil Français du Culte Musulman qu’il exprime sa profonde désapprobation.

 

Mais la vérité, c’est que les libertés qu’il exige là où il ne domine pas encore, l’islam les refuse partout où il règne.

 

On vérifie également que l’indépendance de l’Algérie n’a finalement eu pour effet que de la remettre sous la férule théocratique de la charia islamique.

 

On attend avec intérêt les réactions de M. Nicolas Sarkozy, grand défenseur des libertés mais aussi laudateur à Riyad de la brillante civilisation islamique.

 

Communiqué de Bernard Antony, président de Chrétienté-Solidarité et du Pays Libre

01/02/2008

La grâce envahit sa cellule de prison...

prisonLa grâce envahit sa cellule de prison...

 

Je vivais heureux auprès de ma famille et de mes amis. Et pourtant, malgré l’amour dont j'étais entouré, je déviais très jeune. Vers l’âge de 8 ans, je commençais à voler dans les magasins, et rapportais des butins de plus en plus importants jusqu'à ce que, à l’âge de 12 ans, je sois arrêté pour complicité dans 5 cambriolages.

 

J'étais en rébellion totale contre la société. J'estimais qu'il y avait trop d'égoïsme, d'injustice et d'inégalité et je m'efforçais de voler aux riches pour donner aux pauvres. A 17 ans, je me retrouvai à Fleury-Merogis. J'avais un grand vide dans ma vie. Pourtant, ni les religions de mes amis, ni l’athéisme dans lequel mon père, bien qu'israélite, m'avait élevé, ne trouvaient d'échos en moi. A l’inverse de lui, je recherchais ce Dieu qui m'était inconnu et tout en voyageant beaucoup, me tournais vers la parapsychologie, l’ésotérisme, les sciences occultes, le bouddhisme, l’hindouisme...

 

Pendant cette quête, je continuais à évoluer dans la criminalité (cambriolages en tous genres, tentatives d'attaques à main armée, escroquerie..), je tombais dans la drogue et la débauche, consommais beaucoup d'alcool en jouant aux cartes des nuits entières.

 

Puis je me mis à vendre de la drogue « douce » puis, dure et à en consommer de plus en plus, ce qui m'amena à faire trois overdoses dont une qui, à quelques secondes près, faillit me coûter la vie. Pourtant, cela ne m'empêcha pas de continuer, jusqu'à ce jour où pour la première fois de ma vie, je me dégoûtais de moi-même. C'est lors de mon 3ème voyage en Inde alors que je préparais un passage de 4 kilos d'héroïne pure (valeur + d'un million d'euros) que je criai vers ce Dieu que je ne connaissais pas, lui demandant de faire quelque chose pour moi.

 

Francfort, le 23 Octobre 1983 : une multitude de policiers armés m'encercle. Je suis à bout de force. Je sais qu'une longue peine m'attend, mais je me sens soulagé. C'est lorsque je me retrouve seul dans une cellule que le Seigneur Jésus-Christ parle à mon cœur.

 

II me montre l’horreur et l’immondice de mes péchés mais par-dessus tout, son amour et sa grâce pour moi par le pardon de toutes mes fautes. II me montre que si à ce moment précis, je dis oui, une vie nouvelle commencera et qu'il sera toujours là pour m'aimer et m'aider. Dans le cas contraire et bien qu'il soit le fils de Dieu, il ne pourrait plus rien pour moi. J'accepte sans hésitation.

Et à ce moment-la, bien qu'étant incarcéré, je me sens libre ! Bénéficiant de circonstances atténuantes, je passe 4 ans et demi en prison. Depuis ce jour, je n'ai plus commis de délit et vis une vie parfaitement honnête.

 

Je suis marie, papa d'un enfant. Je suis heureux. Tout n'a pas été facile après ma conversion, mais, conformément à sa promesse, le Seigneur a toujours été avec moi.

 

Aujourd'hui, plus de 21 ans après ma rencontre avec Jésus-Christ, non seulement je ne regrette rien mais je me réjouis de la perspective d'être avec Lui dans son royaume eternel.

 

Olivier Pelerins

Lu dans la Sentinelle,  le magazine de l’Eglise Évangélique (ADD) d'Antibes.