18/11/2010

Pakistan : une chrétienne condamnée à mort pour blasphème

Pakistan : La famille d’Asia Bibi fait appel de la sentence

(source :zenit.org)

Une chrétienne condamnée à mort pour blasphème

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ROME, Mardi 16 novembre 2010 (ZENIT.org) - La famille d'Asia Bibi, chrétienne, condamnnée à mort au Pakistan pour blasphème, a fait appel de la sentence. C'est la première fois qu'au Pakistan un tribunal condamne une femme chrétienne à mort pour blasphème.

Mais qui est Asia Bibi ? « Eglises d'Asie » (EDA), l'agence des missions étrangères de Paris, rappelle les faits :

Lundi 8 novembre, une cour de justice pakistanaise a condamné à la mort par pendaison, Asia Bibi, chrétienne âgée d'une quarantaine d'années et mère de famille, sous l'accusation de blasphème envers Mahomet.

L'affaire remonte à plus d'un an et s'est déroulée dans le village d'Ittanwalli au Pendjab, où la famille de la jeune femme vit depuis des générations. Le 19 juin 2009, alors qu'elle travaille dans les champs, Asia Bibi est priée d'aller chercher de l'eau pour désaltérer le groupe. Mais les autres ouvrières, musulmanes, refusent de boire une eau impure apportée par une chrétienne.

Les différentes versions des événements font état de menaces de la part du groupe de femmes sur Asia Bibi pour qu'elle renonce à sa foi. Celle-ci aurait ensuite été frappée avant d'être emmenée par une foule en colère et menée devant les responsables religieux. Release International, un groupe protestant de défense des chrétiens persécutés, qui recueilli des témoignages sur place, relate qu'Asia a été battue et ses deux filles molestées.

La jeune femme aurait également été violée par un groupe de musulmans dont des religieux. Alors que la foule avait décidé de la lyncher, des chrétiens du village ont appelé la police qui a alors arrêté Asia Bibi pour blasphème selon l'article 295 C du code pénal.

La loi anti-blasphème punit de la prison à perpétuité les auteurs d'une profanation envers le Coran, et de la peine capitale toute insulte envers le Prophète (1). Ces derniers mois, les violences anti-chrétiennes commises au nom de cette loi se sont multipliées, en particulier au Pendjab.

Asia Bibi qui attendait son jugement depuis 2009, a été entendue en octobre dernier et condamnée à la peine capitale lundi 8 novembre par le tribunal de Sheikhupura. Le juge Naveed Iqbal qui a prononcé le verdict, a déclaré avoir condamné la chrétienne en écartant « totalement » toute « circonstance atténuante ». Pour être exécutée, la condamnation doit encore être validée par la Haute Cour de Lahore. Le mari d'Asia, Ashiq Masih, 51 ans, a déjà déclaré qu'il ferait appel de la sentence.

Selon Release International et d'autres associations de défense des droits de l'homme, il s'agirait de la première condamnation à mort pour blasphème prononcée par une cour de justice au Pakistan. Jusqu'à présent, bien qu'elle soit potentiellement applicable, la peine capitale pouvait être commuée en emprisonnement à vie, mais il arrivait aussi fréquemment que la foule décide de « faire justice » elle-même - une exécution extrajudiciaire sur laquelle les forces de l'ordre fermaient habituellement les yeux - ou encore que le condamné meure en prison dans des circonstances troubles (2).

A l'annonce de la sentence, plusieurs associations chrétiennes ont appelé les différentes instances du Pakistan ainsi que la communauté internationale à réagir. « Il s'agit d'un véritable outrage à la dignité humaine et à la vérité. Nous ferons tout pour que le jugement soit cassé en appel »a déclaré à l'agence Fides, Peter Jacob, secrétaire exécutif de la Commission ‘justice et paix' de la Conférence des évêques catholiques du Pakistan.

Ce 12 novembre, le Pakistan Christian Congress a demandé à l'Union européenne de faire pression sur le gouvernement pakistanais pour qu'Asia Bibi soit libérée et que les lois anti-blasphèmes soient abrogées (Le Parlement européen a adopté il y a quelques mois une résolution « sur la liberté religieuse au Pakistan » dans laquelle il dénonce les lois anti-blasphème qui « peuvent entraîner la peine de mort » (3)).

