22/06/2008

L'appel tragique des chrétiens d'Irak

L'appel tragique des chrétiens d'Irak

(Source : bonne nouvelle)

La minorité chrétienne est menacée de mort. Reportage auprès de réfugiés en fuite en Syrie.

 

topinfo60irak«Tous les Irakiens essaient de partir», alerte Clara, jeune réfugiée orthodoxe, devant la délégation du COE.

 

«J'ai été menacée à de nombreuses reprises en Irak, mais comme je refusais de partir, mon salon de coiffure a été incendié, et la voiture de mon mari, qui est chauffeur, a été volée, témoigne Cayran, une orthodoxe arménienne. Alors nous avons tout abandonné et fui en Syrie.»

 

Des réfugiés chrétiens d'Irak ont raconté leur calvaire à des représentants d'Eglises du monde entier, en avril dernier à Damas en Syrie. Samuel Kobia, secrétaire général du Conseil œcuménique des Eglises (COE), s'y trouvait avec des responsables d'Eglises d'Europe, des Etats-Unis et du Moyen-Orient. Récits d'incroyable souffrance en Irak.

 

Le traumatisme des enfants, tout d'abord. Le fils de Cayran ne parle plus normalement depuis qu'il a échappé de justesse à un enlèvement. «Nous avions même peur d'aller à l'église parce que des gens y ont été enlevés», ajoute Samira, une réfugiée orthodoxe. Un jour, elle faisait ses courses avec sa fille: «Trois hommes armés nous ont arrêtées. Ils ont bousculé ma fille et ont demandé pourquoi elle était dans la rue sans voile. Depuis lors, elle n'a plus osé quitter la maison et a abandonné ses études.»

 

15 minutes pour fuir

«Soit vous partez dans les 15 minutes, soit nous vous tuons.» Munir, un chrétien calviniste de Bagdad, a été menacé ainsi. Par précaution, sa famille s'est rendue dans l'appartement d'un proche, et a attendu. Alors, une bande armée est arrivée. «Ils ont violé nos femmes, et même ma mère de 80 ans a été battue.» La famille est partie «immédiatement, sans même prendre des vêtements de rechange», vendant l'appartement au quart de sa valeur.

 

Aram, membre de l'Eglise orthodoxe arménienne à Bagdad, ajoute: «Ma femme et moi connaissions des chrétiens qui ont été tués. Comme nos numéros de téléphone étaient enregistrés sur leurs portables, les meurtriers nous ont appelés et menacés.»

 

Appartenir à une minorité religieuse en Irak est dangereux. «Ces groupes paient le prix de la guerre, explique un participant, parce qu'ils sont soupçonnés d'être des traîtres, bien qu'ils partagent le pain avec leurs frères musulmans depuis des siècles.»

 

La vie en Syrie n'est pas facile non plus. Les ressources que les réfugiés ont pu emporter s'épuisent. L'arrivée d'un million et demi d'Irakiens en fuite pèse sur l'économie syrienne. Les prix des produits alimentaires et du logement s'envolent, les emplois se font rares. Beaucoup de réfugiés se sentent lâchés par la communauté internationale. Les ambassades occidentales rejettent systématiquement les demandes de visa. «Nos jeunes femmes doivent-elles rentrer et être violées avant qu'on leur donne la permission de partir ?» lance un homme en colère.

 

Rentrer en Irak ? Des cris en anglais et en arabe jaillissent dans toute la pièce: «Non, jamais!» «Bien sûr que je voudrais rentrer chez moi, précise une jeune femme de Bassora. Mais peut-on me garantir que je ne vais pas être assassinée? Des membres de ma famille sont rentrés et, une nuit, on les a tués.» Le patriarche Mor Ignace Zakka, de l'Eglise orthodoxe syrienne, confirme qu'un prêtre a été assassiné la semaine précédente, après avoir célébré la messe. «Nous ne voulons pas que l'Irak se vide de ses chrétiens, mais s'ils sont menacés, comment leur dire de rester?» lance-t-il.

