15/11/2010

Iran : le pasteur Nadarkhani condamné à mort pour apostasie

La sentence a été communiquée ce matin par écrit à maître Sarbazi, l’avocat du pasteur Nadarkhani: il s’agit d’une condamnation à mort par pendaison pour apostasie. Dans une nation régie par la Charia (loi islamique), l’abandon de l’Islam est puni de mort.

Soupçonné d’être d’obédience unitarienne, le mouvement du pasteur Nadarkhani a été longtemps totalement abandonné par les chrétiens d’Occident. Jouant habilement de cette division, le gouvernement iranien tente d’en profiter pour endiguer un mouvement en très forte croissance, notamment parmi les jeunes.

Pour répondre de ces accusations d’unitarianisme, le mouvement Eglise d’Iran a publié en notre langue sa confession de foi.

L’avocat du pasteur Youcef a 20 jours pour faire appel. Nous, chrétiens, pouvons continuer de prier pour le pasteur Youcef, son épouse et leurs enfants dont vous pouvez lire toute l’histoire ici. Le pasteur Nadarkhani a été arrêté le 12 octobre 2009.

Quelques médias, organismes d’assistance à l’Eglise persécutée ainsi que des instances gouvernementales commencent à relayer le calvaire de nos frères et soeurs iraniens:

>>> Assist News Services (article du 13 novembre 2010)

>>> International Christian Concern (article du 14/11/2010 sur un autre pasteur du même mouvement)

>>> United States Commission on International Religious Freedom (appel à Barack Obama, le 29/10/2010)

>>> BosNewsLife (message du pasteur Nadarkhani, 30/10/2010, repris et traduit dans la revue de presse du CRIF, début novembre)

>>> Christian Today India (article du 01/11/2010)

>>> blogdei (article actualisé, le point sur la situation du pasteur Nadarkhani, 11/09/2009)

25/08/2010

L'Iran veut imposer le silence aux anciens musulmans devenus chrétiens

Iran : Les autorités veulent imposer le silence aux anciens musulmans devenus chrétiens
Par Paul Ohlott
Source : TopInfo

Eglise en IranLe 18 juillet dernier, selon le Farsi Christian News Network (FCNN), 15 chrétiens d’origine musulmane ont été arrêtés à Mashad, alors qu'ils se rendaient à Bojnoord dans le but de rencontrer d'autres chrétiens.

Les 15 occupants du minibus ont été interrogés par la police. Finalement, treize d'entre-eux ont été relaxés au bout d'une semaine, contre le paiement d'une caution et la signature d'un document dans lequel ils s'engagent à ne pas faire état de leur croyance.

Stéphane Reza, 48 ans, marié et père de deux enfants, ainsi que Ehsan Behrooz, étudiant de 23 ans, auraient quant à eux refusé de signer ce document et sont toujours détenus.

Pour l'ONG Portes Ouvertes, cette pression vise à «enrayer la progression du Christianisme». Les autorités iraniennes redoutent par dessus-tout que «les convertis d'origine musulmane expliquent à leurs compatriotes pourquoi ils ont quitté l'Islam».

Par ailleurs, FCNN rapporte également que «le chef d'une secte chrétienne» intitulée «Jésus seul» a été arrêté et serait maintenu en détention depuis le mois de juin.

Paul OHLOTT

10/12/2009

Iran : Maryam et Marzieh sont libres depuis le 18 novembre

Maryam_marziehMaryam Rostampour (27 ans) et Marzieh Amiriazadeh (30 ans) sont enfin libres ! « Les mots ne sont pas assez forts pour exprimer notre gratitude envers Dieu et Ses enfants qui ont prié et travaillé pour obtenir notre libération » ont-elles déclaré à leur sortie de prison hier mercredi 18 novembre. Cela faisait plus de neuf mois qu’elles étaient retenues dans la prison d’Evin à Téhéran, une prison connue pour ses violations aux droits de l’homme.

Selon les informations obtenues, cette libération inhabituelle « est due à une pression internationale telle que le gouvernement ne pouvait plus la supporter. D'une part, leur détention était illégale. Et d'autre part, le gouvernement n'était pas prêt à les condamner pour apostasie. Ils ont déjà beaucoup d'autres casse-têtes politiques. Ils ne peuvent pas lutter sur tous les fronts en même temps. »

Ces deux chrétiennes de l’ombre ont été relâchées sans caution, mais nous ne savons pas encore sous quelles conditions. Les autorités iraniennes ont pris l’habitude de renvoyer en justice ou d’imposer de nouvelles restrictions aux chrétiens libérés, parfois plusieurs mois ou années après leur sortie de prison.

Maryam et Marzieh n’ont pas été torturées physiquement pendant leur détention, mais elles ont énormément souffert du manque de soins médicaux. Aujourd’hui, elles sont toutes les deux très affaiblies. Marzieh en particulier souffre de sa colonne vertébrale, d’une rage de dent et de fortes migraines.

Ces deux chrétiennes avaient été arrêtées le 5 mars 2009 par les autorités iraniennes pour activités anti-gouvernementales, prosélytisme et apostasie. En Iran, où la charia est appliquée, ce crime est passible de la peine de mort.

Pendant ces neuf mois de détention, le juge leur avait demandé à plusieurs reprise de renier leur foi et de revenir à l’islam. Mais le 9 août dernier, lors de leur dernier procès, elles ont affirmé leur foi en Jésus-Christ : « Nous aimons Jésus ». Lorsque les juges leur ont redemandé si elles étaient chrétiennes, elles ont répondu : « Oui, nous sommes chrétiennes ».Avec foi et courage, elles ont insisté, « nous ne renierons pas notre foi ».

Signer la pétition pour les chrétiens iraniens en cliquant ICI

Sujets de prière :
 
Puce CDLRemercions Dieu pour la libération de Maryam et Marzieh et pour leur courage durant cette épreuve.
Puce CDLPrions pour leur santé, pour qu’elles puissent recevoir de bons soins médicaux.
Puce CDL

Prions pour l’Eglise iranienne qui subit de fortes pressions, pour qu’elle soit fortifiée et encouragée.

 

Source : Portes Ouvertes

07/01/2009

Gaza: le Hamas persécute les chrétiens

A Gaza, le Hamas persécute les chrétiens

Source : Portes Ouvertes 

 

gazaEn Cisjordanie et à Gaza, la charia est la source principale de la législation. En juin 2007, le gouvernement unifié s’est effondré quand le mouvement islamique militant du Hamas a pris le pouvoir dans la bande de Gaza. Cette instabilité a entraîné une aggravation de la violence contre les chrétiens, les militants devenant plus hardis pour harceler les chrétiens d’origine musulmane. On a obligé deux d’entre eux à s’enfuir en Jordanie. Plusieurs chrétiens ont été emprisonnés, interrogés et battus. Un grand nombre de personnes de la communauté chrétienne. Après avoir passé les fêtes de Noël en Jordanie, Pauline a décidé de rentrer à Gaza avec ses deux fils. Elle y a retrouvé trois autres familles travaillant pour la Société biblique palestinienne.

 

Depuis le meurtre de son époux, Rami Ayyad (il tenait une librairie biblique à Gaza) et les menaces de mort de militants islamiques, plusieurs familles chrétiennes ont été évacuées de la ville. Que vont-elles faire à présent ? Y retourner ? Elles n’ont pas encore trouvé la réponse. Un chrétien de Gaza raconte : « 70 % des chrétiens veulent quitter Gaza parce qu’ils ont vraiment très peur. Mais nous aimons Gaza, c’est là où nous avons nos racines, nos maisons. » Beaucoup ont déjà fui ou cherchent à émigrer à cause de la détérioration générale des conditions de vie : coupures d’électricité, manque de vivres et de médicaments.

