13/07/2008

Egypte : Un acteur accusé de s’être converti au christianisme

Egypte : Un acteur accusé de s’être converti au christianisme

(Source : Journal Chrétien)

Adel_ImamL’acteur égyptien, Adel Imam, est accusé de s’être converti au christianisme à cause de son film, Hassan et Marcos, qui a pour but de promouvoir la coexistence entre musulmans et coptes.

 

Ce célèbre acteur est accusé d’avoir apostasié l’islam pour se convertir au christianisme à cause d’un film, Hassan et Marcos, qui doit sortir début juillet dans lequel il joue le rôle d’un prêtre copte.

La campagne a été lancée sur Facebook par deux groupes. L’un par ce slogan« Appel à tous les musulmans, boycottez le chrétien Adel Imam », précise : « Cet hommes promeut la conversion au christianisme et je vous invite à le boycotter. » L’autre groupe, créé comme le premier dans le seul but de dénoncer « l’apostasie » de l’acteur, a pour slogan « Boycottez le nouveau film d’Imam. »

Rappelons que l’accusation d’apostasie n’implique pas seulement l’appel au boycott mais constitue en soi (la précision est inutile chez les musulmans) une incitation au meurtre.

Or ce film à gros budget vise à… promouvoir la coexistence entre musulmans et coptes. C’est une histoire d’amitié entre un prêtre copte, Marcos, joué par Adel Imam, et un imam, Hassan, joué par Omar Sharif.

 

Comme on le voit, c’est pas gagné…

17/05/2008

Le Réseau évangélique dénonce la violations de la liberté de religion

Le Réseau évangélique dénonce la violations de la liberté de religion

 mardi 13 mai 2008, par Aloys Evina (journal chrétien)

 

Le Réseau évangélique accuse l’Algérie de graves violations de la liberté de religion et dénonce l’instrumentalisation du Conseil des droits humains

 

Le Réseau évangélique, qui représente plus de 40’000 chrétiens de conviction évangélique en Suisse romande, dénonce l’utilisation à des fins politiques du Conseil des droits de l’Homme, un instrument censé protéger les droits fondamentaux des personnes.

 

Le fonctionnement du Conseil implique que chaque pays membre soit soumis à la critique des autres. Dans ce cadre, l’Algérie a demandé le 8 mai dernier à la Suisse de s’engager davantage dans la lutte contre la xénophobie et pour l’égalité entre toutes les religions.

 

Jean-Paul Zürcher, secrétaire général du Réseau évangélique, a dénoncé cette demande comme « une manière fine de détourner l’attention des violations flagrantes des articles 18 (liberté de pensée, de conscience et de religion) et 19 (liberté d’opinion et d’expression) de la Déclaration universelle des droits de l’homme en Algérie ».

 

Le Réseau évangélique n’a pas reçu de réponse à une lettre adressée au gouvernement algérien par l’entremise de son ambassadeur en Suisse. Dans ce courrier, il dénonçait le traitement « scandaleux » infligé à des chrétiens en Algérie, les condamnant à de fortes amendes et à des peines d’emprisonnement sans les avoir entendus. Ils auraient été condamnés pour avoir porté atteinte à la religion islamique et à son prophète en vivant librement leur foi chrétienne.

 

Près de 80% des Eglises protestantes d’Algérie ont été fermées ces trois derniers mois par le ministère algérien des affaires religieuses, en raison d’une nouvelle loi qui interdit désormais l’exercice libre d’une religion autre que l’islam. Norbert Valley, président du Réseau évangélique, rappelle que « l’Algérie a édicté des lois en 2006 qui traitent différemment les adeptes de cultes autres que musulmans ».

 

Or « un pays qui se veut respectueux de toutes ses minorités ne doit pas favoriser une religion au détriment d’une autre, et ne doit pas non plus confiner la religion dans l’espace privé ». Le Réseau évangélique réaffirme que le respect de toutes les minorités religieuses passe par une laïcité ouverte, permettant à chacun d’exprimer librement ses convictions.

 

Article "collectif Algérie" du 11 mai http://collectifalgerie.free.fr/fr/?p=224

Ils dérangent la foi des musulmans 

 

Vendredi O9 mai, six algériens chrétiens ont été interpellés par la police au moment où ils sortaient du domicile de l’un d’eux: ils venaient de passer un moment de partage et de prière entre chrétiens. Ils ont été conduit au commissariat de police où ils ont passé la nuit, pour être présentés le lendemain au procureur. La charge suivante a été retenue contre eux: “ils dérangent la foi des musulmans”. Ils doivent comparaitre devant le juge le 27 mai.

 

En quoi est-ce que prier dans sa maison peut “perturber la foi des musulmans”? La foi musulmane est-elle à ce point ébranlable ? Comment est-ce que 6 personnes chrétiennes peuvent déranger les 150 000 musulmans d’une des plus grandes villes algériennes? Comment est-il possible d’arrêter d’honnêtes et pacifiques citoyens pour les traiter comme s’ils étaient des malfaiteurs ? Pourquoi faire subir une telle pression aux chrétiens dont le seul but est de vivre en paix dans leur pays ?

 

Nous sommes, une fois de plus, atterrés par l’application de cette loi 06.03 qui touche de plein fouet des citoyens qui ne peuvent concevoir que le fait de prier dans leur foyer constitue un délit. Nous vous tiendrons informés du sort réservé à ces 6 personnes et nous mobiliserons l’ensemble des partenaires du Collectif Algérie, afin que cette situation soit connue des Algériens et de la Communauté internationale.

 

Pour que la liberté de vivre sa foi soit une réalité en Algérie,

 

11/04/2008

Descendants d’Abraham : la division

abraham

 

Les juifs

Les écritures sacrées du judaïsme sont comprises dans le Tanakh, un acronyme pour Torah, Nevi'im (Prophètes), et Ketouvim (Écrits).

Le Tanakh est connu sous le nom de Bible hébraïque. Il fut étudié et suppléé par une tradition orale : le Midrash, la Mishna, les Talmuds, et la littérature rabbinique ultérieure, qui fut déclarée faisant autorité à l'égal de la Torah. Cette position ne fut toutefois acceptée que du pharisaïsme et des mouvances issues de celui-ci, dont le judaïsme actuel, dit "rabbinique". D'autres courants, tels que le sadduçaïsme puis plus tard le karaïsme ne reconnaissent pas l'autorité de la loi orale à l'égal de la loi écrite. Les samaritains ne reconnaissent pas non plus le Talmud.

 

Le texte hébraïque du Tanakh, et de la Torah en particulier, est considéré comme sacré jusqu'à la dernière lettre. La transcription ne peut être réalisée qu'au cours d'une procédure excessivement exigeante : la moindre erreur, fût-ce d'une lettre, une ornementation, un symbole sur l'ensemble des lettres (plus de 300.000) qui constituent le texte hébraïque rend l'ensemble du Sefer Torah passoul (impropre à l'usage rituel). C'est pourquoi être sofer ("scribe") est une affaire de spécialiste, demandant minutie, patience et concentration. Écrire et revérifier le texte prend un temps considérable.

 

Les chrétiens

 

Les chrétiens reconnaissent bien sûr le Tanakh, il est inclus dans la Bible et appelé Ancien testament.

Beaucoup de chrétiens croient que la relation entre l'ancien et le Nouveau Testaments dans la Bible signifie que le judaïsme a été remplacé par le christianisme comme le "nouvel Israël" — et certains pensent que les enseignements de Jésus décrivent Israël non pas comme un endroit géographique mais comme une association avec Dieu et une promesse de salut dans le Royaume de Dieu.

 

Il y a 3 grands groupes de chrétiens :

 

Les catholiques

 

Le catholicisme est né vers le 4e siècle. Sur la base du christianisme, se sont greffées des traditions, des superstitions, des croyances ‘païennes’ et populaires (tel l'assomption de Marie, le culte de Marie, le baptême de bébé, les 7 sacrements, les communions ...). Bref, souvent en manque d'instruction, des hommes se sont laissés influencer par d'autres hommes qui leur imposaient des croyances et abusaient de leur ignorance.

 

Aujourd’hui, de nombreux catholiques reviennent aux valeurs de la bible seule et cela produit une bonne impulsion qui peut unir les chrétiens.

Puisse Dieu poursuivre son œuvre dans leurs cœurs

 

Les orthodoxes

 

Entre l’église catholique et l’église orthodoxe, il n’y a que des différences théologiques très fines, mais la principale différence, qui les a séparé en 1054, est la non reconnaissance du pape. Chaque grande église orthodoxe a son pope !

 

Les protestants

 

Le protestantisme est un mouvement réformateur visant au retour aux valeurs uniquement bibliques du christianisme. La Bible étant le point commun des chrétiens, elle doit les unir et non les diviser.

Luther, un moine, trouvait honteux le comportement de l’église catholique, car cela n’avait rien à voir avec le message de Jésus. Il a fait scission pour protester contre ces pratiques honteuses.

 

Pas de pape, ni pope, ni ‘père’ : « Et n'appelez personne sur la terre votre père; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. » (Matthieu 23:9 LSG)

Pas de « sacrement » à proprement parler, seuls deux actes de soumission à dieu : baptême et Cène. « (...) faites ceci en mémoire de moi. » (Luc 22:19 LSG)

Pas de culte à Marie, pas d’immaculée conception : « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme » (1 Timothée 2:5 LSG)

Etc...

 

Les musulmans

 

Le livre saint par excellence de l'Islam est le Coran (Qur'an), comprenant 114 sourates (chapitres). Cependant, les Musulmans croient aussi aux textes religieux du judaïsme et du christianisme, dans leur forme originelle, et non actuelle, car elle aurait été selon eux corrompue au fil des âges. (Ce que contredisent les archéologues)

Le Qur'an inclut plusieurs histoires issues de ou fortement similaires à la Bible hébraïque, et mentionne Jésus à de nombreuses reprises, en tant que prophète divinement inspiré (mais nie son sacrifice à la croix.) Toutefois, les nombreux commandements du Tanakh et les préceptes du Nouveau Testament ne sont pas adoptés tels quels, mais remplacés par de nouveaux commandments directement révélés à Mahomet par Allah (à travers Gabriel) et codifiés dans le Qur'an.

Le Coran ne sépare pas le temps historique du temps du rêve car, contrairement à la Bible, on y trouve des génies, des animaux qui parlent, des hommes changés en porc ou singe,...

Les propos tenus envers les juifs et les chrétiens sont assez hostiles.

Coran 9 :28-30. « Ô vous qui croyez! Les associateurs ne sont qu'impureté : qu'ils ne s'approchent plus de la Mosquée sacrée, après cette année-ci. Et si vous redoutez une pénurie, Allah vous enrichira, s'Il veut, de par Sa grâce. Car Allah est Omniscient et Sage.

Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce qu'Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu'à ce qu'ils versent la capitation par leurs propres mains, après s'être humiliés.

Les Juifs disent : "Uzayr est fils d'Allah" et les Chrétiens disent : "Le Christ est fils d'Allah". Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu'Allah les anéantisse! Comment s'écartent-ils (de la vérité)? »

 

De même que les juifs rabbanites possèdent un complément oral à la Loi écrite, le Qur'an possède les Hadith, un ensemble de livres écrits par des auteurs ultérieurs compilant les paroles de Mahomet.

 

Il y a 2 grands groupes de musulmans :

Les sunnites

Les Hadith et la biographie de Muhammad (sira) forment la Sunnah, un élément scriptural supplémentaire au Qur'an, et ceux qui y adhèrent sont les Musulmans sunnites. Au neuvième siècle, six compilations de Hadiths avaient été jugées dignes de foi par les Musulmans sunnites.

 

Les chiites

Les Musulmans chiites (adeptes de la shî'at 'alî, le parti d'Ali), ne considèrent aucun Hadith comme sahih, et ne sont acceptés que ceux qui ne semblent pas de désaccord avec le Qur'an.

 

 

 

La recherche de la vérité devrait nous unir... Discutons-en avec respect et dans la paix.

 

05/10/2007

Re-christianisation

europe_chrétiennePhilip Jenkins estime l'Europe en voie de rechristianisation 

(article de la Süddeutsche Zeitung )

 Selon l'historien des religions américain Philip Jenkins, l'islam ne dominera jamais l'Europe, pas plus que le christianisme ne disparaîtra. "En Europe, en Afrique et en Asie, les chrétiens ont fondé de nouvelles paroisses et communautés religieuses très actives : les pasteurs et évangéliques nigérians ne sont qu'un exemple parmi d'autres.  Lors d'une journée ordinaire à Londres, la moitié des chrétiens pratiquants sont soit d'origine africaine, soit caribéenne. Au Royaume-Uni, quatre grandes églises sur dix sont dirigées par des Africains.  D'autres communautés d'immigrants contribuent également à l'essor du christianisme. Par exemple, les chrétiens d'Afrique ont considérablement renforcés la présence des protestants en France. Les Congolais notamment ont joué un rôle particulier. L'agglomération parisienne compte par exemple plus de 250 églises protestantes fréquentées par des noirs africains."

