04/12/2009

Le film 2012 n'échappera pas à sa fatwa

Le film 2012 n'échappera pas à sa fatwa

2012Le réalisateur du film catastrophe "2012″ craignant pour sa sécurité et celles de ses proches, avait décidé de couper une scène dans laquelle la Kaaba de la Mecque était détruite, pour ne pas enrager les musulmans, et ce, juste avant la sortie du film (lire notre article ici). Mais au final, il n'échappera probablement pas à sa fatwa.

Jakarta - En Indonésie, où le film est sorti est remporte un assez grand succès, le Conseil national des oulémas (MUI), qui est la haute instance islamique du pays, est divisé sur l'opportunité ou non de proclamer une fatwa ou édit religieux contre le film. Une branche locale du Conseil l'aurait déjà fait.

« Les choses problématiques au sujet du film sont, premièrement, l'Apocalypse ne doit pas être visualisée ou prédite, c'est le secret de Dieu », a déclaré le président du conseil Amidhan à l'AFP.

« Pour les communs des mortels, la représentation de la fin du monde dans ce film peut fausser leur foi - c'est ce qui m'inquiète. »

Il s'est également plaint que le film montre des mosquées détruites, mais pas d'églises, malgré les séquences où le Vatican s'effondre et la statue monumentale du Christ de Rio de Janeiro s'écroule.

« Le film montre que tout, y compris la Kaaba (premier lieu saint de l'islam) et des mosquées sont dévastées, sauf les églises. Le film est une provocation contre l'islam » dit Amidhan.

Source : AFP via Dawn

 

02/09/2008

Indonésie : Des étudiants chrétiens chassés de leur campus par une horde d’islamistes

Indonésie : Des étudiants chrétiens chassés de leur campus par une horde d’islamistes

Source : Point de bascule

Une preuve d’amour, de tolérance et de paix, version islamique bien sûr...

 

indonesia_jihad_5482Des centaines d’étudiants chrétiens en théologie vivent dans des tentes depuis qu’une horde de voisins musulmans en colère a envahi leur campus le mois dernier, brandissant des lances de bambou et lançant des cocktails Molotov.

 

L’incident est arrivé dans un contexte de préoccupations grandissantes que les islamistes radicaux menacent la tradition indonésienne de tolérance religieuse.

 

En pourparlers depuis l’attaque, la Arastamar Evangelical School of Theology a convenu avec réticence de fermer son campus établi depuis 20 ans à Jakarta Est. Cette semaine, l’école a accepté une offre de déménager dans un petit immeuble à bureaux de l’autre côté de la capitale indonésienne.

 

« Pourquoi devrions-nous être forcés de quitter notre maison alors que nos agresseurs se déplacent librement ? » a demandé le révérend Mangentang Matheus, président de l’école de 1400 étudiants.

 

Le gouvernement du Président Susilo Bambang Yudhoyono, qui compte sur le soutien des partis islamiques au Parlement, se bat pour concilier une profonde tradition islamique et une constitution laïque. Vu les élections en avril prochain, le gouvernement ne semble pas disposé à défendre les minorités religieuses et à prendre le risque d’être décrit comme anti-islamique dans le plus grand pays musulman au monde.

 

L’attaque du 25 juillet, qui a blessé 18 étudiants, a été le point culminant d’années de tensions larvées entre l’école et les résidents du quartier Kampung Pulo.

 

Senny Manave, un porte-parole de l’école chrétienne, a déclaré que des voisins se sont plaints que les prières et les hymnes étaient des activités évangéliques dérangeantes.

 

Plusieurs voisins se sont refusé à tout commentaire, disant craindre que cela n’envenime les relations. Une bannière bien en vue, signée par des dizaines de personnes, a été accrochée à une entrée du quartier.

 

« Nous, la communauté de Kampung Pulo, exigeons que le campus sont fermé et dissous », dit-elle.

 

L’attaque a commencé vers minuit, quand les étudiants se sont réveillés au bruit des pierres tombant sur le toit de leur dortoir pendant qu’une voix dans le haut-parleur d’une mosquée voisine criait « Allah Akbar », ou « allah est grand » en arabe.

 

L’orateur non identifié exhortait les résidents à se soulever contre leurs « voisins indésirables », a déclaré Sairin, le chef de la sécurité du campus, connu sous un seul nom.

 

L’attaque faisait suite à l’allégation qu’un étudiant s’était introduit dans la maison d’un résident, mais la police a rejeté cette accusation.

 

Les relations difficiles remontent à 2003, lorsque des voisins ont commencé à protester contre la présence de l’école. L’an dernier, des résidents ont mis le feu aux abris des travailleurs de la construction pour tenter d’empêcher que le campus ne prenne de l’expansion dans le quartier. Certains ont également contesté la légalité du permis de l’école.

 

Le député chrétien Karo Daniel Kadant a accusé les spéculateurs immobiliers d’avoir provoqué l’incident du mois dernier pour libérer le terrain en vue d’un usage plus rentable, après que l’école ait refusé de vendre.