 

Dans ces circonstances, Pauline doit à nouveau prendre la décision de rester ou essayer de partir, d’autant qu’elle est enceinte de son troisième enfant et que l’accouchement est prévu début février. Même dilemme pour Hanna Massad, le pasteur de l’église baptiste de Gaza. Pour le moment, il n’y vit plus. Il a essayé plusieurs fois d’aller dans son église pour prêcher mais il a été refoulé à la frontière. Les membres de l’église sont confrontés à des menaces croissantes, pourtant ils continuent à se réunir les dimanches matins car ils ne veulent pas baisser les bras. Par prudence, ils se retrouvent en petits groupes uniquement.

 

 

 

Aujourd’hui, on compte environ 3 000 chrétiens à Gaza sur une population de 1,5 million d’habitants.

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Concernant l’actualité et afin de défendre la légitimité de la riposte d’Israël, lisez ceci :

 

http://www.topchretien.com/topinfo/view/46413/quand-tout-...

 

Depuis trop longtemps, le Hamas soutenu par l’Iran lance des roquettes sur les civils israéliens. Qu’en sera-t-il lorsque l’Iran aura l’arme nucléaire ? La haine des extrémistes musulmans n’a pas de limite. La bêtise des médias européen non plus.

 

http://jeanmarcmorandini.tele7.fr/article-22316.html

 

 

02/10/2008

Persécutions antichrétiennes dans le monde - 2007

Indice mondial des persécutions antichrétiennes dans le monde

Source : Portes ouvertes  

persecution-des-chretiensSelon Portes Ouvertes les 10 pays où la persécution est la plus forte  Portes Ouvertes sort tous les ans l'indice des persécutions antichrétiennes dans le monde. Il s'agit d'une liste de 50 pays où les chrétiens souffrent le plus à cause de leur foi.


Cette année, les Territoires palestiniens entrent pour la première fois dans la liste. Les persécutions contre les chrétiens en 2007 ont eu tendance à augmenter ou à stagner par rapport à l'année précédente. Nous notons une exception remarquable cependant au Népal où le changement de régime fait souffler un vent de liberté religieuse sur le pays.


« On constate que les chrétiens sont encore persécutés dans beaucoup de pays. Quelle leçon en tirer ? Surtout pas celle du découragement. Jésus-Christ a dit : "S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi !". N'oublions pas que s'ils sont persécutés, nous en souffrons aussi car nous sommes un même Corps. Le but de cette liste n'est pas d'amener l'inquiétude ou le désespoir. Au contraire, elle donne des informations utiles sur les endroits où il faut axer nos prières et agir ». Michel Varton, directeur de Portes Ouvertes France.


Les 10 pays où la persécution est la plus forte


1 - Corée du Nord


L'indice a augmenté par rapport à l'année dernière (de 85 à 90,5 points recueillis au questionnaire). Le gouvernement nord-coréen ne supporte aucune opposition et n'accorde aucune liberté de religion. Tous les habitants de Corée du Nord doivent se livrer au culte de la personnalité construit autour de Kim Jong-Il et de Kim-Il Sung, son défunt père. La population est coupée du reste du monde et dépendante du pouvoir pour tous ses besoins. La plupart des habitants perçoivent le christianisme comme une mauvaise religion dans ce pays communiste.

Les chrétiens sont battus, arrêtés, torturés, tués à cause de leur foi.

Mais la foi en Jésus-Christ continue à se transmettre. On estime que le nombre de chrétiens en Corée du Nord s'élève à au moins 200 000 et pourrait même atteindre 500 000. Au moins un quart d'entre eux sont emprisonnés pour leur foi dans les camps de prisonniers politiques, d'où l'on sort rarement vivant. En Corée du Nord, il est strictement interdit d'être chrétien. Quiconque est pris avec une Bible est envoyé en camp avec toute sa famille. Les réfugiés, ceux qui cherchent à fuir la en la Chine s'exposent aussi à la prison. Et si on s'aperçoit que le réfugié a été en contact avec des chrétiens lors de son périple, il sera traité encore plus durement, torturé, voire exécuté.


2 - Arabie Saoudite

Dans ce pays régi par la charia, l'état déplorable de la liberté de religion reste inchangé. Selon l'interprétation très stricte de la loi islamique, l'apostasie (abandon de l'islam pour une autre religion) est punissable de la peine de mort si la personne en question refuse de se repentir. Nous n'avons pas constaté de telles exécutions en 2007. Les cultes non musulmans sont interdits en public et ceux qui s'y risquent sont emprisonnés, fouettés et parfois torturés. En 2007, plusieurs chrétiens ont été arrêtés à cause de leur implication dans des activités chrétiennes.


3 – Iran

L'islam est la religion officielle en Iran et toutes les lois doivent être en accord avec l'interprétation officielle de la charia. Bien que les chrétiens soient une minorité religieuse reconnue à laquelle on garantit la liberté de culte, ils nous font part de cas d'emprisonnements, de harcèlements et de discriminations à cause de leur foi. Les églises arménienne et assyrienne sont autorisées à enseigner leurs concitoyens dans leur propre langue, mais il est défendu d'accueillir les personnes issues de l'islam (parlant la langue farsi). Etant donné les lois strictes concernant l'apostasie, tout musulman qui quitte l'islam pour embrasser une autre religion encourt la peine de mort.


Beaucoup d'églises sont surveillées par la police secrète. Les croyants qui sont actifs dans les églises ou dans des groupes de maison sont sous pression. Ils sont questionnés, arrêtés et parfois emprisonnés et battus. Les chrétiens sont opprimés par la société et subissent la pression des autorités. Il leur est difficile de trouver un emploi et de le garder. Ils sont facilement licenciés lorsqu'on découvre qu'ils sont chrétiens. En 2007, des responsables d'églises de maison et des chrétiens issus de l'islam ont été arrêtés à leur domicile et interrogés en raison de leurs activités religieuses.


4 – Maldives

Dans l'archipel des Maldives, l'Islam est la religion d'Etat et tous les citoyens doivent être musulmans. La loi de la charia qui y est observée interdit toute conversion de l'islam à une autre religion. Une personne convertie peut ainsi perdre son statut de citoyen. Toute pratique d'une religion autre que l'islam est interdite. Il est donc impossible d'ouvrir de nouvelles églises. Les étrangers, eux, sont en revanche autorisés à pratiquer leur religion en privé, pourvu qu'ils n'encouragent pas les citoyens à y participer. Il est également impossible d'importer des Bibles ou tout autre support chrétien, à l'exception d'une copie exclusivement réservée à l'usage personnel.


Ce pays - parmi les moins évangélisés du monde - ne compte qu'une poignée de croyants autochtones qui vivent leur foi dans le secret absolu, en raison du contrôle social omniprésent. Le non respect de la liberté de religion aux Maldives n'a pas évolué depuis 2007. Suite à des attaques à la bombe contre des ambassades occidentales, le gouvernement a pris des mesures actives pour endiguer l'islam radical. En décembre 2007, une attaque visant le Président Gayoom a échoué. Les principaux suspects étaient des musulmans extrémistes. Nous n'avons reçu aucun rapport en 2007 sur des arrestations de croyants originaires du pays ou d' expulsions de chrétiens étrangers.


