09/11/2010

La plus grande expansion : les évangéliques

Pour une fois que les médias ne torpillent pas les églises évangéliques, je ne résiste donc pas à la publication de cet ancien extrait du journal de France2:

 

09/08/2008

Les Evangéliques veulent la paix

 

Meb

 

Mon harceleur se complait à publier sur tous ses blogs (!) sa haine aveugle et ses insultes envers les chrétiens évangéliques.  Ce prétendu "musulman", qui ne semble pas connaître la notion d'honnêteté intellectuelle, publie des informations mensongères pour satisfaire ses intérêts bassement politiques en cultivant l'amalgame évangéliques=américains guerriers.

Que Dieu lui ouvre les yeux et lui pardonne

Mais je profite de l'occasion pour rappeler par ce modeste billet que l'ensemble des églises évangéliques (et même celle de G.Bush !!) s'est prononcé contre la guerre.

Veuillez notamment lire à ce lien, la déclaration d'opposition à la guerre signée par de nombreux responsables chrétiens (dont les églises évangéliques) de plusieurs pays, à l'initiative de l'église évangélique allemande :

http://www.protestants.org/index.php?id=1045

(Je rappelle au passage que l’évangélisme est le courant dominant du protestantisme en terme quantitatif et qu’il est donc totalement méprisable de le dénommer secte.)

Ainsi chers amis lecteurs, vous pourrez comprendre que les chrétiens évangéliques veulent la paix, mais que certains activistes politico-musulmans cultivent le mensonge, par le biais de bas petits articles vomitifs, pour tenter d'anéantir ET les Etats-Unis ET Israël ET le christianisme...

Après les pressions pour nier la shoah, voici les mensonges pour faire passer des hommes de paix pour des guerriers.  La haine ne connaît pas le dialogue...hélas.

Je vous invite à prier pour mon harceleur afin que Dieu lui place des sentiments de paix dans le coeur.

16/06/2008

Les évangéliques contre la pauvreté

Onze organisations d’entraide créent Interaction pour unir leurs forces

 

Les évangéliques rassemblent leurs forces pour agir contre la pauvreté

(Source Journal Chrétien -  lundi 9 juin 2008, par Jean-Paul ZÜRCHER)

 

arton16769-209e2Agir ensemble, sur la base de valeurs chrétiennes, pour un monde respectant des critères de justice, dignité et sécurité pour tous les êtres humains. Voilà la mission commune qu’entendent poursuivre les onze œuvres d’entraide évangéliques suisses avec Interaction, le nouvel organe de coopération fondé vendredi dernier 6 juin 2008 à Berne. Se définissant comme un groupe de travail de l’Alliance évangélique suisse, Interaction veut prendre ses responsabilités dans le paysage suisse pour aider à lutter contre la pauvreté.

 

Genève et Zürich, le 9 juin 2008 (jpz) – Saluée comme un événement majeur par la trentaine de participants présents à Berne pour l’assemblée constitutive, « la décision de onze organisations de fonder ensemble un centre de compétence dans les domaines de la coopération au développement, de la politique de développement et de l’aide humanitaire va faire date », déclarait Hansjörg Leutwyler, secrétaire général de l’Alliance évangélique suisse (AES) et président nouvellement élu de Interaction. Un comité intérimaire de 6 personnes va accompagner

 

 Renforcer la sensibilisation aux problèmes liés à la pauvreté

Interaction est fondée au moment où les chambres fédérales discutent du budget qui va être accordé à l’aide au développement pour les quatre prochaines années. 200’000 signatures ont été déposées le 26 mai à Berne pour demander au gouvernement d’honorer ses promesses en faisant passer l’aide au développement de 0,4% à 0,7% du PIB. « C’est le hasard du calendrier qui veut que Interaction soit créé au moment même où le problème de la faim fait la une de l’actualité, et que beaucoup de citoyens demandent une augmentation accrue de l’aide en faveur des plus pauvres, de ceux qui vivent avec moins de 1 franc par jour. Mais ce hasard nous montre aussi l’actualité brûlante de ce que nous sommes en train d’entreprendre », déclare Jean-Paul Zürcher, secrétaire général du Réseau évangélique, branche romande de l’AES. Et de préciser le sens de l’action à entreprendre : « La vie et l’œuvre de Jésus-Christ sont pour nous un modèle et une source d’inspiration. Notre action est motivée par l’amour du prochain. InterAction a une compréhension globale, intégrale de la mission : agir d’après les valeurs de l’Evangile dans tous les domaines de la vie et le vivre en paroles et en actes, en particulier auprès des personnes défavorisées. Voilà pourquoi Interaction veut être présente dans le domaine de la coopération au développement et de l’aide humanitaire, tout comme de la politique de développement, en vue d’un développement durable et juste pour tous les hommes des générations présentes et futures. »

 

 Agir pour plus de justice, de dignité et de sécurité pour tous les humains

L’idée de se constituer sous forme d’association a germé progressivement de part et d’autre de la barrière linguistique. La campagne « StopPauvreté.2015 » initiée en 2005 a permis de travailler ensemble dans le domaine de la sensibilisation à la pauvreté. La création d’une Plateforme chrétienne de développement en Suisse romande a permis aux organisations de poser les premières pierres d’un travail commun dans la coopération au développement. Une rencontre avec Konrad Specker, responsable de la section ONG de la direction du développement et de la coopération suisse (DDC), a montré la nécessité de faire ses preuves et d’unir les forces en vue d’obtenir la crédibilité nécessaire pour obtenir des subventionnements publics.

