17/06/2010

Conversion : Sadhou Sundar Singh

sadhouSadhou Sundar Singh

« Dire que le christianisme est un échec en Europe et en Amérique est une grave erreur et n'est pas basé sur l'expérience. Pourtant, dans mes voyages en Occident, j'ai trouvé les gens si occupés par leur travail, leurs affaires, leur bureau, leur commerce, qu'ils n'ont plus de temps pour prier et recevoir les bénédictions de l'Evangile.

Quelques uns m'ont confessé que leur vie est devenue si compliquée et si remplie, qu'ils en sont fatigués. Si un homme s'affaiblit parce qu'il n'a pas pris de nourriture ou d'eau, pouvons-nous dire que la faute est imputable aux aliments ? Certes pas. La négligence de cet homme seule est la cause de sa faiblesse. » - Sadhou Sundar Singh

Sa jeunesse

Le Sadhou Sundar Singh naquit le 3 septembre 1889 dans le Pendjab région du nord-ouest de l'Inde. Sa famille qui pratiquait la religion des Sikhs, majoritaire dans la région, appartenait à la classe dirigeante et put lui apporter de ce fait, de même qu'à ses frères, une instruction poussée.

Sa mère, d'une grande piété, avait une affection toute spéciale pour lui et souhaitait en faire un « Sadhou », homme saint de la religion hindouiste qui vit dans la pauvreté, allant de lieu en lieu en portant pour seul habit une longue toge jaune safran, méditant, prêchant et vivant de la charité qui lui est offerte.

Néanmoins, bien qu'elle assurât son éveil religieux pendant sa petite enfance, elle le confia ensuite à un maître puis à un Sadhou sikh pour parfaire son éducation religieuse. Ceux-ci par des enseignements de deux ou trois heures par jour l'initièrent à la connaissance des écrits sacrés.

C'est ainsi qu'il apprit très jeune à lire en sanscrit, langue des textes sacrés hindous, quelques-uns des écrits fondamentaux de sa religion maternelle.

Mais à mesure qu'il grandissait, bien qu'il ne se souciât guère des jeux auxquels les enfants se dédient normalement, un grand vide apparut dans son cœur, que la religion de son peuple ne semblait pas pouvoir combler. Une soif de plus en plus intense de trouver cette paix, apanage des hommes saints, aussi nommée «Shanti», dont sa mère lui avait tant parlé enfant, le saisit.

Il commença à lire jusqu'à des heures tardives non seulement les livres sacrés des Sikhs, mais encore ceux de la religion hindoue et aussi le Coran dans l'espoir de trouver la paix. Mais le résultat en fut, au contraire, une plus grande frustration. Le maître et le sadhou auxquels sa mère l'avait confié ne purent combler non plus cette intense soif spirituelle qui l'habitait.

A l'adolescence, il fut envoyé dans une école tenue par la mission presbytérienne américaine pour parfaire son éducation. C'est là qu'il entendit pour la première fois des versets tirés de la Bible des chrétiens, découverte qui provoqua en lui une grande colère. Tout son être se raidit face à la parole du Christ et une première lecture du Nouveau Testament ne fit qu'augmenter sa haine du christianisme.

Peu de temps après, il eut la douleur de perdre sa mère, suivie de peu dans la mort par son frère aîné. Ces événements tragiques le jetèrent dans le désespoir car il savait qu'il ne les reverrait jamais. Pire, confronté pour la première fois au deuil, il dut admettre que sa religion maternelle ne lui était d'aucun secours car elle n'était pas capable de lui dire sous quelle forme renaîtraient sa mère et son frère. Toute vie était soumise à l'implacable loi du karma, ce qui lui était insupportable. Comment sa mère, cet être si doux et aimant, pouvait-elle renaître sous quelques formes primitives. Son obsession de trouver la vérité redoubla et il se jeta dans toutes sortes de pratiques spirituelles, dont le yoga qui avait pour effet de l'aider, de manière trop passagère cependant, car l'effet euphorisant de la transe passé, il retombait dans une situation pire encore. Il ne se rapprocha pas pour autant des chrétiens ni même de la Bible. Son fanatisme anti-chrétien atteignit même son apogée à cette époque. Il voyait en effet les missionnaires de la mission évangélique comme des agents étrangers venus corrompre son peuple et n'hésitait pas à leur jeter des pierres dès que l'occasion se présentait.

Cependant, sans qu'il s'en rendît vraiment compte, la parole de Dieu commençait à faire son œuvre en lui et se frayait un passage jusqu'à son cœur, pourtant endurci. C'est que l'enseignement sur l'amour de Dieu trouvait en lui un écho auquel n'était probablement pas étranger le souvenir de sa mère aimante. Bien qu'il admît que la Bible contînt de bonnes choses, il ne pouvait admettre qu'une religion quelconque fût supérieure à l'hindouisme.