 

Il a également accusé le gouvernement de ne pas promouvoir les relations interconfessionnelles qui, selon lui-même ainsi que d’autres personnes, se détériorent.

« Les gens sont encore tolérants, mais les musulmans se méfient de plus en plus des autres », a déclaré le professeur Franz Magnis-Suseno, un jésuite qui a vécu en Indonésie pendant un demi-siècle.

 

Il a ajouté que la police n’a pas réussi à empêcher les attaques contre les minorités et la fermeture forcée des églises chrétiennes et des mosquées non traditionnelles par des bandes dirigées par des musulmans radicaux.

 

« En ne faisant pas appliquer la loi, l’État a une certaine responsabilité dans cette augmentation de l’intolérance », a-t-il dit.

 

Une foule a pris d’assaut une église durant un service religieux dimanche dernier dans un autre quartier de Jakarta Est, forçant des dizaines de chrétiens à fuir, a déclaré le chef de la police de Jakarta, le colonel Carlo Tewu. Il n’y a eu aucune arrestation.

 

Depuis qu’ils ont été chassés du campus, près de 600 étudiants dorment sous des bâches suspendues dans un camp de scouts à proximité, où ils ont dû creuser des tranchées pour garder l’eau des pluies diluviennes. Les cours sont donnés avec des mégaphones dans la chaleur estivale étouffante, sous les arbres ou les bâches. Un nombre équivalent d’étudiants vivent dans un gîte. Les autres sont retournés dans leurs familles.

 

La nourriture, l’eau et les fournitures scolaires sont donnés par des groupes religieux et des organismes de bienfaisance communautaires.

 

« Nous nous sentons comme des réfugiés dans notre propre pays », a déclaré Dessy Non, 19 ans, un étudiant de deuxième année se spécialisant en éducation. « Comment pouvez-vous étudier ici ? J’ai suivi seulement 20% de ma dernière leçon. C’est difficile de se concentrer ».

Les chrétiens n’ont pas été les seules cibles des radicaux musulmans. Cette année, ils ont incendié des mosquées de la secte musulmane Ahmadiya qu’ils considèrent hérétique.

 

En juin, le gouvernement a ordonné aux membres de la secte de réintégrer l’islam dominant, suscitant des inquiétudes parmi les adeptes qui craignent que l’État n’intervienne dans les questions religieuses et cède aux demandes des radicaux.

 

« Nous vivons dans un pays où il y a plusieurs religions, mais le gouvernement est incapable d’empêcher les actions de groupes fondamentalistes », a déclaré Manave, porte-parole de l’école. « Le gouvernement est incapable de protéger les minorités ».

27/05/2008

Indonésie : Les musulmans attaquent les églises chrétiennes

IndonesieIndonésie : Les musulmans attaquent les églises chrétiennes

 

Quatre personnes étaient jeudi en garde à vue en Indonésie après l'attaque menée par des radicaux musulmans contre une église chrétienne dans l'ouest de Java, a annoncé la police.

 

"Quatre personnes ont été arrêtées et sont actuellement interrogées ici", a déclaré à l'AFP Yadi, un responsable de la police du district de Purwakarta, à 25 kilomètres du village de Citeko où l'attaque s'est produit.

 

Il a précisé que le site de l'église avait été placé sous la surveillance de la police.

 

Selon le journal The Jakarta Post, des centaines de musulmans fondamentalistes ont pris d'assaut l'église dans la nuit de mardi à mercredi, tentant même de l'incendier.

 

Contacté par téléphone par l'AFP, un résident de Citeko a expliqué que les musulmans étaient énervés par le désir de la communauté chrétienne de bâtir une église dans un ancien site industriel.

 

"Les leaders locaux leur ont demandé de ne pas utiliser ce bâtiment comme église vu que nous sommes tous musulmans ici", a déclaré Haji Ndang.

 

Les chrétiens représentent environ 5% des 234 millions d'Indonésiens et dans certaines régions d'Indonésie les violences confessionnelles sont chroniques.

 

Des dizaines de lieux de culte chrétiens ont été fermés ces dernières années en Indonésie sous la pression des musulmans fondamentalistes.

 

La législation indonésienne rend très difficile la construction d'églises catholiques ou de temples protestants dans un pays où les chrétiens sont minoritaires. 

 

 

Prions pour nos frères chrétiens dans ce pays où l’islam exprime toute son intolérance.

 

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25/04/2008

Indonésie : persécution et politique

2 articles topchrétien du 16/04/08

Un islamiste impliqué dans le meurtre de lycéennes chrétiennes 

 

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Un islamiste indonésien a avoué être impliqué dans la décapitation de trois lycéennes chrétiennes, un acte qui avait choqué le monde en 2005, a annoncé mardi la police indonésienne.