 

Soutien des Eglises

Les réfugiés sont reconnaissants aux Eglises de Syrie qui les accueillent. «Notre communauté est ouverte aux Irakiens, soit pour y célébrer leurs offices, soit pour se joindre aux nôtres», assure le patriarche melkite grec catholique Grégoire III, qui ajoute que son Patriarcat collabore avec un centre islamique pour assister les réfugiés chrétiens et musulmans.

 

Le pasteur allemand Volker Faigle, de la délégation du COE, a assuré de son soutien: «Certes, nous ne pouvons vous apporter des billets d'avion ou des visas. Mais mon Eglise - l'Eglise évangélique d'Allemagne - et l'Eglise catholique d'Allemagne vont s'adresser au gouvernement, au parlement et aux institutions européennes pour leur dire ce que nous avons vu et entendu. Quand nous rentrerons dans nos pays, nous penserons à vous, nous prierons pour vous et nous agirons pour vous.»

 

Annegret Kapp , COE

 

 

Engagement suisse

 

La Faculté de théologie de l'Université de Fribourg s'engage en faveur des chrétiens d'Irak. Une soixantaine de personnes ont répondu le 9 mai à l'invitation de la Faculté pour «entendre deux témoins du martyre de la minorité chrétienne en Irak», Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk, et Mgr Jacques Ishaq, recteur de l'unique Faculté de théologie catholique en Irak.

 

«Il ne reste que 350 000 chrétiens en Irak, moins de 3% de la population», a averti Mgr Sako. Il a mis en garde contre l'idée de plans d'accueils officiels pour les chrétiens d'Irak: «Les chrétiens qui partent affaiblissent ceux qui restent et donnent un argument supplémentaire aux islamistes pour que nous partions.» Quant à ceux qui sont déjà en exil, il faut les aider, a-t-il lancé.

 

La Conférence des recteurs prévoit d'interpeller les instances fédérales pour faciliter les visas aux étudiants de ce pays, a annoncé le recteur de l'Université Guido Vergauwen. Il a aussi suggéré le parrainage de paroisses chrétiennes en Irak.

 

20/06/2008

Iran : La persécution n’arrête pas les conversions

Iran : La persécution n’arrête pas les conversions

 

iranLes églises de maison se développent en Iran, mais dans le même temps, les chrétiens subissent un harcèlement constant.

 

« Ils sont mis en prison pour quelques semaines, ils sont battus, on met une grosse pression sur eux pour obtenir des informations sur les autres convertis » raconte un pasteur iranien qui souhaite garder l’anonymat pour des raisons de sécurité.

 

Les 11 et 13 mai derniers, dix chrétiens ont ainsi été arrêtés à Shiraz, une ville située au sud du pays. Sur les dix, deux sont toujours en prison. Il s’agit de Mahmood Matin et d’un autre homme dont le prénom est Arash. Le lieu et les conditions de leur incarcération demeurent inconnus.

 

Les huit autres ont été relâchés, mais risquent des poursuites judiciaires. Mojtaba Hussein âgé de 21 ans et Hamoyon Shokohie Gholamzadeh, 58 ans sont accusés d’avoir commis des actes « contre la sainte religion », tandis que les six autres sont accusés d’avoir commis des actes « contre le pays ». Malgré son jeune âge, Mojtaba Hussein a dû payer une caution d’un montant exorbitant : pas moins de 13 000 euros. Toutes ses communications sont désormais surveillées par la police.

 

Un autre chrétien, arrêté fin avril à Amol, dans le nord du pays, a lui aussi été relâché contre la mise en garantie de sa maison.

 

Selon la loi islamique appliquée strictement en Iran, il est illégal de quitter l’islam. Ceux qui le font sont des traîtres, passibles de la peine de mort.

 

Malgré toutes ces persécutions, le nombre de chrétiens augmente en Iran. Ce phénomène est attribué au lancement de nombreuses radios et chaînes de télévision chrétiennes par satellite depuis les cinq dernières années. Beaucoup de citoyens iraniens, déçus du régime totalitaire islamique et de l’islam sont désormais prêts à risquer arrestations et tortures afin de trouver la paix et un but pour leur vie. Certains groupes de maison dans lesquels se réunissent les chrétiens doublent en taille tous les six mois. (Source : Compass Direct)

 

• Remercions Dieu pour tous ces Iraniens qui trouvent le salut en Jésus-Christ.