Un jour, saisi de colère, il déchira son exemplaire de la Bible et y mit le feu. A son père, qui avait assisté aux faits, et qui lui demandait pourquoi il faisait une chose aussi stupide, il répondit que le christianisme était une religion fausse et, qui plus est, étrangère. Mais dans son for intérieur il ne fut pas apaisé pour autant. Il continua de brûler de trouver enfin la vérité, mais celle-ci semblait lui échapper chaque fois un peu plus. C'est alors qu'il envisagea sérieusement de mettre fin à ses jours en espérant découvrir dans l'autre monde ce qu'il cherchait avec toute la force de son âme dans celui-ci.

Sundar n'avait pas à aller bien loin pour mettre son plan à exécution. La ligne du chemin de fer traversait l'extrémité de leur propriété, et chaque matin à 5 heures l'express y passait. Aussi il décida, un matin, on était le 18 décembre 1904, que si la divinité ne se révélait pas à lui, il mettrait fin à ses jours en posant sa tête sur la voie au moment ou passerait l'express. Après avoir pris un bain froid, il commença à prier, implorant Dieu de se manifester et de lui montrer le chemin du salut. Il pria ainsi plus d'une heure espérant voir apparaître Krishna, Bouddha, ou quelque autre saint de la religion hindoue, sans résultat. Il redoubla d'effort dans la prière et soudain une grande lueur illumina sa chambre. Croyant d'abord à un incendie, il ouvrit la porte, avant de s'apercevoir qu'à l'extérieur il faisait encore nuit.

Sa conversion

"Alors il se passa quelque chose que je n'avais jamais attendue : la chambre fut emplie d'une merveilleuse lumière qui prit la forme d'un globe et je vis un homme glorieux debout au centre de cette lumière. Ce n'était pas Bouddha, ni Krishna, c'était le Christ. Durant toute l'éternité, je n'oublierai pas sa face glorieuse, si pleine d'amour, ni les quelques mots qu'il prononça : « Pourquoi me persécutes-tu ? Je mourus pour toi, pour toi j'ai donné ma vie, je suis le Sauveur du monde. » Ces mots furent inscrits comme en lettres de feu sur mon cœur. Le Christ que je croyais mort était vivant devant moi. Je vis la marque des clous ; j'avais été son ennemi, mais je tombai à genoux devant lui et l'adorai. Là, mon cœur fut empli d'une inexprimable joie et d'une paix merveilleuse ; ma vie fut entièrement transformée ; le vieux Sundar mourut et un nouveau Sundar Singh naquit, pour servir le Christ."

Sa vie de missionnaire itinérant

Dès lors il décida de consacrer sa vie à son Sauveur, provoquant ainsi la colère de sa famille, qui le chassa pour avoir renié la tradition de ses ancêtres. Alors commençait sa vie de disciple, errant de par le monde afin d'annoncer l'Évangile. Il adopta pour la circonstance le genre de vie et le costume safran du Sadhou, homme saint de la hiérarchie hindoue. Baptisé dans l'Église anglicane le 3 septembre 1905, il consacra les premières années de son ministère à voyager en Inde, à travailler dans une léproserie, à faire des études de théologie.

Il obtint une licence de prédicateur dans l'Église anglicane. Mais refusant d'entrer dans un système d'Église qu'il jugeait trop contraignant pour sa vocation, il rompit définitivement avec la vie sédentaire. A partir de 1912 il entreprit d'évangéliser le Tibet, qui devint son principal champ d'activité, et dès 1918 il élargit son champ d'action en partant pour la Birmanie, Singapour, l'Angleterre, la France, la Suisse, l'Écosse, les États-Unis, l'Australie et la Palestine.

Revêtu de pauvreté et d'humilité, le Sadhou Sundar Singh partageait au fil de ses voyages l'immense richesse de sa vie intérieure et de sa communion avec Dieu. Il enseignait, encourageait, fortifiait ses auditoires, avec une sagesse toute inspirée de son Maître, et riche en expériences personnelles extraordinaires.

Sa disparition

Il regagna ensuite l'Inde et le Tibet où les persécutions, la prison et la maladie ne le découragèrent pas. Parti de Sabathu le 18 avril 1929 pour un dernier voyage d'évangélisation au Tibet, il ne reviendra pas. De nombreuses recherches seront faites, deux missionnaires anglais suivront même sa trace jusqu'à un col de plus de 5000 mètres d'altitude, mais en vain. Le Sadhou Sundar Singh disparaissait ainsi, à l'âge de 39 ans.

Contemporain de Tagore, et de Gandhi qu'il a personnellement connu, le Sadhou nous laisse le témoignage d'une vie féconde entièrement consacrée à Dieu.