5 – Bhoutan

Le bouddhisme Mahayana est religion d'Etat dans la petite royauté himalayenne du Bhoutan.
Officiellement, le christianisme n'existe pas ; selon un responsable chrétien, ils sont environ 13 000 dans le pays. Ils n'ont cependant pas le droit de prier ou d'exprimer leur foi en public. Ils peuvent se réunir pourvu qu'ils restent en famille, jamais collectivement avec d'autres familles. Leurs enfants sont acceptés dans les écoles mais ils sont discriminés dès que l'on découvre leur foi ; ils sont soumis à de constantes pressions pour qu'ils adoptent le bouddhisme et participent aux rassemblements rituels. Il leur est quasiment impossible d'avoir accès aux études universitaires. Ceux qui ont des postes administratifs se voient également discriminés, certains ayant perdu leur poste pour la seule raison de foi.

L'importation de littérature chrétienne est prohibée, seuls sont permis dans le pays les ouvrages relatifs au bouddhisme


L'influence des moines et de la communauté est telle que la persécution est essentiellement le fait des familles. Il existe une discrimination de la part des autorités mais à une moindre échelle. Les cas de violence excessive sont ponctuels.


6 – Yémen

Il n'y a pas eu de changement majeur en 2007 par rapport à 2006 quant au manque de liberté religieuse pour les chrétiens du Yémen.

La Constitution yéménite garantit la liberté de religion, tout en déclarant que l'islam est la religion d'Etat et que la charia est la base de toute législation. Le gouvernement yéménite autorise quelques libertés aux étrangers chrétiens, mais les citoyens du Yémen ne sont pas autorisés à se convertir au christianisme (ou à toute autre religion). Les chrétiens issus de l'islam sont condamnés à la peine de mort si leur conversion est découverte. Parler de l'Evangile aux musulmans est strictement interdit. Au cours de l'année passée, plusieurs chrétiens ont été arrêtés et battus à cause de leur foi.


7 – Afghanistan

L'Afghanistan est une République islamique où il n'existe aucun bâtiment d'église. Les chrétiens représentent seulement 0.01% de la population. Après avoir été gouverné par des fondamentalistes musulmans, le pays est actuellement dirigé par un gouvernement de coalition. Il y a encore beaucoup d'anarchie et le gouvernement central ne contrôle pas la totalité du pays. Les actes de violence sont fréquents et les mouvements de résistance des fondamentalistes musulmans reprennent de la vigueur. La liberté de religion inscrite dans la Constitution représente une contradiction, puisque la loi islamique est considérée comme étant la loi du pays. Bien que garantissant la liberté de religion aux non musulmans, les lois « contraires aux croyances de la religion sacrée de l'islam » sont interdites. Les chrétiens doivent être très prudents. Les étrangers surpris en train d'évangéliser sont emprisonnés et expulsés du pays.


Les Afghans qui s'engagent à devenir chrétiens sont souvent sous la pression de la famille et de la société. Les chrétiens issus de l'islam sont l'objet d'intimidation et d'abus verbaux répétés, de coups, de licenciement, d'emprisonnement et quelquefois d'assassinat lorsqu'on découvre leur conversion. Certains ont dû quitter le pays pour sauver leur vie. Le 19 juillet 2007, des forces rebelles Taliban ont enlevé un groupe de travailleurs humanitaires chrétiens sud-coréens. Plusieurs ont été poussés à se convertir à l'islam et battus pour avoir refusé. Deux d'entre eux ont été exécutés. Les autres ont été relâchés plus tard et renvoyés dans leur pays.

8 – Laos

Le Laos est un Etat communiste qui compte environ 100 000 protestants et 45 000 catholiques. En dépit de quelques progrès dans les régions du sud (comme dans la province d'Attapeu), l'attitude de l'Etat envers les chrétiens continue à se détériorer dans plusieurs régions du nord du pays, particulièrement envers les chrétiens Hmong.
L'année 2007 marque une rupture dans la politique du gouvernement qui a montré une attitude contradictoire :
- d'un côté, il a fait preuve d'indulgence envers le christianisme dans certaines régions du pays
- de l'autre côté, il a manifesté son aversion pour l'Eglise et continue à considérer les chrétiens comme des ennemis de l'Etat.


Par exemple, lorsque les autorités locales (provinces et districts) continuent à restreindre les droits des minorités religieuses et ethniques, l'Etat n'a pas réagi. Les autorités laotiennes ne tolèrent qu'une présence chrétienne limitée et placent les responsables chrétiens sous stricte surveillance. Le régime limite le nombre d'églises en activité et en ferme d'autres, surtout dans les campagnes.


L'Eglise au Laos subit une forte pression de la société, une surveillance de l'Etat à tous les niveaux. Néanmoins il existe une église souterraine, qui semble être en croissance malgré la persécution. En juillet 2007, un terrible acte de répression a eu lieu contre les chrétiens d'un village de Ban Sai Jarern, dans la province de Bokeo. Treize croyants ont été tués, des maisons ont été bombardées et des dizaines de croyants ont été arrêtés. A notre connaissance, 21 chrétiens sont actuellement emprisonnés au Laos, et la plupart d'entre eux n'ont jamais été jugés.

9 – Ouzbékistan

Les restrictions et la persécution se sont poursuivies tout au long de l'année 2007 en Ouzbékistan. Le gouvernement a fait passer des lois qui interdisent ou restreignent sévèrement les activités telles que le prosélytisme, l'importation et la distribution de littérature religieuse et l'instruction religieuse privée. La loi interdit de posséder plus d'un exemplaire d'un livre chrétien, y compris la Bible.


Pour pouvoir continuer d'exister, les églises doivent réussir à s'enregistrer, ce qui est très difficile. Comme il y a très peu d'églises enregistrées, beaucoup de chrétiens sont obligés de se rencontrer secrètement dans les maisons, avec la menace constante d'être arrêtés pour activités religieuses illégales. Les raids de police sont fréquents, et conduisent souvent les chrétiens à être arrêtés, frappés, parfois même torturés. Leurs livres et tout autre matériel chrétien sont alors détruits.


Les croyants ouzbeks subissent une pression particulière les poussant à se convertir à l'islam. Les médias se mobilisent régulièrement contre les chrétiens et entraînent une augmentation de l'intolérance dans la société. Un responsable chrétien du Karakalpakstan (nord-ouest de l'Ouzbékistan) a été poursuivi dans tout le pays. Le pasteur d'une église charismatique d' Andijan a été condamné à quatre ans de camp de travaux forcés en mars 2007.


10 – Chine

La Chine est un pays de contradiction. Dans certaines régions, des chrétiens sont harcelés et emprisonnés en raison de leur foi. Dans d'autres, ils jouissent d'une plus grande liberté. Mais d'une manière générale, il reste difficile pour beaucoup de chrétiens de pratiquer librement sa foi.

En 2007, à l'approche des Jeux Olympiques, des descentes de police ont eu lieu dans les communautés chrétiennes non enregistrées (ou églises de maison) pour s'assurer qu'aucune source d'agitation ne viendra troubler l'événement sportif. Ces descentes ont eu lieu avec des méthodes très diverses, allant de la simple visite à l'arrestation des personnes rassemblées. Dans certains cas, la violence physique a été utilisée contre des chrétiens.


Un nombre sans précédent de missionnaires étrangers ont été expulsés en 2007 dans le cadre de l'opération Typhon n°5 pour combattre les « infiltrations étrangères » des activités missionnaires avant les JO.

 

18/09/2008

Iran : Peine de mort pour apostasie

Iran : Les deux premiers en attente d’exécution sont des convertis au christianisme

 

(Source : Point de bascule)

 

ahmadinejad2Mardi, le Parlement iranien a voté une loi imposant la peine de mort pour apostasie, a signalé un groupe de défense des droits de l’homme.

 

Les députés ont approuvé le projet de loi avec 196 voix pour, sept contre et deux abstentions, selon le Christian Solidarity Worldwide basé au Royaume-Uni. La loi vise à ajouter plusieurs crimes à la liste de ceux qui pourraient entraîner la peine de mort, y compris « établir des blogs et des sites promouvant la corruption, la prostitution et l’apostasie ».

