15/11/2010

Iran : le pasteur Nadarkhani condamné à mort pour apostasie

La sentence a été communiquée ce matin par écrit à maître Sarbazi, l’avocat du pasteur Nadarkhani: il s’agit d’une condamnation à mort par pendaison pour apostasie. Dans une nation régie par la Charia (loi islamique), l’abandon de l’Islam est puni de mort.

Soupçonné d’être d’obédience unitarienne, le mouvement du pasteur Nadarkhani a été longtemps totalement abandonné par les chrétiens d’Occident. Jouant habilement de cette division, le gouvernement iranien tente d’en profiter pour endiguer un mouvement en très forte croissance, notamment parmi les jeunes.

Pour répondre de ces accusations d’unitarianisme, le mouvement Eglise d’Iran a publié en notre langue sa confession de foi.

L’avocat du pasteur Youcef a 20 jours pour faire appel. Nous, chrétiens, pouvons continuer de prier pour le pasteur Youcef, son épouse et leurs enfants dont vous pouvez lire toute l’histoire ici. Le pasteur Nadarkhani a été arrêté le 12 octobre 2009.

Quelques médias, organismes d’assistance à l’Eglise persécutée ainsi que des instances gouvernementales commencent à relayer le calvaire de nos frères et soeurs iraniens:

>>> Assist News Services (article du 13 novembre 2010)

>>> International Christian Concern (article du 14/11/2010 sur un autre pasteur du même mouvement)

>>> United States Commission on International Religious Freedom (appel à Barack Obama, le 29/10/2010)

>>> BosNewsLife (message du pasteur Nadarkhani, 30/10/2010, repris et traduit dans la revue de presse du CRIF, début novembre)

>>> Christian Today India (article du 01/11/2010)

>>> blogdei (article actualisé, le point sur la situation du pasteur Nadarkhani, 11/09/2009)

09/07/2010

«Je ne vous dis pas tout, vous risqueriez d’être jaloux !»

Philippe Pomier nous livre sa vie avec Dieu : «Je ne vous dis pas tout, vous risqueriez d’être jaloux !»

Alcool, tabac, drogue, sexe, bagarre et rock’n'roll… De «bon à rien», Philippe Pomier va devenir un évangéliste itinérant. L’histoire d’une incroyable métamorphose divine. Délivré miraculeusement de ses nombreuses addictions, il quitte tout à l’âge de 38 ans, pour se former à Jeunesse en Mission (JEM) et servir le Seigneur à plein temps. Confronté par trois fois à la mort, il témoigne avoir vécu «des miracles et encore des miracles».

«Je ne vous dis pas tout, vous risqueriez d’être jaloux» est d’ailleurs le titre de ce livre étonnant, accessible à tous, riche en humour et en bons conseils. «Ce n’est pas un livre écrit avec la prose d’un grand écrivain, mais il l’a écrit avec son cœur et sa foi. Je suis mariée à Philippe depuis 22 ans, et j’ai vu certains des miracles racontés dans ce livre. Comme il le dit souvent : Dieu fait des choses extraordinaires avec des gens ordinaires», assure son épouse Germaine.

De son côté, le pasteur Daniel Lhermenault, témoigne avoir «dévoré» ce livre. «Il m’a fait verser des larmes de rires et d’émotion. Merci pour ce témoignage de foi et d’obéissance. C’est si passionnant de servir Dieu, même si on ne comprend pas toujours les chemins par lesquels Il nous fait passer. Dieu est fidèle, et cela reste un fait marquant dans nos ministères! Tout simplement savoureux! Un grand Merci, et bravo !»

 

 

Philippe Pomier | Editions Evangelizatium

24/03/2010

Ouzbékistan: 10 ans de prison pour un pasteur baptiste

Ouzbékistan: 10 ans de prison pour un pasteur baptiste

carte_ouzbekistan18.03.2010 - Dix ans de prison: C’est la condamnation requise par la Cour pénale de Guliston le 9 mars, en Ouzbékistan, contre un pasteur baptiste. Tohar Haydarov a été condamné pour possession et trafic de drogue. Dans les faits, le pasteur a été arrêté le 18 janvier par la police ouzbèke. Devant son refus de renier sa foi chrétienne, de la drogue a été introduite dans la poche de son vêtement. La police s'est ensuite rendue chez lui, où elle en aurait également trouvé.
Les membres de l’Eglise baptiste n’ont pas été autorisés à témoigner au procès. Mais plusieurs voisins ont publié des déclarations écrites dans lesquelles ils témoignent de la bonne moralité du pasteur Haydarov, «un homme avec une pure conscience et un chrétien honnête».
En Ouzbékistan, ce scénario n’est pas surprenant: d'autres pasteurs ont été arrêtés dans les mêmes conditions. Car depuis 1997, les autorités ont débuté une répression envers les mouvements religieux «non-traditionnels» ou «étrangers». En mai 1998, le Parlement a adopté une loi répressive sur la religion. La disposition selon laquelle un groupe doit avoir 100 membres adultes inscrits pour être enregistré et légalisé met certaines églises protestantes hors-course.
L’Ouzbékistan est classé en dixième position de l’index mondial de persécution publié chaque année par Portes Ouvertes.

