26/06/2009

Le "parler en langues"

Le "parler en langues"

 

Lorsque de mon séjour à l'Ile Maurice, j'ai visité des assemblées locales et j'ai pu constaté leur belle évolution. Cependant, il reste des communautés qui m'interpellent personnellement.  Si la plupart ont réduit à quasi-néant leur "parler en langue inintelligible", certaines églises continuent de la pratiquer avec un automatisme déconcertant et produisant une sensation de désordre assez désagréable.  Ce bruit désordonné est d'ailleurs une des raisons qui poussent certaines personnes voulant découvrir les assemblées de Dieu à s'enfuir et à ne plus y mettre les pieds.

 

Récemment avec des frères et sœurs de l'église, nous avons évoqué le "parler en langues".  Il se trouve que nous ne comprenons pas ce phénomène de la même façon. Dieu doit certainement être attristé lorsque ses enfants ne parviennent pas à s'accorder.

Je précise d’emblée que cet article représente mes convictions et non une critique envers ceux qui pensent différemment et c’est pour susciter le débat que j’ai voulu l’écrire.  Loin de moi l'envie de blesser et si tel devait être le cas, "Les blessures d'un ami prouvent sa fidélité" (Proverbes 27:6)

 

Si fondamentalement cela ne change rien au salut, dans la pratique, cela a un effet sur la division entre chrétiens, à l'instar de toutes nouvelles dénominations chrétiennes ou toutes nouvelles doctrines qui peuvent induire un comportement de jugement les uns envers les autres.

Par principe de précaution, il est un devoir de tout chrétien de débattre afin de savoir si l'on rate quelque chose ou si l'on est dans l'erreur.

Les premiers chrétiens ont attaché énormément d'importance à l'unité.  Lorsqu'il a fallu compiler les textes chrétiens, le choix des livres s'est porté sur ceux auxquels tous les chrétiens, d'orient ou d'occident, avaient l'habitude de se référer. Il n'était pas question d'avoir plusieurs Bible et risquer d'introduire des livres non inspirés.  Hélas, je trouve qu'aujourd'hui les leaders chrétiens ne sont plus aussi prudents et ce n'est plus le dialogue dans la recherche de la vérité qui prime, mais la recherche du sensationnel.

 

Le "parler en langues" fait partie de ces sujets qui, non seulement divisent, mais créent la polémique.   S’il est clair qu’un pur francophone qui se mettrait à louer Dieu en Vietnamien ne donnerait aucun doute sur l’origine divine, le parler en charabia est une manifestation dont il est permis de douter de l’origine.

 

Problématique

Le "parler en langues" est une traduction d'une expression clairement mentionnée dans la Bible par le grec "glossais lalein".  La problématique ne réside pas dans son existence, mais dans sa perception.  Certains y voyant, entre autres, l'existence d'une langue incompréhensible (une sorte de charabia divin) et d'autres ne concevant que les langues compréhensibles.

En outre, notons que l'expression "parler en langues" est grammaticalement incohérente.  On parle « une langue » ou « sa langue » ou « en langues étrangères », mais « en langues » ??? 

 

Je précise que je fréquente une église qui a le statut d'assemblée de Dieu et qui est donc pentecôtiste.  Je n'ai jamais aimé les dénominations s'accolant (ou se substituant) au terme "chrétien" car elles sont toujours réductrices.  Le pentecôtisme est un mouvement qui est supposé mettre l'accent sur les dons de l'esprit, mais qui, dans la pratique, met surtout l'accent sur le "parler en langues".  Cela se lit clairement dans leurs déclarations de foi et c'est une chose que je déplore car cela occulte les autres dons et cela créé inévitablement un malaise chez tous ceux qui ne parlent pas "en langue(s)".

Mais rassurez-vous, j’aime mon église et ce n’est pas ce détail qui change quoi que ce soit, car aucune église n’est parfaite.

 

Argumentations

 

La pentecôte, une manifestation du St Esprit sur les croyants ayant un impact sur les "non croyants".

 

Le jour de la pentecôte, les apôtres ont "parlé en langues" à l'arrivée du St Esprit descendu sur eux.  C'est le seul passage dans la Bible où ce phénomène est décrit en détail.

 

Que lisons-nous ?

 

Actes 2:1-21 Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui eut lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. Ils étaient tous dans l'étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres: Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens? Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle? Parthes, Mèdes, Elamites, ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont, l'Asie, la Phrygie, la Pamphylie, l'Egypte, le territoire de la Libye voisine de Cyrène, et ceux qui sont venus de Rome, Juifs et prosélytes, Crétois et Arabes, comment les entendons-nous parler dans nos langues des merveilles de Dieu? Ils étaient tous dans l'étonnement, et, ne sachant que penser, ils se disaient les uns aux autres: Que veut dire ceci? Mais d'autres se moquaient, et disaient: Ils sont pleins de vin doux. Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes: Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l'oreille à mes paroles! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c'est la troisième heure du jour. Mais c'est ici ce qui a été dit par le prophète Joël: Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l'arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.

 

Conformément au texte grec, Louis Ségond traduit correctement "lalein heterais glossais" par "parler en d'autres langues" ("hetero" = "différent", donc "heterais" "différentes").  Il s’agit donc de plusieurs langues destinées à plusieurs personnes (et non une langue magique que tout le monde comprendrait). Ils parlent d'autres langues que la leur, et ceux dont c'est la langue maternelle la reconnaisse et sont étonnés.  Ce qui confirme que "les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants" (1 Corinthiens 14:22)

 

Pierre confirme en parlant de la prophétie de Joël. Mais Joël ne parle pas des langues, il parle de prophétiser ! Il faut donc en conclure, d'après Pierre qui cite Joël, que les apôtres seraient en train de prophétiser...avec le don de parler dans d'autres langues afin de toucher les "non croyants". L’événement de la pentecôte serait donc la manifestation du don de prophétie avec le signe des langues.

 

En tout cas, jusqu'ici, aucun élément ne permet d'affirmer que les apôtres parlent une langue inintelligible.

 

L'argumentation des défenseurs de la thèse de la langue inintelligible vient principalement de la première épitre de Paul aux Corinthiens aux chapitres 12 à 14.

 

Commençons par parcourir le chapitre 12 et extrayons-en les allusions au "parler en langues" :

10  à un autre, le don d'opérer des miracles; à un autre, la prophétie; à un autre, le discernement des esprits; à un autre, la diversité des langues; à un autre, l'interprétation des langues.

28  Et Dieu a établi dans l'Eglise premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues.

29  Tous sont-ils apôtres? Tous sont-ils prophètes? Tous sont-ils docteurs? (12-30) Tous ont-ils le don des miracles?

30  Tous ont-ils le don des guérisons? Tous parlent-ils en langues? Tous interprètent-ils?

 

L'expression "parler en langues" du verset 30 se réfère bien aux allusions qui la précèdent aux versets 10 et 28 où l'on dit "diversité des langues" ou "diverses langues".  Il s'agit donc bien de plusieurs langues, mais sans préciser si cette langue incompréhensible en ferait partie.

 

Lisons le chapitre 13 et rencontrons le premier verset litigieux :

 

1 co13:1 Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit.

2  Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien.

 

Compréhension de ces 2 versets : le don le plus accompli des langues, la plus haute éloquence, n'est qu'un vain son sans la charité, idem pour une connaissance parfaitement complète et une foi exceptionnelle.

 

Le texte grec commence par "ean" qui signfie "si" et, certes, dans sa phrase, il évoque, avec ce "si", l'éventualité de parler la langues des anges.  Dans une supposition, on peut dire ce que l'on veut (ex: si j'avais les bras assez longs pour toucher la lune), ce n’est pas pour autant que cette condition soit une réelle possibilité.

Et peut-on affirmer que la langue des anges soit une langue incompréhensible nécessitant l’interprétation d’un autre humain ???  Il me semble que non.  Il y a plusieurs exemples où des anges se sont adressés à des humains et ces humains n'étaient pas face à un charabia...ils comprenaient clairement ce que disait l'ange (exemple dans actes 10 avec Corneille).

Soulignons également que ce verset est l’unique référence biblique à un hypothétique langage des anges.  Je trouve cela un peu léger pour justifier une doctrine qui affirme son expression.

 

Donc ici, l'éventualité de parler la langue des anges est évoquée dans une hypothèse et sans garantie qu'il s'agit d'une langue inintelligible.

 

Il faut aussi considérer la chose suivante : S’il existe une langue des anges, elle doit être toujours la même.  En effet, pourquoi est-il impossible qu’il y ait plusieurs langues angéliques : rappelons que s’il y a plusieurs langues sur terre c’est à cause du péché de l’homme (tour de Babel), or il me paraît plus qu’invraisemblable qu’il y ait du péché aux cieux qui aurait causé une quelconque diversité de langues angéliques. Cette langue angélique est donc une langue unique et donc facilement analysable ! Ce qui n’est pas le cas des charabias désordonnés que l’on entend régulièrement...

 

Passons maintenant au chapitre 14. Ce chapitre évoque la prépondérance du don de prophétie sur le "parler en langues" et contient les règles d'usage des dons au sein d'une assemblée.

Ce chapitre est à considérer dans son ensemble, car il contient de nombreuses particularités. Je vais en considérer 5 :

 

1. Jusqu'alors le mot glossa était au pluriel, mais maintenant dans ce chapitre, nous trouvons 6 versets où il est au singulier (parler en langue) et 5 versets où il est au pluriel comme précédemment.  Paul passe du pluriel au singulier sans difficultés. 

Quels sont ces 6 versets où « glossa » est au singulier :

Verset 2  En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c'est en esprit qu'il dit des mystères.

Verset 4  Celui qui parle en langue s'édifie lui-même; celui qui prophétise édifie l'Eglise.

Verset 13  C'est pourquoi, que celui qui parle en langue prie pour avoir le don d'interpréter.

Verset 14  Car si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence demeure stérile.

Verset 19  mais, dans l'Eglise, j'aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d'instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue.

Verset 27  En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu'un interprète;

 

Dans ces 6 versets, chacun peut y voir ce qu’il a envie de voir.  Personnellement, je constate que l’on parle de la langue d’une personne en particulier, mais les défenseurs de la théorie de la langue angélique verront cette dernière.  Voyons s’il n’y a pas de contradiction et prenons les versets 2 et 4 dans leur contexte :

1 Recherchez la charité. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie.

 2  En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c'est en esprit qu'il dit des mystères.

3  Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console.

4  Celui qui parle en langue s'édifie lui-même; celui qui prophétise édifie l'Eglise.

5  Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n'interprète, pour que l'Eglise en reçoive de l'édification.

Les 5 premiers versets indiquent très clairement la prépondérance du don de prophétie par rapport à l'expression en langues dans le cadre de leur utilisation au sein d’une assemblée.  Les versets 2 et 4 ne peuvent être qu’une illustration d’une de ces langues sans préciser laquelle. Il n’y a pas d’indice probant permettant d’affirmer qu’il s’agirait de ce charabia divin. Il serait surprenant de la part de Paul d’évoquer ce charabia divin pour en conclure, au verset 5, que c’est à toutes les langues que cela s’applique.

 

2. Le verset 2 parle de « dire des mystères »

« Mystères. » Voilà un terme que l’on m’a déjà présenté dans le but de me démontrer que le parler « en langue » est inintelligible.

Le mot « mystère » est compris d’une certaine manière en français, mais en grec, le terme « musterion » décrit toujours un secret lié à la religion.  Cela exprime la notion de choses pas encore révélées, et non une chose incompréhensible. Pour vous en convaincre, je vous invite à relever tous les versets contenant le mot « musterion » : Marc 4:11, Romains 11:25, Romains 16:25, 1Co 15:51, Ephesiens 1:9, Ephésiens 3:3-4-6-9, etc...

 

Lorsque l’on dit des mystères (choses non encore révélées) dans une langue étrangère, on n’édifie en effet que soi-même et pas ceux qui ne comprennent pas.  Il est donc important d’avoir le don de traduire pour édifier l’église.

 

3. Il est à noter cette mauvaise traduction assez fréquente en 1 co 14:18 où Paul dit qu'il "parle en langue(s)?". Beaucoup de traductions sont au singulier mais en réalité glossais est au pluriel !

 

Ce verset 18 est absent de ma liste de verset contenant la mention « en langue » au singulier malgré que certaines traductions le traduisent ainsi.  C’est une erreur.  Le terme grec est au pluriel. « panton (tous) umon (vous)  mallon (plus de) glossais (langues) lalo (parle) ».

 

4. Mention d'un extrait d'Esaïe

1co14 :21 Il est écrit dans la loi: C'est par des hommes d'une autre langue Et par des lèvres d'étrangers Que je parlerai à ce peuple, Et ils ne m'écouteront pas même ainsi, dit le Seigneur.

 

Paul cite un extrait que l’on trouve dans sa prophétie des « 6 malheurs » d’Esaïe.  Cet extrait vise la tribu d’Ephraïm et en particulier les sacrificateurs et les prophètes trop ivrognes pour rendre la justice. Dieu répond par la bouche d’Esaïe :

Esaïe 28:11-12  Hé bien! c'est par des hommes aux lèvres balbutiantes Et au langage barbare Que l'Eternel parlera à ce peuple.(...) Mais ils n'ont point voulu écouter.

10 ans plus tard, le royaume d’Israël était dévasté !

 

Relevons que le terme « lèvres balbutiantes » est la traduction de « laghaghei» et ce même terme est traduit par « moqueurs » au verset 14.  Il n’y a donc pas lieu d’utiliser la traduction française pour justifier la thèse de la langue inintelligible. Paul ne s’y est pas trompé et n’a évoqué que le fait de parler d’autres langues, des langues d’étrangers.

 

Chose extraordinaire à constater, c’est que Paul dit « il est écrit dans la loi » !!! Comment un érudit juif tel que Paul peut-il faire une erreur aussi grossière que de confondre la loi avec les prophètes ?

La réponse est simple : Esaïe se réfère à Moïse, qui prédisait la destruction du pays (deutéronome 28 :49-68), pour l’appliquer à sa propre génération. 

 

Quoiqu’il en soit, nous voici face à une référence évoquant clairement le fait de parler des langues étrangères humaines ! Je rajouterai même que la langue « que l’on ne comprend pas » dont parle Esaïe est celle de l’ennemi !

 

5. Il y a cette apparente contradiction des versets 22-23 où le don des langues est destiné aux non-croyants au verset 22 et contesté par les non croyants aux versets 23.

Paul confirme que les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants.  Or, au verset 23, il dit que Si donc, dans une assemblée de l'Eglise entière, tous parlent en langues, et qu'il survienne des hommes du peuple ou des non-croyants, ne diront-ils pas que vous êtes fous?

Ce don des langues est bien pour les non croyants, mais il ne faut pas que tout le monde parle en même temps. Cela introduit les versets suivants qui parlent de l’ordre à respecter pour l’usage de ce don.  L’ordre implique que ce don est contrôlable !

 

Alors que faut-il comprendre par ce "signe des langues" destinés aux incrédules ?  Observons deux cas où ce signes est apparu (Les 2 exemples ci-dessous sont extrait d'un texte de Frédéric legrand):

1.En Actes 2, à la Pentecôte à Jérusalem, qui rencontrons-nous ? Une foule de " Juifs, hommes pieux de toutes les nations qui sont sous le ciel ". On ne peut pas taxer d’athées des gens que la piété et la ferveur spirituelle poussaient à un long, pénible et coûteux voyage qui les faisait monter de leurs pays respectifs jusqu’à Jérusalem pour la grande fête religieuse. S’ils étaient incrédules, ce n’était certainement pas dans le sens de l’athéisme, du scepticisme ou de l’indifférence. Ce n’est pas de ce côté-là qu’il faut rechercher leur incrédulité.

2.En Actes 10, les premiers païens de la maison de Corneille se convertissent. Là aussi le signe apparaît, mais où sont les incrédules ? Il y a bien Pierre, l’apôtre, qui est témoin du phénomène, mais c’est un croyant, lui. A moins qu’il n’ait gardé dans son cœur un coin pour y loger une non-foi. Laquelle ? Une incrédulité latente se rencontre souvent, tapie dans la vie des croyants, sans que pour autant cela les classe parmi les perdus. C’est au croyant Thomas que le Seigneur a reproché une incrédulité d’un type particulier (Jn 20.27). N’est ce pas tout un peuple de croyants qui n’est pas entré dans la terre promise à cause d’une certaine forme d’incrédulité ? (Héb. 3.19).

 

Que faut-il en conclure ?

C’EST DANS LA NATURE MEME DU SIGNE QUE L’ON DECOUVRE LA NATURE DE LEUR INCREDULITE. Le signe, comme c’est écrit, se rapportait aux langues étrangères, c’est-à-dire aux étrangers par rapport aux Juifs, ou aux dialectes étrangers par rapport à l’idiome araméen. Le signe dénonçait ou corrigeait leur non-foi envers ceux qui parlaient des langues étrangères à la leur, c’est-à-dire les païens. Le signe des langues était approprié à cet extraordinaire événement de la Pentecôte qui était l’entrée des gens aux langues étrangères dans l’Eglise qui naquit ce jour-là. Le parler en langues était la proclamation mise en signe de cette grande vérité. Dieu a inauguré ce jour-là un nouveau peuple, un nouveau corps composé de gens qui parlaient l’hébreu et de gens qui parlaient les langues étrangères à l’hébreu, à savoir des Juifs et des païens auxquels Il va donner une nouvelle identité spirituelle : l’Eglise, corps de Christ, dans lequel on ne compte plus en termes de Juifs ou Grecs, Scythes ou Barbares, circoncis ou incirconcis (Col. 3.11). Or, c’est précisément à cela que les Juifs ne voulaient pas croire. Non seulement ils étaient " ... ennemis de tous les hommes, empêchant de parler aux païens pour qu’ils soient sauvés " (1 Thess. 2.16), mais il y avait plus encore. Comme le dit C.I. Scofield dans sa Bible à référence : " L’intention divine était de faire des non-Juifs une entité nouvelle : l’Eglise constituant le corps de Christ formée par le baptême du Saint-Esprit qui fait disparaître toute distinction entre Juifs et non-Juifs... ". L’idée de ne plus être qu’un avec des étrangers, c’était plus qu’ils n’en pouvaient supporter. Tout leur atavisme hébraïque se révulsait rien que d’y penser. C’était pourtant cela qu’ils devaient d’abord comprendre et ensuite admettre. Dieu va leur donner le signe le mieux à même de leur faire comprendre ce qu’ils ne pouvaient pas ou ne voulaient pas croire : Il fait miraculeusement parler les Juifs dans les langues de ces étrangers. Dieu a ainsi mis dans ces langues païennes l’adoration des Juifs.

 

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Je terminerai en vous invitant à lire l’article l'extrait du Los Angeles Daily Times de 1906 ci-dessous et ensuite voyez la vidéo ci-dessous, dites-moi si c'est le Saint-Esprit qui agit...

 

Cet article fait suite au mouvement Azusa street revival ayant donné naissance au pentecôtisme:

"...disgraceful intermingling of the races...they cry and make howling noises all day and into the night. They run, jump, shake all over, shout to the top of their voice, spin around in circles, fall out on the sawdust blanketed floor jerking, kicking and rolling all over it. Some of them pass out and do not move for hours as though they were dead. These people appear to be mad, mentally deranged or under a spell. They claim to be filled with the spirit. They have a one eyed, illiterate, Negro as their preacher who stays on his knees much of the time with his head hidden between the wooden milk crates. He doesn't talk very much but at times he can be heard shouting, ‘Repent,’ and he's supposed to be running the thing... They repeatedly sing the same song, ‘The Comforter Has Come.’

 

Que dit Paul ?...1 co14:27  En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu'un interprète;  s'il n'y a point d'interprète, qu'on se taise dans l'Eglise, et qu'on parle à soi-même et à Dieu.

 

Dieu a déjà mis un peu d'ordre depuis un siècle...mais il reste du travail.

 

L’ennemi a trouvé un sujet de division entre chrétiens, il a su l’exploiter et l’amplifier au point que certaines églises en arrivent à des extrémités. 

Pour moi, la manifestation des véritables dons reste très rares à notre époque et dans notre pays.    La Bible parle énormément du don de prophétie, de guérison et l’on n’en voit que très occasionnellement. La Bible n’évoque que dans un seul verset (et dans une hypothèse) une éventuelle langue angélique et l’on entend beaucoup ce charabia... et c’est même uniquement cette doctrine qui est devenue partie incontournable des professions de foi des églises pentecôtistes... C’est très invraisemblable. Pour moi, le don des langues concerne des langues humaines... mais le débat est ouvert, j’attends vos commentaires.

 

 

 

 

Comme écrit plus haut, ces phénomènes visibles dans la vidéo représentent actuellement une minorité.  Veuillez lire dans les commentaires l'avis du pasteur de notre église qui ne cautionne absolument pas les images ci-dessus.

Cependant, force est de constater que les premiers pentecôtistes agissaient de la sorte.  Si Dieu a conduit un réveil aussi "désordonné" avec Azusa, ces églises "désordonnées" ne diront-elles pas qu'elles vivent la même expérience ?

L'église que je fréquente est pentecôtiste, je le répète, mais il n'y a aucune manifestation de ce genre hormi quelques "parler en charabia" à peine audible et qui ne me feront pas quitter mes frères et soeurs que j'aime tant car je suis chrétien avant tout et je ne suis pas là pour les juger.  Je les remercie encore pour les débats constructifs que nous avons eu suite à ma publication.

23/11/2008

Le Saint-Esprit est Dieu

Le Saint-Esprit est Dieu

 

Le Saint-Esprit est présent dans toute la Bible.  Nous allons voir que le Saint-Esprit est une personnalité et qu’Il est éternel, il est donc la 3e personne que compose l’unité triple de Dieu.

 

Sa divinité :

 

Comparons ces deux textes :

J'entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? Je répondis: Me voici, envoie-moi.  Il dit alors: Va, et dis à ce peuple: Vous entendrez, et vous ne comprendrez point; Vous verrez, et vous ne saisirez point.  Rends insensible le coeur de ce peuple, Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu'il ne voie point de ses yeux, n'entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son coeur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri. (Esaïe 6:8-10 LSG)

 

Comme ils se retiraient en désaccord, Paul n'ajouta que ces mots: C'est avec raison que le Saint-Esprit, parlant à vos pères par le prophète Esaïe, a dit: Va vers ce peuple, et dis: Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; Vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point.  Car le coeur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu'ils ne voient de leurs yeux, qu'ils n'entendent de leurs oreilles, Qu'ils ne comprennent de leur coeur, Qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. (Actes 28:25-27 LSG)

 

Il y a bien cosubstantialité évidente.

 

Et comparons encore ceci :

Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l'a dit: J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. (2 Corinthiens 6:16 LSG)

 

Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? (1 Corinthiens 6:19 LSG)

 

Cette comparaison confirme l’essence divine du Saint-Esprit

 

Sa personnalité :

 

S’Il possède une volonté propre, c’est donc une « personne ». Voyons cela :

 

Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut. (1 Corinthiens 12:11 LSG)

Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. (Jean 16:13 LSG)

Mais le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.(Jean 14:26 LSG)

 

L’esprit invite

Et l'Esprit et l'épouse disent: Viens. Et que celui qui entend dise: Viens. Et que celui qui a soif vienne; que celui qui veut, prenne de l'eau de la vie, gratuitement. (Apocalypse 22:17 LSG)

 

L’esprit parle

Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises: A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit. (Apocalypse 2:17 LSG)

 

L’esprit envoie

Barnabas et Saul, envoyés par le Saint-Esprit, descendirent à Séleucie, et de là ils s'embarquèrent pour l'île de Chypre. (Actes 13:4 LSG)

 

L’esprit inspire des auteurs  

car ce n'est pas par une volonté d'homme qu'une prophétie a jamais été apportée, mais c'est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. (2 Pierre 1:21 LSG)

 

L’esprit établit les évêques

Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l'Eglise du Seigneur, qu'il s'est acquise par son propre sang.(Actes 20:28 LSG)

 

L’esprit commande

Pendant qu'ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu'ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit: Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l'oeuvre à laquelle je les ai appelés. (Actes 13:2 LSG)

 

L’esprit interdit

Ayant été empêchés par le Saint-Esprit d'annoncer la parole dans l'Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie.  Arrivés près de la Mysie, ils se disposaient à entrer en Bithynie; mais l'Esprit de Jésus ne le leur permit pas. (Actes 16:6-7 LSG)

 

L’esprit convainc

Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement (Jean 16:8 LSG)

 

 

Nous voyons donc que l’Esprit Saint est de nature divine et qu’il a une volonté propre.

Certaines communautés sectaires niant la trinité diront que l’on peut interchanger l’Esprit Saint et Dieu comme des synonymes, tout comme ils interchangent le Père et Dieu comme des synonymes et certains attribuent l’Esprit Saint à celui de Jésus. Mais alors comment expliquer Matthieu 28:19  Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit... Doit-on comprendre : « au nom de Dieu, du petit dieu et de Dieu » ? Théorie sectaire insensée car Père, Fils et Saint-Esprit sont les 3 personnes d'essence divine.  Dire « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » équivaut à dire « au nom de Dieu ».

La Bible fait une distinction entre les 3 personnes de même essence par ce verset : "Et moi (Jésus), je prierai le Père et Il vous donnera un AUTRE consolateur...l'Esprit-Saint." Jean 14:16

Le Saint-Esprit n’est pas le Père, mais Il est Dieu

Le Père n’est pas le Saint-Esprit, mais Il est Dieu

Etc..

Dieu est donc bien l’essence commune des 3 personnes.

 

 

Les sectes chrétiennes ont un dénominateur commun : la négation de la trinité.  Quelles sont ces sectes :

-Les témoins de Jéhovah

-Le Branhamisme

-The Christian Science

-Le Moonisme (célèbre pour ses mariages collectifs et les abus sexuels)

-L'unitarisme

-Les enfants de Dieu de David Berg  (célèbre pour sa « prostitution missionnaire »)

-Le mormonisme

-Jim Jones (dont tous les membres périrent ensemble en 1978 par cyanure)

-The way international

-Raël (célèbre pour son libertinage sexuel et ses divagations extraterrestres)

 

 

Tout le mystère de l’unicité de Dieu dans la pluralité de nombre s’exprime en Deutéronome 6:4.  Le texte hébreu lu textuellement se dit : « Ecoute Israël ! Yahvé nos dieux Yahvé un »

shama yisrael yhwh elohenu yhwh eHad

13/11/2008

...et la Parole était Dieu

Jean 1 :1 : «Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.»

 

Nos amis « témoins de Jéhovah » ont une manière bien à eux d’étudier les textes bibliques.  Tout est bon pour faire passer leurs théories subordinatianistes, même mettre en doute la grammaire grecque.

 

Les TJ traduisent Jean 1 :1 par « Au commencement la Parole était, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était un dieu.» (voir leur traduction de la Bible sur leur site officiel : http://watchtower.org/f/bible/)

 

(NB : Sur divers documents destinés au public, ils utilisent des crochets qu’ils placent autour du « un ». Cela démontre bien qu’ils ne sont pas sûrs de ce qu’ils affirment, ils veulent juste faire passer une idée sans avoir les moyens de convaincre.)

 

Leur argumentation porte sur l'absence d'article pour justifier le fait qu'il s'agirait d'un dieu et non de Dieu. En effet, le texte original est :

« en archê ên o logos kai o logos ên pros ton theon kai theos ên o logos »

 

logo signifie parole

theo signifie dieu

 

Nos amis TJ semblent vouloir ignorer la transposition de la dernière partie.  En effet, il est dit « theos ên o logos » !  La phrase est transposée (inversée) afin d'insister sur le terme theos et de rapprocher au maximum les termes theo (theon et theos selon déclinaison) pour ôter tout doute pour ceux qui voudrait imaginer qu’il s’agirait de deux theo différents.

 

En grec, lors d’une transposition, l’article défini du complément disparaît !

Pour ceux qui doutent, lisez les versets suivants où le terme theos, désignant le Dieu unique, n'a pas d'article non plus à cause d’une transposition :

 

Jean 1 :18 theon oudeis eôraken pôpote = personne n'a jamais vu Dieu

 

Tite 1 :16 : theon omologousin eidenai = Ils font profession de connaître Dieu

 

1Jean 4 :12 : theon oudeis pôpote tetheatai = personne n'a jamais contemplé Dieu

 

2Jean 1 :9 : pas o proagôn kai mê menôn en tê didachê tou christou theon ouk echei = Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n'a point Dieu

 

Tous ces versets parlent bien de Dieu et non d'un dieu. Ils sont exempts d'article dans des phrases transposées de la même manière. Même la Bible des TJ traduisent ces theos sans article par Dieu.  Etrange qu'ils ne font pas pareil pour Jean 1:1 ! D'autant plus étrange que dans le même chapitre à quelques versets d'écart (Jean 1 verset 1 et verset 18, ils changent la grammaire grecque : au verset 1 ils ne l'appliquent pas, au verset 18, ils l'appliquent)

 

Comparez aussi :

 

Jean 9 :5 phôs eimi tou kosmou = je suis la lumière du monde (pas d'article devant phos)

 

Jean 8 :12 : egô eimi to phôs tou kosmou  = je suis la lumière du monde (article devant phos)

 

Cet argument d'absence d'article pour justifier que la parole serait un dieu est donc caduc.

 

Désolé chers amis TJ !

 

Complément de grammaire :

Dieu se dit Theo et la terminaison indique la place dans la phrase !
Si l'on rajoute sigma (soit theos), le mot est au nominatif et devrait être, en principe, le sujet.
Si l'on rajoute nu (soit theon), le mot est à l'accusatif et devrait être l'objet direct.

 

Dans Jean 1:1, "la parole était avec Dieu" se dit "o logos ên pros ton theon"
pros=avec
ton= article "to" + n
theon = Dieu, à l'accusatif
NB:Il y a bien un article (to) pour dire qu'il s'agit de "Le Dieu".

 

"et la parole était Dieu" se dit "kai theos ên o logos". C'est une phrase transposée avec un verbe être, d'où les deux mots sont au nominatif (logo+s et theo+s) et c'est l'article "o" qui indique qui est le sujet. D'où l'impossibilité de mettre l'article au complément qui précède au risque de le prendre pour le sujet !

04/09/2008

La crucifixion dans les "actes de Jean"

(Cet article s'inscrit dans le débat islamo-chrétien au sujet de la crucifixion. Voir également http://christianisme.skynetblogs.be/post/6081015/temoins-...)

 

apocryphesSous le titre provocateur « Jésus n’a pas été tué », un exégète amateur musulman publie ses fantasmes sur le site de video dailymotion.

Parmi ses arguments, il a dégoté une phrase ambiguë dans le livre apocryphe « actes de Jean ».

Tous les textes chrétiens, apocryphes y compris, sont unanimes pour affirmer la crucifixion de Jésus.  Les « actes de Jean » ne font pas exception à la règle. Et pourtant, le manipulateur y a extrait ce verset où Jésus dit : « je ne suis pas non plus celui qui est sur la croix ».

Tout naïf tomberait dans le panneau croyant tenir là un texte contredisant la foi chrétienne, alors qu’au contraire, ce texte soutient l’importance de la crucifixion.

 

Cette phrase, issue du verset 99, est sortie de son contexte.

Remplaçons-le dans son contexte et lisons les versets 97 à 99 de ce livre (qui, je le rappelle, est apocryphe)

97. Après avoir dansé cette danse avec nous, bien-aimés, le Seigneur s’en alla. Et nous, comme des gens égarés et séparés de leur maître, nous fuîmes qui d’un côté qui d’un autre. Quand à moi, l’ayant vu souffrir, je n’assistai pas non plus à sa passion, mais je m’enfuis sur le mont des Oliviers, pleurant sur ce qui s’était passé. Et, lorsque le vendredi, jour de la préparation, il fut suspendu à la croix, à la sixième heure du jour, il y eut des ténèbres sur toute la terre. Et mon Seigneur, se tenant au milieu de la caverne, l’illumina et dit : “Jean, je suis crucifié par la foule d’en bas à Jérusalem et suis percé de lances et de roseaux et je suis abreuvé de vinaigre et de fiel. Je te le dis, et écoute ce que je dis. C’est moi qui t’ai mis dans l’esprit de monter sur ce mont pour que tu entendes ce qu’il faut que le disciple apprenne du maître, et l’homme, de Dieu.”

98. Sur ce, il me montra une croix bien compacte de lumière et autour de la croix une foule nombreuse qui ne présentait pas un seul aspect. Mais dans la croix il n’y avait qu’un seul aspect et une seule ressemblance. Le Seigneur lui-même, je le voyais au-dessus de la croix n’ayant pas une figure, mais seulement une certaine voix, une voix qui n’était pas celle qui était habituelle, mais douce et gentille et vraiment une voix de Dieu, qui me disait : “Jean, il faut qu’il y en ait un qui entende ces choses de moi : j’ai besoin d’un auditeur qui doive m’entendre. Cette croix de lumière est appelée tantôt par moi Verbe à cause de vous, tantôt Intellect, tantôt Jésus, tantôt Christ, tantôt Porte, tantôt Chemin, tantôt Pain, tantôt Semence, tantôt Résurrection, tantôt Fils, tantôt Père, tantôt Esprit, tantôt Vie, tantôt Vérité, tantôt Foi, tantôt Grâce. Elle est appelée de ces noms en tant que par rapport aux hommes. Mais ce qu’elle est en réalité, en tant que conçue en elle-même et dite par rapport à nous, elle est la séparation de toutes choses et la ferme élévation de choses composées d’éléments instables, et l’harmonie de la sagesse, une sagesse consistant en harmonie. Il y a des lieux à droite et à gauche, des Puissances, des Autorités, des Principes et des Démons, des Energies, des Menaces, des Colères, des Diables, Satan et la racine d’en bas, de laquelle est issue la nature des choses qui viennent à l’être.