26/04/2010

Inde : violence contre les chrétiens

Violence contre les chrétiens en Inde

Source : Journal chrétien

dalitUne loi contestable anti-conversion pousse continuellement les extrémistes hindous à agresser les chrétiens.

Des extrémistes hindous ont fait irruption, pendant le culte dominical, dans l’église du pasteur Benhur. La foule en colère l’a bousculé et roué de coups. Des fidèles qui voulaient venir au secours du pasteur ont aussi reçu des coups de poing et de bâton. Les extrémistes avaient déjà prévenu les membres de cette église évangélique que, si l’Evangile continuait d’être prêché, ils en viendraient aux mains. Les forces de sécurité n’ont pas cherché à arrêter les coupables.

Malheureusement, les attaques d’extrémistes hindous contre les chrétiens se multiplient. Le fait est qu’en Inde les dalits, qu’on appelle également les intouchables et qui sont exclus du système des castes, sont très attirés par le message de l’Evangile. Quand un dalit devient chrétien, il échappe à une vie de misère et de désespoir. Il ne se distingue plus par son appartenance au groupe des intouchables. Le système méprisant des castes n’a plus prise sur sa vie. En tant que créature de Dieu chère et aimée, il prend conscience qu’il a son parcours de vie personnel. Il en résulte, logiquement, une réussite sociale. Ce qui, longtemps, était interdit à un dalit devient maintenant possible pour lui. Il peut enfin apprendre une profession ou entreprendre des études.

La loi contestable anti-conversion justifie, ce qui est grave, les attaques des extrémistes dirigées contre les chrétiens. Dans certains Etats indiens, elle est déjà entrée en force, alors que ce n’est pas le cas de l’Andhra Pradesh, où a eu lieu l’attaque contre le pasteur Benhur. Cette loi stipule expressément que personne ne peut être influencé par des incitations financières ou autres, même si la situation est critique, pour quitter l’hindouisme et embrasser une autre religion.

09/08/2009

Intox catholico-islamique

Certains sites islamiques vivent du mensonge et de la haine, je le déplore et je sais que les musulmans honnêtes le déplore également.

Sur base de la seule accusation d'un évêque catholique indien, une campagne de dénigrement des protestants s'est répandu sur les sites islamiques ou catholiques.
Le catholicisme est né d'un mouvement politique issu et dévié du christianisme, c'est ce point commun qui l'unit à l'islam.
Or, l'Inde est un pays qui s'islamise et les catholiques s'associent pour protéger la fuite des fidèles cathos et musulmans qui se convertissent au christianisme évangélique. (Le même phénomène est observable en Cisjordanie.)

Il est effarant de constater combien les médias exposant des vidéos et des preuves sont contestés par les extrémistes musulmans et combien un petit article évoquant les accusations sans preuve d'une seule personne peut être pris en considération par ces même extrémistes...

 

Je vous demande de bien vouloir prier pour ces gens qui répandent ces mensonges soit par naïveté soit par haine, afin que Dieu leur donne le désir de paix.

 

Aucun protestant ne se rendra coupable d'attaque envers quelque religion que ce soit. Les protestants recherchent le dialogue...mais c'est peut-être ce que les extrémistes considèrent comme une attaque ?

 

23/12/2008

Inde : « Nous ne quitterons pas Jésus »

Inde : « Nous ne quitterons pas Jésus »

Journal chrétien - mercredi 17 décembre 2008, par Aloys Evina

 

indennqpjLes réfugiés n’ont pas le choix : pour retourner dans leur village, ils doivent d’abord se convertir à l’hindouisme. Pourtant, beaucoup sont déterminés à ne pas céder aux menaces des extrémistes hindous, comme cette femme dont le mari a été battu à mort parce qu’il ne voulait pas renier le Seigneur. Elle-même a été violemment frappée. A présent veuve, elle ne renonce toujours pas à sa foi.

 

Autre exemple, celui de ces parents, dont l’enfant a été tué par des extrémistes hindous et qui déclarent : « Nous pouvons quitter le village, mais nous ne quitterons pas Jésus ». Ils continuent à regarder à Dieu quelles que soient les circonstances. Une autre femme, dont le mari, un pasteur, a été attrapé par les extrémistes hindous, puis par la police et enfin mis en prison, ne baisse pas les bras. Alors qu’elle était sans nouvelles de lui, elle a demandé à Dieu : « Pourquoi ? Nous t’avons servi depuis des années ! ». En priant, elle a réalisé que d’autres femmes de pasteurs vivaient la même situation. Elle a alors créé un groupe d’entraide.