 

C’est cette volonté de renforcer l’action commune qui a poussé les onze organisations suivantes à créer Interaction : Diakonia, Espoir pour ceux qui ont faim (FHI), Frontiers, Interserve, Jéthro, Licht in Lateinamerika (LiL), Mission évangélique au Tchad (MET), Morija, Schweizer Allianzmission (SAM), SIM International, TearFund Schweiz. Une dizaine d’autres organisations sont déjà sur les rangs pour rejoindre la nouvelle association prochainement.

 

Interaction est une association composée de missions, d’œuvres d’entraide chrétiennes et d’organisations qui s’engagent dans la coopération au développement, l’aide humanitaire et la politique de développement. Elle représente une communauté d’apprentissage d’œuvres chrétiennes d’horizons divers. Association au sens du droit suisse, Interaction est un centre de compétence de l’Alliance évangélique suisse dans les domaines de la coopération au développement, de la politique de développement et de l’aide humanitaire.

 

L’Alliance évangélique suisse (AES) est un mouvement de chrétiens issu aussi bien des Eglises dites historiques (réformées) que des Eglises de professants (évangéliques). L’organisation faîtière regroupe environ 550 Eglises réformées et évangéliques et une centaine d’organisations. Au plan national, l’Alliance évangélique estime sa base à quelque 250’000 personnes. L’AES se compose des deux bureaux régionaux, le Réseau évangélique (pour la Suisse romande) et la SEA-DS (pour la Suisse alémanique). A l’échelon international, l’AES est membre de l’Alliance évangélique européenne (AEE) et de l’Alliance évangélique mondiale, qui représente 430 millions de chrétiens dans 127 pays.

 

21/02/2008

Suisse : Ces évangéliques méconnus

suisseSuisse : Ces évangéliques méconnus 

 

Une étude vient de paraître (Ed. Labor et Fides) sur les Eglises évangéliques de Suisse, lesquelles groupent 150’000 croyants dans 1500 communautés et Eglises.

 

Les chrétiens de tendance évangélique ne se distinguent du « Suisse moyen » ni par leur revenu ou leur formation - on compte parmi eux autant d’universitaires que dans le reste de la population - ni par leur habitat - ils résident tant en ville qu’à la campagne. C’est leur mode de vie et leurs positions morales qui diffèrent : plus de 80% d’entre eux lisent la Bible et prient chaque jour, et se rendent au moins une fois par semaine au culte. Ils ont davantage d’enfants (1,9 par femme contre 1,4), et les mères occupent moins souvent un emploi rémunéré que dans le reste de la population. Enfin, 50% des évangéliques ne votent pas pour les partis qui leur sont traditionnellement proches, comme l’Union démocratique fédérale (UDF) ou le Parti évangélique (PEV). Ils témoignent d’une ouverture politique que leurs positions idéologiques (souvent opposées à l’avortement, à l’homosexualité et aux relations sexuelles avant le mariage) ne laissent pas deviner. Olivier Favre, sociologue et pasteur de l’Eglise évangélique apostolique de Neuchâtel, a procédé à une étude à partir de 1100 questionnaires. Interview.

 

La Vie protestante : Comment distinguer les évangéliques suisses ?

 

Olivier Favre : Ils représentent près de 2% de la population du pays, près de 3% si on leur ajoute les évangéliques membres des paroisses réformées. Ils sont en expansion, de 0,5 à 1% ces dernières années. Cinq caractéristiques leur sont propres : l’importance donnée à l’autorité de la Bible et du Christ ; l’aspect missionnaire - tout chrétien évangélique entend diffuser sa foi autour de lui ; l’insistance accordée à la conversion personnelle, soit au moment où il décide de vouer sa vie à Jésus. Enfin, le fait de se sentir d’abord chrétien évangélique, membre d’un même milieu plutôt que d’une paroisse.

 

La VP : Vous décelez pourtant des différences au sein de ce même milieu...

 

O. F. : Un tiers des chrétiens évangéliques se reconnaissent dans les Eglises pentecôtistes ou charismatiques. Ils accordent une place importante, dans le culte, à la musique et à la louange. Ils croient au baptême du Saint-Esprit et aux dons spirituels accordés aux adeptes. Plus de la moitié se reconnaissent dans le groupe des « modérés », le plus proche du protestantisme officiel. Dans le canton de Berne par exemple, l’Evangelische Gemeinschaft ne s’est jamais vraiment séparée de l’Eglise officielle. Se rattachent également à cette tendance les Eglises méthodistes, l’Eglise libre de Genève ou de Neuchâtel, et les 37 Assemblées et Eglises Evangéliques de Suisse romande. Dans cette partie du pays, le nouveau Réseau évangélique réunit donc les « modérés » et les charismatiques. A l’opposé, 10% des évangéliques sont des chrétiens très conservateurs, aux normes d’habillement parfois strictes et opposés à toute collaboration avec l’Eglise réformée. En Suisse romande, il s’agit des darbystes ou du Bruderverein en Suisse alémanique.

 

La VP : Mais, en général, les évangéliques sont tout de même assez conservateurs...