99. Telle est donc la croix qui d’une parole a fixé le Tout et qui a séparé les choses issues de la génération et les choses plus basses, qui ensuite a tout combiné en une même unité. Cette croix n’est pas la croix de bois que tu dois voir en descendant d’ici ; et je ne suis pas non plus celui qui est sur la croix, qu’à cette heure tu ne vois pas, dont tu entends seulement la voix. J’ai été pris pour ce que je ne suis pas, n’étant pas ce que j’étais aux yeux de beaucoup d’autres, mais une autre chose. Ils me nommeront une chose vile, indigne de moi. De même donc que le lieu du repos n’est pas vu et qu’on ne parle pas de lui, à bien plus forte raison le Seigneur de ce lieu ne sera pas vu et l’on ne parlera pas de lui.

 

 

Donc dans le verset 97, Jésus affirme être crucifié par la foule à Jérusalem  « Et mon Seigneur, se tenant au milieu de la caverne, l’illumina et dit : “Jean, je suis crucifié par la foule d’en bas à Jérusalem et suis percé de lances et de roseaux et je suis abreuvé de vinaigre et de fiel." »

Mais le verset 99 évoque une autre croix, une croix de lumière surmontée de la voix de Dieu décrite au verset 98, qu’il distingue de la croix d’« en bas » : « Cette croix n’est pas la croix de bois que tu dois voir en descendant d’ici ; et je ne suis pas non plus celui qui est sur la croix, qu’à cette heure tu ne vois pas, dont tu entends seulement la voix. »

 

Lisons également le dernier verset :

Verset 115. Et, ayant fait sur lui le signe de la croix, il se dressa debout tout entier et dit : “ Tu es avec moi, Seigneur Jésus-Christ. ”

Faire le signe de croix est typique de l’église catholique et d’écrits tardifs, mais quoiqu’il en soit, cela représente bien l’importance que la crucifixion a dans le christianisme.

 

Ce texte apocryphe est très confus et explique de manière un peu maladroite la double nature du Christ (Jésus-homme et Jésus-Dieu) en décrivant la crucifixion de Jésus-homme sur croix de bois à Jérusalem et une croix de lumière assimilée à Dieu (« voix de Dieu », « appelée tantôt Fils, tantôt Père, tantôt Esprit ») sur laquelle Jésus-homme ne se trouve pas.

 

Il faut vraiment être malhonnête pour tenter de duper les gens en extrayant un morceau de verset parmi tous ces textes et en détourner le sens.

L’ensemble des textes chrétiens confirme la crucifixion.  Tout cela me conforte dans l’idée que l’islam ne tient pas sur des bases solides.

28/07/2008

Jésus, fils « engendré » de Dieu ?

Jésus, fils « engendré » de Dieu ?

 

Voici encore un débat qui suscite la polémique entre diverses communautés.

Dieu peut-Il engendré un fils qui est Dieu lui-même ? Engendré signifie-t-il créé ? Etc...

Beaucoup de questions dont les réponses fusent de toutes parts.

 

Il est clair que Jésus-homme a bien été engendré car Dieu s’est fait chair en Jésus. Que l’on soit chrétien, musulman, témoins de Jéhovah, etc.. on est tous d’accord de dire que Jésus a été conçu sans intervention d’un homme. Dieu a voulu faire une distinction claire entre un être créé (comme le premier homme) et un être engendré qui peut porter le nom de Fils unique.

 

Mais alors, me dira-t-on, Jésus peut-il être Dieu s’il est engendré ?

Bien sûr car Jésus ne se limite pas à un corps d’homme.  Jésus est le reflet resplendissant de la gloire du Père, l’expression parfaite de sa substance, comme nous l’indique hébreux 1:3. 

 

Le mot engendré se limite-t-il au fait de la manifestation humaine de Dieu en Jésus ? D’où vient la polémique ?

De ces quelques versets :

Actes 13:33  Dieu l'a accomplie pour nous leurs enfants, en ressuscitant Jésus, selon ce qui est écrit dans le Psaume deuxième: Tu es mon Fils, Je t'ai engendré aujourd'hui.

Hébreux 1:5  Car auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit: Tu es mon Fils, Je t'ai engendré aujourd'hui? Et encore: Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils?

Hébreux 5:5  Et Christ ne s'est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit: Tu es mon Fils, Je t'ai engendré aujourd'hui!

 

Cette expression que l’on retrouve dans deux livres du nouveau testament, est issue du psaume n°2. Ce psaume prophétique parle du Fils, héritier du monde.

Psaume 2:7 Je publierai le décret; L'Eternel m'a dit: Tu es mon fils! Je t'ai engendré aujourd'hui.

Le titre de fils avait été donné dès l'origine à Israël dans son ensemble (Exode 4.22). Plus tard, le prophète Nathan, annonçant à David les bénédictions promises à sa descendance, s'exprime au nom de l'Eternel en ces termes : Je lui serai père et il me sera fils (2Samuel 7.14). Ainsi le titre de noblesse accordé à Israël s'applique maintenant plus spécialement à une famille, mais sans se rapporter encore à un individu. En effet, nous ne voyons pas David ou tel de ses descendants se donner à lui-même personnellement le nom de fils de l'Eternel. De l'oracle de Nathan à la déclaration de notre psaume il y a un grand pas. Ici, en effet, c'est un homme spécial qu'a en vue le psalmiste et qu'il désigne avec une insistance particulière par ces mots : Toi, tu es mon Fils ; moi-même, je t'ai engendré. L'auteur du psaume contemple un roi auquel aboutit la bénédiction promise à toute la race.

 

Pourquoi « aujourd’hui » ?

Le roi dont il est question est élevé par un décret rendu à un moment donné (aujourd'hui) au rang de Fils de l'Eternel. C'est bien ainsi que l'a compris Paul en actes 13 :33, puisqu'il applique ce terme d'aujourd'hui au jour de la résurrection du Seigneur (comparez avec Romains 1.4 « et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l'Esprit de sainteté, par sa résurrection d'entre les morts, Jésus-Christ notre Seigneur »). Aux yeux de l'apôtre sans doute celui qui a été l'objet d'une telle élévation était par son origine même Fils de Dieu (Colossiens 1.16 ; Philippiens 2.6-9). Mais par sa résurrection il a été remis en possession des attributs conformes à sa personne divine auxquels il avait renoncé pour accomplir sa mission terrestre (Jean 17.5). Le psaume 2 ne touche pas à ce mystère ; il ne nous en fait pas moins constater un progrès important dans l'intuition prophétique. Le mot : Je t'ai engendré, désigne l'acte de grâce par lequel l'Eternel élève à lui son Elu, en lui donnant la position de Fils.

 

On comprend ainsi toute l’étendue des appellations « Fils unique », « engendré »,...matérialisant toute les prophéties de l’ancien testament.

 

Gloire à Dieu

14/07/2008

La femme adultère

La femme adultère (Jean 8:1-11)

 

Christ et la femme Adultère de Lucas Cranach (1532)La Loi de Moïse dit : « Tu ne commettras pas d'adultère » et si cela se produisait la communauté avait l'habitude, selon la coutume, d'appliquer la sanction prévue par la Loi, pour « arracher le mal du milieu de soi » (Dt 22,20-22). Elle enlevait ce mal en lapidant la personne accusée. Mais la Loi disait aussi : « Tu ne prendras pas le parti du plus grand nombre pour commettre le mal, ni ne témoigneras dans un procès en suivant le plus grand nombre pour faire dévier le droit » (Ex 23,2). Avec l'arrivée de la femme adultère, un procès s'était ouvert. Un temps de réflexion s'imposait avant de juger le faible. C'est ce temps de réflexion que prend Jésus en se penchant sur le sol. Il prend, face au problème qui surgit, une pause, une sorte de distance pacifique qui lui permettra de descendre en son cœur pour ouvrir une troisième voie…

 

     Derrière le procès de la femme, c'est le motif du procès de Jésus que l'on cherche : un motif permettant de l'accuser, de l'arrêter et peut-être, de parvenir à le faire condamner. On l'intime de répondre : « Toi, que dis-tu? » (Jn 8,5). Le couperet tombe : « Que celui d'entre-vous qui est sans péché, lui jette la première pierre » (Jn 8,7). Le procès s'est tout à coup déplacé. Les accusateurs sont devenus les accusés.

 

     La réception de cet incident a donné lieu dans l'Église à deux grandes lignes d'interprétations de ces paroles selon que l'on attribue ce texte à l'évangéliste Luc ou au rédacteur final de l'Évangile de Jean. Ces deux grandes lignes d'interprétations sont cependant complémentaires.

 

     Dans la perspective lucanienne, on insiste sur la dimension de compassion et de miséricorde de ces paroles de Jésus. C'est l'énoncé de la Bonne Nouvelle du pardon qui fait éclater le cercle mortifère où Jésus et la femme étaient ensemble enfermés. Ces paroles de Jésus furent la clé qui ouvrit la porte de l'enfer, permettant de s'y échapper.

 

     Dans la perspective johannique, ces paroles, encadrées par un double geste symbolique, furent considérées comme prophétique. Jésus écrit avec son doigt sur la terre (Jn 8,6.8) l'énoncé d'une Nouvelle Loi et, pour ce faire, il reprend le geste de Dieu qui écrivait la Loi sur les tables de pierres au mont Sinaï. Les cœurs de pierres retrouvent ainsi leur humanité. Par ces paroles, Jésus délie ce qui en obstruait la possibilité.

 

     Toute interprétation de la Loi est colorée de l'humanité de celui qui l'interprète. C'est dans le cœur que cette Loi prend toute sa saveur. La Parole dite sans amitié, ne saurait être en mesure de témoigner!

 

Texte de Yolande Girard (Bibliste, Montréal)

 

 

Un commentaire concernant les critiques faites l’encontre de ce fragment (Jean 8 :1-11).

J’ai lu récemment sur un site islamique des accusations comme quoi ce fragment ne serait pas authentique. Accusation sur base du fait que certains anciens critiques et exégèse le contestent. (Evidemment, l’islam se rallie à cette thèse du fait qu’il pratique toujours la lapidation en divers endroits).

Pourtant, plusieurs interprètes éminents, Augustin, Bengel, Hug, Ebrard, Stier, Lange, soutiennent l'authenticité de ce fragment alléguant avec Augustin qu'il n'a été retranché, à l'origine, que par la crainte de l'influence morale qu'il pouvait exercer à une époque où, d'une part, un grand relâchement des mœurs et, d'autre part, un faux ascétisme s'étaient introduits dans l'Eglise.

Les savants l’ont replacé dans la suite à cette place, parce que le piège tendu à Jésus (verset 6) paraissait en harmonie avec les dispositions hostiles des autorités à son égard. (Jean 7.32, 45 et suivants)

 

Quant à la vérité historique du fait, on peut dire avec Meyer : "Cette histoire porte un tel cachet d'originalité, il est si évident qu'elle n'est imitée d'aucun autre récit de la tradition évangélique, qu'il est impossible d'y voir une légende d'un temps postérieur, sa vérité interne se justifie facilement par l'exégèse, malgré les doutes qu'on a soulevés."

07/07/2008

Le coran contredit la Bible

Le Coran est le livre sacré des musulmans, comme la Bible l'est pour les chrétiens. Les musulmans regardent le Coran comme la parole infaillible du Tout-Puissant. « Coran » est un mot arabe qui signifie récitation. Le terme a été appliqué par Muhammad à chaque fragment individuel du livre; mais il fut utilisé ultérieurement pour désigner la totalité du livre.

 

Le Coran était considéré par Muhammad comme un miracle qui attestait la véracité de sa mission prophétique. Il y eut toutefois beaucoup de débats parmi les intellectuels musulmans au sujet du « miracle » du Coran. Certains érudits arabes comme Az-Zamakhshari ont relevé plus de cent erreurs grammaticales dans le Coran.

 

Divisé en 114 Sourates ou chapitres, le Coran, écrit dans une prose arabe poétique, contient le code religieux, social, civil, commercial et militaire de l'islam. Il comprend aussi un grand nombre de récits relatés dans les Écritures juives et chrétiennes et dans les apocryphes.

 

Le Coran contredit néanmoins la Bible dans de nombreux détails concernant ces récits et certains noms de personnages qui s'y rattachent. Lorsqu'ils sont confrontés à ces contradictions, les musulmans prétendent, pour les justifier, que la Bible a dû être altérée. Pourtant, nulle part dans le Coran trouvons-nous Allah l'Omniscient (qui connaît tout) corrigeant des passages bibliques altérés, ou les désignant.

 

De telles prétentions peuvent être réfutées par l'évidence historique aussi bien que par le Coran lui-même qui confirme la Bible à maintes reprises en disant:

 

« Ô vous à qui le Livre a été donné! Croyez à ce que Nous vous avons révélé, confirmant ce que (déjà) vous possédiez... »

Sourate 4:47 (voir aussi les Sourates 2:40.41; 2:91; 20:133; 26:192-197; 29:47 et 46:10).

 

Par contre, il y a suffisamment d'évidence pour fonder l'affirmation que le Coran a pu être altéré. Personne ne sait où se trouve le Coran original. Le Coran qui est entre nos mains est appelé le Coran d'Osman, et il fut rassemblé longtemps après la mort de Muhammad. Des parties notables du Coran primitif ont dû se perdre après que plusieurs récitateurs du Coran moururent ou furent tués dans les combats. Osman, le troisième Calife (successeur de Muhammad) réunit ce qui restait du Coran, classa les Sourates selon leur longueur plutôt que leur chronologie, puis brûla toutes les autres copies existantes. On est en droit de s'étonner: pourquoi Osman a-t-il brûlé toutes les copies existantes du Coran s'il n'avait pas quelque chose à cacher ? !

 

La Bible, de son côté, a passé l'épreuve du temps. Suggérer que la Bible a été altérée est contraire à la raison aussi bien qu'aux découvertes historiques.

 

Ni les chrétiens ni les juifs ne peuvent être raisonnablement accusés d'avoir altéré leurs Écritures. Ils n'auraient rien eu à gagner à le faire et n'auraient pas versé leur sang pour défendre la Bible. Dans le livre de l'Apocalypse, Dieu promet un châtiment sévère à qui ajouterait ou retrancherait à la parole de Dieu:

 

« Je l'atteste à quiconque entend les paroles prophétiques de ce livre: Si quelqu'un y ajoute, Dieu lui ajoutera les fléaux décrits dans ce livre. Et si quelqu'un retranche aux paroles de ce livre prophétique, Dieu retranchera sa part de l'arbre de vie et de la cité sainte qui sont décrits dans ce livre. »

Apocalypse 22:18-19

 

Les juifs aussi étaient mis en garde contre un tel acte hautement répréhensible:

«Vous n'ajouterez rien aux paroles des commandements que je vous donne, et vous n'y enlèverez rien, afin de garder les commandements du Seigneur votre Dieu que je vous donne.»

Deutéronome 4:2

 

De plus, que les chrétiens et les juifs n'aient point altéré leurs Écritures est une évidence d'ordre historique et scientifique. De nombreux manuscrits d'anciennes copies de la Bible furent découverts tout au long des années, et s'avérèrent conformes au texte en notre possession. Voici quelques uns de ces fameux manuscrits:

 

Le Sinaïticus -- Il a été écrit au milieu du quatrième siècle, près de 270 ans avant l'islam. Il contient la totalité du Nouveau Testament et une grande partie de l'Ancien. Il est conservé au British Museum.

 

L'Alexandrinus -- Il a été écrit au début du cinquième siècle, près de 200 ans avant l'islam. Il contient la totalité de la Bible, à l'exception de quelques pages perdues. Il est, lui aussi, conservé au British Museum.


Le Vaticanus -- Il a été écrit au début du quatrième siècle, près de 300 ans avant l'islam. Il contient la totalité de la Bible. Il est conservé à la Bibliothèque Vaticane, à Rome.
 

Ces manuscrits et d'autres tels le Codex Ephraemi et les Manuscrits de la Mer Morte et les milliers de copies complètes ou partielles des anciennes Bibles prouvent au-delà de tout doute que la Bible ne pouvait être altérée ou corrompue.

A titre d’exemple citons, le papyrus 7q5 (extrait de Marc) daté de l’an 50 ! Ou encore le papyrus p64 (extrait de Matthieu) de l’an 70.

 

LE CORAN CONTREDIT LA BIBLE

 

De nombreux récits de la Bible rapportés par le Coran ont été déformés et sont en contradiction avec la Bible. En voici quelques exemples:

 

L'histoire de Caïn et Abel


Après le meurtre d'Abel par son frère Caïn, le Coran dit: « Dieu envoya un corbeau qui se mit à gratter la terre pour lui montrer comment cacher le cadavre de son frère. » (Sourate 5:31). Ceci n'est pas mentionné dans la Bible.

 

L'histoire de Noé et du déluge

 

1. Le Coran, dans la Sourate 11:42-43, dit que l'un des fils de Noé refusa d'entrer dans l'Arche et se noya, alors que la Bible rapporte que les trois fils de Noé entrèrent dans l'Arche et furent sauvés du déluge (Genèse 7:7).

 

2. Dans la Sourate 11:44, le Coran dit que l'Arche s'arrêta au sommet du mont Joudi, tandis que la Bible mentionne le Mont Ararat (Genèse 8:4).

 

L'histoire d'Abraham

 

1. Le père d'Abraham, selon le Coran, c'est Azar (Sourate 6:74), tandis que la Bible lui donne le nom de Térah (Genèse 11:26).


2. Le Coran dit qu'Abraham eut deux fils, la Bible dit qu'ils étaient huit.

 

3. Le Coran dit qu'il vécut dans la vallée de La Mecque (Sourate 14:37) tandis que la Bible dit qu'il vécut à Hébron (Genèse 13:18).

 

4. Dans le Coran, Abraham offrit en sacrifice Ismaël (Sourate 37:100-109) tandis que la Bible mentionne Isaac (Genèse 22).

 

5. Le Coran dit qu'il bâtit la Kaaba (Sourate 2:125-127). La Bible n'en fait aucune mention.

 

L'histoire de Moïse

 

1. Le Coran affirme que c'est la femme de Pharaon qui adopta Moïse (Sourate 28:9), tandis que la Bible dit que c'est la fille de Pharaon (Exode 2:5).

 

2. Le Coran affirme que Haman vécut en Égypte au temps de Moïse (Sourate 28:4-6), tandis que la Bible dit qu'il vécut en Perse au temps du roi Assuérus (Esther 3:1).

 

L'histoire de Marie (la Mère de Jésus)

 

1. Le Coran affirme que son frère était Aaron (Sourate 19:28), tandis que la Bible dit qu'Aaron vécut 1300 ans avant Marie (Nombres 26:59).

 

2. Qu'elle donna naissance à Jésus sous un palmier (Sourate 19:23), quand la Bible dit que c'était dans une étable (Luc 2:7).

 

3. Que Jésus parla dans son berceau et fit des miracles quand il était enfant (Sourate 3:45-49; 19:24-33). La Bible ne rapporte pas ces faits.

 

4. Que Zacharie ne pouvait parler pendant trois jours (Sourate 19:10), tandis que la Bible dit qu'il resta muet jusqu'à la naissance de l'enfant, c'est-à-dire pendant près de 9 mois (Luc 1:20).


Étant donné que la Bible a été donnée la première, et qu'il y a toute raison de croire qu'elle est demeurée inchangée, les théologiens musulmans auront fort à faire pour expliquer ces contradictions du Coran.

19/04/2008

Adam, premier homme ?

adameteveLors d’une étude biblique sur la genèse, le sujet avait légèrement dérivé sur l'existence ou  non d'hommes avant Adam. C'est le genre de débat animé que je trouve à la fois passionnant et utile au travail d'unité des chrétiens.

En effet, de nombreux chrétiens restent persuadés qu’Adam est le premier homme créé sur terre.  Au risque de choquer, sachez que je n’y crois pas et que c’est la Bible elle-même qui l’atteste.
Voici donc, chers amis chrétiens et chers lecteurs, de quoi étayer mes dires sur l'existence d'hommes avant Adam, conforme aux évidences scientifiques.


Vous le savez, il y a deux récits de la création, qui se suivent et qui n'offrent pas moins de ressemblances que de contradictions apparentes si on les lit « à la lettre » :


1er récit : Gen 1:1 à 2:3 qui explicite les 7 périodes de la création

2ème récit : Gen 2:4 à 3:24 qui décrit succinctement la création et semble s'attarder sur la sixième période, et qui décrit aussi la chute de l'homme.


Un des symptômes est par exemple la désignation de Dieu et de l'humanité.


1er récit, Dieu est appelé Elohim

2ème récit, Dieu est appelé YHWH-Elohim


1er récit, l'humanité est appelé Ha-adam, composé de zakar (mâle) et nakeva
(femelle)
2ème récit, l'humanité Ha-adam est composée de ish (mâle) et isha (femelle)


1er récit, l'humain est le terme de la création. Il domine sur l'ensemble de celle-ci.

2ème récit, l'homme est créé avant le jardin d'Eden qu'il est amené à cultiver.


Il y a donc, me semble-t-il, deux styles littéraires différents qui portent à croire qu'il s'agirait soit de deux écrivains différents, soit du même auteur désireux de marquer une différence de genre. Cela n'a pas grande importance vu que la Bible est une bibliothèque en soi, mais force est de constater que c'est l'interprétation des textes qui nous permettent d'y voir clair et qu'une lecture « à la lettre » entraîne des questionnements et des contradictions.


Si Ha-Adam décrit Adam le personnage, alors il y a  deux problèmes.

 

Ø      Il serait difficile de comprendre le fait que, dans le 1er récit, Dieu créé d'abord des animaux qui se reproduisent (donc mâles et femelles) et ensuite un homme tout seul. Seul, car le 2ème récit nous dit que Dieu le place dans un jardin où il n'y a rien à la base et qu'il y créé des animaux et sa femme par la suite afin qu'il ne soit plus seul. (Gen 2 :19)


Cela ne peux se comprendre que par une vision sous forme de Parabole du jardin d'Eden en tant que communion avec Dieu qui apporte à l'homme ce dont il a besoin, et du péché qui résulte de la désobéissance ainsi que des conséquences. Vision qui m'amène à penser que le terme Ha-Adam, l'humanité, a donné son nom au personnage nommé Adam (premier personnage biblique). Le texte original ne me permet pas de voir une évidence qu'Adam le personnage soit le premier homme créé. De nombreux traducteurs ont d'ailleurs marqué cette distinction en n'utilisant le mot Adam comme prénom qu'à partir du chapitre 4, après la chute.

Ø      La Bible elle-même nous dit que Ha-adam c'est l'homme et la femme :

« Dieu créa l'homme (Ha-adam) à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme (zakar) et la femme (nakeva) ». (Genèse 1:27 LSG)

« Il créa l'homme (zakar) et la femme (nakeva), il les bénit, et il les appela du nom d'homme (ha-adam), lorsqu'ils furent créés ». (Genèse 5:2 LSG)


Voici un argument qui m’a été présenté lors du débat et qui prétend démontrer qu’Adam est le premier individu humain créé : 1corinthiens 15 :45: « C'est pourquoi il est écrit: Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant. ». (o prôtos anthrôpos adam eis psuchên zôsan o eschatos adam eis pneuma zôopoioun)  Je ne rentre pas le débat de la traduction, mais la ponctuation n'existant pas dans les textes originaux, je les retire et voit qu'il y a mise en opposition entre « le premier homme-adam et le dernier adam » Jésus est-il le dernier homme ? Non, il est le dernier adam, il y a une différence. Cette différence doit donc s'appliquer pour le début de la phrase (le premier homme adam) qui ne désignerait donc pas le premier homme crée, mais, je dirais plutôt, le premier homme qui devint esclave du péché en brisant la communion avec Dieu et amenant la condamnation. (Le dernier adam supprime cette condamnation et nous réconcilie avec Dieu)


Bref, chers amis chrétiens, je ne cherche pas à avoir raison, et encore moins à remettre en cause l'autorité de la Bible, je pense juste que ces premiers textes de la Torah nous sont parvenus afin que nous en comprenions le sens profond à travers le texte original et non que nous les lisions au pied de la lettre traduite, influencés par 2000 ans de tradition.

13/04/2008

Témoins de Jéhovah : CROIX OU POTEAU ?

CROIX OU POTEAU ?

(Etude du pasteur Christian Piette)

 

L’organisation des témoins de Jéhovah n’a pas toujours milité en faveur d’un simple poteau lors de la mise à mort de notre Seigneur Jésus-Christ, pour preuve la gravure suivante :

 

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(Joseph F. Rutherford, La Harpe de Dieu, 1921, page 103).

 

Plus loin dans cet ouvrage, le 2ème président de l’organisation des témoins de Jéhovah écrivait :

« Peu de temps avant sa CRUCIFIXION, Jésus enseignait ses disciples… »

(page 192).

 

De nos jours, les témoins de Jéhovah doivent croire que la croix n’est qu’un symbole païen adopté par l’Eglise à partir du moment où Satan exerça son contrôle sur les autorités ecclésiastiques. L’organisation des témoins de Jéhovah affirme que Jésus est mort sur un simple pieu vertical :

« Il y a des preuves complètes que le Seigneur fut mis à mort sur un poteau vertical et non sur deux pièces de bois formant un angle quelconque ».

(Toute Ecriture est inspirée de Dieu et utile, 1963, page 282).

 

D’emblée, précisons que ce qui est surtout important, c’est que Jésus-Christ soit mort pour nos péchés au calvaire. Qu’Il ait été cloué sur une croix ou sur un simple poteau n’a aucune importance. Mais puisque l’organisation des témoins de Jéhovah enseigne que la croix a des relents de culte phallique, il est alors de notre devoir de relever le défi !

 

Les termes grecs « stauros » et « xylon » n’excluent absolument pas la forme de la croix telle que nous la connaissons et si, au départ ils peuvent également signifier « pieu », les romains modifièrent de bonne heure l’aspect primitif du poteau en le surmontant d’une traverse. C’est la croix ou en latin crux comissa en forme de T.

 

La forme la plus connue est la crux imissa ou encore croix latine. La partie verticale, le staticulum était une lourde poutre que les bourreaux mettaient en place sur le lieu de l’exécution. Une cheville de bois, la sédile ou cornu était disposée au milieu du poteau vertical pour supporter le supplicié entre les jambes.

 

L’organisation des témoins de Jéhovah assure catégoriquement que Jésus fut pendu sur un simple poteau vertical et pourtant rien ne le confirme que du contraire. Les découvertes archéologiques démontrent que des crucifiés contemporains de Christ furent exécutés sur une croix. En effet, en 1968, on a découvert près de Jérusalem, à Giv’at mivtar, 15 sarcophages remplis de squelettes humains dont certains avaient subi le supplice de la crucifixion. Le travail d’étude fut rédigé par le Département d’anatomie de la « Hebrew University Hassadah School » sous la direction de Madame C. Salomon et les restes en question furent confiés au « Israël Museum » à la section Rockfeller.

 

Les crucifiés avaient les bras étendus à l’horizontale et non comme l’affirme sans preuve l’organisation des témoins de Jéhovah, à la verticale, au-dessus de la tête. Tout un long article éclairant sur cette importante découverte a été rédigée par le Professeur N. Haas de l’Université hébraïque de Jérusalem et ce, dans la revue française bien connue "Les dossiers de l’archéologie », n°10, page 107, mai-juin 1975 !

 

Position des crucifiés de Giv’at mivtar

 

L’organisation des témoins de Jéhovah va tenter lamentablement de s’attaquer et de réfuter les conclusions du Professeur Haas en assurant que trois autres chercheurs israëliens, savoir Messieurs Yadin, Zias et Sekeles ont démonté les travaux de Haas. Or la controverse ne se situe qu’au niveau des jambes et surtout pas à celui des bras. Les quatre savants sont unanimes quant à la croix !

 

Les preuves sont fournies par l’organisation des témoins de Jéhovah elle-même !

(Tour de Garde, 15 août 1987, page 28, point de vue du Professeur Haas)

 

(Tour de Garde, 15 août 1987, page 29, point de vue des trois autres savants).

 

Comme nous pouvons le constater immédiatement, la controverse ne se situe qu’au niveau des jambes et non sur la forme de l’instrument de supplice !

 

Un ou deux clous ?

Dans un ouvrage édité par les bons soins de l’organisation des témoins de Jéhovah, nous découvrons la gravure suivante :

(Recueil d’histoires bibliques, 1980, page 100).

 

Cette illustration représente Christ pendu avec un seul clou unique traversant les deux mains. Or la Bible contredit cette présentation mensongère :

 

Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit (Thomas) : Si je ne vois pas dans ses mains la marque DES CLOUS". (Jean 20 :25).

 

On remarque directement que Thomas demande à voir la marque des clous (un pluriel) et ce, uniquement dans les mains du Seigneur, aucune mention n’est faite des pieds !

 

Que va répondre l’organisation à ce remarquable argument ?

« Quelques-uns ont déduit de ce passage que deux clous ont été employés à cette fin, et qu’on lui a planté un dans chaque main. Toute fois, en parlant des clous au pluriel, Thomas faisait-il une description précise du supplice de Christ ? Voulait-il nécessairement dire qu’on lui avait cloué séparément les deux mains ? En Luc 24 :39, Jésus, ressuscité, déclare : Voyez mes mains et mes pieds, c’est moi en personne ! Cela donne à penser que ses pieds avaient été également percés de clous. Puisque Thomas n’a pas mentionné les marques des pieds, il a peut-être utilisé le pluriel d’une manière générale, en PENSANT à tous les clous dont on s’était servi pour mettre Jésus au poteau ».

(La Tour de Garde, 1er juillet 1984, page 31).

 

L’organisation des témoins de Jéhovah a bien du mal avec Thomas ! Pour elle, il est imprécis et on ne peut pas se baser sur lui pour déterminer la position du crucifié. Non seulement les témoins de Jéhovah mettent en doute l’affirmation de foi concernant la pleine Divinité de Jésus (Jean 20 :28), mais elle l’accuse d’imprécision aussi au niveau des clous. Nous croyons tout au contraire que l’apôtre Thomas est très clair sur ces deux points et que les témoins de Jéhovah falsifient une fois encore des Ecritures ! En plus, dans sa fausse vision des choses avec Thomas, elle met en doute la pleine inspiration des Ecritures. Remarquons également au passage dans la citation de la Tour de Garde que vous avons citée cette reconnaissance de leur pauvre argument :

« Puisque Thomas n’a pas mentionné les marques des pieds, IL A PEUT-ÊTRE utilisé le pluriel d’une manière générale… ».

 

Justus Lipsius

L’organisation des témoins de Jéhovah pense détenir un maillon fort en citant les propos du catholique belge Juste Lipse(1547-1606) :

« Un tel pieu simple pour l’exécution d’un criminel était appelé crux simplex et la méthode pour le clouer à un tel instrument de torture est illustrée par l’érudit catholique romain, Justus Lipsius du 16ème siècle. Nous présentons ci-joint une photocopie de son illustration reprise à la page 647, colonne 2 de son livre « De cruxe liber primus ». C’est de cette façon que Jésus fut pendu au bois ».

(Kingdom Interlinear Translation, 1969, page 1155).

Cette traduction biblique est un ouvrage des témoins de Jéhovah!

Cette même gravure revient également à la page 1649 de la Bible des témoins de Jéhovah intitulée : « Les Saintes Ecritures, traduction du Monde Nouveau (1987).

 

Or que déclare vraiment le flamand Juste Lipste ? Sa réponse est dévastatrice pour les témoins de Jéhovah :

« La croix du Seigneur comportait quatre pièces de bois, le poteau droit, la traverse, le morceau de bois placé au-dessous (pour les pieds) et l’inscription au-dessus              (De cruxe liber primus, page 46).

L’organisation omet délibérément de citer d’autres informations données par Lipse car elles ne soutiennent pas les théories des témoins de Jéhovah !

 

Elle reprend uniquement cette gravure,

 alors qu’elle ne mentionne pas les deux suivantes !

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Confrontée avec une évidence de plus en plus dévastatrice, l’organisation des témoins de Jéhovah n’est plus du tout sûre de sa théorie !

« Les dessins représentant la mise à mort de Jésus qui apparaissent dans nos publications, comme celui de la page 24, ont donc simplement pour but d’illustrer cet événement. Ils ne sont pas destinés à fournir des indications anatomiques péremptoires ».

(La Tour de Garde, 15 août 1987, page 29).

 

En un mot, l’organisation des témoins de Jéhovah ne sait plus sur quel pied danser !

11/04/2008

Descendants d’Abraham : la division

abraham

 

Les juifs

Les écritures sacrées du judaïsme sont comprises dans le Tanakh, un acronyme pour Torah, Nevi'im (Prophètes), et Ketouvim (Écrits).

Le Tanakh est connu sous le nom de Bible hébraïque. Il fut étudié et suppléé par une tradition orale : le Midrash, la Mishna, les Talmuds, et la littérature rabbinique ultérieure, qui fut déclarée faisant autorité à l'égal de la Torah. Cette position ne fut toutefois acceptée que du pharisaïsme et des mouvances issues de celui-ci, dont le judaïsme actuel, dit "rabbinique". D'autres courants, tels que le sadduçaïsme puis plus tard le karaïsme ne reconnaissent pas l'autorité de la loi orale à l'égal de la loi écrite. Les samaritains ne reconnaissent pas non plus le Talmud.