 

Dans l’Etat d’Orissa, la violence contre les chrétiens a aujourd’hui diminué, mais l’approche de Noël annonce de nouvelles épreuves. Les extrémistes hindous ont prononcé un Bandh à l’échelle nationale pour le 25 décembre. Bandh, cela signifie que les écoles seront fermées et que la plupart des activités publiques et privées seront suspendues soit disant « pour préserver la paix ». Dans les faits, quiconque fêtera la naissance du Christ, risque de violentes représailles. Selon Tehmina Arora, de l’Association juridique chrétienne, « à moins que les autorités ne prennent des mesures rigoureuses et concrètes, la communauté chrétienne sera de nouveau attaquée ». Pour l’instant, le gouvernement d’Orissa et celui de l’Etat fédéral indien ont mollement réagi…

 

  • Remercions Dieu pour ces témoignages de foi.
  • Opposons-nous dans la prière aux projets de violence des extrémistes hindous.
  • Prions pour les dizaines de milliers de chrétiens qui ne peuvent pas rentrer chez eux à moins qu’ils ne se convertissent à l’hindouisme.
  • Prions particulièrement pour les enfants des réfugiés qui ne peuvent pas aller à l’école.

 

21/11/2008

Inde : « Combien vos prières comptent »

Inde : « Combien vos prières comptent »

Journal chrétien - mercredi 12 novembre 2008

indeflag« Vous n’imaginez pas combien vos prières comptent ». Comme le pasteur Rajendra qui a reçu des menaces de mort en raison du travail d’évangélisation effectué par son église, les chrétiens en Inde se sentent soutenus par nos prières, ce qui leur permet de tenir ferme face à la persécution des extrémistes hindous.

 

Persévérons dans la prière, alors qu’un autre extrémiste hindou a été assassiné dans l’Etat d’Orissa, le 5 novembre, par les maoïstes. Ce meurtre pourrait entraîner un nouveau pic de violence contre les chrétiens.

 

Depuis août dernier, au moins 4 500 maisons et églises ont été détruites. Combien de morts ? Les chiffres officiels indiquent 31, mais d’autres sources affirment qu’il y aurait eu au moins 500 morts, en majorité des chrétiens.

 

En ce moment même, 12 500 victimes de violence se trouvent dans les sept camps de secours du district de Khandamal. Elles refusent de rentrer chez elles, craignant les menaces. Les extrémistes ont en effet prévenu que seuls ceux qui se convertissent à l’hindouisme pourront retourner chez eux.

 

Selon John Dayal, un responsable chrétien, « des dizaines de milliers de réfugiés se cachent encore dans la forêt. Beaucoup sont blessés ». Pour lui, les réfugiés y sont encore pourchassés pour être mis à mort, sous le regard de policiers passifs.

 

- Supplions Dieu pour que cette violence cesse.

 

  • Prions que des membres de notre équipe puissent avoir accès aux camps du district de Khandamal.
  • Continuons à soutenir dans la prière la foi de nos frères et sœurs réfugiés.

07/11/2008

"Le christianisme fait partie de notre héritage national"

"Le christianisme fait partie de notre héritage national"

 

kobia"Le christianisme fait partie de notre héritage national", déclare le Premier ministre indien au pasteur Kobia

par Anto Akkara (*)

 

Le Premier ministre indien Manmohan Singh a affirmé que "le christianisme fait partie de notre héritage national" à l'occasion de la visite que le pasteur Samuel Kobia, secrétaire général du Conseil œcuménique des Eglises (COE), lui a rendue le 18 octobre à sa résidence de New Delhi.

 

"Nous avons été très heureux d'entendre le Premier ministre indien nous dire cela", a déclaré le pasteur Kobia lors d'une conférence de presse tenue à la suite de cette rencontre.

 

Le commentaire du Premier ministre réfute les allégations des groupes nationalistes hindous qui qualifient le christianisme de "religion étrangère" pour justifier leurs attaques dirigées contre la communauté chrétienne indienne, qui représente 2,32% du milliard d'habitants que compte le pays.

 

En fait, le christianisme a une plus longue histoire en Inde que dans les bastions chrétiens d'Europe et d'autres régions occidentales. Comme le rapporte la tradition, c'est en 52 de notre ère que l'apôtre Thomas aborda au Kerala, sur la côte sud-ouest du pays, en compagnie de négociants en épices, posant ainsi au "pays des noix de coco" les bases d'une communauté chrétienne très vivante.

 

Au cours de l'audience d'une demi-heure accordée au secrétaire général du COE, le Premier ministre Singh a affirmé que le gouvernement de coalition (United Progressive Alliance) qu'il préside s'est engagé à "restaurer la normalité" et à mettre fin aux attaques dont les chrétiens sont victimes dans l'Etat oriental d'Orissa et dans d'autres régions du pays.

 

En réponse à la "vive préoccupation" exprimée par le pasteur Kobia face aux atrocités commises contre des chrétiens, notamment dans l'Orissa, M. Singh a rappelé que la Constitution indienne garantit à chacun "la liberté de pratiquer et de diffuser sa religion", affirmant à son interlocuteur que son gouvernement allait prendre des mesures pour rétablir la confiance au sein de la communauté chrétienne.