Source: Christianisme Aujourd'hui/ANS

08/02/2010

Pasteur Philippe Calabria

Pasteur Philippe Calabria : "Je suis un chrétien catholique, orthodoxe et protestant dans le vrai sens des mots"

Source : TopInfo

Philippe CalabriaPasteur en charge d’une église évangélique à Laon, dans le nord de la France, Philippe Calabria a connu un parcours chaotique. Né dans une cité de la banlieue parisienne, il a connu les affres de la fumette, de la drogue et de l’alcool, qui l'ont conduit à sombrer dans une profonde dépression. «J’étais devenu un malade dépressif. Moi qui disais toujours que seuls les faibles sont obligés de prendre des médicaments, je devenais l’un d’eux. C’était l’horreur. Je devenais comme fou. Le suicide me tentait odieusement», raconte-t-il.

Malgré sa conscience du bien et du mal, grâce notamment à l’éducation de sa grand-mère catholique, le jeune Philippe se trouve largué à mille lieux de la pensée chrétienne, flirtant avec l’antireligieux. Pour autant, paradoxalement, sa curiosité d’adolescent le conduisait à pratiquer diverses formes de spiritualité. «Mes dieux, c’était le Bouddhisme, le yoga nidra, ou encore les voyages astraux...». A cette époque, il croyait dur comme fer à l’existence d’une «Force Universelle». Mais à ses yeux, «Jésus n’était rien d’autre qu’une légende inventée par les hommes».

Pas religieux. Juste chrétien.

Aujourd’hui, bien des années plus tard, la lecture de l’Evangile a transformé radicalement Philippe Calabria, au point de le consacrer au Ministère pastoral. Néanmoins, bien qu'il soit en charge d’une église évangélique, il se méfie des étiquettes dénominationnelles et de la religion.

Comme il l’explique dans son nouvel ouvrage «Ca change la vie», récemment paru aux éditions Découvrir au Présent : «Je suis un chrétien catholique, orthodoxe et protestant dans le vrai sens des mots. Catholique, parce que je fais partie de l'Eglise universelle, orthodoxe parce que je veux suivre la vraie doctrine, et protestant parce que je veux protester contre tout ce qui est rajouté ou retranché de la simplicité du message de l'Evangile. Nos religions ne sont habillées que par des hommes, je suis juste chrétien».

Son livre se veut être une invitation à revenir à l'essence même du message de l'Evangile, «à sa simplicité, à sa saveur première, et à sa vérité biblique, en dehors - et au-dessus donc - de tous les clivages religieux». Le pasteur semble avoir visé juste, car en l’espace de seulement quelques mois, son livre s’est vendu à plus de 12.000 exemplaires.

Paul OHLOTT

Voir
le livre

16/10/2009

Ethiopie : Ils voulaient implanter une église

Ethiopie : Ils voulaient implanter une église

Source : Portes Ouvertes

 

ethiopieLe jeune Alemayehu Temesgen s’était rendu en juillet dernier avec une amie, Amanuel Tigist Welde dans la région d’Amhara, au nord de l’Ethiopie, pour créer une nouvelle communauté chrétienne. Pendant une semaine, ils ont mis la population au courant de leur projet, tout en parlant de leur foi. Plusieurs personnes ont alors confessé leurs péchés et ont accepté Jésus en tant que Sauveur.

 

Mais leur projet n’était pas du goût d’un groupe appelé « L’Alliance des saints », appartenant à l’Eglise éthiopienne orthodoxe. Hostiles aux protestants évangéliques, des membres de ce groupe ont incité ses membres à les attaquer alors qu’ils évangélisaient dans la rue. Alemayehu a été blessé tandis qu’Amanuel a pu trouver refuge dans une maison.

 

De faux témoins ont ensuite accusé les deux chrétiens d’avoir offert de l’argent et des cadeaux en échange des conversions. Alemayehu et Amanuel ont essayé de se défendre en disant qu’ils avaient simplement partagé leur conviction. Ils se sont appuyés sur la Constitution du pays qui autorise la liberté de religion (article 27). La Cour les a cependant déclarés coupables et les a condamnés à six mois de prison ferme. Leur première demande d’appel a été rejetée le 21 septembre 2009.