 

Le texte hébraïque du Tanakh, et de la Torah en particulier, est considéré comme sacré jusqu'à la dernière lettre. La transcription ne peut être réalisée qu'au cours d'une procédure excessivement exigeante : la moindre erreur, fût-ce d'une lettre, une ornementation, un symbole sur l'ensemble des lettres (plus de 300.000) qui constituent le texte hébraïque rend l'ensemble du Sefer Torah passoul (impropre à l'usage rituel). C'est pourquoi être sofer ("scribe") est une affaire de spécialiste, demandant minutie, patience et concentration. Écrire et revérifier le texte prend un temps considérable.

 

Les chrétiens

 

Les chrétiens reconnaissent bien sûr le Tanakh, il est inclus dans la Bible et appelé Ancien testament.

Beaucoup de chrétiens croient que la relation entre l'ancien et le Nouveau Testaments dans la Bible signifie que le judaïsme a été remplacé par le christianisme comme le "nouvel Israël" — et certains pensent que les enseignements de Jésus décrivent Israël non pas comme un endroit géographique mais comme une association avec Dieu et une promesse de salut dans le Royaume de Dieu.

 

Il y a 3 grands groupes de chrétiens :

 

Les catholiques

 

Le catholicisme est né vers le 4e siècle. Sur la base du christianisme, se sont greffées des traditions, des superstitions, des croyances ‘païennes’ et populaires (tel l'assomption de Marie, le culte de Marie, le baptême de bébé, les 7 sacrements, les communions ...). Bref, souvent en manque d'instruction, des hommes se sont laissés influencer par d'autres hommes qui leur imposaient des croyances et abusaient de leur ignorance.

 

Aujourd’hui, de nombreux catholiques reviennent aux valeurs de la bible seule et cela produit une bonne impulsion qui peut unir les chrétiens.

Puisse Dieu poursuivre son œuvre dans leurs cœurs

 

Les orthodoxes

 

Entre l’église catholique et l’église orthodoxe, il n’y a que des différences théologiques très fines, mais la principale différence, qui les a séparé en 1054, est la non reconnaissance du pape. Chaque grande église orthodoxe a son pope !

 

Les protestants

 

Le protestantisme est un mouvement réformateur visant au retour aux valeurs uniquement bibliques du christianisme. La Bible étant le point commun des chrétiens, elle doit les unir et non les diviser.

Luther, un moine, trouvait honteux le comportement de l’église catholique, car cela n’avait rien à voir avec le message de Jésus. Il a fait scission pour protester contre ces pratiques honteuses.

 

Pas de pape, ni pope, ni ‘père’ : « Et n'appelez personne sur la terre votre père; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. » (Matthieu 23:9 LSG)

Pas de « sacrement » à proprement parler, seuls deux actes de soumission à dieu : baptême et Cène. « (...) faites ceci en mémoire de moi. » (Luc 22:19 LSG)

Pas de culte à Marie, pas d’immaculée conception : « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme » (1 Timothée 2:5 LSG)

Etc...

 

Les musulmans

 

Le livre saint par excellence de l'Islam est le Coran (Qur'an), comprenant 114 sourates (chapitres). Cependant, les Musulmans croient aussi aux textes religieux du judaïsme et du christianisme, dans leur forme originelle, et non actuelle, car elle aurait été selon eux corrompue au fil des âges. (Ce que contredisent les archéologues)

Le Qur'an inclut plusieurs histoires issues de ou fortement similaires à la Bible hébraïque, et mentionne Jésus à de nombreuses reprises, en tant que prophète divinement inspiré (mais nie son sacrifice à la croix.) Toutefois, les nombreux commandements du Tanakh et les préceptes du Nouveau Testament ne sont pas adoptés tels quels, mais remplacés par de nouveaux commandments directement révélés à Mahomet par Allah (à travers Gabriel) et codifiés dans le Qur'an.

Le Coran ne sépare pas le temps historique du temps du rêve car, contrairement à la Bible, on y trouve des génies, des animaux qui parlent, des hommes changés en porc ou singe,...

Les propos tenus envers les juifs et les chrétiens sont assez hostiles.

Coran 9 :28-30. « Ô vous qui croyez! Les associateurs ne sont qu'impureté : qu'ils ne s'approchent plus de la Mosquée sacrée, après cette année-ci. Et si vous redoutez une pénurie, Allah vous enrichira, s'Il veut, de par Sa grâce. Car Allah est Omniscient et Sage.

Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce qu'Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu'à ce qu'ils versent la capitation par leurs propres mains, après s'être humiliés.

Les Juifs disent : "Uzayr est fils d'Allah" et les Chrétiens disent : "Le Christ est fils d'Allah". Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu'Allah les anéantisse! Comment s'écartent-ils (de la vérité)? »

 

De même que les juifs rabbanites possèdent un complément oral à la Loi écrite, le Qur'an possède les Hadith, un ensemble de livres écrits par des auteurs ultérieurs compilant les paroles de Mahomet.

 

Il y a 2 grands groupes de musulmans :

Les sunnites

Les Hadith et la biographie de Muhammad (sira) forment la Sunnah, un élément scriptural supplémentaire au Qur'an, et ceux qui y adhèrent sont les Musulmans sunnites. Au neuvième siècle, six compilations de Hadiths avaient été jugées dignes de foi par les Musulmans sunnites.

 

Les chiites

Les Musulmans chiites (adeptes de la shî'at 'alî, le parti d'Ali), ne considèrent aucun Hadith comme sahih, et ne sont acceptés que ceux qui ne semblent pas de désaccord avec le Qur'an.

 

 

 

La recherche de la vérité devrait nous unir... Discutons-en avec respect et dans la paix.

 

24/03/2008

Jésus est-il le Messie ?

Jésus est-il le Messie ?

Jésus étant Juif et connaissant les prophéties messianiques aurait pu s'efforcer de les réaliser ; mais comment aurait-il pu choisir sa généalogie et son lieu de naissance ? Qui a suggéré aux chefs du peuple d'évaluer Jésus à 30 pièces d'argent selon la prophétie de Zacharie 11 ? Et sa résurrection ?

Si le Messie d'Israël n'était pas déjà venu, comment ferait-il de nos jours pour prouver sa filiation vu que les archives généalogiques ont été brûlées dans le Temple de Jérusalem en 70 ?

Si on rejette le témoignage du prophète Jean-Baptiste annonçant le Messie (donc la pleine révélation de la Déité), il faut admettre que Dieu n'a plus parlé à son peuple depuis le prophète Malachie. Comment expliquer un silence de 2400 ans alors que le Tanach complet (Bible Juive) a été révélé seulement dans une période de 11 siècles ?

Depuis la destruction du Temple, les sacrifices sanglants ne peuvent plus être offerts. La loi de l'holocauste continuel est donc violée (Lévitique 6.5-6 ). Le Yom Kippour ne peut plus être réalisé selon le statut perpétuel (Lévitique 16 ), et les péchés ne peuvent plus être pardonnés car "c'est le sang qui fait expiation pour la personne." (Lévitique 17.11 ). Que s'est-il donc passé ? Pourquoi le Temple a-t-il été détruit et Israël dispersé pendant tant de siècles ? Pourquoi tant de souffrances pour le peuple bien-aimé de Dieu ? Jésus était-il bien le Messie que Dieu envoyait à son peuple ? Question capitale !

EXAMINONS LES TEXTES:

 

PROPHETIE
LE MESSIE D'ISRAEL

REALISATION
JESUS DE NAZARETH

Ascendance humaine

Genèse 22.18 :
Et toutes les nations de la terre s'estimeront heureuses par ta postérité, en récompense de ce que tu as obéi à ma voix.

Nombres 24.17 :
Un astre s'élance de Jacob, et une comète surgit du sein d'Israël.

Genèse 49.10 :
Le sceptre n'échappera point à Juda, ni l'autorité à sa descendance, jusqu'à l'avènement du Pacifique auquel obéiront les peuples.

Jérémie 23.5 :
Voici que des jours viennent, dit l'Eternel, où je susciterai à David un rejeton juste...

Luc 3.23 à 34 cf. Matthieu 1 v 1 à 16 :
Et Jésus, lors de ses débuts, avait environ trente ans, et il était, croyait-on, fils de Joseph, fils d'Héli, fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Jannaï, fils de Joseph, fils de Mattathias, fils d'Amos, fils de Naoum, fils d'Esli, fils de Naggaï, fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Sémeîn, fils de Joseph, fils de Joda, fils de Joanam, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri, fils de Melchi, fils d'Addi, fils de Kosam, fils d'Elmadam, fils d'Er, fils de Jésus, fils d'Eliézer, fils de Jorim, fils de Maththat, fils de Lévi, fils de Siméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d'Eliakim, fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Nathan, fils de David, fils de Jessé, fils de Jobed, fils de Booz, fils de Sala, fils de Naasson, fils d'Aminadab, fils d'Admîn, fils d'Arni, fils de Hesron, fils de Pharès, fils de Juda, fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham.

Filiation divine

Proverbes 30.4 :
Qui est monté au Ciel et en est redescendu ? Qui a recueilli le vent dans le creux de sa main ? Qui a enserré les eaux dans le pan de son manteau ? Qui a établi toutes les limites de la terre ? Quel est son nom, quel est le nom de son fils ? Dis-le si tu le sais.

Psaume 2.7 :
Je veux proclamer ce qui est une loi immuable : "L'Eternel m'a dit : Tu es mon fils, c'est moi qui, aujourd'hui, t'ai engendré !"

Luc 1.34 et 35 :
Mais Marie dit à l'ange : "Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ? "L'ange lui répondit : "L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te prendra sous son ombre; c'est pourquoi l'enfant sera saint et sera appelé Fils de Dieu...

 

Naissance miraculeuse

Isaïe 7.14 et 9.5 :
Ah certes ! le Seigneur vous donne de lui-même un signe : Voici, la jeune femme est devenue enceinte, elle va mettre au monde un fils, qu'elle appellera Emmanuel. C'est qu'un enfant nous est né, un fils nous est accordé : la souveraineté repose sur son épaule, et on l'a appelé Conseiller merveilleux, Héros divin, Père de la conquête, Prince de la Paix.

Matthieu 1.20 à 23 :
... l'Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : "Joseph, fils de David, ne crains point de prendre chez toi Marie, ton épouse : car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; elle enfantera un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus : car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés." Or, tout ceci advint pour accomplir cet oracle prophétique du Seigneur : Voici que la Vierge concevra et enfantera un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, nom qui se traduit : "Dieu avec nous".

Epoque de sa venue, lieu de sa naissance

Daniel 9.25 et 26 :
Sache donc et comprends bien qu'à partir du moment où fut donné l'ordre de recommencer à construire Jérusalem jusqu'à un prince oint, il y a sept semaines ; et durant soixante-deux semaines Jérusalem sera de nouveau rebâtie rues et fossés des remparts mais en pleine détresse des temps. Et après ces soixante-deux semaines, un oint sera supprimé, sans avoir de successeur légitime, la ville et le sanctuaire seront ruinés par le peuple d'un souverain à venir... Michée 5.1 :
Or, c'est de toi Bethléhem-Efrata, si peu importante parmi les groupes de Juda, c'est de toi que je veux que sorte celui qui est destiné à dominer sur Israël et dont l'origine remonte aux temps lointains, aux jours antiques.

Luc 2.1 à 7 :
Or, en ces jours-là parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de toute la terre. Ce recensement, le premier, eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Joseph, lui aussi, quittant la ville de Nazareth en Galilée, monta en Judée, à la ville de David, appelée Bethléhem, parce qu' il était de la maison et de la lignée de David, afin de s'y faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Or, pendant qu'ils étaient là, le temps où elle devait enfanter se trouva révolu. Elle mit au monde son fils premier-né, l'enveloppa de langes...

Annoncé par un précurseur

Malachie 3.1 et 23 :
Voici, je vais envoyer mon mandataire, pour qu'il déblaie la route devant moi. Or, je vous enverrai Elie, le prophète, avant qu'arrive le jour de l'Eternel, jour grand et redoutable ! Lui ramènera le coeur des pères à leurs enfants, et le coeur des enfants à leurs pères, de peur que je n'intervienne et ne frappe ce pays d'anathème.

Isaïe 40.3 :
Une voix proclame : "Dans le désert, déblayez la route de l'Eternel ; nivelez, dans la campagne aride, une chaussée pour notre Dieu !"

Jean 1.29 et 30 :
Le lendemain, voyant Jésus venir à lui, il dit : "Voici l'agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde." C'est de lui que j'ai dit : Il vient après moi un homme qui est passé devant moi parce qu'avant moi il était.

Matthieu 17.10 à 13 :
Les disciples lui posèrent cette question : "Que disent donc les scribes, qu'Elie doit venir d'abord ?" Il répondit : "Oui, Elie doit venir et tout remettre en ordre; mais, je vous le dis, Elie est déjà venu, et ils ne l'ont pas reconnu, mais l'ont traité à leur guise. Et le Fils de l'homme aura de même à souffrir d'eux. "Alors les disciples comprirent que ses paroles visaient Jean-Baptiste.

Rejet entraînant la mort

Psaume 22.2 et 8 et 9 :
Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné. Tous ceux qui me voient se moquent de moi, grimacent des lèvres, hochent la tête. "Qu'il s'en remette à l'Eternel !" Que celui-ci le sauve, qu'il l'arrache du danger, puisqu'il l'aime !".

Isaïe 53.3 à 7 :
Méprisé, repoussé des hommes, homme de douleurs, expert en maladie, il était comme un objet dont on détourne le visage, une chose vile dont nous ne tenions nul compte. Et pourtant ce sont nos maladies dont il était chargé, nos souffrances qu'il portait, alors que nous, nous le prenions pour un malheureux atteint, frappé de Dieu, humilié. Et c'est pour nos péchés qu'il a été meurtri, par nos iniquités qu'il a été écrasé; le châtiment, gage de notre salut, pesait sur lui, et c'est sa blessure qui nous a valu la guérison.

Matthieu 27.39 à 46 :
Les passants l'injuriaient en hochant la tête et disant : "Toi qui détruis le Temple et en trois jours le rebâtis, sauve-toi toi-même, si tu es fils de Dieu, et descends de la croix !" Pareillement les grands prêtres se gaussaient et disaient avec les scribes et les anciens : "Il en a sauvé d'autres et il ne peut se sauver lui-même ! Il est roi d'Israël : qu'il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui ! Il a compté sur Dieu ; que Dieu le délivre maintenant, s'il s'intéresse à lui! Il a bien dit : Je suis fils de Dieu ! Même les brignands crucifiés avec lui l'outrageaient de la sorte. A partir de la sixième heure, l'obscurité se fit sur tout le pays, jusqu'à la neuvième heure. Et vers la neuvième heure Jésus clama en un grand cri : "Eli, Eli, lema sabachtani ?" c'est-à-dire : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?

1 Pierre 3.18 :
Le Christ lui-même est mort une fois pour les péchés, juste pour des injustes, afin de nous mener à Dieu.

Résurrection d'entre les morts

Psaume 16.10 et 11 :
Car tu n'abandonneras pas mon âme au Chéol, tu ne laisseras pas tes fidèles voir l'abîme. Tu me feras connaître le chemin de la vie...

Isaïe 53.10 et 11 :
Mais Dieu a résolu de le briser, de l'accabler de maladies, voulant que, s'il s'offrait lui-même comme sacrifice expiatoire, il vît une postérité destinée à vivre de longs jours, et que l'oeuvre de l'Eternel prosperât dans sa main. Délivré de l'affliction de son âme, il jouira à satiété du bonheur...

Marc 18.6 :
Mais il leur dit : "Ne vous effrayez pas. C'est Jésus le Nazarénien que vous cherchez, le Crucifié : il est ressuscité, il n'est pas ici. Voici le lieu où on l'avait placé.

Luc 24.46 et 47 :
et il leur dit : "Ainsi était-il écrit que le Christ souffrirait et ressusciterait d'entre les morts le troisième jour, et qu'en son Nom le repentir en vue de la rémission des péchés serait proclamé à toutes les nations, à commencer par Jérusalem.

Gloire universelle conséquence de sa mort

Isaïe 53.11 et 12 :
...par sa sagesse le juste, mon serviteur, fera aimer la justice à un grand nombre et prendra la charge de leurs iniquités. C'est pourquoi je lui donnerai son lot parmi les grands ; avec les puissants il partagera le butin, parce qu'il s'est livré lui-même à la mort et s'est laissé confondre avec les malfaiteurs, lui, qui n'a fait que porter le péché d'un grand nombre et qui a intercédé en faveur des coupables.

Psaume 110.1 : "Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que j'aie fait de tes ennemis un escabeau pour tes pieds."

Philippiens 2.6 à 11 :
Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Mais il s'anéantit lui-même, prenant condition d'esclave, et devenant semblable aux hommes. S'étant comporté comme un homme, il s'humilia plus encore, obéissant jusqu'à la mort, et à la mort sur une croix! Aussi Dieu l'a-t-il exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au dessus de tout nom, pour que tout, au nom de Jésus, s'agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue proclame, de Jésus Christ, qu'il est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

Retour pour régner sur la terre entière

Zacharie 14.3 et 4 :
Alors l'Eternel s'en viendra guerroyer contre ces peuples, comme jadis il guerroya au jour de la rencontre. Ce jour-là, ses pieds se poseront sur la montagne des Oliviers qui est en avant de Jérusalem, à l'Orient...

Daniel 7.13 et 14 :
Je regardai encore dans la vision nocturne, et voilà qu'au sein des nuages célestes survint quelqu'un qui ressemblait à un fils de l'homme ; il arriva jusqu'à l'Ancien des jours, et on le mit en sa présence. C'est à lui que furent données la domination, la gloire et la royauté ; l'ensemble des nations, peuples et langues, lui rendaient hommage. Sa domination etait une domination éternelle, immuable, et sa royauté ne devait plus être détruite.

Actes 1.10 à 12 :
Et comme ils étaient là, les yeux fixés au ciel pendant qu'il s'en allait, voici que leur apparurent deux hommes vêtus de blanc, qui leur dirent : "Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel ? Celui qui vous a été enlevé, ce même Jésus, viendra comme cela, de la même manière dont vous l'avez vu partir vers le ciel." Alors, du mont des Oliviers, ils s'en retournèrent à Jérusalem ; la distance n'est pas grande : celle d'un chemin de

Marc 13.26 et 27 :
Et alors on verra le Fils de l'homme venir dans des nuées avec grande puissance et gloire. Et alors il enverra les anges pour rassembler ses élus, des quatre vents, de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel.

Paroles de Jésus au peuple d'Israël :

"Vous scrutez les Ecritures, dans lesquelles vous pensez avoir la vie éternelle ; or ce sont elles qui me rendent témoignage ; et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !"
Jean 5.39-40 .

"Esprits sans intelligence, lents à croire tout ce qu'ont annoncé les Prophètes !
Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ?
Et, commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Ecritures ce qui le concernait."
Luc 24.25 à 27 .

Quelques autres prophéties réalisées lors de la venue du Seigneur Jésus :

Évènement

Prophétie

Réalisation

Postérité de la femme

Genèse 3.15

Galates 4.4

Massacre des enfants à sa naissance

Jérémie 31.15

Matthieu 2.16-18

Appelé hors d'Egypte

Osée 11.1

Matthieu 2.14-15

Chargé d'une mission

Isaïe 61.1-2

Luc 4.18-21

Début de son ministère

Isaïe 9.1-2

Matthieu 4.12-17

Prédication en paraboles

Psaume 78.2

Matthieu 13.31-35

Guérison des aveugles

Isaïe 35.5

Matthieu 9.27-31

Guérison des sourds

Isaïe 29.18

Marc 7.32-35

Guérison des boiteux

Isaïe 35.6

Jean 5.2-9

Guérison des muets

Isaïe 32.4

Matthieu 9.32-34

Présence au Temple

Malachie 3.1

Matthieu 26.55

Louange des enfants

Psaume 8.2

Matthieu 21.16

Incrédulité des Juifs

Isaïe 53.1

Jean 12.37-38

Entrée à Jérusalem sur un âne

Zacharie 9.9

Luc 19.29-38

Haï sans cause

Psaume 35.19

Jean 15.22-25

Rejeté et méprisé

Isaïe 49.7

Jean 10.20

Trahi par un ami

Psaume 41.9

Matthieu 26.47-50

Vendu 30 pièces

Zacharie 11.12

Matthieu 26.14-16

Prix de la trahison jeté au potier

Zacharie 11.13

Matthieu 27.3.7

Silencieux devant ses accusateurs

Isaïe 53.7

Marc 15.1-15

Frappé, maltraité

Michée 5.1

Marc 15.19

Supportant les crachats

Isaïe 50.6

Matthieu 26.67

Crucifié

Zacharie 13.6

Marc 15.25

Vêtements tirés au sort

Psaume 22.18

Jean 19.23.24

Abreuvé de fiel et de vinaigre

Psaume 69.21

Matthieu 27-34

Ténèbres en plein jour

Amos 8.9

Matthieu 27.45

Percé

Zacharie 12.10

Jean 19.34,37

Aucun os brisé

Exode 12.46

Jean 19.33-36

Mort expiatoire

Isaïe 53.5-12

1 Pierre 3.18

Dans un tombeau de riche

Isaïe 53.9

Matthieu 27.57-60

Ascension au ciel

Psaume 110.1

Marc 16.19

Don de l'Esprit Saint

Joël 2.28-29

Actes 2.33

Enfants d'Israël, écoutez ! "C'est lui la pierre que vous, les bâtisseurs, avez dédaignée, et qui est devenue la pierre d'angle. Car il n' y a pas sous le ciel d'autre nom donné aux hommes, par lequel il nous faille être sauvés." (Actes 4.11-12 ; voir Psaume 118.22 ).

 

18/03/2008

« Mohammed dans Esaïe 29:12 » ? (Un prophète qui ne sait pas lire)

Réponse à « Mohammed dans Esaïe 29:12 » (Un prophète qui ne sait pas lire)

 

Un musulman que nous appelerons M.A. fait plusieurs réclamations pour arguer que Mohammed est prévu dans la Bible. Une de ces réclamations est qu' Esaïe 29:12; est une prophétie au sujet de Mohammed. Voyons ses mots:

 

Esaïe 29:12

 

Le prophète Isaïe, parlant de la révélation d’un document:

“On le donne alors à celui qui ne sait pas lire en disant: Lis donc ceci. Il répond: je ne sais pas lire.”

Cette prophétie ne s’accorde avec aucun prophète de la Bible.

Des siècles plus tard, cependant, elle se réalisera, mot pour mot avec Mohammad(pbsl), confirmé encore par le Coran S7V157.

 

 

Plusieurs choses sont à dire.

 

Premièrement pour pouvoir affirmer qu'Isaïe 29:12  fait référence à Mohammed, M.A. assume que Mohammed était illettré, seulement ceci n'est pas réellement exact selon les sources musulmanes.

 

 

Des hadiths sahih (authentiques) indiquent:

 

Rapporté par Ursa,

Le Prophète ECRIVA le (contrat de mariage) avec Aisha alors qu'elle avait six ans et consomma son mariage avec elle alors qu'elle avait neuf ans et elle resta avec lui durant neuf années (c.-à-d. jusqu'à sa mort). Sahih Bukhari, Volume 7, Book 62, Number 8

 

D'après Anas bin Malik,

Un jour, le Prophète ECRIVAIT une lettre, ou avait l'idée d'écrire une lettre. Il a été dit au Prophète qu'ils ne liraient pas les lettres à moins qu'elles aient été scellées. Ainsi le prophète a obtenu un anneau argenté avec "Muhammad l'Apôtre d'Allah" gravé dessus. J'étais en train d'observer son blanc (de l'anneau) scintillez sur la main du prophète. Sahih Bukhari, Volume 1, Book 3, Number 65

 

D’après Al-hariri' ibn `Azib (qu'Allah soit satisfait de lui),

Lorsque le Prophète (pbAsl) conclut avec les polythéistes la trêve d'Al-Hudaybiya, `Alî ibn 'Abî Tâlib se mit à consigner par écrit les conditions de l'arrangement; et il écrivit: "Voici à quoi souscrit Muhammad, l’Envoyé d'Allah". - "Nous n'acceptons pas cette rédaction, déclarent les infidèles, car si nous savions que tu es bien l'Envoyé d'Allah, nous ne t'aurions pas combattu". - "Efface-le", dit le Prophète à `Alî. - "Par Dieu! répondit ce dernier, je ne l'effacerai jamais". Le Prophète (pbAsl) effaça alors de sa propre main les mots contestés. Une des conditions inscrites fut que les musulmans entrent à La Mecque pourvu qu'ils la quittent après trois jours et qu'ils ne portent en entrant aucune arme sauf les Julubbân. Comme je demandai à 'Abû 'Ishâq ce que signifie le mot Julubbân, il me répondit: "Il s'agit du fourreau et de son contenu".Sahih Muslim numéro 1035 (Un Hadith semblable est trouvé chez Bukhari)

[Note: Si Mohammed a su quels mots il fallait effacer, c'est qu'il a pu les lire]

 

D'après Said bin Jubair,

Ibn 'Abbas dit, "Jeudi! Quelle (grande chose) a eu lieu Jeudi!" Alors il commença à pleurer jusqu'à ce que ses larmes aient mouillé les graviers de la terre. Puis il dit, "Jeudi où la maladie de l'Apôtre d'Allah s'est aggravée et (où) il a dit," Cherchez-moi de quoi écrire, de sorte que je puisse ECRIRE quelque chose pour vous après quoi vous ne vous égarez jamais."... Sahih  Bukhari, Volume 4, Book 52, Number 288

 

Des hadiths semblables peuvent être trouvés aux références suivantes:

Sahih Bukhari, Volume 4, Book 53, Number 393

Sahih Bukhari Volume 9, Book 92, Number 468

Sahih Bukhari, Volume 4, Book 59, Number 716

Sahih Bukhari, Volume 4, Book 59, Number 717

Sahih Bukkari, Volume 7, Book 70, Number 573

 

Ces différents rapports, montre que Mohammed savait lire. En réalité, cette prétention que Mohammed est illettré, est issue d'une mauvaise compréhension du terme ummy, que l'érudit musulman Mohammed Talbi explique:

 

« Contrairement à la légende, née de soucis faussement apologétique, c’était un homme [Mohammed] cultivé et lettré. On lisait la bible dans sa belle famille. Point besoin de rencontrer un moine au cours d’un voyage en Syrie pour être initié au judéo-Christianisme. Le qualificatif d’Ummi que lui donne le Coran, et que la tradition a interprété dans le sens d’ « illettré », signifie qu’il était « le prophète des nations » (VII, 157-158), de toutes les nations, contrairement aux prophètes d’Israël qui l’avaient précédé, y compris jésus, tous envoyé au peuple élu, dans une mission préparatoire anticipant l’universalité, pour transmettre le message du monothéisme. Le Coran (III, 20) confirme cette interprétation : « Dis à ceux qui ont reçu le livre, et au Ummiyyîn. » « Ceux qui ont reçu le livre » sont de toute évidence les juifs et les chrétiens. Qui sont les Ummiyyîn ? Ce sont de tous les autres, toutes les nations non juives, … Muhammad est justement le messager envoyé aux Ummiyyîn : « c’est lui qui a envoyé parmi les Ummiyyîn un messager des leurs, qui leur récite Ses versets, les purifie, leur enseigne le Livre et la sagesse, alors qu ‘auparavant ils étaient dans un égarement évident » (LXII, 2). Le sens d’ummi est donc ainsi bien établi. Il ne signifie en aucune manière « illettré ». il désigne les goïm ou les gentils, c’est à dire toutes les nations non juives qui n’avait pas encore reçu de Livre révélé. Muhammad, le Nabî Ummî, est donc le prophète de toutes les nations. Mohamed Talbi Universalité du Coran Ed : Acte sud cool « le souffle de l’esprit » pages 10 à 12

 

Et l'argumentation de M.A. de fondant sur deux points, dont l'un est que Mohammed est illettré, l'autre qu'Isaïe, fait prédiction d'un prophète illettré. Même, si il était correcte qu'Isaïe annonce un prophète illettré, Mohammed serait exclu à la prétention d'être ce prophète, étant donné que celui-ci, n'était pas illettré, mais lettré.

 

Deuxièmement, lorsque nous lisons le contexte d'Isaïe 29:12, nous constatons qu'il n'y a en ce passage, aucune prévision d'un futur prophète, plutôt il s'agit de l'annonce d'une punition sur Israël:

 

3 Je t'investirai de toutes parts, Je te cernerai par des postes armés, J'élèverai contre toi des retranchements. 

4 Tu seras abaissée, ta parole viendra de terre, Et les sons en seront étouffés par la poussière; Ta voix sortira de terre comme celle d'un spectre, Et c'est de la poussière que tu murmureras tes discours. Isaïe 29:3-4

 

 

Ici, en tant qu'élément de punition, nous lisons que Dieu emportera la capacité de lire (comprendre) les mots de Dieu car ils ont désobéi au Seigneur. Les versets suivants énoncent que les prophètes seront mis en état d'assoupissement, ne pouvant ainsi plus recevoir de révélation de Dieu:

 

9 Soyez stupéfaits et étonnés! Fermez les yeux et devenez aveugles! Ils sont ivres, mais ce n'est pas de vin; Ils chancellent, mais ce n'est pas l'effet des liqueurs fortes. 

10 Car l'Éternel a répandu sur vous un esprit d'assoupissement; il a fermé vos yeux, - les prophètes; il a voilé vos têtes, - les voyants.

11 Toute la révélation est pour vous comme les mots d'un livre cacheté Que l'on donne à un homme qui sait lire, en disant: Lis donc cela! Et qui répond: Je ne le puis, Car il est cacheté;

12 Ou comme un livre que l'on donne A un homme qui ne sait pas lire, en disant: Lis donc cela! Et qui répond: Je ne sais pas lire.

13 Le Seigneur dit: Quand ce peuple s'approche de moi, Il m'honore de la bouche et des lèvres; Mais son coeur est éloigné de moi, Et la crainte qu'il a de moi N'est qu'un précepte de tradition humaine. Isaïe 29:9-13

 

Le livre, et la personne qui ne sait pas lire, sont donc présentés en tant qu'image:

 

Ou COMME un livre que l'on donne A un homme qui ne sait pas lire, en disant: Lis donc cela! Et qui répond: Je ne sais pas lire.

 

Le passage indiquant que Dieu met dans un état de sommeil profond les personnes concernant les sujets spirituels, de sorte que sans se soucier et se croyant bien informés, ils ne puissent lire (comprendre) ce que signifie les mots de Dieu.

 

Ainsi, nous sommes en présence d'un jugement sur Israël pour les fautes qu'ils ont commis. Il ne s'agit nullement, d'une prophétie sur l'arrivé d'un quelconque prophète.

 

Toutefois, si nous convenons aux mots de M.A. voulant qu'Isaïe 29:12 est une prévision de Mohammed. Nous devons en conclure, que nous ne pouvons pas suivre Mohammed étant donné, que celui-ci a un coeur loin de Dieu, et rends des cultes qui ne sont pas selon la volonté de Dieu, mais qui sont inventés par les hommes.

 

Pour résumer,

 

 - M.A. supposait qu'Isaïe annonçait la venue d'un prophète,

 - Cependant Isaïe, n'annonce aucun prophète, plutôt Isaïe annonce une punition sur Israël.

 - M.A. que Mohammed était illettré,

 - Cependant Mohammed, n'est pas illettré selon plusieurs hadiths sahih.

 

En conclusion, Isaïe 29:12, ne contient aucune prédiction au sujet de Mohammed, si malgré tout, certains seraient persuadés qu'il s'agirait ici d'une prédiction au sujet de Mohammed, ceux-ci devraient en conclure qu'il ne faut pas suivre Mohammed.

14/03/2008

Ahmed Deedat, menteur anti-chrétien

deedatAhmed Deedat est un conférencier qui se fait appeler professeur et qui s'amuse à essayer de discréditer les chrétiens en répandant mensonges et contre-vérités. Je vous invite à TOUJOURS vérifier ses allégations en profondeur car toutes sont tronquées. Il manie le mensonge en expert.  Prenons un exemple.

 

Cliquez sur ce lien pour voir ce qu'Ahmed Deedat dit dans un de ses livres : 

http://www.ribaat.org/modules.php?name=News&file=article&sid=2017

Dans ce livre, Ahmed Deedat tente de démontrer que Jésus n’est pas ressuscité selon la Bible, mais plutôt qu’il est descendu vivant de la croix. Une théorie qui n’est partagée ni par les musulmans, ni par les chrétiens. Toutefois, notre but n’est pas de rechercher pourquoi Ahmed Deedat soutient de telles choses qui contredisent sa propre religion, mais de clarifier les assertions d’Ahmed Deedat.


Ahmed Deedat ironise au sujet des chrétiens, et rapporte une conversation qu'il aurait eu avec un certain "révérend" dans laquelle Ahmed Deedat déclare à propos du verset en Luc 3:23 que les mots "comme on le pensait" ne figurent pas dans les plus anciens manuscrits :

Ainsi, j'expliquai que dans les "plus anciens manuscrits de Luc, les mots "comme on le pensait" ne figuraient pas. 

