17/06/2010

Conversion : Sadhou Sundar Singh

sadhouSadhou Sundar Singh

« Dire que le christianisme est un échec en Europe et en Amérique est une grave erreur et n'est pas basé sur l'expérience. Pourtant, dans mes voyages en Occident, j'ai trouvé les gens si occupés par leur travail, leurs affaires, leur bureau, leur commerce, qu'ils n'ont plus de temps pour prier et recevoir les bénédictions de l'Evangile.

Quelques uns m'ont confessé que leur vie est devenue si compliquée et si remplie, qu'ils en sont fatigués. Si un homme s'affaiblit parce qu'il n'a pas pris de nourriture ou d'eau, pouvons-nous dire que la faute est imputable aux aliments ? Certes pas. La négligence de cet homme seule est la cause de sa faiblesse. » - Sadhou Sundar Singh

Sa jeunesse

Le Sadhou Sundar Singh naquit le 3 septembre 1889 dans le Pendjab région du nord-ouest de l'Inde. Sa famille qui pratiquait la religion des Sikhs, majoritaire dans la région, appartenait à la classe dirigeante et put lui apporter de ce fait, de même qu'à ses frères, une instruction poussée.

Sa mère, d'une grande piété, avait une affection toute spéciale pour lui et souhaitait en faire un « Sadhou », homme saint de la religion hindouiste qui vit dans la pauvreté, allant de lieu en lieu en portant pour seul habit une longue toge jaune safran, méditant, prêchant et vivant de la charité qui lui est offerte.

Néanmoins, bien qu'elle assurât son éveil religieux pendant sa petite enfance, elle le confia ensuite à un maître puis à un Sadhou sikh pour parfaire son éducation religieuse. Ceux-ci par des enseignements de deux ou trois heures par jour l'initièrent à la connaissance des écrits sacrés.

C'est ainsi qu'il apprit très jeune à lire en sanscrit, langue des textes sacrés hindous, quelques-uns des écrits fondamentaux de sa religion maternelle.

Mais à mesure qu'il grandissait, bien qu'il ne se souciât guère des jeux auxquels les enfants se dédient normalement, un grand vide apparut dans son cœur, que la religion de son peuple ne semblait pas pouvoir combler. Une soif de plus en plus intense de trouver cette paix, apanage des hommes saints, aussi nommée «Shanti», dont sa mère lui avait tant parlé enfant, le saisit.

Il commença à lire jusqu'à des heures tardives non seulement les livres sacrés des Sikhs, mais encore ceux de la religion hindoue et aussi le Coran dans l'espoir de trouver la paix. Mais le résultat en fut, au contraire, une plus grande frustration. Le maître et le sadhou auxquels sa mère l'avait confié ne purent combler non plus cette intense soif spirituelle qui l'habitait.

A l'adolescence, il fut envoyé dans une école tenue par la mission presbytérienne américaine pour parfaire son éducation. C'est là qu'il entendit pour la première fois des versets tirés de la Bible des chrétiens, découverte qui provoqua en lui une grande colère. Tout son être se raidit face à la parole du Christ et une première lecture du Nouveau Testament ne fit qu'augmenter sa haine du christianisme.

Peu de temps après, il eut la douleur de perdre sa mère, suivie de peu dans la mort par son frère aîné. Ces événements tragiques le jetèrent dans le désespoir car il savait qu'il ne les reverrait jamais. Pire, confronté pour la première fois au deuil, il dut admettre que sa religion maternelle ne lui était d'aucun secours car elle n'était pas capable de lui dire sous quelle forme renaîtraient sa mère et son frère. Toute vie était soumise à l'implacable loi du karma, ce qui lui était insupportable. Comment sa mère, cet être si doux et aimant, pouvait-elle renaître sous quelques formes primitives. Son obsession de trouver la vérité redoubla et il se jeta dans toutes sortes de pratiques spirituelles, dont le yoga qui avait pour effet de l'aider, de manière trop passagère cependant, car l'effet euphorisant de la transe passé, il retombait dans une situation pire encore. Il ne se rapprocha pas pour autant des chrétiens ni même de la Bible. Son fanatisme anti-chrétien atteignit même son apogée à cette époque. Il voyait en effet les missionnaires de la mission évangélique comme des agents étrangers venus corrompre son peuple et n'hésitait pas à leur jeter des pierres dès que l'occasion se présentait.

