31/05/2012

L'islam à l'attaque

Voici les difficultés que les chrétiens rencontrent quand ils croisent des musulmans.  Ils n'interviennent pas pour argumenter, mais pour réciter des préceptes islamiques par coeur, du style "acceptez l'islam ou vous irez en enfer", "Jésus était musulman",... Et si on ne les écoute pas, certains attaquent.

La video que vous allez voir se déroule dans un pays chrétien, alors imaginez la tournure que cela pourrait prendre dans un pays islamique.

06/02/2012

Sabrina, jeune algérienne convertie à Jésus...

Sabrina, jeune maghrebine convertie à Jésus...

Sabrina est l'épouse du pasteur Joseph Lesly de l'église des nations, voici son témoignage suivi d'un docu sur l'église des nations :

 


M6 66 Minutes - Eglise des Nations (Lesly Joseph) par timkylecx

18/11/2010

Pakistan : une chrétienne condamnée à mort pour blasphème

Pakistan : La famille d’Asia Bibi fait appel de la sentence

(source :zenit.org)

Une chrétienne condamnée à mort pour blasphème

asia_bibi.jpg

ROME, Mardi 16 novembre 2010 (ZENIT.org) - La famille d'Asia Bibi, chrétienne, condamnnée à mort au Pakistan pour blasphème, a fait appel de la sentence. C'est la première fois qu'au Pakistan un tribunal condamne une femme chrétienne à mort pour blasphème.

Mais qui est Asia Bibi ? « Eglises d'Asie » (EDA), l'agence des missions étrangères de Paris, rappelle les faits :

Lundi 8 novembre, une cour de justice pakistanaise a condamné à la mort par pendaison, Asia Bibi, chrétienne âgée d'une quarantaine d'années et mère de famille, sous l'accusation de blasphème envers Mahomet.

L'affaire remonte à plus d'un an et s'est déroulée dans le village d'Ittanwalli au Pendjab, où la famille de la jeune femme vit depuis des générations. Le 19 juin 2009, alors qu'elle travaille dans les champs, Asia Bibi est priée d'aller chercher de l'eau pour désaltérer le groupe. Mais les autres ouvrières, musulmanes, refusent de boire une eau impure apportée par une chrétienne.

Les différentes versions des événements font état de menaces de la part du groupe de femmes sur Asia Bibi pour qu'elle renonce à sa foi. Celle-ci aurait ensuite été frappée avant d'être emmenée par une foule en colère et menée devant les responsables religieux. Release International, un groupe protestant de défense des chrétiens persécutés, qui recueilli des témoignages sur place, relate qu'Asia a été battue et ses deux filles molestées.

La jeune femme aurait également été violée par un groupe de musulmans dont des religieux. Alors que la foule avait décidé de la lyncher, des chrétiens du village ont appelé la police qui a alors arrêté Asia Bibi pour blasphème selon l'article 295 C du code pénal.

La loi anti-blasphème punit de la prison à perpétuité les auteurs d'une profanation envers le Coran, et de la peine capitale toute insulte envers le Prophète (1). Ces derniers mois, les violences anti-chrétiennes commises au nom de cette loi se sont multipliées, en particulier au Pendjab.

Asia Bibi qui attendait son jugement depuis 2009, a été entendue en octobre dernier et condamnée à la peine capitale lundi 8 novembre par le tribunal de Sheikhupura. Le juge Naveed Iqbal qui a prononcé le verdict, a déclaré avoir condamné la chrétienne en écartant « totalement » toute « circonstance atténuante ». Pour être exécutée, la condamnation doit encore être validée par la Haute Cour de Lahore. Le mari d'Asia, Ashiq Masih, 51 ans, a déjà déclaré qu'il ferait appel de la sentence.

Selon Release International et d'autres associations de défense des droits de l'homme, il s'agirait de la première condamnation à mort pour blasphème prononcée par une cour de justice au Pakistan. Jusqu'à présent, bien qu'elle soit potentiellement applicable, la peine capitale pouvait être commuée en emprisonnement à vie, mais il arrivait aussi fréquemment que la foule décide de « faire justice » elle-même - une exécution extrajudiciaire sur laquelle les forces de l'ordre fermaient habituellement les yeux - ou encore que le condamné meure en prison dans des circonstances troubles (2).

A l'annonce de la sentence, plusieurs associations chrétiennes ont appelé les différentes instances du Pakistan ainsi que la communauté internationale à réagir. « Il s'agit d'un véritable outrage à la dignité humaine et à la vérité. Nous ferons tout pour que le jugement soit cassé en appel »a déclaré à l'agence Fides, Peter Jacob, secrétaire exécutif de la Commission ‘justice et paix' de la Conférence des évêques catholiques du Pakistan.

Ce 12 novembre, le Pakistan Christian Congress a demandé à l'Union européenne de faire pression sur le gouvernement pakistanais pour qu'Asia Bibi soit libérée et que les lois anti-blasphèmes soient abrogées (Le Parlement européen a adopté il y a quelques mois une résolution « sur la liberté religieuse au Pakistan » dans laquelle il dénonce les lois anti-blasphème qui « peuvent entraîner la peine de mort » (3)).

L'Eglise de l'Inde n'a pas tardé à réagir, par l'intermédiaire du P. Babu Joseph, porte-parole de la Conférence des évêques catholiques de l'Inde (CBCI), lequel a déclaré qu'il fallait « purger nos sociétés de ces lois barbares ». L'Eglise de l'Inde du Nord et le All India Christian Council (4) ont de leur côté, prié le gouvernement indien d'intervenir rapidement auprès du Pakistan et des Nations Unies afin d'empêcher l'exécution.

La sentence du tribunal a également été condamnée par des associations humanitaires et des ONG non-confessionnelles telle Human Rights Watch, dont le représentant au Pakistan, Ali Dayan Hasan, a réclamé l'abrogation d'une loi « utilisée contre les groupes les plus vulnérables, discriminés politiquement et socialement». Quant au ministre italien des affaires étrangères, Franco Frattinien, en visite à Islamabad, il a fait part, au nom de son gouvernement, de l'indignation provoquée par la nouvelle du verdict.

C'est pourtant dans ce contexte tendu, que le 11 novembre le gouvernement du Pakistan a annoncé la suppression du ministère des minorités, une institution qui, malgré son silence remarqué des derniers mois, se présentait comme la seule et unique voix des communautés souffrant de discriminations. « Shahbaz Bhatti, ministre fédéral pour les minorités, clame depuis deux ans qu'il va faire réviser la loi anti-blasphème mais au lieu de cela, il a pris part à la réunion ministérielle qui a aboli la fonction de ministre des minorités », a commenté, non sans ironie, Nazir S. Bhatti du Pakistan Christian Congress.