 

Mahmoud Mohammad Azad-Matin, 53 ans, et Arash-Ahmad Ali Basirat, 40 ans, des musulmans qui se sont convertis au christianisme, ont été accusés d’apostasie la semaine dernière à la Cour publique et révolutionnaire de Chiraz, en Iran. Ils sont actuellement en attente du verdict du tribunal et sont détenus depuis le 15 mai.

 

Selon des témoignages, l’Iran a retiré la nouvelle de l’adoption de la loi du site du Parlement dans les heures qui ont suivi sa publication mardi, selon CSW. Mais des rapports du progrès de la loi au Parlement ont été publiés par d’autres agences de presse iraniennes, y compris IRINN (République islamique d’Iran News Network) et des journaux du matin en Iran, comme Resalat.

05/08/2008

Iran : « Il n'y a pas de plus grand amour ... »

mohsenIran :  « Il n'y a pas de plus grand amour ... »

Source : journal chrétien

Mohsen Namvar a été arrêté le 31 mai 2008 par la police secrète iranienne et détenu dans un endroit secret pendant quatre semaines.

 

A sa sortie, le 26 juin 2008, Mohsen souffrait de fortes douleurs au dos, d’une tension extrêmement élevée et de troubles de mémoire. Ses membres tremblaient sans cesse. Il a refusé de se déshabiller en présence de sa femme, Fereshteh, pour lui épargner la vue de l’ampleur de ses blessures.

 

Mohsen a dit de ceux qui l’ont torturé : « Je ne doute pas un instant qu’ils voulaient me tuer. » Pour lui, il est clair que les mauvais traitements physiques et les pressions psychologiques qu’il a subis étaient directement liés à son refus de trahir les chrétiens qu’il connaît. Il était prêt à donner sa vie pour ses amis.

 

Les policiers lui demandaient sans cesse les noms d’autres chrétiens d’origine musulmane et des informations sur les églises de maison. Même s’il est probable que lui-même ait été dénoncé par d’autres, Mohsen n’a pas dit un mot.

 

Ces semaines ont aussi été éprouvantes pour Fereshteh, sa femme. Mohsen avait déjà été inquiété (écouter SurleFil ) au printemps 2007 par la police secrète iranienne. Elle connaissait donc l’enjeu. En plus de son inquiétude justifiée pour la vie de son mari, Fereshteh a dû faire face à une tentative d’enlèvement de leur fils, des appels téléphoniques menaçants réguliers et une seconde fouille de leur maison par la police secrète.

 

Quelques jours après sa libération, Mohsen et sa famille ont décidé de fuir leur pays. Ils sont arrivés le 2 juillet 2008 en Turquie pour déposer une demande d’asile auprès du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Ils font désormais partie de ces 15 000 réfugiés séjournant à Ankara et devront attendre au moins 3 ou 4 ans, avant que leur demande d’asile n’aboutisse.

 

Lire également (en anglais) http://www.baylyblog.com/persecution/index.html

12/07/2008

Iran : Forcés à renier leur foi

Iran : Forcés à renier leur foi

(mercredi 2 juillet 2008, par Aloys Evina, Source : Portes Ouvertes)

Tina Rad et Makan Arya se sont convertis au christianisme il y a seulement trois mois, mais Tina avait déjà mis en place un groupe d’études bibliques chez elle à Téhéran.

Elle et son mari se rendaient régulièrement dans une église de maison. Il y a un mois, les deux jeunes gens ont été dénoncés par un proche et le 3 juin dernier, la police a surgi chez eux et les a emmenés, laissant leur petite fille malade, âgée de 4 ans, livrée à elle-même. Tina et Makan ont passé quatre jours en prison sans nouvelles de leur fille. Ils ont finalement été remis en liberté contre une caution de 19 000 euros pour Tina et 12 500 euros pour Makan. Tina est accusée d’ « activités contre la sainte religion islamique » et Makan est accusé d’ « atteinte à la sécurité nationale ». Ils ont dû signer de force des documents affirmant leur retour à l’islam et se sont vus interdire toute activité chrétienne.

Pendant leur incarcération, ils ont été frappés et menacés. Ils ont des bleus sur tout le corps. Depuis leur retour chez eux, ils subissent le harcèlement de leurs voisins et de leurs proches. La fenêtre de leur magasin a été brisée. Ils reçoivent à tout moment du jour et de la nuit des coups de téléphone anonymes. Ils ont demandé une protection de la police, mais ne l’ont pas obtenue. Ils pensent déménager.

 

Remercions Dieu pour la libération de Tina et Makan qui ont retrouvé leur fille saine et sauve.

Prions pour cette famille, que Dieu l’aide à traverser cette épreuve en gardant les yeux fixés sur Lui.

Prions pour les membres des églises de maison qui se multiplient en Iran, sous la surveillance constante de la police secrète.

20/06/2008

Iran : La persécution n’arrête pas les conversions

Iran : La persécution n’arrête pas les conversions

 

iranLes églises de maison se développent en Iran, mais dans le même temps, les chrétiens subissent un harcèlement constant.

 

« Ils sont mis en prison pour quelques semaines, ils sont battus, on met une grosse pression sur eux pour obtenir des informations sur les autres convertis » raconte un pasteur iranien qui souhaite garder l’anonymat pour des raisons de sécurité.

 

Les 11 et 13 mai derniers, dix chrétiens ont ainsi été arrêtés à Shiraz, une ville située au sud du pays. Sur les dix, deux sont toujours en prison. Il s’agit de Mahmood Matin et d’un autre homme dont le prénom est Arash. Le lieu et les conditions de leur incarcération demeurent inconnus.

 

Les huit autres ont été relâchés, mais risquent des poursuites judiciaires. Mojtaba Hussein âgé de 21 ans et Hamoyon Shokohie Gholamzadeh, 58 ans sont accusés d’avoir commis des actes « contre la sainte religion », tandis que les six autres sont accusés d’avoir commis des actes « contre le pays ». Malgré son jeune âge, Mojtaba Hussein a dû payer une caution d’un montant exorbitant : pas moins de 13 000 euros. Toutes ses communications sont désormais surveillées par la police.

 

Un autre chrétien, arrêté fin avril à Amol, dans le nord du pays, a lui aussi été relâché contre la mise en garantie de sa maison.

 

Selon la loi islamique appliquée strictement en Iran, il est illégal de quitter l’islam. Ceux qui le font sont des traîtres, passibles de la peine de mort.

 

Malgré toutes ces persécutions, le nombre de chrétiens augmente en Iran. Ce phénomène est attribué au lancement de nombreuses radios et chaînes de télévision chrétiennes par satellite depuis les cinq dernières années. Beaucoup de citoyens iraniens, déçus du régime totalitaire islamique et de l’islam sont désormais prêts à risquer arrestations et tortures afin de trouver la paix et un but pour leur vie. Certains groupes de maison dans lesquels se réunissent les chrétiens doublent en taille tous les six mois. (Source : Compass Direct)

 

• Remercions Dieu pour tous ces Iraniens qui trouvent le salut en Jésus-Christ.

• Prions pour Mahmood Matin et Arash toujours incarcérés dans un lieu inconnu.

• Prions pour les autres chrétiens qui ont été relâchés mais risquent des poursuites judiciaires et sont considérés comme des criminels.

02/06/2008

"Bienvenue" chez les chiites : Iran - Les chrétiens sous la férule des Ayatollahs.

iran_geographieIran: Les chrétiens sous la férule des Ayatollahs.