 

O. F. : Pour un évangélique, la Bible a été inspirée par Dieu lui-même et ne doit pas être lue au second ou au troisième degré, même si elle peut être réactualisée. Par exemple, même si Saint Paul affirme que la femme doit porter un voile pour prier, la plupart des évangéliques ne le font pas. Ils conservent cependant une morale judéo-chrétienne traditionnelle (condamnation de l’avortement ou de l’homosexualité, etc.). Par conséquent, dans les médias, l’image de marque des évangéliques n’est pas bonne : soit on ignore de quoi il s’agit, soit on livre un cliché rigoriste de gens peu impliqués dans la société. On méconnaît les engagements démocratiques et humanistes d’avant-garde de l’Eglise évangélique, qu’il s’agisse d’Henri Dunant, co-fondateur de l’Alliance évangélique de Genève et père de la Croix-Rouge, de l’Armée du Salut, qui fit scandale à ses débuts en permettant aux femmes de prêcher, ou du pentecôtisme, une des premières communautés à réunir Noirs et Blancs aux Etats-Unis. Aujourd’hui, bien des évangéliques restent convaincus que la société leur demande un engagement dépassant la défense d’une morale judéo-chrétienne. Mais ils peinent à communiquer ces nuances.

 

La VP : La méfiance du public ne s’explique-t-elle pas par l’impression que ces Eglises font feu de tout bois pour se gagner des adeptes (publications tapageuses, cultes « branchés » destinés aux jeunes, cours Alpha) et financer leurs activités ?

 

O. F. : Il peut y avoir des maladresses dans la manière d’énoncer le message. Utiliser une forme adaptée et contemporaine ne pose pas de problème en soi ; il ne faut cependant pas que la forme l’emporte sur le fond. Les cours Alpha, ces soirées de discussion ouvertes à tous, dispensant un catéchisme de base suivi d’un repas, sont souvent donnés ici par des chrétiens dont la foi est évangélique. Ces cours ont cependant été créés en Angleterre par l’Eglise anglicane, et en France ce sont les catholiques qui les reprennent et les diffusent avec succès. Quant à la dîme, soit au fait de verser 10% du salaire pour financer les activités de l’Eglise, c’est un principe tiré de l’Ancien Testament que beaucoup d’évangéliques pratiquent.

 

Sylvie Fischer - ProtestInfo

 

 

05/11/2007

Le point sur Bush et les évangéliques américains

(article de Benjamin Wolff)

 

bushJusqu’à son départ à la retraite, George Bush s’ingéniera à jouer avec nos nerfs. Après l’Irak, l’Iran? Mais dans quelle mesure son néoméssianisme est-il un produit du milieu dit "protestant évangélique"?

 

Le point sur Bush et les évangéliques américains.

 

C’est depuis le dossier choc du Nouvel Observateur, "Les évangéliques, la secte qui veut conquérir le monde" datant de février 2004, qu’on s’est interrogé sur le sens des "croisades" de Bush Jr contre "l’axe du mal".

 

.L’hebdomadaire avait alors présenté ses excuses aux évangéliques français, dénonçant l’amalgame entre le président américain et le courant protestant évangélique français.

Lettre au Nouvel Obs : http://www.alliance-evangelique.org/accueil/index10.html

Excuses : http://www.coeurnet.org/breve27.html

 

 Malheureusement, la clarification entre "Bush-évangéliques-croisades" ne semble pas avoir atteint la scène publique depuis : entre anti-américanisme d’un coté et va-t-en-guerre de l’autre, le flou artistique demeure.

 

 George Bush atteint bientôt son départ à la retraite, mais il n’a pas dit son dernier mot. Selon lui, le sauvetage de l’Irak passe par une mobilisation en Iran, pour notamment s’assurer l’hommage des générations futures.

 

 C’est dans ce contexte fragile qu’il me paraît important de replacer le messianisme de Bush Jr dans un plan historique plus large.

 

Ultraminoritaire en France, ce type de christianisme est si installé dans le paysage social et politique américain qu’il en devient incontournable : mais dans quelle mesure la foi en Dieu influe-t-elle sur l’administration américaine ?

On compte aujourd’hui un demi milliard de protestants évangéliques dans le monde dont (seulement) 70 millions aux Etats-Unis et 400 000 en France.

 

L’historien britannique David Bebbington a proposé quatre critères pour cerner l’identité évangélique. Premièrement la centralité de la Bible, avec deux particularités.

 

Elle est un espèce de code de la route qui fait autorité dans tous les aspects de la vie du chrétien. Et il existe un rapport direct au texte, sans médiation.

 

Deuxièmement le crucicentrisme, c’est-à-dire la référance à la croix comme lieu de salut de l’humanité (d’où le succès du film The Passion de Mel Gibson).

 

Troisièmement, le plus important, la conversion, c’est-à-dire un changement de vie suite à une rencontre personnelle avec Jésus-Christ : nul ne peut être chrétien s’il n’est converti (born again, né de nouveau).

 

Enfin, le militantisme : le chrétien doit montrer dans une vie transformée qu’il est né de nouveau, il doit s’engager pour Jésus-Christ dans le cadre d’une église de convertis.

 

Les évangéliques américains vont de l’activiste afro-américain Jesse Jackson (à la gauche du Parti démocrate) à Pat Roberson (à la droite du Parti républicain).

 

Sur 70 millions d’évangéliques, on évalue à 25% la part de démocrates, à 50% la part de conservateurs et à 25% la part de fondamentalistes.

 

 On laisse souvent croire que Bush est un des présidents américains les plus attachés à la religion : c’est une idée reçue. Bill Clinton est un converti tout aussi convaincu, ainsi que Al Gore, qui appartienent à la branche conservatrice des baptistes (courant évangélique), qui a soutenu l’invasion en Irak.