 

Les conditions de détention des deux jeunes gens sont de plus en plus dures. Depuis le 20 août, ils sont privés de toute visite et la nourriture qu’on leur apporte est confisquée. Mais, malgré les insultes des autres prisonniers, Alemayehu et Amanuel continuent à parler de leur foi dès qu'ils en ont l'occasion.

 

Depuis 40 ans le nombre d’Ethiopiens protestants ne cesse de croître pour atteindre 20% de la population. Les protestants attirent régulièrement la persécution de l’Eglise éthiopienne orthodoxe, fortement influencée par les traditions locales, qui les considère comme une secte hérétique.

 

* Remercions Dieu pour la foi inébranlable d’Amanuel et d’Alemayehu.

* Prions pour leur sécurité dans cette prison et pour que leur prochain appel à la Cour suprême régionale soit accepté. Amanuel est enfermée dans une cellule avec des condamnées pour meurtre, dont elle a reçu des menaces.

* Prions pour que cette nouvelle église soit implantée, même si c’est en prison.

01/10/2009

Colombie : Un pasteur tué par balles

Colombie : Un pasteur tué par balles

Source : Portes Ouverte

 

militaireManuel Camacho était le pasteur d’une église qui compte 60 membres baptisés et 30 nouveaux convertis. Le 21 septembre dernier, il a été tué par balles par des guérilleros devant sa maison, dans le village de Choapal au nord-est de Guaviare.

 

Manuel venait de sortir de chez lui lorsque trois hommes se sont approchés de sa femme pour lui demander de l’essence. Alors que le pasteur marchait vers eux, ils l’ont abattu. Il avait déjà reçu des menaces auparavant en raison de ses activités chrétiennes. Son assemblée était une des plus grandes de la région.

 

Sa femme, Gloria, a été la première à approcher son corps. Désormais veuve, elle s’appuie sur la Parole de Dieu pour trouver la force de s’en sortir. Elle cite l’histoire d’Etienne qui se situe dans le livre des Actes (chapitre 6) car son mari aussi est un martyr, et elle se rappelle qu’avant de mourir, Manuel ne cessait d’encourager son assemblée à grandir dans l’amour de Jésus. Le pasteur invitait aussi chacun à soutenir son prochain. Il était considéré comme un exemple de fidélité à Dieu. Un exemple qui semble avoir fortement marqué son fils. Alors que les chrétiens du village pleuraient et demandaient : « Pourquoi Dieu l’a-t-il rappelé si tôt ? », le fils de Manuel s’est écrié : « Pourquoi pleurez-vous ? Mon père est au ciel et nous devons continuer ! »

L’assemblée de Manuel, désormais sans pasteur, a un nouveau défi à relever. En effet, dans cette région de Colombie, un meurtre devrait être suivi d’une vengeance terrible de la part des proches de la victime. Tous les villageois attendent donc avec inquiétude la réaction des chrétiens face à la mort de leur pasteur. Si l’assemblée arrive à pardonner aux meurtriers, cela pourrait entraîner de grands changements dans les cœurs.

12/02/2009

Arabie Saoudite : Menacé de mort, un pasteur doit se cacher

Arabie Saoudite : Menacé de mort, un pasteur doit se cacher

Source : Portes Ouvertes

 

arabie-saouditeYemane Gebriel est en fuite. Ce pasteur d’origine érythréenne qui habite et travaille en Arabie Saoudite depuis 25 ans a reçu de très sérieuses menaces de mort de la part de la police religieuse saoudienne (la muttawa).

 

Le 28 janvier, ce père de huit enfants a dû quitter précipitamment Riyad, la capitale, pour se mettre à l’abri. Un agent de la muttawa, Abdul Aziz, qui est également cheikh dans une mosquée de Riyad, en veut particulièrement à la vie de Yemane. Il l’avait d’ailleurs déjà fait arrêter en 2005. A l’époque, le pasteur ainsi que 16 autres responsables chrétiens étrangers avaient été libérés sous la pression diplomatique internationale.

 

Aujourd’hui, l’agent et ses collègues frappent encore plus fort et sont prêts à tuer Yemane. Et cela pour quelle raison ? Tout simplement parce que Yemane, âgé de 42 ans, est responsable d’une église de maison qui compte près de 300 membres, tous étrangers. Ces derniers s’attendent à une visite musclée de la police à tout moment.

 

En 2008, le régime saoudien, basé sur la charia, a tenté de restreindre le pouvoir de la police religieuse, mais cette dernière continue à effectuer des descentes dans les lieux de culte non musulmans, et ce, alors que les étrangers sont autorisés à pratiquer leur religion en privé. Selon une source locale, il faut s’attendre à ce que 2009 soit une année de répression accrue contre les chrétiens dans ce pays. Mais ceux-ci sont mieux préparés à l’affronter qu’en 2005.