Plus qu'une nouvelle victime de la loi anti-blasphème, Asia Bibi semble symboliser aujourd'hui le « franchissement d'une limite », créant un précédent à la fois historique et juridique dont les conséquences inquiètent les défenseurs des droits de l'homme. Cette issue tragique pourrait alors devenir celle d'une autre chrétienne, Martha Bibi Masih, actuellement jugée à Lahore pour blasphème envers le prophète Mahomet (5).

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(1) La loi sur le blasphème promulguée sous la dictature militaire en 1986, condamne «ceux qui, par des paroles ou des écrits, des gestes ou des représentations visibles, avec des insinuations directes ou indirectes, insultent le nom sacré du Prophète. Selon la commission « justice et paix » du Pakistan, elle aurait fait condamner entre 1986 et 2009, au moins 974 personnes dont 479 musulmans, 340 ahmadis, 119 chrétiens, 14 hindous et 10 autres croyants appartenant à d'autres religions.

(2) En juillet dernier, toujours au Pendjab, deux chrétiens ont été abattus à la sortie du tribunal d'où ils venaient d'être blanchis d'une accusation de blasphème. Des centaines de manifestants musulmans avaient saccagé le quartier chrétien de Faisalabad pour réclamer leur exécution (Voir EDA 34) En 2009, un jeune catholique emprisonné pour blasphème est mort dans des circonstances toujours non élucidées (Voir EDA 514)

(3) Voir www.europarl.europa.eu. « Résolution du Parlement européen du 20 mai 2010 sur la liberté religieuse au Pakistan".

(4) L'Eglise de L'Inde du Nord ( CNI), regroupe différentes dénominations protestantes (plus de 3 000 communautés dans une vingtaine de diocèses.) Le Conseil pan-chrétien de l'Inde (All India Christian Council ), très actif dans la défense des minorités religieuses, réunit des représentants chrétiens de toutes confessions.

(5) Martha Bibi, 45 ans, mère de 6 enfants, louait avec son mari du matériel de construction, lorsqu'elle a été arrêtée en 2007. Les responsables d'une mosquée auquel elle avait loué du matériel, ayant refusé de la payer, elle avait voulu récupérer son bien et avait été frappée par les ouvriers. L'imam avait alors accusé Martha de blasphème et elle avait été jeté en prison. Après une première libération sous caution, elle a été de nouveau emprisonnée et attend aujourd'hui le verdict du tribunal.


http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2010N3807

01/07/2010

Plus d'attention aux chrétiens persécutés dans le monde

Il faut donner plus d'attention aux chrétiens persécutés dans le monde
Source : CPDH
Dans une résolution adoptée par la récente Assemblée générale du Réseau évangélique suisse (RES), les chrétiens de conviction évangélique ont souhaité attirer l’attention des médias sur les restrictions à la liberté religieuse qui touchent les minorités religieuses, et qui affectent tout particulièrement les chrétiens, en particulier ceux de conviction évangélique. Selon une récente étude du Pew Research Center, près de 70% de la population mondiale vit dans des pays où il existe de fortes restrictions dans le domaine religieux.

Lire la suite :

 Communiqué Réseau Evangélique Suisse 

Source : Réseau Evangélique Suisse (RES) - Jean-Paul Zürcher - Secrétaire général

Lire également :
A TOUTES EPREUVES, LA REALITE DE L'EGLISE PERSECUTEE AUJOURD'HUI de R. Boyd-MacMillan chez Excelsis
atouteepreuve


et aussi :

28/12/2009

Le persécuteur se convertit

cdl_ethiopiecdl_01100002152Fuad Tarik, 40 ans, était un fidèle musulman. Représentant officiel du gouvernement éthiopien, il était très respecté. Pendant longtemps il a persécuté les chrétiens dans son petit village proche de Jimma dans l’Etat d’Oromia, au sud du pays. Avec zèle, Fuad cherchait tous les moyens possibles pour exercer une pression sur ceux qu’il connaissait : « Je détestais leur foi. C’était vraiment difficile de penser qu’ils avaient osé abandonner l’islam. Je croyais fermement que les chrétiens soudoyaient les musulmans pour les attirer loin de la vraie religion » explique Fuad.

Mais l’Evangile s’est propagé dans la région… Et un matin, les chrétiens du village ont été arrêtés. Interrogés sur leur foi, ils ont répondu: « nous suivons Allah (Dieu) à travers Al Messiah Isa (le messie Jésus).»

Fuad a été touché par la manière dont ils répondaient aux menaces et à la pression : « Même si je n’aimais pas les activités des chrétiens » dit Fuad « quelque chose changeait en moi. Je ne comprenais pas pourquoi, mais j’éprouvais de la compassion pour eux. J’ai examiné la vie de ces chrétiens. Leur façon de vivre était un défi pour moi. Ils étaient si différents de ce que je connaissais et avaient un comportement exemplaire.»

Ses réflexions ont amené Fuad à faire un choix : Il a lui aussi donné sa vie à Jésus-Christ. « La rumeur de ma conversion s’est immédiatement diffusée dans le village. Des musulmans m’ont accusé de choisir Jésus en échange d’argent. » Et le 15 avril dernier, sa ferme a été incendiée.

Aujourd’hui Fuad est un évangéliste zélé. Il suit également une formation de deux ans pour ensuite pouvoir former des responsables d’église. « Je remercie Dieu pour mes frères et sœurs en Christ » dit Fuad. « Ils m’encouragent par leurs prières et leurs visites. Je m’appuie sur Dieu et je travaille dur dans ma ferme car j’ai tout perdu dans l’incendie. Mais je continue à prier pour ceux qui m’ont attaqué. Je sais que beaucoup d’entre eux nous persécutent par ignorance. Un jour, ils se joindront à nous pour adorer Dieu. »

Sujets de prière :
 
Puce CDLRemercions Dieu pour le témoignage de Fuad et pour son ministère.
Puce CDLPrions pour la famille de Fuad, pour qu’elle continue à le comprendre et à le soutenir.
Puce CDL

Prions pour l’Eglise en Ethiopie qui souffre d’une forte persécution.

 

Source : Portes Ouvertes

10/12/2009

Iran : Maryam et Marzieh sont libres depuis le 18 novembre

Maryam_marziehMaryam Rostampour (27 ans) et Marzieh Amiriazadeh (30 ans) sont enfin libres ! « Les mots ne sont pas assez forts pour exprimer notre gratitude envers Dieu et Ses enfants qui ont prié et travaillé pour obtenir notre libération » ont-elles déclaré à leur sortie de prison hier mercredi 18 novembre. Cela faisait plus de neuf mois qu’elles étaient retenues dans la prison d’Evin à Téhéran, une prison connue pour ses violations aux droits de l’homme.