(article Frédéric Goguel publié dans la revue Résister et Construire)


Situation générale

Comme on peut le penser, l'arrivée au pouvoir de Khomeyni et des ayatollahs a été néfaste pour les chrétiens d'Iran, de sorte qu'un bon nombre d'entre eux ont préféré émigrer. Alors qu'on en comptait plus de 200.000 en 1973, il n'en restait plus que 120.000 en 1994, soit environ 0,2 % de la population totale.

Ils se divisent en plusieurs catégories, tant du point de vue ethnique que du point de vue des dénominations:

1. Groupe des chrétiens orientaux: assyro-chaldéens et arméniens, qui ont le statut de protégés, protection tout à fait théorique comme on le verra. À titre d'exemple, mentionnons dès maintenant que la Commission des Droits de l'Homme des Nations Unies signalait en 1992 que des membres de l'Église Assyrienne faisaient l'objet de tracasseries et de menaces d'emprisonnement. Les Assyro-Chaldéens, qui utilisent à la maison et à l'église la langue araméenne que parlait le Christ, ne sont plus que 17.000 (contre 70.000 en 1978 et 31.700 en 1988), et ils se divisent en:

Église Assyrienne (ou nestorienne) avec 7.000 membres (contre 15.000 en 1988).
Église Chaldéenne (catholique) avec 8.000 membres (contre 15.000 en 1988).
Protestants (presbytériens et pentecôtistes) avec 2.000 membres.

Les Arméniens étaient au nombre d'environ 100.000 en 1994, dont:

- 95.000 de l'Église grégorienne arménienne

- 1.000 catholiques arméniens -2.000 évangéliques et 1.500 pentecôtistes

2. Persans convertis, certains dès le XIXe siècle, d'autres récemment. Ils n'étaient que 2.300 en 1994:

1.100 anglicans (Église Épiscopalienne) contre 4.000 en 1979

600 évangéliques et 500 pentecôtistes

Ils n'ont pas le statut de protégés et font l'objet de mesures discriminatoires, voire de persécutions, puisqu'il s'agit de musulmans convertis.


Mesures diverses

Peu après la révolution islamique en Iran, la liberté et les activités religieuses des minorités (chrétiens, juifs, zoroastriens) ont été soumises à de sévères restrictions. Le gouvernement a créé un Bureau des Minorités religieuses, afin de les surveiller et de les contrôler, d'où de nombreuses ingérences dans la vie de leurs communautés. En particulier, la Société Biblique a reçu l'ordre de ne plus mentionner Jésus comme Fils de Dieu ou comme Seigneur, mais tout simplement comme prophète. Après le refus de cette Société, le pouvoir lui a retiré toute autorisation d'imprimer, et il l'a dissoute fin 1990, sous le vague prétexte qu'elle s'était livrée à des "activités" contraires à la "Révolution". Ses bureaux à Téhéran avaient d'ailleurs été fermés de force six mois plus tôt.
Au début de 1990 les autorités ont dissout la Société Iranienne d'Étude de la Bible . Puis elles ont fermé toutes les librairies chrétiennes du pays, et interdit l'importation et l'impression de Bibles, de Nouveaux Testaments et de littérature chrétienne en langue farsi (perse).
Selon certains observateurs de la vie religieuse en Iran, il s'agirait d'une campagne menée par la SAVAMA (police secrète dont les agents proviennent pour la plupart de la SAVAK, ex-police secrète du Shah), devant laquelle le Bureau des minorités religieuses serait impuissant, et qui serait également à l'origine de divers méfaits en 1990, campagne contre les musulmans convertis au christianisme, fermeture de quatre églises protestantes et pendaison d'un pasteur.


Campagne contre les protestants

La situation des dénominations protestantes et évangéliques constituées de musulmans convertis s'est fortement dégradée, d'autant plus que le nombre des conversions de musulmans ne cesse de croître. Depuis en gros 1990, les autorités mènent contre elles une violente politique répressive:

-         mesures contre les pasteurs: harcèlement, interrogations accompagnées de mauvais traitements

-         pendaison de l'un d'eux, assassinats;

-         interdiction d'admettre des musulmans dans les lieux de culte;

-         brutalités sauvages contre les musulmans convertis.

Mais, d'une façon générale, le pouvoir s'en prend également aux pasteurs des communautés protestantes et évangéliques dont les membres ne sont pas des musulmans convertis. Deux pasteurs d'origine arménienne ont d'ailleurs été assassinés en 1994.


Protestants: chronologie des persécutions

En 1990 le pouvoir s'attaque à l'Assemblée de Dieu de Mashad qu'il frappa à la tête, en pendant le 3 décembre son pasteur, cela après deux mois de prison et de tortures. Le pasteur, Hossein Soodmand, était d'origine musulmane, et il était engagé depuis 24 ans au service de Dieu. Il laissait une femme aveugle et quatre enfants. Peu après, deux autres pasteurs ont été arrêtés, interrogés et battus par des agents de la Savama, avant d'être libérés. L'un d'eux, Robert Manaserian (presbytérien) a été si sauvagement battu qu'il a eu une attaque cardiaque et a du être hospitalisé. Il a été tellement traumatisé qu'il n'a plus osé mettre les pieds dans son église, où les cultes ont alors été suspendus. Peu de temps après, le pasteur presbytérien de Tabriz, Edmund Sergisian, a été arrêté et détenu pendant deux semaines, subissant le même traitement que R. Manaserian.

En 1993 on signalait que la pasteur Mohamed Sepehr, qui avait succédé au pasteur Soodman à la tête de l'Église de Mashad, a été lui aussi arrêté et détenu pendant une courte période. Par la suite, il a du se rendre à la prison pour interrogatoire presque toutes les deux semaines, et l'on s'efforça de l'obliger à abjurer sa foi chrétienne.

Et début janvier 1994, la police lui ordonna de quitter la ville, tandis que de nombreux chrétiens locaux ont subi des interrogatoires.

Dans l'ensemble, on peut dire que presque tous les pasteurs d'Iran ont été arrêtés, interrogés, et parfois condamnés.

Pendant cette même année 1994, les autorités n'ont d'ailleurs cessé d'arrêter et de torturer systématiquement les musulmans qui se convertissent en nombre croissant au christianisme. En effet, à cause des atrocités commises au nom de l'Islam, de nombreux Iraniens tournent le dos à cette religion et s'intéressent au christianisme. Les persécutions ont notamment visé l'Assemblée de Dieu de Mashad (déjà mentionnée) et ses quarante membres, et également les communautés de Tabriz, Urumiyeh, Sari et Gorgon. Au cours des interrogatoires, la police demande aux responsables les noms des musulmans assistant à leurs réunions et, comme ils refusent de les révéler, ils sont sauvagement battus.

En 1993. le Parlement a voté une loi qui rend obligatoire la mention de la religion sur les cartes d'identité, ce qui facilite à la police le contrôle des musulmans se rendant dans des lieux de culte chrétiens. Une autre conséquence a été que des chrétiens ont été évincés des services publics, des écoles, de l'armée et d'autres institutions de l'État.

Les persécutions contre les chrétiens d'origine musulmane ont parfois atteint un haut degré de brutalité. C'est ainsi qu'à Gorgon, où l'église d'une assemblée de Dieu a finalement été fermée, des chrétiens ex-musulmans ont été sauvagement battus pendant des heures, au point qu'ils auraient fini par renier leur foi. À Isfahan et Chiraz la police a ordonné aux communautés d'exclure de leurs cultes les musulmans et les anciens musulmans.