 

Agus Purwantoro a avoué son rôle dans plusieurs autres crimes violents dans le centre de l'île de Célèbes, a ajouté le porte-parole de la police nationale.

 

"Agus (Purwantoro) était recherché pour une série d'actes violents à Poso. Il était aussi impliqué dans la décapitation des trois écolières", a déclaré aux journalistes Anton Bachrul Alam.

 

Agus Purwantoro, 39 ans, a été arrêté en janvier en Malaisie en compagnie d'un autre islamiste, Abdul Rohim, 49 ans. Les deux hommes ont été extradés le 28 mars vers l'Indonésie où il ont été écroués.

 

"Abdul Rohim est suspecté d'avoir participé à des réunions préparatoires à des actes violents à Poso", a dit M. Alam. "Les deux hommes ont admis être impliqués dans des actes de terrorisme et d'avoir utilisé des faux passeports".

 

La décapitation des trois adolescentes, à Poso dans l'île de Célèbes, avait été qualifiée de meurtres "barbares" par le Vatican.

 

Les trois lycéennes revenaient à pied le 29 octobre 2005 de leur école chrétienne à Poso quand elles avaient été attaquées par des hommes masqués.

 

Les affrontements entre chrétiens et musulmans dans le centre de Célèbes (île également appelée Sulawesi) ont coûté la vie à un millier de personnes en 2000 et en 2001.

 

Malgré une trêve négociée en 2001, les attaques contre les chrétiens et d'autres minorités religieuses se sont depuis poursuivies. 

 

Une présence des chrétiens souhaitée en politique 

 

A l’approche des élections générales de 2009, le Forum de la communication chrétienne, une association œcuménique fondée en 1996 dont sont membres des représentants catholiques souhaite une présence des chrétiens en politique, rapporte l’Agence Fides.

 

Lors d’un récent congrès intitulé « La politique chrétienne à l’occasion des élections de 2009 », l’association a exhorté les chrétiens indonésiens à s’engager et à participer activement à la vie politique nationale, pour promouvoir les valeurs d’unité, de pluralisme, de liberté, de droits de l’homme. Au cours de cette rencontre, les diverses interventions ont rappelé l’importance de l’engagement public des chrétiens pour construire une nation meilleure, mais aussi pour lutter contre des idéologies et mouvements d’influence fondamentaliste qui aujourd’hui menacent les principes constitutionnels de la Pancasila, sur lesquels se fonde la cohabitation pacifique entre les différentes ethnies et religions en Indonésie.

 

La démocratie indonésienne continue à avancer -parfois péniblement ou malgré des obstacles variés, estime l’agence Fides. Le pays musulman le plus nombreux du monde (plus de 220 millions de personnes, dont 85% de musulmans), l’Indonésie a expérimenté les débuts de la démocratie après la chute du dictateur Suharto, en 1998. A dix ans de cet évènement, qui, selon l’agence catholique de presse, peut être considéré comme le début du chemin démocratique indonésien, le pays a annoncé de nouvelles élections législatives et administratives, qui auront lieu d’ici environ un an, le 5 avril 2009.  

15/02/2008

55 000 chrétiens sont tués à cause de leur foi chaque année

Au moins 55 000 chrétiens sont tués à cause de leur foi chaque année 

 

La persécution des chrétiens est en augmentation dans le monde

Le nombre des chrétiens persécutés augmente dans le monde entier, selon le professeur Thomas Schirrmacher, directeur de la Commission sur la liberté religieuse de l'Alliance évangélique allemande.

 

Les ¾ des personnes gravement persécutés sont des chrétiens a déclaré Schirrmacher devant l'association protestante de l'union démocratique chrétienne à Dresden.

 

Selon Schirrmacher, au moins 55 000 chrétiens sont tués chaque année à cause de leur foi. Les chrétiens d'Inde, d'Indonésie et du Pakistan sont le plus en danger.

Schirrmacher a encouragé les politiciens à augmenter leurs efforts pour promouvoir la liberté religieuse. Ils craignent souvent d'aborder la persécution et la discrimination des chrétiens dans les pays islamiques au cas où cela mettrait en péril le dialogue religieux.

 

Schirrmacher est convaincu que de plus en plus de personnes s'intéressent à la religion dans le monde. « Le royaume athée communiste ne subsiste plus que dans de petits pays comme la Corée du nord. Le christianisme augmente de manière phénoménale en dehors du monde occidentale.

 

Beaucoup d'intellectuels chinois, par exemple, considèrent le christianisme comme « branché ». Les églises en Chine sont plus remplies le dimanche qu'en Europe. Depuis 1970, le nombre de chrétiens a triplé en Afrique et en Asie et a doublé en Amérique latine.

 

Parce que le christianisme est en diminution en Europe, on ne remarque pas beaucoup cette évolution à l'échelle mondiale. Le christianisme augmente chaque année de 1,25%, ce qui suit à peu près l'augmentation de la population mondiale qui est de 1,22%.