Cependant, sans qu'il s'en rendît vraiment compte, la parole de Dieu commençait à faire son œuvre en lui et se frayait un passage jusqu'à son cœur, pourtant endurci. C'est que l'enseignement sur l'amour de Dieu trouvait en lui un écho auquel n'était probablement pas étranger le souvenir de sa mère aimante. Bien qu'il admît que la Bible contînt de bonnes choses, il ne pouvait admettre qu'une religion quelconque fût supérieure à l'hindouisme.

Un jour, saisi de colère, il déchira son exemplaire de la Bible et y mit le feu. A son père, qui avait assisté aux faits, et qui lui demandait pourquoi il faisait une chose aussi stupide, il répondit que le christianisme était une religion fausse et, qui plus est, étrangère. Mais dans son for intérieur il ne fut pas apaisé pour autant. Il continua de brûler de trouver enfin la vérité, mais celle-ci semblait lui échapper chaque fois un peu plus. C'est alors qu'il envisagea sérieusement de mettre fin à ses jours en espérant découvrir dans l'autre monde ce qu'il cherchait avec toute la force de son âme dans celui-ci.

Sundar n'avait pas à aller bien loin pour mettre son plan à exécution. La ligne du chemin de fer traversait l'extrémité de leur propriété, et chaque matin à 5 heures l'express y passait. Aussi il décida, un matin, on était le 18 décembre 1904, que si la divinité ne se révélait pas à lui, il mettrait fin à ses jours en posant sa tête sur la voie au moment ou passerait l'express. Après avoir pris un bain froid, il commença à prier, implorant Dieu de se manifester et de lui montrer le chemin du salut. Il pria ainsi plus d'une heure espérant voir apparaître Krishna, Bouddha, ou quelque autre saint de la religion hindoue, sans résultat. Il redoubla d'effort dans la prière et soudain une grande lueur illumina sa chambre. Croyant d'abord à un incendie, il ouvrit la porte, avant de s'apercevoir qu'à l'extérieur il faisait encore nuit.

Sa conversion

"Alors il se passa quelque chose que je n'avais jamais attendue : la chambre fut emplie d'une merveilleuse lumière qui prit la forme d'un globe et je vis un homme glorieux debout au centre de cette lumière. Ce n'était pas Bouddha, ni Krishna, c'était le Christ. Durant toute l'éternité, je n'oublierai pas sa face glorieuse, si pleine d'amour, ni les quelques mots qu'il prononça : « Pourquoi me persécutes-tu ? Je mourus pour toi, pour toi j'ai donné ma vie, je suis le Sauveur du monde. » Ces mots furent inscrits comme en lettres de feu sur mon cœur. Le Christ que je croyais mort était vivant devant moi. Je vis la marque des clous ; j'avais été son ennemi, mais je tombai à genoux devant lui et l'adorai. Là, mon cœur fut empli d'une inexprimable joie et d'une paix merveilleuse ; ma vie fut entièrement transformée ; le vieux Sundar mourut et un nouveau Sundar Singh naquit, pour servir le Christ."

Sa vie de missionnaire itinérant

Dès lors il décida de consacrer sa vie à son Sauveur, provoquant ainsi la colère de sa famille, qui le chassa pour avoir renié la tradition de ses ancêtres. Alors commençait sa vie de disciple, errant de par le monde afin d'annoncer l'Évangile. Il adopta pour la circonstance le genre de vie et le costume safran du Sadhou, homme saint de la hiérarchie hindoue. Baptisé dans l'Église anglicane le 3 septembre 1905, il consacra les premières années de son ministère à voyager en Inde, à travailler dans une léproserie, à faire des études de théologie.

Il obtint une licence de prédicateur dans l'Église anglicane. Mais refusant d'entrer dans un système d'Église qu'il jugeait trop contraignant pour sa vocation, il rompit définitivement avec la vie sédentaire. A partir de 1912 il entreprit d'évangéliser le Tibet, qui devint son principal champ d'activité, et dès 1918 il élargit son champ d'action en partant pour la Birmanie, Singapour, l'Angleterre, la France, la Suisse, l'Écosse, les États-Unis, l'Australie et la Palestine.