 

Le Premier ministre a en outre promis que le gouvernement fédéral offrirait une aide financière pour reconstruire les églises détruites ou endommagées et qu'il viendrait au secours des familles chrétiennes qui ont perdu leur logement et leurs biens du fait de ces violences.

 

Attaques contre les chrétiens

 

Dans l'Orissa, les violences antichrétiennes ont été déclenchées par l'assassinat du responsable hindou Swami Lakshmanananda Saraswati, commis le 23 août. Bien que des rebelles maoïstes aient revendiqué cet acte, des groupements hindous ont affirmé qu'il s'agissait d'un complot chrétien, car le notable assassiné, qui résidait à Kandhamal, avait mené une campagne vigoureuse contre les conversions au christianisme.

 

Au cours de ce déchaînement de violence, 54 chrétiens au moins ont été tués, tandis que plus de 5'000 maisons et 142 églises chrétiennes, ainsi que d'autres institutions, étaient pillées et incendiées par des fondamentalistes hindous de Kandhamal, où les chrétiens constituent plus de 20% des 500'000 habitants.

 

Comme des groupes de pillards hindous obligeaient des chrétiens à se convertir à l'hindouisme, plus des deux tiers des 100'000 chrétiens de Kandhamal durent se réfugier dans la jungle ou dans des camps d'accueil créés par le gouvernement, tandis que d'autres quittaient les régions rurales pour trouver refuge en ville.

 

"J'ai exprimé au Premier ministre la préoccupation de la communauté chrétienne internationale au sujet de la situation dans l'Orissa et d'autres régions", a déclaré le pasteur Kobia aux médias. "Nous voulons que le gouvernement garantisse la paix et rétablisse la confiance, afin que les chrétiens puissent rentrer dans leurs villages et y vivre sans crainte."

 

Le secrétaire général du COE a ajouté qu'il incombe au gouvernement Singh "de protéger les minorités religieuses", soulignant avec satisfaction que les autorités avaient, une semaine auparavant, convoqué une réunion du Conseil national de l'intégration pour examiner la situation et exercer des pressions sur le gouvernement de l'Orissa. En outre, le gouvernement fédéral a envoyé d'urgence plus de 6'000 soldats dans le district de Kandhamal, à la demande des autorités de l'Orissa.

 

Responsabilité de l'Etat

 

Dans le système indien, l'Etat fédéral a la responsabilité d'assurer la sécurité publique, et le gouvernement central peut démettre les autorités élues d'un Etat si elles se révèlent incapables de faire respecter la loi.

 

Cependant, les commentateurs politiques estiment qu'une mesure aussi rigoureuse serait "suicidaire" pour le gouvernement fédéral, car elle ferait le jeu des nationalistes hindous – qui y verraient la preuve d'une conspiration chrétienne visant à convertir l'Inde – alors que des élections nationales doivent se tenir ces prochains mois.

 

L'Etat d'Orissa est dirigé par une coalition qui inclut le parti nationaliste hindou BJP (Bharatiya Janata Party ou Parti du peuple indien); de nombreuses voix se sont élevées pour accuser ce gouvernement d'avoir fermé les yeux sur les violences concertées qui affectent les chrétiens depuis maintenant sept semaines.

 

Le pasteur Kobia a exprimé au Premier ministre indien sa préoccupation de voir "la réputation de laïcité" de l'Inde "entachée" par la poursuite des attaques dirigées contre les chrétiens. Le chef du gouvernement a déclaré que celui-ci n'épargnerait aucun effort pour assurer "la liberté de culte" des chrétiens dans l'Etat méridional de Karnataka, où des groupes hindous empêchent des communautés évangéliques ne disposant pas de lieux de culte de tenir leurs réunions de prière dans des salles louées.

 

Dialogue sur les conversions

 

Répondant à une question au sujet des conversions forcées, le pasteur Kobia a déclaré que "toute conversion est une affaire de conscience et de foi". Il a rappelé que le COE travaillait – en coopération avec des partenaires chrétiens – à l'élaboration d'un "code de bonne conduite sur la conversion" et qu'il est engagé dans des dialogues avec des représentants d'autres religions en vue de parvenir à un consensus au sujet de ce code, convaincu que la foi ne devrait pas être source de conflit entre les communautés.

 

"Les actes commis sont vraiment sanguinaires et les chrétiens sont massacrés comme des agneaux", a déclaré lors de la conférence de presse l'évêque méthodiste Tharanath Sagar, président du Conseil national des Eglises de l'Inde (NCCI). L'évêque Sagar, membre du Comité central du COE, faisait partie de la délégation qui a rencontré le Premier ministre, délégation qui comprenait également Mathews George Chunakara, responsable du programme du COE pour l'Asie, et P. J. Kurien, membre éminent du Parlement indien et fidèle de l'Eglise Mar Thoma.