Au cours de l'été 1993, la police d'Isfahan a fait irruption au milieu d'un culte d'une Assemblée de Dieu célébré dans un jardin privé. Les agents ont encerclé les fidèles et vérifié les cartes d'identité, pour voir s'il n'y avait pas de musulmans. Deux jours plus tard, des gardes islamiques ont interdit l'accès de cette assemblée à tout converti de l'Islam et à tout musulman intéressé. A Chiraz, tous les musulmans convertis au christianisme ont été convoqués et menacés de conséquences graves s'ils continuaient d'assister aux cultes. À Kermanshah, toutes les Églises de maison fréquentées par des musulmans convertis ont été fermées, et ceux-ci frappés de verges et suspendus pendant des heures, la tête en bas.

Allant encore plus loin dans sa campagne contre les conversions de musulmans, le pouvoir a ordonné en juin 1993 à toutes les paroisses chrétiennes de signer une déclaration par laquelle elles s'engageraient à ne plus faire d'évangélisation parmi les musulmans. Les dirigeants des Églises assyriennes arméniennes et presbytériennes auraient accepté. mais ceux des Assemblées de Dieu et des Frères auraient refusé.

À la mi-juin 1993, deux pasteurs pentecôtistes de Téhéran ont reçu l'ordre de supprimer le culte du vendredi et, le dimanche, de demander à toute personne entrant dans l'église de présenter sa carte d'identité, qui renseigne sur la religion du titulaire. Le vendredi étant jour férié, le culte attire toujours beaucoup de monde, non seulement des chrétiens, mais aussi des musulmans intéressés. Les deux pasteurs ont poliment refusé, mais le vendredi suivant, cinq policiers se tenaient à l'entrée de leur église et demandaient les cartes d'identité. Le pasteur protesta, mais ils lui ordonnèrent d'annuler le culte, qui fut cependant célébré.


1994: année des assassinats

En 1994, la lutte contre les chrétiens s'intensifie, pour aboutir notamment à l'assassinat de trois pasteurs remarquables. Le cas le plus typique est celui du Pasteur Mehdi Dibaj, converti de l'Islam à l'âge de 19 ans, qui avait été arrêté en 1985 et avait passé 9 ans en prison (dont deux dans un cachot de un m2). Il fut condamné à mort par pendaison le 21 décembre 1993, alors âgé de 64 ans, pour avoir renié l'Islam, mais libéré le 16 janvier 1994 après de nombreuses interventions de l'étranger, puis finalement assassiné fin juin ou début juillet de la même année. Cet homme remarquable, qui était pasteur des Assemblées de Dieu, était l'auteur d'émissions radio en langue farsi, encore diffusées aujourd'hui en Iran depuis l'étranger. Il avait collaboré à la traduction du Nouveau Testament et avait traduit plusieurs livres, dont une bible illustrée pour enfants, et avait été missionnaire pendant deux ans au Pakistan, avant d'en être expulsé. En 1992, il avait été contraint de divorcer sous la menace, et sa femme, menacée de lapidation, fut ensuite remariée à un musuIman fondamentaliste. Mais ses quatre enfants, âgés de 17 à 22 ans en 1994, ont continué à se déclarer chrétiens, et ils furent pris en charge par la communauté chrétienne de Sari.

L'annonce de son exécution, qui devait avoir lieu le vendredi 14 janvier 1994, a provoqué un vaste mouvement international de protestations. En France, l'organisation "Portes ouvertes" (Strasbourg) déploya toute son énergie pour le sauver, aidée par la Fédération protestante et même la Cimade. Il y eut des interviews du directeur de "Portes ouvertes" à la radio et à la TV sur France 2, ainsi que des articles dans la presse écrite. De son côté, le Quai d'Orsay est intervenu auprès de Téhéran, ainsi que le Vatican, la Communauté Européenne, les États-Unis, la Suède, ainsi que les Alliances Évangéliques de Suisse, d'Allemagne et de Roumanie.

Face à toutes ces protestations, le pouvoir des ayatollahs finit par céder, et Mehdi Dibaj fut libéré le 16 janvier, mais placé sous contrôle judiciaire à cause de deux autres inculpations: insultes envers l'ayatollah Khomeyni et espionnage pour l'Occident. Mais il ne devait pas jouir longtemps de sa liberté, car il disparut de son domicile le 24 juin 1994, et on retrouva son corps dans un parc de Téhéran le 5 juillet.

Le 19 janvier 1994, donc trois jours seulement après la libération de Mehdi Dibaj, disparaissait le pasteur Haik Hovsepian, ami intime de celui-ci, et qui avait joué un grand rôle dans la campagne internationale en sa faveur. Il avait été enlevé, puis assassiné par des inconnus alors qu'il se rendait à l'aéroport de Téhéran. Son corps aurait été retrouvé dés le 20 dans une rue de cette ville, mais ce n'est que le 30 janvier que les autorités annoncèrent son assassinat. Selon un de ses fils, son corps portait des traces de tortures. Plus de deux mille personnes assistèrent à son enterrement au cimetière chrétien le 3 février. La cérémonie dura plus de deux heures, étroitement surveillée par la police, qui confisqua les pellicules photographiques. Une cérémonie religieuse eut lieu ensuite à l'église Pentecôtiste de Téhéran.

Le pasteur Hovsepian, qui était Secrétaire Général des Assemblées de Dieu et Président du Conseil des Pasteurs d'Iran, s'était opposé avec courage à la fermeture de la Société Biblique et avait dénoncé avec vigueur les persécutions contre les chrétiens d'Iran, refusant de signer une déclaration selon laquelle ceux-ci jouiraient de tous les droits constitutionnels. Son frère Eduard l'a remplacé à la tête de sa communauté pentecôtiste à Téhéran.

Le 2 juillet 1994, le Pasteur Tadeos Michaelian, qui avait disparu le mercredi 29 juin, a été retrouvé assassiné, abattu de trois balles dans la tête. Pasteur de paroisse à Téhéran, âgé de 62 ans, il avait été Secrétaire du Synode Presbytérien d'Iran et également Secrétaire Général de la Société Biblique d'Iran. Après l'assassinat du Pasteur Hovsepian, il était devenu Président du Conseil des Pasteurs d'Iran. Licencié en droit et en théologie, il enseignait la philosophie, la psychologie et la littérature persane. Traducteur renommé, il avait traduit en farsi plus de 60 livres chrétiens. Comme les deux pasteurs ci-dessus, c'était une personnalité gênante, donc à faire disparaître.

À la suite de cet assassinat, coïncidant avec celui de Mehdi Dibaj, la Fédération Protestante de France a publié un communiqué de presse, et son Secrétaire Général J. Stewart a demandé une audience auprès de l'Ambassade d'Iran à Paris, où un chargé d'affaires mit ces crimes sur le compte de terroristes du mouvement des Moudjahidins, qui cherchaient ainsi à déstabiliser le pouvoir actuel. Version formellement démentie par les Moudjahidins.

En juillet 1994, l'inquiétude n'a cessé de croître dans les milieux chrétiens d'Iran, car les assassins du Pasteur Hovsepian avaient laissé sur son corps une liste d'autres chrétiens à abattre, tandis que les disparitions se multipliaient. Le Pasteur Diamalisadeh, de Chiraz, a disparu à cette date, ainsi que deux chrétiens arrêtés à Ahwas, dont un pasteur sous le nom de Beni Paul, tandis qu'un autre pasteur était arrêté le 4 juillet à Téhéran.

Un rapport d'enquête publié par Middle East Concern, organisation de défense des minorités religieuses, a affirmé, preuves à l'appui, que les pasteurs Dibaj, Hovsepian et Michaelian avaient été assassinés par un escadron de la mort opérant sur instructions directes des milieux politiques les plus élevés.


