28/07/2008

Jésus, fils « engendré » de Dieu ?

Jésus, fils « engendré » de Dieu ?

 

Voici encore un débat qui suscite la polémique entre diverses communautés.

Dieu peut-Il engendré un fils qui est Dieu lui-même ? Engendré signifie-t-il créé ? Etc...

Beaucoup de questions dont les réponses fusent de toutes parts.

 

Il est clair que Jésus-homme a bien été engendré car Dieu s’est fait chair en Jésus. Que l’on soit chrétien, musulman, témoins de Jéhovah, etc.. on est tous d’accord de dire que Jésus a été conçu sans intervention d’un homme. Dieu a voulu faire une distinction claire entre un être créé (comme le premier homme) et un être engendré qui peut porter le nom de Fils unique.

 

Mais alors, me dira-t-on, Jésus peut-il être Dieu s’il est engendré ?

Bien sûr car Jésus ne se limite pas à un corps d’homme.  Jésus est le reflet resplendissant de la gloire du Père, l’expression parfaite de sa substance, comme nous l’indique hébreux 1:3. 

 

Le mot engendré se limite-t-il au fait de la manifestation humaine de Dieu en Jésus ? D’où vient la polémique ?

De ces quelques versets :

Actes 13:33  Dieu l'a accomplie pour nous leurs enfants, en ressuscitant Jésus, selon ce qui est écrit dans le Psaume deuxième: Tu es mon Fils, Je t'ai engendré aujourd'hui.

Hébreux 1:5  Car auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit: Tu es mon Fils, Je t'ai engendré aujourd'hui? Et encore: Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils?

Hébreux 5:5  Et Christ ne s'est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit: Tu es mon Fils, Je t'ai engendré aujourd'hui!

 

Cette expression que l’on retrouve dans deux livres du nouveau testament, est issue du psaume n°2. Ce psaume prophétique parle du Fils, héritier du monde.

Psaume 2:7 Je publierai le décret; L'Eternel m'a dit: Tu es mon fils! Je t'ai engendré aujourd'hui.

Le titre de fils avait été donné dès l'origine à Israël dans son ensemble (Exode 4.22). Plus tard, le prophète Nathan, annonçant à David les bénédictions promises à sa descendance, s'exprime au nom de l'Eternel en ces termes : Je lui serai père et il me sera fils (2Samuel 7.14). Ainsi le titre de noblesse accordé à Israël s'applique maintenant plus spécialement à une famille, mais sans se rapporter encore à un individu. En effet, nous ne voyons pas David ou tel de ses descendants se donner à lui-même personnellement le nom de fils de l'Eternel. De l'oracle de Nathan à la déclaration de notre psaume il y a un grand pas. Ici, en effet, c'est un homme spécial qu'a en vue le psalmiste et qu'il désigne avec une insistance particulière par ces mots : Toi, tu es mon Fils ; moi-même, je t'ai engendré. L'auteur du psaume contemple un roi auquel aboutit la bénédiction promise à toute la race.

 

Pourquoi « aujourd’hui » ?

Le roi dont il est question est élevé par un décret rendu à un moment donné (aujourd'hui) au rang de Fils de l'Eternel. C'est bien ainsi que l'a compris Paul en actes 13 :33, puisqu'il applique ce terme d'aujourd'hui au jour de la résurrection du Seigneur (comparez avec Romains 1.4 « et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l'Esprit de sainteté, par sa résurrection d'entre les morts, Jésus-Christ notre Seigneur »). Aux yeux de l'apôtre sans doute celui qui a été l'objet d'une telle élévation était par son origine même Fils de Dieu (Colossiens 1.16 ; Philippiens 2.6-9). Mais par sa résurrection il a été remis en possession des attributs conformes à sa personne divine auxquels il avait renoncé pour accomplir sa mission terrestre (Jean 17.5). Le psaume 2 ne touche pas à ce mystère ; il ne nous en fait pas moins constater un progrès important dans l'intuition prophétique. Le mot : Je t'ai engendré, désigne l'acte de grâce par lequel l'Eternel élève à lui son Elu, en lui donnant la position de Fils.

 

On comprend ainsi toute l’étendue des appellations « Fils unique », « engendré »,...matérialisant toute les prophéties de l’ancien testament.

 

Gloire à Dieu