02/12/2008

Le footballeur Kaka veut devenir pasteur évangélique

Le footballeur Kaka veut devenir pasteur évangélique

(source : Les dessous du sport)

 

Par Georgia DIAZ

 

kakaLe milieu de terrain du Milan AC a deux passions dans la vie: le ballon rond et la religion. Chrétien évangélique, Kaka n'hésite pas à parler de sa foi. Dans une récente interview, il reconnait avoir pensé à sa future reconversion. Il veut devenir pasteur.

 

Après Zé Roberto, milieu de terrain du Bayern Munich qui déclarait vouloir étudier la théologie pour devenir pasteur (la semaine dernière, dans Sport Bild), voilà que Kaka s'y met aussi. Dans une interview à la revue Epoca, le footballeur déclare, en effet, envisager de devenir pasteur évangélique, une fois sa carrière sportive terminée. "J'aime étudier l'oeuvre de Jésus" a ajouté le joueur du Milan AC avant de confier qu'avec certains de ses co-équipiers de club, il lisait fréquemment la Bible.

 

Le milieu latéral brésilien avait déjà témoigné de sa ferveur religieuse, au début de l'année 2008. Après avoir reçu le trophée de meilleur joueur de l'année 2007, décerné par la Fédération internationale, il était allé le présenter au principal temple de l'Église évangélique de la renaissance du Christ, à Sao Paulo. Église qui compte plus de 1500 temples au Brésil. Quelques semaines avant, encore, le Brésilien avait rencontré le président Luiz Ignacio Lula da Silva et ce jour là, il arborait un tee-shirt sur lequel était écrit: "I belong to Jesus" (J'appartiens à Jésus). Enfin, sur ses crampons, Kaka a fait broder "I love Jesus" (J'aime Jésus").

21/11/2008

Inde : « Combien vos prières comptent »

Inde : « Combien vos prières comptent »

Journal chrétien - mercredi 12 novembre 2008

indeflag« Vous n’imaginez pas combien vos prières comptent ». Comme le pasteur Rajendra qui a reçu des menaces de mort en raison du travail d’évangélisation effectué par son église, les chrétiens en Inde se sentent soutenus par nos prières, ce qui leur permet de tenir ferme face à la persécution des extrémistes hindous.

 

Persévérons dans la prière, alors qu’un autre extrémiste hindou a été assassiné dans l’Etat d’Orissa, le 5 novembre, par les maoïstes. Ce meurtre pourrait entraîner un nouveau pic de violence contre les chrétiens.

 

Depuis août dernier, au moins 4 500 maisons et églises ont été détruites. Combien de morts ? Les chiffres officiels indiquent 31, mais d’autres sources affirment qu’il y aurait eu au moins 500 morts, en majorité des chrétiens.

 

En ce moment même, 12 500 victimes de violence se trouvent dans les sept camps de secours du district de Khandamal. Elles refusent de rentrer chez elles, craignant les menaces. Les extrémistes ont en effet prévenu que seuls ceux qui se convertissent à l’hindouisme pourront retourner chez eux.

 

Selon John Dayal, un responsable chrétien, « des dizaines de milliers de réfugiés se cachent encore dans la forêt. Beaucoup sont blessés ». Pour lui, les réfugiés y sont encore pourchassés pour être mis à mort, sous le regard de policiers passifs.

 

- Supplions Dieu pour que cette violence cesse.

 

  • Prions que des membres de notre équipe puissent avoir accès aux camps du district de Khandamal.
  • Continuons à soutenir dans la prière la foi de nos frères et sœurs réfugiés.

15/11/2008

Cambodge : le témoignage du Pasteur Paton

CAMBODGECambodge : le témoignage du Pasteur Paton

 

Ce qui étonne dans un premier temps chez le pasteur Thimotée Paton, c'est son énergie. Et l'ensemble des personnes réunies dans les murs de l'église protestante évangélique de Laon a pu s'en rendre compte en l'écoutant ce dimanche.

 

Pasteur depuis l'âge de 21 ans dans deux assemblées protestantes (Saint-Quentin et Amiens), Thimotée a senti rapidement un appel à partir pour Phnom Penh au Cambodge afin de venir en aide aux dizaines de milliers d'enfants abandonnés dans les rues et vivant dans les décharges. Or, c'est cette expérience qu'il a souhaité partager avec l'assistance en expliquant « qu'à ce jour, 20.000 enfants travaillent dans les rues de cette ville ; la plupart comme chiffonnier. Un enfant gagne en moyenne 80 centimes d'euro par jour ».

 

Dans ce contexte, Thimothée Paton a, sous l'égide du gouvernement cambodgien, fondé l'ONG « Le pont de l'Espoir » située aux abords de la grande décharge de Phnom Penh.