 

Des douzaines d'églises et de salles de prière ont été la cible de fondamentalistes hindous dans l'Etat de Karnataka et à Bangalore, sa capitale, où réside l'évêque Sagar. "Nous assistons en ce moment à une campagne systématique visant à déchirer le tissu social indien à des fins politiques", a déclaré l'évêque lors de la conférence de presse, "et les conversions ne sont qu'un prétexte servant à justifier les attaques contre les chrétiens."

 

Ces violences antichrétiennes généralisées s'inscrivent dans la perspective des élections nationales prévues pour le début de 2009. On estime qu'il s'agit d'une campagne concertée qui prend prétexte de prétendues conversions pour gagner la faveur des électeurs et renforcer la majorité hindoue au pouvoir.

 

(*) Anto Akkara, journaliste indépendant à Bangalore, Inde, est correspondant d'ENI (Ecumenical News International).

 

 

12/10/2008

Inde : protestation contre la violence envers les chrétiens

Plus de 15'000 personnes à New Delhi pour protester contre la violence envers les chrétiens

 

inde06.10.2008 - Plus de 15000 personnes ont défilé dans les rues de New Delhi pour protester contre la violence envers les chrétiens en Inde, le jeudi 2 octobre. Chrétiens, hindous, musulmans, sikhs, bouddhistes, politiciens et civils se sont réunis à l’occasion du rassemblement pour la Paix et la Solidarité qui coïncidait avec le 139e anniversaire du Mahatma Gandhi.

«Les meurtriers du Mahatma Gandhi sont les mêmes assassins des chrétiens dans l'État d'Orissa, du Karnataka, de Madhya Pradesh et d'autres parties du pays», a déclaré au rassemblement le célèbre érudit et activiste de la paix Swami Agnivesh, selon All India Christian Council.

Le ministre de l’Union indienne pour les Rails Indiens, Shri Lalu Prasad Yadav, s'est engagé à rencontrer personnellement le Premier ministre du pays et à discuter de toute urgence de l'application de l'article 355 de la Constitution, qui permettrait au gouvernement fédéral d'intervenir dans les affaires de l'État pour protéger les chrétiens contre les agressions. «Je vais aussi aborder la question de la violence anti-chrétienne au Parlement», a-t-il ajouté.

Le rassemblement a été le fait saillant d’une manifestation de cinq jours qui a commencé le dimanche 28 septembre. La Ministre en chef de Delhi, Sheila Dixit, a montré sa solidarité avec les manifestants en condamnant les fanatiques hindous responsables de la mort de dizaines de chrétiens et de la destruction de centaines de foyers, entreprises et églises.

Dans le seul État d'Orissa, à l’heure actuelle, 50’000 chrétiens sont dit avoir été déplacés de leurs foyers.

 

Source: Christianisme Aujourd'hui/Christian Post

 

16/09/2008

Inde : Plus de 50 000 réfugiés chrétiens

Inde : Plus de 50 000 réfugiés chrétiens

Source : Portes ouvertes

 

Les régions touchées par les émeutes sont aujourd’hui quasiment vidées de leur population chrétienne. Depuis plus d’une semaine, les militants nationalistes hindous de l’Etat d’Orissa se vengent de l’assassinat de l’un de leurs leaders. Bien que les forces de police se soient déployées autour et dans le district de Khandamal, certains villages restent coupés du monde.

 

Selon les chiffres officiels, 20 églises ont été brûlées, 19 personnes tuées, 10 personnes sérieusement blessées et plus de 500 habitations ont été détruites. Mais ces chiffres sont largement sous estimés selon les chrétiens indiens. Pour eux, au moins 36 personnes, la plupart chrétiennes, ont été tuées, et plus de 1000 habitations ont été détruites.

 

Aujourd’hui encore, des poches de violence demeurent.

 

map_cnnPourtant, le meurtre du leader nationaliste Saraswati a été revendiqué lundi par un groupe maoïste. Ce dernier prétend même prendre la défense des chrétiens et prévient les nationalistes hindous d’ «autres punitions, s’ils continuent leur violence contre les minorités religieuses».

 

• Prions pour les chrétiens de l’Etat d’Orissa. Des milliers se sont réfugiés dans les camps de secours mis en place par le gouvernement, d’autres se cachent dans la jungle. D’autres ont été forcés à se « reconvertir » à l’hindouisme.

• Prions pour que les responsables chrétiens indiens soient entendus par les chefs politiques de leur pays.

• Nous avons eu des nouvelles de notre équipier. Il souhaite rester sur place pour aider. Prions pour sa sécurité.