Selon les informations obtenues, cette libération inhabituelle « est due à une pression internationale telle que le gouvernement ne pouvait plus la supporter. D'une part, leur détention était illégale. Et d'autre part, le gouvernement n'était pas prêt à les condamner pour apostasie. Ils ont déjà beaucoup d'autres casse-têtes politiques. Ils ne peuvent pas lutter sur tous les fronts en même temps. »

Ces deux chrétiennes de l’ombre ont été relâchées sans caution, mais nous ne savons pas encore sous quelles conditions. Les autorités iraniennes ont pris l’habitude de renvoyer en justice ou d’imposer de nouvelles restrictions aux chrétiens libérés, parfois plusieurs mois ou années après leur sortie de prison.

Maryam et Marzieh n’ont pas été torturées physiquement pendant leur détention, mais elles ont énormément souffert du manque de soins médicaux. Aujourd’hui, elles sont toutes les deux très affaiblies. Marzieh en particulier souffre de sa colonne vertébrale, d’une rage de dent et de fortes migraines.

Ces deux chrétiennes avaient été arrêtées le 5 mars 2009 par les autorités iraniennes pour activités anti-gouvernementales, prosélytisme et apostasie. En Iran, où la charia est appliquée, ce crime est passible de la peine de mort.

Pendant ces neuf mois de détention, le juge leur avait demandé à plusieurs reprise de renier leur foi et de revenir à l’islam. Mais le 9 août dernier, lors de leur dernier procès, elles ont affirmé leur foi en Jésus-Christ : « Nous aimons Jésus ». Lorsque les juges leur ont redemandé si elles étaient chrétiennes, elles ont répondu : « Oui, nous sommes chrétiennes ».Avec foi et courage, elles ont insisté, « nous ne renierons pas notre foi ».

Signer la pétition pour les chrétiens iraniens en cliquant ICI

Sujets de prière :
 
Puce CDLRemercions Dieu pour la libération de Maryam et Marzieh et pour leur courage durant cette épreuve.
Puce CDLPrions pour leur santé, pour qu’elles puissent recevoir de bons soins médicaux.
Puce CDL

Prions pour l’Eglise iranienne qui subit de fortes pressions, pour qu’elle soit fortifiée et encouragée.

 

Source : Portes Ouvertes

27/06/2008

Algérie : harcelé pour sa foi

Rachid, harcelé pour sa foi

 

Mercredi prochain, le tribunal de Tissemsilt (350 km au sud ouest d’Alger) doit statuer sur le cas de deux chrétiens, accusés de prosélytisme. Rachid Essaghir est l’un d’entre eux et vit un véritable harcèlement en raison de son engagement chrétien.


« J’ai le sentiment qu’ils me suivent tout le temps » affirme Rachid en parlant des policiers. Les ennuis de Rachid, chrétien d’origine musulmane, ont commencé l’année dernière, en juin 2007, quand il a été arrêté lors d’un contrôle routier avec un ami nommé Djallal. Les policiers avaient trouvé dans leur véhicule un carton contenant des bibles et livres chrétiens ce qui a valu à Rachid d’être accusé de « distribution de documents dans le but de perturber la foi musulmane »


Cette affaire était la première du genre après la mise en application de l’ordonnance 06-03 qui interdit toute forme d’évangélisation des musulmans.  Puis, le 28 novembre 2007, le tribunal de Tissemsilt avait condamné les deux hommes en leur absence, sans même prendre la peine d’informer les accusés de la tenue de leur procès. Rachid et Djallal avaient appris leur condamnation à 2 ans de prison et 5000 euros d’amendes. six mois plus tard, le 22 mai dernier. Rachid a également été condamné à 6 mois de prison avec sursis et 200 000 dinars d’amende (2000 euros) le 3 juin 2008 pour avoir pratiqué un culte religieux non musulman sans autorisation. Son nom apparaît aussi dans une troisième affaire qui date de février 2007. Rachid avait été accusé d’avoir blasphémé contre le nom du prophète et Allah.

 

Décision le 2 juillet dans le procès de deux convertis

 

Aujourd’hui, le tribunal de Tissemsilt (350 km au sud ouest d’Alger) doit statuer sur le cas de deux chrétiens, accusés de prosélytisme. Rachid Essaghir est l’un d’entre eux et vit un véritable harcèlement en raison de son engagement chrétien.

 

Le 22 mai dernier, Rachid a de nouveau été condamné à 6 mois de prison avec sursis et 200 000 dinars d’amende (2000 euros), condamnation réduite le 3 juin 2008 à deux mois de prison avec sursis, pour avoir pratiqué un culte religieux non musulman sans autorisation à son domicile.

“Rachid ne veut pas se taire”

 

Mais les choses ne s’arrêtent pas là, car Rachid se plaint d’être systématiquement visé par la police. Par exemple, alors que de nombreux cybercafés fonctionnent sans aucune autorisation officielle de la police, le sien a dû être fermé en avril.

 

« Parce que Rachid est chrétien et connu, son cybercafé ne peut pas rester ouvert » ont expliqué ses proches.

 

Rachid est persuadé que si la police et la justice s’acharnent sur lui, c’est en raison de son engagement dans la vie de son assemblée protestante évangélique. Il y exerce la fonction d’évangéliste et selon un responsable de l’Eglise protestante, y est très apprécié.

 

Pour ses amis « les autorités veulent être sûres qu’il va arrêter de parler de sa foi. Mais Rachid ne veut pas se taire. Même s’il doit aller en prison ».

Au moins 13 chrétiens accusés par la justice

 

Depuis la mise en application de la loi sur les cultes non musulmans, au moins 13 chrétiens ont été accusés ou condamnés officiellement pour prosélytisme, possession ou distribution de littérature, participation à un culte illégal et insulte au prophète de l’islam.

 

Plusieurs procès sont en cours. Quatre chrétiens ont été acquittés. Neuf ont été condamnés à des peines de prison avec sursis (de 2 mois à 3 ans) et à de fortes amendes (de 300 à 5000 euros). La plupart ont fait appel de leur condamnation.

 

Sur les 26 assemblées ayant reçu un ordre de fermeture, la plupart ont décidé de continuer à accueillir les fidèles.

 

(*) Selon cette loi qui régule les conditions d’exercice des cultes autres que musulmans, une tentative de convertir un musulman à une autre religion peut être passible d’une peine allant jusqu’à 5 ans de prison et 1 million de dinars d’amende (10 000 euros).

 

(Avec Compass Direct News et Middle East Concern)

 

Eglise Protestante d'Alger : Rectificatif du pasteur Correvon Roger

(Source Journal Chrétien)

 

CorrevonJe suis profondément déçu de la manière dont mes propos ont été détournés de l’esprit dans lesquels ils ont été donnés suite à l’article du 10 juin de la journaliste de Chourouk. ( si je ne fais erreur il s’agirait de Mme Ghania Kamraoui)

 

Je rectifie tout de suite que je ne suis pas le Président de l’Eglise Protestante d’Algérie, mais je suis le pasteur de l’église d’Alger. Le Président de l’Eglise Protestante d’Algérie est le pasteur Moustapha Krim. Par contre il n’est pas Evêque, comme cela a été traduit en français.