 

Ahmed Deedat ne fournit aucune évidence, ni référence à ce qu’il allègue, ce n’est pas étonnant puisque ce qu’affirme Ahmed Deedat sur les mots "comme on le pensait" trouvés en Luc est entièrement faux. Il s’avère au contraire que tous les manuscrits de Luc qui ont pu être trouvés, contiennent réellement les mots "comme on le pensait". En fait, Ahmed Deedat semble croire, qu’il peut raconter tout ce qu’il veut au sujet de la Bible, et que ceci ne sera pas vérifié. Ahmed Deedat a tout simplement mal informé ses lecteurs.

Toutefois ce n’est pas fini, Ahmed Deedat argue du fait que parce que les mots "comme on le pensait" sont mis entre parenthèses dans quelques traductions anglaises, cela implique que les mots sont absents des plus anciens manuscrits. Une fois encore, Ahmed Deedat manifeste son ignorance, et ne sait pas que l'utilisation des parenthèses est une forme commune en anglais par laquelle on marque, que tel rapport est une explication. 

Dans le texte original grec, on ne trouve aucune parenthèse, cela n’existe pas dans le grec koinè (comme pour les points virgules etc., que l’on trouve dans les traductions du Coran comme de la Bible mais qui ne se trouvent pas dans la langue originale), en fait les mots en Luc 3:23 "comme le pensait" sont mis en guise d’explication, afin de clarifier le fait que c’est la généalogie de Marie qui est rapportée avec Joseph agissant en tant qu’agent masculin. C’est en cette vue que certains traducteurs anglais, ont choisi d’inclure des parenthèses pour marquer le fait que c’est une explication, ceci ne signifie pas que les mots "comme on le pensait" seraient omis des anciens manuscrits, ce n’est là qu’une imagination d’Ahmed Deedat.

 

Ahmed Deedat poursuit et cite Marc 14:50 hors contexte, et affirme que les disciples n’étaient pas des témoins oculaires, ou visuels de la crucifixion de Jésus : 

 

LES DISCIPLES NE SONT PAS DES TEMOINS VISUELS


"Voyez-vous, Monsieur, les disciples de Jésus (P) n'étaient pas des témoins visuels ou même oculaires des évènements qui se déroulèrent au cours des trois jours précédents. Souvenez-vous de ce que Saint Marc dit, alors que Jésus (P) connaît le moment le plus critique de sa vie : "Tous l'abandonnèrent et prirent la fuite:' (Marc 14:50)


Tout ce que les disciples savaient sur leur maître ne leur était parvenu que par ouï-dire. 
 

À cette lecture, citons désormais, le passage donné par Ahmed Deedat en son contexte :  



Alors tous l'abandonnèrent, et prirent la fuite. Un jeune homme le suivait, n'ayant sur le corps qu'un drap. On se saisit de lui; mais il lâcha son vêtement, et se sauva tout nu. Ils emmenèrent Jésus chez le souverain sacrificateur, où s'assemblèrent tous les principaux sacrificateurs, les anciens et les scribes. Pierre le suivit de loin jusque dans l'intérieur de la cour du souverain sacrificateur; il s'assit avec les serviteurs, et il se chauffait près du feu. Marc 14:50-54
 

Nous découvrons que si Ahmed Deedat avait simplement lu le verset en son contexte, il aurait constaté que Pierre est retourné afin de suivre Jésus. Cependant à la place, Ahmed Deedat a choisi de citer qu’un seul verset, qui ne fournit qu’une courte description de ce qui s’est passé après l’arrestation de Jésus, alors que la Bible donne beaucoup plus d'informations à ce sujet. Si vous souhaitez connaître ce que la Bible indique réellement, veuillez considérer les versets suivants :

La cohorte, le tribun, et les huissiers des Juifs, se saisirent alors de Jésus, et le lièrent. Ils l'emmenèrent d'abord chez Anne; car il était le beau-père de Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là. Et Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs: Il est avantageux qu'un seul homme meure pour le peuple. Simon Pierre, avec un autre disciple, suivait Jésus. Ce disciple était connu du souverain sacrificateur, et il entra avec Jésus dans la cour du souverain sacrificateur; mais Pierre resta dehors près de la porte. L'autre disciple, qui était connu du souverain sacrificateur, sortit, parla à la portière, et fit entrer Pierre. Jean 18:12-16 

Dans ces versets, Pierre et un autre disciple ont suivi Jésus. Dans la suite, on nous montre ce que ces disciples ont vu, et nous indique la présence d’autres disciples : 

Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus, et l'emmenèrent. Jésus, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha. C'est là qu'il fut crucifié, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate fit une inscription, qu'il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue: Jésus de Nazareth, roi des Juifs. Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu où Jésus fut crucifié était près de la ville: elle était en hébreu, en grec et en latin. Les principaux sacrificateurs des Juifs dirent à Pilate: N'écris pas: Roi des Juifs. Mais écris qu'il a dit: Je suis roi des Juifs. Pilate répondit: Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit. Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d'un seul tissu depuis le haut jusqu'en bas. Et ils dirent entre eux: Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. Cela arriva afin que s'accomplît cette parole de l'Écriture: Ils se sont partagé mes vêtements, Et ils ont tiré au sort ma tunique. Voilà ce que firent les soldats. Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. Jean 19:16-27 

Le soleil s'obscurcit, et le voile du temple se déchira par le milieu. Jésus s'écria d'une voix forte: Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira. Le centenier, voyant ce qui était arrivé, glorifia Dieu, et dit: Certainement, cet homme était juste. Et tous ceux qui assistaient en foule à ce spectacle, après avoir vu ce qui était arrivé, s'en retournèrent, se frappant la poitrine. Tous ceux de la connaissance de Jésus, et les femmes qui l'avaient accompagné depuis la Galilée, se tenaient dans l'éloignement et regardaient ce qui se passait. Luc 23:45-49 

Ahmed Deedat a réclamé dans son livre que les disciples n'étaient pas des témoins oculaires ou visuels de la crucifixion de Jésus, et que tous leurs rapports sur la mort de Jésus n’étaient que le résultat de ouï-dire. Seulement, nous avons pu constater que les quelques versets transcrits ci-dessus, apportent clairement la preuve que des disciples étaient des témoins oculaires, de ce fait, Ahmed Deedat a une fois de plus, mal représenté ce que dit la Bible, et a ainsi mal informé ses lecteurs.


Dans la suite, Ahmed Deedat dit à propos de la résurrection :

 

Ainsi, Jésus (P) leur dit, comme le précise le verset, que ce que les disciples devraient "toucher et voir" n'était pas un corps traduit, ni métamorphosé, ni d'ailleurs ressuscité, car un corps ressuscité est un corps spiritualisé.

 

Ici, Ahmed Deedat donne une idée complètement fausse de l’enseignement biblique au sujet de la résurrection. Bien qu’Ahmed Deedat dit correctement qu’à la résurrection l’homme croyant aura un corps spiritualisé, Ahmed Deedat ne semble cependant, n’avoir aucune connaissance de ce qu’est un corps spiritualisé.

 

Chaque homme a un corps et un esprit. Et la Bible, enseigne simplement que le corps et l'esprit seront encore unis à la résurrection mais que les corps des croyants seront changés et qu'ils revêtiront l’incorruptibilité (1 Corinthiens 15:51-53). 

 

Ceci signifie que l'esprit sera vêtu avec un corps qui ne connaîtra pas la corruptibilité, ni la mortalité, mais sera incorruptible et immortel. Jésus était donc ressuscité dans le même corps qu’il avait, mais avec des effets spirituels. Ahmed Deedat, quant à lui, comprend mal ceci, et prétend qu’à la résurrection le corps ne sera pas ressuscité, et que seul l’esprit sera ressuscité, tel un fantôme. 

 

Cette prétention provenant d’Ahmed Deedat est étonnante, puisque l’Islam, enseigne qu’à la résurrection les corps seront ressuscités :

 

Non !... Je jure par le jour de la Résurrection ! Mais non !, Je jure par l'âme qui ne cesse de se blâmer.. L'homme, pense-t-il que Nous ne réunirons jamais ses os ? Mais si ! Nous somme Capable de remettre à leur place les extrémités de ses doigts. Sourate 75 :1-4
 

Ahmed Deedat poursuit en interprétant mal le passage où Jésus est apparu aux disciples, et postule :
 

Je poursuivis : "Vous souvenez-vous lorsque Jésus (P) revint à la salle du repas après avoir été crucifié, "et leur dit (aux disciples) : Que la Paix soit avec vous" (Luc 24:36) et que ses disciples prirent peur en le reconnaissant ?" Il me dit se souvenir de cet incident. Alors je lui demandai : "Pourquoi, devaient-ils avoir peur ? Quiconque reconnaît un ami perdu ou un être cher devrait se réjouir et l'étreindre, et embrasser ses mains et ses pieds. "Pourquoi étaient-ils si terrifiés ?" Le Révérend répondit : "Ils (les disciples) pensaient voir un fantôme". Je lui demandai si Jésus (P) ressemblait à un fantôme ? Il répondit par la négative. "Alors pourquoi pensaient-ils qu'ils voyaient un fantôme, alors qu'il ne ressemblait pas à un fantôme ?" Le Révérend fut embarrassé par ma question. Je lui proposai : "S'il vous plaît, permettez-moi de vous expliquer."

 

Ahmed Deedat suppose incorrectement que si les disciples ont cru que Jésus était un fantôme c’est en raison du fait qu’il croyait voir un mort, cependant la Bible explique pourquoi les disciples ont cru que Jésus était un fantôme : les portes de la maison où les disciples s’étaient tenus par peur des juifs, étaient verrouillées, et soudainement Jésus apparu au milieu d’eux.

C’est pourquoi les disciples furent stupéfaits (Jean 20 :19). Jésus étant ressuscité des morts, a pris un corps spirituel, n’étant de ce fait, plus soumis aux limitations des lois physiques, et pouvait ainsi disparaître et apparaître à volonté (voir aussi Luc 24:31, Jean 20:26). 

 

Egalement, Ahmed Deedat suppose que parce que Jésus a mangé du poisson, cela prouve que Jésus n’était pas ressuscité des morts, il base cet argument sur la prétention qu’un corps spiritualisé n’a pas besoin de manger, car n’étant plus limité par les besoins physiques. Toutefois, la Bible ne dit jamais que Jésus a mangé car il avait faim, ou en avait besoin, plutôt nous voyons que si Jésus a mangé c’est pour montrer son amour et affection à ses disciples et surtout pour prouver que c'était bien lui, c’est-à-dire qu’il n’était pas une vision, qu’il était bel et bien là.



Ahmed Deedat ne devrait pas s’étonner de ceci, puisque le Coran parle d'un paradis où des musulmans pieux (après leur résurrection), auront à disposition, divers mets, dont de la viande, des fruits, du vin, etc. (Sourate 52:17-23). Ainsi s'il est possible qu’un corps ressuscité consomme de la nourriture selon le Coran, Ahmed Deedat ne devrait avoir aucun problème avec Jésus mangeant un morceau de poisson après sa résurrection.

 

Ahmed continue sur ce raisonnement, et suppose que parce qu’à la résurrection Jésus a dit que les hommes seront comme des anges, ceci argue du fait, que Jésus ne pouvait avoir aucun corps matériel de quelque façon que ce soit, ne pouvant ainsi manger, etc. cependant nous lisons par exemple dans la Bible que des anges mangèrent :

 

 Il (Abraham) prit encore de la crème et du lait, avec le veau qu'on avait apprêté, et il les mit devant eux. Il se tint lui-même à leurs côtés, sous l'arbre. Et ils (les anges) mangèrent. Genèse 18 :8
 

En conséquence, cet argument d’Ahmed Deedat n’a aucune pertinence.

 

Ahmed Deedat continue dans son assertion que Jésus n’est pas ressuscité, et dit de Jésus :

 

Il leur expliqua donc le plus clairement possible qu'il n'est pas ce qu'ils pensent. Ils le croyaient "esprit", "ressuscité", revenu du royaume des mots. Il n'en était rien ! 

Selon Ahmed Deedat, Jésus énonce "le plus clairement possible" qu'il n'avait pas été ressuscité des morts. Cependant, étudions ce que déclare Jésus dans les versets omis par Ahmed Deedat qui suivent les références qu’il donne :

Ils lui présentèrent du poisson rôti et un rayon de miel. Il (Jésus) en prit, et il mangea devant eux. Puis il leur dit: C'est là ce que je vous disais lorsque j'étais encore avec vous, qu’il fallait que s'accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes. Alors il leur ouvrit l'esprit, afin qu'ils comprissent les Écritures. Et IL (Jésus) leur dit: Ainsi il est écrit que LE CHRIST SOUFFRIRAIT, QU’IL RESSUSCITERAIT DES MORTS LE TROISIEME JOUR, et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. Luc 24:43-47 
 

On lit donc que Jésus dit "le plus clairement possible " qu’il est réellement ressuscité des morts, le Christ souffrirait, et qu'il ressusciterait des morts le troisième jour. En quelques mots, Jésus a indiqué juste après avoir mangé, que ce que les prophètes ont annoncé sur le Christ, s’est accompli en lui, qu’il a été crucifié, et qu’il a été ressuscité le troisième jour. En conséquence, nous ne pouvons que constater, que par une simple lecture du passage biblique en son contexte, l’argument entier d’Ahmed Deedat sur lequel repose la quasi-totalité de son livre, tombe entièrement à l’eau.

Ahmed Deedat termine de manière brute, en prétendant que les chrétiens sont des menteurs, qui comprennent exactement le contraire de ce que dit la Bible, et va jusqu’à supposer que les chrétiens auraient subi un lavage de cerveau : 

 

PAS DE RESURRECTION

"Qu’est-ce qui ne va pas ?" Jésus (P) vous dit, usant d'un langage sans ambiguïté, qu'il n'est pas un Esprit, qu'il n'est pas spiritualisé, et pourtant tout le monde Chrétien croit qu'il est ressuscité, c'est-à-dire spiritualisé. Qui ment, vous ou lui ? Comment se fait-il que vous (chaque chrétien et tous les chrétiens) lisiez votre Sainte Bible dans votre langue maternelle et que, malgré tout, tous autant que vous êtes vous compreniez l'opposé de ce que vous lisiez ? Supposons que vous lisiez la Bible, en hébreu par exemple, et que vous reconnaissiez ne pas comprendre ce que vous lisez, alors cela serait compréhensible. De même, si vous la lisiez en grec. Mais ce qui est incompréhensible, c'est que vous la lisez chacun dans votre langue maternelle et que pourtant vous comprenez le contraire de ce qui est écrit. Avez-vous subi un lavage de cerveau ? Ou, avez-vous été "programmé", comme le diraient les Américains ?

"S'il vous plaît, dites-moi qui ment ? Serait-ce Jésus (P) ou un millier de millions de chrétiens de part le monde ? Jésus (P) dit: "Non !" au fait qu'il soit ressuscité, et vous tous dites "Oui !"

À la lumière de ce qui a été vu précédemment, nous pouvons dire sans hésitations, que ces paroles ci-dessus d’Ahmed Deedat sont complètement erronées. Le chrétien est tout à fait fidèle aux mots de Jésus, en croyant et déclarant que Jésus est ressuscité des morts.


Indépendamment de ce qui précède, nous terminerons en soulignant que Jésus a annoncé à plusieurs reprises, ceci de manière claire et précise qu’il mourrait sur la croix et serait ressuscité des morts après trois jours, en voici quelques exemples :

 

Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu'il fallait qu'il allât à Jérusalem, qu'il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu'il fût mis à mort, et qu'il RESSUSCITAT le troisième jour.Matthieu 16:21 
 

Pendant qu'ils parcouraient la Galilée, Jésus leur dit: Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes; ils le feront mourir, et le troisième jour IL RESSUSCITERA. Ils furent profondément attristés.Matthieu 17:22-23

 

Voici, nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux païens, pour qu'ils se moquent de lui, le battent de verges, et le crucifient; et le troisième jour, IL RESSUSCITERA.  Matthieu 20:17-19 

 

Ces simples évidences, nous suffisent à démontrer que les suppositions et allégations d’Ahmed Deedat n’ont aucune base dans la Bible, mais procèdent d’une erreur de lecture et de compréhension de la Bible.


Ceci termine, la réponse au livre d’Ahmed Deedat.

 

10/03/2008

« Mon Seigneur et Mon Dieu »

Dapres_Caravage_ThomasLa déclaration de Thomas à Jésus (Mon Seigneur et Mon Dieu) a t'elle été mal comprise?

 

Une critique de Jamal Badawi, polémiste musulman (qui se fait appelé Docteur), par rapport à la divinité de Jésus attestée par la Bible, est la suivante : Il dit

 

« Jésus a été appelé "Mon Seigneur et mon Dieu" (Jean 20:28).

Cette expression est due à la joie intense de la personne. C'est comme quand on dit "Mon Dieu !" chaque fois qu'on est étonné ou surpris. La distinction entre Seigneur et Dieu est faite dans le 1er Epître aux Corinthiens 8:6. »

 

Mr. Badawi n'a semble-t-il pas trouver meilleur "argument" contre la référence claire où Jésus est appelé "Mon Seigneur et Mon Dieu" par Thomas que de dire c'était là une exclamation due à une joie intense ou une surprise, tout comme quelqu'un qui crie aujourd'hui "O mon Dieu!" à la vue de quelque chose d'étonnant ou de choquant. Le problème avec cet argument est que Mr Badawi lit le Nouveau Testament avec un dispositif linguistique d'aujourd'hui, ce qui est une erreur chronologique.

 

En effet, un juif n'emploierait jamais le nom de Dieu en vain, particulièrement dont la façon Mr Badawi suggère puisqu'il est clairement interdit d'employer le nom du Seigneur de n'importe quelle manière blasphématoire (cf. Exode 20:7). En outre, si Thomas avait employé le nom de Dieu de cette manière Jésus l'aurait corrigé, or Jésus n'a pas du tout réagi ainsi.

 

Badawi suppose également que Thomas distinguait Jésus en tant que son Seigneur, et le Père à qui il se serait adressé comme Dieu. Et que donc Thomas s'adresse en fait à deux personnes distinctes en Jean 20:28. Le raisonnement de Badawi s'émiette par un examen plus étroit en montrant l'évidence biblique. D'abord, le verset déclare clairement que Thomas s'adressait à Jésus directement: Thomas lui répondit: Mon Seigneur et mon Dieu!

 

Deuxièmement, l'expression "Mon Seigneur et Mon Dieu" (en grec ho kyrios mou kai ho theos mou), et ses diverses formes, est employée ailleurs par rapport à une personne, et non deux:

 

« Réveille-toi, réveille-toi pour me faire justice! Mon Dieu et mon Seigneur (ho theos mou kai ho kyrios mou), défends ma cause! » Psaumes 35:23

 

« Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu (ho kyrios kai ho theos hemon), de recevoir la gloire et l'honneur et la puissance; car tu as créé toutes choses, et c'est par ta volonté qu'elles existent et qu'elles ont été créées. » Révélation 4:11

 

Par conséquent, le fait que l'expression "Mon Seigneur et Mon Dieu" est employée pour se rapporter qu'à une personne (Thomas lui répondit) par opposition à deux personnes, tout en considérant que Jésus Christ bénit la déclaration de Thomas (Jésus lui dit: Parce que tu m'as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru! Jean 20:29), affirme clairement que l'expression "Mon Seigneur et Mon Dieu" s'adresse directement à Jésus Christ, que Thomas reconnaît donc comme étant Seigneur et Dieu. D'autant plus qu’un juif qui appelle n'importe qui son Seigneur et son Dieu, se trouve avec un énorme blasphème, le juif ne pouvant s'adresser ainsi qu'à Yahweh.

06/03/2008

La prière : Jésus <-> Mahomet

Enseignements sur la prière : Jésus <-> Mahomet

 

Extrait du livre « Jésus et Mahomet » de Mark A.Gabriel, ex-imam converti à Jésus

 

Il est étonnant de constater combien un seul mot – prière – peut revêtir des significations différentes. Jésus et Mahomet ont tous deux donné des instructions ont leurs disciples dans ce domaine, mais leur méthode et leur but différaient totalement.

Dans cette étude, nous verrons en quoi consiste la vie de prière d'un musulman, ainsi que je l'ai pratiqué pendant trente ans.

Nous étudierons ensuite les instructions données par Jésus à ses disciples au sujet de la prière, puis verrons quel impact cet enseignement a eu sur ma vie personnelle au moment où j'en ai pris connaissance.

 

Le modèle de prière

 

Ma famille m'a emmené à la mosquée des ma plus tendre enfance. A l'âge de 6 ou 7 ans, j'y allais déjà cinq fois par jour. Cela faisait partie de l’emploi du temps quotidien d'une famille musulmane pratiquante. Je me souviens très bien des froids matins d'hiver ou je devais me lever vers 3 h 30 du matin. Ma vie était structurée par la prière.

 

A 18 ans, je possédais les qualifications requises pour conduire la prière moi-même. Mon oncle me permettait parfois d'assumer cette fonction dans sa mosquée.

Durant mon année de service militaire, j'ai présidé les prières à la caserne. Apres ma licence, on m'a confié la direction d'une petite mosquée, où je dirigeais la première prière, la quatrième et la cinquième.

Chaque jour de ma vie, depuis mon enfance jusqu'à mon emprisonnement, j'ai prié cinq fois par jour. Oui, j'ai prononcé un grand nombre de prières musulmanes.

Dans l’islam, les cinq prières quotidiennes sont prescrites, ainsi que tout le rituel qui s'y rattache (mots, gestes, etc.). Chaque cycle de prières est appelé raka. Voyons de plus près en quoi consiste une raka.

 

Les ablutions

 

Imaginez-vous sur le campus de l'Université Al-Azhar au moment de l’appel à la prière, vers 3 heures de l’après-midi. Vous y êtes? Alors voila ce que vous voyez: chacun s’arrête dans ce qu'il était en train de faire. Tous ceux qui se sont rendus impurs (en utilisant les toilettes, en touchant une femme ou un chien, etc.) doivent se purifier avant de prier. Pour accomplir leurs ablutions rituelles, ils vont dans les sanitaires du bâtiment principal où dans ceux qui se trouvent derrière la mosquée de l’université.

Avant de se laver, chacun dit: «Je remets mon visage au vrai créateur, et je commence à me laver.» Puis, il suit les étapes suivantes:

 

1.Il se lave les mains; d'abord la droite, puis la gauche, et ce jusqu'au poignet, trois fois.

2.Il se rince la bouche avec de l’eau et se frotte les dents avec le doigt, trois fois.

3.Il se lave trois fois le nez a l’eau.

4.Il se lave le visage à l’eau, d'abord près des cheveux, puis autour des oreilles et enfin, sous le menton, trois fois.

5.Il se lave les bras, depuis le poignet jusqu'au coude, en commençant par le bras droit, trois fois.

6.Il se lave les cheveux en versant de l’eau sur sa tête avec la main, une fois.

7. Il se lave les oreilles avec un doigt mouillé, dans une certaine direction et selon un geste bien précis.

8.Il se lave les pieds jusqu'aux chevilles, en commençant par le pied droit, trois fois.

 

Tous les musulmans accomplissent ce rituel avant de se présenter devant Allah. Mahomet faisait ainsi, et puisqu'il est l’exemple des musulmans, tous le font.

 

La première moitie d'une raka

 

Apres les ablutions, 800 à 1000 personnes entrent dans la mosquée de l’université, au centre du campus, et se mettent en rangs en direction de La Mecque. Celui qui dirige la prière, les mains derrière les oreilles, crie: «Allah est grand!» Et toute l’assemblée répond: «Allah est grand!»

Ensuite, tous, les mains croisées sur le ventre, la main droite au-dessus, récitent le premier chapitre du Coran en arabe. Peu importe la langue du musulman, ce chapitre doit être récité en arabe.

Durant quelques instants, chacun peut alors citer d'autres versets du Coran, le nombre qu'il désire, le temps que le responsable aura décidé.

Puis, le responsable crie à nouveau, les mains derrière les oreilles: «Allah est grand!»

A l'unisson, l’assemblée se prosterne jusqu'à la taille, les mains posées sur les genoux, et répond: «Je loue mon grand Seigneur »

C'est la première moitie d'une raka. La deuxième partie suit immédiatement.

 

La seconde partie d'une raka

 

Les fideles s'agenouillent en posant les genoux en premier, puis les mains. Ensuite, ils se prosternent jusqu'à toucher le sol de leur front. Ils répètent trois fois: «Je loue mon Seigneur, le Très-Haut.» Ils restent ainsi prosternés jusqu'à ce que le dirigeant leur dise de se redresser. Ils se redressent et s'appuient sur leurs talons, les jambes croisées aux chevilles, le pied gauche tourne vers l’intérieur. Mahomet croisait les chevilles de cette manière et, par conséquent, c'est ainsi que font les musulmans. Ce rituel est répété trois fois.

Pendant ce cycle de prières, les musulmans peuvent adresser des requêtes à Allah. Selon Mahomet, un homme est plus proche d’Allah quand son front touche le sol. C'est donc à ce moment-là qu'il prie pour sa famille ou pour les autres. Pour ma part, lorsque j'avais de nombreuses requêtes à adresser à Allah, je les énumérais aussi vite que possible durant ce moment ou mon front touchait le sol.

Pour terminer la raka, les musulmans s'assoient sur leurs talons, récitent la sourate 2:255 (appelée «le verset de la chaise» à cause de la position) et disent: «La paix d'Allah soit avec vous. La paix et la miséricorde d’Allah soient avec vous.»

 

Fin des prières

 

Ce que j'ai décrit là ne correspond qu’à une seule raka complète. Mais pour la deuxième prière de la journée, quatre rakas sont nécessaires. Chaque raka se déroule de la même manière, à l’exception du temps réservé au choix personnel, des versets coraniques.

 

A la fin des prières prescrites, la plupart des gens quittent la mosquée et reprennent leurs activités sur le campus. Cependant, certains restent encore un peu pour prier et montrer leur consécration à Allah.

Puisque j'ai prié ainsi pendant trente ans, j'ai participe à 54'750 cycles de prières. A travers le monde, bien des musulmans fervents font de même toute leur vie. Il est évident que cela exige discipline et engagement. Qu'est-ce qui motive un musulman à persévérer dans les prières?

 

Les commandements de Mahomet concernant la prière

 

Dans l’islam, la prière est un devoir, et non une option. Selon Mahomet, les cinq prières quotidiennes ont été ordonnées par Allah. Mahomet raconte qu'une nuit, dans un rêve, l’ange Gabriel l’a emmené au ciel auprès d’Allah (ce qui est appelé le «voyage nocturne»). Allah a dit à Mahomet que les gens devaient prier cinquante fois par jour. Mahomet a négocié avec Allah pour ramener ce nombre à cinq. (L’authentique de Boukhari, vol 1, livre 8,n°345) C'est à partir de ce moment que Mahomet a ordonné à ses partisans d'accomplir les cinq prières quotidiennes.

Les heures de l’appel à la prière dépendent du moment où le soleil se lève; elles varient donc selon les saisons :

Prière                          Heure approximative    Nbre de rakas

Première (Sobh)          4 heures du matin        2

Deuxième (Ohuhr)       Midi                            4

Troisième (Asr)            15 heures                     4

Quatrième (Maghrib)   17 heures                     3

Cinquième (Isha)          20 h 30                        4

 

Mahomet a déclaré que l’ange Gabriel lui avait enseigné le modèle exact de prière. Ses disciples l’ont donc observé avec attention et ont rapporté chaque détail. Par ailleurs, Mahomet a donné lui-même plusieurs instructions sur la bonne manière de prier en diverses circonstances. Par exemple, si vous n'avez pas d'eau pour vous laver, vous pouvez utiliser du sable ou de la poussière (sourate 4:43; 5:6). Si vous vous trouvez trop loin d'une mosquée, vous pouvez utiliser un tapis de prière. Si vous êtes en plein djihad, vous pouvez adapter vos prières pour éviter de vous mettre en danger face à l’ennemi (sourate 4: 101-1 03) .

Mahomet était très strict envers ses disciples quant à cette pratique de la prière. Une fois, plusieurs de ses partisans manquaient à la prière du soir. Il a demande: «Où sont Untel et Untel?» On lui a répondu: «Ils sont encore a la maison.» Mahomet a répondu:

 

Par celui qui tient mon âme dans sa main, j'étais sur le point d'ordonner de ramasser du bois pour le feu et d'ordonner ensuite à quelqu'un de prononcer l’Adhan (appel à la prière) pour la prière et à un autre de diriger la prière, pour pouvoir aller brûler les maisons des hommes qui ne s'étaient pas présentés pour la prière (communautaire). (L’authentique de Boukhari, vol 1, livre 11, n°617)

 

Comme vous pouvez l’imaginer, les musulmans avaient de la peine à faire la première prière de la journée, qui avait lieu avant le lever du soleil. Ils préféraient dormir. Voici ce que rapporte un hadith:

 

Il fut mentionné devant le Prophète qu'un homme avait dormi du soir jusqu'au matin (après le lever du soleil). Le Prophète dit: «Satan a urine dans les oreilles de cet homme.» (L’authentique de Boukhari, vol 4, livre 54, n°492)

 

Mahomet affirmait que celui qui refusait de faire les cinq prières n'était plus un musulman. «L'alliance entre nous et eux, c'est la prière, et celui qui abandonne la prière sera converti», disait-il. (Sunan ibn Majah, vol 1, p412)

 

Le but de la prière dans l’islam

 

Qu'est-ce que les musulmans espèrent obtenir par la prière?

1. D'abord et avant tout, ils veulent éviter la punition d’Allah promise à ceux qui désobéissent au commandement de prier cinq fois par jour. Tout ce qui est bon vient d’Allah. Ainsi, s'il n'est pas content de vous, il peut retirer de votre vie les bonnes choses, comme vous enlever la santé, vous conduire dans des difficultés financières, ou vous maudire. Si vous ne faites pas vos prières, Allah vous punira aussi au jour du jugement.

2. Deuxièmement, les musulmans espèrent par la plaire à Allah, afin d'être acceptés par lui au jour du jugement et admis au paradis.

 

Les musulmans croient qu’Allah les observe attentivement lorsqu'ils prient, c'est pourquoi ils veillent tant à suivre à la lettre les instructions de Mahomet. Il leur faut néanmoins attendre jusqu'au jour du jugement pour savoir si Allah a été satisfait de leurs prières (et autres bonnes œuvres).

 

Prières supplémentaires

 

En plus de ces cinq prières quotidiennes prescrites par Mahomet (appelées fard en arabe), les musulmans peuvent faire des prières supplémentaires spontanées (appelées nephil). Il peut notamment s'agir de rakas supplémentaires, permises pendant des moments précis de la journée.

Il est important de noter que toutes ces prières sont prescrites et doivent donc être accomplies selon des directives précises. Vous ne pouvez pas simplement dire une raka en voiture ou assis au bord de l’eau.

En ce qui concerne les prières personnelles, c'est différent. Le musulman peut exprimer ses pensées ou ses requêtes à Allah sous la forme qu'il désire. Les prières de ce genre ne sont pas interdites dans l’islam, mais elles ne sont pas encouragées, et on en parle peu. Seule une petite secte, celle des soufis, met en avant la prière personnelle comme moyen de parler avec Allah. Mais le musulman «moyen» ne s'attend pas à ce qu’Allah communique avec lui par la prière.

Selon l’enseignement islamique, Allah ne s'adresse pas directement aux gens: c'est l’ange Gabriel qui parle en son nom. L'ange Gabriel est appelé le Saint-Esprit, mais il n'est pas considéré comme une partie de Dieu, et il ne peut pas se trouver à plusieurs endroits a la fois (cf. sourates 2 :97 -98; 26: 193 ;16: 102). En priant, un musulman ne s’attend donc pas a ce qu’Allah s’adresse à lui. Il ne s’attend pas non plus à ce que Gabriel vienne lui parler.

Son seul espoir est d'entendre Allah lors de la dernière nuit du Ramadan. Car selon Mahomet, durant cette nuit, Gabriel visiterait les musulmans fidèles qui l’attendent (sourate 97 :4) .

C'est ainsi que, chaque année, avec d'autres musulmans fervents, je passais toute la nuit debout dans la mosquée à espérer la visite de Gabriel.

Ce que dit la Bible au sujet du Saint-Esprit est très différent. Elle nous enseigne que le Saint-Esprit est une des trois personnes de la Trinite divine et qu'il peut donc se trouver partout a la fois. Cela signifie que Dieu, par le Saint-Esprit, peut parler avec plusieurs personnes en même temps.

Examinons maintenant ce que Jésus a dit sur la prière.

 

L’enseignement de Jésus au sujet de la prière

 

Comme vous le savez, lorsque je me suis mis à lire la Bible, j'ai commence par Matthieu 5. Il ne m'a pas fallu longtemps pour arriver à Matthieu 6, passage où Jésus enseigne à ses disciples comment prier. Plus je lisais, plus je réalisais le contraste entre Jésus et Mahomet. Considérons ce passage:

Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils ont leur récompense. Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est la dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. Matthieu 6:5-6

 

La première chose qui m'a frappé dans ces versets est le mot lorsque. Il a déclenché en moi une petite tornade. Cela veut dire que c'est à moi de choisir le moment pour prier. Je peux prier n'importe quand ai-je pensé.

Puis, j'ai réfléchi à l’endroit où prier. Jésus dit:. «Entre dans ta chambre, ferme la porte, et prie.» Cela veut-il dire que je n'ai plus besoin d'aller à la mosquée? me suis-je demandé.