• Prions pour Mahmood Matin et Arash toujours incarcérés dans un lieu inconnu.

• Prions pour les autres chrétiens qui ont été relâchés mais risquent des poursuites judiciaires et sont considérés comme des criminels.

18/06/2008

Algérie : vidéos et articles

Avant de lire les articles ci-dessous, je vous invite à visionner cette vidéo de la chaine catholique Ktotv sur les persécutions des chrétiens en Algérie.

L'invité venu parler de la situation des chrétiens algériens, notamment les nombreux convertis venus de l'Islam, était Mohammed-Christophe Bibb, fondateur de l'association Notre Dame de Kabylie. Je renvoie aux postes précédents ici et là sur les récentes persécutions anti-chrétiennes dans ce pays.

Loin de la langue de bois généralement entendue dans les médias sur ce sujet, Mr Bibb a judicieusement rappelé que l'Islam s'est construit contre le christianisme et qu'en Afrique du Nord, les premiers colonisateurs furent les arabes. Il a surtout demandé que le gouvernement algérien ne s'ingère pas dans la foi de ses ressortissants chrétiens.

Cliquez sur ce lien :

http://www.ktotv.com/cms/videos/fiche_video.html?idV=00039807&vl=video_nouveautes

 

Chrétiens algériens harcelés par la justice

(6 juin)

L’association Portes Ouvertes qui défend les chrétiens persécutés regrette les condamnations de quatre Algériens pour prosélytisme le mardi 3 juin.

« Ce sont des coups de boutoir dans la liberté d’expression en Algérie.

Ces chrétiens se sont simplement réunis pour prier et chanter des cantiques. Cela ne peut être considéré comme un crime » estime Michel Varton, directeur de Portes Ouvertes France.

 topinfoalgerie

Ces quatre chrétiens avaient été interpellés en compagnie de deux amis le 9 mai dernier alors qu’ils sortaient d’un moment passé en prière au domicile de l’un d’entre eux. Ils ont été condamnés aujourd’hui à des peines de prison avec sursis et à de fortes amendes.

 

Med Seghir Rachid a été condamné à deux mois de prison avec sursis et une amende de 200 000 Dinars algériens (2000 euros).

Saibi Djillali, Rebeih Abdelhak, Beikel Chabane ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis et une amende de 100 000 Dinars algériens (1000 euros).

Khene Mohamed et Hori Abdelkader qui les accompagnaient ont été acquittés.

 

Depuis la mise en application de la loi du 28 février 2006 (ordonnance 06-03) réglementant les cultes non musulmans, les chrétiens subissent une sévère limitation de leur liberté d’expression en Algérie.

 

Plusieurs chrétiens ont récemment fait l'objet de poursuites judiciaires en raison de leur pratique religieuse, comme Habiba Kouider, qui risque jusqu’à 3 ans de prison « pour possession de livres religieux ».

La jeune femme a déclaré avoir subi dimanche dernier le harcèlement de plusieurs policiers qui l’ont humiliée dans la rue et l’ont interrogée pendant deux heures au sujet de sa foi.

 

A ce jour, 25 communautés chrétiennes algériennes se sont vu notifier l'ordre de cesser toute activité (16 églises appartenant à l'Eglise protestante d'Algérie (EPA) et 9 églises protestantes indépendantes).

Plusieurs associations chrétiennes de France ont souhaité exprimer leur soutien aux chrétiens d’Algérie et ont lancé une pétition.

Il s’agit de l'Alliance Evangélique Française, le Collectif Algérie, l’Association Franco-Kabyle pour la Culture Tafat Umasihi, l’Union des Nord-Africains Chrétiens de France, les groupes Oasis, le Comité Protestant Evangélique pour la Dignité Humaine et l’organisation Portes Ouvertes.

 

Ghlamallah assimile l'évangélisation au discours du terrorisme

(8juin)

Les campagnes d’évangélisation en Algérie ne sont pas menées sous une couverture religieuse, mais visent plutôt à aliéner l’identité nationale, a estimé avant-hier, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, M. Bouabdallah Ghlamallah.