 

Elle porte l’entière responsabilité du titre de son article, c’est-à-dire que « les communautés protestantes s’affranchissent du Pasteur Moustapha Krim et l’accusent d’importer des idées et des fausses croyances. » Je n’ai jamais tenu de tels propos. Ce titre est provoquant, ne reflète pas la vérité et est contraire à l’esprit d’apaisement dans lequel nous avions parlé.

 

Nous n’avons jamais parlé sur les buts du Pasteur Moustapha Krim qui seraient de préparer un front radical hostile à l’Etat Algérien. Le but des Communautés Protestantes d’Algérie est tout simplement de pouvoir rendre un culte à Dieu librement, dans un esprit d’amour, de paix, de respect et de justice. La communauté Protestante d’Algérie a vécu dans la paix et le respect des autorités Algériennes par le passé. Comme je l’ai dit à Mme Ghania Kamraoui nous ne voulons pas de conflit avec l’Etat algérien, bien au contraire, nous acceptons d’appliquer les lois dans la mesure où elles respectent pleinement la liberté de Culte, la liberté de conscience et le respect des convictions de foi des chrétiens en terre algérienne. (Et à ma connaissance c’est ce que demande la Constitution algérienne que nous respectons.)

 

Le trouble semble venir de l’application de la loi de 2006 plus que dans les propos, parfois intempestifs et très directs, du Pasteur Moustapha Krim. Mais les injustices font toujours crier les hommes. Ces cris dépassent le cadre du religieux, ils atteignent l’homme dans son intégrité profonde d’où des réactions de partout et de toute tendance même de milieu musulman.

 

Nous avions parlé que tout mouvement de liberté porte des risques de récupération d’intérêt personnel, politique ou financier, mais faut-il y renoncer pour autant ?

 

Quand au nombre de chrétiens en Algérie comment voulez vous donner un chiffre dans la presse alors qu’il n’y a aucune statistique officielle, qui justifierait un nombre.

 

Les règles de déontologie m’obligent à vous demander de publier cette mise au point intégralement dans votre journal. Je vous remercie.

 

Pasteur Correvon Roger

06/06/2008

Algérie : articles du 27 mai au 5 juin

drapeau-algerie-772063Procès d'un convertie au christianisme en Algérie: Paris espère la clémence 

(27 mai)

La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade, a qualifié de "triste" et "choquant" le procès en Algérie d'une femme convertie au christianisme, disant espérer un "geste de clémence" à son égard, dans un entretien dimanche à Radio J.

 

"C'est triste, c'est choquant, d'abord parce que cela contrevient à la déclaration universelle des droits de l'Homme", qui proclame dans son article 18 la liberté de pensée, de conscience et de religion, a déclaré Mme Yade.

 

"Conformément à l'article 18 de la déclaration universelle des droits de l'Homme et conformément à la tradition d'hospitalité de l'Algérie, je crois que ce serait bien d'avoir un geste de clémence", a-t-elle ajouté.

 

Le procureur de Tiaret, dans l'ouest de l'Algérie, a requis mardi trois ans de prison ferme contre Habiba Kouider, 37 ans, convertie au christianisme et jugée pour exercice illégal d'un culte non-musulman, en vertu d'une loi de 2006. Le verdict est attendu mardi, selon le président de l'Eglise protestante d'Algérie.

 

"Le christianisme ne menace pas l'islam en Algérie", a estimé Mme Yade. "Les chrétiens en Algérie sont 1% de la population, c'est-à-dire à peu près 11.500 personnes, 32 églises par rapport à 32.000 mosquées, donc je ne pense pas qu'il y ait une menace religieuse".

 

La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme a relevé qu'il ne s'agissait "pas du premier cas de ce type", évoquant celui d'un prêtre catholique français, Pierre Wallez, condamné en avril à deux mois de prison avec sursis pour prosélytisme, par la cour d'appel de Tlemcen (ouest de l'Algérie).

 

"Mais j'ai confiance dans la tolérance du peuple algérien", a encore indiqué Mme Yade. 

 

Habiba a-t-elle le droit, OUI ou NON d’être chrétienne ? 

(28 mai) 

Les griefs retenus contre "l’apostate" est "la pratique de culte non musulman sans autorisation". Le procureur près le tribunal correctionnel de Tiaret a requis trois ans de prison ferme, mardi passé, contre Habiba et le verdict sera connu aujourd’hui.

 

La jeune Tiartie, Habiba K., éducatrice pour enfants de son état, a été déférée la semaine écoulée devant le tribunal correctionnel de la ville de Tiaret. Son tort : avoir été arrêtée en possession de bibles et d’évangiles. Selon la loi de février 2006, Habiba risque une peine de prison allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement. Les griefs retenus contre "l’apostate" est "la pratique de culte non musulman sans autorisation".  Le procureur près le tribunal correctionnel de Tiaret a requis trois ans de prison ferme, mardi passé, contre Habiba et le verdict sera connu aujourd’hui. Signalons  qu’aujourd’hui, six autres nouveaux convertis au christianisme seront jugés pour prosélytisme évangéliste par le même tribunal.  Cette histoire qu’on appelle désormais "l’affaire Habiba", a soulevé un tollé même dans la presse de l’Hexagone.

 

Ainsi, Rama Yade, secrétaire d’Etat française aux droits de l’Homme, a qualifié de "triste et choquant" le procès contre Habiba. Tout en estimant que la religion chrétienne n’est pas une menace contre l’islam, elle en appelle à un geste de "clémence envers Habiba".  De leur côté, les organisations et militants des droits de l’Homme estiment que cette compagne contre les Algériens convertis au Christianisme constitue une "grave atteinte à la liberté de conscience et de religion". Ils appellent les pouvoirs publics à plus de respect de la liberté de conscience garantie par la loi fondamentale du pays. Par ailleurs, ils se demandent quelle sera la réaction des musulmans s’ils étaient victimes des mêmes agissements de la part d’autres communautés religieuses en dehors du monde musulmans ?  Rappelons que cette campagne contre "le prosélytisme évangéliste" en Algérie est menée depuis quelques temps par certains cercles, notamment quelques titres de presse connus pour leur accointances avec les milieux intégristes.  Ces mêmes cercles désignaient à la vindicte nationale les néo-convertis au christianisme, notamment en Kabylie pour en faire leur cheval de bataille contre cette région connue pour sa laïcité.     

 

M. Mouloudj 

 

Une chasse aux chrétiens convertis? 

(30 mai) 

Neuf Algériens convertis au christianisme sont actuellement sous le coup d’une condamnation dans leur pays. Ils sont accusés de prosélytisme, sur fond de climat tendu entre les dirigeants politiques algériens et les évangélistes chrétiens.

 

Loi restrictive?

