08/12/2008

L’évolution, une théorie de plus en plus contestée !

L’évolution, une théorie de plus en plus contestée !

Par Paul Ohlott

Source : TopInfo

 

photoarticleintelligentde«Les créationnistes me faisaient sourire il y a 20 ans, mais ce n’est plus le cas !» (1), déclare Armand de Ricqlès, professeur au Collège de France. Pas étonnant, aujourd’hui, dans toute l’Europe, les théories créationnistes font des émules, et les professeurs de Sciences et Vie de la Terre (SVT) rencontrent de vives oppositions en classe.

 

En Angleterre, un sondage réalisé en 2006 par la BBC annonce même la couleur : 40% des personnes interrogées souhaitent que le Créationnisme soit enseigné en cours de sciences, aux côtés ou non de la théorie de l’évolution.

 

Et la France ne fait pas exception. Face à ce phénomène de société, le Ministère de l’Education Nationale a réuni sur Paris, plusieurs centaines de chercheurs en sciences de l’évolution, philosophes et autres professeurs, les 13 et 14 novembre, afin de débattre de la difficulté croissante d’enseigner la théorie de l’évolution.

 

L’ID, l’autre idée des origines

 

Le principal concurrent du néo-darwinisme se nomme «Intelligent Design» (Dessein Intelligent, ID). Née en 1988, par le paléontologue américain Stephen C. Meyer, cette théorie vise même le haut du tableau noir, en cherchant à «devenir l’optique dominante dans le domaine scientifique» (2). Elle est désormais soutenue par de nombreux universitaires établis.

 

Genre de «créationnisme évolutionniste», l’ID défend la thèse d’une évolution biologique, mais tout en affirmant que la vie n’est pas la conséquence d’un étrange hasard qui s’amuserait à jouer au Créateur. Bien au contraire, selon l’ID, l’évolution est orientée et programmée par une «force cosmique».

 

Et cette théorie connaît un accueil favorable dans les églises protestantes évangéliques. Véritable force montante du Christianisme, les «born again» (nés de nouveaux) ne s’opposent pas pour autant à la science. Il s’agirait plutôt de la réconcilier avec la foi, comme en témoigne ces propos de Philippe Laurent, dans le magazine baptiste Croire et Vivre : «Pourquoi la foi serait-elle irrationnelle et la ‘’science’’ rationnelle ? La vision chrétienne du monde est rationnelle ; elle n’exclut pas la science mais elle n’en fait pas un dieu qui serait capable de répondre à toutes les questions !» (3).

 

Dans le même journal, Lydia Jaeger, Docteur en philosophie à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, s’interroge à son tour…«Alors que de nombreux scientifiques de haut niveau sont aussi des croyants authentiques, beaucoup s’acharnent encore aujourd’hui à nous faire croire que foi et raison s’opposent. Jusqu’à quand ?» (4).

 

Egalement Directrice des Etudes à l’Institut Biblique de Nogent, Lydia Jaeger poursuit son discours : «Laissons la science apporter ses lumières là où elle est compétente, mais n'attendons pas d'elle qu'elle nous éclaire sur le sens de l'existence humaine, qu'elle nous fournisse les normes sur lesquelles régler notre comportement ou qu'elle nous dévoile l'origine ultime du monde. Sur ces questions, elle ne saura que rester muette».

 

Les scientifiques évangéliques se rassemblent

 

Au mois de mars 2008, en partenariat avec le Groupe Biblique Universitaire (GBU) - un mouvement étudiant qui revendique 200 membres actifs dans l’Hexagone -, cette scientifique de formation a commencé une nouvelle expérience, en créant le Réseau des Scientifiques Evangéliques. Le 17 janvier prochain, dans l’enceinte de l’Eglise Baptiste de Paris-Centre, le Réseau organisera sa première journée annuelle d’étude sur le thème de la neutralité scientifique. De quoi agacer encore davantage les évolutionnistes radicaux !