18/09/2007

Chrétiens torturés par des chiites

irakMoyen-Orient: Les chrétiens irakiens pris entre deux feux(source voxdei) Les chrétiens irakiens, largement minoritaires, redoutent la montée en puissance de l’intégrisme chiite. Ils craignent de ne pas être considérés comme des citoyens à part entière dans l’Irak de demain.

par Anne-Sophie LE MAUFF
Envoyée spéciale à Bagdad  La profondeur des blessures trahit l’intensité des sévices. Sur ses bras, jambes et thorax, on ne voit que des traînées rouge vif. « Ils m’ont ébouillanté à plusieurs reprises », lance le vieil homme, encore choqué par dix jours de tortures. Il y a trois mois, Ismaël a été enlevé dans sa petite entreprise située au cœur de Karada, le quartier chrétien de Bagdad où les femmes osent se promener cheveux lâchés au vent. Ils étaient sept jeunes hommes. En apparence bien éduqués. « Au début, j’ai voulu résister lorsqu’ils m’ont ordonné de monter dans la voiture. Mon fils m’a alors hurlé en chaldéen : “Je t’en supplie, Papa, fais ce qu’ils te disent sinon ils vont te tuer.” » L’homme n’a pas 70 ans mais, depuis son enlèvement, on lui en donne facilement dix de plus. Transporté dans le coffre, les yeux bandés, Ismaël se souvient d’un long voyage chaotique. Aujourd’hui, tout lui laisse penser que la destination finale était le quartier chiite pauvre de Bagdad, Sadr City. Enfermé dans une maison, avec uniquement de l’eau et quelques biscuits trop secs pour être avalés, le père de famille a tant bien que mal résisté.
« Au début, ils m’ont juré qu’ils ne me feraient rien car ils appartenaient à la Hawza, l’autorité religieuse chiite », dit-il. Très vite, les sévices ont commencé. Eau bouillante versée sur le corps, brûlures de cigarettes et menaces d’exécution sommaire pendant les trois premiers jours. Ismaël revient de loin. Pour lui, c’est clair : plus qu’à son argent, c’est à sa qualité de chrétien qu’on s’est attaqué. En plus de payer de sa propre chair, le père de famille a dû verser 50000 dollars à ses ravisseurs pour sa libération. Une somme modique, comparée aux 200000 dollars qu’on lui réclamait. « Ils nous appelaient jour et nuit et nous menaçaient de tuer notre père si nous ne réunissions pas l’argent », explique, très perturbé, le fils aîné.

Après dix jours d’âpres négociation, le père a été relâché et l’argent, comble de l’histoire, remis aux portes d’un poste de police irakien. Désormais, pour lui, il n’y a aucun doute à avoir, ses kidnappeurs « étaient bien des chiites ».

Un autre Beyrouth
 Dans le Bagdad de l’après-guerre, les enlèvements, les exécutions en pleine rue dues à des règlements de comptes, les assassinats déguisés en accidents ne sont pas des faits isolés. « Cela rappelle Beyrouth », commentait, il y a peu, un correspondant de guerre français. Depuis la chute de Saddam Hussein et la montée en puissance des musulmans chiites, les quelques 800 000 chrétiens d’Irak, sur 25 millions d’habitants, se montrent très préoccupés pour l’avenir de leur communauté minoritaire. L’an dernier, les représentants des Chaldéens, des Assyriens, des Syriens, des Arméniens, des Grecs et des Latins avaient dressé une liste des points à reprendre dans la nouvelle Constitution irakienne. Ils souhaitaient que soient reconnus leurs droits religieux, culturels, sociaux ou politiques et que la nouvelle Constitution « considère les chrétiens comme des citoyens à part entière ». Aujourd’hui, leur espoir est resté, dans la pratique, lettre morte. La majorité d’entre eux souhaitent prendre le chemin de l’étranger en raison de la radicalisation du discours de certains imams, prêts à tout pour instaurer un Etat théocratique en Irak.
La communauté chrétienne en Irak affiche un profil bas. La montée de l’islamisme a réveillé les peurs. Plus que jamais les chrétiens n’ont qu’une idée en tête : quitter le pays. Déjà, après l’invasion du Koweït par l’Irak, l’embargo décrété par l’ONU, et fortement appuyé par les Etats-Unis, n’a fait qu’accroître le départ de la communauté chrétienne. Depuis 1991, plus de 300 000 Assyro-Chaldéens, à savoir plus du quart de la population irakienne assyro-chaldéenne, sont partis. Ce sont surtout des jeunes qui ont quitté le pays pour l’Occident, souvent dans des conditions lamentables.

C’est le cas du fils de Zoueh, un Chaldéen originaire de Bagdad. Après avoir déboursé plus de 10 000 dollars, son fils aîné a quitté il y a deux ans le pays pour rejoindre son oncle en Allemagne. Devenu ingénieur, le jeune homme entretient désormais ses parents.

Originaires à 90 % du Nord, le Kurdistan irakien, les chrétiens d’Irak ne représentent plus que 3 à 5 % de l’ensemble de la population. Ils ne cessent de résister aux conséquences de la guerre et à la pauvreté endémique qui sévit dans le pays. Soucieuse de voir la stabilité revenir en Irak, la minorité chrétienne craint aussi d’assister, impuissante, à l’islamisation de l’Irak. Hormas Ismaël, lui, se sent soulagé. Il a longtemps souhaité en finir avec le régime de Saddam Hussein, sans pouvoir le crier à voix haute. Avec l’installation des troupes américaines et bientôt le transfert de la souveraineté aux Irakiens, ce chrétien de confession grecque orthodoxe ose croire en l’avenir. « J’ai passé trente ans de ma vie à me demander si j’allais revenir sain et sauf chez moi le soir. Sur simple dénonciation, nous pouvions être arrêtés ou emprisonnés par les membres du parti Baas. Aujourd’hui, l’avenir ne m’est plus interdit », dit-il.

Oubliés du jeu politique

Confortablement installé dans son fauteuil blanc flambant neuf, Yacoub scrute la mosquée qui fait face à son appartement. Derrière lui, la télévision hurle à tue-tête des prêches du jeune imam radical chiite Moqtada Sadr, protagoniste depuis début avril d’une insurrection. « Regardez-moi ces va-nu-pieds de chiites qui entendent tenir la dragée haute aux Américains. Qu’ils aillent au diable », s’insurge Yacoub. Visage hermétique, l’homme se déchaîne à la simple vue des hommes du Mehdi, la milice armée du leader religieux. Il craint que leur rébellion enflamme l’ensemble du monde chiite irakien. « Ces jeunes paumés sont extrêmement dangereux. Leur fanatisme risque de s’étendre bien au-delà des villes saintes », dit-il. En concluant : « Les chiites sont sales. Offrez-leur à manger, ils vous prendront votre fille.» Plutôt que de laisser sa fille « aux mains d’un chiite », Yacoub explique clairement qu’il préférerait la tuer…

Longtemps protégés par Saddam Hussein, les chrétiens irakiens se sentent aujourd’hui les oubliés du jeu politique. Sur les 25 membres du Conseil de gouvernement provisoire, on compte 13 chiites, 5 sunnites, 5 Kurdes, alors que les communautés chrétiennes sont représentées chacune par un seul membre. Le frère dominicain Youssuf Thomas est chaldéen catholique. Il dirige la revue irakienne Pensée chrétienne. Pour lui, le chrétien ne doit plus avoir peur de trouver ses marques dans la société. « Beaucoup de gens disent : “On va attendre de voir qui va diriger l’Irak et ensuite on va commencer à travailler.” Il ne faut pas agir de la sorte. Il faut oser dire : “Nous avons envie d’une démocratie de la paix et du respect.” » Sera-t-il entendu ?

La rébellion de Moqtada Sadr

Toujours retranchés au cœur de la ville de Najaf, à proximité du mausolée d’Ali, l’ambitieux imam chiite radical Moqtada Sadr et ses milices du Mehdi continuent de défier les forces de la coalition. Mal entraînés, sans expérience au combat, les rebelles sont prêts à se sacrifier pour celui qu’ils appellent « Monseigneur ». Ils subissent tous les jours de nombreuses pertes lors de combats avec les forces de la coalition, contrairement aux sunnites de Falloujah, habitués à se battre dans l’armée de Saddam Hussein. Ces miliciens utilisent les mosquées, les mausolées, les écoles comme postes de combat et entrepôts d’armes. Ces derniers temps, plusieurs dizaines d’entre eux ont été tués à Najaf, Koufa, Kerbala ou encore Nassyriah par les forces de la coalition. Prise entre les feux des rebelles et ceux des troupes de la coalition, la population, lasse, aspire à une issue favorable de la crise. Déterminés à en finir avec cette rébellion, les Américains ont déclaré vouloir capturer l’imam « mort ou vif ».

04/09/2007

Naïma, passée du voile islamique au Salut en Jésus

tchadorNaïma, passée du voile islamique au Salut en Jésus

J’ai vingt-cinq ans. Je suis la deuxième d’une famille musulmane classique en Algérie. Nous sommes neuf et l’aîné est un garçon. La mosquée est juste devant la maison. Mon père est pratiquant : la prière, le ramadan… A quatorze ans, j’ai choisi de mettre la grande robe et le voile. J’avais une image de Dieu, faite d’obligations. J’avais appris que l’Islam était la seule vraie religion. J’ai surpris mes parents en voulant mettre le voile, car j’étais très jeune. Au début je le mettais seulement pour aller à l’école, puis au bout d’un an, je l’ai gardé. Alors je me suis cachée, et je suis devenue très timide. Je ne parlais plus aux garçons de mon âge, car ma mère disait que les hommes sont méchants et que je devais les éviter.

J’allais à l’école. Mon père ne faisait aucune différence entre ses enfants. Il avait juste appris à lire et à écrire à la mosquée, et il désirait que filles et garçons apprennent plus. Mais ma mère disait qu’une fille n’a pas besoin d’étudier ou de réfléchir, elle doit juste savoir cuisiner pour pouvoir se marier. Alors je me culpabilisais, et j’étais dégoûtée de tout cela. Et ma mère disait à mon frère de me frapper pour me faire peur et m’obliger à obéir.

Mon père se disputait fréquemment avec ma mère, et il la frappait. Une nuit de dispute, j’ai entendu mon frère dire : « Je vais tuer mon père ». Ma mère se plaignait, pleurait, elle disait : « Il n’y a aucune raison, je n’ai rien fait ». Alors je me suis mise à détester mon père. La vie n’était pas belle pour moi. Je me demandais : « Comment est-ce que je vais grandir ici ? ». J’étais prête à me marier avec n’importe qui pour pouvoir partir. Je pensais : « Dieu est méchant de ne pas m’avoir créée garçon ». Je préparais le bac, dans le seul but de le réussir pour aller travailler.

Je cherchais Dieu. Et j’ai pensé : « je vais pratiquer l’Islam comme il faut et le plus possible ». Pendant
le ramadan, j’allais tous les soirs à la prière et aux longues causeries religieuses à la mosquée. Ma mère n’y allait pas, et mon père pas souvent, ce qui m’étonnait. Je me disais : « comme je suis enseignée, je dois pratiquer les cinq prières, et prier beaucoup pour effacer mes années de péché ». Je me raccrochais à Dieu. Je priais pour qu’il m’aide à réussir mon bac. Et je m’attendais à un résultat. Ma mère voulait me décourager de prier autant. Elle me disait : « tu en fais trop, tu fais presque comme les hommes et les personnes âgées, ce n’est pas normal ».

Un jour je révisais mon cours de géographie et j’avais du mal. Mon frère aîné, qui était étudiant, avait acheté un poste de radio. J’ai tourné les boutons, et j’ai entendu une voix très claire qui disait : « Le Fils de Dieu … ». Je n’ai rien compris et j’ai éteint ; je pensais avoir péché. J’avais peur, je tremblais, je priais et j’ai demandé pardon à Dieu. Quatre jours après, j’ai rallumé le poste. J’ai réussi à retrouver la voix. Et je me demandais : « Pourquoi est-ce que des Arabes parlent ainsi ? ». C’étaient des Marocains, des Egyptiens …, qui donnaient leur témoignage. J’ai écouté pendant un mois, puis j’ai noté le numéro de téléphone qu’ils donnaient. Ils parlaient de « Yeschouah », Je ne savais pas qui c’était et mon frère non plus. J’ai compris ensuite que c’était une personne. J’étais perdue, j’avais plein des questions, et je ne savais plus où j’en étais.

