26/04/2010

Inde : violence contre les chrétiens

Violence contre les chrétiens en Inde

Source : Journal chrétien

dalitUne loi contestable anti-conversion pousse continuellement les extrémistes hindous à agresser les chrétiens.

Des extrémistes hindous ont fait irruption, pendant le culte dominical, dans l’église du pasteur Benhur. La foule en colère l’a bousculé et roué de coups. Des fidèles qui voulaient venir au secours du pasteur ont aussi reçu des coups de poing et de bâton. Les extrémistes avaient déjà prévenu les membres de cette église évangélique que, si l’Evangile continuait d’être prêché, ils en viendraient aux mains. Les forces de sécurité n’ont pas cherché à arrêter les coupables.

Malheureusement, les attaques d’extrémistes hindous contre les chrétiens se multiplient. Le fait est qu’en Inde les dalits, qu’on appelle également les intouchables et qui sont exclus du système des castes, sont très attirés par le message de l’Evangile. Quand un dalit devient chrétien, il échappe à une vie de misère et de désespoir. Il ne se distingue plus par son appartenance au groupe des intouchables. Le système méprisant des castes n’a plus prise sur sa vie. En tant que créature de Dieu chère et aimée, il prend conscience qu’il a son parcours de vie personnel. Il en résulte, logiquement, une réussite sociale. Ce qui, longtemps, était interdit à un dalit devient maintenant possible pour lui. Il peut enfin apprendre une profession ou entreprendre des études.

La loi contestable anti-conversion justifie, ce qui est grave, les attaques des extrémistes dirigées contre les chrétiens. Dans certains Etats indiens, elle est déjà entrée en force, alors que ce n’est pas le cas de l’Andhra Pradesh, où a eu lieu l’attaque contre le pasteur Benhur. Cette loi stipule expressément que personne ne peut être influencé par des incitations financières ou autres, même si la situation est critique, pour quitter l’hindouisme et embrasser une autre religion.

23/12/2008

Inde : « Nous ne quitterons pas Jésus »

Inde : « Nous ne quitterons pas Jésus »

Journal chrétien - mercredi 17 décembre 2008, par Aloys Evina

 

indennqpjLes réfugiés n’ont pas le choix : pour retourner dans leur village, ils doivent d’abord se convertir à l’hindouisme. Pourtant, beaucoup sont déterminés à ne pas céder aux menaces des extrémistes hindous, comme cette femme dont le mari a été battu à mort parce qu’il ne voulait pas renier le Seigneur. Elle-même a été violemment frappée. A présent veuve, elle ne renonce toujours pas à sa foi.

 

Autre exemple, celui de ces parents, dont l’enfant a été tué par des extrémistes hindous et qui déclarent : « Nous pouvons quitter le village, mais nous ne quitterons pas Jésus ». Ils continuent à regarder à Dieu quelles que soient les circonstances. Une autre femme, dont le mari, un pasteur, a été attrapé par les extrémistes hindous, puis par la police et enfin mis en prison, ne baisse pas les bras. Alors qu’elle était sans nouvelles de lui, elle a demandé à Dieu : « Pourquoi ? Nous t’avons servi depuis des années ! ». En priant, elle a réalisé que d’autres femmes de pasteurs vivaient la même situation. Elle a alors créé un groupe d’entraide.

 

Dans l’Etat d’Orissa, la violence contre les chrétiens a aujourd’hui diminué, mais l’approche de Noël annonce de nouvelles épreuves. Les extrémistes hindous ont prononcé un Bandh à l’échelle nationale pour le 25 décembre. Bandh, cela signifie que les écoles seront fermées et que la plupart des activités publiques et privées seront suspendues soit disant « pour préserver la paix ». Dans les faits, quiconque fêtera la naissance du Christ, risque de violentes représailles. Selon Tehmina Arora, de l’Association juridique chrétienne, « à moins que les autorités ne prennent des mesures rigoureuses et concrètes, la communauté chrétienne sera de nouveau attaquée ». Pour l’instant, le gouvernement d’Orissa et celui de l’Etat fédéral indien ont mollement réagi…

 

  • Remercions Dieu pour ces témoignages de foi.
  • Opposons-nous dans la prière aux projets de violence des extrémistes hindous.
  • Prions pour les dizaines de milliers de chrétiens qui ne peuvent pas rentrer chez eux à moins qu’ils ne se convertissent à l’hindouisme.
  • Prions particulièrement pour les enfants des réfugiés qui ne peuvent pas aller à l’école.