Autres églises

1. Assyro-chaldéens

Église Assyrienne : En 1992, la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU a signalé qu'à Orumiyeh (Azerbaïdjan iranien) les membres de cette église faisaient l'objet de tracasseries et de menaces d'emprisonnement, cela malgré leur statut de protégés. Les commerçants assyriens étaient tenus de placer sur la vitrine de leurs magasins des signes indiquant leur confession, ce qui entraînait une diminution de leurs ventes.

Église chaldéenne Le clergé de cette Église unie à Rome s'est considérablement réduit par suite d'une politique persistante d'expulsions de prêtres et d'évêques (encore deux cas en 1993). Fin 1993, il ne devait plus rester que deux prêtres pour un. diocèse et trois prêtres pour l'autre. Dans un quartier de la périphérie de Téhéran, où vivent un certain nombre de familles chaldéennes, il a été interdit en 1993 de célébrer la messe et d'enseigner le catéchisme aux enfants


2. Église Épiscopalienne

Cette église anglicane a beaucoup souffert dès les premiers mois du régime islamique. Un prêtre a été assassiné, et un attentat a été commis contre l'évêque Dehquani Tafti et son épouse (qui fut blessée). Puis, alors qu'il était à Chypre pour un congrès, leur fils unique fut assassiné. Sa femme et ses filles le rejoignirent à Chypre, d'où il continue à diriger le diocèse. Mais en 1986 il devint évident qu'il ne pourrait rentrer en Iran, et le Révérend Iraj Mottahhedah fut consacré évêque auxiliaire par quatre évêques d'Australie et du Pakistan.

3. Eglise Arménienne

Sa situation semble être une des moins mauvaises. En effet, selon l'archevêque Mgr Manoukian, d'ailleurs très prudent dans ses propos : "À condition de ne pas faire de prosélytisme, nous pouvons célébrer notre culte." Par ailleurs, les autorités ont permis de construire de nouvelles églises.
Mais cela n'est qu'un des aspects du statut de protégés consenti (ou imposé) aux Arméniens, et l'archevêque en question s'est bien gardé de mentionner que la communauté arménienne d'lran est soumise à des règles strictes. C'est ainsi que, selon le mensuel catholique français Peuples du Monde (août 1995), les femmes arméniennes doivent porter le tchador tout comme les musulmanes, et que l'alcool est interdit aux Arméniens comme aux Iraniens. En outre, les manuels scolaires arméniens sont soigneusement: examinés par les autorités avant leur impression. Enfin, dans 13 des 26 écoles arméniennes, les enseignants ont été remplacés par des professeurs musulmans.

Les ayatollahs d'Iran ont donc une bien curieuse façon d'envisager le dialogue islamo-chrétien. Pour eux, il s'agit uniquement d'obéir à ce verset bien connu du Coran:

"Faites la guerre aux gens du Livre qui ne pratiquent pas la vraie religion.
Sourate 9, v. 29.



Voir aussi: Huit personnes dont six pasteurs arrêtées en Iran risquent la peine de mort Nicolas Ciarapica, déc. 2006

12/03/2008

IRAN : Peine de mort pour les apostats qui quittent l’islam

Article Blogdei du 10 mars 2008.

 

iran_flagLe parlement iranien souhaite officialiser la peine de mort pour les "apostats", ceux qui quittent l'Islam 

 

Un de nos contacts dans la région nous informe que la situation devient de plus en plus difficile pour les chrétiens d'Iran, où le parlement a adopté une loi officialisant la peine de mort pour les "apostats", ces personnes qui quittent l'Islam pour devenir chrétiennes. Pour que cette loi passe, il faudra encore l'aval du Conseil des gardiens de la Révolution.

 

Jusqu'à présent, les tribunaux avaient besoin d'une fatwa (décision juridique islamique) pour agir. Maintenant, un nouveau cadre juridique permettra aux autorités de persécuter à mort les croyants, qui sont extrêmement inquiets.

 

• Prions pour que le Seigneur guide les choses.

 

• Prions pour un frère qui est en Grèce et qui risque l'extradition en Iran. La police grecque, qui l'a battu, ne lui laisse pas le loisir de porter plainte pour mauvais traitement. Les autorités cherchent à expédier rapidement son cas. Prions que le Seigneur intervienne. 

05/11/2007

Le point sur Bush et les évangéliques américains

(article de Benjamin Wolff)

 

bushJusqu’à son départ à la retraite, George Bush s’ingéniera à jouer avec nos nerfs. Après l’Irak, l’Iran? Mais dans quelle mesure son néoméssianisme est-il un produit du milieu dit "protestant évangélique"?

 

Le point sur Bush et les évangéliques américains.

 

C’est depuis le dossier choc du Nouvel Observateur, "Les évangéliques, la secte qui veut conquérir le monde" datant de février 2004, qu’on s’est interrogé sur le sens des "croisades" de Bush Jr contre "l’axe du mal".

 

.L’hebdomadaire avait alors présenté ses excuses aux évangéliques français, dénonçant l’amalgame entre le président américain et le courant protestant évangélique français.

Lettre au Nouvel Obs : http://www.alliance-evangelique.org/accueil/index10.html

Excuses : http://www.coeurnet.org/breve27.html

 

 Malheureusement, la clarification entre "Bush-évangéliques-croisades" ne semble pas avoir atteint la scène publique depuis : entre anti-américanisme d’un coté et va-t-en-guerre de l’autre, le flou artistique demeure.

 

 George Bush atteint bientôt son départ à la retraite, mais il n’a pas dit son dernier mot. Selon lui, le sauvetage de l’Irak passe par une mobilisation en Iran, pour notamment s’assurer l’hommage des générations futures.

 

 C’est dans ce contexte fragile qu’il me paraît important de replacer le messianisme de Bush Jr dans un plan historique plus large.

 

Ultraminoritaire en France, ce type de christianisme est si installé dans le paysage social et politique américain qu’il en devient incontournable : mais dans quelle mesure la foi en Dieu influe-t-elle sur l’administration américaine ?

On compte aujourd’hui un demi milliard de protestants évangéliques dans le monde dont (seulement) 70 millions aux Etats-Unis et 400 000 en France.

 

L’historien britannique David Bebbington a proposé quatre critères pour cerner l’identité évangélique. Premièrement la centralité de la Bible, avec deux particularités.

 

Elle est un espèce de code de la route qui fait autorité dans tous les aspects de la vie du chrétien. Et il existe un rapport direct au texte, sans médiation.

 

Deuxièmement le crucicentrisme, c’est-à-dire la référance à la croix comme lieu de salut de l’humanité (d’où le succès du film The Passion de Mel Gibson).

 

Troisièmement, le plus important, la conversion, c’est-à-dire un changement de vie suite à une rencontre personnelle avec Jésus-Christ : nul ne peut être chrétien s’il n’est converti (born again, né de nouveau).

 

Enfin, le militantisme : le chrétien doit montrer dans une vie transformée qu’il est né de nouveau, il doit s’engager pour Jésus-Christ dans le cadre d’une église de convertis.

 

Les évangéliques américains vont de l’activiste afro-américain Jesse Jackson (à la gauche du Parti démocrate) à Pat Roberson (à la droite du Parti républicain).

 

Sur 70 millions d’évangéliques, on évalue à 25% la part de démocrates, à 50% la part de conservateurs et à 25% la part de fondamentalistes.

 

 On laisse souvent croire que Bush est un des présidents américains les plus attachés à la religion : c’est une idée reçue. Bill Clinton est un converti tout aussi convaincu, ainsi que Al Gore, qui appartienent à la branche conservatrice des baptistes (courant évangélique), qui a soutenu l’invasion en Irak.

 

L’engagement chrétien de Bush n’est pas plus important que celui d’autres présidents. L’historien français Sebastien Fath doute même de l’authenticité des convitions du président des Etats-Unis.