Une fois mon père m’a trouvée en train d’écouter. Il m’a juste dit : « si tu n’as pas le bac, tant pis pour toi ». C’était en janvier, et je n’avais presque rien révisé. Je continuais de pratiquer l’Islam, mais ma tête était ailleurs. Puis j’ai compris que c’était des chrétiens. Je voulais poser des questions à l’imam, mais je ne l’ai pas fait. Je suis allée voir un psychiatre qui connaissait un peu toutes les religions. Il était gentil, et il m’a dit : « Ramène-moi tes livres sur l’Islam ». Ils venaient d’Arabie Saoudite et ils étaient très durs, sans photos, car c’est satanique. Au bout d’une semaine il m’a dit : « Ces musulmans sont fanatiques».

Alors j’ai prié Dieu de m’aider. J’ai écrit à des chrétiens de Jordanie dont j’avais eu l’adresse à la radio. La réponse a mis si longtemps à venir que je n’y pensais plus. Un jour j’ai parlé à Dieu vers une heure du matin : « Dieu, si tu existes (je lui parlais comme à une personne !), je dois te dire ce que je pense. Tu dois me convaincre : soit que l’Islam est le seul chemin, soit qu’il est dans ce que j’ai écouté à la radio. Donne-moi un rêve ». Je me disais que j’étais folle, et je n’étais pas sûre que Dieu m’ait entendue. Alors j’ai décidé : « Si Dieu ne me répond pas, j’arrête tout, l’Islam inclus ». Le matin j’ai eu un rêve, et une parole : « Tu dois aller chercher auprès de Jésus ». Alors j’ai réfléchi : « Satan a peut-être cherché à me détourner de l’Islam ? ». Mais j’ai quand même décidé de chercher. Après des hésitations, j’ai fini par téléphoner à quelqu’un de la Radio. On a parlé pendant une demie-heure. Puis j’ai rappelé presque une fois par semaine, il était très doux, et moi très agressive au début avec mes questions ; il m’a beaucoup touchée, car il n’était pas comme tous les hommes que je connaissais. David m’a proposé de prier pour moi, pour que j’aie mon bac. J’ai trouvé cela très bizarre surtout sans s’être lavés avant, de plus les musulmans ne prient que pour les morts. Je lui ai dit : « Tu parles avec Dieu comme avec une personne ». Il m’a dit de prier comme on le sent dans son cœur ; puis il m’a encouragée à le faire avant d’écrire sur la feuille de devoir.

Après les examens, j’ai dit à David que j’avais certainement échoué. Il m’a répondu : « Dieu m’a dit que tu allais avoir ton bac ». Il avait prié avec sa femme et avec son église à ce sujet. J’étais émerveillée, mais j’avais des questions, et des doutes. Il me disait aussi : « Je t’aime en Christ », et j’étais choquée. C’est mon frère qui était allé voir les résultats du bac, car une fille ne peut pas beaucoup sortir. J’étais reçue ! C’était un miracle ! J’étais surprise par la réponse de Dieu à ma prière. J’ai annoncé la nouvelle à David, et il était plus joyeux de ma réussite, que ma propre famille.
Ce même jour mon frère m’a rapportée une lettre d’Egypte. C’est l’imam qui reçoit notre courrier et qui nous le fait suivre. Tous les voisins avaient vu cette lettre. Elle contenait l’Evangile de Luc, qui d’ailleurs débordait de l’enveloppe. J’étais aux nues !…Je suis allée dans ma chambre pour dévorer le livre. C’était un jour fabuleux ! Ma joie n’était pas due à mon bac, mais à Dieu, et à ce qu’il avait fait pour moi. J’ai pensé : « Dieu est vivant, et je suis chrétienne ! » C’était le sept juillet 1999.

J’ai raconté ma conversion à ma famille, sauf à mon père et mon grand frère. Ma mère m’a dit : « Oublie tout et va faire la vaisselle … ». Alors j’ai contacté David et je lui ai dit : « Je crois en Jésus-Christ, Yeschouah ! ». Il était heureux et cela m’encourageait. J’avais partagé avec lui mon désir d’aller à l’université et mon impossibilité d’acheter les livres. Alors, il a proposé de m’aider financièrement. Mais il fallait qu’il en parle d’abord avec mon père au téléphone. Il était d’accord, puis après avoir raccroché, il a refusé parce que cet homme n’était pas musulman.

Dieu a fait encore beaucoup de choses pour moi ensuite. J’ai passé trois ans à l’université, à 300 km de chez moi. Et miracle : des gens ont payé mes études d’éducatrice spécialisée sans que je leur demande ! Je voulais connaître mon Dieu. Pendant mes études, j’ai cherché une église. Mais c’était à mille kilomètres ! J’y allais quelquefois pour des séminaires. J’étais seule pour ma soutenance. C’est David qui travaille à la Radio qui avait payé tous mes frais de fin d’études. Ensuite il m’a proposé de venir travailler avec lui. Je croyais cela impossible sans visa. Mais il m’a dit : « Marche par la foi ».

J’aurais dû rentrer chez moi après mes études, mais j’avais peur de revenir à l’Islam. Je préférai alors rester loin et fréquenter l’église que je connaissais. Mais mon père est venu me rechercher. Je lui ai échappé. J’ai réalisé que je ne pouvais plus rentrer chez moi, mais j’ai vu que j’étais dans le plan de Dieu. Après un voyage en bus de treize heures et mille kilomètres, j’ai rencontré un responsable d’église qui voulait me renvoyer chez moi en me disant d’avoir l’air musulmane toute en restant chrétienne. J’ai refusé. J’avais 22 ans, je ne pouvais pas rester seule dans la rue, à 1000 km de chez moi. J’ai pleuré et prié, et je croyais que Dieu ne pouvait rien pour moi. J’ai finalement eu l’adresse d’un pasteur et sa femme qui ont prié et décidé de m’accueillir jusqu’à l’obtention de mon visa pour la France. Je suis restée trois mois. Ils me considéraient comme leur fille. C’était une belle expérience familiale. Ils m’ont payé le voyage en bateau.

Je remercie Dieu pour tous les amis qu’il a mis sur ma route pour m’aider à m’inscrire dans un institut biblique dès mon arrivée en France en 2003. Les cours m’aident à grandir dans la connaissance de la Parole de Dieu et me permettent aussi de me préparer à servir notre Seigneur. Mon but et ma prière sont, après mes études, de rejoindre un centre d’évangélisation par la radio en France annonçant la Bonne Nouvelle de l’Evangile à mes frères Maghrébins musulmans.
Et je remercie le Seigneur mon Sauveur pour son amour qui a changé ma vie et qui continuera de le faire parce qu’il est bon et fidèle. Je remercie mon Dieu et Père céleste parce qu’il s’est fait connaître à moi aussi. Je loue le Seigneur pour sa présence, et son plan parfait. Je prie pour ma famille, pour qu’ils puissent découvrir ce magnifique Trésor que j’ai trouvé. Comme je prie pour tous les Musulmans, afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, leur donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu'il illumine les yeux de leur cœur, pour qu’ils sachent quelle est l'espérance qui s'attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu'il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l'infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force.

Les Musulmans sont sincères dans leur croyance, mais il leur manque l’essentiel : la connaissance de la vérité révélée par Jésus-Christ. Comme le dit Paul aux Romains 10 : 1 - 4 à propos des Israélites : « Frères, le vœu de mon cœur et ma prière à Dieu pour eux, c'est qu'ils soient sauvés. Je leur rends le témoignage qu'ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence: ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu; car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient ». Amen.


Propos recueillis par Elisabeth DUGAS

01/09/2007

Maghreb: Nouveaux chrétiens au Maghreb

maghrebMaghreb: Nouveaux chrétiens au Maghreb

Myriam, Farid, Abou Ghali : ils ont quitté l’islam pour le christianisme. Qui sont ces convertis, qui, en Kabylie ou au Maroc, vivent leur nouvelle foi dans une quasi-clandestinité ? La poussée inédite du protestantisme évangélique, même marginal, suscite la controverse.

La première moitié de sa vie, Myriam a été musulmane. Une vraie de vrai. Ses parents, des gens "pieux", originaires de Grande Kabylie, lui ont inculqué les bases. Née en pleine guerre d’Algérie (1954-1962), à une époque où le hidjab et les barbus du Front islamique du salut (FIS) n’avaient pas encore été inventés, la jeune Myriam demeure, jusqu’à sa vingt-cinquième année, une croyante irréprochable.

De sa nombreuse fratrie, elle est même la "seule pratiquante". L’islam, explique-t-elle, "on s’y sent confortable. On est au-dessus des autres, puisqu’on a la religion suprême". Elle n’imagine pas, alors, les vertiges qui l’attendent. Ni les menaces de mort qu’elle et les siens, devenus chrétiens, vont récolter. Myriam est une convertie. Une de ces "m’tournis" (de "tourner sa veste"), accusés d’avoir quitté Mohamed pour Jésus-Christ et le protestantisme évangélique. Et qui font scandale aujourd’hui, de manière inédite, en Algérie et au Maroc.

Ce prénom de Myriam, elle l’a choisi elle-même, dès la fin des années 1980, contrainte, comme d’autres, de pratiquer sa religion de manière clandestine. Un prénom-pseudonyme, qu’elle préfère continuer à utiliser aujourd’hui. C’est en 1985, à l’école normale de Kouba, à la périphérie d’Alger, que la jeune femme, licenciée en biologie, se lie d’amitié avec une autre élève, très pieuse et kabyle, comme elle. "On parlait beaucoup de Dieu, mais on n’en parlait pas pareil : ça faisait de grands débats entre nous. Elle a mis beaucoup de temps à m’avouer qu’elle était chrétienne. J’étais effondrée", raconte-t-elle, le visage pâle, bouleversée par ce souvenir. "Pour une musulmane, devenir chrétienne, ça veut dire que vous reniez tout. Chez nous, l’histoire, la culture et la foi sont mêlées : c’était son identité et Dieu lui-même que mon amie avait trahis", insiste-t-elle. Aux yeux de Myriam, cette renégate est devenue "impure". Tout contact doit être banni. Plus question de la recevoir chez elle, plus question même de lui parler. Pis : si Myriam avait suivi son "devoir de musulmane", elle aurait dû la dénoncer. "Quelqu’un qui quitte l’islam devient comme une souillure et mérite la mort - cela se pratique dans certains pays", assure-t-elle.

Mais l’Algérie n’est pas l’Arabie saoudite. Au lieu de rompre avec sa copine, Myriam se met à prier pour elle. "Je la voyais perdue, égarée. Je priais pour qu’elle revienne à l’islam, c’est-à-dire, dans mon esprit, à la raison", explique-t-elle. Le mari de Myriam - "un musulman de Kabylie, pas trop rigide, ni très pratiquant", note-t-elle - lui conseille d’inviter l’" égarée" chez eux, afin de trouver " un moyen de l’aider". L’amie espère, de son côté, que Myriam, "grâce à Dieu", finira par l’accepter telle qu’elle est. Les discussions, un temps interrompues, reprennent donc de plus belle. La partie se révèle inégale. "J’essayais de la convaincre. Mais comment critiquer une religion dont je ne savais pratiquement rien ? Mon amie connaissait le Coran et la Bible. Pas moi", sourit Myriam. Inévitable, arrive le jour où son amie lui propose de lire "le livre des chrétiens". Myriam est effrayée. "Le simple fait de toucher la Bible, c’était un péché, un blasphème. Finalement, j’ai quand même dit oui. Toujours pareil : avec cette idée d’aller voir, de vérifier et de faire revenir mon amie dans le droit chemin."