07/11/2008

"Le christianisme fait partie de notre héritage national"

"Le christianisme fait partie de notre héritage national"

 

kobia"Le christianisme fait partie de notre héritage national", déclare le Premier ministre indien au pasteur Kobia

par Anto Akkara (*)

 

Le Premier ministre indien Manmohan Singh a affirmé que "le christianisme fait partie de notre héritage national" à l'occasion de la visite que le pasteur Samuel Kobia, secrétaire général du Conseil œcuménique des Eglises (COE), lui a rendue le 18 octobre à sa résidence de New Delhi.

 

"Nous avons été très heureux d'entendre le Premier ministre indien nous dire cela", a déclaré le pasteur Kobia lors d'une conférence de presse tenue à la suite de cette rencontre.

 

Le commentaire du Premier ministre réfute les allégations des groupes nationalistes hindous qui qualifient le christianisme de "religion étrangère" pour justifier leurs attaques dirigées contre la communauté chrétienne indienne, qui représente 2,32% du milliard d'habitants que compte le pays.

 

En fait, le christianisme a une plus longue histoire en Inde que dans les bastions chrétiens d'Europe et d'autres régions occidentales. Comme le rapporte la tradition, c'est en 52 de notre ère que l'apôtre Thomas aborda au Kerala, sur la côte sud-ouest du pays, en compagnie de négociants en épices, posant ainsi au "pays des noix de coco" les bases d'une communauté chrétienne très vivante.

 

Au cours de l'audience d'une demi-heure accordée au secrétaire général du COE, le Premier ministre Singh a affirmé que le gouvernement de coalition (United Progressive Alliance) qu'il préside s'est engagé à "restaurer la normalité" et à mettre fin aux attaques dont les chrétiens sont victimes dans l'Etat oriental d'Orissa et dans d'autres régions du pays.

 

En réponse à la "vive préoccupation" exprimée par le pasteur Kobia face aux atrocités commises contre des chrétiens, notamment dans l'Orissa, M. Singh a rappelé que la Constitution indienne garantit à chacun "la liberté de pratiquer et de diffuser sa religion", affirmant à son interlocuteur que son gouvernement allait prendre des mesures pour rétablir la confiance au sein de la communauté chrétienne.

 

Le Premier ministre a en outre promis que le gouvernement fédéral offrirait une aide financière pour reconstruire les églises détruites ou endommagées et qu'il viendrait au secours des familles chrétiennes qui ont perdu leur logement et leurs biens du fait de ces violences.

 

Attaques contre les chrétiens

 

Dans l'Orissa, les violences antichrétiennes ont été déclenchées par l'assassinat du responsable hindou Swami Lakshmanananda Saraswati, commis le 23 août. Bien que des rebelles maoïstes aient revendiqué cet acte, des groupements hindous ont affirmé qu'il s'agissait d'un complot chrétien, car le notable assassiné, qui résidait à Kandhamal, avait mené une campagne vigoureuse contre les conversions au christianisme.

 

Au cours de ce déchaînement de violence, 54 chrétiens au moins ont été tués, tandis que plus de 5'000 maisons et 142 églises chrétiennes, ainsi que d'autres institutions, étaient pillées et incendiées par des fondamentalistes hindous de Kandhamal, où les chrétiens constituent plus de 20% des 500'000 habitants.

 

Comme des groupes de pillards hindous obligeaient des chrétiens à se convertir à l'hindouisme, plus des deux tiers des 100'000 chrétiens de Kandhamal durent se réfugier dans la jungle ou dans des camps d'accueil créés par le gouvernement, tandis que d'autres quittaient les régions rurales pour trouver refuge en ville.

 

"J'ai exprimé au Premier ministre la préoccupation de la communauté chrétienne internationale au sujet de la situation dans l'Orissa et d'autres régions", a déclaré le pasteur Kobia aux médias. "Nous voulons que le gouvernement garantisse la paix et rétablisse la confiance, afin que les chrétiens puissent rentrer dans leurs villages et y vivre sans crainte."

 

Le secrétaire général du COE a ajouté qu'il incombe au gouvernement Singh "de protéger les minorités religieuses", soulignant avec satisfaction que les autorités avaient, une semaine auparavant, convoqué une réunion du Conseil national de l'intégration pour examiner la situation et exercer des pressions sur le gouvernement de l'Orissa. En outre, le gouvernement fédéral a envoyé d'urgence plus de 6'000 soldats dans le district de Kandhamal, à la demande des autorités de l'Orissa.

 

Responsabilité de l'Etat

 

Dans le système indien, l'Etat fédéral a la responsabilité d'assurer la sécurité publique, et le gouvernement central peut démettre les autorités élues d'un Etat si elles se révèlent incapables de faire respecter la loi.

 

Cependant, les commentateurs politiques estiment qu'une mesure aussi rigoureuse serait "suicidaire" pour le gouvernement fédéral, car elle ferait le jeu des nationalistes hindous – qui y verraient la preuve d'une conspiration chrétienne visant à convertir l'Inde – alors que des élections nationales doivent se tenir ces prochains mois.