29/02/2008

2 morts reviennent à la vie pendant une campagne d'évangélisation en Inde dans l'Andhra Pradesh

harry_gomes2 morts reviennent à la vie pendant une campagne d'évangélisation en Inde dans l'Andhra Pradesh 

 

Deux personnes sont revenues à la vie en Inde dans l’Etat d’Andhra Pradesh pendant une grande campagne d’évangélisation, annonçe J.Lee Grady, l'éditeur du magazine Charisma. Il admet avoir interviewé de nombreuses personnes qui avaient des histoires extraordinaires à raconter, mais une rencontre avec des ressuscités (comme Lazare dans la Bible) est une expérience nouvelle et étonnante.

 

La première personne qu’il a interviewé est la petite Jyothi Pothabathula (6 ans). Son père, Suribabu, explique qu’en chemin pour se rendre à la campagne d’évangélisation, l’enfant s’est soudain arrêtée de respirer. Il porta l’enfant sans vie sur l’estrade au moment où l’évangéliste Harry Gomes priait pour les malades, et l’enfant revint à la vie.

 

« Je sais que Jésus est un grand Dieu car il a ramené ma fille à la vie » dit-il. Le miracle a incité son frère et deux autres membres de la famille à donner leurs vies à Jésus.

 

La seconde personne, est un homme de 45 ans, Mesheck Manepally. Il assistait à une réunion de l’évangéliste Harry Gomes lorsqu’il eut un malaise et se mit à écumer. Son fils Varaprasad arrêta une ambulance pour que l’on transporte son père à l’hopital. Mais lorsque l’évangéliste entendit parler de cette urgence, il s’arrêta de prêcher et traversa la foule des 100.000 personnes rassemblées pour venir prier et imposer les mains à Mesheck Manepally qui n’avait plus de pouls et dont le corps se raidissait.

 

Selon le rapport que l’on peut lire dans le FaithNewsNetwork, après que Gomes ait prié et commandé à la vie de revenir dans son corps, quelques minutes ont passé et Mesheck est revenu à la vie. Il s’est assis dans le fond de la voiture où il était allongé, regardant autour de lui d’un air hébété. « Tu étais mort et voilà que tu es revenu à la vie » ont commencé à lui dire les gens qui l’entouraient. Mesheck raconte qu’il était troublé et qu’il a commencé à pleurer tellement il était reconnaissant d’être en vie.

 

Laxmi, l'épouse de Mesheck explique que les habitants de son village viennent rendre visite à Mesheck comme on viendrait voir Lazare. « Leur Dieu est le vrai Dieu » disent–ils.

 

L’Evangéliste Gomes, qui peut témoigner de cinq résurrections pendant ses 14 ans de ministère, affirme qu’à chaque résurrection, la foi des gens en est galvanisée. « Dans la bible, on nous dit que des foules sont venues non seulement pour voir Jésus, mais pour voir Lazare ressuscité. Alors que la nouvelle de ces miracles se répand, la foi de chacun est renforcée. »

 

Charisma/Breaking Christian News 

15/02/2008

55 000 chrétiens sont tués à cause de leur foi chaque année

Au moins 55 000 chrétiens sont tués à cause de leur foi chaque année 

 

La persécution des chrétiens est en augmentation dans le monde

Le nombre des chrétiens persécutés augmente dans le monde entier, selon le professeur Thomas Schirrmacher, directeur de la Commission sur la liberté religieuse de l'Alliance évangélique allemande.

 

Les ¾ des personnes gravement persécutés sont des chrétiens a déclaré Schirrmacher devant l'association protestante de l'union démocratique chrétienne à Dresden.

 

Selon Schirrmacher, au moins 55 000 chrétiens sont tués chaque année à cause de leur foi. Les chrétiens d'Inde, d'Indonésie et du Pakistan sont le plus en danger.

Schirrmacher a encouragé les politiciens à augmenter leurs efforts pour promouvoir la liberté religieuse. Ils craignent souvent d'aborder la persécution et la discrimination des chrétiens dans les pays islamiques au cas où cela mettrait en péril le dialogue religieux.

 

Schirrmacher est convaincu que de plus en plus de personnes s'intéressent à la religion dans le monde. « Le royaume athée communiste ne subsiste plus que dans de petits pays comme la Corée du nord. Le christianisme augmente de manière phénoménale en dehors du monde occidentale.

 

Beaucoup d'intellectuels chinois, par exemple, considèrent le christianisme comme « branché ». Les églises en Chine sont plus remplies le dimanche qu'en Europe. Depuis 1970, le nombre de chrétiens a triplé en Afrique et en Asie et a doublé en Amérique latine.

 

Parce que le christianisme est en diminution en Europe, on ne remarque pas beaucoup cette évolution à l'échelle mondiale. Le christianisme augmente chaque année de 1,25%, ce qui suit à peu près l'augmentation de la population mondiale qui est de 1,22%.