La suite, c’est un peu l’arroseur arrosé, version religieuse. Durant l’été 1987, "l’été le plus terrible que j’aie jamais vécu", Myriam se plonge dans les Evangiles. "Chercher autre chose, aller en dehors de Mohamed, c’est interdit. Surtout quand on vous a inculqué l’image d’un Dieu redoutable, un Dieu du Jugement - un Dieu qui, dans l’islam, n’est jamais totalement d’amour : il est bourreau aussi, l’un n’allant pas sans l’autre. Surtout quand on vous a appris l’interdiction absolue de questionner le Coran", s’exclame Myriam, qui vit cette transgression avec beaucoup d’angoisse. "Jusque-là, ajoute-t-elle, Jésus était un prophète parmi d’autres. Et là, tout d’un coup, il me fascinait. En lisant le Nouveau Testament, je découvrais un texte facile d’accès - malgré quelques écueils. Cette simplicité m’émerveillait." La "crise" qu’elle vit est telle que la jeune femme en perd l’appétit et le sommeil. Jusqu’à cette nuit, décisive, où elle se met à "parler avec Dieu". Elle s’adresse à lui sans détour : " De ces deux livres, le Coran et la Bible, lequel dois-je suivre ? Où es-tu ? Dans quel Livre ? Dis-le moi et j’irai." Myriam ne parle pas de "révélation". Elle explique simplement qu’" une clarté" s’est faite en elle, "comme un voile qui se levait, quelque chose d’instantané : tout d’un coup, j’étais apaisée et heureuse. Jésus-Christ était le chemin". Myriam, à son tour, est devenue apostate. La pire des choses en islam - qui est religion d’Etat, en Algérie comme au Maroc.

Alger, février 2005. Le pasteur méthodiste Hugh Johnson, âgé de 71 ans, a bien connu Myriam. Elle, l’Algérienne, a finalement quitté son pays natal en 1994 ; après une solide formation en théologie, elle vient, à l’âge de 45 ans, d’être nommée pasteur dans le sud de la France. Lui, l’Américain natif du Kentucky, est resté à Alger. Il y vit depuis quarante-trois ans et a bien failli y mourir. Le matin du mercredi 19 janvier, "veille de l’Aïd el-Kebir", comme l’a relevé la presse locale, le vieil homme a été poignardé en pleine rue, devant l’église protestante de la rue Reda-Houhou, dans le centre de la capitale.

Un coup de couteau dans le dos, à la hauteur des reins. Le pasteur a été sauvé de justesse. Son agresseur, un "illuminé islamiste" selon certaines sources, un " aliéné mental"selon d’autres, n’a pas été arrêté. "C’est un avertissement, estime Hugh Johnson. Si j’étais mort, l’avertissement aurait été plus radical", ironise-t-il. Deux autres chrétiens avaient déjà été agressés, de la même manière, à Alger, à la fin de l’année 2004. Ils avaient toutefois été moins grièvement atteints. Le visage rond, la barbe blanche, visiblement remis de sa blessure, le vieil Américain assure qu’il ne se sent "ni amer, ni craintif". Mais "peut-être suis-je bête ?", plaisante-t-il, en recevant ses visiteurs dans le petit salon de lecture de la Société biblique, officiellement baptisée Société algérienne du livre culturel.

Le pasteur Johnson est une manière de dinosaure. L’un des derniers Mohicans protestants que compte l’Algérie. Les pasteurs de nationalité étrangère ne sont plus que "cinq ou six" aujourd’hui, assure-t-il. Une ou deux fois par an, la Société biblique importe, "à la seule demande des églises et avec le tampon du ministère des affaires religieuses", une moyenne de "mille à deux mille cinq cents ouvrages bibliques en arabe et mille à deux mille en français". Un chiffre "à peu près stable", ces dix dernières années. Le pasteur méthodiste, officiellement à la retraite depuis décembre 2004, n’a pas encore été remplacé. Vu l’environnement algérien, les candidats sont rares. Le départ du pasteur Johnson marquera la fin d’une histoire.

Débarqués en Algérie, à la fin du XIXe siècle, en même temps que les catholiques, les premiers protestants ont d’abord été des colons, qui se sont installés à travers le pays dans le sillage de l’armée française. Très vite vient le temps des prêtres et des pasteurs - ces derniers étant presque aussi souvent britanniques que français. Si l’implantation des Eglises est permise, le prosélytisme est en revanche formellement interdit : une clause en ce sens a été introduite dans l’acte de capitulation signé, en 1830, entre le dey d’Alger et le gouvernement français, soucieux de ne pas susciter l’hostilité des autorités musulmanes. D’emblée, les églises chrétiennes sont des églises pour étrangers.

Au Maroc, l’histoire se déroule de façon similaire : ce sont les populations coloniales, françaises ou espagnoles, que les religieux catholiques et protestants viennent suivre et évangéliser. Quant aux "indigènes", qui sont tous, à l’exception des juifs, de religion " mahométane", selon le vocabulaire de l’époque, pas question d’y toucher. En Algérie, malgré les efforts missionnaires plus ou moins souterrains, principalement menés en Kabylie, région historiquement rebelle, le nombre des Algériens convertis demeure proche de zéro. "Nous ne pouvons citer de chiffres, ce serait peut-être humiliant : si l’on veut un ordre de grandeur, j’indiquerai qu’en trente ans nous avons administré une quarantaine de baptêmes d’adultes à Tizi-Ouzou et que les deux tiers vivent comme des chrétiens", reconnaissait le pasteur Alfred Rolland, dans le rapport Eglise et mission en Algérie, qu’il présenta, en novembre 1956, à Oran. Les temps ont-ils changé ?

Au lendemain de l’indépendance, il y a bel et bien eu, en Algérie, un ministre des finances chrétien, Pierre Smaïn Maghroug, aujourd’hui installé en France, rappelle le Père Pierre Boz, aumônier catholique, qui dirige, à Paris, la Communauté des chrétiens originaires de Kabylie. En 1992, le nombre de ces derniers oscillait "entre quatre mille et six mille personnes", en majorité catholiques, la plupart exilées en France. "Le nombre des protestants n’est pas négligeable", relevait alors l’association. Treize ans plus tard, le paysage n’est plus le même.

Est-ce, comme le pense cette Algérienne chrétienne, rencontrée dans la capitale, à cause des violences terroristes perpétrées au nom de l’islam, dans les années 1990, que beaucoup de croyants ont laissé tomber le Coran ? "Les gens étaient tellement choqués. L’islam est donc capable de faire ça ? Ces massacres ? Ces enfants égorgés ? Ces femmes violées ? Beaucoup se sont demandé : qui est Dieu ? où est-il ? Certains se sont suicidés ou sont devenus athées. D’autres ont choisi Jésus." Elle fait partie de ceux-là. "Dieu a tourné le Mal en Bien : il n’y a jamais eu autant de conversions en Algérie que pendant le terrorisme ! Même à l’époque de saint Augustin, il n’y en a pas eu tant !", s’échauffe-t-elle. Une jubilation que la majorité des Algériens est loin de partager. "Contrairement aux Eglises historiques - catholique et protestante, reconnues par les autorités - les missions méthodistes, évangéliques et charismatiques, implantées depuis les années 1990, sont ouvertement prosélytes", écrit, dans son numéro du mois de mars, le mensuel protestant français Mission, qui consacre un important dossier à ces drôles de paroissiens du Maghreb, ces "musulmans, devenus chrétiens". Selon Linda Caille, rédactrice en chef de Mission, le nombre des conversions en Algérie serait de "mille par an", principalement en Kabylie. Sur une population nationale de plus de 32 millions d’habitants, mille conversions par an ne représentent pas grand-chose.

Même si elle se vérifiait sur dix ans, cette poussée du christianisme serait numériquement marginale. Il n’empêche ! En Algérie, les chiffres les plus délirants circulent. Croisade contre djihad ? "L’évangélisation en Kabylie (...) est le résultat d’un prosélytisme organisé et financé par une stratégie mondiale d’évangélisation des peuples musulmans", tonne, le 26 juillet, un journaliste du quotidien El Watan, cité par Mission. Selon ce pamphlétaire, il serait "de notoriété publique que la Maison Blanche, le Congrès et la CIA suivent et gèrent avec un grand intérêt l’expansion des Eglises évangéliques" dans le monde. Le reste de la presse fait chorus. "On m’a même accusé de payer 7 000 euros par conversion !", s’agace le pasteur Johnson. C’était avant son agression. Les cris des uns, fustigeant "une évangélisation qui agresse l’islam dans sa propre maison", ont-ils armé le bras des autres ? En tout cas, les députés islamistes ne sont pas en reste, ni le Haut Conseil islamique (organisme gouvernemental) qui décide, fin 2004, de diligenter une enquête afin de "mesurer l’ampleur" du phénomène. On en attend les résultats.

Coïncidence ? Au Maroc, c’est aussi au début de l’été qu’un député du parti nationaliste Istiqlal s’est alarmé, devant le Parlement, d’un supposé déferlement de missionnaires américains à travers le royaume, notamment du côté de Ouarzazate. Une série d’articles de presse a suivi. Eglises reconnues et groupes clandestins sont jetés dans le même sac, pasteurs et missionnaires sont souvent confondus, une avalanche de chiffres fantaisistes et de formules à l’emporte-pièce achèvent de dramatiser le débat. Ces "néoprotestants évangéliques marocains, peut-on lire dans l’hebdomadaire Le Journal du 8 janvier, ont été convertis sur les flancs des tanks américains, dans le cadre de la grande offensive US mondiale". Ce qui n’empêche pas l’hebdomadaire de s’interroger sur le sens de ce phénomène, signe possible de " l’incapacité de l’islam officiel (...) à rejoindre le train de la modernité". Yacine, la trentaine, applaudit : "L’essentiel, c’est qu’on parle au grand jour des Marocains chrétiens. C’est donc que ça existe, que c’est possible. Peu importe ce qu’on raconte sur nous. Le tabou est tombé", commente ce jeune cadre, vêtu d’un élégant costume-cravate, converti au protestantisme alors qu’il faisait ses études à Paris.

Yacine fréquente une "église maison". Son groupe est "100 % arabophone" et se réunit chaque dimanche, discrètement, chez l’un ou chez l’autre de ses membres, pour des lectures bibliques et des séances de prière. "On n’est jamais plus de dix ou quinze : la capacité d’un salon ", explique-t-il. Si les chrétiens marocains se cachent, "ce n’est pas tant, dit-il, du fait de persécutions de la police. On ne représente pas un danger pour le régime. Mais la stigmatisation sociale reste forte : la famille, l’employeur, les collègues, les voisins sont plus tyranniques que le gouvernement !". Pour leur part, les parents de Yacine ont fini par s’y faire. "Au début, ils ont été choqués. Ils ont pris ma conversion au christianisme pour un rejet de la culture marocaine. Je leur ai expliqué qu’ils se trompaient : la seule chose qui a changé, chez moi, c’est mon rapport à Dieu. D’ailleurs, si je n’aimais plus le Maroc et les miens, pourquoi serais-je revenu y vivre ? Pour mes parents, ç’a été dur à avaler. Avec le temps, ils ont accepté."

Abou Ghali est à peine plus jeune que Yacine. Il se présente comme "un chrétien marocain, deuxième génération". Ses parents se sont eux-mêmes convertis dans les années 1970 - des "années noires pour tout le pays", estime-t-il, évoquant le règne d’Hassan II. C’est pourtant à la fin de ce règne que la situation des chrétiens marocains a commencé de s’améliorer. Abou Ghali date la naissance de "l’Eglise marocaine" du début des années 1990 : "Les Marocains ont pris les choses en main, ils se sont organisés entre eux. L’existence d’une Eglise marocaine représente un changement immense. En qualité, c’est-à-dire en maturité - car les conversions se font désormais majoritairement de Marocain à Marocain. Mais aussi en quantité : il y a cinq ans, on devait être trois cents chrétiens à tout casser. Je parle des vrais chrétiens, insiste-t-il, pas de ceux qui se convertissent pour avoir le visa ou une situation. Aujourd’hui, on doit être autour de huit cents". Soit plus du double qu’en 2000.

Même si la progression est nette, le total, comme en Algérie, demeure microscopique : que pèsent huit cents chrétiens sur une population marocaine, forte de plus de 32 millions d’habitants ? "Je ne me considère pas comme un renégat ni un apostat. Je me suis tourné vers un autre visage de Dieu, voilà tout", écrivait, à Paris, Mohamed-Christophe Bibb dans un essai autobiographique Un Algérien pas très catholique (éditions du Cerf, 1999). Aujourd’hui, ce sont des Maghrébins du Maghreb qui parlent. Et leurs paroles ont un tout autre poids, même s’ils doivent, aujourd’hui encore, s’exprimer anonymement. "Durant des siècles, le monde arabo-musulman a vécu fermé sur lui-même, en faisant pression sur les siens pour que personne n’échappe à ce huis clos. Seulement, ça ne marche plus. Il y a eu la colonisation, les migrations, les gens ont commencé à bouger, explique Abou Ghali. Aujourd’hui, avec la mondialisation de l’information, le recul de l’analphabétisme, les satellites et Internet, nous sommes... comment dire ? exposés à l’Autre. Si les Marocains ont l’occasion de comparer, de choisir, vous verrez qu’il y en aura plein qui vont aller vers le christianisme. Les autres se feront athées."