 

L'Etat d'Orissa est dirigé par une coalition qui inclut le parti nationaliste hindou BJP (Bharatiya Janata Party ou Parti du peuple indien); de nombreuses voix se sont élevées pour accuser ce gouvernement d'avoir fermé les yeux sur les violences concertées qui affectent les chrétiens depuis maintenant sept semaines.

 

Le pasteur Kobia a exprimé au Premier ministre indien sa préoccupation de voir "la réputation de laïcité" de l'Inde "entachée" par la poursuite des attaques dirigées contre les chrétiens. Le chef du gouvernement a déclaré que celui-ci n'épargnerait aucun effort pour assurer "la liberté de culte" des chrétiens dans l'Etat méridional de Karnataka, où des groupes hindous empêchent des communautés évangéliques ne disposant pas de lieux de culte de tenir leurs réunions de prière dans des salles louées.

 

Dialogue sur les conversions

 

Répondant à une question au sujet des conversions forcées, le pasteur Kobia a déclaré que "toute conversion est une affaire de conscience et de foi". Il a rappelé que le COE travaillait – en coopération avec des partenaires chrétiens – à l'élaboration d'un "code de bonne conduite sur la conversion" et qu'il est engagé dans des dialogues avec des représentants d'autres religions en vue de parvenir à un consensus au sujet de ce code, convaincu que la foi ne devrait pas être source de conflit entre les communautés.

 

"Les actes commis sont vraiment sanguinaires et les chrétiens sont massacrés comme des agneaux", a déclaré lors de la conférence de presse l'évêque méthodiste Tharanath Sagar, président du Conseil national des Eglises de l'Inde (NCCI). L'évêque Sagar, membre du Comité central du COE, faisait partie de la délégation qui a rencontré le Premier ministre, délégation qui comprenait également Mathews George Chunakara, responsable du programme du COE pour l'Asie, et P. J. Kurien, membre éminent du Parlement indien et fidèle de l'Eglise Mar Thoma.

 

Des douzaines d'églises et de salles de prière ont été la cible de fondamentalistes hindous dans l'Etat de Karnataka et à Bangalore, sa capitale, où réside l'évêque Sagar. "Nous assistons en ce moment à une campagne systématique visant à déchirer le tissu social indien à des fins politiques", a déclaré l'évêque lors de la conférence de presse, "et les conversions ne sont qu'un prétexte servant à justifier les attaques contre les chrétiens."

 

Ces violences antichrétiennes généralisées s'inscrivent dans la perspective des élections nationales prévues pour le début de 2009. On estime qu'il s'agit d'une campagne concertée qui prend prétexte de prétendues conversions pour gagner la faveur des électeurs et renforcer la majorité hindoue au pouvoir.

 

(*) Anto Akkara, journaliste indépendant à Bangalore, Inde, est correspondant d'ENI (Ecumenical News International).

 

 

10/06/2008

Erythree : Des pasteurs risquent la peine de mort

ec301f0Des pasteurs risquent la peine de mort 

 

Nous venons d’apprendre que plusieurs pasteurs pourraient être accusés de haute trahison, un crime passible de la peine de mort en Erythrée. Haile Naizghi et Kifle Gebremeskel, pasteurs de l’église du Plein Evangile, ainsi que Tesfatsion Hagos de l’église évangélique Rema, seraient concernés. Les trois pasteurs sont emprisonnés en raison de leur foi, de même que plus de 2000 autres chrétiens.

 

 

 

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    H.Naizghi, K.Gebremeskel et T.Hagos

 

Ces prisonniers, pour la plupart détenus de manière arbitraire, subissent la torture et les coups, sont parfois enfermés dans des conteneurs métalliques et des cellules souterraines pour les forcer à renoncer à leur foi.

 

Et ce week-end, de nouvelles arrestations ont eu lieu, alors que le pays fêtait l’anniversaire de son indépendance. Un groupe de chrétiens appartenant au mouvement de renouveau de l’Eglise orthodoxe d’Erythrée s’était réuni secrètement dans le but de prier pour le pays, quand des policiers ont surgi dans la maison. Les 25 personnes présentes ont été arrêtées et sont actuellement détenues au commissariat d’Adi-Kuala, une ville située près de la frontière éthiopienne.

 

Ce même week-end, nous avons aussi appris une bonne nouvelle : La libération de 25 autres chrétiens, détenus depuis 3 mois, contre une caution de 80 000 nakfa (3400 euros) chacun.

Le président de ce petit pays de la Corne de l’Afrique, Issayas Afewerki, a fermé toutes les églises protestantes indépendantes du pays en mai 2002, interdisant également toutes leurs célébrations et emprisonnant tous ceux qui veulent continuer à se réunir.