 

Trois affaires sont en cours. La première concerne deux convertis, condamnés le 20 novembre 2007 par contumace à deux ans de prison ferme et 5.000 euros d'amende chacun pour exercice illégal d'un culte non musulman. Ils ont demandé à assister à un nouveau procès et sont actuellement rejugés devant le tribunal correctionnel de Tissemsilt, à 350 km au sud-ouest d'Alger. Mercredi, la cour a reporté au 18 juin leur procès, a annoncé à l'AFP leur avocate Me Khelloudja Khalfoun.

 

En Algérie, l'exercice d'un culte - musulman on non musulman - est conditionné: il est nécessaire d’obtenir un agrément fixant le lieu du culte et d'un autre pour le prédicateur, selon une loi promulguée en février 2006. Cette loi est considérée comme restrictive par le chef de l'Eglise protestante d'Algérie Mustapha Krim, qui demande son abrogation. Une hypothèse balayée d’un revers de la main, mardi soir, par le ministre de la Communication. Abderrachid Boukerzaza a exclu que cette loi soit abrogée.

 

Autre affaire, même chef d’accusation: Habiba Kouider, une éducatrice de 37 ans, comparaissait mardi devant le tribunal correctionnel de Tiaret (sud-ouest algérien) pour «prêche d'un culte non-musulman sans autorisation». Elle avait été arrêtée dans un autobus en possession d'une dizaine de Bibles, selon Mustapha Krim, et de 25 Bibles, selon le ministère des Affaires religieuses. Le procureur de Tiaret avait requis le 20 mai trois ans de prison ferme contre cette éducatrice avant d’ordonner, mardi, un complément d'information, affirme l’AFP. Un procès qualifié de «triste» et «choquant» par la secrétaire d'Etat française aux Droits de l'homme, Rama Yade, mardi sur la station parisienne «Radio J».

 

«Atmosphère de lynchage»

 

Le même jour, ce tribunal a ouvert un autre procès pour juger l’affaire de six autres Algériens convertis. Le procureur a requis deux ans de prison ferme et une amende de 500.000 dinars (5.000 euros environ). Le verdict doit être prononcé le 3 juin. Accusés d'exercice illégal d'un culte non-musulman, ils avaient été interpellés à la sortie d'une maison où, selon l'accusation, ils venaient de tenir une messe sans autorisation.

 

Selon «Liberté», Habiba Kouider et les autres convertis, sont «victimes d'une atmosphère de lynchage et de la montée en puissance des lobbys islamo-conservateurs, qui veulent en faire un exemple».

 

La persécution des chrétiens ou le défi de la pluralité

(2 juin)

Il ne faut pas oublier que cette loi, qui conditionne l’exercice d’un culte à l’obtention d’un agrément fixant le lieu du culte et d’un autre pour le prédicateur, concerne également le culte musulman. Elle a d’ailleurs été adoptée pour réglementer l’ouverture des mosquées et surveiller les imams qui y prêchent.

 

L’Algérie abrite des confessions religieuses différentes. Pourquoi cette vague de procès?

Il y a un processus d’aggravation des conditions de pratique du culte chrétien en Algérie, depuis environ un an. Les procès se sont en effet multipliés et la Ligue algérienne des Droits de l’homme a relevé plusieurs atteintes à la liberté du culte. Le problème, c’est que nous ignorons pourquoi. Est-ce une façon de faire diversion pour le gouvernement, fragilisé par des luttes internes et par les dégradations des conditions de vie an Algérie ? Existe-t-il une volonté d’imposer un islam plus rigoriste ? Ce n’est pas clair.

 

La loi de 2006, invoquée pour poursuivre les chrétiens convertis, est-elle restrictive comme l’affirme le chef de l’Eglise protestante d’Algérie, Mustapha Krim?

Il ne faut pas oublier que cette loi, qui conditionne l’exercice d’un culte à l’obtention d’un agrément fixant le lieu du culte et d’un autre pour le prédicateur, concerne également le culte musulman. Elle a d’ailleurs été adoptée pour réglementer l’ouverture des mosquées et surveiller les imams qui y prêchent.

 

La société civile algérienne a-t-elle évolué vers moins de tolérance religieuse?

Non, les journaux indépendants, la ligue algérienne des droits de l’homme et des associations ont d’ailleurs pris position en faveurs des convertis. Je pense sincèrement que la chasse aux chrétiens convertis ne vient pas du bas mais du haut, donc du pouvoir. Le phénomène de la conversion est nouveau, tout comme celui de l’athéisme, notamment en Iran, dont on parle peu. De plus, ces conversions ne sont pas tournées vers l’Eglise catholique, bien implantée en Algérie, mais par le biais des évangélistes protestants que les autorités connaissent moins. L’émergence d’une nouvelle catégorie de population effraie le pouvoir car celui-ci ne sait pas gérer le pluralisme. Or, le pluralisme religieux pose aussi le problème de la pluralité politique. Je crois que le régime a simplement du mal à gérer une ouverture à la mondialisation culturelle, vécue comme un basculement dans une société repliée sur elle-même.

 

Recueilli par Sandrine Cochard

 

Le Haut Conseil islamique dénonce l'évangélisation clandestine

(3 juin)

Le président du Haut Conseil islamique Cheikh Bouamrane a dénoncé des activités évangéliques clandestines contre l'islam et réaffirmé que l'Algérie n'était "pas hostile" aux chrétiens, dans un entretien publié lundi par le quotidien arabophone al Khabar.

 

Cheikh Bouamrane, islamologue et ancien doyen de la faculté d'Alger, a rappelé que la loi controversée de février 2006 réglementant le culte des non-musulmans "stipule que la liberté de conscience est garantie, y compris pour la minorité chrétienne".

 

Mais, souligne-t-il, "le mouvement d'évangélisation porte atteinte à l'islam, ce qui est inacceptable parce que l'islam est la religion d'Etat et la religion de la majorité des Algériens".

 

"Le mouvement d'évangélisation se caractérise par une activité clandestine portant atteinte au saint coran et à la sunna du prophète" Mahomet, a-t-il estimé.

 

Plusieurs procès sont en cours en Algérie contre des convertis accusés de prosélytisme religieux parmi les musulmans, dont ceux intentés à Habiba Kouider, 37 ans, et six jeunes à Tiaret (sud-ouest d'Alger).

 

Quatre convertis condamnés à la prison avec sursis, deux relaxés

(4 juin)

Quatre Algériens convertis au christianisme ont été condamnés mardi à des peines de prison avec sursis et deux autres relaxés par le tribunal correctionnel de Tiaret (sud-ouest) qui les jugeait pour "pratique illégale d'un culte non musulman", a annoncé leur avocate à l'AFP.

 

Un converti a été condamné à six mois de prison avec sursis et une amende de 2.000 euros environ, et les trois autres à deux mois de prison avec sursis et une amende de 1.000 euros chacun, a précisé Me Khelloudja Khalfoun.

 

Deux autres convertis appartenant au même groupe ont été relaxés, a précisé l'avocate.

 

Me Kheloudja a indiqué à l'AFP qu'elle allait faire appel de ce jugement.