 

L’engagement chrétien de Bush n’est pas plus important que celui d’autres présidents. L’historien français Sebastien Fath doute même de l’authenticité des convitions du président des Etats-Unis.

 

 Plusieurs éléments appuient cette affirmation. Officielement, Bush Jr présente sa conversion comme le principal événement de sa vie : c’est suite à une rencontre avec Billy Graham (star protestante détéstée des fondamentalistes) en 1985 qu’il a connu une foi renouvelée, suite à son alcoolisme.

 

En réalité, cette année-là, Bush Jr est chargé par l’état-major de son père, en campagne présidentielle, de mobiliser les votes de la New Christian Rigth (courant politique confessionnel à la droite du Parti républicain) : ce serait donc davantage par nécéssité professionelle qu’il s’est converti.

 

De plus, son abstinence a moins été motivée par Graham que par sa compagne, Laura Bush, qui lui dit en 1985 :"C’est moi ou le bourbon."

 

 Ensuite, contrairement à Clinton, Bush n’a jamais souhaité avoir de conseiller spirituel. Il ne fréquente pas non plus régulièrement les églises. Il est moins engagé de ce point de vue que Jimmy Carter : il est largement coupé de son église, qui s’est prononcée contre la guerre en Irak.

 

De plus, si un certain nombre de proches collaborateurs de George Bush sont des born-again convaincu (Michel Gerson, par exemple, sa plume) d’autres le sont beaucoup moins, voire pas du tout (Powell, Cheney, Rumsfeld, Wolfovitz).

 

 En somme, la ligne de conduite de Bush demeure la maximisation de ses intérêts : les principes religieux viennent en deuxième plan et ces principes sont filtrés en fonction du moment.

 

Selon le spécialiste Sébastien Fath, le président américain s’efforce d’entretenir la "religion civile". La religion civile est une religion générique à visée consensuelle.

 

Cinq critères la constituent. Premièrement la culture WASP (White, Anglo-Saxon and Protestant) : population qui reprend l’héritage des pères pélerins, de ces pères fondateurs qui, au XVIIe siècle, ont fui l’Europe alors qu’ils étaient persécutés pour des raisons religieuses et ont construit l’idéal américain.

 

 Deuxièmement, l’accent sur la foi et la prière : peu importe le contenu de la foi, l’important c’est de croire et de prier.

 

Le troisième trait est l’individualisme : l’autonomie morale de l’individu est une valeur suprême.

 

Le quatrième trait est le messianisme : l’idée selon laquelle l’Amérique est une terre élue est très ancienne.

 

 Enfin, le dernier trait de cette religion civile est l’optimisme, à l’image de Billy Graham qui déclarait le 14 septembre 2001 que "le 11 septembre est un jour de victoire" si l’Amérique saisit l’occasion de se rapprocher de Dieu.

 

Après avoir compris que cette religion civile (qui dépasse largement le cadre évangélique) a pour fonction de légitimer la nation, de l’unir dans les moments difficiles, on peut lui distinguer plusieurs phases historiques.

 

 La première, allant de 1900 à 1950, dite "protestante mainline", lorsque les Églises protestantes historiques, épiscopalienne (anglicane) et presbytérienne (réformée), étaient dominantes.

 

 A partir de la fin des années 1950, les Etats-Unis sont entrés dans une seconde phase, dite "protestante évangélique" telle qu’on l’a définit plus haut.

 

L’historien Sebastien Fath remarque un glissement de la religion civile vers un nouveau stade, celui du néomessianisme sécularisé (incarné par Bush Jr) où le modèle américain est lui-même investi par la puissance absolue.

 

Ce ne sont plus les agents du Messie chrétien mais ils remplacent directement la toute-puissance de Dieu.

 

Au point qu’un jour, Billy Graham lance à George Bush : "Ne jouez pas à être Dieu, qui êtes-vous donc pour vous prendre pour Dieu ?"

 

L’Amérique devient une nouvelle divinité et c’est pour ce Dieu-là que l’administration américaine se bat. Selon eux, le royaume de Dieu est déjà en train de se construire.

 

Et si le Dieu personnel ("le vrai") conserve une pertinence, c’est pour tranquilliser et moraliser le peuple.

 

 En conclusion, l’évangélisme de Bush se situe entre sincérité naïve et calcul électoral.

 

 Son objectif est de rassembler un maximum de citoyens, de toute les religions (des libéraux aux fondamentalistes, des multiples dénominations protestantes, des catholiques, etc.) grâce à son pragmatisme et son instinct

 

Un proverbe mexicain relève avec humour : "Pauvres de nous, qui sommes si loin de Dieu et si près des Etats-Unis." 

29/09/2007

Faut-il avoir peur des évangéliques ?

aef_sigle_couleurFaut-il avoir peur des évangéliques ? 