Jésus a dit que Dieu récompenserait davantage celui qui prie seul que celui qui prie pour être vu des autres. C'est le contraire des instructions qu'a données Mahomet à ses disciples, puisqu'il exigeait que les gens sortent de leur maison et se rassemblent dans la mosquée. Pour lui, prier seul à moins de valeur que prier en assemblée:

 

Ibn 'Umar rapporta les paroles du Messager d' Allah: La prière d'une personne en assemblée est vingt-sept fois plus valable que la prière dite seul. (L’authentique de Mouslim, livre 4, n°366)

 

Au verset suivant, dans ce passage de Matthieu 6, Jésus dit: En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Matthieu 6:7

 

Effectivement, mes prières consistaient en de «nombreuses paroles». Je devais réciter des mots bien précis et faire certains mouvements plusieurs fois par jour, par semaine et par année, et je croyais que tout cela était nécessaire pour satisfaire Allah.

 

Ne leur ressemblez pas; car votre père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. Matthieu 6:8 (cf. w. 25-34)

 

Jésus dit ici que Dieu connaît nos besoins et qu'il se soucie personnellement de nous. Lorsque j'ai lu la prière toute simple que Jésus propose ensuite (cf. Matthieu 6:9-13), j'ai dû m'arrêter après les deux premiers mots: «Notre père...»

Jamais je n'aurais prié ainsi en tant que musulman. Car le Coran enseigne que Dieu n'a jamais eu de fils. A mesure que j'avançais dans ma lecture et que les heures passaient, j'ai fini cependant par trouver que prier «Notre père» était une bonne chose. Je pensais: Si Dieu est mon père, alors je suis son fils, et entre un père et un fils il n'existe pas de menaces ou de manipulations. Quand on parle à son père, on n'a pas peur; nul besoin de se demander s'il sera offensé ou non par notre manière de prier.

Puis, j'ai continué:

 

Notre père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

 

Cette manière d'adorer Dieu me paraissait naturelle. «Que ton nom soit sanctifie» était une phrase que nous utilisions aussi dans l’islam. En revanche, nous ne disions pas: «Que ton règne vienne.» C'était donc nouveau pour moi. Plus tard, j'ai compris que Jésus désirait établir un royaume spirituel et non politique.

«Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien»: en lisant cette phrase, j'imaginais un petit enfant assis devant son papa, lui demandant à manger. La raka n'incluait aucune formule me permettant de demander à Allah de prendre soin de moi. Je pouvais toutefois lui demander de subvenir à mes besoins durant le moment de prière libre, mais ce faisant, je devais être prosterne la face contre terre, dans un esprit de complète soumission.

«Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.» Cette phrase m'a posé quelques problèmes. Pourquoi Jésus dit-il que je dois pardonner aux autres si je veux qu'il puisse me pardonner? me demandais-je. Je craignais que cette phrase ne me ramène à la loi islamique: travailler pour obtenir la faveur de Dieu. Mais plus tard, j'ai compris que si Dieu attend de nous que nous pardonnions aux autres, c'est parce qu'il nous pardonne en premier (cf. Matthieu 18:21-35, l’histoire du serviteur impitoyable).

«Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin»: par ma lecture de la Bible, j'ai compris que la tentation vient de Satan et que Dieu nous aide à lui résister. Dans l’islam, la tentation peut venir de Satan mais elle peut aussi venir d'Allah, qui utilise les démons pour égarer les gens afin qu'ils peuplent l’enfer. Ainsi, j'étais très impressionné de lire que Dieu est toujours prêt à délivrer les hommes de la tentation s'ils lui demandent son secours.

C'est ainsi que se termine la prière du Seigneur rapportée dans l'Evangile de Matthieu. J'ai donc poursuivi ma lecture, captivé. Je ne me rendais plus compte du temps qui passait. Quelques heures plus tard, je suis arrivé à Luc 11, chapitre qui rapporte aussi cette prière du «Notre père». Luc y ajoute ce que Jésus a enseigné concernant l’exaucement de la prière:

Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain? Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d'un poisson? Ou, s'il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion? Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent. Luc (11:11-13)

 

A nouveau, j'ai vu cette image de Dieu le père qui prend soin de ses enfants. C'était si différent de l’attitude d’Allah, qui fait attendre ses esclaves jusqu'au jour du jugement pour leur faire savoir s'il a agrée ou non leurs prières.

 

La vie de prière de Jésus

 

Non seulement Jésus a laissé un modèle de prière à ses disciples, mais il leur a lui-même donné l’exemple par sa vie de prière personnelle. Durant ma lecture du Nouveau Testament, j'ai relevé les passages où il est dit que Jésus priait:

Vers le matin, pendant qu'il faisait encore très sombre, il se leva, et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria. Marc 1 :35 (cf. 6:46)

Et lui [Jésus], il se retirait dans les déserts, et priait. Luc 5: 16

En ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. Luc 6: 12

Jésus priait généralement seul, mais il lui arrivait parfois d'emmener ses disciples avec lui (Luc 9:28; 22:39). Jamais, cependant, il n'a exigé d'eux qu'ils prient à un moment précis ou suivant un rituel particulier. Et jamais il n'a laissé entendre que Dieu punissait ceux qui ne priaient pas suffisamment.

 

Le but de la prière à Dieu le père

 

Selon ce que j'ai lu dans les Evangiles, pour Jésus, la prière était un moyen de parler avec Dieu, et non pas un moyen d'attirer sa faveur. Il a exhorté ses disciples à adorer Dieu et à lui présenter leurs besoins.

Lorsque nous lisons les Actes des Apôtres, livre de la Bible qui suit l'Evangile de Jean, nous voyons de quelle manière les disciples de Jésus ont suivi ses instructions. Il ne nous est pas dit qu'ils répétaient la prière du «Notre père» mot à mot. Mais nous voyons qu'ils priaient régulièrement et demandaient à Dieu son secours dans les difficultés. Au chapitre 4, nous avons un bon exemple d'une prière prononcée par les chrétiens subissant les menaces des chefs du peuple, des anciens et des scribes:

 

Lorsqu'ils l’eurent entendu, ils élevèrent à Dieu la voix tous ensemble, et dirent: Seigneur, toi qui as fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qui s'y trouve...maintenant, Seigneur, vois leurs menaces, et donne à tes serviteurs d'annoncer ta parole avec une pleine assurance, en étendant ta main, pour qu'il se fasse des guérisons, des miracles et des prodiges, par le nom de ton saint serviteur Jésus. Quand ils eurent prié, le lieu où ils étaient assemblés trembla; ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance. Actes 4:24, 29-31

 

La différence fondamentale

 

La différence entre Jésus et Mahomet en ce qui concerne la prière vient de leur image de Dieu.

Pour Mahomet, Allah est le maître, et les hommes sont ses esclaves (la version française du coran traduit le mot « esclave » par « serviteur »). Ainsi, la prière est un moyen de gagner la faveur du maître. Si les prières ne sont pas prononcées correctement, le maître est en colère. Voila pourquoi les musulmans fervents passent des heures et des heures à répéter les mêmes mots et gestes, jour après jour, en espérant plaire à Allah.

Pour Jésus, Dieu est le père, et les hommes sont ses enfants.

La prière est donc pour les chrétiens un moyen de communiquer avec celui qui les aime et qui prend soin d'eux. Lorsqu'ils ne prient pas, ils se privent de cette occasion d'être en contact avec Dieu.

 

02/03/2008

L’amour, vu par Jésus et Mahomet

L’amour, vu par Jésus et Mahomet

 

Mark A.Gabriel : « En Egypte, j’étais toujours interpellé par une petite phrase que les chrétiens avaient l’habitude de coller sur leur voiture ou d'afficher dans leur magasin. Elle disait: Allah Mahabe ou «Dieu est amour». Les mots «Dieu» et «amour» n'apparaissent jamais ensemble dans le Coran. Je me demande ce que ces gens veulent dire par là, pensais-je alors. »

 

Dans cette étude, nous verrons ce que Jésus et Mahomet ont enseigné au sujet de l’amour.

Le terme «amour» s'inscrit toujours dons le cadre d'une relation. Ainsi, en étudiant leurs enseignements, nous verrons ce qui caractérisait leurs relations a chacun, par rapport à:

Ø      Dieu

Ø      Son messager

Ø      Les croyants

Ø      Les incroyants

 

Le schéma ci-après met en évidence les interactions entre ces différentes personnes, interactions que nous tenterons d'expliquer. Nous le ferons en nous attachant particulièrement à la question de l’amour.

 

Les relations de Jésus et de Mahomet avec Dieu/Allah, les croyants et les incroyants

RELATION

 

Considérons tout d'abord la relation qui conditionne toutes les autres: la relation entre Dieu et son messager.

 

La relation entre Dieu et son messager

 

Mahomet

 

Mahomet se disait esclave d’Allah (cf. sourate 2:23). D'après le Coran et les hadiths, cette relation n’était pas caractérisée par l’amour. La position de Mahomet était celle d'un esclave à qui le maitre a donné autorité:

Ceux qui obéissent au Prophète (Mahomet) obéissent à Allah. Sourate 4:80

Prenez ce que le Prophète vous donne, et abstenez-vous de ce qu'il vous interdit. Sourate 59:7

Quant a celui qui se sépare du Prophète après avoir clairement connu la vraie direction et qui suit un chemin différent de celui des croyants: comme lui-meme s'est détourné; nous le jetterons dans la Géhenne: quelle détestable fin! Sourate 4: 115

 

Jésus

 

Jésus parlait de sa relation avec le Père comme d'une relation filiale, la relation d'un fils avec son père, basée sur un amour mutuel.

Lors du baptême de Jésus, les auteurs des Evangiles rapportent qu'une voix s'est fait entendre des cieux, disant: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection» (Matthieu 17:5; cf. Matthieu 12: 18).

 

Ainsi que le montrent les versets suivants, Jésus obéissait au Père et l’aimait, mais il n'était pas dans la crainte a l’égard de son père:

J'aime le père, et j'agis selon l’ordre que le père m'a donné... Jean 14:31

 

Jésus cherchait le réconfort auprès de Dieu le père. La nuit précédant sa crucifixion, il a prié:

Abba, père, toutes choses te sont possibles, éloigne de moi cette coupe! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. Marc 14:36

En s'adressant ainsi à Dieu le Père pour trouver en lui le réconfort dont il avait besoin à cette heure, Jésus l’a appelé «Abba». Ce terme araméen était celui qu'utilisaient les enfants pour s'adresser à un parent. Il équivaut à «Papa». Ainsi, la relation entre Jésus et Dieu était personnelle et pleine d'amour.

 

La relation entre le messager et les hommes

 

Mahomet

 

Pour Mahomet qui se considérait lui-même comme l’esclave d’Allah, les autres musulmans étaient aussi des esclaves (sourate 50:8).

 

Le Coran n'insiste pas sur la nécessité d'aimer Allah, même s'il parle parfois d'amour à son égard (sourate 2: 165). Il appelle plutôt à lui obéir. Que se passe-t-il si un esclave n'obéit pas? Il est puni, ainsi que le montre ce verset:

 

Allah est terrible dans son châtiment envers celui qui se sépare d’Allah et de son Prophète, Sourate 8: 13

 

Les révélations disaient que les désobéissants devaient être punis. C'est Mahomet qui appliquait la sentence. Ces révélations interdisaient par exemple aux musulmans de boire de 1’alcool, et ceux qui enfreignaient cette loi étaient corrigés:

Abu Huraira dit: «Un homme ayant bu du vin fut conduit au Prophète. Ce dernier ordonna de le frapper!» Abu Huraira ajouta: «C'est ainsi que quelques-uns d'entre nous l’avons frappé de nos mains, d'autres de leurs pieds ou avec leurs vêtements dont ils se servaient comme d'un fouet.» (L’authentique de Boukhari, vol 8, livre 81, n°768)

 

On coupait la main droite à celui qui était coupable de vol. Un jour, quelques personnes ont supplié Mahomet de faire une exception pour une femme qui avait été prise en train de voler.

Voici ce que Mahomet a répondu alors:

Usama s'approcha du prophète au nom d'une femme (qui avait volé). Le Prophète dit: «Les hommes que vous voyez ont été tués parce qu'ils avaient l’habitude d'infliger les punitions légales aux pauvres et de pardonner aux riches. Par celui qui tient mon âme dans sa main! Si Fatima (la fille du Prophète) volait, je lui couperais la main.» (L’authentique de Boukhari, vol 8, livre 81, n°778)

 

Si vous demandez à un musulman: «Sais-tu combien Allah t'aime?» Il répondra: «Je n'en ai aucune idée. Allah seul le sait.»

 

Les musulmans doivent attendre jusqu’au jour du jugement pour savoir si Allah les aime et s'il les accueille au paradis.

Ainsi, la relation d’Allah avec les croyants est très dure. Et qu'en est-il de sa relation avec les incroyants? Que pense-t-il d'eux?

 

Allah ne dirige pas ceux qui s'égarent et il n'y a personne pour les secourir. Sourate 16:37

 

Allah égare volontairement certains, afin de peupler l’enfer qu'il a créé:

 

Si nous l’avions voulu, nous aurions donné à chaque homme sa direction. Ma parole, cependant, se réalise: «Oui, je remplirai la Géhenne de Djinns et d'hommes réunis.» Sourate

32:13

 

Allah n'aime pas les incroyants.

 

Jésus

 

La relation d'amour entre Jésus et Dieu le père se reflétait dans la relation entre Jésus et ses disciples. Jésus leur disait que Dieu les aimait:

 

Car le père lui-même vous aime, parce que vous m'avez aimé, et que vous avez cru que je suis sorti de Dieu. Jean 16:27

 

Et Jésus aimait lui-même ses disciples: «Comme le père m'a aimé, je vous ai aussi aimés», lisons-nous en Jean 15:9.

 

Jésus prend soin des croyants comme un berger prend soin de ses brebis, ainsi qu'il l'a promis:

 

Je suis le bon berger. Je connais mes brebis, et elles me connaissent, comme le père me connaît et comme je connais le père; et je donne ma vie pour mes brebis. Jean 10: 13-15

 

Jésus aimait ses disciples, mais aimait-il les incroyants? Si l’on considère sa vie, la réponse est oui:

Ø      Il mangeait avec les collecteurs d'impôts et les pécheurs (Luc 15:1-2)

Ø      Il a annoncé la bonne nouvelle du salut à une Samaritaine qui vivait avec un homme sans être mariée (Jean 4: 1-30)

Ø      Il a accepté qu'une femme de mauvaise vie lui lave les pieds, alors qu'il était à table avec des chefs religieux (Luc 7:36-50)

Ø      Il a accepté la repentance du «criminel» cloué sur la croix à coté de lui (Luc 23:39-43)

 

Par son attitude, Jésus a prouvé qu'il avait été envoyé pour aider les pécheurs:

 

Jésus ayant entendu cela, leur dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. Marc 2:17

 

Jésus disait que Dieu l’avait envoyé dans le monde (c’est-à-dire vers ceux qui ne croient pas encore en lui) par amour pour le monde: «Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous» (Romains 5:8). Le «Très-Haut est bon pour les ingrats et pour les méchants», disait aussi Jésus (Luc 6:35).

 

La relation entre croyants et incroyants

 

Nous venons de voir comment cette relation entre Dieu et son messager, relation fondamentale, car à la base de toutes les autres, se reflétait dans la relation entre le messager et ses disciples, en particulier en ce qui concerne l’amour. Mais quelles instructions Mahomet et Jésus ont-ils données à leurs disciples au sujet de leur amour les uns pour les autres et de leur amour envers les incroyants?

 

Mahomet

 

Comme Jésus, Mahomet encourageait les musulmans à se comporter d'une manière exemplaire les uns envers les autres:

 

Attachez-vous tous, fortement, au pacte d'Allah (c.-à-d. le Coran); ne vous divisez pas; souvenez-vous des bienfaits d' Allah: Allah a établi la concorde en vos cœurs; vous êtes, par sa grâce, devenus frères (dans la foi islamique) alors que vous étiez des ennemis les uns pour les autres. Sourate 3:103

 

Mahomet est le Prophète d'Allah. Ses compagnons sont violents envers les impies, bons et compatissants entre eux. Sourate 48:29

 

Les croyants sont frères. Etablissez donc la paix entre vos frères (dans la religion islamique). Craignez Allah! Peut-être vous fera-t-on miséricorde. Sourate 49: 10

 

Pourtant, en ce qui concerne les incroyants, Mahomet a appelé ses disciples à adopter une attitude totalement différente.

 

Avant l’institution du djihad, il leur a ordonné de ne pas prendre pour amis des non-musulmans:

O vous les croyants! Ne prenez pas pour patrons mes ennemis et les vôtres en leur manifestant de l’amitié, alors qu'ils ne croient pas à la vérité qui vous est parvenue. Ils expulsent le Prophète et vous-mêmes (de votre patrie), parce que vous croyez en Allah votre Seigneur. Sourate 60: 1

 

Puis, plus tard, il a appelé les musulmans a s'engager dons la guerre sainte contre les incroyants et à les tuer si nécessaire pour les soumettre a l’islam.

 

Jésus

 

Durant les derniers moments qu'il a passés avec ses disciples avant de mourir, Jésus leur a dit:

 

Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Jean 13 :34-35

 

Les chrétiens suivent-ils ce commandement? Pas toujours. Mais telle est la norme fixée par Jésus. En Luc 10:27, Jésus dit: « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même.»

Un jour, un chef religieux, voulant justifier son attitude envers les gens qu'il n'aimait pas, a demandé à Jésus: «Qui est mon prochain?» Voici ce que Jésus lui a répondu:

Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s'en allèrent, le laissant à demi mort. Un sacrificateur, qui fortuitement descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre. Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l’ayant vu, passa outre. Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu'il le vit. Il s'approcha, et banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l’hôte, et dit: Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour. Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands? C'est celui qui a exercé la miséricorde envers lui, répondit le docteur de la loi. Et Jésus lui dit: Va, et toi, fais de même. Luc 10:30-37

 

En d'autres termes, cette parabole signifie: « Ton prochain n'est pas seulement celui qui habite dans le même pays que toi ou qui partage les mêmes croyances que toi. Ton prochain peut être n'importe qui autour de toi.»

Jésus a aussi demandé à ses disciples de manifester cet amour du prochain en annonçant la bonne nouvelle, en guérissant les malades, en chassant les démons et en ressuscitant les morts.

 

Conclusion

 

Le point à retenir est la conception très différente que Jésus et Mahomet ont chacun de Dieu: pour Jésus, Dieu est un père aimant; pour Mahomet, Allah est un maitre exigeant. Cette seule différence donne le ton à la manière dont sont régies toutes leurs autres relations. Pour mieux comprendre cela, prenons l'exemple d'un croyant qui abandonne la foi.

Selon Mahomet, que ferait Allah dans ce cas? Et selon Jésus, que ferait Dieu?

 

O vous qui croyez! Quiconque d'entre vous rejette sa religion (l'islam)... Dieu fera bientôt venir des hommes; il les aimera, et eux aussi l'aimeront. Ils seront humbles à l'égard des croyants; fiers à l'égard des incrédules. Ils combattront dans le chemin d'Allah; ils ne craindront pas le blâme de celui qui blâme. Ceci est une grâce d'Allah: il l’a donne à qui il veut. Sourate 5:54

 

D'après ce verset, si quelqu'un abandonne l’islam, Allah fera venir d'autres personnes meilleures que lui. Allah ne pleure pas ceux qui le quittent et ne cherche pas à les ramener. Il en trouve de meilleurs. La sourate 39:7 dit aussi: «Si vous êtes ingrats (en rejetant Allah), sachez qu'en vérité, Allah se suffit à lui-même. »

 

Ecoutons maintenant Jésus raconter l’histoire d'un berger qui avait cent brebis et qui en a perdu une:

Lequel d'entre vous, s'il a cent brebis, et qu'il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller à la recherche de celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la trouve? lorsqu'il l'a trouvée, il l’a met avec joie sur ses épaules, et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit: Réjouissez-vous avec moi, car j'ai trouvé ma brebis qui était perdue. De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance. Luc 15:4-7 (cf. vv. 8-10)

 

Le Coran dit qu'Allah trouve de nouveaux croyants qui le serviront mieux, et la Bible, en revanche, montre que Dieu le père cherche la brebis perdue jusqu'à ce qu'il la trouve. Puis, il l’a ramène à la maison et se réjouit. C'est la différence entre Allah et Dieu.

 

27/02/2008

Jésus, Mahomet et les femmes

Jésus, Mahomet et leur attitude envers les femmes

 

Etude inspirée du livre de Mark A.Gabriel, ex-imam converti à Jésus :  « Jésus et Mahomet »

 

Mark A.Gabriel : « Déjà en tant qu'enfant, je m'énervais contre la façon dont la société musulmane traitait les femmes. En étudiant le Coran et l’histoire islamique, j’ai réalisé que les nombreuses restrictions qui leur étaient imposées venaient directement de Mahomet. Une fois de plus, cela a soulevé des doutes dans mon esprit:

Le vrai Dieu des cieux agirait-il ainsi avec des humains? Me demandais-je. »

 

Le but de cette étude est tout simplement de montrer la façon dont Mahomet considérait les femmes et l’attitude qu'il avait envers celles qu'il côtoyait. Cela nous permettra de comprendre d'où viennent les traditions de la société islamique.

Nous verrons aussi comment Jésus considérait les femmes et quelle attitude il avait envers elles.

Cette étude est divisé en trois parties:

Ø      Ce que Mahomet et Jésus ont dit sur les femmes

Ø      Ce qu'ils ont dit sur le mariage

Ø      Leur attitude envers les femmes qu'ils ont côtoyées

 

Ce que Mahomet disait des femmes

 

Le Coran et les enseignements de Mahomet rapportés dans les hadiths parlent beaucoup des femmes. Mahomet fait une claire distinction entre les hommes et les femmes. Malheureusement, nombre de ses propos sur les femmes ne sont pas flatteurs.

 

Les femmes sont-elles mauvaises?

 

Apres sa visite du paradis et de l’enfer (durant son «voyage nocturne»), Mahomet a rapporté:

 

Le Prophète dit: «Au paradis, j'ai vu que la majorité de ceux qui s'y trouvaient étaient des pauvres, et dans le feu (en enfer), j'ai vu que la majorité de ceux qui s'y trouvaient étaient des femmes. » (L’authentique de Boukhari, vol 8, livre 76, n°456)

 

A l’époque de Mahomet, les femmes avaient l’interdiction de passer à coté d'un homme qui priait (L’authentique de Mouslim, livre 4, n°1032). D'après le prophète, si cela se produisait, la prière de l’homme était annulée et il devait tout reprendre à zéro. La seconde épouse de Mahomet, Aïcha, a rapporté cet enseignement, tout en protestant modérément:

 

Les choses qui annulent les prières me furent mentionnées. Ils dirent: «La prière est annulée par un chien, un âne et une femme (s'ils passent devant un homme qui prie. » Je dis: «Vous avez fait de nous des chiens. » (L’authentique de Boukhari, vol 1, livre 9, n°490)

 

Une autre fois, Mahomet a décrit les femmes comme des «mauvais augures» ou des «porte-malheur»:

 

Un mauvais augure fut mentionné devant le Prophète. Le Prophète dit: «S'il y a un mauvais augure en quelque chose, c'est dans la maison, chez la femme et le cheval.» (L’authentique de Boukhari, vol 7, livre 62, n°31)

 

Les femmes étaient considérées comme impures pendant leurs règles, et elles ne pouvaient ni prier ni jeûner durant ces jours. De plus, selon Mahomet, cet état les dénigrait aux yeux d'Allah:

Un jour, le Messager d’Allah se rendit au Musalla (pour prier)... En passant devant des femmes, il dit: «0 femmes! Donnez l’aumône, car j'ai vu que la majorité des personnes qui se trouvent en enfer étaient des femmes.» Elles demandèrent: «Pourquoi cela, O Messager d’Allah? » Il répliqua: «Vous maudissez fréquemment et n'êtes pas reconnaissantes envers vos maris. Je ne connais personne de plus bête que vous en intelligence et en religion. Un homme sensé et prudent pourrait se laisser égarer par l’une d'entre vous.» Les femmes demandèrent: «0 Messager d’Allah! Qu'est-ce qui manque à notre intelligence et à notre religion? » Il dit:

«N'est-ce pas vrai que le témoignage de deux femmes équivaut à celui d'un homme? » Elles répondirent par l’affirmative. Il dit alors: «C'est ce qui manque à votre intelligence.

N'est-ce pas vrai qu'une femme ne peut ni prier ni jeûner pendant ses règles? » Les femmes répondirent par l’affirmative. Il dit: «C'est ce qui manque à votre religion.» (L’authentique de Boukhari, vol 1, livre 6, n°301)

 

Les femmes sont-elles inferieures?

 

Mahomet pensait-il que les femmes étaient inferieures aux hommes? Selon le Coran, il faut le témoignage de deux femmes pour égaler celui d'un homme:

Demandez le témoignage de deux témoins parmi vos hommes. Si vous ne trouvez pas deux hommes, choisissez un homme et deux femmes, parmi ceux que vous agréez comme témoins. Si l’une des deux femmes se trompe, l’autre lui rappellera ce qu'elle aura oublié. Sourate 2:282

 

Voici comment Mahomet a expliqué cet enseignement:

 

Le Prophète dit: «le témoignage d'une femme n'équivaut-il pas à la moitié de celui d'un homme? » Les femmes dirent: «Oui. » Il dit: «C'est à cause de la faiblesse de l’esprit d'une femme. » (L’authentique de Boukhari, vol 3, livre 48, n°826)

 

Par ailleurs, les femmes ont droit à une plus petite part d'héritage que les hommes:

 

Quant a vos enfants, Allah vous ordonne d'attribuer au garçon une part égale à celle de deux filles. Sourate 4: 11

 

Les femmes doivent être couvertes

 

Bien des gens se posent des questions à propos du voile des femmes musulmanes. Au début de l’islam, lorsque Mahomet vivait à la Mecque avec une seule femme, il n'exigeait pas des musulmanes qu'elles portent le voile. Mais après son exil à Médine, un événement particulier a provoqué une nouvelle révélation au sujet des femmes.

A partir de ce moment-là, il a commencé à épouser d'autres femmes. Selon la coutume, il organisait une fête à chaque fois. Lors de son mariage avec Zainab bint Jahsh (dont nous reparlerons plus tard), plusieurs personnes se sont attardées chez lui après qu'il se soit retiré.  (L’authentique de Boukhari, vol 6, livre 60, n°317)

Le lendemain, un de ses plus fidèles disciples a fait cette suggestion:

 

Raconté par Umar: Je dis: «0 Messager d'Allah! De bonnes et de mauvaises personnes entrent chez vous. Je suggère donc que vous ordonniez aux mères des Croyants (c.-à-d. vos épouses) de porter un voile.» Allah a alors révélé les versets d'Al-Hijab. (L’authentique de Boukhari, vol 6,livre 60, n°313)

 

Le jour même, Mahomet a reçu une révélation de l’ange Gabriel disant que les femmes musulmanes devaient porter le voile:

 

O Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de se couvrir de leurs voiles: c'est pour elles le meilleur moyen de se faire connaître et de ne pas être offensées.

Sourate 33:59 (cf. v. 33 et sourate 24:31, 5855)

 

Depuis lors, les femmes musulmanes se couvrent. La seconde épouse de Mahomet, Aïcha, a raconté comment elles ont suivi cette nouvelle révélation:

Aïcha avait l’habitude de dire: «Lorsque le verset de voiler leurs poitrines et leurs atours a été révélé, (les femmes) ont coupé les bords de leur pagne et ont couvert leur visage avec les morceaux. » (L’authentique de Boukhari, vol 6, livre 60, n°282)

 

Ainsi, l’intention de Mahomet concernant le hijab était claire, et les femmes musulmanes de son époque ont couvert leur visage. Les musulmans conservateurs d'aujourd'hui suivent toujours le Coran littéralement, et c'est ainsi que les femmes continuent à porter le voile. Les libéraux, quant à eux, préfèrent porter des vêtements modernes, mais simples, au lieu de la robe traditionnelle qui couvre tout le corps.

 

Les femmes comme butin de guerre

 

Chaque fois qu'un village ou une tribu résistait à Mahomet et à son armée, puis finissait par subir la défaite, les musulmans avaient le droit de prendre les femmes et les enfants comme esclaves. Le chapitre 29 du livre 8 des hadiths de Mouslim stipule:

Il est permis d'avoir des relations sexuelles avec une prisonnière après qu'elle se soit purifiée (de ses règles ou de son accouchement). Si elle a un mari, son mariage est annulé dès qu'elle est faite prisonnière.

 

Le hadith poursuit en expliquant l’origine de cette règle:

 

A la bataille de Hanain, le Messager d’Allah envoya une armée à Autas, où ils combattirent leurs ennemis. Les ayant vaincus et fait prisonniers, les compagnons du Messager d’Allah parurent s’abstenir d’avoir des relations sexuelles avec les prisonnières, parce que leurs maris étaient des polythéistes. Allah, le Très-Haut, dit alors: «Et les femmes mariées, à l’exception de celles que vos mains droites possèdent (iv. 24)» (c.-à-d. que les prisonnières devenaient leurs épouses légitimes, une fois leur période Idda terminée). (L’authentique de Mouslim, livre 8, n°3402)

 

Non seulement cette règle se trouve dans les hadiths, mais le Coran aussi dit que les captives, même mariées, sont à la disposition de leurs maîtres (sourate 4:24).

 

S'ils le désiraient, les musulmans pouvaient libérer les femmes qu'ils avaient prises comme esclaves et en faire leurs épouses.

 

Comment Mahomet a-t-il pris soin des femmes?

 

Malgré ses propos négatifs sur les femmes et l’attitude qu'il avait envers elles, Mahomet a veillé à ce qu'elles soient prises en charge, surtout les pauvres et les veuves. (La communauté islamique comptait un grand nombre de veuves à cause du djihad. Il les soutenait avec le butin de guerre et l’argent de l’aumône (zakat), qu'il prélevait auprès de tous les ressortissants de l'Etat islamique.

 

Ce que Jésus disait des femmes

 

Jésus n'a fait aucun commentaire sur la personnalité et la valeur des femmes par rapport aux hommes, mais nous pouvons observer la manière dont il les traitait. Dans les Evangiles, nous voyons qu'il a loué des femmes pour leur foi, qu'il les a guéries de leur maladie et délivrées de démons, et qu'il leur a pardonné leurs péchés, tout comme il le faisait pour les hommes.

 

Jésus a loué des femmes pour leur foi et les a guéries

 

Une femme souffrant d'une perte de sang depuis douze ans a vu Jésus au milieu de la foule. Elle a touché le bord de son manteau, et Jésus a senti qu'une force était sortie de lui. «Qui a touché mes vêtements? » a-t-il demandé. Toute tremblante, la femme s'est jetée à ses pieds et lui a dit la vérité. Elle était dans la crainte, car selon la loi, ses saignements la rendaient impure, et elle ne devait toucher personne. Mais Jésus lui a dit: «Ma fille, ta foi t'a sauvée; va en paix, et sois guérie de ton mal» (Marc 5:21-34)

 

Ainsi, Jésus a loué sa foi. Voila qui s'oppose donc à l’enseignement de Mahomet selon lesquelles femmes «ont un manque en religion».

Jésus a aussi loué une autre femme pour sa foi. C'était une païenne qui le suppliait de délivrer sa fille des démons qui la tourmentaient. Comme elle insistait, Jésus lui a répondu:

«Femme, ta foi est grande; qu'il te soit fait comme tu veux» (Matthieu 15:28)

 

Jésus a même dit que l’offrande d'une veuve avait plus de valeur que l’offrande d'un homme riche:

Jésus, ayant levé les yeux, vit les riches qui mettaient leurs offrandes dans le tronc. Il vit aussi une pauvre veuve, qui y mettait deux petites pièces. Et il dit: Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres; car c'est de leur superflu que tous ceux-là ont mis des offrandes dans le tronc, mais elle a mis de son nécessaire, tout ce qu'elle avait pour vivre. Luc 21 : 1-4

 

L’attitude de Jésus contraste grandement avec celle de Mahomet. Rappelons-nous à ce sujet la discussion que Mahomet a eue avec un groupe de femmes, comme nous l’avons vu  précédemment.

 

Jésus a délivré des femmes tourmentées par des esprits mauvais

 

Parmi les disciples de Jésus se trouvaient des femmes qu'il avait délivrées de démons:

Ensuite, Jésus allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Les douze étaient auprès de lui avec quelques femmes qui avaient été guéries d'esprits malins et de maladies: Marie, dite de Magdala, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Chuza, intendant d'Hérode, Susanne, et plusieurs autres, qui l’assistaient de leurs biens. Luc 8: 1-3

 

Jésus a aussi guéri une femme qui était infirme depuis dix-huit ans à cause d'un démon (Luc 13: 10-13).

 

Jésus a accorde le pardon des péchés à des femmes

 

Alors qu'ils traversaient la Samarie, Jésus et ses disciples se sont arrêtés près d'un puits. Jésus, fatigué, s'est reposé là pendant que ses disciples allaient en ville pour acheter à manger. Une femme est venue puiser de l’eau, et Jésus a engagé la conversation avec elle. Ceci est remarquable pour deux raisons: (1) c'était une femme, et (2) elle était Samaritaine et donc considérée comme impure par les Juifs.

Au cours de la discussion, Jésus l’a surprise en mettant le doigt sur ce qui n'allait pas dans sa vie: elle vivait avec un homme qui n'était pas son mari. Etonnée de voir que Jésus connaissait sa vie, elle est rentrée au village en courant et a parlé de lui à tout le monde. Son témoignage a suscité l’intérêt des villageois, et Jésus est resté deux jours parmi eux pour les enseigner. Plusieurs Samaritains ont cru en lui (Jean 4: 1-42).