 

Rachel Vaughan, ancienne chercheur en biologie cellulaire et coordinatrice de ce Réseau, tient néanmoins à préciser qu’il ne s’agit en aucun cas d’un lobbie. Son but consiste simplement à «réunir des scientifiques évangéliques, afin qu’ils soient au service des étudiants en proie à de multiples questionnements». Quant à l’étiquette «créationniste», elle s’en méfie. «Si vous entendez par créationniste que Dieu a tout créé, oui nous le sommes», explique-t-elle, «mais on oppose deux extrêmes. Soit il faut croire que Dieu a tout créé en six jours. Soit il faut croire que Dieu n’existe pas et que tout est apparu par hasard. Il y a d’autres possibilités entre ces deux extrêmes !».

 

Paul OHLOTT

 

Notes

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(1) Le Monde, 17 novembre 2008.

(2) The Wedge Document, publié par l’Institut Discovery, une puissante institution créationniste.

(3) Magazine «Croire et Vivre», spécial Sciences et Foi, novembre 2008. Extrait de l’Edito.

(4) Magazine «Croire et Vivre», spécial Sciences et Foi, novembre 2008. Extrait de l’article «La science peut-elle tout expliquer ?».

23/10/2007

Réflexions sur la genèse

michelangelo-creationGenèse

 

Voici des pistes de réflexions au sujet de la genèse. La genèse est référencée plus de 60 fois dans 17 des livres du nouveau testament. On ne peut donc pas négliger ce livre et le résumer à une fable légendaire.

 

Rappel, le texte de la création a été transmis par voie orale pendant bien longtemps. Le texte fut écrit au 15e siècle avant JC, en hébreu et sans voyelle.  

Imaginez la situation suivante (à titre d'exemple comparatif!): Dieu parle à un homme d’une théorie scientifique qui ne sera découverte que plusieurs siècles plus tard. Cet homme vit dans un petit village africain et n’a que peu de moyens. Cette théorie est très complexe, mais il l’a transmet de générations en générations.  Peut-on gager que le texte restera pilepoil comme l’original ? Je doute. Certains mots changeront vraisemblablement, mais l’âme du texte restera la même. Est-ce que pour autant on doit déclarer ce texte comme une légende ? ou l’accepterez-vous comme une réelle inspiration divine ?

 

Je le répète, il s'agit de pistes de réflexion, je n'ai pas la prétention de connaître la divine vérité que cache ce texte, mais ces pistes seront une occasion, pour les athées, de constater que leurs critiques sont infondées.

 

Les premiers versets relatent la succession de la création 'yown' après 'yown'.  Le terme hébreu yown a toujours été traduit par jour, or il signifie également 'période'.  L'ordre successif de création ne peut nullement être mis en défaut même s'il est fortement résumé. (voir http://christianisme.skynetblogs.be/post/5556423/la-creat...)

 

Durant 2 chapitres et demi, il n'est question que de "l'homme" ~d"a'h' (hä|´ädäm avec l’article ha que l’on ne met pas devant un prénom) terme général que l’on utilise aussi actuellement pour définir l’ensemble des hommes. En lisant le texte attentivement, et de préférence en hébreu, on ne perçoit absolument pas qu'il y ait seulement 2 êtres humains sur terre. En genèse 1 :26, on lit « Faisons l’homme à notre image ». Aucun traducteur n’aurait pensé à écrire « Faisons l’Adam à notre image ».  Lisons aussi : « Il créa l'homme (rk"ïz" =zakar = mâle) et la femme, il les bénit, et il les appela du nom d'homme (~d"êa' =adam), lorsqu'ils furent créés. » (Genèse 5:2 LSG)  L’homme ET la femme s’appellent adam ! Adam désigne bien l’être humain.

La traduction Adam en tant que prénom ne se trouve qu'au 4e chapitre verset 25.  