L'Eglise de l'Inde n'a pas tardé à réagir, par l'intermédiaire du P. Babu Joseph, porte-parole de la Conférence des évêques catholiques de l'Inde (CBCI), lequel a déclaré qu'il fallait « purger nos sociétés de ces lois barbares ». L'Eglise de l'Inde du Nord et le All India Christian Council (4) ont de leur côté, prié le gouvernement indien d'intervenir rapidement auprès du Pakistan et des Nations Unies afin d'empêcher l'exécution.

La sentence du tribunal a également été condamnée par des associations humanitaires et des ONG non-confessionnelles telle Human Rights Watch, dont le représentant au Pakistan, Ali Dayan Hasan, a réclamé l'abrogation d'une loi « utilisée contre les groupes les plus vulnérables, discriminés politiquement et socialement». Quant au ministre italien des affaires étrangères, Franco Frattinien, en visite à Islamabad, il a fait part, au nom de son gouvernement, de l'indignation provoquée par la nouvelle du verdict.

C'est pourtant dans ce contexte tendu, que le 11 novembre le gouvernement du Pakistan a annoncé la suppression du ministère des minorités, une institution qui, malgré son silence remarqué des derniers mois, se présentait comme la seule et unique voix des communautés souffrant de discriminations. « Shahbaz Bhatti, ministre fédéral pour les minorités, clame depuis deux ans qu'il va faire réviser la loi anti-blasphème mais au lieu de cela, il a pris part à la réunion ministérielle qui a aboli la fonction de ministre des minorités », a commenté, non sans ironie, Nazir S. Bhatti du Pakistan Christian Congress.

Plus qu'une nouvelle victime de la loi anti-blasphème, Asia Bibi semble symboliser aujourd'hui le « franchissement d'une limite », créant un précédent à la fois historique et juridique dont les conséquences inquiètent les défenseurs des droits de l'homme. Cette issue tragique pourrait alors devenir celle d'une autre chrétienne, Martha Bibi Masih, actuellement jugée à Lahore pour blasphème envers le prophète Mahomet (5).

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(1) La loi sur le blasphème promulguée sous la dictature militaire en 1986, condamne «ceux qui, par des paroles ou des écrits, des gestes ou des représentations visibles, avec des insinuations directes ou indirectes, insultent le nom sacré du Prophète. Selon la commission « justice et paix » du Pakistan, elle aurait fait condamner entre 1986 et 2009, au moins 974 personnes dont 479 musulmans, 340 ahmadis, 119 chrétiens, 14 hindous et 10 autres croyants appartenant à d'autres religions.

(2) En juillet dernier, toujours au Pendjab, deux chrétiens ont été abattus à la sortie du tribunal d'où ils venaient d'être blanchis d'une accusation de blasphème. Des centaines de manifestants musulmans avaient saccagé le quartier chrétien de Faisalabad pour réclamer leur exécution (Voir EDA 34) En 2009, un jeune catholique emprisonné pour blasphème est mort dans des circonstances toujours non élucidées (Voir EDA 514)

(3) Voir www.europarl.europa.eu. « Résolution du Parlement européen du 20 mai 2010 sur la liberté religieuse au Pakistan".

(4) L'Eglise de L'Inde du Nord ( CNI), regroupe différentes dénominations protestantes (plus de 3 000 communautés dans une vingtaine de diocèses.) Le Conseil pan-chrétien de l'Inde (All India Christian Council ), très actif dans la défense des minorités religieuses, réunit des représentants chrétiens de toutes confessions.

(5) Martha Bibi, 45 ans, mère de 6 enfants, louait avec son mari du matériel de construction, lorsqu'elle a été arrêtée en 2007. Les responsables d'une mosquée auquel elle avait loué du matériel, ayant refusé de la payer, elle avait voulu récupérer son bien et avait été frappée par les ouvriers. L'imam avait alors accusé Martha de blasphème et elle avait été jeté en prison. Après une première libération sous caution, elle a été de nouveau emprisonnée et attend aujourd'hui le verdict du tribunal.


http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2010N3807

30/03/2010

Pakistan : un chrétien brûlé vif, sa femme violée par la police. Ils refusaient de se convertir à l’islam.

Pakistan : un chrétien brûlé vif, sa femme violée par la police. Ils refusaient de se convertir à l’islam.