 

Depuis cette date, seules les églises orthodoxe, catholique et luthérienne considérées comme églises historiques sont autorisées. Le gouvernement entend bien contrôler toute activité religieuse sur le territoire, et même ceux de l’Eglise orthodoxe qui ont laissé entendre leur désaccord sont aujourd’hui en prison.

 

• Remercions Dieu pour la libération des 25 chrétiens. Prions pour eux. Ils se sont vus interdire toute activité chrétienne.

• Prions pour que les pasteurs Haile Naizghi, Kifle Gebremeskel et Tesfatsion Hagos, détenus sans charges depuis 4 ans, ne soient pas accusés de haute trahison et pour qu’ils soient libérés.

• Prions pour les 25 chrétiens arrêtés. Ils risquent d’être transférés au camp militaire de Wi’a, tristement célèbre pour les mauvais traitements infligés aux chrétiens. 

01/04/2008

Algérie : Expulsion de l’ancien président de l’église protestante

Expulsion de l’ancien président de l’église protestante d’Algérie 

 

La récente expulsion du Pasteur Johnson, ancien président de l’église protestante d’Algérie, serait liée à la sécurité de l’Etat, a déclaré samedi au Forum de l’ENTV le ministre des Affaires religieuses Bouabdellah Ghlamallah.

 

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"C’est le ministère de l’Intérieur qui a décidé de l’expulser et cette expulsion est liée à la sécurité de l’Etat ", a répondu le ministre. Sur le phénomène d’évangélisation qui touche la Kabylie et certaines régions du pays, M. Ghlamallah a dit : "L’exercice des cultes doit se faire d’une façon légale, dans le cadre de la loi. Nous avons fermé des lieux de cultes chrétiens et musulmans parce qu’ils sont hors la loi. Ces lieux ne répondent pas aux normes sanitaires et de sécurité." Le ministre a minimisé l’étendue du phénomène de l’évangélisation en Kabylie et a évité la polémique :

"L’Islam n’est pas en danger en Kabylie. Mais dans cette région, les évangélistes activent publiquement alors que dans d’autres régions du pays, ils le font en cachette."

 

M. Ghlamallah a révélé que les tentatives d’évangélisation des populations sont menées en majorité par des Algériens :

 

"Au début, les évangélistes étaient Américains, Suisses, Français. Maintenant, ils sont Algériens. En clair, les évangéliques étrangers ont réussi à former des prédicateurs en Algérie".

 

Le ministre n’a pas abordé les raisons des reconversions de l’Islam au Christianisme. Il n’a pas donné des chiffres sur le nombre de chrétiens et des lieux de cultes chrétiens fermés récemment à travers le pays, notamment en Kabylie.

 

"On ne veut pas empêcher les gens de changer de religion. Mais nous disons aux reconvertis que l’Algérie est visée par les évangélisateurs. L’intérêt de la nation doit primer sur tout. L’essentiel, c’est de préserver notre patrie", a soutenu le ministre.

 

Autrement dit, les évangélistes étrangers ne représentent pas une menace pour l’Islam, mais constituent un danger pour la cohésion nationale et la nation. Sans le dire directement, le ministre se méfie des évangélisateurs et de leurs objectifs réels. Cela explique les relations tendues entre les autorités et les représentants de l’église protestante en Algérie.

 

"L’Etat garantit la liberté de culte, mais les gens qui changent de religion doivent savoir pourquoi ils le font", a soutenu le ministre.

 

Le ministre n’a pas avancé de solutions pour faire face aux salafistes qui auraient perturbé les prières dans certaines mosquées du pays. Il a reconnu l’existence d’un déficit en matière d’imams en Kabylie.

 

Afin de contrer la percée évangélique, M. Ghlamallah a indiqué que 5.400 mosquées sont actuellement en construction à travers le pays. L’Algérie compte un peu plus de 14.000 mosquées. Pour la Grande Mosquée d’Alger, le ministre a dit :

 

"Nous comptons lancer les travaux de cette mosquée début 2009. Nous avons demandé au bureau allemand de livrer les études dans un délai de six mois".

 

Le ministre a défendu les mosquées, parfois critiquées pour leur incapacité à faire face aux maux qui rongent la société. Sur l’argent de la zakat, le ministre a démenti les informations selon lesquelles les Américains ont demandé des garanties sur son utilisation :

 

"Les Américains et les Européens sont venus nous demander seulement des informations sur la collecte de l’argent de la zakat. Personne n’a demandé de garanties sur les mesures prises pour éviter que cet argent aille entre les mains des terroristes. Si quelqu’un avait posé cette question, je l’aurai invité à sortir de mon bureau. L’argent de la zakat est géré dans le cadre des lois de la République", a expliqué M. Ghlamallah.