Texte de Stéphane Lauzet, Secrétaire Général de l'Alliance Evangélique Française

(en parallèle, lire la brochure pdf à ce lien http://www.lafef.com/UserFiles/File/PDF/Lexique2.pdf)

 

 La question est pertinente et l’on pourrait être tenté de répondre rapidement, trop rapidement, oui, bien sûr !
  • Oui bien sûr… si l’on s’en tient à la seule lecture d’une certaine presse avide de sensations et peu soucieuse de nuances, maniant l’amalgame comme d’autres le mensonge.
  • Oui bien sûr… si l’on se contente d’un de ces reportages télévisés qui prétend rendre compte de la complexité d’une situation en quelques images assorties d’un commentaire bien senti.
  • Oui bien sûr… si l’on prend pour argent comptant tel rapport – pourtant parlementaire – qui ne fait pas dans le détail et assimile, oserais-je le dire, tout ce qui ne lui semble pas très catholique, tout ce qu’il ne connaît pas, à une secte.
  • Oui, bien sûr…si l’on en reste à la surface des choses, à l’enthousiasme dérangeant de certaines de leurs manifestations, au caractère quelquefois un peu simpliste de leur discours.
  • Oui bien sûr… si l’on considère que le refus de cantonner la foi dans la sphère du privé (comme une certaine conception de la laïcité le préconise) est susceptible de troubler l’ordre établi.

La peur, nous y cédons plus souvent qu’on ne le croit. Alors que nous sommes objectivement mieux protégés que jadis, notre époque curieusement, semble secréter la peur et désigner périodiquement à l’opinion, un ennemi réel ou imaginaire. On a peur de l’autre, de l’étranger, du différent, et même de soi. On a peur de changer, on a peur de l’avenir, on a peur de ce que l’on ne connaît pas… Bref, bien souvent la peur n’est que le symptôme de notre incapacité à maîtriser une situation. Rien de très rationnel dans tout cela, mais somme tout, une réalité bien humaine.

 Faut-il avoir peur des évangéliques ?La question reste posée d’autant que la présence du Mouvement Evangélique est de plus en plus visible au sein du protestantisme et dans la société. Les protestants-évangéliques, dont on donnera un peu plus loin une définition, en sont une composante non négligeable. En France, ils sont près de 350 000, sept fois plus nombreux qu’en 1954, sans compter environ 45 000 membres d’Eglises de diasporas ethniques étrangères, en majorité africaines et caribéennes , mais aussi asiatiques.Leurs implantations locales, passées de moins de 800 lieux de culte dans les années 70, à plus de 1 800 aujourd’hui, éclipsent parfois l’ancienne présence luthéro-réformée. Certains n’hésitent pas, sur la base de ces chiffres, à avancer qu’un lieu de culte sur deux, relève du protestantisme évangélique.D’un point de vue sociologique et religieux, les protestants-évangéliques, à quelques exceptions près, sont majoritairement issus de la classe moyenne ou populaire. Ils peuvent provenir d’un milieu luthéro-réformé ou catholique, ce qui n’est pas sans poser quelques problèmes même si , à l’évidence, ces personnes ne revendiquaient nullement leur appartenance et, dans bon nombre de cas, ne manifestaient aucune conviction et pratiques religieuses.Si l’on quitte le territoire français, les chiffres sont encore plus impressionnants puisqu’on estime qu’ils sont plus d’un demi milliard dans le monde. Tous les continents sont touchés par l’expansion de cette version du christianisme. Plus d’un quart de la population américaine se rattache à cette mouvance mais l’Asie n’est pas en reste : 25 % de la population de la Corée du sud est aujourd’hui évangélique et le Vatican s’inquiète de la croissance du mouvement en Amérique Latine (entre 5 et 20 % de la population totale). Même les Pays de l’Est sont touchés : en Russie, les protestants-évangéliques sont, après les Orthodoxes, le groupe religieux le plus important, avant les Catholiques.

Selon l’ancien secrétaire général du Conseil Oecuménique des Eglises, Konrad Raiser, les évangéliques constituent un des quatre principaux groupes dans le christianisme aujourd’hui.

 Face à cette profonde mutation, on observe trois attitudes :
  • La première est motivée par le souci de comprendre. Elle est faite de recul, d’observations et d’analyses. On cherche à déchiffrer les mécanismes et saisir les motivations de ces nouveaux croyants. Les sociologues, depuis de nombreuses années, travaillent cette question et je ne peux que vous renvoyer aux éminents travaux d’un Jean Baubérot, d’un Jean-Paul Willaime, d’un Christophe Sinclair, ou d’un Sébastien Fath (dont le dernier ouvrage sur la question est annoncé pour la fin du mois d’octobre 2005)
  • La seconde témoigne de la difficulté de l’être humain à se confronter à la nouveauté, à la différence, à l’altérité. Ce qui paraît étranger provoque inévitablement des réactions de rejets. Cela est d’autant plus vrai dans un pays comme le nôtre, qui se classe au 60ème rang pour la flexibilité et l’adaptabilité des gens aux nouveaux défis.
  • La troisième est probablement plus triviale : que ce passerait-il , peuvent se demander certains si l’ensemble des évangéliques faisaient éruption dans nos instances et bouleversaient l’équilibre existant.
 Mais alors, qui sont-ils, ces évangéliques ?Alors que seuls 25 % des évangéliques sont membres de la Fédération Protestante, il est bon de souligner avec reconnaissance les démarches entreprises par son président, en concertation, de plus en plus, nous le souhaitons, avec les autres instances représentatives, Fédération Evangélique et Alliance Evangélique Française. Ces démarches s’inscrivent généralement dans le cadre de la défense de la liberté religieuse et s’appliquent à tordre le cou aux poncifs et aux clichés. Le protestantisme en a très longtemps fait les frais et il s’honore, aujourd’hui, de dénoncer, entre autres, les caricatures dont les protestants-évangéliques font l’objet.
  • Non, les évangéliques ne sont pas une secte !
  • Non, témoigner de sa foi, même auprès des enfants, et leur enseigner le message biblique, n’est pas équivalent à de la manipulation mentale !
  • Non, il n’est pas juste que, sous prétexte qu’un centre de vacances soit confessionnel, les parents ayant droit, ne puissent recevoir de bons-vacances !
  • Non, il n’est pas décent que l’on entrave la liberté du culte, en l’interromprant ou en multipliant les obstacles, pour empêcher une association cultuelle d’acquérir un local adéquat !