 Un chrétien dans la province du Pendjab au Pakistan est entre la vie et la mort depuis samedi 20 mars, après avoir été brûlé vif  par des religieux musulmans, accompagnés par des membres de la police, tandis que sa femme était violée par des policiers.

Leur crime est d’avoir refusé de se convertir à l’islam selon des témoins  chrétiens et les sources hospitalières qui disent être au courant de l’affaire, rapporte BosNewsLife. Arshed Masih a été brûlé vendredi 19 mars en face d’un poste de police de la ville de Rawalpindi, près de la capitale pakistanaise Islamabad, après des menaces de mort proférées par son employeur musulman, le Sheikh Mohammad Sultan, un homme d’affaires influent, et par les leaders religieux, a déclaré l’hôpital à l’agence BosNewsLife.

Sa femme, Martha Arshed, aurait été violée par des policiers. Leurs trois enfants - âgés de 7 à 12 - auraient été forcés d’assister à l’agression contre leurs parents.

“Tous deux, [Masih et sa femme] ont été transportés à l’hôpital Holy-Family et sont sous traitement”, dit un employé de l’hôpital.

Il est dans un état grave, brûlé sur environ 80 % de son corps.

Enquête policière

Les agents de la police locale ont indiqué qu’ils étaient «au courant» des attaques menées par des dirigeants musulmans et, apparemment, certains agents ont ajouté qu’une enquête était en cours. Samedi soir, aucune enquête n’avait encore été signalée. (Mais dimanche les autorités pakistanaises ont annoncé l’ouverture d’une enquête.)

Avant que les tensions ne surviennent au sujet de sa foi chrétienne, Masih travaillait comme chauffeur et sa femme comme servante de l’homme d’affaires musulman depuis 2005, disent des témoins chrétiens.

Le couple vivait semble-t-il  avec leurs enfants dans l’aile des serviteurs de la résidence de Sultan à Rawalpindi. En janvier, les chefs religieux et l’employeur auraient demandé à Arshed ainsi qu’à toute sa famille de se convertir à l’Islam Après son refus, le groupe l’aurait menacé de «conséquences désastreuses».

Arshed proposa sa démission, mais l’homme d’affaires aurait dit qu’il le «tuerait» s’il devait partir.

Apparemment, il a également déclaré aux médiateurs chrétiens qu’il ne permettrait jamais que cette famille chrétienne aille vivre ailleurs.

Cette semaine les tensions sont montées d’un cran après que Sultan a signalé un vol de 500.000 roupies pakistanaises (5952 $), selon une déposition vue par BosNewsLife.

Dans le document aucun membre de la famille chrétienne n’est nommé comme suspect.

Source : Bos News Life via Jihad watch Traduction bivouac-id.

15/03/2010

Pakistan : Un couple de chrétiens condamnés à 25 ans de prison pour avoir touché le Coran sans s’être préalablement lavé les mains.

ipakistancorano1Islamabad (AsiaNews) - Un tribunal du district de Kasur a condamné un couple de chrétiens, Munir Masih et Ruqqiya Bibi, à 25 ans de prison. Selon le Centre for Legal Aid Assistance and Settlement (CLAAS), le juge Ajmal Hussein a condamné le couple pour avoir touché le Coran sans s’être lavé les mains.

Munir Masih et Ruqqiya Bibi avait été libérés sous caution en janvier dernier, mais ils ont été ré-arrêtés après la décision du juge. Le mari a été enfermé dans la prison du district de Kasur, la femme dans la prison pour femmes de Multan. Ils ont tous deux entamé leur peine de 25 ans derrière les barreaux.

Selon le CLAAS, association qui se bat pour les droits des pauvres et des marginaux, le couple a été accusé d’avoir « contaminé » le Coran lorsqu’ils l’ont touché « sans s’être lavé les mains ».

L’incident qui avait eu lieu en décembre 2008 avait déclenché la colère des extrémistes musulmans qui avaient fait pression sur la police. Selon des informations non confirmées, ces extrémistes auraient payé la police pour que celle-ci découvre de nouvelles “preuves” pour justifier le verdict. A l’issue de l’enquête de police, le couple s’est vu accuser de blasphème.

La loi sur le blasphème est l’élément le plus dur en matière de répression religieuse existant au Pakistan. Elle a été adoptée par l’ex-dictateur Zia ul-Haq pour protéger l’islam et son prophète, Mahomet, des attaques et des insultes.