Revêtu de pauvreté et d'humilité, le Sadhou Sundar Singh partageait au fil de ses voyages l'immense richesse de sa vie intérieure et de sa communion avec Dieu. Il enseignait, encourageait, fortifiait ses auditoires, avec une sagesse toute inspirée de son Maître, et riche en expériences personnelles extraordinaires.

Sa disparition

Il regagna ensuite l'Inde et le Tibet où les persécutions, la prison et la maladie ne le découragèrent pas. Parti de Sabathu le 18 avril 1929 pour un dernier voyage d'évangélisation au Tibet, il ne reviendra pas. De nombreuses recherches seront faites, deux missionnaires anglais suivront même sa trace jusqu'à un col de plus de 5000 mètres d'altitude, mais en vain. Le Sadhou Sundar Singh disparaissait ainsi, à l'âge de 39 ans.

Contemporain de Tagore, et de Gandhi qu'il a personnellement connu, le Sadhou nous laisse le témoignage d'une vie féconde entièrement consacrée à Dieu.

26/04/2010

Inde : violence contre les chrétiens

Violence contre les chrétiens en Inde

Source : Journal chrétien

dalitUne loi contestable anti-conversion pousse continuellement les extrémistes hindous à agresser les chrétiens.

Des extrémistes hindous ont fait irruption, pendant le culte dominical, dans l’église du pasteur Benhur. La foule en colère l’a bousculé et roué de coups. Des fidèles qui voulaient venir au secours du pasteur ont aussi reçu des coups de poing et de bâton. Les extrémistes avaient déjà prévenu les membres de cette église évangélique que, si l’Evangile continuait d’être prêché, ils en viendraient aux mains. Les forces de sécurité n’ont pas cherché à arrêter les coupables.

Malheureusement, les attaques d’extrémistes hindous contre les chrétiens se multiplient. Le fait est qu’en Inde les dalits, qu’on appelle également les intouchables et qui sont exclus du système des castes, sont très attirés par le message de l’Evangile. Quand un dalit devient chrétien, il échappe à une vie de misère et de désespoir. Il ne se distingue plus par son appartenance au groupe des intouchables. Le système méprisant des castes n’a plus prise sur sa vie. En tant que créature de Dieu chère et aimée, il prend conscience qu’il a son parcours de vie personnel. Il en résulte, logiquement, une réussite sociale. Ce qui, longtemps, était interdit à un dalit devient maintenant possible pour lui. Il peut enfin apprendre une profession ou entreprendre des études.

La loi contestable anti-conversion justifie, ce qui est grave, les attaques des extrémistes dirigées contre les chrétiens. Dans certains Etats indiens, elle est déjà entrée en force, alors que ce n’est pas le cas de l’Andhra Pradesh, où a eu lieu l’attaque contre le pasteur Benhur. Cette loi stipule expressément que personne ne peut être influencé par des incitations financières ou autres, même si la situation est critique, pour quitter l’hindouisme et embrasser une autre religion.

23/01/2010

Népal : progression du Christianisme et conversion de militants hindous

Népal : progression du Christianisme et conversion de militants hindous

Source actu-chretienne

nepal-flag2Il n’y a encore que deux décennies, le Népal était le seul royaume hindou au monde, où toute conversion à une autre religion était punie. Aujourd’hui, cet Etat laïque de l’Asie du sud connaît une forte progression du Christianisme, notamment dans les prisons. Les missionnaires catholiques comme protestants réalisent un travail considérable.

Autrefois, «les prières se faisaient dans la clandestinité. Les prisonniers hésitaient à dire qu’ils étaient chrétiens. Aujourd’hui, la peur a disparu», témoigne Dinesh Neupane à l’agence ENI. D’après l’Evêque Sharma, il y aurait un million de chrétiens dans ce pays qui compte 28 millions d’habitants, soit 3,5% de la population. Et il y aurait 400 chrétiens parmi les 8000 prisonniers.