Un mot tout d’abord sur le terme même d’évangélique

Les racines mêmes du mouvement évangélique remontent à la Réforme : selon l’expression d’Henry Mottu, de la Faculté de Théologie de Genève, c’est un courant, ou une aile historique, du protestantisme. Le mot fait référence, bien sûr, à Evangile mais il est intéressant de noter qu’il est utilisé, au XVIème siècle par la Réforme, pour exprimer son idéal de retour à la source originelle de la foi. Il a une fonction identifiante et, aujourd’hui, il est communément utilisé comme une sorte d’appellation contrôlée. Par-là, il faut entendre l’expression d’une volonté d’une définition relativement précise de la foi, de la pratique et de l’identité chrétiennes dans le sens d’un protestantisme orthodoxe, piétiste et congrégationaliste.

Le protestant-évangélique pourtant, même s’il est un enfant de la Réforme, ne se définira pas forcément comme tel, de manière spontanée. Tout occupé qu’il est à vivre le présent, il aura quelquefois du mal à se situer comme héritier d’une histoire qui l’a précédé. Il a souvent rencontré, lui aussi, de l’opposition. Dès la Réforme, face au catholicisme, mais aussi en réaction à la réforme protestante (qui rompit avec Rome, mais maintint le principe de l’Eglise d’Etat, selon la fameuse formule : cujus regio, ejus religio) le mouvement anabaptiste se posa résolument en faveur d’une Eglise séparée de l’Etat et souligna avec force l’absolu du choix individuel. (il faut attendre un siècle plus tard pour que ces mêmes principes (liberté de conscience et séparation de l’Eglise et de l’Etat) éclosent dans les colonies américaines (Roger Williams et Quarkers).

 Théologie :L’historien britannique David Bebbington a proposé pour décrire cette identité particulière quatre critères commodes. Fondés sur le socle des grands principes de la Réformation (Sola Gratia, Sola Scriptura, Sola Fide), le protestantisme évangélique combine, selon lui, l’accent sur :
  • La conversion (changement de vie sous l’effet de la foi chrétienne, mais aussi on ne naît pas chrétien, on le devient : c’est toute l’importance d’une prise de position individuelle, personnelle).
  • Le biblicisme (la Bible est lue comme la Parole infaillible de Dieu, autorité souveraine en matière de foi et de vie).
  • Le crucicentrisme (rôle majeur de la mort de Jésus-Christ sur la croix, le Fils de Dieu acceptant de mourir pour les péchés du monde avant de ressuscité).
  • Le militantisme, c’est à dire l’engagement au sein d’une communauté locale, qui s’autogére, dont on est membre sur profession de foi et en vue d’un témoignage tourné vers l’extérieur incitant chacun à naître de nouveau, expression qui trouve son origine, non pas aux Etats-Unis (Born again) mais dans l’Evangile de Jean (Jean 3.3) où Jésus dit à Nicodème : il faut naître de nouveau
En combinant ces quatre composantes, on est à peu près sûr de rencontrer un évangélique dont la pratique témoigne d’une conception, finalement très moderne, du christianisme en particulier et de la religion en général.Comme le fait très justement remarquer Sébastien Fath l’identité religieuse, par tradition, apparaît comme une négation de la liberté humaine voulue par Dieu… La tradition mécaniquement reproduite est écartée au profit d’un attachement de type sociétaire marqué par la libre décision individuelle, la création d’une identité propre. On passe d’une Eglise imposée à une Eglise choisie, un engagement fruit de convictions personnelles qui poussent les individus à être acteurs. Les Eglises sont des familles choisies, valorisant en leur sein la décision démocratique, jusque dans le choix des pasteurs.Ces composantes décrites précédemment ne sont pas sans effet. Le protestant-évangélique a pour ambition de vivre un christianisme engagé. La foi chrétienne n’est pas vécue comme quelque chose d’extérieur, mais comme le pivot autour duquel s’articule son existence. Pour beaucoup, il s’agit de vivre pratiquement d’une spiritualité qui vient du coeur et qui va au coeur. C’est ce qui explique que les évangéliques manifestent un très grand intérêt missionnaire pour leurs concitoyens. Ils vont à la rencontre des gens pour partager avec eux l’Evangile et leur foi. Leur communauté cherche à développer une relation chaleureuse et familière, favorisant l’accueil et le soutien. Ils apportent des réponses claires à des questions existentielles, en un temps où la complexité et le manque de clarté sont toujours plus grands.

Bien sûr, on peut leur reprocher leur enthousiasme dérangeant. Bien sûr, on peut ne pas être d’accord avec leur lecture de la Bible. Sans doute, certains semblent-ils quelquefois un peu fermés et murés dans leurs convictions. Mais, il faut porter à leur crédit le sérieux de leur engagement, l’importance d’une spiritualité authentique, le rappel d’une vérité essentielle, à savoir l’évangélisation comme une mission centrale de toute Eglise. Voilà qui explique quelquefois leur zèle intempestif et qui peut provoquer chez plus d’un, de la gêne, voire de l’agacement.