Source : AsiaNews

Signalé par Tnr, traduction partielle Bivouac-ID

04/10/2009

Pakistan : Coups montés contre les chrétiens

Pakistan : Coups montés contre les chrétiens

Source : Portes Ouvertes

 

pakistan_mapAu Pakistan, être victime d’une rumeur de blasphème peut coûter cher. Pour les extrémistes, il est facile de faire accuser les chrétiens sans disposer d’aucune preuve et ils ne s’en privent pas.

 

Ainsi, le 30 juillet, soixante familles chrétiennes de Gojra (50 km de Faisalabad) ont vu leurs maisons ravagées suite à des rumeurs de blasphème.

 

Un mois plus tôt dans le village de Bahmaniwala, district de Kasur, pas moins de 500 fanatiques se sont rués sur les habitations des chrétiens suite à un appel lancé depuis la mosquée, faisant au moins 7 morts.

 

Selon Napoleon Qayyum, responsable des opérations à l’association d’aide juridique CDI (Advocacy Developpment Initiative), Al Qaeda et ses ramifications sont probablement à l’origine de toutes ces attaques : « Les groupes d’Al Qaeda sont affaiblis depuis l’opération militaire le long de la frontière afghane. Ils essaient de regagner le soutien de la population. En excitant la haine contre les Etats-Unis et le gouvernement pakistanais, Al Qaeda monte les musulmans contre les chrétiens ».

 

Heureusement ces manœuvres ne marchent pas à tous les coups. Nous sommes le 4 septembre 2009, dans le Punjab, à côté du village mission de Chak 8-11-L, près de Chichawatni. Des femmes ont trouvé quelques feuilles du Coran déchirées et lancées sur la route. Effarées devant ce qu’elles considèrent comme un blasphème, elles apportent leur trouvaille à la mosquée de leur village. D’autres pages sont encore découvertes, jonchant le sol de l’église presbytérienne réformée du village de Chak.

 

Cela aurait pu finir en bain de sang, mais les responsables musulmans sont allés voir les chrétiens et leur ont dit qu’ils savaient que c’était un coup monté. Les 400 familles chrétiennes qui vivent au village de Chak n’ont donc pas été attaquées.

 

07/08/2009

Chrétiens et talibans

Pakistan : Les chrétiens visés par les talibans

(Source : Portes Ouvertes France)

 

Que faire face à l’avancée des talibans ? Telle est la question que se posent beaucoup de chrétiens pakistanais. D’autant qu’ils sont parmi les premiers visés par leur violence. Dans la nuit du 21 avril dernier par exemple, des chrétiens pakistanais ont été violemment attaqués par les talibans alors qu’ils effaçaient des graffitis sur la façade de leur église. Plus tôt dans la semaine, les talibans avaient couvert les murs de slogans comme « Convertissez-vous à l’islam » et « Longue vie aux talibans ».

 

Les chrétiens de Karachi, au sud du pays, s’étaient mis au travail quand, d’un seul coup, une trentaine de talibans armés sont apparus. Ils leur ont tiré dessus et sont entrés dans leur maison pour  faire sortir tout le monde. Beaucoup de personnes ont été blessées et deux chrétiens sont morts. Selon un témoin, la police était présente lors de l’attaque, mais n’a rien fait.

 

La persécution contre les chrétiens est parfois très visible, comme dans la vallée de Swat, au nord du pays. Dans les camps de réfugiés, ils sont discriminés. Ils ne peuvent pas planter leurs tentes près de celles des musulmans, ni manger avec eux. L’armée pakistanaise tente de chasser les talibans, mais les affrontements ont déjà causé le départ d’un million d’habitants.

 

La marque des talibans est la terreur. Leur mouvement est né au Pakistan dans les années 1990 et a ensuite gagné l’Afghanistan. Ils imposent la charia et lancent des attaques terroristes contre ceux qui ne vivent pas comme eux. Les chrétiens sont chassés de chez eux, forcés à se convertir à l’islam ou à payer une taxe spéciale en échange d’une protection. Malgré toute cette violence, certains ont décidé de ne pas céder à la terreur et de rester chez eux.

 

* Prions pour les chrétiens victimes de cette attaque et leurs familles.