 

Le groupe composé de six personnes avait été interpellé à Tiaret début mai à la sortie du domicile d'un deux et accusés d'avoir participé à une messe dans ce lieu qui n'est pas prévu à cet effet, selon les forces de sécurité.

 

Selon la loi controversée de février 2006 réglementant le culte en Algérie, le lieu de culte et son servant doivent être agréés par le ministère des affaires religieuses.

 

Discriminations anti-chrétiennes : le scandaleux silence des algériens de France

(5 juin)

Des chrétiens condamnés en terre d’islam, en l'occurrence l’Algérie, pour « exercice illégal du culte chrétien », quelle nouvelle ! Rien de bien étonnant pour qui suit l’actualité des persécutions anti-chrétiennes dans les pays de la prétendue « religion de paix ».

 

En réalité rien de bien étonnant, les minorités chrétiennes ne sont tolérées que « soumises », et c’est un miracle de Dieu si de petits noyaux durs subsistent encore malgré les règles tatillonnes conçues pour entrainer mécaniquement leur conversion à la religion dominante.

 

Ce qui me choque, dans cette affaire, c’est le silence assourdissant des algériens de France. Après tout, l’Algérie fait ce qu’elle veut. Pour acheter la paix civile, la dictature algérienne se doit de donner des gages aux islamistes. Mais « nos algériens », qui réclament une place de choix pour l’islam en France, la construction de mosquées au travers du subventions publiques déguisées (associations culturelles subventionnées ou terrains abandonnés pour une bouchée de pain), où sont-ils lorsque leur pays d’origine pratique une politique de discrimination, à l’encontre de leurs revendications affichées ? Je croirais à leur bonne foi lorsque je les verrais manifester rue de Monceau, devant l’ambassade l’Algérie. Çà n’est pas demain la veille, vous l’avez compris !

 

09/05/2008

Frère Yun : Evénement

Ce week-end, conférence de Pentecôte à Charleroi avec le frère Yun, le 'citoyen du ciel' sorti de Chine après de nombreuses persécutions. Venez entendre cet 'homme de feu'! Tous les détails sur le site : 

www.yun.be

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05/04/2008

La Bible, arme de destruction massive ?

La Bible, arme de destruction massive ?

par Chawki Amari

dimanche 30 mars 2008 article journalchrétien.com

 

Deux chrétiens ont été arrêtés à un barrage puis ont été mis en garde à vue. Motif : ils possédaient une dizaine d’exemplaires de la Bible dans leur voiture. Pas d’armes de destruction massive, de tracts du GSPC, d’otages autrichiens, d’appel à une grève de syndicat interdit ou de pétition de soutien à des journalistes mais des Bibles, c’est-à-dire des livres qui, en gros, recueillent les paroles de prophètes reconnus aussi par l’Islam.

 

S’il serait plus logique que les barrages attrapent plutôt des terroristes ou que ce soient justement des terroristes qui attrapent des gens en position de chrétienté automobile, on ne peut s’empêcher d’imaginer la situation inverse. Deux Algériens sont arrêtés dans un barrage en Angleterre et sont mis en garde à vue parce qu’ils ont sur eux une dizaine d’exemplaires du Coran. On imagine les conséquences.

 

Manifestations de Nouakchott à Islamabad, brûlage intégral de drapeau, condamnation unanime, la colère de Ghoulamellah, des prêches appelant à boycotter le tweed, une fetwa nucléaire et une intervention de Abou Djorra Soltani demandant la fermeture des frontières terrestres entre l’Algérie et l’Angleterre. Le monde n’est pas juste. Pendant que le Nord s’ouvre, avance et crée, le Sud s’enferme, se replie et devient paranoïaque. Pourtant, le Coran lui-même reconnaît la Bible et d’une manière générale, les gens du livre.

 

Quel est le problème ?

 

Le protestantisme ou le GSPC ?

 

Peut-être le livre, tout simplement. Car selon ce fait divers, la Bible est donc un livre interdit, à plus de 9 exemplaires, soit le tirage moyen d’un éditeur moyen en Algérie. D’ailleurs, un nombre important de livres sont censurés par l’Algérie officielle. Une idée à creuser, censurer les livres qui sont tirés à moins de 10 000 exemplaires. Cela relancera l’édition et poussera les Algériens à lire.

 

26/03/2008

Algérie : La pression augmente dans l'affaire de l'évangélisation

2 articles topchrétiens :

 

Lundi 17 mars : Discrimination religieuse: Les autorités suspendent les activités d'églises protestantes 

 

Les autorités préfectorales ont suspendu deux églises protestantes de Tizi Ouzou (Kabylie, est) jusqu'à ce qu'elles reçoivent un "certificat de conformité" pour l'exercice de leur culte, a annoncé dimanche à l'AFP le pasteur Mustapha Krim, président de l'Eglise protestante d'Algérie.

Il s'agit de l'Eglise de la Nouvelle Ville et de Tafath (Lumière), qui comptent respectivement 700 et 200 membres, a précisé le pasteur.

 

Cette décision a été prise dans le cadre de la nouvelle loi de février 2006 régissant le culte des non musulmans, considérée comme restrictive par ces derniers. L'exercice du culte non musulman, reconnu par la constitution, est soumis à une autorisation préfectorale et doit être accompli dans des lieux autorisés par le ministère des Affaires religieuses.

 

Les autorités préfectorales ont par ailleurs convoqué les responsables de l'église protestante de Larbâa Nath Irathen, dans le même département, "sans doute pour leur notifier la même demande", a indiqué le pasteur.

 

Il a ajouté qu'à sa connaissance, l'église protestante de Béjaïa n'avait reçu pour le moment aucune notification de fermeture.

 

Le pasteur Mustapha Krim a indiqué qu'il n'avait "pas l'intention de fermer les églises concernées" et qu'il allait "demander audience à la préfecture de Tizi Ouzou pour présenter le dossier complet autorisant ces églises à exercer leur activité en toute légalité".

 

Les églises concernées existaient avant l'entrée en vigueur de la loi de 2006 et l'application à leur encontre du texte aurait "un caractère rétroactif qui serait inacceptable", a-t-il dit.

 

Une vive polémique oppose depuis plusieurs semaines responsables religieux musulmans et dignitaires chrétiens, accusés de prosélytisme.

 

Les critiques s'adressent essentiellement à l'Eglise évangéliste, récemment implantée dans le pays, et qui compterait quelque 50.000 adeptes dont 10.000 pratiquants, regroupés dans 33 communautés, selon Mustapha Krim.

 

Les autorités avaient auparavant refusé de renouveler le titre de séjour du pasteur américain Hugh Johnson, 74 ans, ex-président de l'Eglise protestante d'Algérie, à la retraite depuis 2006. Alger lui a demandé quitter le territoire avant le 11 mars. Le recours du pasteur est en cours d'examen devant le Conseil d'Etat.