L’avenir de l’islam ? "L’islam n’est pas un message de Dieu, tranche le jeune homme. C’est une production humaine, un ensemble de conventions et de contraintes, ce n’est plus une croyance. Les gens commencent à le comprendre. Ils savent bien aussi que l’islam est un "package", un truc homogène : soit on prend tout, soit on laisse. Ceux qui parlent de l’aménager se trompent. On peut lui couper les ongles, d’accord. Mais les ongles, ça repousse !"

Aux yeux de ce chrétien radical, les seuls "vrais musulmans, ceux qui suivent la logique de l’islam, ce sont Ben Laden et les talibans". Pourtant, "j’aime les musulmans et le Maroc, ajoute-t-il, je prie chaque jour pour le roi. Ce que je n’aime pas, c’est l’islam : c’est une idéologie qui tue l’être humain".

Ces propos, extrêmement choquants pour les croyants musulmans, le pasteur américain Jack Wald et son compatriote Jack Rusenko les ont certainement entendus plus d’une fois. Le premier, qui a quitté le New Jersey pour le Maroc en 1999, officie chaque dimanche à l’église anglicane de Rabat et dirige une association protestante, RPF International Church. Le second, installé à Casablanca depuis 1992, dirige une ONG "à financements américains", Global Education, et préside le Conseil de l’Eglise anglicane (anglophone) au Maroc. "Notre objectif n’est pas de convertir les musulmans. Même si on le voulait, on ne le pourrait pas : c’est Dieu qui les convainc, pas nous. En tant que chrétien, mon seul but est d’aimer les gens au nom de Jésus", assure le pasteur Wald, de formation presbytérienne. La récente campagne de presse à propos des chrétiens ne l’a pas surpris : "Cette réaction est naturelle. Les Marocains aiment les Etats-Unis, mais ils sont déchirés. Car l’islam n’a jamais été à l’aise avec l’idée de pluralité de religions, il n’y est pas favorable, pointe-t-il. Culturellement, le Maroc reste musulman ; politiquement, il veut être moderne : c’est ce combat qui se livre aujourd’hui en son sein."

Jack Rusenko, qu’une photo de 1998, accrochée dans son bureau, montre aux côtés d’Hassan II, loue les capacités d’"ouverture" du royaume chérifien. Ainsi s’expliquerait, en partie, l’augmentation, non seulement des conversions, mais également du nombre de missionnaires étrangers, souvent américains, qui sillonnent le Maroc. "On pense qu’ils sont quelques centaines. Deux cents, peut-être trois cents ? ", avance-t-il, avec une moue prudente. "Dans la mesure où l’activité missionnaire demeure clandestine, il est difficile de la mesurer ", estime Karen Thomas Smith, qui fait partie des quatre pasteurs américains officiellement enregistrés au Maroc. "D’après mes observations, il me semble pourtant que le nombre des missionnaires étrangers est en augmentation ces cinq dernières années", admet la jeune femme, en poste à Ifrane depuis huit ans. Elle regrette, au passage, la nature souterraine de cette propagande évangélique : "Ces missionnaires, qui se cachent sous les habits d’hommes d’affaires ou de patrons d’ONG, donnent l’impression que les chrétiens sont des gens malhonnêtes, qui vivent dissimulés. Cela me trouble, car, en menant cette "double vie", ils trahissent l’esprit de Jésus - si transparent et si honnête, justement. "

Sans être aussi virulents qu’en Algérie, les commentaires de la presse marocaine concernant les chrétiens, autochtones ou étrangers, ont eu, entre autres mérites, celui d’amorcer le débat sur la liberté de conscience et, en particulier, la liberté de croyance religieuse. "Si nous nous sommes toujours interdit toute forme de prosélytisme, il est cependant douloureux de devoir refuser d’accueillir les Marocains qui le souhaiteraient dans nos Eglises", souligne le pasteur Jean-Luc Blanc, représentant de l’Eglise évangélique au Maroc (ex-Eglise réformée de France au Maroc).

La question n’est pas nouvelle. Le pasteur Blanc avait eu l’occasion de l’aborder, en novembre 2002, lors d’une rencontre, organisée par l’intermédiaire de l’ambassade de France, avec certains conseillers et ministres. "Notre position n’a pas changé, insiste le pasteur français. En continuant d’interdire aux Marocains d’aller vers nous, les Eglises historiques officielles, on risque de voir ces mêmes Marocains se tourner vers les missionnaires fondamentalistes, les gourous délirants, les sectes de tous bords." Le ministre des affaires religieuses, Ahmed Tawfiq, n’aurait " pas été insensible" à l’argument, assure-t-il. La question est maintenant sur la place publique. Elle risque de rebondir, dans les semaines qui viennent. Au Parlement d’abord, où les islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD), prenant le relais des nationalistes de l’Istiqlal, auraient l’intention d’intervenir. A Marrakech, ensuite, où le révérend Harry Thomas, membre de l’Eglise charismatique américaine, aurait prévu d’organiser, avec l’accord des autorités marocaines, un festival de musique chrétienne - au début du mois de mai. Si "le géant américain pèse lourd, au Maghreb comme ailleurs, ce n’est pas un rouleau compresseur", tempère Sébastien Fath, chercheur au CNRS, spécialiste du protestantisme. Contacté par e-mail, l’auteur de Dieu bénisse l’Amérique, la religion de la Maison Blanche (Seuil, 2004) précise : "En 1972, 65 % des missionnaires chrétiens outre-mer étaient américains. En 2001, ils n’étaient plus que 47 % seulement et la tendance à la décroissance se poursuit."

Au-dessus de Tizi-Ouzou, les montagnes de Kabylie sont blanches. La neige, tombée en abondance, n’a pas empêché les fidèles de se presser vers les lieux de culte. Celui que dirige Farid est un simple garage, aménagé en temple. "Ce vendredi, vingt et une personnes sont venues des villages alentour jusqu’ici", annonce-t-il fièrement. Farid préfère lui aussi qu’on ne donne pas son nom ni celui de son bourg. Même si, "ici, en Kabylie, les gens sont tolérants. Tout le monde ferme les yeux, même la police. Si je devais travailler à Alger, je ferais vraiment attention", ajoute-t-il. Parmi ses ouailles, on trouve quelques hommes et beaucoup de femmes. L’un est plâtrier peintre, une autre est secrétaire, une troisième ouvrière au chômage - contrainte de démissionner de l’usine où elle travaillait, "après que la direction a appris - qu’elle était - chrétienne", assure-t- elle. Tous sont persuadés que la Kabylie est en train de connaître ce qu’en jargon protestant on appelle un "réveil"- c’est-à-dire une expansion des conversions, survenant après une longue période de "sommeil". Il est vrai que le nombre des églises affiliées à l’Eglise protestante d’Algérie (EPA, représentée par le pasteur Johnson) est passé, en cinq ans, de quatre à treize - sans compter une "liste d’attente de quinze demandes", précise-t-on à Alger. Farid et les siens sont résolument optimistes. "On a tous vécu des miracles", insistent-ils. Signe des temps : en 2004, pour la première fois, "une dizaine de missionnaires algériens"sont partis évangéliser "au Niger, au Tchad et en Mauritanie". Et pour la première fois aussi, un groupe de "trois missionnaires algériens" s’est rendu en France, ajoute Farid, pour "porter la bonne parole en Alsace, à Lille, à Lyon et à Marseille".

Sébastien Fath, lui, ne croit pas aux miracles. "Ces phénomènes ne tombent pas du ciel, contrairement aux interprétations de la littérature pieuse. Ils s’expliquent par une longue évolution des sociétés musulmanes", souligne l’historien. Il conclut : "En plus de quarante ans d’indépendance, le Maghreb a testé le nationalisme, l’islam politique et la dictature débonnaire. On peut faire l’hypothèse d’une déception chez une partie des Maghrébins, face à ces grands récits qui n’ont pas tenu leurs promesses. Les progrès du protestantisme s’inscrivent dans ce mouvement qui intègre le religieux dans la problématique plus vaste de la culture démocratique."

Par Catherine Simon,lemonde.fr

29/08/2007

Indonésie : situation des chrétiens et témoignage d'un converti

indonésieIndonésie : situation des chrétiens et témoignage d'un converti

Malgré la majorité musulmane officielle (87% contre 10% de chrétiens), l'Indonésie n'est pas un pays musulman mais pluri-religieux. Elle est née du désir de populations culturellement et religieusement diverses de construire un seule nation.

Sous le régime de Soeharto, l'islam faisait partie des cinq religions officiellement reconnues parmi lesquelles les Indonésiens devaient choisir pour remplir l'obligation de faire mentionner leur religion sur leur carte d'identité. Beaucoup d'indonésiens ont choisi de s'inscrire comme musulmans car cela fait des siècles que des marchands musulmans commercent avec l'Indonésie. Ce n'est donc pas seulement une question de foi, mais de choix commercial. Pour preuve, aux élections de 2004, les différents partis musulmans, qui ne réclament pourtant pas la sharia, n’ont obtenu que 21 % des voix. Et la constitution ne fait aucune référence à l'islam.

La question épineuse des problèmes entre musulmans et chrétiens est, dans certaines régions, la proportion à peu près égale des deux confessions. Dans la mesure où les années 1990 ont vu se développer une grande islamisation de l'administration indonésienne, avec cette idée que l'Indonésie étant la plus grande nation musulmane au monde, la majorité des postes dans l'administration doit être octroyée à des musulmans. Cela était tout à fait acceptable dans les régions majoritairement musulmanes, mais guère applicable dans les territoires où existait l'égalité numérique entre religions. Cela entraîna des tensions autour de l'attribution des postes administratifs.

Les Moluques, où les chrétiens sont devenus progressivement minoritaires avec l'immigration de musulmans, illustre idéalement ces tensions. Les musulmans et les chrétiens y ont commencé à comptabiliser le nombre de postes attribués à leur communauté respective. Pendant l'"Ordre nouveau", tout cela était géré d'une manière subtile, pour favoriser un équilibre: si un chrétien avait un poste, un musulman devait avoir un poste équivalent. Dans les années 1990, avec l'islamisation, la demande de l'islam moluquois s'est faite plus forte et simultanément les chrétiens se sont sentis de plus en plus marginalisés.

Le second problème que nous rencontrons est la notion de christianisation. L'islam radical est convaincu qu'il existe un grand projet de christianisation de l'Indonésie et craint de voir une partie de la population javanaise se convertir à cette religion. Les musulmans ne se convertissent pas au christianisme hors de Java. Cette région représente un cas spécifique qui donne lieu à la paranoïa d'un grand projet papal visant une christianisation de l'archipel. C'est pourquoi les services sociaux chrétiens sont perçus comme des efforts de prosélytisme. Pendant la récente crise économique, souvent, l'aide religieuse n'a pu être donnée directement par les chrétiens, mais a dû s'organiser par le biais soit de musulmans, soit de mouvements étudiants plurireligieux.

(source religioscope)

Témoignage d'un jeune musulman converti au christianisme
(article voxdei)

Il y a un peu plus d'un an, un jeune musulman que nous appelerons Andrew s'est converti au christianisme. Il était un guerrier islamiste, membre de l'organisation "Laskhar Jihad", formé à tuer, endurci par la violence et les exécutions sanglantes perpétrées au nom de l'Islam. Jusqu'au jour, où il avait donné l'ordre d'exécuter un musulman converti au christianisme, devenu pasteur, qui selon la loi islamique devait être exécuté.

Andrew ne put pas se résoudre à le tuer lui-même. Par la suite, il fût hanté et troublé par les prières de sa grand-mère elle-même chrétienne. Finalement, Andrew s'est décidé à faire face à l'homme qui devait être exécuté, et il lui raconta son histoire. Le pasteur lui parla de Jésus, après quoi Andrew a prié avec lui et a donné sa vie à Christ.

Après quoi, Andrew dut se cacher de ses anciens camarades, et commença l'apprentissage de la vie de disciple de Christ. Maintenant il suit une formation pour devenir dirigeant d'église.

10/08/2007

Persécutions en Egypte

egyptL'Egypte ayant été récemment présenté comme un pays tolérant par un commentateur, voici un article paru aujourd'hui évocant les persécutions que les musulmans infligent aux chrétiens d'Egypte.