L’ENI raconte en outre l’histoire de Ram Prasad Mainali, un militant hindou membre de l’Armée de défense nationale. Son organisation avait posé une bombe dans une église en 2009, tuant trois femmes. Actuellement incarcéré dans la prison de Nakhu, Ram Prasad Mainali lit aujourd’hui la Bible.

L’ancien militant extrémiste explique qu’après son arrestation, aucun hindou n’est venu lui rendre visite, tandis que les missionnaires chrétiens lui ont témoigné l’avoir pardonné pour son acte criminel. Aujourd’hui, il assure avoir «abandonné (son) objectif de refaire du Népal un Etat hindou».

Paul OHLOTT

23/12/2008

Inde : « Nous ne quitterons pas Jésus »

Inde : « Nous ne quitterons pas Jésus »

Journal chrétien - mercredi 17 décembre 2008, par Aloys Evina

 

indennqpjLes réfugiés n’ont pas le choix : pour retourner dans leur village, ils doivent d’abord se convertir à l’hindouisme. Pourtant, beaucoup sont déterminés à ne pas céder aux menaces des extrémistes hindous, comme cette femme dont le mari a été battu à mort parce qu’il ne voulait pas renier le Seigneur. Elle-même a été violemment frappée. A présent veuve, elle ne renonce toujours pas à sa foi.

 

Autre exemple, celui de ces parents, dont l’enfant a été tué par des extrémistes hindous et qui déclarent : « Nous pouvons quitter le village, mais nous ne quitterons pas Jésus ». Ils continuent à regarder à Dieu quelles que soient les circonstances. Une autre femme, dont le mari, un pasteur, a été attrapé par les extrémistes hindous, puis par la police et enfin mis en prison, ne baisse pas les bras. Alors qu’elle était sans nouvelles de lui, elle a demandé à Dieu : « Pourquoi ? Nous t’avons servi depuis des années ! ». En priant, elle a réalisé que d’autres femmes de pasteurs vivaient la même situation. Elle a alors créé un groupe d’entraide.

 

Dans l’Etat d’Orissa, la violence contre les chrétiens a aujourd’hui diminué, mais l’approche de Noël annonce de nouvelles épreuves. Les extrémistes hindous ont prononcé un Bandh à l’échelle nationale pour le 25 décembre. Bandh, cela signifie que les écoles seront fermées et que la plupart des activités publiques et privées seront suspendues soit disant « pour préserver la paix ». Dans les faits, quiconque fêtera la naissance du Christ, risque de violentes représailles. Selon Tehmina Arora, de l’Association juridique chrétienne, « à moins que les autorités ne prennent des mesures rigoureuses et concrètes, la communauté chrétienne sera de nouveau attaquée ». Pour l’instant, le gouvernement d’Orissa et celui de l’Etat fédéral indien ont mollement réagi…

 

  • Remercions Dieu pour ces témoignages de foi.
  • Opposons-nous dans la prière aux projets de violence des extrémistes hindous.
  • Prions pour les dizaines de milliers de chrétiens qui ne peuvent pas rentrer chez eux à moins qu’ils ne se convertissent à l’hindouisme.
  • Prions particulièrement pour les enfants des réfugiés qui ne peuvent pas aller à l’école.

 

16/09/2008

Inde : Plus de 50 000 réfugiés chrétiens

Inde : Plus de 50 000 réfugiés chrétiens

Source : Portes ouvertes

 

Les régions touchées par les émeutes sont aujourd’hui quasiment vidées de leur population chrétienne. Depuis plus d’une semaine, les militants nationalistes hindous de l’Etat d’Orissa se vengent de l’assassinat de l’un de leurs leaders. Bien que les forces de police se soient déployées autour et dans le district de Khandamal, certains villages restent coupés du monde.

 

Selon les chiffres officiels, 20 églises ont été brûlées, 19 personnes tuées, 10 personnes sérieusement blessées et plus de 500 habitations ont été détruites. Mais ces chiffres sont largement sous estimés selon les chrétiens indiens. Pour eux, au moins 36 personnes, la plupart chrétiennes, ont été tuées, et plus de 1000 habitations ont été détruites.

 

Aujourd’hui encore, des poches de violence demeurent.