Au lieu de condamner la femme pour son péché, Jésus lui a donné l’occasion de le suivre.

Une autre fois, une femme connue pour sa mauvaise vie s'est approchée de Jésus alors qu'il mangeait dans la maison d'un chef religieux. Elle s'est tenue aux pieds de Jésus en pleurant.

De ses larmes, elle a mouillé ses pieds et les a essuyés avec ses cheveux. Ensuite, elle les a oints d'un parfum de grand prix. Le chef religieux s'est dit en lui-même: «Si cet homme était prophète, il saurait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il saurait que c'est une pécheresse.» Jésus, prenant la parole, lui a fait remarquer: «Ses nombreux péchés ont été pardonnés, car elle a beaucoup aimé.» Ensuite, il a dit à la femme: «Tes péchés sont pardonnés» (Luc 7:36-50).

Un autre jour, Jésus est intervenu alors qu'une femme prise en flagrant délit d'adultère allait être lapidée par la foule. Jésus a dit à ses accusateurs: «Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.» A cette parole, tous se sont retirés. Jésus s’est alors adressé à la femme: «Je ne te condamne pas non plus, va, et ne pèche plus» (Jean 8: 11).

 

Le mariage

 

Ce que Mahomet a dit au sujet des femmes mariées

 

Ce que Mahomet à dit concernant la relation conjugale s'inscrit dans la même ligne que ses propos sur les femmes en général. Pour lui, le mari est supérieur a sa femme, qui lui doit une entière soumission. Considérons ce que dit le Coran à ce sujet:

 

Les hommes ont autorité sur les femmes, en vertu de la préférence qu’Allah leur a accordée sur elles, et à cause des dépenses qu'ils font pour assurer leur entretien. Sourate 4:34

 

Dans le même verset, le Coran dit, à propos des épouses:

 

Les femmes vertueuses sont obéissantes (à Allah et à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé. ..(c.-à-d. leur chasteté, la propriété de leur mari) avec la protection d'Allah.

 

Ensuite, ce verset donne au mari la liberté de punir sa femme pour un mauvais comportement:

Admonestez celles dont vous craignez l’infidélité ; reléguez-les dans des chambres à port et frappez-les. Mais ne leur cherchez plus querelle, si elles vous obéissent.

 

Les femmes sont maudites si elles refusent de coucher avec leur mari :

Le Prophète dit: «Si un homme invite sa femme à coucher avec lui et qu'elle refuse de venir à lui, alors les anges enverront leurs malédictions sur elle jusqu'au matin.» (L’authentique de Mouslim, vol 7, livre 62, n°121)

 

Le divorce était accepté comme faisant partie de la vie dans la culture islamique. Un homme pouvait divorcer en disant trois fois à sa femme: «Je te répudie.» (voir par exemple, l’authentique de Mouslim, livre 9, n°3527). Mais il pouvait aussi l’épouser à nouveau. Cependant, s'il disait: « Tu es comme une mère pour moi», alors c'était un divorce permanent, et il ne pouvait plus l’épouser à nouveau. Il y avait pourtant une exception: si la femme vivait un second divorce, son premier mari pouvait la reprendre chez lui (sourate 2:226-232). Une femme, quant à elle, n'avait pas le droit de demander le divorce ni d'empêcher son mari de la répudier. (Cette pratique est basée sur la sourate 4:34.)

Dans le monde musulman d'aujourd'hui, là où la loi islamique est appliquée, les femmes n'ont toujours pas le droit de demander le divorce ou de le refuser (comme en Arabie Saoudite, en Iran et au Soudan). Dans les pays plus séculiers, elles ont le droit de divorcer. En Egypte, par exemple, une loi a été votée en 2003 permettant aux femmes de demander le divorce dans des cas précis, comme l’infidélité du mari.

Les hadiths décrivent de nombreux scenarios en ce qui concerne le divorce, les indemnités de dédommagement et le temps à attendre avant le remariage. La loi islamique autorise le divorce dans toutes sortes de cas, même pour de très petites choses. Cela dépend de l’attitude du mari. Il peut, par exemple, répudier son épouse simplement parce qu'il a des difficultés à vivre avec.

Le Coran autorise un homme à épouser jusqu’a quatre femmes s'il est en mesure de pourvoir à leurs besoins:

Epousez comme il vous plaira, deux, trois ou quatre femmes. Mais si vous craignez de n'être pas équitables, prenez une seule femme. Sourate 4:3

 

Mahomet, quant a lui, a épousé plus de quatre femmes, comme nous l’avons déjà évoqué (nous en reparlerons un peu plus loin).

 

Ce que Jésus a dit sur les femmes et le mariage

 

Contrairement à Mahomet, Jésus a enseigné que le divorce n'était permis que pour certaines raisons bien précises:

Les pharisiens l’abordèrent; et, pour l’éprouver, ils lui demandèrent s'il est permis à un homme de répudier sa femme. Il leur répondit: Que vous a prescrit Moïse? Moïse, dirent-ils, a permis d'écrire une lettre de divorce et de répudier sa femme, Et Jésus leur dit: C'est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a donné ce précepte, Mais au commencement de la création, Dieu fit l’homme et la femme; c'est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. Lorsqu'ils furent dons la maison, les disciples l’interrogèrent encore là-dessus, 1I leur dit: Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère, Marc 10:2-12

 

Il leur répondit: C'est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de repudier vos femmes; au commencement, il n'en était pas ainsi. Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère. Matthieu 19:8-9

 

Jésus a conféré au mariage un statut spirituel élevé, confirmant par là les enseignements de l’Ancien Testament. Ceux-ci montrent que Dieu a voulu ce lien du mariage entre un seul homme et une seule femme. Ce lien est si fort et intime qu'il est dit: «C'est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair» (Genèse 2:24). (Jésus n'a pas donné d'autre enseignement sur le mariage, mais ses disciples ont ajouté des précisions sur le mariage et le divorce, qui sont rapportées dans les lettres du Nouveau Testament.)

 

Voyons maintenant quel rôle a joué le mariage dans la vie personnelle de Jésus et de Mahomet.

 

Les épouses les plus connues de Mahomet

 

L'attitude de Mahomet envers les femmes, tout comme son attitude envers les incroyants, a changé après son arrivée a Médine. A la Mecque, il n'a pris qu'une seule femme, mais à Médine, il en a épouse douze.

 

Khadidja, la première épouse

 

Comme nous l’avons vu, c'est à l’âge de 25 ans que Mahomet a épousé Khadidja, qui elle en avait 40. Cette épouse lui a apporté un grand soutien moral lorsqu'il a reçu ses révélations et fait face à la résistance des Mecquois. Apres vingt-cinq ans de vie commune, elle est décédée.

 

Aïcha, la jeune épouse

 

Une année après son arrivée à Médine, Mahomet a épousé Aïcha. Cette décision surprenante a laissé les gens perplexes, car elle ne correspondait pas aux normes de la société arabe. En effet, Aïcha n'avait que 6 ans. C'était la fille d'un de ses plus loyaux disciples, Abu Bakr. Le Prophète conclut un contrat de mariage avec Aïcha alors qu'elle avait six ans, et consomma son mariage avec elle alors qu'elle en avait neuf, elle resta avec lui pendant neuf ans (jusqu'à la mort du Prophète). (L’authentique de Boukhari, vol 7, livre 62, n°88)

Aïcha ne reste pas seulement connue comme la femme-enfant du prophète, mais aussi comme un personnage clé de l’histoire islamique, puisqu'elle a raconté des milliers de hadiths concernant la vie et les enseignements de Mahomet. Elle a aussi été impliquée dans un incident qui a sérieusement menace la crédibilité de l’islam.

Lorsque Mahomet partait en guerre, il emmenait toujours une de ses épouses avec lui. En A.H. 5, il a emmené Aïcha, alors âgée de 11 ans environ, dans un raid contre la tribu juive Beni Mustaliq. Voyons comment Aïcha a rapporté cet événement. Elle voyageait sur le dos d'un chameau abritée dans un petit compartiment spécial, qui était fermé. La nuit, comme l’attaque avait cessé, Aïcha a quitté le groupe pour aller se mettre à l'aise dans le désert. Sur le chemin du retour, elle a réalisé qu'elle avait perdu son collier et est retournée le chercher.

Lorsqu'elle a regagné le campement, tout le monde était parti, pensant qu'elle se trouvait dans le compartiment sur le dos du chameau. Elle a attendu dans le désert jusqu'à ce qu'un soldat passe et la reconnaisse. Celui-ci l’a ramenée à Médine le lendemain, sur son chameau. (L’authentique de Boukhari, vol 6, livre 60,n° 274)

 

Certains ont accusé Aïcha d'avoir eu des relations sexuelles avec le jeune soldat dans le désert. Mahomet a été incapable de prouver que ce n'était pas le cas. Les gens se sont mis à dire: «Comment cet homme peut-il être un prophète s'il ne sait pas ce qui est arrivé à son épouse?» Cette impasse a duré plus de vingt jours, Finalement, Mahomet a reçu une révélation de Gabriel qui libérait Aïcha de tout soupçon et qui condamnait ceux qui l’avaient accusée (sourate 42: 11-18.)

 

Cet incident a eu d’autres répercussions. Ali ibn Abu Talib, un des cousins de Mahomet, avec lequel il avait grandi, a recommandé à Mahomet de se séparer d’Aïcha. Aïcha l’ayant appris en a voulu à Ali toute sa vie. A la mort du troisième calife (Uthman), Ali ibn Abu Talib est devenu calife à son tour. Mais Aïcha a refusé de le reconnaitre comme chef. Elle a rassemblé une armée de partisans et l’a attaqué. Cette bataille, appelée «la bataille du Chameau», a fait dix mille morts. Ali ibn Abu Talib a été assassiné, et son fils est devenu calife à sa place. En 670, ce dernier a été empoisonné par des musulmans. Ainsi, Aïcha, la femme-enfant, est un personnage important de l’histoire islamique.

 

Zainab, l’épouse du fils adoptif de Mahomet

 

Un jour, Mahomet s'est rendu chez son fils adoptif Zaïd Bin Harithah, mais comme il n'était pas là, c'est sa belle-fille Zainab qui l'a reçu. Lorsqu'elle a ouvert la porte, Mahomet, impressionné par son regard, s'est exclamé: «Béni soit celui qui change les cœurs et les regards! » Il est tombé amoureux d'elle, qui s'en est rendu compte. Au retour de son mari, elle lui a raconté ce qui venait de se passer. Cette situation posait deux problèmes. Le premier: Zainab était mariée; le deuxième: son mari était le fils adoptif de Mahomet, et la loi islamique interdit à un homme d'épouser les femmes de ses fils.

Quoi qu'il en soit, à partir de ce jour, Zainab s'est mise à maltraiter son mari en lui montrant qu'elle ne s'intéressait plus a lui. Chaque fois qu'elle agissait ainsi, Zaïd allait se plaindre auprès de Mahomet des abus qu'il subissait. Et chaque fois, Mahomet lui répondait: «Garde ton épouse et crains Allah» (sourate 33:37).

Mais au bout d'un certain temps, Zaïd a apparemment fini par demander le divorce. L'histoire islamique dit que Mahomet a alors décidé de demander à Zainab de l’épouser, même si cela enfreignait la loi islamique.

C'est par Zaïd lui-même que Mahomet a fait sa demande. Celui-ci s'est donc rendu chez son ex-femme, qui était en train de préparer du pain. Il a raconté par la suite: «Lorsque je l’ai vue, je n'ai même pas pu la regarder dans les yeux, parce que je l’aimais toujours.» Il a néanmoins transmis le message de Mahomet dans un esprit de soumission. Son ex-femme a répondu: «Allah doit me dire de l’épouser.» Puis elle a ajouté qu'elle allait prier à la mosquée. Quant à Zaïd, il est retourné chez Mahomet pour lui raconter comment les choses s'étaient passées.

 

Puis, alors que Zainab était encore à la mosquée, Mahomet a reçu une nouvelle révélation de l’ange Gabriel:

Quand tu disais à celui qu’Allah avait comble de bienfaits et que tu avais comblé de bienfaits: «Garde ton épouse et crains Allah», tu cachais en toi-même, par crainte des hommes, ce qu’Allah allait rendre public; mais Allah est plus redoutable qu'eux. Puis, quand Zaïd eut cessé tout commerce avec son épouse, nous te l'avons donnée pour femme afin qu'il n'y ait pas de faute à reprocher aux croyants au sujet des épouses de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci ont cessé tout commerce avec elle. L’ordre d’Allah doit être exécuté. Il n'y a pas de faute à reprocher au Prophète au sujet de ce qu'Allah lui a imposé conformément a la coutume instituée par Allah. Sourate 33:37-38

 

Par cette révélation, Allah ordonnait à Zainab d'épouser Mahomet. Le verset souligne aussi que ce mariage aiderait d'autres musulmans, puisqu'il montrait qu'il était permis à un homme d’épouser l’ex-femme de son fils adoptif si le mariage avait été correctement dissous.

Mahomet a aussi reçu une révélation qui supprimait l’adoption: «Allah n'a pas fait que vos enfants adoptifs soient comme vos propres enfants» (sourate 33:4). Zaïd n'étant plus considéré comme le fils de Mahomet, ce mariage était donc légal.

Zainab a fini par accepter d'épouser Mahomet, et c'est ainsi qu'elle est devenue sa cinquième femme (A.H. 5). Son ex-mari est mort trois ans plus tard au cours d'une bataille.

Zainab était assez contente du fait que les choses avaient tourné en sa faveur. Voici ce que les hadiths rapportent:

Zainab avait l’habitude de se vanter devant les épouses du Prophète et disait: «Vous avez été données en mariage par vos familles, alors que j'ai été mariée (au Prophète) par Allah depuis plus de sept cieux.» (L’authentique de Boukhari, vol 9, livre 93, n°516)

 

Safiya, la beauté juive

 

En A.H. 7, Mahomet avait déjà chassé la plupart des Juifs d’Arabie, mais il restait le village de Khaybar. De nuit, Mahomet et son armée ont encerclé le village et attaqué ses habitants pendant leur sommeil. Ils ont tué presque tous les jeunes hommes et les adultes, et fait prisonniers les femmes et les enfants.

C'est alors que Mahomet a remarqué une des prisonnières, une splendide jeune femme appelée Safiya. Jeune mariée, elle venait de perdre son mari et son père, le chef de Khaybar, tous deux tués au cours de l’attaque. Mahomet a demandé à ses hommes: «Cette femme, de qui est-elle prisonnière? » Ils ont répondu: «Elle appartient à Qais bin Thabet Al-Shammas.»

 

Mahomet a donné deux cousines de Safiya à cet homme et pris Safiya pour lui. La jeune femme a voyagé avec lui sur le chemin du retour vers Médine. Pendant le voyage, à la fin de ses règles, Mahomet l’a épousée.( L’authentique de Boukhari, vol 4, livre 52, n°143)

 

Durant toute la nuit au cours de laquelle il a consommé son mariage avec elle, un soldat a tourné en rond autour de la tente, armé de son épée. Le matin, Mahomet lui a demandé la raison de son comportement. Le soldat a répondu: «J'avais peur pour vous qui vous trouviez avec cette femme, car vous avez tué son père, son mari et son peuple, et jusqu'à récemment, elle était dans l’incrédulité, alors j'ai craint pour vous à cause d'elle.» (Ibn Ishaq, p517)

 

Les autres épouses de Mahomet

 

Chacune des épouses de Mahomet a une histoire; j'ai cité les plus importantes et les plus intéressantes sur le plan historique. Voici la liste complète de ses épouses:

1. Khadidja bint Khu-walid (seule épouse pendant vingt-cinq ans)

2. Aïcha bint Abu Bakr (jeune, jalouse, elle a crée des difficultés, mais elle était la préférée; fille de l’ami intime de Mahomet et premier calife)

3. Hafza bint Umar Ibn AI-Khattab (fille d'un des plus redoutables soldats de Mahomet)

4. Umm-Habib Rumleh bint Abi Sufyan (fille du chef de la tribu des Koraïchites, de La Mecque, qui s'est converti à l’islam juste avant que Mahomet n'envahisse la ville)

5. Zainab bint Jahsh (femme de son fils adoptif, devenue l’épouse de Mahomet après son divorce)

6. Umm Salama Hend bint Abi Ummayah

7. Maymuna bint el-Harith al-Hilleliah

8. Sauda bint Zema'a el Amawiya

9. Juwayriya bint al-Harith (fille juive faite prisonnière lors d'un raid sur Beni Mustaliq, raid au cours duquel Aïcha a été accusée d'adultère)

10. Safiya bint Ho-yay (fille juive capturée lors de l’attaque de Khaybar)

11. Ra-hana bint Shumahon

12. Maria bint Shumahon

13. Umm Sharik

 

Comme nous l’avons vu, le Coran ne permettait pas aux musulmans d’épouser plus de deux, trois ou quatre femmes. Mais Mahomet, qui était une exception, a rapporté une révélation définissant les femmes qu'il avait le droit d'épouser:

0 toi le Prophète! Nous avons déclaré licites pour toi les épouses auxquelles tu as donné leur douaire, les captives qu'Allah t'a destinées, les filles de ton oncle paternel, les filles de ton oncle maternel, les filles de tes tantes maternelles-celles qui avaient émigré avec toi -ainsi que toute femme croyante qui se serait donnée au Prophète pourvu que le Prophète ait voulu l’épouser. Ceci est un privilège qui reste accordé, à l’exclusion des autres croyants. Sourate 33:50

 

En mourant, Mahomet a laissé neuf veuves, auxquelles il a interdit de se remarier (sourate 33:6, 52).

 

Les concubines de Mahomet

 

En plus de ses épouses, Mahomet avait d'autres femmes «à sa disposition ». Il s'agissait d'esclaves qu'il avait achetées ou acquises comme prisonnières de guerre. Tous les esclaves, hommes ou femmes, étaient appelés milkelimen en arabe. Les hommes accomplissaient pour Mahomet les travaux domestiques et prenaient soin de lui, de ses épouses, de ses maisons et de ses animaux. Ils préparaient aussi les repas et transportaient l’eau pour les ablutions. L'histoire islamique cite quarante-trois de ces esclaves.

Les femmes accomplissaient aussi des taches ménagères, mais la loi islamique autorisait Mahomet à coucher avec elles sans devoir les épouser. Les enfants qui naissaient de ces unions ne portaient pas le nom de Mahomet et n'avaient droit à aucun héritage. Ils étaient eux aussi des esclaves de Mahomet, et non ses fils, et Mahomet avait le droit de les garder ou de les vendre. (D'après la loi islamique, tout musulman avait le droit d'avoir des milkelimen.) L'histoire islamique cite vingt-trois de ces femmes.

 

La relation de Mahomet avec ses épouses

 

La vie conjugale de Mahomet était marquée par des disputes perpétuelles entre ses épouses et lui et entre ses épouses elles-mêmes. L'histoire islamique rapporte quelques détails au sujet de ces altercations. Un jour, les épouses de Mahomet ont insisté pour qu'il leur donne de l’argent, mais en vain. Exaspéré, il s'est séparé d'elles pendant un mois (vingt-neuf jours). Puis, il a offert à chacune d’elle la possibilité de divorcer. A Aïcha, la plus jeune, il a dit qu' elle pouvait consulter ses parents dans cette affaire. Mais finalement, toutes ses épouses ont accepté de rester chez lui. (L’authentique de Mouslim, livre 9, n°3498 et 3506)

 

Pour améliorer sa relation avec ses femmes, Mahomet a décidé de réserver un jour à chacune. Mais quand Aïcha lui à cause des problèmes, il a passé avec elle le temps qui était réservé à une autre femme. L'épouse lésée s'est plainte, et Mahomet a menacé de la répudier. Comme elle était âgée, elle s'est soumise, disant: «Ne me renvoie pas. Je resterai avec toi et je cède ma nuit a Aïcha»

 

Jésus et les femmes qui l’ont aidé

 

Ni les Evangiles ni les textes écrits par les historiens ne disent que Jésus se serait marié ou qu'il aurait eu une femme. Nous lisons qu'il avait une bonne relation avec deux sœurs, Marie

et Marthe, chez lesquelles il mangeait parfois (Luc 10:38-42; Jean 12: 1-11 ) .

Les Evangiles rapportent aussi que quelques femmes voyageaient avec lui et ses disciples et les aidaient:

 

Ensuite, Jésus allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Les douze étaient auprès de lui avec quelques femmes qui avaient été guéries d'esprits malins et de maladies: Marie, dite de Magdala, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Chuza, intendant d'Herode, Susanne, et plusieurs autres, qui l’assistaient de leurs biens. Luc 8:1-3

 

Ces femmes qui suivaient Jésus fidèlement, étaient aussi présentes lors de sa crucifixion:

 

Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin, et qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée, pour le servir. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. Matthieu 27:55-56

 

Lorsque Joseph d’Arimathée a demandé à ce qu'on lui remette le corps de Jésus, deux femmes l’ont suivi et ont vu qu'il le plaçait dans un tombeau et roulait une grande pierre devant l’entrée (Matthieu 27:57-61). Puis, elles sont allées préparer des aromates pour oindre le corps après le jour du repos (sabbat).

Elles ont été les premières à voir Jésus après sa résurrection:

 

Apres le sabbat, à l’aube du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l’autre Marie allèrent voir le sépulcre. Et voici, Jésus vint à leur rencontre, et dit: Je vous salue.

Elles s'approchèrent pour saisir ses pieds, et elles l’adorèrent. Alors Jésus leur dit: Ne craignez pas; allez dire à mes frères de se rendre en Galilée: c'est la qu'ils me verront. Matthieu 28: 1, 9-10

 

Nous voyons donc que des femmes suivaient Jésus et l’assistaient. Jésus a même accordé le privilège à certaines d'être les premières à le voir après sa résurrection. Jamais il n'a eu de relations sexuelles avec elles. Un tel comportement aurait été tout à fait condamné par la société juive.

 

Conclusion

 

Voici un résumé de ce que nous venons de voir concernant l’attitude de Jésus et de Mahomet envers les femmes:

Ø      La personne des femmes

Mahomet a tenu des propos négatifs sur les femmes, mais Jésus les traitait de la même manière que les hommes.

 

Ø      Les enseignements sur le mariage

Mahomet a affirmé que l’épouse devait une entière soumission à son mari et que celui-ci pouvait répudier sa femme pour toutes sortes de raisons. Jésus a parlé du mariage comme d'une union voulue par Dieu qui ne devait être rompue qu'en cas d'infidélité d'un des conjoints.

 

Ø      Relations avec les femmes

Mahomet a eu un grand nombre de femmes qui lui ont causé beaucoup de problèmes. Jésus ne s'est jamais marié, mais plusieurs femmes l’accompagnaient et l’assistaient durant ses déplacements.

 

A nouveau, les différences de personnalité et de caractère entre Jésus et Mahomet sont frappantes.

17/02/2008

La création : genèse 1

terre

Il y a quelques temps, j’avais publié quelques pistes de réflexions sur le si controversé texte de la genèse.  (http://christianisme.skynetblogs.be/post/5131674/reflexio...) J’avais rajouté : «  l'ordre successif de création ne peut nullement être mis en défaut même s'il est fortement résumé. »

Même si la communauté athée cherche à discréditer ce texte, il reste une merveille d’enseignement (de plus, la richesse de l’hébreu et de son alphabet est impressionnante si l’on se donne la peine d’en analyser toutes les subtilités) et la preuve de l’existence de Dieu qui a montré à l’homme la création de la terre comme s’il y était.  Que verriez-vous si Dieu amenait votre regard sur la terre à l’époque de la création ?

 

1 Au commencement, Dieu (elohim) créa (bara) les cieux (shamayim) et la terre (erets).

Elohim est un mot pluriel, mais le verbe est au singulier. Etant donné que le pluriel majestatif n’est jamais utilisé dans la culture hébraïque, ce pluriel laisse entrevoir le principe de la Trinité.

Bara est le verbe par excellence de la création à partir du néant.

Shamayin est un pluriel et désigne l’univers (l’ensemble des cieux, des galaxies,...).

Erets a de multiple sens. Le mot terre a été retenu pour traduire erets car il englobe les mêmes connotations de « monde » et de « matière ».

-> Au commencement Dieu créa l’univers et la matière.

 

2 La terre était informe (tohuw) et vide (bohuw): il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'esprit (ruwah) de Dieu (elohim) se mouvait au-dessus des eaux (mayim).

Tohuw-bohuw : Désordre total.

Ruwah Elohim : le souffle de Dieu = le Saint-Esprit

Mayim : terme hébreu riche en signification. Il peut signifier eau, eaux, flots, soif, se laver, etc... Toujours cette connotation de fluidité.

-> La terre était en désordre total. Il y régnait une obscurité absolue, mais l’esprit de Dieu était en mouvement sur ces fluides.

(La science révèle que la terre a été formée à partir d’un flot de matière qui s’est réunie (Carbone, hydrogène, oxygène, Azote))

 

3 Dieu dit (amar): Que la lumière (owr) soit! Et la lumière fut.

4  Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres.

5  Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le premier jour (yown).

Amar signifie dire, parler, commander,..  Rappelons que Jésus est la « parole de Dieu faite chaire ». Après le verset 2 qui parle du Saint Esprit, nous sommes au 3ème verset et nous voyons encore plus clairement les traces de la trinité.

Dieu créé par sa parole. « Car en lui (Jésus) ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. » (Colossiens 1:16 LSG)

 

Yown signifie jour, période,...

 

-> Une fois que le flot de poussière de matière s’est dissipé pour s’agglomérer, la lumière a pu apparaître et on a pu distinguer la lumière et l’obscurité.

Il y eut une transition (à l’image de nos soirs et matins), ce fut la première période.

 

6  Dieu dit: Qu'il y ait une étendue entre les eaux, et qu'elle sépare les eaux d'avec les eaux.

7  Et Dieu fit l'étendue, et il sépara les eaux qui sont au-dessous de l'étendue d'avec les eaux qui sont au-dessus de l'étendue. Et cela fut ainsi.

8  Dieu appela l'étendue ciel. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le second jour.

La terre était bouillante et la présence de molécule d’H2O fit une masse de vapeur qui entourait la terre. Au fur et à mesure de son refroidissement, la séparation des eaux d’en haut et des eaux d’en bas s’opéra.

-> La masse de vapeur d’eau se sépara progressivement afin de former le ciel en haut (couche de nuage) et les eaux en bas (eau et magma). Deuxième période.

 

9 ¶ Dieu dit: Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse. Et cela fut ainsi.

10  Dieu appela le sec terre, et il appela l'amas des eaux mers. Dieu vit que cela était bon.

-> Les eaux firent d’une part l’océan, et le magma, une fois refroidit forme le sol émergé.

 

11  Puis Dieu dit: Que la terre produise de la verdure, de l'herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi.

12  La terre produisit de la verdure, de l'herbe portant de la semence selon son espèce, et des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon.

13  Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le troisième jour.

->Nous avons de la terre, de l’eau et de la lumière : la végétation pousse. Le verset 11 évoque la chlorophylle (verdure), la reproduction (semence) et l’ADN (espèce). Troisième période.

 

14 Dieu dit: Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue du ciel, pour séparer le jour d'avec la nuit; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années;

15  et qu'ils servent de luminaires dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre. Et cela fut ainsi.

16  Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, et le plus petit luminaire pour présider à la nuit; il fit aussi les étoiles.

17  Dieu les plaça dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre,

18  pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière d'avec les ténèbres. Dieu vit que cela était bon.

19  Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le quatrième jour.

Ce n’est plus le verbe bara qui est utilisé pour les luminaires, mais le verbe asah (une de ses signification est « montrer »)

-> Une fois la grosse couche de nuage dissipée, les astres purent apparaître.  Quatrième période

 

20 ¶ Dieu dit: Que les eaux produisent en abondance des animaux vivants, et que des oiseaux volent sur la terre vers l'étendue du ciel.

21  Dieu créa les grands poissons et tous les animaux vivants qui se meuvent, et que les eaux produisirent en abondance selon leur espèce; il créa aussi tout oiseau ailé selon son espèce. Dieu vit que cela était bon.

22  Dieu les bénit, en disant: Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers; et que les oiseaux multiplient sur la terre.

23  Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le cinquième jour.

-> Création de la vie animale. Cinquième période

C'est bien dans la mer que s'est développée d'abord la vie supérieure. Et des volatiles, issus directement des sauriens marins, ont d'abord envahi la terre.

 

 

24 Dieu dit: Que la terre produise des animaux vivants selon leur espèce, du bétail, des reptiles et des animaux terrestres, selon leur espèce. Et cela fut ainsi.

25  Dieu fit les animaux de la terre selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon.

Versets 24-25 : Les animaux supérieurs, dont les mammifères, dont certains seront domestiqués par l'homme dans la suite

-> Création des animaux terrestres

 

26 Puis Dieu dit: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.

27  Dieu créa (bara) l'homme (adam) à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme (zakar) et la femme.

28  Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre.

29 Et Dieu dit: Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence: ce sera votre nourriture.

30  Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi.

31  Dieu vit tout ce qu'il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le sixième jour.

-> Création de l’homme

Verset 26 : Faisons…notre…notre… Encore des signes trinitaires. (Je rappelle encore une fois que le pluriel majestatif n’existe pas en hébreu et que les anges n’ont pas participé à la création.)

Verset 27 : C’est la troisième fois que le verbe « bara » est utilisé et il est utilisé 3 fois dans ce verset. Première fois pour la matière, deuxième fois pour la vie et il est répété ici pour désigner l'origine de la liberté.

Notons que le mot adam désigne l’humain (homme et femme), l’homme en tant que mâle se dit zakar. Nous voyons que la femme est créée à l'image de Dieu aussi bien que l'homme ; c'est sans doute grâce à cette idée que la femme occupait en Israël une position beaucoup plus élevée que chez les peuples voisins.

Verset 31 Le but de l'auteur, en déclarant que tout était très bon, est évidemment d'affirmer que Dieu n'est pas l'auteur du mal, et de rejeter sur un autre la responsabilité de l'introduction du péché dans le monde.

13/02/2008

Jésus <> Mahomet : Enseignements sur des sujets pratiques

Jésus <> Mahomet : Enseignements sur des sujets pratiques

Suite au premier article exposant les différences entre Jésus et Mahomet (http://christianisme.skynetblogs.be/post/5518040/jesus-et...), Nous allons maintenant procéder à une comparaison verset par verset de certains de leurs enseignements au sujet de questions pratiques. Voici huit exemples:

 

Prescriptions alimentaires

 

Mahomet

 

Les musulmans ont l’interdiction de boire de l’alcool et de consommer du porc. (II y a d'autres interdictions.)

« O vous qui croyez! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées et les flèches divinatoires sont une abomination et une œuvre du Démon. » Sourate 5:90

 

Dis: «Je ne trouve pas d'interdictions au sujet de la nourriture, dans ce qui m'a été révélé, a part la bête morte, le sang répandu et la viande de porc.» Sourate 6: 145

 

Mahomet a puni personnellement des buveurs de vin: Anas rapporta que le Messager d' Allah avait l’habitude de donner quarante coups de soulier et de branche de palmier en cas de consommation de vin. (Authentique de Mouslim, livre 17 n°4230, cf Sahih Mouslim vol 3)

 

Jésus

 

Pour Jésus, l’observation des prescriptions alimentaires n'était pas une preuve de justice et de droiture: Il leur dit: Vous aussi, êtes-vous donc sans intelligence? Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui du dehors entre dans l’homme ne peut le souiller? Car cela n'entre pas dans son coeur, mais dans son ventre, puis s'en va dans les lieux secrets, qui purifient tous les aliments. [En disant cela, Jésus déclare que toute nourriture est «pure».] II dit encore: Ce qui sort de l’homme, c'est ce qui souille l’homme. Car c'est du dedans, c'est du coeur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les débauches, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme. Marc 7: 18-23

 

Le jeûne

 

Mahomet

 

Mahomet a exigé des musulmans un jeune entre la première prière (4 heures du matin) et la quatrième (vers 17 heures) pendant le mois du Ramadan:

 

« Le Coran a été révélé durant le mois de Ramadan. C'est une Direction pour les hommes; une manifestation claire de la Direction et de la loi. Quiconque d'entre vous verra la nouvelle lune jeûnera le mois entier. Celui qui est malade ou celui qui voyage jeûnera ensuite le même nombre de jours. Allah veut la facilité pour vous, il ne veut pas, pour vous, la contrainte. Achevez cette période de jeune; exaltez la grandeur d' Allah qui vous a diriges. Peut-être serez-vous reconnaissants ». Sourate 2: 185

 

Jésus

 

« Les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient. Ils vinrent dire à Jésus: Pourquoi les disciples de Jean et ceux des pharisiens jeûnent-ils, tandis que tes disciples ne jeûnent point?

Jésus leur répondit: les amis de l’époux peuvent-ils jeûner pendant que l’époux est avec eux? Aussi longtemps qu'ils ont avec eux l’époux, ils ne peuvent jeûner. Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront en ce jour-la ». Marc 2: 18-20

 

Jésus a rarement mentionné le jeûne, à l’exception du jour où il a dit qu'un certain démon ne pouvait sortir que par la «prière et le jeûne» (Matthieu 17:21; Marc 9:29.)