 Mais, réfléchissons quelques instants :

 

  • Pourquoi serait-il plus acceptable que le patron d’un groupe de presse fasse tout ce qu’il peut pour vendre le plus grand nombre possible de journaux ?
  • Pourquoi serait-il plus acceptable qu’un homme politique fasse tout ce qu’il peut pour rallier les électeurs à sa cause ?
  • Et pourquoi serait-il condamnable que des hommes et des femmes, aux convictions fortes, témoignent ouvertement de leur espérance et invitent leurs interlocuteurs à les rejoindre ?
 Alors faut-il avoir peur des évangéliques ?
  • Certainement pas ! Ils ne sont pas les agents de je ne sais quelle puissance d’Outre-Atlantique, et ne veulent pas conquérir le monde. Ils laissent cela aux politiques parce qu’ils pensent que si la politique a le pouvoir, les religions ont quelque chose de plus fort : elles ont de l’influence. La religion change la vie, la foi change le coeur de l’être humain. Leur foi n’est pas une innovation récente, ni une déviation du christianisme orthodoxe pas plus qu’elle n’est synonyme d’intégrisme. Les protestants-évangéliques ne sont-ils pas, tout simplement, l’illustration de cette autre principe cher à la Réforme : ecclesia reformata, semper reformanda ?
  • Certainement pas ! La différence qu’ils affichent, témoigne de leur esprit libre mais encore plus de leur amour pour l’autre. L’espérance qu’ils affirment ne menace personne sur cette terre. Bien au contraire, elle est source de progrès et d’épanouissement, de liberté et de vie. Parce qu’ils savent que chacun est redevable ultimément devant son Créateur, ils s’efforcent de vivre leur double citoyenneté aussi fidèlement que possible.
 En revanche, il convient d’entendre, de leur part, les questions qu’ils posent.
  • La première, interroge les implications qu’a notre foi tant dans notre vie personnelle, que professionnelle ou ecclésiale. Je ne dis pas que les évangéliques sont toujours cohérents, mais je prétends qu’ils tentent de l’être et que nous sommes invités à faire pareil.
  • La seconde, toute personnelle, concerne notre propre spiritualité, notre propre relation avec Dieu. Le protestant-évangélique citera volontiers la Bible et plus particulièrement Jean 3.16 où il est dit que Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en Lui, ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle. C’est une façon de nous questionner sur la place de Jésus-Christ dans notre vie.
 Stéphane LauzetSecrétaire Général de l'Alliance Evangélique Française

15/06/2007

Aïda Touihri (M6) chez les évangéliques : ‘’Je n’ai pas eu l’impression de découvrir une secte’’

Aïda Touihri (M6) chez les évangéliques : ‘’Je n’ai pas eu l’impression de découvrir une secte’’ 

(source Topchrétien)

Jeune journaliste d’origine tunisienne, Aïda Touihri présente sur M6 depuis le mois d’octobre, un magazine de reportages hebdomadaire intitulé "66 minutes". En moyenne, l’émission est regardée par plus de 2 millions de téléspectateurs, selon un communiqué de la chaîne.

 

Depuis plusieurs semaines, Aïda Touihri s’est penchée sur le milieu évangélique, et a découvert un Christianisme qu’elle ne connaissait pas. Au cours de cet entretien, elle nous partage ses impressions et nous présente le reportage - actuellement en cours de montage - qui sera diffusé le dimanche 17 juin à 17h40.

 

Propos recueillis par Paul Ohlott.

 

TopInfo : Comment vous est venue l'idée de réaliser un reportage sur les évangéliques dans le cadre de l'émission "66 minutes" ?

 

aida-touihriAïda Touihri : C’est une idée que nous avions depuis la rentrée, parce que l’été dernier il y a eu de nombreux rassemblements à Paris avec des prédicateurs célèbres. On s’est rendu compte alors qu’il y avait beaucoup de chrétiens évangéliques en France, et beaucoup plus qu’on ne le croyait en fait… Et puis, ces dernières semaines, on a vu que les Renseignements Généraux avaient lancé une enquête. On a donc pensé que c’était le bon moment. L’émission cherche à répondre à toute une batterie de questions :

 

Faut-il avoir peur des évangéliques ? Qui sont-ils ? Pour quelles raisons connaissent-ils une telle croissance ?... Et je précise que nous avons voulu nous intéresser uniquement aux évangéliques français, parce que le milieu américain avait déjà été couvert médiatiquement. En outre, on ne voulait pas mélanger les genres, afin de ne pas causer une assimilation pouvant s’avérer trompeuse.

 

Que saviez-vous auparavant sur les évangéliques ? Et avez-vous été surprise par ce que vous avez vu sur le terrain ?

 

Je ne savais pas grand-chose sur les chrétiens évangéliques, ce qui m’a permis d’ailleurs d’être vierge sur tous ces clichés qui sont répandus. Je me suis plongée à fond dans ce dossier, je me suis beaucoup renseignée et j’ai rencontré pas mal de personnes de ce milieu. Jean-Arnold De Clermont m’a dressé le portrait de ces ‘’nouveaux protestants’’, mais j’ai rencontré aussi le pasteur Yvan Castanou de l’Eglise Impact Centre Chrétien, etc. Et finalement je me suis rendu compte que tout le monde se connaissait, c’est un véritable réseau.