 

 Plusieurs éléments appuient cette affirmation. Officielement, Bush Jr présente sa conversion comme le principal événement de sa vie : c’est suite à une rencontre avec Billy Graham (star protestante détéstée des fondamentalistes) en 1985 qu’il a connu une foi renouvelée, suite à son alcoolisme.

 

En réalité, cette année-là, Bush Jr est chargé par l’état-major de son père, en campagne présidentielle, de mobiliser les votes de la New Christian Rigth (courant politique confessionnel à la droite du Parti républicain) : ce serait donc davantage par nécéssité professionelle qu’il s’est converti.

 

De plus, son abstinence a moins été motivée par Graham que par sa compagne, Laura Bush, qui lui dit en 1985 :"C’est moi ou le bourbon."

 

 Ensuite, contrairement à Clinton, Bush n’a jamais souhaité avoir de conseiller spirituel. Il ne fréquente pas non plus régulièrement les églises. Il est moins engagé de ce point de vue que Jimmy Carter : il est largement coupé de son église, qui s’est prononcée contre la guerre en Irak.

 

De plus, si un certain nombre de proches collaborateurs de George Bush sont des born-again convaincu (Michel Gerson, par exemple, sa plume) d’autres le sont beaucoup moins, voire pas du tout (Powell, Cheney, Rumsfeld, Wolfovitz).

 

 En somme, la ligne de conduite de Bush demeure la maximisation de ses intérêts : les principes religieux viennent en deuxième plan et ces principes sont filtrés en fonction du moment.

 

Selon le spécialiste Sébastien Fath, le président américain s’efforce d’entretenir la "religion civile". La religion civile est une religion générique à visée consensuelle.

 

Cinq critères la constituent. Premièrement la culture WASP (White, Anglo-Saxon and Protestant) : population qui reprend l’héritage des pères pélerins, de ces pères fondateurs qui, au XVIIe siècle, ont fui l’Europe alors qu’ils étaient persécutés pour des raisons religieuses et ont construit l’idéal américain.

 

 Deuxièmement, l’accent sur la foi et la prière : peu importe le contenu de la foi, l’important c’est de croire et de prier.

 

Le troisième trait est l’individualisme : l’autonomie morale de l’individu est une valeur suprême.

 

Le quatrième trait est le messianisme : l’idée selon laquelle l’Amérique est une terre élue est très ancienne.

 

 Enfin, le dernier trait de cette religion civile est l’optimisme, à l’image de Billy Graham qui déclarait le 14 septembre 2001 que "le 11 septembre est un jour de victoire" si l’Amérique saisit l’occasion de se rapprocher de Dieu.

 

Après avoir compris que cette religion civile (qui dépasse largement le cadre évangélique) a pour fonction de légitimer la nation, de l’unir dans les moments difficiles, on peut lui distinguer plusieurs phases historiques.

 

 La première, allant de 1900 à 1950, dite "protestante mainline", lorsque les Églises protestantes historiques, épiscopalienne (anglicane) et presbytérienne (réformée), étaient dominantes.

 

 A partir de la fin des années 1950, les Etats-Unis sont entrés dans une seconde phase, dite "protestante évangélique" telle qu’on l’a définit plus haut.

 

L’historien Sebastien Fath remarque un glissement de la religion civile vers un nouveau stade, celui du néomessianisme sécularisé (incarné par Bush Jr) où le modèle américain est lui-même investi par la puissance absolue.

 

Ce ne sont plus les agents du Messie chrétien mais ils remplacent directement la toute-puissance de Dieu.

 

Au point qu’un jour, Billy Graham lance à George Bush : "Ne jouez pas à être Dieu, qui êtes-vous donc pour vous prendre pour Dieu ?"

 

L’Amérique devient une nouvelle divinité et c’est pour ce Dieu-là que l’administration américaine se bat. Selon eux, le royaume de Dieu est déjà en train de se construire.

 

Et si le Dieu personnel ("le vrai") conserve une pertinence, c’est pour tranquilliser et moraliser le peuple.

 

 En conclusion, l’évangélisme de Bush se situe entre sincérité naïve et calcul électoral.

 

 Son objectif est de rassembler un maximum de citoyens, de toute les religions (des libéraux aux fondamentalistes, des multiples dénominations protestantes, des catholiques, etc.) grâce à son pragmatisme et son instinct

 

Un proverbe mexicain relève avec humour : "Pauvres de nous, qui sommes si loin de Dieu et si près des Etats-Unis." 

01/11/2007

Dimanche de l'église persécutée

DEPPortes Ouvertes et l'Alliance Evangélique Française organisent chaque année le Dimanche de l'Eglise Persécutée.

 

Cette année, il aura lieu le 11 novembre au niveau mondial et le 4 novembre en France

 

Les thèmes varient d’un pays à l’autre :

En France, il sera consacré à la Chine, qui se prépare activement aux Jeux Olympiques de 2008.

 

De plus, les 2 et 3 novembre au 27 rue de l'annonciation à Paris, soirée spéciales consacrées aux persécutions des chrétiens, présentées par :

 

annonciation_784Victor HASCHWEH exerce un ministère personnel dans les pays fermés, se situent dans la fenêtre 10/40. Venez écoutez ce que Dieu fait.

 

ABDELLATIF est Pasteur ; son zèle est contagieux.

 

Yasser FARAH, Égyptien, il enseigne avec une profondeur pour la Parole de Dieu.

 

ATTENTION INSCRIPTION OBLIGATOIRE au 06 61 55 31 33 ou 06 68 02 42 79

 

 

En Suisse (11 novembre), le thème sera l’Irak, l’Iran, l’Inde et le Bhoutan.

http://www.each.ch/dep/

 

 

07/06/2007

Iran : Chrétiens en Pays musulmans – 2

Iran : Chrétiens en Pays musulmans  – 2

 

Après l’Arabie Saoudite, voici le 2ème pays musulman dans le classement d’indices de persécution les plus élevés : L’Iran.

iran_map

 

L'islam est la religion officielle en Iran et toutes les lois et règlements doivent être en accord avec l'interprétation officielle de la charia. La liberté de religion s'est considérablement détériorée depuis le début de l'année 2004 lorsque les partis conservateurs ont gagné les élections. La situation a empiré lorsque l'ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad a été élu président en 2005. Bien que les chrétiens fassent partie des minorités religieuses reconnues et dont la liberté de religion est garantie, ils nous informent de cas d'emprisonnement, de harcèlement et de discrimination à cause de leur foi. Différents groupes chrétiens connus pour évangéliser la population, composée en majorité de musulmans chiites, ont été la cible des services secrets pendant l'année 2006.

On connaît au moins huit incidents où d'anciens musulmans devenus chrétiens ont été arrêtés et mis en garde à vue pendant plusieurs semaines avant d'être relâchés. Dans la plupart des cas ils ont été forcés à payer des montants importants pour être libérés sous caution et informés que leur cas reste passible de poursuites pour motif criminel. En raison des lois strictes sur l'apostasie, tout musulman qui quitte l'islam pour adhérer à une autre religion risque la peine de mort.

Une nouvelle positive est qu'un ancien colonel de l'armée, converti au christianisme et faussement accusé d'avoir caché sa foi, a été relâché après deux ans passés en prison.

(source : portes ouvertes)

 

NB : Un ami chrétien a voulu se rendre en Iran, on lui a confisqué sa Bible à la douane, motif : c’est interdit !

Ce pays a crée un bureau des minorités religieuses, d'où de nombreuses ingérences dans ces communautés. Les chrétiens ne peuvent pas dire que Jésus est fils de Dieu par exemple...

Un article intéressant sur ce lien : http://www.samizdat.qc.ca/vc/persec/iran.htm