 

map_cnnPourtant, le meurtre du leader nationaliste Saraswati a été revendiqué lundi par un groupe maoïste. Ce dernier prétend même prendre la défense des chrétiens et prévient les nationalistes hindous d’ «autres punitions, s’ils continuent leur violence contre les minorités religieuses».

 

• Prions pour les chrétiens de l’Etat d’Orissa. Des milliers se sont réfugiés dans les camps de secours mis en place par le gouvernement, d’autres se cachent dans la jungle. D’autres ont été forcés à se « reconvertir » à l’hindouisme.

• Prions pour que les responsables chrétiens indiens soient entendus par les chefs politiques de leur pays.

• Nous avons eu des nouvelles de notre équipier. Il souhaite rester sur place pour aider. Prions pour sa sécurité.

05/02/2008

Inde : Les chrétiens d’Orissa victimes de menaces et de conversions forcées

OrissaLes chrétiens d’Orissa victimes de menaces et de conversions forcées

 

Se convertir à l’hindouisme, fuir ou mourir sont les seules options que nous ont laissées les fondamentalistes hindous», a confié à la mi-janvier Birendra Digal à l’agence Eglises d’Asie. Protestant, il a été contraint, avec toute sa famille, de fuir son village de Mundarigam pour se réfugier dans une autre bourgade du district de Kandhamal, en Orissa.

 

Depuis, ce chrétien vit caché avec ses proches, dans la crainte de représailles. Son cas n’est malheureusement pas isolé, puisque, selon des sources locales, plusieurs dizaines de familles de la région ont reçu des menaces. Le 25 décembre dernier, dans le seul village de Mahasingh, 25 familles chrétiennes, après avoir été menacées, ont été converties à l’hindouisme.

 

«Je n’avais pas d’autre alternative que de me convertir à l’hindouisme, a déclaré à Eglises d’Asie Sumant Digal, un protestant originaire d’un autre village de la région de Kandhamal. Si je ne m’étais pas converti, les fondamentalistes hindous auraient incendié ma maison; ils m’avaient également menacé de mort. » Selon un avocat, plusieurs chrétiens ont porté plainte en demandant une protection renforcée de la police. Des sources locales ont toutefois précisé que, jusqu’à présent, les chrétiens n’ont bénéficié d’aucune protection et que personne n’avait été arrêté suite aux menaces ou aux violences commises à leur encontre. Ces menaces interviennent quelques semaines après le sanglant Noël des chrétiens de Bhubaneswar, capitale de l’Etat de l’Orissa, où, pendant cinq jours, les chrétiens ont été la cible de violences perpétrées par des fondamentalistes hindous. Une cinquantaine d’églises, plus de 400 maisons ont été incendiées et au moins cinq personnes ont trouvé la mort.

 

« Le pays devrait avoir honte de tolérer de telles atrocités »

 

Selon Mgr Raphaël Cheenath, archevêque du diocèse catholique de Cuttack-Bhubaneswar, bien que différentes demandes d’aides aux victimes aient été déposées auprès des autorités – depuis les événements, les associations ne sont pas autorisées à venir en aide aux victimes, officiellement pour des raisons de sécurité –, «aucune réponse positive» du gouvernement n’a été donnée. Sœur Nirmala, supérieure générale des Missionnaire de la Charité, qui, sous escorte policière, a néanmoins pu rendre visite aux victimes de Bhubaneswar, s’est dit très affectée par l’étendue des dégâts constatés. «Le pays devrait avoir honte de tolérer de telles atrocités», a-t-elle déploré.

 

Le 21 janvier, dans l’Etat du Maharashtra, près de 20’000 chrétiens ont manifesté pacifiquement dans les rues de Pune, pour protester contre ces violences. A un colloque organisé à New Delhi, deux jours auparavant, deux anciens ministres de la Justice ont appelé les gouvernements des Etats ainsi que le gouvernement fédéral à restaurer la liberté religieuse en Inde et à prendre des mesures adéquates pour que le sentiment d’insécurité qui prévaut chez les minorités religieuses cesse enfin. Pour John Dayal, président de l’Union catholique pan-indienne (All India Catholic Union), également présent au colloque, «la société civile indienne a détourné son regard lors des dernières attaques antichrétiennes en Orissa».

 

 (Article Blogdei)