 

07/11/2008

"Le christianisme fait partie de notre héritage national"

"Le christianisme fait partie de notre héritage national"

 

kobia"Le christianisme fait partie de notre héritage national", déclare le Premier ministre indien au pasteur Kobia

par Anto Akkara (*)

 

Le Premier ministre indien Manmohan Singh a affirmé que "le christianisme fait partie de notre héritage national" à l'occasion de la visite que le pasteur Samuel Kobia, secrétaire général du Conseil œcuménique des Eglises (COE), lui a rendue le 18 octobre à sa résidence de New Delhi.

 

"Nous avons été très heureux d'entendre le Premier ministre indien nous dire cela", a déclaré le pasteur Kobia lors d'une conférence de presse tenue à la suite de cette rencontre.

 

Le commentaire du Premier ministre réfute les allégations des groupes nationalistes hindous qui qualifient le christianisme de "religion étrangère" pour justifier leurs attaques dirigées contre la communauté chrétienne indienne, qui représente 2,32% du milliard d'habitants que compte le pays.

 

En fait, le christianisme a une plus longue histoire en Inde que dans les bastions chrétiens d'Europe et d'autres régions occidentales. Comme le rapporte la tradition, c'est en 52 de notre ère que l'apôtre Thomas aborda au Kerala, sur la côte sud-ouest du pays, en compagnie de négociants en épices, posant ainsi au "pays des noix de coco" les bases d'une communauté chrétienne très vivante.

 

Au cours de l'audience d'une demi-heure accordée au secrétaire général du COE, le Premier ministre Singh a affirmé que le gouvernement de coalition (United Progressive Alliance) qu'il préside s'est engagé à "restaurer la normalité" et à mettre fin aux attaques dont les chrétiens sont victimes dans l'Etat oriental d'Orissa et dans d'autres régions du pays.

 

En réponse à la "vive préoccupation" exprimée par le pasteur Kobia face aux atrocités commises contre des chrétiens, notamment dans l'Orissa, M. Singh a rappelé que la Constitution indienne garantit à chacun "la liberté de pratiquer et de diffuser sa religion", affirmant à son interlocuteur que son gouvernement allait prendre des mesures pour rétablir la confiance au sein de la communauté chrétienne.

 

Le Premier ministre a en outre promis que le gouvernement fédéral offrirait une aide financière pour reconstruire les églises détruites ou endommagées et qu'il viendrait au secours des familles chrétiennes qui ont perdu leur logement et leurs biens du fait de ces violences.

 

Attaques contre les chrétiens

 

Dans l'Orissa, les violences antichrétiennes ont été déclenchées par l'assassinat du responsable hindou Swami Lakshmanananda Saraswati, commis le 23 août. Bien que des rebelles maoïstes aient revendiqué cet acte, des groupements hindous ont affirmé qu'il s'agissait d'un complot chrétien, car le notable assassiné, qui résidait à Kandhamal, avait mené une campagne vigoureuse contre les conversions au christianisme.

 

Au cours de ce déchaînement de violence, 54 chrétiens au moins ont été tués, tandis que plus de 5'000 maisons et 142 églises chrétiennes, ainsi que d'autres institutions, étaient pillées et incendiées par des fondamentalistes hindous de Kandhamal, où les chrétiens constituent plus de 20% des 500'000 habitants.

 

Comme des groupes de pillards hindous obligeaient des chrétiens à se convertir à l'hindouisme, plus des deux tiers des 100'000 chrétiens de Kandhamal durent se réfugier dans la jungle ou dans des camps d'accueil créés par le gouvernement, tandis que d'autres quittaient les régions rurales pour trouver refuge en ville.

 

"J'ai exprimé au Premier ministre la préoccupation de la communauté chrétienne internationale au sujet de la situation dans l'Orissa et d'autres régions", a déclaré le pasteur Kobia aux médias. "Nous voulons que le gouvernement garantisse la paix et rétablisse la confiance, afin que les chrétiens puissent rentrer dans leurs villages et y vivre sans crainte."

 

Le secrétaire général du COE a ajouté qu'il incombe au gouvernement Singh "de protéger les minorités religieuses", soulignant avec satisfaction que les autorités avaient, une semaine auparavant, convoqué une réunion du Conseil national de l'intégration pour examiner la situation et exercer des pressions sur le gouvernement de l'Orissa. En outre, le gouvernement fédéral a envoyé d'urgence plus de 6'000 soldats dans le district de Kandhamal, à la demande des autorités de l'Orissa.

 

Responsabilité de l'Etat

 

Dans le système indien, l'Etat fédéral a la responsabilité d'assurer la sécurité publique, et le gouvernement central peut démettre les autorités élues d'un Etat si elles se révèlent incapables de faire respecter la loi.

 

Cependant, les commentateurs politiques estiment qu'une mesure aussi rigoureuse serait "suicidaire" pour le gouvernement fédéral, car elle ferait le jeu des nationalistes hindous – qui y verraient la preuve d'une conspiration chrétienne visant à convertir l'Inde – alors que des élections nationales doivent se tenir ces prochains mois.