 

Actuellement, les scientifiques évolutionnistes sont confrontés au problème du « chaînon manquant » entre espèces et notamment entre le singe et l'homme. Dans les milieux scientifiques, d'aucuns affirment que le premier homme est celui qui enterra ses morts. Il y a bien cette notion de responsabilité et de conscience par rapport à la vie.

 

Certains opposants visent l'impossibilité humaine de vivre plusieurs centaines d'années. En effet, mais si le texte parle d'année, c'est uniquement selon la conception de durée d'une année de l'époque ! Si l'on compte, par exemple, un an après chaque nouvelle lune (environ 30 jours), cela fait des durées de vie tout à fait normales.

 

Le déluge

Parlons maintenant du déluge qui perturbe beaucoup d’athées.

Des preuves solides nous permettent d'être convaincus d'un déluge mondial. Le déluge en effet, a laissé, en plus des preuves d'un changement de climat, les traces d'une brusque dévastation sur toute la surface du globe.

 

Écoutons à ce sujet un scientifique, monsieur Hapgoog : "L'une des grandes destructions de vie se produisit à la fin de la dernière période glaciaire. D'après la datation des carottes prélevées au fond de la mer de Ross, la dernière période glaciaire ne commença qu'il y a 6000 ans. Des bouleversements gigantesques ont enfoui des fossiles bien au-dessous de matériaux terrestres énormément plus vieux qu'eux. Il y a des signes indiquant que de grandes étendues de la Terre furent inondées en quelques temps." (Revue Newsweek, 23 décembre 1963).

 

Le caractère instantané de cette catastrophe universelle, nous est révélé par l'état des restes des animaux retrouvés dans la région arctique, où des millions de bêtes ont été, à une époque géologique assez récente, tuées subitement et instantanément congelées dans la boue et la glace du sous-sol arctique.

 

Même Darwin, le père de l’évolutionnisme, disait « L'esprit, ne peut s'empêcher de croire à quelque grande catastrophe. Mais pour détruire ainsi des animaux grands et petits, en Patagonie du Sud, au Brésil, sur la Cordillère du Pérou, en Amérique du Nord jusqu'au détroit de Béring, il a fallu que toute la base du globe terrestre soit secouée. »

 

Rajoute de décembre 2009 :
Même si une catastrophe mondiale a pu exister, je ne crois plus qu'il s'agisse de pluies inondant toute la planète. Certes il a du y avoir eu une catastrophe mondiale telle que nous l'exposele Pr Hapgoog, mais je pense que lors de cette catastrophe, l'humain n'existait pas encore.
Ma perception est la suivante : Le mot "eretz" a la même richesse de sens que le mot "terre" en français, il désigne aussi bien la planète, la matière, le pays, le territoire, le terrain. A aucun moment, la Bible ne permet ne trancher sur le sens de ce mot, et même, à certains moment, est utilisé le mot "adama" qui a un sens plus restrictif et qui ne désigne que soit la matière soit un terrain délimité, or ce terme "adama" est utilisé au verset genèse 6:7 ("J'exterminerai de la face de la terre (adama) l'homme que j'ai créé". Je pense donc que ce déluge concerne uniquement le territoire du croissant fertile.

 

 

06/08/2007

Le hasard

svhasardLe magazine "Science et vie" de ce mois d'août consacre un article sur le hasard :

"Et si la vie devait tout au hasard..."

Plusieurs pages sont consacrée au hasard, mais à aucun moment, il n'est expliqué ce qu'est le hasard ???

Je cite "Le hasard fait décidément bien les choses. Car de récentes découvertes l'affirment : depuis la diversité des espèces jusqu'à nos cellules, le hasard joue un rôle clé à toutes les étapes du vivant. Au point que, sans lui, la vie n'existerait pas ! Révélations sur le vrai maître de notre destinée."

Remplacez le mot hasard par Dieu...

Curieux que les athées acceptent un concept totalement inexplicable pour justifier notre existence, mais qu'ils refusent l'existence de Dieu.