 

* Prions pour tous ceux qui vivent dans des régions contrôlées par les talibans.

 

* Prions pour que les attaques cessent.

04/08/2009

Pakistan: six chrétiens tués pour avoir "profané" le Coran

Pakistan: six chrétiens tués pour avoir "profané" le Coran

Source : La-Croix.com

 

pakistan_mapUn groupe de musulmans en colère a tué samedi six chrétiens, en a blessé une dizaine d'autres, les accusant d'avoir profané le Coran, et a incendié 40 maisons et une église, dans un village de l'ouest du Pakistan, a-t-on appris de source officielle.

 

"Six chrétiens, dont un enfant, ont été tués et plus d'une dizaine ont été blessés dans ce triste incident", a déclaré par téléphone à l'AFP le ministre des Minorités Shahbaz Bhatti.

 

Il a précisé que les victimes avaient été attaquées par "un groupe de personnes" dans le village de Gojra (160 km à l'ouest de Lahore).

 

"Des individus ont accusé les chrétiens d'avoir profané le Coran", a-t-il ajouté, précisant que ces accusations étaient "sans fondement".

 

Il n'a pas donné de précisions sur ladite profanation.

 

"Les morts sont tous des chrétiens. On m'a dit qu'ils avaient été brûlés vifs", a poursuivi le ministre.

 

Un affrontement entre chrétiens et musulmans avait éclaté fin juillet dans le village à propos du Coran, et avait été par la suite résolu, selon la police.

 

Les tensions ont refait surface samedi, avec l'attaque contre la communauté chrétienne et l'incendie des bâtiments.

 

"Selon nos informations (...) il s'agit du même différend", a déclaré le chef de la police locale, Inkisar Khan.

 

La télévision pakistanaise a montré la police utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser la foule en colère.

 

Profaner le Coran est passible de la peine de mort au Pakistan, où l'Islam est la religion dominante.

 

Les chrétiens, qui représentent moins de 3% de la population, affirment que les lois anti-blasphème sont utilisées pour exercer des représailles sur leur communauté.

 

14/04/2009

Pakistan : persécutions des chrétiens

2 articles issus de journalchretien.net sur la situation des chrétiens au Pakistan

 

PAKISTANUn chrétien tué pour avoir refusé de se convertir à l’islam

 lundi 6 avril 2009, par Aloys Evina

Mushtaq Gill, un jeune chrétien pakistanais, a été tué en février par des Islamistes qui exigeaient qu’il se convertisse à l’Islam. Ayant refusé, ils l’ont abattu dans la ville de Faisalabad, explique son père Chaain Gill, précisant qu’il les a pardonnés et souhaite que des attaques contre les chrétiens cessent au Pakistan.

 

Mushtaq Gill a expliqué à la bande d’islamistes qui lui demandaient de se convertir à l’Islam qu’il était chrétien. Abou Saeed, leader du groupe Lashkar-e-Tayyaba et ses complices l’ont abattu.

 

All Pakistan Minorities Alliance (APMA) explique que ce cas n’est pas unique. Les chrétiens sont régulièrement attaqués dans le pays.

 

Certains observateurs estiment que le chômage massif alimente les réseaux extrémistes à Faisalabad, grande ville industrielle du Pendjab. La crise et le chômage massif font le jeu des mouvements radicaux. C’est ce qu’explique Samina Ahmed, responsable de l’ONG International Crisis Group au Pakistan : « Très souvent les gens rejoignent les organisations jihadistes parce que ça leur donne un emploi. Un métier avec un revenu, un revenu régulier.

 

Alors est-ce que parmi ces jeunes hommes au chômage, certains vont décider de rejoindre des groupes jihadistes parce qu’ils n’ont pas d’autres choix ? Et ces organisations extrémistes vont-elles en profiter pour les recruter ? Il faut bien être conscient que ces groupes jihadistes sont très réactifs et savent tirer avantage des situations de fragilité ». Les chrétiens sont les premières cibles des attaques de ces groupes radicaux.

 

 

Pakistan : un chrétien décède en prison

 lundi 6 avril 2009, par Aloys Evina

pakLes autorités pakistanaises ont confirmé la mort d’un chrétien dans une prison , indiquant qu’il a succombé à une crise d’asthme, une maladie inflammatoire qui affecte les bronches. Sa veuve Elizabeth demande des explications sur les causes exactes de ce décès survenu après une arrestation et une détention arbitraires. L’organisation américaine de défense des libertés chrétiennes, International Christian Concern (ICC), a confirmé la mort de ce chrétien, sans doute persécuté à cause de sa foi en Christ.