 

L'Etat d'Orissa est dirigé par une coalition qui inclut le parti nationaliste hindou BJP (Bharatiya Janata Party ou Parti du peuple indien); de nombreuses voix se sont élevées pour accuser ce gouvernement d'avoir fermé les yeux sur les violences concertées qui affectent les chrétiens depuis maintenant sept semaines.

 

Le pasteur Kobia a exprimé au Premier ministre indien sa préoccupation de voir "la réputation de laïcité" de l'Inde "entachée" par la poursuite des attaques dirigées contre les chrétiens. Le chef du gouvernement a déclaré que celui-ci n'épargnerait aucun effort pour assurer "la liberté de culte" des chrétiens dans l'Etat méridional de Karnataka, où des groupes hindous empêchent des communautés évangéliques ne disposant pas de lieux de culte de tenir leurs réunions de prière dans des salles louées.

 

Dialogue sur les conversions

 

Répondant à une question au sujet des conversions forcées, le pasteur Kobia a déclaré que "toute conversion est une affaire de conscience et de foi". Il a rappelé que le COE travaillait – en coopération avec des partenaires chrétiens – à l'élaboration d'un "code de bonne conduite sur la conversion" et qu'il est engagé dans des dialogues avec des représentants d'autres religions en vue de parvenir à un consensus au sujet de ce code, convaincu que la foi ne devrait pas être source de conflit entre les communautés.

 

"Les actes commis sont vraiment sanguinaires et les chrétiens sont massacrés comme des agneaux", a déclaré lors de la conférence de presse l'évêque méthodiste Tharanath Sagar, président du Conseil national des Eglises de l'Inde (NCCI). L'évêque Sagar, membre du Comité central du COE, faisait partie de la délégation qui a rencontré le Premier ministre, délégation qui comprenait également Mathews George Chunakara, responsable du programme du COE pour l'Asie, et P. J. Kurien, membre éminent du Parlement indien et fidèle de l'Eglise Mar Thoma.

 

Des douzaines d'églises et de salles de prière ont été la cible de fondamentalistes hindous dans l'Etat de Karnataka et à Bangalore, sa capitale, où réside l'évêque Sagar. "Nous assistons en ce moment à une campagne systématique visant à déchirer le tissu social indien à des fins politiques", a déclaré l'évêque lors de la conférence de presse, "et les conversions ne sont qu'un prétexte servant à justifier les attaques contre les chrétiens."

 

Ces violences antichrétiennes généralisées s'inscrivent dans la perspective des élections nationales prévues pour le début de 2009. On estime qu'il s'agit d'une campagne concertée qui prend prétexte de prétendues conversions pour gagner la faveur des électeurs et renforcer la majorité hindoue au pouvoir.

 

(*) Anto Akkara, journaliste indépendant à Bangalore, Inde, est correspondant d'ENI (Ecumenical News International).

 

 

16/09/2008

Inde : Plus de 50 000 réfugiés chrétiens

Inde : Plus de 50 000 réfugiés chrétiens

Source : Portes ouvertes

 

Les régions touchées par les émeutes sont aujourd’hui quasiment vidées de leur population chrétienne. Depuis plus d’une semaine, les militants nationalistes hindous de l’Etat d’Orissa se vengent de l’assassinat de l’un de leurs leaders. Bien que les forces de police se soient déployées autour et dans le district de Khandamal, certains villages restent coupés du monde.

 

Selon les chiffres officiels, 20 églises ont été brûlées, 19 personnes tuées, 10 personnes sérieusement blessées et plus de 500 habitations ont été détruites. Mais ces chiffres sont largement sous estimés selon les chrétiens indiens. Pour eux, au moins 36 personnes, la plupart chrétiennes, ont été tuées, et plus de 1000 habitations ont été détruites.

 

Aujourd’hui encore, des poches de violence demeurent.

 

map_cnnPourtant, le meurtre du leader nationaliste Saraswati a été revendiqué lundi par un groupe maoïste. Ce dernier prétend même prendre la défense des chrétiens et prévient les nationalistes hindous d’ «autres punitions, s’ils continuent leur violence contre les minorités religieuses».

 

• Prions pour les chrétiens de l’Etat d’Orissa. Des milliers se sont réfugiés dans les camps de secours mis en place par le gouvernement, d’autres se cachent dans la jungle. D’autres ont été forcés à se « reconvertir » à l’hindouisme.

• Prions pour que les responsables chrétiens indiens soient entendus par les chefs politiques de leur pays.

• Nous avons eu des nouvelles de notre équipier. Il souhaite rester sur place pour aider. Prions pour sa sécurité.