 

 

05/02/2008

Inde : Les chrétiens d’Orissa victimes de menaces et de conversions forcées

OrissaLes chrétiens d’Orissa victimes de menaces et de conversions forcées

 

Se convertir à l’hindouisme, fuir ou mourir sont les seules options que nous ont laissées les fondamentalistes hindous», a confié à la mi-janvier Birendra Digal à l’agence Eglises d’Asie. Protestant, il a été contraint, avec toute sa famille, de fuir son village de Mundarigam pour se réfugier dans une autre bourgade du district de Kandhamal, en Orissa.

 

Depuis, ce chrétien vit caché avec ses proches, dans la crainte de représailles. Son cas n’est malheureusement pas isolé, puisque, selon des sources locales, plusieurs dizaines de familles de la région ont reçu des menaces. Le 25 décembre dernier, dans le seul village de Mahasingh, 25 familles chrétiennes, après avoir été menacées, ont été converties à l’hindouisme.

 

«Je n’avais pas d’autre alternative que de me convertir à l’hindouisme, a déclaré à Eglises d’Asie Sumant Digal, un protestant originaire d’un autre village de la région de Kandhamal. Si je ne m’étais pas converti, les fondamentalistes hindous auraient incendié ma maison; ils m’avaient également menacé de mort. » Selon un avocat, plusieurs chrétiens ont porté plainte en demandant une protection renforcée de la police. Des sources locales ont toutefois précisé que, jusqu’à présent, les chrétiens n’ont bénéficié d’aucune protection et que personne n’avait été arrêté suite aux menaces ou aux violences commises à leur encontre. Ces menaces interviennent quelques semaines après le sanglant Noël des chrétiens de Bhubaneswar, capitale de l’Etat de l’Orissa, où, pendant cinq jours, les chrétiens ont été la cible de violences perpétrées par des fondamentalistes hindous. Une cinquantaine d’églises, plus de 400 maisons ont été incendiées et au moins cinq personnes ont trouvé la mort.

 

« Le pays devrait avoir honte de tolérer de telles atrocités »

 

Selon Mgr Raphaël Cheenath, archevêque du diocèse catholique de Cuttack-Bhubaneswar, bien que différentes demandes d’aides aux victimes aient été déposées auprès des autorités – depuis les événements, les associations ne sont pas autorisées à venir en aide aux victimes, officiellement pour des raisons de sécurité –, «aucune réponse positive» du gouvernement n’a été donnée. Sœur Nirmala, supérieure générale des Missionnaire de la Charité, qui, sous escorte policière, a néanmoins pu rendre visite aux victimes de Bhubaneswar, s’est dit très affectée par l’étendue des dégâts constatés. «Le pays devrait avoir honte de tolérer de telles atrocités», a-t-elle déploré.

 

Le 21 janvier, dans l’Etat du Maharashtra, près de 20’000 chrétiens ont manifesté pacifiquement dans les rues de Pune, pour protester contre ces violences. A un colloque organisé à New Delhi, deux jours auparavant, deux anciens ministres de la Justice ont appelé les gouvernements des Etats ainsi que le gouvernement fédéral à restaurer la liberté religieuse en Inde et à prendre des mesures adéquates pour que le sentiment d’insécurité qui prévaut chez les minorités religieuses cesse enfin. Pour John Dayal, président de l’Union catholique pan-indienne (All India Catholic Union), également présent au colloque, «la société civile indienne a détourné son regard lors des dernières attaques antichrétiennes en Orissa».

 

 (Article Blogdei)

01/11/2007

Dimanche de l'église persécutée

DEPPortes Ouvertes et l'Alliance Evangélique Française organisent chaque année le Dimanche de l'Eglise Persécutée.

 

Cette année, il aura lieu le 11 novembre au niveau mondial et le 4 novembre en France

 

Les thèmes varient d’un pays à l’autre :

En France, il sera consacré à la Chine, qui se prépare activement aux Jeux Olympiques de 2008.

 

De plus, les 2 et 3 novembre au 27 rue de l'annonciation à Paris, soirée spéciales consacrées aux persécutions des chrétiens, présentées par :

 

annonciation_784Victor HASCHWEH exerce un ministère personnel dans les pays fermés, se situent dans la fenêtre 10/40. Venez écoutez ce que Dieu fait.

 

ABDELLATIF est Pasteur ; son zèle est contagieux.

 

Yasser FARAH, Égyptien, il enseigne avec une profondeur pour la Parole de Dieu.

 

ATTENTION INSCRIPTION OBLIGATOIRE au 06 61 55 31 33 ou 06 68 02 42 79

 

 

En Suisse (11 novembre), le thème sera l’Irak, l’Iran, l’Inde et le Bhoutan.

http://www.each.ch/dep/