 

Le ministre a indiqué qu’il y a actuellement 60 milliards dans le fonds de la zakat.

 

Il a indiqué que la création de la fonction de mufti de la République n’a pas encore abouti. M. Ghlamallah a précisé également que la présidence de la République n’a pas donné son feu vert pour la désignation du directeur de l’Office national du Hadj.

 

Vous aurez compris : la persécution des chrétiens est une réalité en Algérie. Prions pour que l’évangélisation continue et que des multitudes se convertissent pour la vie éternelle.  

04/03/2008

Etre Chrétien en Algérie

Etre Chrétien en Algérie

lundi 18 février 2008 – journal chrétien.

 

algerLe pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France (FPF), s’est rendu au ministère des Affaires étrangères avec le pasteur Mustapha Krim, président de l’Église protestante d’Algérie (EPA), le 6 février dernier.

 

Le Quai d’Orsay attentif aux préoccupations des protestants d’Algérie

 

Le pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France (FPF), s’est rendu au ministère des Affaires étrangères avec le pasteur Mustapha Krim, président de l’Église protestante d’Algérie (EPA), le 6 février dernier. Ce rendez-vous avait pour objectif de faire part aux membres du cabinet ministériel de la situation de l’EPA. Claude Baty a signalé que les conditions de liberté de culte des chrétiens d’Algérie sont difficiles au regard des conventions pourtant ratifiées par l’Algérie et de l’ordonnance adoptée en 2006 par le pays. Les membres du cabinet se sont montrés intéressés et attentifs aux préoccupations exprimées respectivement par les deux pasteurs.

 

Des informations parvenues depuis à la FPF renforcent ce sentiment d’inquiétude à l’égard de la situation des chrétiens d’Algérie. Trois Algériens ont été condamnés chacun à trois ans de prison ferme et 500000 dinars (5000 euros) d’amende pour « atteinte à la religion et à la personne du prophète ».

 

L’application extrêmement rigoureuse des lois régissant les lieux de culte place bon nombre de communautés dans des situations d’exercice du culte particulièrement difficiles, voir impossibles. D’autre part, les chrétiens sont régulièrement stigmatisés dans des médias, ils y sont aussi accusés d’un prosélytisme qui est même assimilé à du terrorisme. Service information-communication de la FPF

30/01/2008

Ministère...

 
pasteureli

01/10/2007

Question pour nos frères catholiques.

Question pour nos frères catholiques.

 

Suivant 1Timothée 3, considérez-vous toujours le célibat des prêtres comme biblique ?

(Pour rappel, la première épître de Paul à Timothée est une épître pastorale, les chapitres 2 et 3 donnent des instructions sur le culte public et sur la moralité et la conduite des officiers de l'Église) On dit: «Celui qui aspire à être un dirigeant dans l'Eglise désire une belle tâche.» Cette parole est certaine. Il faut toutefois que le dirigeant soit un homme irréprochable: mari fidèle à sa femme, maître de lui-même, réfléchi et vivant de façon convenable. Qu'il soit hospitalier et capable d'enseigner. Il ne doit pas être buveur ni querelleur, mais au contraire aimable et pacifique. Que l'amour de l'argent n'ait sur lui aucune prise. Qu'il dirige bien sa famille et maintienne ses enfants dans l'obéissance, en toute dignité. Car, comment un homme qui ne dirige pas bien sa famille, serait-il qualifié pour prendre soin de l'Eglise de Dieu? Que ce ne soit pas un converti de fraîche date, de peur qu'il ne se laisse aveugler par l'orgueil et ne tombe sous la même condamnation que le diable. Enfin, il doit aussi jouir d'une bonne réputation parmi ceux qui ne font pas partie de la famille de Dieu afin de ne pas s'exposer au mépris public et de ne pas tomber dans les pièges du diable. Il en va de même des diacres*. Ils doivent inspirer le respect: qu'ils soient des hommes de parole, sans penchant pour la boisson ni pour le gain malhonnête. Ils doivent garder avec une bonne conscience la vérité révélée de la foi. Il faut qu'eux aussi soient d'abord mis à l'épreuve. Ensuite, si on n'a rien à leur reprocher, ils accompliront leur service. Il en va de même pour les femmes : elles doivent inspirer le respect: qu'elles ne soient pas médisantes; qu'elles soient maîtresses d'elles-mêmes et dignes de confiance dans tous les domaines. Que les diacres soient des maris fidèles; qu'ils assument bien leurs responsabilités à l'égard de leurs enfants et de leur famille. Car ceux qui remplissent bien leur ministère acquièrent une situation respectée et une grande assurance dans la foi en Jésus-Christ. (1 Timothée 3:1-16) * Le mot grec diakonos a donné par francisation le mot diacre qui signifie serviteur