 

Le ministre des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, avait récemment qualifié les évangélistes de "hors la loi", affirmant que leur objectif était de constituer "une minorité pour favoriser l'ingérence étrangère dans les affaires intérieures".

 

Selon ce ministère, l'Algérie compte seulement 11.000 chrétiens, toutes obédiences confondues, en majorité catholiques, sur 33 millions d'habitants.

 

La polémique est allée crescendo après la radiation de deux instituteurs algériens de confession chrétienne et la condamnation fin janvier à un an de prison avec sursis d'un prêtre catholique français d'Oran, Pierre Wallez, pour avoir animé un culte auprès de migrants clandestins camerounais, une action assimilée à du prosélytisme.

 

Mardi 18 mars : La pression augmente dans l'affaire de l'évangélisation 

 

Deux églises protestantes fermées à Tizi Ouzou.

 

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Le pasteur a précisé qu’il n’avait “pas l’intention de fermer les églises concernées” et qu’il allait “demander audience à la wilaya de Tizi Ouzou pour présenter le dossier complet autorisant ces églises à exercer leur activité en toute légalité”.

 

La pression s’accentue sur l’Église protestante d’Algérie. La wilaya de Tizi Ouzou vient, en effet, de suspendre deux temples protestants qui comptent respectivement 700 et 200 membres, a indiqué, hier à l’AFP, le pasteur Mustapha Krim, président de l’Église protestante d’Algérie. L’église de la Nouvelle Ville et celle de Tafath resteront fermées jusqu’à ce qu’elles reçoivent un “certificat de conformité” pour l’exercice de leur culte, a précisé le révérend. Cette décision a été prise dans le cadre de la nouvelle loi de mars 2006, qui interdit l’exercice d’un culte non musulman “en dehors des édifices prévus à cet effet” et “subordonne l’affectation des édifices pour l’exercice (d’un tel) culte à l’obtention d’une autorisation préalable”.

 

L’exercice d’un culte non musulman est soumis à une autorisation préalable de la wilaya, et ses adeptes doivent se constituer en association pour le pratiquer, selon un décret exécutif datant de juin 2007, pris en application de la loi de 2006. Selon ce décret, le wali peut interdire les rassemblements de non-musulmans s’ils “constituent un danger pour la sauvegarde de l’ordre public”, ou imposer leur transfert dans un autre lieu que celui initialement prévu par les organisateurs. Le pasteur Mustapha Krim a également affirmé à l’AFP que la wilaya de Tizi Ouzou a convoqué les responsables de l’Église protestante de Larbaâ Nath Irathen, “sans doute pour leur notifier la même demande”, a-t-il dit. Il a ajouté qu’à sa connaissance, l’Église protestante de Béjaïa n’avait reçu pour le moment aucune notification de fermeture.

 

Le pasteur a précisé qu’il n’avait “pas l’intention de fermer les églises concernées” et qu’il allait “demander une audience à la wilaya de Tizi Ouzou pour présenter le dossier complet autorisant ces églises à exercer leur activité en toute légalité”. Les églises sommées de se conformer à la réglementation existaient avant l’entrée en vigueur de la loi de 2006 et l’application à leur encontre du texte aurait “un caractère rétroactif qui serait inacceptable”, a estimé le chef de l’Église protestante d’Algérie. Cette affaire intervient alors qu’une vive polémique oppose, depuis plusieurs semaines, responsables religieux musulmans et dignitaires chrétiens, accusés de prosélytisme.

 

L’Église évangéliste en est la principale cible. Récemment implantée dans le pays, elle compterait quelque 50 000 adeptes dont 10 000 pratiquants, regroupés dans 33 communautés, selon Mustapha Krim. Peu de temps avant, l’ancien président de l’Église protestante, l’Américain Hugh Johnson, 74 ans, à la retraite depuis 2006, avait été sommé de quitter le territoire avant le 11 mars. Le recours du pasteur contre cette décision du ministère de l’Intérieur est en cours d’examen devant le Conseil d’État.

 

R. Benkaci 

08/03/2008

Chine : Pas de refuge pour les églises

prier-chinoisChine : Pas de refuge pour les églises

 

(Article Topchrétien)

 

En 2005, l’association China Aid (CAA) a sorti son premier rapport annuel sur la situation des religions en Chine pour exposer la persécution des églises clandestines par le régime chinois.

 

Bob Fu, le président de la CAA, a confié à La Grande Époque qu’en raison des statistiques incomplètes, les chiffres de 2007 ne représentent qu’une minorité de ceux qui sont persécutés par le régime chinois.

 

Même avec des données incomplètes, les statistiques montrent très clairement une tendance à la croissance de la persécution des églises clandestines.

 

Selon le rapport de l’association, des cas de persécution des églises ont été recensés dans au moins 18 provinces et une municipalité. 60 cas ont été totalisés en 2007, soit une augmentation de 30% par rapport à 2006. Le nombre de victimes en 2007 s’est accru de plus de 18%, soit 788 personnes. En plus des 17 cas de mauvais traitements, le nombre de personnes arrêtées s’est élevé à 693.

 

En outre, au moins 84 missionnaires étrangers ont été arrêtés, interrogés, expulsés ou ont vécu d’autres formes de persécution. La sévérité de la persécution contre les églises a terriblement augmenté de 68,6% par rapport à 2006.

 

Selon Bob Fu, le régime chinois a persécuté les Chrétiens de différentes façons. Il raconte que dans un premier temps, le régime s’est focalisé sur les chefs des églises les plus importantes en taille. Puis, la persécution de Chrétiens occidentaux en Chine a atteint un niveau maximal, créant la plus grande poursuite d’adhérents religieux chinois depuis 1954.

 

La persécution intensifiée a agité de nombreux pays, dont les États-Unis, la Corée du Sud, Israël, Singapour, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, etc. De plus, le régime chinois a aussi augmenté la suppression de publications religieuses. Par exemple, Hong Zhou du Xinjiang est toujours illégalement incarcéré pour avoir accepté une copie de la Bible.

 

Liao Tianqi, le rédacteur du centre d’informations de la Chine aux États-Unis, dit que tandis que la constitution de la Chine stipule clairement que le peuple a la liberté de religion, en réalité, le régime ne permet qu’aux organisations religieuses approuvées par l’État d’exister.

 

Liao Tianqi dit : "Nous avons des données qui confirment que les adeptes religieux en Chine sont au nombre de plusieurs dizaines de millions. Puisque les disciples ne reconnaissent pas l’église approuvée par le régime, des églises clandestines sont apparues les unes après les autres partout en Chine. Le régime est irrationnel et illogique quant à la suppression de ces églises cachées car il pense qu’elles peuvent influencer l’opinion publique et être une menace pour le pouvoir."

 

Liao, un professeur de droit de Washington D.C et chrétien pratiquant, qui est allé en Chine avec sa femme en tant que missionnaire, témoigne. On les a harcelés et arrêtés pour avoir aidé des églises locales. Liao a été reconnu coupable "d’avoir mené des activités religieuses illégales", pour être expulsé ensuite.