 

Deux coptes arrêtés pour atteinte à l'islam sur leur site web    (article la croix.com)Le responsable d'une association pour la défense des droits des coptes, chrétiens d'Egypte, et un membre de l'organisation ont été arrêtés pour atteinte à l'islam et insultes au prophète Mahomet, a-t-on appris jeudi de source judiciaire et auprès de leur avocat. Les services de sécurité égyptiens ont arrêté mercredi le directeur en Egypte de l'Association des chrétiens du Proche-Orient (MECA) Adel Fawzi, 61 ans, et un photographe de l'organisation, Peter Ezzat, 35 ans, a indiqué à l'AFP leur avocat, Naguib Guebraïl. "Ils ont été arrêtés à leur domicile au Caire et étaient toujours détenus jeudi matin", a précisé Me Guebraïl. "Nous n'avons pas été informés officiellement des raisons de leur arrestation, mais nous avons appris de sources sécuritaires qu'ils sont accusés de distribution de livres comportant des diffamations contre les religions et incitant à des confrontations entre coptes et musulmans", a-t-il ajouté. "Le procureur général égyptien a ordonné l'arrestation de MM. Fawzi et Ezzat pour publication sur le site web United Copts, auquel ils collaborent, d'articles et propos portant atteinte à l'islam et comportant des insultes contre le prophète Mahomet", a déclaré une source judiciaire à l'AFP. "Cette arrestation fait suite à une plainte contre les deux responsables du site, déposée par deux avocats qui se sont estimés offensés par la publication de ces articles", a ajouté la source. Les ordinateurs et CD et autres documents trouvés à leurs domiciles ont été confisqués, a indiqué l'avocat et la source judiciaire. "La police a saccagé le domicile de M. Fawzi et s'est emparée de son ordinateur personnel et de son livre +Des coptes persécutés", indique le site United Copts. Selon Me Guebraïl, l'arrestation de M. Fawzi "pourrait être liée à sa publication de l'ouvrage saisi par la police" dans lequel il dénonce une discrimination des coptes en Egypte. Il pense, par ailleurs, que l'arrestation du photographe pourrait être dûe à une ressemblance de noms avec une personne impliquée dans l'affaire d'un musulman, Mohammed Hegazi, qui s'est converti au christianisme. Le site United Copts dénonce régulièrement des atteintes à la communauté copte de la part les autorités et la population ainsi que des mesures "discriminatoires" dont elle est l'objet. La MECA a été créée par un copte citoyen canadien, Nader Fawzy, précise ce site. 

Les Coptes d'Egypte constituent 6% des 76 millions d'Egyptiens selon les chiffres officiels et 10% selon l'église. 

15/07/2007

Islam – Turquie : Acharnement sur les chrétiens

Islam – Turquie : Acharnement sur les chrétiens

 

turquiemapLa Turquie, ce pays qui désire entrer dans l’Europe, bafoue la déclarations internationale des droits de l’homme et a fortiori le droit des chrétiens. L’article ci-dessous le démontre.

Rappel : « Article 18 : Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites. »

http://www.un.org/french/aboutun/dudh.htm

 

Lisez et comparez avec la « Déclaration du Caire sur les droits de l’homme en Islam » http://www.aidh.org/Biblio/Txt_Arabe/inst_org-decla90.htm

«Article9 : a) La quête du savoir est une obligation. L'enseignement est un devoir qui incombe à la société et à l'Etat. Ceux-ci tenus d'en assurer les voies et moyens et d'en garantir la diversité dans l'intérêt de la société et de façon à permettre à l'homme de connaître la religion islamique et de découvrir les réalités de l'univers, en vue de les mettre au service de l'humanité.

Article 10 : L'Islam est la religion de l'innéité. Aucune forme de contrainte ne doit être exercée sur l'homme pour l'obliger à renoncer à sa religion pour une autre ou pour l'athéisme ; il est également défendu d'exploiter à cette fin sa pauvreté ou son ignorance. »

 

Article Topchrétien :

Turquie : Le procès de deux chrétiens sous haute surveillance 

 

Montré du doigt par la presse internationale après le massacre de trois chrétiens à Malatya en avril dernier, le gouvernement turc semble craindre la médiatisation d’un procès contre deux chrétiens dont la prochaine audience se déroulera le 18 juillet 2007.

 

« Le procès qui effraie le ministère de la Justice » c’est sous ce titre que le journal turc « Yeni Cag » révélait les craintes du gouvernement turc à la Une de son édition du 20 avril dernier.

 

Selon le journal, le gouvernement a prévenu la cour de Silivri (à 72 km d’Istanbul, où se déroule le procès) que si des nouvelles de cette affaire étaient diffusées dans la presse internationale, « l’Union européenne pourrait [nous] demander des comptes ».

 

Ce procès qui a commencé en novembre 2006 concerne deux anciens musulmans qui se sont convertis au christianisme il y a plus de 10 ans : Hakan Tastan, 37 ans et Turan Topal 46 ans.

 

Pour avoir proposé des cours d’études bibliques par correspondance, les deux chrétiens, des protestants, sont accusés d’avoir dénigré l’identité turque, violant l’article 301 de la Constitution du pays. On leur reproche aussi d’avoir injurié l’islam (article 216) et d’avoir récolté des renseignements confidentiels sur les citoyens (article 135). Pour chaque accusation, ils sont passibles d’une peine de trois ans de prison.

 

Le week-end dernier (1er juillet), une autre accusation a même été ajoutée à la liste. Les deux chrétiens ont été cette fois-ci accusés d’avoir récolté de l’argent sans permission officielle des autorités locales. Ils devront payer 340 euros pour avoir enfreint la loi (section 29 du code administratif 2860).

 

« Qu’est ce que c’est ? Du harcèlement tout simplement ! » a dénoncé Turan Topal. « C’est ridicule » a jugé leur avocat, Haydar Polat. « Cela n’a rien à voir avec l’affaire originale ».

 

Le 18 avril dernier, trois chrétiens ont été sauvagement assassinés dans une librairie chrétienne de Malatya (à l’est de la Turquie). Depuis, les chrétiens turcs accusent toujours le pouvoir et les médias du pays d’être hostiles à leur encontre. Au début du 20e siècle, entre 20 et 30% de la population turque était chrétienne. Aujourd’hui, ils représentent moins de 1% de la population et sont considérés comme une menace pour l’unité de la nation turque.

 

(D’après un article de Compass Direct) 

 

18 juillet !  : Prions pour eux, frères et soeurs

11/07/2007

Pakistan : viol des chrétiennes

Au Pakistan, de nombreuses chrétiennes sont victimes de viols

WOMENpakistanShafi, jeune femme de 24 ans, a choisi de se convertir au christianisme. Cette conversion a sonné comme une déclaration de guerre pour sa famille. Depuis ce jour, les représailles de sa famille musulmane pour la contraindre à changer d'avis se sont multipliées. Elle a même dû payer le prix fort, le viol.

Chrétienne, mariée, 2 enfants. Cela pourrait être la vie idéale pour Shafi si sa famille musulmane ne la poursuivait pas. Aujourd’hui, son époux et père de ses deux petites filles et elle-même ont dû déménager et changer d’identité.

Shafi est née dans une famille musulmane qui fait partie d’un groupe spécialisé dans la conversion des non-musulmans. Dans son travail, elle fait la connaissance de l'homme qui deviendra plus tard son mari. Un chrétien qu'elle désire convertir à l’islam. S’engagent alors de longues discussions religieuses. En revanche, Shafi n’avait pas prévu que ce soit elle qui change de religion. Au fil des discussions, elle découvre que « sa vie est vide sans Jésus. » La famille de Shafi n’était pas au courant de sa conversion, jusqu’au jour où ils l’entendirent chanter des psaumes. Elle fut corrigée pour cet affront et sa Bible fut déchirée. Dès ce jour-là, la vie de Shafi bascula dans l’horreur.

Shafi se maria secrètement et coupa les ponts avec sa famille. A la naissance de sa première fille, Shafi eut envie d’annoncer l'heureux évément à ses parents avec qui elle décida de rétablir les liens du même coup. Elle n'avait malheureusement pas pris toute la mesure d'un tel acte. Un mois plus tard, une horde de fanatiques attaqua sa maison, Shafi et son époux purent tout juste s’enfuir par la porte de derrière. Quelque temps après, un homme armé s’introduisit chez elle en l’absence de son mari. Il l’insulta et lui dit qu’il était venu pour la punir de son crime d’apostasie. Il la viola.

Quand Shafi raconta son histoire aux reporters de Compass Direct, ils lui demandèrent si elle n’était pas tentée de retourner à sa famille pour y vivre paisiblement. Sa réponse fut sans appel. Pour elle ce n’est même pas une option. Elle explique simplement « J’aime Jésus, comment pourrais-je le trahir ? »

Au Pakistan, de nombreuses chrétiennes sont victimes de viols. C’est la punition pour avoir abandonné l’Islam. Parfois, le viol est aussi utilisé comme une arme d’intimidation. En échange du reniement de leur foi chrétienne et de leur retour à l’Islam, les femmes sont épargnées.

 

(Source : Compass Direct.)

 

02/07/2007

Musulmans convertis : "la vie cachée des convertis"

Musulmans convertis au christianisme. 

Emission "Complément d'enquête : la vie cachée des convertis"

 

18/06/2007

Islam : question pour nos frères musulmans

Une question pour nos frères musulmans : Vous présentez le Coran comme étant la parole dictée de Dieu via Gabriel, or il est un passage du Coran qui s’est inspiré de scientifiques grecs (Galien, Hippocrate) et non de Dieu car comment expliquez-vous que Dieu puisse commettre les mêmes erreurs scientifiques que Galien et Hippocrate?

Référence : http://facealislam.free.fr/embryon_grec.html

Prenons le Coran 23:12-14 : "Nous avons certes créé l'homme d'un extrait d'argile, puis Nous en fîmes une goutte de sperme dans un reposoir solide.  Ensuite, Nous avons fait du sperme une alaqah (sangsue, chose suspendue, caillot de sang), et de la alaqah Nous avons créé une moudghah (morceau de chair, embryon, substance mâchée, bouillie)..."

Prenons ce texte d’étude sur Galien (et notamment la page 144 du fichier pdf suivant):

http://194.254.96.19/histmed/asclepiades/pdf/bonnet.pdf

 

Le récit du Coran correspond à la description qu'en faisaient Galien et Hippocrate, plusieurs siècles avant Mohammed. En effet, un des compagnons de Mohammed avait étudié la médecine grecque. Le Coran et la sounna reprennent les enseignements de Galien sur l'embryologie, aussi bien ce qui s'en est avéré exact que leurs erreurs.

 

Au 6ième siècle, environ 26 livres de Galien ont été traduits en Syriaque par Sergius, un prêtre chrétien qui a étudié la médecine à Alexandrie et a travaillé en Mésopotamie, et est mort à Constantinople vers 532. Il était un chrétien nestorien et suite à des persécutions, les nestoriens sont partis pour la Perse où ils ont fondé de nombreuses écoles, notamment celle de Jundishapur. Le premier diplômé le plus célèbre de Jundishapur était un docteur appelé Al Harith Ibn Kalada, qui était plus âgé et contemporain à Mohammed. "il était probablement du milieu du sixième siècle, de la tribu de Banu Thaqif. Il a voyagé au Yémen et puis en Perse où il a reçu son instruction en sciences médicales à la grande école médicale de Jundi-Shapur et a été intimement mis au courant ainsi des enseignements médicaux d'Aristote, d'Hippocrate et de Galien." Il est devenu célèbre en partie, en raison d'une consultation avec le Roi Chosroes. Plus tard il est devenu un compagnon du prophète Mohammed lui-même, et selon les traditions médicales musulmanes, Mohammed a cherché des conseils médicaux auprès de lui.

Bref, les travaux des médecins grecs ont été traduits en Syriaque avant Mohammed, et ceux-ci étaient accessibles aux non-Grecs. Nous savons qu'un des compagnons du prophète, Harith Ibn Kalada qui était le premier diplômé le plus célèbre de l'université de Jundishapur avait étudié les travaux de Galien, Hippocrate et Aristote dont les théories sur l'embryologie sont retrouvées dans le Coran et Hadith.

-> Ce n'est donc pas Dieu qui a dicté ce passage, mais Harith Ibn Kalada !!


 

Notons tout d'abord que Galien croyait, tout comme Mohammed, que l'embryon était formé à partir d'une goutte de sperme qui se transformait jusqu'à devenir de la chair.