 

Elizabeth a saisi les autorités pakistanaises lundi, 6 avril 2009, pour demander des précisons sur les circonstances exactes de la mort de son mari, un chrétien arrêté 12 mars dernier sur de « fausses accusations » de trafic de drogue et qui est décédé le 20 mars 2009 dans dans son lieu de détention à Sargodha.

 

La veuve explique que la police n’avait rien trouvé de suspect dans leur domicile, et malgré cela, elle a interpellé son mari. Elle dit avoir supplié les forces de police de relâcher son mari qui clamait son innocence. Il a été placé en détention, où il est mort de l’asthme, selon la version officielle.

 

L’organisation américaine de défense des libertés chrétiennes, International Christian Concern (ICC), a confirmé la mort de ce chrétien, sans doute persécuté à cause de sa foi en Christ.

 

15/02/2008

55 000 chrétiens sont tués à cause de leur foi chaque année

Au moins 55 000 chrétiens sont tués à cause de leur foi chaque année 

 

La persécution des chrétiens est en augmentation dans le monde

Le nombre des chrétiens persécutés augmente dans le monde entier, selon le professeur Thomas Schirrmacher, directeur de la Commission sur la liberté religieuse de l'Alliance évangélique allemande.

 

Les ¾ des personnes gravement persécutés sont des chrétiens a déclaré Schirrmacher devant l'association protestante de l'union démocratique chrétienne à Dresden.

 

Selon Schirrmacher, au moins 55 000 chrétiens sont tués chaque année à cause de leur foi. Les chrétiens d'Inde, d'Indonésie et du Pakistan sont le plus en danger.

Schirrmacher a encouragé les politiciens à augmenter leurs efforts pour promouvoir la liberté religieuse. Ils craignent souvent d'aborder la persécution et la discrimination des chrétiens dans les pays islamiques au cas où cela mettrait en péril le dialogue religieux.

 

Schirrmacher est convaincu que de plus en plus de personnes s'intéressent à la religion dans le monde. « Le royaume athée communiste ne subsiste plus que dans de petits pays comme la Corée du nord. Le christianisme augmente de manière phénoménale en dehors du monde occidentale.

 

Beaucoup d'intellectuels chinois, par exemple, considèrent le christianisme comme « branché ». Les églises en Chine sont plus remplies le dimanche qu'en Europe. Depuis 1970, le nombre de chrétiens a triplé en Afrique et en Asie et a doublé en Amérique latine.

 

Parce que le christianisme est en diminution en Europe, on ne remarque pas beaucoup cette évolution à l'échelle mondiale. Le christianisme augmente chaque année de 1,25%, ce qui suit à peu près l'augmentation de la population mondiale qui est de 1,22%.

 

 

24/11/2007

Le Parlement européen condamne la persécution des chrétiens

Le Parlement européen condamne la persécution des chrétiens

 

Le Parlement européen a approuvé jeudi 15 novembre, à l'unanimité quasiment, une résolution qui dénonce les violences contre les croyants dans le monde, en particulier contre les chrétiens, en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient

 

Le Parlement européen a condamné jeudi 15 novembre les "graves épisodes qui mettent en danger l'existence des communautés chrétiennes et d'autres communautés religieuses" ainsi que "toutes formes de discrimination et d'intolérance fondées sur la religion et la croyance" dans le monde.

 

Dans une résolution approuvée à 57 voix contre deux et une abstention, les parlementaires européens se sont dit particulièrement inquiets de la multiplication des épisodes d'intolérance et de répression contre les communautés chrétiennes, notamment en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient.

 

Le texte appelle les gouvernements concernés "à juger les auteurs de ces crimes", à fournir "des garanties adéquates et effectives de liberté de religion et de croyance" et à améliorer la sécurité des communautés chrétiennes, soulignant que "les autorités ont le devoir de protéger toutes les communautés religieuses, y compris les communautés chrétiennes, de la discrimination et de la répression".