 

Bob Fu, fondateur de la CAA, a lui-même été emprisonné en 1996 en Chine avec sa femme pour avoir enseigné l’étude de la Bible. Après avoir été relâchés, tous deux ont été licenciés perdant ainsi tout accès à la sécurité sociale. La femme de Bob Fu, enceinte, étant menacée d’avorter, ils ont fui à Hong Kong, avant que l’île ne retombe sous domination communiste. Ils vivent maintenant aux Etats-Unis où la CAA a été fondée. 

 

Écrit par Han Qing

 

24/11/2007

Le Parlement européen condamne la persécution des chrétiens

Le Parlement européen condamne la persécution des chrétiens

 

Le Parlement européen a approuvé jeudi 15 novembre, à l'unanimité quasiment, une résolution qui dénonce les violences contre les croyants dans le monde, en particulier contre les chrétiens, en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient

 

Le Parlement européen a condamné jeudi 15 novembre les "graves épisodes qui mettent en danger l'existence des communautés chrétiennes et d'autres communautés religieuses" ainsi que "toutes formes de discrimination et d'intolérance fondées sur la religion et la croyance" dans le monde.

 

Dans une résolution approuvée à 57 voix contre deux et une abstention, les parlementaires européens se sont dit particulièrement inquiets de la multiplication des épisodes d'intolérance et de répression contre les communautés chrétiennes, notamment en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient.

 

Le texte appelle les gouvernements concernés "à juger les auteurs de ces crimes", à fournir "des garanties adéquates et effectives de liberté de religion et de croyance" et à améliorer la sécurité des communautés chrétiennes, soulignant que "les autorités ont le devoir de protéger toutes les communautés religieuses, y compris les communautés chrétiennes, de la discrimination et de la répression".

 

Le texte cite des cas concrets d'enlèvements, d'homicides et de violences enregistrés récemment dans plusieurs pays : Irak, Pakistan, Gaza, Egypte, Turquie, Syrie, Soudan, Chine et Vietnam. Entre autres, l'enlèvement de deux prêtres irakiens en octobre dernier, l'assassinat du P. Ragheed Ganni et de trois diacres à Mossoul en juin, l'assaut mené contre une église chrétienne en octobre dans la périphérie de Lahore l'assassinat d'un évêque protestant et de son épouse en août à Islamabad au Pakistan, l'assassinat du gérant d'une librairie chrétienne à Gaza en octobre, l'enlèvement du P. Bossi en juin aux Philippines, etc.

 

"Promouvoir la tolérance"

 

Le Parlement européen souligne aussi "la gravité de la situation concernant la liberté religieuse en Chine, où les autorités continuent de réprimer toute manifestation religieuse, de l'Eglise catholique en particulier, dont de nombreux fidèles et évêques sont détenus depuis des années, et dont certains sont même décédés en prison". Il relève aussi la "forte répression des activités de l'Eglise catholique et des autres religions" au Vietnam.

 

Grâce à cette résolution, s'est félicité Mario Mauro, vice-président du Parlement européen et promoteur de la résolution, interrogé par l'agence italienne SIR, "la Commission européenne devra désormais faire davantage attention à ce que tout programme de coopération et d'aide au développement soit établi sous la condition que le principe d'une vraie liberté religieuse soit respectée".

 

Soutenant le dialogue interreligieux, la résolution invite aussi les autorités religieuses à "promouvoir la tolérance" et à agir contre toute forme d'extrémisme. 

Source : La-croix.com

08/11/2007

Chrétiens turcs persécutés

Turquie-mapMenaces et violence en augmentation contre les chrétiens turcs

Source : Journalchretien.net

 

Infirmant les propos du Président Abdullah Gul devant le Conseil de l’Europe à Strasbourg, le 3 octobre, déclarant qu’il n’y a aucune attaque de chrétiens en Turquie, les protestants de Turquie dénoncent un accroissement des menaces et des attaques ces derniers mois. Elles ont en réalité augmenté depuis le meurtre, le 18 avril, de deux chrétiens issus de familles musulmanes et d’un allemand, employés de la maison d’édition chrétienne Zirve, de Malatya.

 

Soner Tufan, le directeur de Radio Shema, la station chrétienne d’Ankara, nous a confié que depuis ces évènements, des individus viennent au moins trois fois par mois à l’entrée du studio menacer le personnel de la station.

 

Par ailleurs, le pasteur Ramazan Arkan, d’Antalya, a déposé quatre plaintes à l’encontre de Rasim Eryildiz, un entrepreneur immobilier, qui menace régulièrement des membres de son église, et une personne de sa communauté, âgée de 82 ans, a été agressée à coup de chaise à la sortie du culte au mois d’août. Auparavant, le 21 février, un psychologue anonyme avait publié un article intitulé : Scandale dans l’église. "C’est à prendre très au sérieux : ils veulent salir notre réputation auprès de la population locale », nous confie Ramazan Arkan.

 

Cependant, selon le pasteur, la situation des chrétiens d’Antalya, qui est l’une des grandes destinations touristiques du pays, ne serait rien en regard de ce que peuvent endurer les communautés de l’intérieur du pays. Malgré l’assassinat du prêtre catholique Andrea Santoro en février 2006, les « abattages rituels » de Malatya, et d’autres incidents, le Président turc Abdullah Gul continue d’affirmer qu’il n’y a aucune attaque visant les chrétiens.

 

  • Prions pour la protection des communautés chrétiennes en Turquie.
  • Prions pour que les autorités comprennent que les chrétiens sont une bénédiction pour le pays.
  • Prions pour un réveil en Turquie.

01/11/2007

Dimanche de l'église persécutée

DEPPortes Ouvertes et l'Alliance Evangélique Française organisent chaque année le Dimanche de l'Eglise Persécutée.

 

Cette année, il aura lieu le 11 novembre au niveau mondial et le 4 novembre en France

 

Les thèmes varient d’un pays à l’autre :

En France, il sera consacré à la Chine, qui se prépare activement aux Jeux Olympiques de 2008.

 

De plus, les 2 et 3 novembre au 27 rue de l'annonciation à Paris, soirée spéciales consacrées aux persécutions des chrétiens, présentées par :

 

annonciation_784Victor HASCHWEH exerce un ministère personnel dans les pays fermés, se situent dans la fenêtre 10/40. Venez écoutez ce que Dieu fait.

 

ABDELLATIF est Pasteur ; son zèle est contagieux.

 

Yasser FARAH, Égyptien, il enseigne avec une profondeur pour la Parole de Dieu.

 

ATTENTION INSCRIPTION OBLIGATOIRE au 06 61 55 31 33 ou 06 68 02 42 79

 

 

En Suisse (11 novembre), le thème sera l’Irak, l’Iran, l’Inde et le Bhoutan.

http://www.each.ch/dep/