 

Ceci est scientifiquement inexact. En fait, c'est un seul spermatozoïde qui est sélectionné pour rencontrer l'ovule (dont ne parle pas le Coran). Et c'est de la cellule qui en résulte que va se former l'embryon. Ce n'est pas une goutte de sperme qui petit à petit prend la forme d'un embryon, contrairement à ce que croyaient Galien et Mohammed. Ce n'est pas la seule fois que Mohammed reprend des croyances fausses de Galien et d'Hippocrates dans le domaine de l'embryologie. Par exemple, d'après le sahih Muslim volume IV numéro 546, l'enfant ressemblera à sa mère si celle-ci éjacule avant le père (!!!) et inversement  (voir ici

11/06/2007

Afghanistan : Chrétiens en Pays musulmans – 6

Afghanistan : Chrétiens en Pays musulmans  – 6

afghanistan

 

Dans cette république islamique, il n'existe pas d'Eglise officielle et le nombre de chrétiens est estimé à 0,01% de la population totale. Ceux qui se convertissent au christianisme doivent affronter les pressions de la part de la famille et de la société : insultes, intimidations, agressions physiques, perte d'emploi, voire prison. L'arrestation d'Abdul Rahman, qui a été accusé d'apostasie avant d'être libéré pour désordre mental et de trouver refuge en Italie en mars 2006 en est un exemple. La couverture médiatique dont l'affaire a fait l'objet a ensuite augmenté les pressions mises sur les chrétiens de ce pays musulman ultra conservateur.

La liberté de religion est prévue dans la Constitution du pays, mais cette même Constitution interdit aussi toute loi ou disposition qui serait contraire à l'islam. Les chrétiens doivent faire preuve d'une grande prudence. Tout étranger pris en train d'évangéliser sera mis en prison puis très certainement expulsé du pays.

Après avoir été gouverné par des fondamentalistes musulmans, le pays est à présent conduit par un gouvernement de coalition. Il y a encore beaucoup d'anarchie et le gouvernement central ne contrôle pas entièrement le pays car la résistance des fondamentalistes musulmans est encore active.

(source Portes ouvertes)

10/06/2007

Yemen : Chrétiens en Pays musulmans – 5

Yemen : Chrétiens en Pays musulmans  – 5

yemen-map

 

L'année passée, plusieurs chrétiens d'origine musulmane ont été arrêtés et maltraités à cause de leur croyance en Jésus-Christ. Au moins un parmi eux a subi une forte pression jusqu'à ce qu'il cède et qu'il renonce finalement à sa foi. La Constitution du Yémen garantit la liberté de religion mais elle déclare aussi que l'islam est religion d'Etat et que toute législation a pour source la charia. Le gouvernement du Yémen accorde aux expatriés une certaine liberté pour vivre leur foi, mais les habitants ne sont pas autorisés à se convertir au christianisme (ou à une autre religion). Les convertis d'origine musulmane risquent la peine de mort s'ils sont découverts.

09/06/2007

Maldives : Chrétiens en Pays musulmans – 4

Maldives : Chrétiens en Pays musulmans  – 4

MALDIVES

 

En août 2006 nous avons appris l'arrestation d'un chrétien âgé qui a ensuite été envoyé dans un centre de réhabilitation pour drogués. Le manque de respect des libertés religieuses dans le pays reste inchangé. Dans l'archipel, il existe seulement une poignée de chrétiens indigènes qui doivent vivre leur foi en secret. Selon une stricte application de la charia, il est interdit à un musulman de se convertir à une autre religion que l'islam. Il est également impossible d'ouvrir une église et si les étrangers peuvent pratiquer leur foi en privé, il leur est interdit d'inviter un Maldivien.

(source Portes Ouvertes)

08/06/2007

Somalie : Chrétiens en Pays musulmans – 3

Somalie : Chrétiens en Pays musulmans  – 3

somalie

Au moins six chrétiens ont été tués à cause de leur foi en 2006 en Somalie. La plupart d'entre eux venaient de familles musulmanes et ont été assassinés après la découverte de leur conversion.

Une catholique italienne a également été assassinée. Des enfants de chrétiens somaliens réfugiés au Kenya auraient enfin été kidnappés par des membres des familles pour être renvoyés dans des écoles coraniques en Somalie, en vue de leur "réhabilitation". Les chrétiens représentent moins de 1% des Somalis et doivent pratiquer leur foi en secret.

La Somalie n'a pas de constitution, ni aucun texte de loi garantissant la liberté religieuse pour ses citoyens. L'islam est la religion officielle. Les pressions sociales pour faire respecter la tradition musulmane sont très fortes, particulièrement dans les zones rurales du pays. La justice est conduite selon des règles locales dans chaque région : arbitrage sur les traditions des clans, justice séculière ou loi islamique (la charia). Début juin, la capitale Mogadiscio est tombée entre les mains d'une alliance de milices islamiques après quatre mois de combats contre les seigneurs de guerre. L'Union des tribunaux islamiques (ICU) s'est constituée comme un gouvernement de substitution et a pris en charge les affaires dans les parties du pays qu'elle contrôlait. La charia fut imposée dans toute la capitale. Fin 2006, l'ICU a été repoussée par les troupes du gouvernement de transition.

(source Portes Ouvertes)

07/06/2007

Iran : Chrétiens en Pays musulmans – 2

Iran : Chrétiens en Pays musulmans  – 2

 

Après l’Arabie Saoudite, voici le 2ème pays musulman dans le classement d’indices de persécution les plus élevés : L’Iran.

iran_map

 

L'islam est la religion officielle en Iran et toutes les lois et règlements doivent être en accord avec l'interprétation officielle de la charia. La liberté de religion s'est considérablement détériorée depuis le début de l'année 2004 lorsque les partis conservateurs ont gagné les élections. La situation a empiré lorsque l'ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad a été élu président en 2005. Bien que les chrétiens fassent partie des minorités religieuses reconnues et dont la liberté de religion est garantie, ils nous informent de cas d'emprisonnement, de harcèlement et de discrimination à cause de leur foi. Différents groupes chrétiens connus pour évangéliser la population, composée en majorité de musulmans chiites, ont été la cible des services secrets pendant l'année 2006.

On connaît au moins huit incidents où d'anciens musulmans devenus chrétiens ont été arrêtés et mis en garde à vue pendant plusieurs semaines avant d'être relâchés. Dans la plupart des cas ils ont été forcés à payer des montants importants pour être libérés sous caution et informés que leur cas reste passible de poursuites pour motif criminel. En raison des lois strictes sur l'apostasie, tout musulman qui quitte l'islam pour adhérer à une autre religion risque la peine de mort.

Une nouvelle positive est qu'un ancien colonel de l'armée, converti au christianisme et faussement accusé d'avoir caché sa foi, a été relâché après deux ans passés en prison.

(source : portes ouvertes)

 

NB : Un ami chrétien a voulu se rendre en Iran, on lui a confisqué sa Bible à la douane, motif : c’est interdit !

Ce pays a crée un bureau des minorités religieuses, d'où de nombreuses ingérences dans ces communautés. Les chrétiens ne peuvent pas dire que Jésus est fils de Dieu par exemple...

Un article intéressant sur ce lien : http://www.samizdat.qc.ca/vc/persec/iran.htm

05/06/2007

Arabie Saoudite : Chrétiens en pays musulmans – 1

1er volet d’une série évoquant les chrétiens en pays musulmans. Aujourd’hui, le pays musulman ayant le plus grand indice de persécution : l’Arabie Saoudite.

 

NB : Je souligne le fait que les sujets que j'évoquerai visent des lois religieuses et non politiques, il s’agit bien de l’application de la Charia qui est à l’origine des persécutions des minorités religieuses. Seules les lois religieuses (et non politiques) permettront de vérifier si l’Islam est véritablement une religion de paix.

Je souligne ce fait car je me doute que certains musulmans vont s’empresser d’essayer d’attaquer le christianisme (par le biais du catholicisme politique certainement), mais ils auront du mal à trouver une loi biblique qui les placerait dans la même situation. Les persécutions que l’on impute injustement aux chrétiens sont des faits politiques (venant des hommes) contre lesquels les vrais chrétiens s’insurgent car elles n’ont rien à voir avec la foi chrétienne.

 

Arabie Saoudite : Chrétiens en pays musulmans – 1

 

carte_arabie_saoudite

Même si on compte moins de chrétiens arrêtés en 2006 qu'en 2005, la situation de la liberté religieuse en Arabie Saoudite, pays gouverné par la charia, reste déplorable et inchangée en 2006. Quatre chrétiens originaires de l'Afrique de l'est ont été harcelés et arrêtés alors qu'ils s'étaient rencontrés pour un culte au deuxième trimestre de l'année dernière. Après avoir été incarcérés durant plus d'un mois dans des conditions misérables, ils ont été rapatriés dans leur pays d'origine. Ils été détenus pour avoir "prêché aux musulmans, implanté des églises et pour avoir réunis ensemble des hommes et des femmes pour la prière". Sous l'interprétation très stricte de la loi islamique, l'apostasie (la conversion vers une autre religion) est passible de la peine de mort en Arabie Saoudite. Les membres de la famille royale insistent sur le fait que les chrétiens ont la liberté de tenir un culte chez eux, mais les faits tendent à prouver le contraire et toute réunion publique religieuse non islamique est interdite.

(source Portes ouvertes)

 

 

Je trouve assez surprenant que l’Arabie Saoudite finance un nombre considérable de mosquée dans le monde occidental et chrétien (exemple :grande mosquée de Bruxelles au Cinquantenaire), mais qu’en échange, aucune église n’est permise chez eux. A ce « deal », nous occidentaux avons répondu « marché conclu ». Qui est tolérant, qui ne l’est pas ? Cherchez l’erreur !

25/05/2007

Israël - Palestine ?

Le conflit israelo-palestinien fait partie de notre quotidien. Présent à chaque journal télévisé, chaque personne a son avis sur la question.

Mais les mots Israël et Palestine sont déjà des termes qui s’opposent...

 

D’où vient le mot Palestine que les musulmans affectionnent ?

Ce mot vient de la tribu des Philistins. On retrouve le terme FLSTYM dans Genèse 10 :14. "Miçrayim engendra les gens de Lud, de Anam, de Lehab, de Naphtuh, de Patros, de Kasluh et de Kaphtor, d'où sont sortis les Philistins".

Ils deviennent ensuite les voisins querelleurs d’Abraham et de sa descendance : Genèse 21, 32 Après qu'ils eurent conclu alliance à Bersabée, Abimélek se leva, avec Pikol, le chef de son armée, et ils retournèrent au pays des Philistins. 21, 34 Abraham séjourna longtemps au pays des Philistins. 26, 1 Il y eut une famine dans le pays - en plus de la première famine qui eut lieu du temps d'Abraham - et Isaac se rendit à Gérar chez Abimélek, roi des Philistins. 26, 8 Il était là depuis longtemps quand Abimélek, le roi des Philistins, regardant une fois par la fenêtre, vit Isaac qui caressait Rébecca, sa femme. 26, 14 Il avait des troupeaux de gros et de petit bétail et de nombreux serviteurs. Les Philistins en devinrent jaloux. 26, 15 Tous les puits que les serviteurs de son père avaient creusés, - du temps de son père Abraham, - les Philistins les avaient bouchés et comblés de terre. 26,18 Isaac creusa de nouveau les puits qu'avaient creusés les serviteurs de son père Abraham et que les Philistins avaient bouchés après la mort d'Abraham, et il leur donna les mêmes noms que son père leur avait donnés.

Dans l'Exode, il y a deux occurrences de FLSTYM, les Philistins, et une de FLST, la Philistie.

13, 17 Lorsque Pharaon eut laissé partir le peuple, Dieu ne lui fit pas prendre la route du pays des Philistins, bien qu'elle fût plus proche, car Dieu s'était dit qu'à la vue des combats le peuple pourrait se repentir et retourner en Égypte. 15, 14 Les peuples ont entendu, ils frémissent, des douleurs poignent les habitants de Philistie. 23, 31 Je fixerai tes frontières de la mer des Roseaux à la mer des Philistins, et du désert au Fleuve, car Je livrerai entre vos mains les habitants du pays, et tu les chasseras devant toi.

 

De plus, chacun se souvient de l’histoire de Samson (juif) et Dalila (Philistine) et comment cette histoire se termine...

 

Bref, comme le montre la carte ci-dessous, la Philistie (surlignée en jaune) est cette bande de terre que l’on appelle aujourd’hui Bande de Gaza.  Cette bande s’appelle ainsi depuis l’invasion des « peuples de la mer » (provenant très probablement des îles de la Mer Egée et des côtes de la Grèce, de l'île de Crète et d'Asie Mineure). Ecartés dans un premier temps par Ramsès III, ils s'établissent sur la zone côtière qui s'étend de Gaza au Mont Carmel. Sous l'action de ces Peuples de la mer et des Israélites, la civilisation cananéenne va peu à peu s'éteindre.

La Judée, visible sur la carte, a donnée son nom aux israélites (juif signifiant « de Judée »).