 

Le texte cite des cas concrets d'enlèvements, d'homicides et de violences enregistrés récemment dans plusieurs pays : Irak, Pakistan, Gaza, Egypte, Turquie, Syrie, Soudan, Chine et Vietnam. Entre autres, l'enlèvement de deux prêtres irakiens en octobre dernier, l'assassinat du P. Ragheed Ganni et de trois diacres à Mossoul en juin, l'assaut mené contre une église chrétienne en octobre dans la périphérie de Lahore l'assassinat d'un évêque protestant et de son épouse en août à Islamabad au Pakistan, l'assassinat du gérant d'une librairie chrétienne à Gaza en octobre, l'enlèvement du P. Bossi en juin aux Philippines, etc.

 

"Promouvoir la tolérance"

 

Le Parlement européen souligne aussi "la gravité de la situation concernant la liberté religieuse en Chine, où les autorités continuent de réprimer toute manifestation religieuse, de l'Eglise catholique en particulier, dont de nombreux fidèles et évêques sont détenus depuis des années, et dont certains sont même décédés en prison". Il relève aussi la "forte répression des activités de l'Eglise catholique et des autres religions" au Vietnam.

 

Grâce à cette résolution, s'est félicité Mario Mauro, vice-président du Parlement européen et promoteur de la résolution, interrogé par l'agence italienne SIR, "la Commission européenne devra désormais faire davantage attention à ce que tout programme de coopération et d'aide au développement soit établi sous la condition que le principe d'une vraie liberté religieuse soit respectée".

 

Soutenant le dialogue interreligieux, la résolution invite aussi les autorités religieuses à "promouvoir la tolérance" et à agir contre toute forme d'extrémisme. 

Source : La-croix.com

11/07/2007

Pakistan : viol des chrétiennes

Au Pakistan, de nombreuses chrétiennes sont victimes de viols

WOMENpakistanShafi, jeune femme de 24 ans, a choisi de se convertir au christianisme. Cette conversion a sonné comme une déclaration de guerre pour sa famille. Depuis ce jour, les représailles de sa famille musulmane pour la contraindre à changer d'avis se sont multipliées. Elle a même dû payer le prix fort, le viol.

Chrétienne, mariée, 2 enfants. Cela pourrait être la vie idéale pour Shafi si sa famille musulmane ne la poursuivait pas. Aujourd’hui, son époux et père de ses deux petites filles et elle-même ont dû déménager et changer d’identité.

Shafi est née dans une famille musulmane qui fait partie d’un groupe spécialisé dans la conversion des non-musulmans. Dans son travail, elle fait la connaissance de l'homme qui deviendra plus tard son mari. Un chrétien qu'elle désire convertir à l’islam. S’engagent alors de longues discussions religieuses. En revanche, Shafi n’avait pas prévu que ce soit elle qui change de religion. Au fil des discussions, elle découvre que « sa vie est vide sans Jésus. » La famille de Shafi n’était pas au courant de sa conversion, jusqu’au jour où ils l’entendirent chanter des psaumes. Elle fut corrigée pour cet affront et sa Bible fut déchirée. Dès ce jour-là, la vie de Shafi bascula dans l’horreur.

Shafi se maria secrètement et coupa les ponts avec sa famille. A la naissance de sa première fille, Shafi eut envie d’annoncer l'heureux évément à ses parents avec qui elle décida de rétablir les liens du même coup. Elle n'avait malheureusement pas pris toute la mesure d'un tel acte. Un mois plus tard, une horde de fanatiques attaqua sa maison, Shafi et son époux purent tout juste s’enfuir par la porte de derrière. Quelque temps après, un homme armé s’introduisit chez elle en l’absence de son mari. Il l’insulta et lui dit qu’il était venu pour la punir de son crime d’apostasie. Il la viola.

Quand Shafi raconta son histoire aux reporters de Compass Direct, ils lui demandèrent si elle n’était pas tentée de retourner à sa famille pour y vivre paisiblement. Sa réponse fut sans appel. Pour elle ce n’est même pas une option. Elle explique simplement « J’aime Jésus, comment pourrais-je le trahir ? »

Au Pakistan, de nombreuses chrétiennes sont victimes de viols. C’est la punition pour avoir abandonné l’Islam. Parfois, le viol est aussi utilisé comme une arme d’intimidation. En échange du reniement de leur foi chrétienne et de leur retour à l’Islam, les femmes sont épargnées.

 

(Source : Compass Direct.)