 

Le premier imam du pays qui répondait à une question d’un membre de l’Assemblée populaire nationale (APN) a indiqué que ces campagnes d’évangélisation, en Algérie, tendent à « saper le moral des citoyens et à semer la discorde », estimant que cette situation exige une politique qui « consacre une cohérence entre le discours religieux et le discours national ». Cette politique, explique le ministre, cité par l’APS, doit « veiller à la protection du discours national de toute manipulation étrangère et de toute exploitation religieuse conjoncturelle ». M. Ghlamallah n’a pas manqué, par ailleurs, de faire le parallèle entre l’approche utilisée par ceux qui sont derrière ces campagnes et celle de ceux qui ont appelé, un certain temps, à l’intégrisme religieux qui a donné naissance au terrorisme. Ces campagnes visent à « détourner les jeunes de leur religion par des arguments fallacieux qui rappellent le discours du terrorisme que l’Algérie a pu vaincre grâce aux efforts de tous », a affirmé M. Ghlamallah, estimant nécessaire de faire preuve de « maturité et de vigilance afin de faire échec à ces campagnes ».

 

A noter que les déclarations du ministre des Affaires religieuses interviennent au moment où une polémique anime toujours le débat, aussi bien en Algérie, à travers la réaction de l’église protestante d’Algérie, qu’à l’étranger où des ONG ont dénoncé l’existence de ce qu’ils ont qualifié d’« entraves à l’exercice libre du culte en Algérie ».

 

La polémique est née suite à l’affaire dite « Habiba », une femme âgée de 36 ans qui a été interpellée, dernièrement, à Tiaret en possession de 25 évangiles. La jeune femme attend le verdict d’un procès dans lequel elle est accusée de prosélytisme. Le procureur général près la Cour de Tiaret, avait indiqué à l’APS, à propos de cette affaire, que « la justice se comporte avec objectivité et respecte les individus et les associations qui pratiquent leurs rites religieux conformément au cadre défini par la loi ». Le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza, avait, pour sa part, réitéré, dernièrement, la volonté des autorités publiques de veiller à l’application des lois organisant la pratique des rites religieux, dans le respect de la liberté de culte.

 

« L’affaire liée au prosélytisme, en cours d’instruction à Tiaret, relève de la loi régissant la pratique des rites religieux en Algérie et les autorités publiques veillent à l’application de cette loi dans le respect de la liberté du culte », avait souligné M. Boukerzaza, lors du point de presse animé à l’issue du Conseil du gouvernement.

 

Rappelons que le tribunal de Tiaret a condamné, le 3 juin dernier, quatre individus à des peines de prison avec sursis assorties d’amende et relaxé deux autres dans une affaire similaire. Les six mis en causes qui sont originaires de Tizi-Ouzou, de Tiaret et d’Oran ont été arrêtés, le mois dernier, près du domicile de l’un d’eux, à Haï Mohamed Djahlane, à Tiaret.

 

Après le procès de nos 6 frères le 27 mai, un SOS venu d'Algérie

(10 juin)

Au nom de mes frères qui vivent la tragédie avec moi, nous voulons dire à nos frères musulmans et à l’état que nous sommes des Algériens comme eux et que nous voulons rester et vivre en Algérie. On est plus convaincus qu’on vit une chasse ouverte aux chrétiens dans ce pays par les autorités au premier plan et par la société au second.

 

Comme prévu on a passé au tribunal ce mardi 27 mai 2008 pour être jugé sur crime d’avoir tenter d’ébranler la foi des musulmans. Mon Dieu, comment six personnes peuvent ébranler la foi de quarante millions à moins que le tribunal soit convaincu que la foi des quarante millions n’est pas fondée sur des bases solides, une tente posée sur le sable sans pivots et qui a peur du vent, le vent de la vérité.

 

En plus de ça et au cours du procès, ils nous ont accusés d'avoir organisé une messe sans autorisation, une accusation sans fondement.

 

En fin de procès, le procureur a requis contre nous la sévère peine de (02) deux ans de prison ferme et une amende de 500.000.00 DA chacun, un total de 3.000.000.00 DA, l'équivalent de 30.000 euros.