 

Le jugement à l’égard des autres

 

Mahomet

 

Si les musulmans voyaient quelqu'un enfreindre la loi islamique, ils avaient l’obligation d'intervenir:

J’ai entendu le Messager d' Allah dire: Si l’un d’entre vous voit quelque chose d'abominable, il devrait le changer à l’aide de sa main; et s'il n'en a pas la force, il devrait le faire de sa langue; et si la force ne lui suffit toujours pas pour le faire, il devrait alors l’avoir en horreur dans son coeur, et c'est la plus petite foi . (Authentique de Mouslim, livre 1 n°79, raconté sous l’autorité de Tariq b.Shihab)

 

Jésus

 

Jésus a recommandé à ses disciples de s'examiner eux-mêmes au lieu d'observer les autres et de les juger:

« Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère, et n'aperçois-tu pas poutre qui est dans ton oeil? ou comment peux-tu dire à ton frère: laisse-moi ôter une paille de ton oeil, toi qui as une poutre dans le tien? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’oeil de ton frère. » Matthieu 7:1-5

 

La vengeance

 

Mahomet

 

« Si une blessure vous atteint, pareille blessure atteint aussi l’ennemi. » Sourate 3: 1403

 

Jésus

 

« Vous avez appris qu'il a été dit: oeil pour oeil, et dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas résister au mechant. Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. Si quelqu'un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau, Si quelqu'un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi. » Matthieu 5:38-42

 

L’attitude à l’égard des ennemis

 

Mahomet

 

Mahomet a parfois maudit des gens en priant. Un musulman a rapporté l’histoire suivante:

Apres s'être prosterné, le Prophète leva la tête, et je l’entendis prier: «0 Allah, notre Seigneur! Que toute la louange te revienne.» Et dans la dernière raka, il dit: «0 Allah! Maudis tel et tel. » (L’authentique de Boukhâri, vol 9 livre 9 n°445, raconté par Ibn Umar)

 

Jésus

 

Comparons cette attitude de Mahomet avec la prière que Jésus a fait monter vers Dieu en mourant sur la croix:

« Ils crucifièrent avec lui deux brigands, l’un à sa droite, et l’autre à sa gauche. Ainsi fut accompli ce que dit l'Ecriture: iI a été mis au nombre des malfaiteurs. Les passants l’injuriaient, et secouaient la tête, en disant: He! toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, en descendant de la croix! Les principaux sacrificateurs aussi, avec les scribes, se moquaient entre eux, et disaient: II a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même! Que le Christ, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions! Ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient aussi. » Marc 15:27-32

« Jésus dit: père, pardonne-leur, car i's ne savent ce qu'ils font. Ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort ». Luc 23:34

 

Le pardon accordé aux autres

 

Mahomet

 

« La punition d'un mal est un mal identique; mais celui qui pardonne et qui s'amende trouvera sa récompense auprès d' Allah. Allah n'aime pas les injustes. Quant à ceux qui, après avoir subi un tort, se font justice à eux-mêmes; voilà ceux contre lesquels aucun recours n'est possible. Le recours n'est possible que contre ceux qui sont injustes envers les hommes et qui, sans raison, se montrent violents sur la terre. Voila ceux qui subiront un châtiment douloureux. Mais celui qui est patient et qui pardonne fait montre des meilleures dispositions. » Sourate 42 :40-43

 

Jésus

 

« Si quelqu'un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l’autre. Si quelqu'un prend ton manteau, ne l’empêche pas de prendre encore ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas ton bien à celui qui s'en empare. Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi agissent de même. Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille. Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très-Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants. » Luc 6:29-35

 

L’épée

 

Mahomet

 

« O Prophete (Mahomet)! Encourage les croyants au combat! S'il se trouve parmi vous vingt hommes endurants, ils en vaincront deux cents. S'il s'en trouve cent, ils vaincront mille incrédules: ce sont des gens qui ne comprennent rien ». Sourate 8:65

 

Jésus

 

« Alors ces gens s'avancèrent, mirent la main sur Jésus, et le saisirent. Et voici, un de ceux qui étaient avec Jésus étendit la main, et tira son épée; il frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l’ oreille. Alors Jésus lui dit: Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée ». Matthieu 26:50-52

 

Les prisonniers

 

Mahomet

 

« Il n'appartient pas à un prophète de faire des captifs, tant que, sur la terre, il n'a pas complètement vaincu les incrédules ». Sourate 8:67

 

Jésus

 

« L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé pour proclamer (aux captifs) la delivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur ». Luc 4: 18-19

 

26/01/2008

Que signifie AMEN ?

AMEN

 

Amen est un mot employé par tous - même par les païens - qui revient souvent dans l'Ancienne Alliance et dans la Nouvelle Alliance. Des générations ont prononcé et ponctué la prière de la foi.

 

Ce mot n'est ni grec, ni latin mais est bien HEBREU et signifie « vérité ».

 

AmenOn pense souvent que le fait de dire Amen signifie juste que l’on est d’accord avec ce qui vient d’être dit. Mais ce mot est beaucoup plus riche en signification que cela.

Il y a cette notion d’accord, raison pour laquelle les talmudistes disent que celui qui dit Amen dit qu’il est d’accord avec ce qu’il a été dit, mais au-delà de ça Amen est un acrostiche.

Aleph  a première lettre utilisée pour El qui signifie Dieu (ou Adonaï qui signifie Seigneur)

Mem  mEï deuxième lettre utilisée pour Melek qui signifie Roi

Noun  !  Troisième lettre utilisée pour Naman qui signifie "fidèle" et "en qui nous avons confiance"

 

Donc lorsque nous disons Amen, nous acceptons à la fois l’idée d’un Dieu créateur (El), qui soit roi (Melek) de qui on a accepté la loi au moment de la révélation du Sinaï et en qui nous avons confiance (naman).

 

Même dans les textes évangéliques, lorsque Jésus dit « en vérité, en vérité », cette expression riche en signification n’a pas été traduite en grec mais a été maintenue en hébreu :   avmh.n avmh.n le,gw soi (=amen amen lego soi=en vérité en vérité je te le dis)

 

On retrouve le mot Amen 103 fois dans le nouveau testament dont 76 fois de la bouche de Jésus.

Voici les plus importantes :

 

1. LE CIEL OUVERT : s'adressant à Nathanaël :

Et il lui dit: En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme. (Jean 1:51 LSG)

 

2. LA NOUVELLE NAISSANCE : s'adressant à Nicodème :

Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. (Jean 3:5 LSG)

 

3. LA RESURRECTION :

En vérité, en vérité, je vous le dis, l'heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu; et ceux qui l'auront entendue vivront. (Jean 5:25 LSG)

 

4. JESUS EST LA PAROLE ET EST LE PAIN DE VIE

Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel, mais mon Père vous donne le vrai pain du ciel; (Jean 6:32 LSG)

 

5. "Je Suis" : affirmation de sa divinité

Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fût, je suis. (Jean 8:58 LSG)

 

6. La porte du salut

Jésus leur dit encore: En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. (Jean 10:7 LSG)

 

7. La mort à soi-même : nous laissons le Messie agir dans notre vie comme il le veut : il est appelé le TSEMAH : la plante de Dieu

En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul; mais, s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. (Jean 12:24 LSG)

 

8. LES DISCIPLES SUIVENT LE CHEMIN DU MAITRE

En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n'est pas plus grand que son seigneur, ni l'apôtre plus grand que celui qui l'a envoyé.  Si vous savez ces choses, vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez. (Jean 13:16-17 LSG)

 

9. IMPORTANCE DE RECEVOIR LES PAROLES DE JESUS 

En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui reçoit celui que j'aurai envoyé me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé. (Jean 13:20 LSG)

 

10. LES DISCIPLES FONT LES MEMES OEUVRES QUE LE MAITRE 

En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père;  et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. (Jean 14:12-13 LSG)

 

11. IMPORTANCE DE LA PRIERE AU PERE, AU NOM DE JESUS

En ce jour-là, vous ne m'interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom.  Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. (Jean 16:23-24 LSG)

10/01/2008

Jonas - Difficile à avaler?

jonasL'Histoire de Jonas - Difficile à avaler?

LA BIBLE raconte que Jonas fut englouti par un grand poisson et qu’il survécut à l’intérieur de l’animal pendant trois jours. Ceux qui critiquent la Bible se sont souvent servis de ce récit pour essayer de prouver que la Bible contient des mythes et des allégories.

Jonas 1:17: “Dieu désigna un grand poisson pour engloutir Jonas.”

 

Cet animal ne peut être, comme on le dit généralement, une baleine ; car ce cétacé n'existe pas dans la Méditerranée, et il a d'ailleurs le gosier trop étroit pour engloutir un homme. Il s'agit plutôt d'une espèce de requin (carcharias) commune dans cette mer et dont la voracité est connue.

 

M. Gobat, évêque de Jérusalem, nous racontait lui-même qu'il vit ouvrir près d'Alexandrie le ventre d'un de ces animaux dans lequel se trouvait le corps d'un homme, mort sans doute, mais conservé parfaitement intact. Le célèbre naturaliste Oken raconte un fait plus extraordinaire encore. En 1758, un matelot d'une frégate qui naviguait dans la Méditerranée tomba à la mer et fut à l'instant englouti par un requin. Le capitaine fit tirer aussitôt sur le requin, qui, atteint par le boulet, rejeta sa proie ; le matelot fut ramené vivant à bord dans la chaloupe (Müller. Natursystem des C. von Linné, III, 268). A ces exemples, nous pourrions encore en ajouter d'autres.

 

Cela aurait-il pu être un requin?

Les requins sont-ils assez grands pour pouvoir avaler un homme entier?

 

Le grand requin blanc est largement assez grand. Dans certains cas, il atteint 12 mètres de long. Contrairement au cachalot qui, en général, n’est pas agressif, le grand requin blanc est connu pour sa férocité et sa tendance à avaler tout ce qu’il trouve sur son chemin.

 

Un livre (Australian Zoological Handbook) dit que le grand requin blanc “pourrait facilement engloutir un homme tout entier”. Un autre livre (The Natural History of Sharks) raconte qu’un requin blanc de 4,50 m de long fut capturé en 1939. Son estomac contenait deux requins entiers mesurant chacun 1,80 m, soit à peu près la taille d’un homme.

 

Trouve-t-on le requin blanc en Méditerranée?

Les spécialistes sont d’accord pour dire qu’on le trouve dans toutes les mers du monde, y compris en Méditerranée. Plusieurs experts racontent qu’on a connu des cas où ce requin suivait des bateaux pendant des jours entiers afin de manger tout ce que l’on jetait par-dessus bord. Vous souvenez-vous de ce qui s’est passé sur le bateau de Jonas avant que les marins ne se soient laissé persuader de jeter Jonas à la mer?

 

“Il y eut une grande tempête sur la mer; (...) et ils continuèrent à lancer à la mer les objets qui étaient dans le navire pour l’en alléger.” — Jonas 1:4, 5.

 

Cela aurait pu attirer des requins et ensuite l’un d’eux aurait pu avaler Jonas. Cela aurait été une succession naturelle d’événements. 

 

Il est possible que Jonas ait été englouti par un grand requin blanc. Il est également possible que cela ait été un cachalot, bien que l’hypothèse du requin blanc paraisse plus vraisemblable. En ce qui concerne le requin, en tout cas, s’il vous arrive de visiter le Muséum américain d’histoire naturelle de New York, vous pourrez voir par vous-mêmes la reconstitution des mâchoires d’un énorme requin: le Carcharodon megalodon. Des hommes de science pensent qu’elles sont trop grandes. Mais même une fois reproduites à une échelle plus petite, il restera évident que ce monstre aurait pu avaler Jonas. Il mesure au moins 12,90 m de long.

 

Si ce requin est si grand, pourquoi n’a-t-on retrouvé que les dents et pas d’os?

Parce que les requins n’ont pas d’os. Ils ont un squelette en cartilage. Les hommes de science ne disposent que des dents pour leurs travaux. Bien que la plupart d’entre elles soient fossilisées, Theo Brown signale (dans son livre Sharks — The Silent Savages) que l’on a trouvé d’énormes dents, non fossilisées, au fond de l’océan Pacifique.

 

Ceci signifie que ces requins géants auraient encore existé récemment? Il est possible qu’il y en ait encore de vivants. Au vingtième siècle, certains ont dit avoir vu des créatures de ce genre, mais cela n’a pas été prouvé.

 

On a trouvé un grand nombre de dents de requin fossilisées près de Malte, en Méditerranée, ce qui serait juste sur le trajet de Jonas, entre Joppé et Tarsis, si l’on considère que Tarsis, c’est l’Espagne. Il ne fait donc pas de doute qu’il y a eu une sorte de requin géant en Méditerranée dans le lointain passé et peut-être aussi dans un passé récent.

 

Comment Jonas aurait-il pu survivre?

Jonas a certainement bénéficié d’un miracle pour pouvoir survivre à l’intérieur du poisson qui l’avala. Il existe plusieurs récits de marins qui ont été avalés vivants par des sortes de baleines et qui ont survécu. L’arrivée du poisson à point nommé était un miracle aussi, de même que le fait qu’il rejeta Jonas à terre sain et sauf. Mais pourquoi est-ce si difficile de croire que Dieu aurait pu protéger miraculeusement Jonas dans le ventre du poisson?

 

Regardez ce qu’il dit en Matthieu 12:40. “De même, en effet, que Jonas a été trois jours et trois nuits dans le ventre de l’énorme poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le cœur de la terre.”

 

Ce qui est arrivé à Jésus est un fait tangible. Serait-il logique que Jésus ait utilisé le récit de Jonas pour illustrer sa propre mort et sa résurrection si l’histoire de Jonas n’avait pas été vraie?

 

Jésus continue dans le même ordre d’idées. “Des hommes de Ninive ressusciteront, lors du jugement, avec cette génération et ils la condamneront, car ils se sont repentis à la prédication de Jonas, mais voici qu’il y a ici plus que Jonas.” (Mat. 12:41). L’archéologie a prouvé que Ninive a réellement existé. Pourquoi Jonas serait-il un personnage fictif? Pourquoi Jésus déclarerait-t-il qu’il serait “plus que” quelqu’un qui n’aurait même pas existé? Si Jésus s’était comparé à une personne qui n’avait jamais existé, les gens auraient pu penser qu’il était en train de les mystifier.

 

Lisez maintenant le verset 42. “La reine du sud sera relevée, lors du jugement, avec cette génération et elle la condamnera, car elle est venue des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon, mais voici qu’il y a ici plus que Salomon.” Croyez-vous que Salomon a vraiment existé? Si tous les autres étaient des personnages réels, pourquoi Jonas ne le serait-il pas? Par conséquent, même si l’aventure de Jonas a été miraculeuse, elle est historique et non fictive.

29/12/2007

Bible falsifiée des Témoins de Jéhovah

watchtower-brooklynBible falsifiée des Témoins de Jéhovah

 

Suite à l’utilisation récente de versets provenant de la Bible traduite par les Témoins de Jéhovah, voici quelques falsifications que l’on trouve dans cette traduction qu’ils appellent « traduction du monde nouveau » (indiquée TMN ci-dessous).

Pour ceux qui ne savent pas lire les caractères grecs, vous pouvez les télécharger sur : http://www.bibleworks.com/downloads/bwfonts.exe.

 

Jean 1:1

Original grec : kai. qeo.j h=n o` lo,gojÅ(Kai Theos en ho logos)

Traduction littérale : "Et le Verbe était Dieu"

Traduction TMN des Témoins de Jéhovah : "et la Parole était dieu" (en minuscule) (certaines TMN indiquent même un dieu)

 

Il y aurait donc deux sortes de Divinités : Dieu et dieu ?? Les témoins de Jéhovah sont donc polythéistes...

 

 

Jean 1:14

Original grec : kai. evqeasa,meqa th.n do,xan auvtou/ (kai etheasametha tên doxan autou)

Traduction littérale : "(Jésus) plein de grâce"

Traduction TMN des Témoins de Jéhovah : "plein de faveur immérité"

 

Comme si le Fils de Dieu n'avait pas mérité la faveur qui lui fut donnée !

 

Jean 8:58

Original grec : pri.n VAbraa.m gene,sqai evgw. eivmi,Å (prin abraam genesthai egô eimi) ego eimi = je suis !

Traduction littérale : "Avant qu'Abraham ne fût, moi, je suis"

Traduction TMN des Témoins de Jéhovah : "Avant qu'Abraham soit venu à l'existence, moi, j'étais"

 

Ceci n'est pas une faute d'inattention, ni une correction de faute de syntaxe. Les traducteurs de la TMN savaient qu'au présent JE SUIS est le nom que Dieu s'est donné dans 1'Ancien Testament. C'est pour affirmer sa divinité que Jésus emploie le présent, là où l'on aurait plutôt attendu l'imparfait.
Alors la TMN "corrige" Jésus !

 

 

Jean 14:10

Original grec : ouv pisteu,eij o[ti evgw. Evn tw/| patri. kai. o` path.r evn evmoi, evstin (ou pisteueis oti egô en (=dans) tô patri kai o patêr en (=dans) emoi estin)

Traduction littérale : "Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ?"

Traduction TMN des Témoins de Jéhovah : "Ne crois-tu pas que je suis en union avec le Père et que le Père est en union avec moi !"

 

Ce n'est vraiment plus la même chose ! Falsification flagrante...

 

Luc 23:43

Original grec : avmh,n soi le,gw sh,meron metV evmou/ e;sh| evn tw/| paradei,sw|Å (amên legô sêmeron met emou esê en tô paradeisô)

Traduction littérale : "En vérité, je te le dis : aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis"

Traduction TMN des Temoins de Jéhovah : "Je te le dis aujourd'hui : tu seras avec moi dans le paradis"

 

Selon leur doctrine, l'âme meurt avec le corps et ne peut donc pas aller au paradis dès maintenant. I1 suffit d’adapter la ponctuation pour changer le sens de la phrase et le tour est joué.

Certes il n’y a pas de ponctuation dans le texte original, mais Jésus utilise cette phrase à de nombreuses reprises (en vérité en vérité je te le dis) sans jamais rajouter ‘aujourd’hui’. Il est donc clair que le mot ‘aujourd’hui’ fait partie de ce qu’il annonce.

 

Matthieu 26:26 Marc 14:22-24 Luc 22:19-1 Co 11:24

Original grec :evstin to. sw/ma,Å.. evstin to. ai-ma, (estin to sôma... estin to aima ) (estin = verbe être)

Traduction littérale : "Ceci est mon corps... ceci est mon sang..."

Traduction TMN des Témoins de Jéhovah : "Ceci représente mon corps... ceci représente mon sang..."

Ici nous avons également une falsification flagrante. Les quatre récits de l'institution emploient, dans le grec, chaque fois le verbe être. Quelle que soit l'interprétation que l'on donne, on ne change jamais le texte de la Bible, sous prétexte de traduire la pensée de Dieu ! D'ailleurs, pour vérifier que pour Jésus il ne s'agissait pas de symboles, mais d'identité, il suffit de relire Jean 6:51-59. Quand les auditeurs juifs ont quitté Jésus en disant : "Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger '", Jésus n'a pas adouci la force de son affirmation, mais il l'a renforcée dans les versets qui suivent. Nous voyons que les Témoins de Jéhovah tiennent le même langage que les Juifs qui ont quitté Jésus.

 

 

1 Jean 5:20

Original grec : oi;damen de. o[ti o` ui`o.j tou/ qeou/ h[kei kai. de,dwken h`mi/n dia,noian i[na ginw,skwmen to.n avlhqino,n( kai. evsme.n evn tw/| avlhqinw/|( evn tw/| ui`w/| auvtou/ VIhsou/ Cristw/|Å ou-to,j evstin o` avlhqino.j qeo.j kai. zwh. aivw,niojÅ (oidamen de oti o uios tou theou êkei kai dedôken êmin dianoian ina ginôskômen ton alêthinon kai esmen en (=dans) tô alêthinô en (=dans) tô uiô autou iêsou christô outos estin (=il est) o alêthinos Theos kai zôê aiônios)

Traduction littérale : "Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu et qu'il nous a donné l'intelligence afin que nous connaissions le Véritable. Nous sommes dans le Véritable, dans son Fils Jésus-Christ. Celui-ci est le Dieu véritable et la vie éternelle".

Traduction TMN des Témoins de Jéhovah : "Mais nous savons que le Fils de Dieu est venu et qu'il nous a donné l'intelligence afin que nous parvenions à la connaissance du véritable. Et nous sommes en union avec le véritable, par le moyen de son Fils Jésus-Christ. C'est là le vrai Dieu et la vie éternelle"

 

On remplace le pronom personnel par un adverbe de lieu, et on ne voit plus que c'est Jésus qui est désigné comme le vrai Dieu.

 

2 Co 5:19

Original grec : w`j o[ti qeo.j h=n evn Cristw/| ko,smon katalla,sswn e`autw/| (ôs oti theos ên en (=dans) christô kosmon katallassôn eautô)

 Traduction littérale : « Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même".

Traduction TMN des Témoins de Jéhovah : "Dieu, par le moyen de Christ, réconciliait un monde avec lui-même".

 

Paul n'a pas écrit : par le moyen de Christ, mais il a dit : en Christ. La TMN corrige ici l'apôtre Paul, qui exprime clairement l'identité de Dieu et Jésus.

 

Col 2:9

Original grec : o[ti evn auvtw/| katoikei/ pa/n to. plh,rwma th/j qeo,thtoj swmatikw/j( (oti en autô katoikei pan to plêrôma tês theotêtos sômatikôs)

 Traduction littérale : "En lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité".

Traduction TMN des Temoins de Jéhovah : En lui habite corporellement toute la plénitude de la qualité divine 

 

C'était trop clair. Alors ils diminuent la force du texte en transformant divinité en qualité divine...

 

 

Conclusion I1 n'y a pas lieu de s'étonner outre mesure de ces falsifications et de nombreuses autres que nous n'avons pas relevées faute de place. Nous lisons en effet dans la préface de la TMN :

"Les traducteurs du présent ouvrage, qui craignent et aiment 1'Auteur divin des Saintes Ecritures, estiment avoir une obligation particulière envers Lui, celle de transmettre aussi exactement que possible les pensées et les paroles de Jéhovah Dieu". Nous sommes donc avertis : ils ne traduisent pas seulement ses paroles, mais d'abord ses pensées. Alors, lorsqu'ils estiment qu'un mot de la Bible ne correspond pas à la pensée de Dieu, il croient de leur devoir de traduire de façon à ce qu'il exprime la "pensée de Dieu", en l'occurrence la pensée de la Tour de Garde.

Si une traduction de la Bible n'est plus simplement la traduction de la Parole écrite, le risque est grand d'y trouver les pensées des traducteurs, prêtées à Dieu.

En lisant la TMN, ne soyons donc pas étonnés d'y trouver la pensée des Témoins de Jéhovah. Ne l'oublions pas.

23/12/2007

Jésus Fils de Dieu

Jésus Fils de Dieu

 

 

Pour ceux qui sont choqués par la notion que Dieu ait un fils...

 

1.  Expressions imagées

Dieu est esprit (Jean 4:24) et n’a certainement pas de corps ou d’organes (mains, visage, bouche, yeux). Il ne tient pas debout ni ne s’assied, physiquement parlant. Mais un langage symbolique utilisant ces expressions (anthropomorphismes) est utilisé par la Bible, afin que les gens puissent comprendre ce qui est exprimé.

2. Naissance de Jésus

Jésus n’a pas été enfanté par Dieu comme les fils sont enfantés par leurs pères humains. Il n’en reste pas moins que l’ange dit à Marie : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi la sainte choses qui naîtra sera appelée fils de Dieu ». Cette naissance miraculeuse par l’action du Saint Esprit sur la vierge est même reconnu par le Coran.

3.   Portée de l’expression fils de Dieu

Les prophètes et hommes de Dieu ont souvent eu des noms particuliers. Abraham est appelé « ami de Dieu » (Ésaïe 41:8). Jésus a de nombreux noms : Jésus (L’Éternel Sauveur), Emmanuel (Dieu avec nous ; Matt. 1:23), Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Prince de paix (Ésaïe 9 :6).

 

Dans les Évangiles, nous lisons que Dieu a dit de Jésus « Celui-ci est mon fils bien-aimé… écoutez-le » (Matt. 17:5).Qui un homme aime-t-il le plus, son ami ou son fils ? Son fils, bien sûr ! Pour le distinguer de tous les autres, Dieu appela Jésus son fils. Que voulait dire Dieu par là ?

 

Nous disons que le fils est l’image de son père. ainsi, en voyant Jésus nous apprenons à mieux connaître Dieu (Jean 14:9).

Un fils a la même nature que son père. Cela a été le cas de Jésus (Jean 5:18).

Un fils peut prendre la place de son père, et le représenter, et parler en son nom, ce qu’a fait Jésus lorsqu’il était parmi les hommes. C’est pourquoi on l’appelle aussi la Parole de Dieu. Dieu parlait au travers de lui (Héb. 1:3).

 

C’est de toutes ces choses que nous parle l’expression fils de Dieu.

4. Une idée à combattre

Quand on attaque l’idée suggérant que Dieu aurait enfanté un fils, cela combat plutôt les idolâtres qui enseignent que les dieux se marient et enfantent des fils et des filles. Et cela est très juste, et mérite d’être combattu.

 

10/12/2007

Mahomet, le Shiloh ? Impossible ! – Réflexion pour nos amis musulmans.

ShilohMahomet le Shiloh ? Impossible ! – Réflexion pour nos amis musulmans.

 

Certains musulmans prétendent que Mahomet est annoncé en Genèse 49:10 avec ceci pour argument:

 

"Genèse 49:10 prophétise la venue d’un ultime prophète non-juif, à qui les peuples devront obéissance (le Shiloh)."

 

Lisons le passage en question :

« Le sceptre ne s'écartera point de Juda, ni le bâton de législateur d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne le Shiloh; à lui, l'obéissance des peuples! » Genèse 49:10

 

Ø      Première constatation, on ne peut trouver les mots "ultime prophète non-juif". Pourtant c'est sur ces mots n'existant pas dans le texte, que certains musulmans s'appuient pour arguer que Mahomet est prophétisé dans la Bible.

 

Ø      Deuxième constatation, la personne dont il est fait prédiction, n'est pas citée comme étant une personne non juive, mais plutôt comme une personne de la ligne de Juda.

 

« Le sceptre ne s'écartera point de Juda, ni le bâton de législateur d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne le Shiloh... »

 

[C'est à dire, que le sceptre du roi devait rester dans la ligne de Juda jusqu'à ce que vienne le Shiloh; le Shiloh étant le bout des rois de Juda désigné par Dieu.]

 

Ø      Troisième constatation, le Shiloh est présenté comme devant régner sur les nations:

 

« à lui, l'obéissance des peuples! »

 

Ø      Quatrième constatation, la venue du Shiloh doit selon le texte, se produire avant que Juda perde sa souveraineté nationale et puissance législative:

 

« Le sceptre ne s'écartera point de Juda, ni le bâton de législateur d'entre ses pieds... »

 

 

Maintenant pour savoir si Mahomet correspond à cette prophétie, nous devons regarder si Mahomet rempli ces quatre points.

 

Ø      Premier point, l'affirmation que le Shiloh serait Mahomet tient uniquement sur le fait que le Shiloh serait cité comme "un ultime prophète non juif", cependant c'est une description que l'on ne peut pas trouver en le texte. Ce point étant faux, deux choses en ressort. D'abord c'est un point non pertinent, pour savoir qui le Shiloh est. Ensuite, Mahomet se trouve être directement être élimé d'être le Shiloh.

 

Continuons.

 

Ø      Deuxième point, le Shiloh doit être issue de la ligne de Juda. Mahomet n'est pas issu de la ligne de Juda, Mahomet étant arabe.

 

Ø      Troisième point, le Shiloh doit régner sur les nations. Mahomet a régné sur quelques tribus, mais il n'a pas régné sur les nations.

 

Ø      Quatrième point, la venue du Shiloh doit se produire avant que Juda perde sa souveraineté nationale et puissance législative. Et celles-ci ont été écartées au 1er siècle. En l'an 11, les Romains ont enlevé le droit aux autorités juives d'administrer la punition capitale. A ce propos, Rachmon, un rabbin juif est enregistré comme disant:

 

« Lorsque les membres du Sanhédrin se sont trouvés privés de leur droit de vie et de mort, une consternation générale a pris possession d'eux ; ils ont couvert leurs têtes de cendres, et leurs corps avec de la toile à sac, hurlant, "Malheur à nous, parce que le sceptre est parti de Juda, et le Messie n'est pas venu." »

 

Nous voyons que le Shiloh est identifié en tant que le Messie !

 

Et Jérusalem, capital de Juda et d'Israël, est tombé en l'an 70, sous le prince Titus, d'où la destruction du temple. La souveraineté nationale et la puissance législative, ayant été écarté au 1er siècle, et étant né 500 ans après, Mahomet ne peut être le Shiloh, celui-ci devant venir avant que la puissance législative, et souveraineté nationale aient été écartées de Juda.

 

Résultat, Mahomet ne peut être le Shiloh.

 

Le chrétien quant à lui, croit que le Shiloh est Jésus le Messie, vérifions, si cela peut être juste.

 

Ø      Le premier point, est qu’il a été vu que le Shiloh n’est pas spécifiquement explicité comme un "ultime prophète non-juif". Argument à écarter.

 

Ø      Deuxième point, le Shiloh doit être issue de la ligne de Juda. Jésus est de la ligne de Juda:

 

« Car il est évident que notre Seigneur est descendu de la Tribu de Juda, à l'égard de laquelle Moïse n'a rien dit de la Sacrificature. » Hébreux 7:14

 

Ø      Troisième point, le Shiloh doit régner sur les nations. Jésus règne sur les nations:

 

« Afin qu'au nom de Jésus, tout ce qui est dans les cieux, et sur la terre, et sous la terre, fléchisse le genou, » Philippiens 2:10

 

« Ils disaient à haute voix: L'Agneau qui a été immolé, est digne de recevoir puissance, et richesse, et sagesse, et force, et honneur, et gloire, et louange. J'entendis aussi toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, et sous la terre, et dans la mer, et toutes les choses qui y sont, qui disaient: A celui qui est assis sur le trône, et à l'Agneau soient la louange, et l'honneur, et la gloire, et la force aux siècles des siècles. » Révélation 5:12-13

 

« Ils combattront contre l'Agneau, mais l'Agneau les vaincra, parce qu'il est le Seigneur des seigneurs, et le Roi des rois; et ceux qui sont avec lui sont les appelés, les élus et les fidèles. » Révélation 17:14

 

Ø      Quatrième point, la venue du Shiloh doit se produire avant que Juda perde sa souveraineté nationale et puissance législative, qui celles-ci ont été perdues au 1er siècle. Or Jésus est venu autour de l'an 4 avant J-C, c'est à dire avant que Juda perde sa souveraineté nationale et puissance législative.

 

Ainsi, Jésus possède les caractéristiques nécessaires pour être identifié au Shiloh.

 

En outre, les chrétiens croient que le Shiloh est une prophétie au sujet du Messie, intéressant lorsque nous nous tournons vers la consultation des références rabbiniques antiques nous trouvons que les rabbins ont aussi cru que le Shiloh est le Messie.

 

Le Targum Pseudo Jonathan:

"Le roi et les gouverneurs ne s'écarteront pas de la maison de Juda... jusqu'à ce que le Roi Messie vienne"

 

Le Targum Jérusalem:

"Les rois ne s'écarteront pas de la maison de Juda... jusqu'à la venue du Roi Messie..."

 

Le Targum Onkelos:

"La transmission du domaine ne s'écartera pas de la maison de Juda, ni les scribes des enfants de ses enfants, jusqu'à ce que le Messie vienne"

 

Le Talmud Babylonien, Sanhedrin 98b, Rabbi Johanan:

"Le monde a été créé pour le Messie, qu'elle est le nom de ce Messie? L'école de Rabbi Shila dit son nom est Shiloh, parce qu'il écrit au sujet de lui; 'jusqu'à ce que Shiloh vienne'."

 

Ceci démontre que les chrétiens n'ont rien innové en regardant le Shiloh comme devant être le Messie. Et Jésus étant contrairement à Mahomet, le Messie. Mahomet ne peut pas être le Shiloh, plutôt c'est Jésus qui est le Shiloh.

 

 

En conclusion, rajoutons que le Shiloh est un mot hébreu qui se traduit par « le Pacifique »... No comment.

06/12/2007

Les Apocryphes du Nouveau Testament

Les Apocryphes du Nouveau Testament

Il n’y a rien d’étonnant ou de choquant à ce que des textes de diverses origines sur Jésus et la foi chrétienne aient circulé depuis le commencement.

Différences entre livres apocryphes et canoniques

Les Evangiles dits apocryphes se démarquent des textes apostoliques sur plusieurs points :

- ils répondent à la curiosité humaine en inventant les histoires que les Evangiles n’ont pas traité (l’enfance de Jésus, par ex., qui contient des histoires peu crédibles) ;

- ils contiennent des notions théologiques tardives (comme le titre de Mère de Dieu- theotokos dans le Protévangile de Jacques, titre datant du concile d’Ephèse au Ve s.) ;

- ils contiennent des notions contraires au Nouveau Testament ;

- ils sont tous pseudépigraphiques, c’est-à-dire faussement attribués à un auteur connu.

Origine des textes apocryphes

Un certain nombre de lettres et d’Evangile pseudépigraphiques (empruntant le nom de quelqu’un d’autre) circulaient dans les églises en même temps que les écrits des apôtres. Mais la plupart des Evangiles apocryphes étaient en copte et avait cours en Egypte parmi des groupes gnostiques. Au IIe s., les églises commencèrent à écarter ce qu’elles n’acceptaient pas comme vraiment apostolique. C’est justement à cette époque que les gnostiques fleurirent parmi les chrétiens et obligèrent les églises à se positionner sur certains points de doctrine ainsi que sur le canon des Ecritures.