 

 

Que va-t-on trouver dans ce reportage ? Quels sont les événements que vous avez couverts ? Quelles églises ou œuvres avez-vous filmées ?

 

Une grande partie du reportage présentera la manifestation qui s’est déroulée au Zénith de Rouen. Il s’agit de "Pentecôte 2007", organisée par le pasteur Freddy De Coster de l’Eglise Baptiste de Honfleur. Nous sommes allés sur place pendant trois jours et nous avons vécu vraiment des moments forts, parce que c’était un rassemblement où l’on fêtait un anniversaire… celui du Saint-Esprit. Pendant ces trois jours intenses, nous avons filmé beaucoup de choses différentes et nous avons suivi plusieurs chrétiens pour qu’ils nous parlent de leur foi. De cela, j’ai pu m’apercevoir qu’il n’y avait pas un évangélique, mais des évangéliques. C’est un milieu très divers où chacun vit sa foi différemment et avec beaucoup de tolérance. Ensuite, nous avons rencontré les responsables de TopChretien.com, parce que le reportage s’intéresse à la mission des évangéliques, c'est-à-dire : proclamer l’Evangile. Ils nous ont donc montré comment Internet pouvait être un outil formidable d’évangélisation. Et dans ce même objectif, nous avons suivi quelques sorties d’évangélisation organisées par le Centre Evangélique Philadelphia du pasteur Paul Ettori. Il y aura donc deux volets. Tout d’abord, on va tenter de montrer qui sont les évangéliques français au travers de leur culte et de leur foi. Puis, dans un second temps, on va s’intéresser de près à leurs méthodes d’évangélisation.

 

Vous avez parlé de foi tolérante, ce n’est pas habituellement ce que l’on entend dans les médias, puisque souvent les évangéliques sont accusés d’être des sectes… Quel regard portez-vous sur eux aujourd’hui ?

 

Personnellement, je n’ai pas eu l’impression de découvrir une secte. Il y a certainement des pratiques qui peuvent étonner, comme les transes, mais qui existent finalement dans beaucoup de religions, y compris dans le catholicisme avec le renouveau charismatique. Non, je n’ai pas eu le sentiment d’avoir filmé des sectes, mais comme dans tout mouvement religieux, il y a évidemment des petites formes d’extrémisme ou de fondamentalisme. Quoi qu’il en soit, on ne s’est pas intéressé à la petite portion d’extrémistes qu’il peut y avoir dans le milieu évangélique, encore une fois comme partout ailleurs, mais on s’est tourné vers la majorité des pratiquants.

 

Vous êtes allée dans les bureaux du TopChrétien : l’impact de ce portail sur Internet vous a-t-il étonnée ?

 

Oui, j’ai été étonnée. Je ne pensais pas que l’impact était aussi fort, et concernait autant de pays dans le monde, notamment avec les sites connaitredieu.com en langue arabe et chinoise. J’ai été vraiment surprise de voir le nombre de personnes qui pouvaient découvrir l’Evangile par ce moyen. 

 

Le site de l’émission 66 Minutes 

 

Information : Diffusion le dimanche 17 juin à 17h40 et rediffusion le samedi 23 juin à 13h55.

12/06/2007

Un million d'évangéliques manifestent contre l'homosexualité à Sao Paulo

Un million d'évangéliques manifestent contre l'homosexualité à Sao Paulo 

(Source TopChrétien) 

Un million de protestants évangéliques, selon la police, ont manifesté jeudi dans les rues de Sao Paulo pour réaffirmer leur foi chrétienne et condamner l'homosexualité, à trois jours de la plus grande Gay Pride du monde organisée dans la capitale économique du Brésil.

"Vade retro, satanismo! Vade retro homosexualismo!", était le mot d'ordre du pasteur André Fabiano lancé par de puissants haut-parleurs depuis l'un des 18 camions transportant groupes musicaux et équipements de son.

 

La Marche de Jésus était convoquée par plusieurs églises évangéliques. Les manifestants étaient invités à défiler dans les principales avenues du centre-ville.

 

La 11ème "Gay Pride" de Sao Paulo aura lieu dimanche pour "défendre un monde sans racisme, sans machisme ni homophobie". Elle devrait réunir plus de trois millions de personnes dans le coeur financier de Sao Paulo, ont indiqué les organisateurs sur le site www.paradasp.org.br.

 

L'édition 2006 de la Gay Pride de Sao Paulo avait rassemblé 2,8 millions d'homosexuels et sympathisants.

 

"Par la Bible, nous savons que Dieu n'est pas d'accord avec ce qu'ils (les homosexuels) font. Nous condamnons leurs actes", a déclaré un manifestant évangélique Walter Silva Filho, 25 ans, au site d'informations G1.

 

Le pasteur Paulo Henrique de Oliveira a souligné quant à lui que la manifestation avait pour objectif de favoriser l'unité des évangéliques.

 

Pendant la visite du pape Benoît XVI à Sao Paulo il y a un mois, des organisations d'homosexuels avaient dénoncé des pressions exercées par des groupes religieux.

 

Photo de la marche pour Jésus de l'année passée :

bresil1
brésil2

 

La marche pour Jésus qui s'est déroulée à Paris le 2 juin dernier est visible ici : http://christianisme.skynetblogs.be/post/4607049/evangeli...

et ici : http://www.mpjf.org/index2.html