Et pour ceux qui l’ignorent, Israël est le nom que Dieu a donné à Jacob, père des 12 enfants qui seront à la tête des « 12 tribus d’Israël » (visibles également sur la carte ci-dessous).

 

Ce n’est qu’au IIe siècle que l'empereur romain Hadrien renommera toute la région Palestine suite aux rébellions juives afin d’effacer le nom « Judée ».

 

Pour ceux qui connaissent l’histoire, il est légitime que cette terre reviennent aux juifs car la Judée et les territoires juifs n’ont été ‘effacés’ qu’administrativement par un empereur romain. La Palestine, quant à elle, était et sera toujours la Bande de Gaza ni plus ni moins...

israel_palestine

 

19/05/2007

Islam : Evangile falsifié ?

islam_croissantSuite aux accusations musulmanes de falsification de la Thora et de l’Evangile, voici quelques extraits du Coran qui contredisent ces thèses car elles attestent que les textes de l’époque de Mahomet (7e siècle) sont dignes de confiance. L’avenir nous a démontré que ces textes sont les mêmes que ceux dont nous disposons aujourd’hui car les manuscrits originaux sont antérieurs au 7e siècle.

 

Coran 10:94: "Et si tu es en doute sur ce que Nous avons fait descendre vers toi, interroge alors ceux qui lisent le Livre révélé avant toi. La vérité certes t'est venue de ton Seigneur : ne sois donc point de ceux qui doutent."

 

Coran 5:47: "Que les gens de l'évangile jugent d'après ce qu'Allah y a fait descendre. Ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers."

(Ce passage est excessivement clair, le Coran affirme bien que les Chrétiens ont en leur possession l'Evangile "qu'Allah a fait descendre".)

 

Coran 5:66: "S'ils avaient appliqué la Thora et l'évangile et ce qui est descendu sur eux de la part de leur Seigneur, ils auraient certainement joui de ce qui est au-dessus d'eux et de ce qui est sous leurs pieds. Il y a parmi eux un groupe qui agit avec droiture; mais pour beaucoup d'entre eux, comme est mauvais ce qu'ils font !"

 

Coran 5:68-69 : "Dis : “ô gens du Livre, vous ne tenez sur rien, tant que vous ne vous conformez pas à la Thora et à l'évangile et à ce qui vous a été descendu de la part de votre Seigneur.” .” Et certes, ce qui t'a été descendu de la part de ton Seigneur va accroître beaucoup d'entre eux en rébellion et en mécréance. Ne te tourmente donc pas pour les gens mécréants.  Ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Sabéens, et les Chrétiens, ceux parmi eux qui croient en Allah, au Jour dernier et qui accomplissent les bonnes oeuvres, pas de crainte sur eux, et ils ne seront point affligés."

 

Le Coran reste un livre très étrange aux yeux des chrétiens car il contient des signes de bons sens concernant l’Evangile, mais également des affirmations totalement en contradictions...

Mahomet s’est borné à rappeler l'Ancien et le Nouveau Testament, ce qu’il dit et redit à longueur de sourates.  Or, il est un truisme historique que le Calife Othman a colligé le Coran, 20 à 30 ans après la mort de Mahomet. De colliger à corriger, il n’y a qu’un pas... Le Califat d’Othman fut une grande crise. Il fut critiqué surtout par les Chiites mais également par les Sunnites. Il fut finalement assassiné par des musulmans qui estimaient notamment que sa version du Coran (celle que l’on connaît aujourd’hui) n’était pas fidèle à l’originale...

 

Chers amis musulmans, n’hésitez pas à investiguer et/ou à intervenir dans un souci de débat paisible et constructif.

16/05/2007

Isaac ou Ismaël ?

Comme pour le post précédent, voici un autre démenti d’affirmations lancés par de soi-disant intellectuels musulmans et que l'on retrouve sur certains sites mensongers :

 

Isaac ou Ismaël ?

 

Certains musulmans évoquent un verset de genèse (17 :20) en négligeant les autres versets. Prenons-le à part, que lisons-nous :

A l'égard d'Ismaël, je t'ai exaucé. Voici, je le bénirai, je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l'infini; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation. (Genèse 17:20 LSG)

 

En effet, pris à part et sans réfléchir, on pourrait croire à une bénédiction particulière d’Ismaël.

 

Maintenant plaçons-le dans son contexte et regardons le verset qui précède et qui suit :

Dieu dit: Certainement Sara, ta femme, t'enfantera un fils; et tu l'appelleras du nom d'Isaac. J'établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle pour sa postérité après lui.  A l'égard d'Ismaël, je t'ai exaucé. Voici, je le bénirai, je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l'infini; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation.  J'établirai mon alliance avec Isaac, que Sara t'enfantera à cette époque-ci de l'année prochaine. (Genèse 17:19-21 LSG)

 

C’est sans équivoque. Dieu est très clair : il fera de Ismaël une grande nation mais c’est avec Isaac qu’il a établit son alliance. Preuve en est que tous les prophètes sont des descendants d’Isaac ! Le verset qui précède et celui qui suit parlent tout deux de l’alliance avec Isaac. Extraire le verset 20 et le faire valoir pour mettre Ismaël en évidence au détriment d’Isaac est une démarche malhonnête.

14/05/2007

Islam : démenti sur Paran

Comme certains ont eu l’occasion de le lire récemment, un commentateur compulsif, à l'instar d' "intellectuels" musulmans tels que Ahmed Didat, faisait mention du verset suivant pour justifier une soi-disant prophétie biblique sur Mahomet : « Il dit: L'Eternel est venu du Sinaï, Il s'est levé sur eux de Séir, Il a resplendi de la montagne de Paran, Et il est sorti du milieu des saintes myriades: Il leur a de sa droite envoyé le feu de la loi. » (Deutéronome 33:2 LSG)

Certains musulmans prétendent que la montagne de Paran à laquelle il est fait allusion dans ce verset est le mont Hira à la Mecque ???

C’est GROTESQUE !!!

Beaucoup de gens ont rigolé en lisant cela surtout venant de quelqu’un qui prétend être intellectuel. Mais ce serait amusant si ce n’était pas aussi dramatique car cela apporte le trouble dans l’esprit des chrétiens trop jeune dans la foi pour comprendre que cela n’a rien à voir.

 

Laissons la géographie aux géographes :

Le désert de Paran (de l’hébreu מדבר פראן Midbar Par'an)), est l’endroit où les Israélites ont passé 40 années d’errance. Le Roi David a passé quelques temps dans le désert de Paran après que Samuel mourut :

Samuel mourut. Tout Israël s'étant assemblé le pleura, et on l'enterra dans sa demeure à Rama. Ce fut alors que David se leva et descendit au désert de Paran. (1 Samuel 25:1 LSG)

(Les lecteurs de la Bible sont bien conscients que David n’a pas fait 1200 km pour aller à la Mecque (et 1200km pour revenir !).  (Voir carte ci-dessous))

 

C’est également l’endroit où la servante d’Abraham et leur fils commun Ismaël se sont installés :

Il (Ismaël) habita dans le désert de Paran, et sa mère lui prit une femme du pays d'Egypte. (Genèse 21:21 LSG)

 

 Et il figure dans les premières lignes du Deutéronome :

Voici les paroles que Moïse adressa à tout Israël, de l'autre côté du Jourdain, dans le désert, dans la plaine, vis-à-vis de Suph, entre Paran, Tophel, Laban, Hatséroth et Di-Zahab. (Deutéronome 1:1 LSG)

 

Son nom actuel est Badiet et-Tih, signifiant “le désert des errances". Le Désert de Paran est situé au nord-est de la Péninsule du Sinaï. La région est caractérisée par de très rares précipitations — moins que 10 pouces par an. Paran est souvent écrite "Pharan".

Le Désert de Paran contient le plateau Har Karkom. Un total de 218 sites, avec approximativement 1,300 rochers gravé avec des pétroglyphes—âgés de 13,000 à 1,500 ans—fut trouvé dans le désert et les vallées des alentours.

De nos jours cette région est toujours un site de bédouins errant, mais il y a une ville appelée Nekhl, la précédente capitale du Sinaï, construite en 1516 pour protéger les pèlerins traversant la région. 

 

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paran

08/05/2007

Algérie chrétienne

Algérie chrétienne

Une vidéo intéressante sur les conversions chrétiennes en Algérie.

Prions pour nos frères vivant avec la menace de mort.

 

07/05/2007

10.000 musulmans se sont déjà tournés vers Jésus-Christ en France

Les Arabes seront-ils les nouveaux acteurs du réveil évangélique ?

 (article www.topchretien.com)

Un séminaire d’islamologie et des soirées d’évangélisation pour les Nord-Africains se sont déroulés à Toulouse ce week-end du 1er et 2 avril, avec la venue de Saïd Oujibou, un ancien musulman engagé. L’Eglise va-t-elle changer de couleur?

 

minime_toulouse«Amin (Amen en arabe), Alléluia, regardez ces deux hommes assis au fond de la salle. L’un est américain, l’autre est irakien. Et ils sont frères! Honnêtement, qui peut faire cela si ce n’est Jésus-Christ?», s’est exclamé Saïd Oujibou à l’église des Assemblées de Dieu des Minimes à Toulouse, ce samedi 1er avril, dans le cadre d’une soirée d’évangélisation des musulmans. Chaude acclamation des 300 personnes présentes.

 

Quand Saïd monte sur l’estrade et se saisit du micro, c’est toute l’église qui change de visage et de discours surtout, ou sur tout, devrait-on dire. Jusque là, l’Eglise prêchait l’importance de la théologie, de l’ecclésiologie, de la missiologie, de la démonologie, ou encore de la pneumatologie. Le 21ème siècle change le logis de Dieu en lui confiant un nouveau sujet d’intérêt: l’islamologie. Un sujet qui se justifie aisément en raison de la montée de l’Islam en France, et plus inquiétant encore, de l’Islamisme dans les ghettos de désespérance. «Les banlieues sont de véritables bouilloires pour les islamistes, car les étrangers qui y habitent sont des sortes d’apatrides» s’insurge d’ailleurs Saïd, avant d’évoquer le choc qu’il a eu lorsqu’il s’est rendu à Perpignan. «C’était totalement dégradé. Je n’avais jamais vu un ghetto pareil…», dit-il avec émotion.

 

10.000 musulmans se sont déjà tournés vers Jésus-Christ en France!

 

Saïd Oujibou est un personnage. Autrefois, musulman séduit par une certaine expression radicale de cette religion, il élève aujourd’hui sa voix contre l’internationale islamiste qui cherche à modifier et menacer l’identité occidentale. Il y a peu de temps encore, le voile a été l’un de leurs nombreux ‘’chevaux de Troie’’. Très posé et maîtrisant son sujet sur le bout des doigts, Saïd sait aussi jouer la carte de la provocation afin de bien se démarquer de l’assimilation courante des Arabes à l’Islam. Ainsi, le samedi soir, il n’hésita pas à déclarer: «arrêtez de voiler mes sœurs, car elles sont belles les filles de mon pays!». Rires dans la salle.

 

saidoujibouIl est la figure parfaite de ce phénomène nouveau de l’évangélisation croissante des musulmans. Il est d’ailleurs le responsable communication de la Fédération des Nord-Africains Chrétiens de France (FNACF), une grande première dans l’Hexagone qui est née le 11 novembre 2005 après des années de réflexion. Depuis dix ans, cette fédération semblait être incontournable en raison des chiffres impressionnants. En effet, non moins de 10.000 musulmans se sont déjà tournés vers Jésus-Christ en France. Ce samedi soir, ils étaient une quarantaine à répondre présent à l’invitation de l’église selon Azedine Bentaïba, le responsable d’Oasis Toulouse, une association dont la vision se consacre essentiellement à l’évangélisation des Nord-Africains. Ce week-end, au moins trois d’entre eux ont accepté le Seigneur dans leur vie. Une grande joie pour Saïd qui rappelle que ce n’est pas «au karcher» qu’ils ont besoin d’être nettoyés, mais plutôt par «le sang de Jésus»!         

 

Au programme de ce week-end à Toulouse, chants en arabe, prières en arabe, prêches franco-arabes contenant une flopée de références culturelles nord-africaines, séminaires d’islamologie…etc. C’est une tout autre église que l’on a vu, encore très méconnue et qui pourtant se dirige pleinement vers la banalisation. Ces Nord-Africains seront-ils les nouveaux acteurs du réveil évangélique en  France et dans le monde entier? Certains osent déjà l’affirmer et les statistiques de conversions tendent à soutenir leur pensée. Une chose est d'ores et déjà certaine, l’Eglise doit dès maintenant prendre en compte cette nouvelle donne.

 

Paul Ohlott

 

Voir également cette video :