 

Mes frères dans la foi, ils sont décider de nous enfermer mais ils ne pourrons pas fermer nos cœurs, nous contenions à adorés notre Dieu, notre Dieu est le christ, notre Dieu est vivant, amen.

 

 

13/06/2008

Chrétiens palestiniens

kincaidLes grands oubliés du conflit israélo-palestinien sont les chrétiens évangéliques palestiniens. Peu d'entre nous connaissent leur existence, faite de misère et de déchirement. Comment être non violent dans une société entièrement engagée dans la lutte armée ? Comment ne pas haïr ceux qui vous persécutent ? Aucune haine dans ce livre qui est un long cri de souffrance

L’ouvrage de Jack Kincaid "Coincé entre 2 feux" désire présenter l’un des côtés du conflit du Moyen-Orient comme les médias n’en parlent pas. Nous savons que Dieu a un plan pour le peuple juif. Mais comment les chrétiens palestiniens sont-ils placés dans ce plan?

Actuellement, ils représentent la minorité des minorités et suscitent peu d’intérêt de l’extérieur alors que leur situation les a placés dans un territoire où ils se retrouvent attaqués de tous côtés.

Mettez vos pieds dans leurs pas et passez une semaine avec eux. Regardez les vivre et témoigner. Vous découvrirez quel est leur combat, de quel côté se trouve Dieu, quelle est la solution pour le futur. Vous connaîtrez leurs espoirs et les efforts de réconciliation avec les juifs chrétiens.

 

Aux éditions Sénevé

 

 

10/06/2008

Erythree : Des pasteurs risquent la peine de mort

ec301f0Des pasteurs risquent la peine de mort 

 

Nous venons d’apprendre que plusieurs pasteurs pourraient être accusés de haute trahison, un crime passible de la peine de mort en Erythrée. Haile Naizghi et Kifle Gebremeskel, pasteurs de l’église du Plein Evangile, ainsi que Tesfatsion Hagos de l’église évangélique Rema, seraient concernés. Les trois pasteurs sont emprisonnés en raison de leur foi, de même que plus de 2000 autres chrétiens.

 

 

 

topinfo31

    H.Naizghi, K.Gebremeskel et T.Hagos

 

Ces prisonniers, pour la plupart détenus de manière arbitraire, subissent la torture et les coups, sont parfois enfermés dans des conteneurs métalliques et des cellules souterraines pour les forcer à renoncer à leur foi.

 

Et ce week-end, de nouvelles arrestations ont eu lieu, alors que le pays fêtait l’anniversaire de son indépendance. Un groupe de chrétiens appartenant au mouvement de renouveau de l’Eglise orthodoxe d’Erythrée s’était réuni secrètement dans le but de prier pour le pays, quand des policiers ont surgi dans la maison. Les 25 personnes présentes ont été arrêtées et sont actuellement détenues au commissariat d’Adi-Kuala, une ville située près de la frontière éthiopienne.

 

Ce même week-end, nous avons aussi appris une bonne nouvelle : La libération de 25 autres chrétiens, détenus depuis 3 mois, contre une caution de 80 000 nakfa (3400 euros) chacun.

Le président de ce petit pays de la Corne de l’Afrique, Issayas Afewerki, a fermé toutes les églises protestantes indépendantes du pays en mai 2002, interdisant également toutes leurs célébrations et emprisonnant tous ceux qui veulent continuer à se réunir.

 

Depuis cette date, seules les églises orthodoxe, catholique et luthérienne considérées comme églises historiques sont autorisées. Le gouvernement entend bien contrôler toute activité religieuse sur le territoire, et même ceux de l’Eglise orthodoxe qui ont laissé entendre leur désaccord sont aujourd’hui en prison.

 

• Remercions Dieu pour la libération des 25 chrétiens. Prions pour eux. Ils se sont vus interdire toute activité chrétienne.

• Prions pour que les pasteurs Haile Naizghi, Kifle Gebremeskel et Tesfatsion Hagos, détenus sans charges depuis 4 ans, ne soient pas accusés de haute trahison et pour qu’ils soient libérés.

• Prions pour les 25 chrétiens arrêtés. Ils risquent d’être transférés au camp militaire de Wi’a, tristement célèbre pour les mauvais traitements infligés aux chrétiens.