 

Article de l’Encyclopedia Britannica (Titre : Apocrypha): « Tous les apocryphes du Nouveau Testament sont pseudépigraphes… Les mouvements hérétiques gnostiques et montanistes ont produit un grand nombre de pseudépigraphes du Nouveau Testament. L’apparition de ces nombreux écrits a provoqué le processus de canonisation des livres saints au sein de la jeune église chrétienne. »

Définition des apocryphes

Le terme apocryphe signifie secret en grec (apokruphos). Il est employé principalement par les gnostiques qui basaient leurs croyances et leurs pratiques sur l’occulte, l’ésotérique, les mystères. Pour eux, la connaissance salvatrice passait par des secrets révélés par des éons, des esprits angéliques, voire des dieux. On trouve au IIe s. par exemple Le Livre Secret de Jean qui explique la mythologie gnostique sous la forme d’une révélation de Jésus ressuscité à l’apôtre Jean.

 

Les évangiles apocryphes sont des textes qui copient et modifient les Evangiles apostoliques, comme l’Evangile selon Marcion (un croyant semi-gnostique du IIe siècle) par ex., qui modifie l’Evangile selon Luc.

 

Les évangiles apocryphes ressemblent aussi aux Targums juifs (développement libre du texte biblique) quand ils proviennent de groupes nazaréens comme les Ebionites.

 

Les Actes apocryphes, loin d’atteindre le degré de précision historique du livre de Luc, étaient des récits épiques et romancés destinés à enthousiasmer le lecteur populaire.

 

Nombreux textes dans les 7 premiers siècles au sujet de Jésus.

 

Il existait notamment un recueil de paroles de Jésus appelé Jesu logia (rapporté par Eusèbe de Césarée dans son Histoire Ecclésiastique, III, 39,16 et citant Papias).

 

Parce que différents groupes philosophiques et religieux se réclamant de Jésus.

 

Les apocryphes du Nouveau Testament imitent le style du Nouveau Testament et se regroupent sous 4 formes : les Evangiles, les Actes, les Epitres et les Apocalypses.

 

22 Evangiles apocryphes du IIe (12 en latin et 10 en grec)

 

15 Actes

 

10 Epitres

 

6 Apocalypse

 

[voir tableau http://pascal.dupuy.chez-alice.fr/Apocryphes/Les_Apocryph...]

 

Trois thèmes prédominent : 1) histoire de Marie et Joseph 2) enfance de Jésus 3) histoire de Pilate

 

Les plus connus sont l’Evangile selon Jacques, l’Evangile selon Nicodème (ou Les Actes de Pilate), l’Evangile selon Pierre, et plusieurs Apocalypses.

 

37 manuscrits et 5 fragments en langue copte (tirés probablement d’originaux grecs) ont été découverts en 1946 à Nag Hammadi (près de Louxor, Egypte).

 

Aucun n’est daté avant le IIe siècle. Il n’y a que le Jesus Seminar pour dater l’Evangile de Thomas des années 50 de notre ère, soit avant les Evangiles canoniques. Cela me paraît impossible à cause des faits suivants :

 

            - Le fragment le plus ancien de l’Evangile de Thomas, le Papyrus Oxyrhynchos 1, date de 200 environ.

            - La mention la plus ancienne de cet écrit vient d’Hippolyte qui en parle au IIIe s (entre 222 et 235)

            - L’Evangile de Thomas contient des phrases tirées des autres évangiles.

La dominante gnostique des apocryphes

La plupart de ces textes proviennent de groupes gnostiques égyptiens. Les éléments gnostiques (dualisme et docétisme) s’y retrouvent souvent.

 

Par exemple, dans l’Evangile de Pierre (dont Bouriant a découvert un fragment en 1886 à Akhmîn en Egypte), Jésus semble ne pas souffrir (IV, 10) et il ne meurt pas mais est enlevé (V, 19). Cela correspond au docétisme gnostique qui enseignait que Jésus n’était pas vraiment humain et n’avait qu’une apparence humaine (docétisme vient du grec dokeo = imaginer).

 

L’Evangile selon Thomas commence ainsi : « Voici les paroles secrètes que Jésus le vivant a dites et qu’a écrites Didyme Jude Thomas. Logia 1 : Et celui qui trouvera l’interprétation de ces paroles ne goûtera point la mort. » Cette idée de secret réservé à une élite est tout à fait gnostique et s’oppose aux livres du Nouveau Testament qui affirment que les mystères de Dieu ont été révélés et ne sont plus secrets (ex. : Epitre de Paul aux Romains 16/25-26).

Evaluation des paroles apocryphes de Jésus

Eusèbe de Césarée parle dans son Histoire Ecclésiastique de Papias, évêque de Hiérapolis au IIe siècle qui aurait compilé des paroles de Jésus (Exposition des Oracles de Jésus) auprès des témoins oculaires. Son texte a malheureusement été perdu et ne doit pas être confondu avec l’Evangile de Thomas. F.F. Bruce considère, au vu des extraits cités par des auteurs grecs, que ces oracles de Jésus rapportés par Papias n’apportent rien de plus au Nouveau Testament.

 

L’Evangile de Thomas, qui contient 114 paroles attribuées à Jésus, contredit à plusieurs reprises les autres textes du Nouveau Testament.

 

·  La parole 114 est carrément misogyne : « Simon Pierre leur dit : Que Marie sorte du milieu de nous car les femmes ne sont pas dignes de la Vie. Jésus dit : Voici que je la guiderai afin de la faire mâle, pour qu’elle devienne, elle aussi, un esprit vivant semblable à vous, mâles. Car toute femme qui se fera mâle entrera dans le royaume des cieux. »

 

·  La parole 77 est panthéiste : « Jésus a dit : je suis la lumière qui est sur eux tous. Je suis le Tout : le Tout est sorti de moi, et le Tout est arrivé à moi. Fendez du bois : je suis là ; levez la pierre et vous me trouverez là. »

 

·  De nombreuses autres paroles, par contre, sont des citations directes des Evangiles canoniques, souvent sorties de leur contexte, preuve qu’elles sont reprises et non antérieures aux Evangiles canoniques.

Formation du canon

Dès le IIe siècle circulait une abondante littérature dans les églises qui citait les livres du Nouveau Testament. C’est Tertullien qui, vers 200 après J.C., forgea l’expression « Nouveau Testament » (littéralement Nouvelle Alliance – comp. Hébreux 12:24).

 

Une majorité d’historiens et de papyrologues confirment que tous les livres du Nouveau Testament étaient écrits à la fin du 1er siècle et largement copiés et répandus au cours du IIe siècle. « L’Epitre aux Corinthiens de Clément de Rome, datée autour de 95, contient des citations de nombreux livres du Nouveau Testament : Matthieu, Marc, Luc, Romains, Galates, Philippiens, Ephésiens, et probablement Hébreux, Actes, Jacques et 1 Pierre » (Bruce Metzger, The Canon of the New Testament, 1987).

 

Sur quels critères a-t-on choisi les livres du Nouveau Testament ?

 

Pour être intégré à la collection des livres du Nouveau Testament, un écrit devait:

 

1°) provenir des apôtres

 

2°) ne pas contredire leur enseignement et celui de Jésus.

 

3°) confirmer les écrits de l’Ancien Testament

 

Qui décidait d’inclure tel ou tel livre ?

 

Personne en particulier. Les lettres des apôtres et les quatre Évangiles étaient lus et commentés dans toutes les églises, en plus de l’Ancien Testament. Dans certaines églises, on y lisait aussi l’Épître de Clément de Rome ou celle de Barnabas. Les grands écrivains chrétiens citaient abondamment le Nouveau Testament pour défendre leur foi.

 

C’est seulement en 393 à Hippo et en 397 à Carthage que des Conciles conduits par Augustin ratifièrent le choix faits par les églises depuis près de deux cents ans en fixant officiellement la liste des livres du Nouveau Testament. Il est intéressant de noter que les églises d’Orient, indépendantes de celles d’Afrique du Nord où se réunirent les conciles, possédaient le même canon, à une exception près, le livre de l’Apocalypse de Jean, controversé par des hérétiques.

 

A la fin du IIIè siècle, en effet, il y eût quelques doutes émis sur l’inspiration de l’Apocalypse de Jean. En fait, les partisans d’une nouvelle doctrine sur la fin des temps voulaient écarter l’Apocalypse du Canon pour laisser libre cours à leur enseignement erroné. Mais ils ne purent y réussir parce que l’Apocalypse est le livre le plus confirmé et attesté par l’Église primitive.

Des Evangiles à Qumran ?

Certains affirment que les grottes de Qumran contenaient des Evangiles cachés. Ceci est totalement faux.  Le jésuite José O’Callaghan a prétendu avoir découvert un fragment de l’Evangile selon Marc dans la grotte 7, mais cela n’a rien à voir avec un Evangile perdu. Il n’y a que 2 sortes d’Evangiles : les Evangiles écrits par les disciples de Jésus, Matthieu, Marc, Luc et Jean, et les Evangiles écrits plus tard par des faussaires.

Conclusion sur les apocryphes

Les apocryphes du Nouveau Testament diffèrent et ressemblent à la fois aux écrits du Nouveau Testament :

  • diffèrent quant à la hauteur de vue : ils n’atteignent jamais l’inspiration des textes sacrés.
  • diffèrent quant à l’étendue des informations : ils ne décrivent pas les actions de Jésus comme le font les Evangiles, ils ne contiennent pas d’instructions doctrinales pour les fidèles comme le font les Epitres.
  • ressemblent quant à certaines paroles de Jésus : un certain nombre semblent directement prises sur les 4 Evangiles écrits un siècle avant au moins.
  • ressemblent en tant que copies humaines : Evangiles, Actes, Apocalypses, noms d’apôtres, style littéraire oriental…

Les apocryphes du Nouveau Testament n’ajoutent ni ne retranchent rien aux croyances cardinales du Christianisme.

  • ils ne trahissent pas de doctrine secrète cachée jusque-là.
  • ils n’enlèvent rien à la personne centrale de Jésus le Messie.
  • ils n’enlèvent rien à l’œuvre de Christ, sa naissance, sa mort et sa résurrection.
  • ils citent les 4 Evangiles (sans les nommer) et y ajoutent des paroles de Jésus ou des récits légendaires.
  • Le Protévangile de Jacques, qui raconte l’enfance de Marie, et le Transitus Mariae, qui raconte l’assomption de Marie, contribuent il est vrai à faire de la mère de Jésus une personne plus importante que dans le Nouveau Testament où elle est peu présente. Cette vénération de Marie est historiquement une déviation absente chez les premiers chrétiens.

La rumeur du complot mis en place par les chefs de l’ Eglise pour cacher aux croyants certaines vérités ne tient pas devant un examen historique sérieux.

 

Les apocryphes sont intéressants pour la curiosité, mais n’apportent rien de nouveau, rien de spirituel et rien de fiable, comparés aux écrits denses et profonds du Nouveau Testament.

 

De plus, étant des mensonges pieux (ils sont faussement attribués à des apôtres ou des témoins oculaires de la vie de Jésus alors qu’ils datent au minimum du IIe siècle), ils ne sont pas dignes d’entrer dans le canon du Nouveau Testament.

 

 

02/12/2007

La Trinité

trinitéLa Trinité

(Ci-contre le blason de la Trinité (Ile de Jersey), assez évocateur)

 

La foi en la Trinité repose sur les enseignements de la Parole de Dieu. Il faut remarquer que toutes les grandes dénominations chrétiennes ont professé un Dieu unique en trois personnes : Eglise catholique, Eglises protestantes (Calviniste comme Luthérienne), Eglise orthodoxe russe et orientale, Eglises baptistes et méthodistes, etc. tandis que, les adversaires de la Trinité se sont toujours trouvés dans les sectes hérétiques, comme de nos jours : les «Témoins de Jéhovah.»

 

La lecture de la Bible, et particulièrement celle du Nouveau testament, révèle trois Personnes distinctes dans la Divinité: le Père, le Fils et le Saint EsPrit. Il est certain que l'intelligence humaine se trouve placée là devant un mystère qui la dépasse. Mais pouvons nous prétendre expliquer Dieu et toutes les profondeurs de sa personne. Il nous faudrait être Dieu Lui-même. L'état de péché dans lequel les hommes ont vécu, de génération en génération, n’a pas été sans altérer leur intelligence des réalités spirituelles.  Tout leur effort a porté sur les choses matérielles, et leur intelligence ne peut plus concevoir que ces dernières.

 

Les théologiens se sont épuisés à trouver des définitions et à établir des explications de la Trinité, mais on se rend compte, en les lisant, que leurs tentatives sont loin de faire la lumière. Acceptons, en toute humilité, de rester devant un mystère; ce qui ne doit pas nous empêcher de faire un travail positif, en cherchant, à travers la Parole de Dieu, ce qu'elle révèle de la Trinité; et gardons-nous de vouloir aller au-delà.

 

Nous trouvons déjà dans l'Ancien Testament, et cela dès les premières pages, un certain nombre de textes indicatifs de la Trinité. Il est dit dans la Genèse:

 

«Faisons l'homme à Notre image, à Notre ressemblance.» Genèse 1 :26.

 

«Voici, l'homme est devenu comme l'un de NOUS.» Genèse 3 :22.

 

«Allons! descendons là et confondons leur langage.» Genèse 11 :7.

 

Dans le prophète Esaïe, on lit également :

 

«Qui enverrai-Je et qui marchera pour Nous?» Esaïe 6 :8.

 

De même, dans tout le passage d'Esaïe 41 :21-23, Dieu se désigne Lui-Même par le pronom personnel «NOUS.»

 

Les adversaires de la Trinité ont prétendu que ce pluriel «nous» désignait Dieu et ses anges. Mais, on ne voit nulle part, dans toute l'Ecriture, Dieu associant son nom à aucune créature, même pas à ses anges. Quand Il tient conseil, c'est avec le Verbe ou la «Sagesse» qui était au commencement avec Lui. Qu'on relise à ce sujet les premiers versets de l'Evangile de Jean.

 

On a dit aussi que le pluriel est là pour représenter toutes les perfections divines. Mais, dans toute l'Ecriture, on ne les voit jamais personnifiées. On a dit encore: ce «nous» est un pluriel de majesté. On sait ce qu'il faut entendre par là. Les rois, les chefs d'Etat emploient la formule: «Nous, tel et tel, avons décidé telle et telle chose.» Mais, on ne peut alléguer aucun texte biblique prouvant que cette forme était employée dans la langue hébraique. Quand les rois s'y expriment, ils le font au singulier. On peut citer, par exemple:

Genèse 14 :21; 20 :9; 41 :15-17 ; Daniel 2 :3, 5, 8 ; 3 :25 ; 4 :4 ; 5 :7, 14 et 15, etc... Les versets où le «nous» est placé dans la bouche de Dieu semblent bien destinés à préparer les révélations plus complètes du Nouveau Testament.

 

Rappelons qu'en parlant des noms de Dieu, nous avons déjà constaté qu'Elohim est une forme plurielle.

 

En outre, on trouve dans l'Ancien Testament des versets qui, à n'en pas douter, font prévoir le mystère de la Trinité:

 

«Qui a fait paraître les extrémités de la terre?

«Quel est son nom et celui de son Fils?» Proverbes 30 :4.

 

«Dès le commencement, Je n'ai point parlé en cachette, dès l'origine de ces choses, J'ai été là; et maintenant, le Seigneur, l'Eternel, m'a envoyé avec son Esprit.» Esaïe 48 :16

 

C'est évidemment, dans le Nouveau Testament, que les témoignages apparaissent aussi nombreux que décisifs.

 

Nous relèverons successivement dans le Nouveau Testament :

 

I.- LE TEMOIGNAGE DE JESUS LUI-MEME.

 

«Je prierai le Père, et Il vous, donnera un autre Consolateur.» Jean 14 :16.

«Quand sera venu le Consolateur que Je vous enverrai de la part du Père, Il rendra témoignage de Moi.» Jean 15 :26.

«Comme le Père m'a envoyé.... recevez le Saint-Esprit.» Jean 20 :21, 22.

«Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.» Matthieu 28 :18-19. (Remarquez le singulier du mot «nom » : un seul nom pour les 3 !)

 

Dans ces quatre paroles prononcées par le Christ Lui-Même, nous L'entendons distinguer très nettement trois personnes:

Lui-Même, le Père et le Saint-Esprit qu'Il désigne aussi sous le terme de Consolateur. Remarquons au sujet de la dernière, que Jésus, instituant le Baptême, déclare qu'il doit être donné au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Si le Fils et le Saint-Esprit n'étaient pas Dieu, au même titre que le Père, on ne comprendrait pas pourquoi les trois noms se trouveraient aussi étroitement associés, et placés, en quelque sorte au même rang.

 

II.-LE TEMOIGNAGE  DES EVANGELISTES.

 

«Jésus vit l'Esprit descendre sur Lui, et une voix vint du ciel: Tu es mon Fils bien-aimé.» Matthieu 3 :16-17 ; Marc 1 :9-10; Luc 3 :21-22.

 

Les trois personnes nous sont montrées,"ayant une action tout à fait distincte. Le Fils sort de l'eau du Jourdain; le Saint-Esprit descend sur Lui; du haut du ciel, le Père fait entendre sa voix.

 

«L'ange lui répondit (à Marie): le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu;» Luc 1 :35.

 

Ici encore, nous retrouvons les trois Personnes de la Trinité. Le Saint-Esprit viendra sur Marie; le Très-Haut, c'est-à-dire Dieu le Père, la couvrira de son ombre; et l'enfant à naître sera appelé Fils de Dieu.

 

III.- LE TEMOIGNAGE DE PAUL.

 

«La grâce du Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu, et la communion du Saint-Esprit soient avec vous.» 2 Corinthiens 13 :13.

 

Les trois Personnes de la Trinité sont placées côte à côte, au même niveau; mais distinguées par leur action particulière dans la vie du chrétien.

 

«II y a diversité de dons, mais le même Esprit; diversité de ministères, mais le même Seigneur; diversité d'opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous.» 1 Corinthiens 12 :4-6.

 

«II y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi tous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous et en tous;» Ephésiens 4 :4-6.

 

Dans ces versets, les trois Personnes de la Trinité sont présentées par l'apôtre, avec un rôle particulier à chacune d'entre elles.

 

IV.- LE TEMOIGNAGE DE PIERRE.

 

«... élus selon la prescience de Dieu, le Père, par la sanctification de l'Esprit, afin qu'ils deviennent obéissants, et qu'ils participent à l'aspersion du Sang de Jésus-Christ... » 1 Pierre 1 :2.

 

V.- LE TEMOIGNAGE DE JEAN.

 

«Nous connaissons que nous demeurons en Lui et qu'Il demeure en nous, en ce qu'Il nous a donné de son Esprit. Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père, a envoyé le Fils comme Sauveur du monde» 1Jean 4 :13-14.

 

VI.- LE TEMOIGNAGE DE JUDE.

 

« Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint-Esprit, maintenez-vous dans l'Amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ, pour la vie éternelle.» Jude 20, 21.

 

Ainsi, nous possédons, tout au travers du Nouveau Testament, un ensemble de textes significatifs devant lesquels nous ne pouvons hésiter à reconnaître UN DIEU UNIQUE et pourtant EN TROIS PERSONNES, distinctes l'une de l'autre.

 

Mais, ce qui nous intéresse, c'est le rôle que joue chacune d'entre elles dans notre salut et notre vie chrétienne. En résumant, et en simplifiant beaucoup, nous pouvons dire ceci : le Père a conçu le plan du Salut et donné son Fils. Le Fils s'est offert en sacrifice et a été la Victime sainte et expiatoire. Le Saint-Esprit a inspiré les Ecritures. Il aide les pécheurs à s'approprier le Salut et les assiste ensuite dans leur marche chrétienne, étant le Consolateur promis.

16/11/2007

Le prophétisme – Deutéronome 18

deuteronomeLe prophétisme – Deutéronome 18

 

Le livre du Deutéronome, ou seconde loi, se présente comme un grand discours d’adieu de Moïse avant sa mort. Il reprend le récit du don de la Loi et nous invite à réfléchir sur ce que c’est que la Loi.

 

Le chapitre 18 du deutéronome est souvent invoqué par la communauté musulmane afin d’essayer d’y trouver une annonciation de Mahomet. Il n’en est rien. Voyons pourquoi.

 

Dans ce chapitre 18, après s'être occupé des futures autorités civiles et politiques, le législateur traite maintenant des autorités religieuses, d'abord dans l'ordre du sacerdoce (versets 1 à 8), puis dans celui du prophétisme (versets 9 à 22).

C’est précisément du prophétisme dont nous allons parler.

 

De même que l'autorité souveraine exercée par Moïse pourrait un jour être confiée à un roi, et que la magistrature judiciaire dont il avait été chargé, devait être continuée sous la forme d'un tribunal présidé par le sacerdoce, de même aussi la charge de prophète ou d'interprète de la volonté divine, qu'il avait remplie auprès du peuple, devait être exercée, dans l'avenir, quand il en serait besoin, par un prophète semblable à lui. Le ministère régulier des Lévites ne pouvait satisfaire au besoin souvent senti d'une direction divine immédiate. Ce besoin engendrait dans toutes les nations d'alentour une foule de pratiques superstitieuses. En Israël il trouvera, en tout temps, sa satisfaction légitime dans le prophétisme L'importance d'une telle déclaration dans la bouche de l'organisateur du culte israélite est très grande, car elle ouvre la porte à tout le développement ultérieur de la révélation.

Les verset 9 à 14 parlent de divination. L’exemple cité au verset 10 (passer son fils par le feu) faire référence au culte de Moloch. Cette pratique cruelle avait pour but d’obtenir une révélation divine.

 

15 à 22 Le prophétisme.

Lisons :

« L'Eternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d'entre tes frères, un prophète comme moi: vous l'écouterez!  Il répondra ainsi à la demande que tu fis à l'Eternel, ton Dieu, à Horeb, le jour de l'assemblée, quand tu disais: Que je n'entende plus la voix de l'Eternel, mon Dieu, et que je ne voie plus ce grand feu, afin de ne pas mourir.  L'Eternel me dit: Ce qu'ils ont dit est bien.  Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai.  Et si quelqu'un n'écoute pas mes paroles qu'il dira en mon nom, c'est moi qui lui en demanderai compte.  Mais le prophète qui aura l'audace de dire en mon nom une parole que je ne lui aurai point commandé de dire, ou qui parlera au nom d'autres dieux, ce prophète-là sera puni de mort.  Peut-être diras-tu dans ton coeur: Comment connaîtrons-nous la parole que l'Eternel n'aura point dite?  Quand ce que dira le prophète n'aura pas lieu et n'arrivera pas, ce sera une parole que l'Eternel n'aura point dite. C'est par audace que le prophète l'aura dite: n'aie pas peur de lui. » Deutéronome (Deutéronome 18:15-22 LSG)

 

Un prophète... Il ne s'agit point d'un prophète particulier ; ce mot est pris ici au sens collectif ; c'est le prophète que Dieu suscitera, en chaque temps, pour répondre aux besoins de son peuple. L'application spéciale de cette expression au Messie n'est vraie que dans ce sens que la personne du Messie est la réalisation parfaite du prophétisme, aussi bien que de la royauté et du sacerdoce.

 

Verset 15

‘Du milieu de toi’, ‘d'entre tes frères’, ‘comme moi’...il est clair qu'il s'agit d'un israélite ! Il ne vient donc pas d’une autre nation. Il ne vient pas d'entre les païens, si riches, semble-t-il, en moyens d'information, et qu'Israël est disposé à envier. L’expression ‘d'entre tes frères’ est accentuée par sa répétition au verset 18.

 

Verset 16

Il répondra ainsi à la demande que tu fis à l'Eternel. L'apparition de ces prophètes aura lieu sous l'empire du même besoin exprimé à Sinaï par la demande du peuple celui, d'un intermédiaire entre l'Eternel et lui.

 

Afin de ne pas mourir : comparez Exode 20.19 ; Deutéronome 5.23 et suivants.

 

Verset 17

L'Eternel me dit: Ce qu'ils ont dit est bien.. Comparez 5.28.

 

Verset 18

Au témoignage approbateur de Dieu, Moïse ajoute ici la promesse : Je leur susciterai..., qui n'est mentionnée ni dans l'Exode, ni dans le passage correspondant du Deutéronome, du fait de l'exaucement accordé par Dieu à la demande du peuple, dans le don de son propre ministère. Dieu étant toujours le même, il est naturel que Moïse voie dans cet exaucement la garantie d'un don semblable qui se répétera toutes les fois qu'il sera nécessaire au bien du peuple ; comparez 17.15.

 

Versets 20 à 22 Les faux prophètes

 

Sera puni de mort : Tandis que celui qui ne croit pas au vrai prophète devra rendre compte à Dieu seul (verset 19), le faux prophète, qui égare le peuple, tombe sous la juridiction humaine.

 

22 N’aie pas peur de lui. Ses menaces, même faites au nom de Dieu, sont impuissantes.

 

Ce passage sur le prophétisme est remarquable en ce qu'il présente cette institution sous la forme la plus simple et la plus élémentaire.

 

Dans le Nouveau Testament la parole du verset 15 est constamment appliquée à Jésus-Christ

comparez Actes 3.22 ; 7.37.

Moïse a dit: Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d'entre vos frères un prophète comme moi; vous l'écouterez dans tout ce qu'il vous dira, (Actes 3:22 LSG)

C'est ce Moïse qui dit aux fils d'Israël: Dieu vous suscitera d'entre vos frères un prophète comme moi. (Actes 7:37 LSG)

Voir aussi Jean 1.45 ; 6.14 ; 12.48-50

Philippe rencontra Nathanaël, et lui dit: Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Jésus de Nazareth, fils de Joseph. (Jean 1:45 LSG)

Ces gens, ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient: Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde. (Jean 6:14 LSG)

Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge; la parole que j'ai annoncée, c'est elle qui le jugera au dernier jour.  Car je n'ai point parlé de moi-même; mais le Père, qui m'a envoyé, m'a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer.  Et je sais que son commandement est la vie éternelle. C'est pourquoi les choses que je dis, je les dis comme le Père me les a dites. (Jean 12:48-50 LSG)

et Matthieu 17.5.

Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection: écoutez-le! (Matthieu 17:5 LSG)

 

L’évangile est le plan de salut de Dieu, la bonne nouvelle de Jésus. Mahomet cite l’évangile dans le Coran à plusieurs reprises comme étant « guide et lumière » et précise que les chrétiens devaient s’y référer... C’est ce que nous faisons...

Jésus est la pleine révélation de Dieu car il est sa Parole.

12/11/2007

Proclamation de foi

foiProclamation de foi

 

Je marche par la foi et non par la vue.  (Voir 2 Corinthiens 5:7)

 

Je demeure fondé et inébranlable dans la foi, sans me détourner de l'espérance de l'Evangile (voir Colossiens 1:23)

 

Comme Abraham, je continue à espérer et croire dans la promesse de Dieu.  Et, sans faiblir dans la foi, je ne considère pas que les circonstances naturelles la rendent impossible et je ne doute pas, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu. Je ne perds pas ma foi, mais au contraire je suis fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu,  et j’ai la pleine conviction que ce qu'il promet il peut aussi l'accomplir. (Voir Romains 4:18-21)

 

Ma foi est fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. (Voir 1 Corinthiens 2:5)

 

C’est pour cela que je ne crains pas, mais je crois seulement. (Voir Luc 8:50)

 

Par ma foi en Jésus, j’ai la liberté de m’approcher de Dieu avec confiance. (Voir Ephésiens 3:12)

 

Je n'abandonne pas mon assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération, car j’ai besoin de persévérance, afin qu'après avoir accompli la volonté de Dieu, j’obtienne ce qui m’est promis. (Voir Hébreux 10:35-36)

 

Car la Bible dit: Quiconque croit en lui ne sera point confus. (Voir Romains 10:11)

 

La proclamation est la confession, dans la foi, des paroles de Dieu, croyant que sa Parole a une puissance surnaturelle et est toujours efficace. La proclamation nous aide à mieux connaître le Seigneur et expérimenter sa puissance.

 

Pourquoi proclamer ?

Car la Parole de Dieu est vivante est efficace... (Hébreux 4 :12)

La Parole de Dieu ne revient pas à moi sans effet... (esaïe 55 :11)

Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ. (Romains 10:17)

 

 

 

02/11/2007

LUC L’EVANGELISTE

LUC L’EVANGELISTE

 

On dit habituellement que saint Luc n’était pas un témoin direct de la vie du Christ, et qu’il rapporte dans son évangile ce dont il s’est soigneusement enquis auprès des témoins et des acteurs des événements. Cette idée reçue vient du prologue de son évangile, traduit ainsi : «après m’être informé exactement de tout depuis les origines», ou «après avoir fait des recherches exactes sur toutes ces choses depuis le commencement»

 

Sylvie Chabert d'HyerresSylvie Chabert d’Hyères, spécialiste du Codex Bezae, qui contient sans doute le plus ancien texte grec connu et l’un des plus anciens textes latins des Evangiles et des Actes, montre que ces traductions sont fautives. Saint Luc, qui connaissait bien le grec, utilise une expression que l’on trouve chez Démosthène (et aussi chez Flavius Josèphe), dont le verbe, parikolouthikoti, a le sens d’« accompagner de près » : on le trouve aussi, et ainsi traduit, dans deux épîtres de saint Paul (la différence est que chez Démosthène il s’agit comme chez saint Luc d’avoir accompagné les événements, d’avoir suivi de près ce qui s’est passé, tandis que chez saint Paul il s’agit d’accompagner quelqu’un).

 

Le sens du prologue est donc le contraire de ce que l’on dit. Saint Luc affirme solennellement qu’il a décidé d’écrire cet évangile parce qu’il a « accompagné tous ces événements de près depuis le début », parce qu’il les a suivis en personne depuis la naissance de saint Jean Baptiste.

 

Dans la Vulgate (et dans le texte latin du Codex Bezae), le mot est assecuto. En latin classique, adsequere veut dire atteindre, et l’on ne peut pas le traduire ainsi dans la phrase de saint Luc. Mais si l’on oublie le préfixe ad, il reste secuto, de sequere : suivre. Or on trouve précisément ce verbe, avec le préfixe, dans le sens de suivre, dans la notice sur saint Luc du Canon de Muratori (2e siècle) : « à la mesure de ce qu’il avait pu suivre (asequi) il commença à le dire à partir de la nativité de Jean ».

 

S’il en est ainsi, les deux premiers chapitres de l’évangile de saint Luc (annonciation et conception de saint Jean Baptiste, Annonciation et conception du Christ, Visitation, nativité de saint Jean Baptiste, Nativité du Christ, circoncision, Présentation au Temple, Jésus face aux docteurs : il y a là les cinq mystères joyeux du Rosaire) sont encore plus bouleversants.

 

Source : le site de Sylvie Chabert d’Hyères sur le Codex Bezae, qui est passionnant :

http://www.dammarilys.com/cb/lk/1_a.html

 

 

23/10/2007

Réflexions sur la genèse

michelangelo-creationGenèse

 

Voici des pistes de réflexions au sujet de la genèse. La genèse est référencée plus de 60 fois dans 17 des livres du nouveau testament. On ne peut donc pas négliger ce livre et le résumer à une fable légendaire.

 

Rappel, le texte de la création a été transmis par voie orale pendant bien longtemps. Le texte fut écrit au 15e siècle avant JC, en hébreu et sans voyelle.  

Imaginez la situation suivante (à titre d'exemple comparatif!): Dieu parle à un homme d’une théorie scientifique qui ne sera découverte que plusieurs siècles plus tard. Cet homme vit dans un petit village africain et n’a que peu de moyens. Cette théorie est très complexe, mais il l’a transmet de générations en générations.  Peut-on gager que le texte restera pilepoil comme l’original ? Je doute. Certains mots changeront vraisemblablement, mais l’âme du texte restera la même. Est-ce que pour autant on doit déclarer ce texte comme une légende ? ou l’accepterez-vous comme une réelle inspiration divine ?

 

Je le répète, il s'agit de pistes de réflexion, je n'ai pas la prétention de connaître la divine vérité que cache ce texte, mais ces pistes seront une occasion, pour les athées, de constater que leurs critiques sont infondées.

 

Les premiers versets relatent la succession de la création 'yown' après 'yown'.  Le terme hébreu yown a toujours été traduit par jour, or il signifie également 'période'.  L'ordre successif de création ne peut nullement être mis en défaut même s'il est fortement résumé. (voir http://christianisme.skynetblogs.be/post/5556423/la-creat...)

 

Durant 2 chapitres et demi, il n'est question que de "l'homme" ~d"a'h' (hä|´ädäm avec l’article ha que l’on ne met pas devant un prénom) terme général que l’on utilise aussi actuellement pour définir l’ensemble des hommes. En lisant le texte attentivement, et de préférence en hébreu, on ne perçoit absolument pas qu'il y ait seulement 2 êtres humains sur terre. En genèse 1 :26, on lit « Faisons l’homme à notre image ». Aucun traducteur n’aurait pensé à écrire « Faisons l’Adam à notre image ».  Lisons aussi : « Il créa l'homme (rk"ïz" =zakar = mâle) et la femme, il les bénit, et il les appela du nom d'homme (~d"êa' =adam), lorsqu'ils furent créés. » (Genèse 5:2 LSG)  L’homme ET la femme s’appellent adam ! Adam désigne bien l’être humain.

La traduction Adam en tant que prénom ne se trouve qu'au 4e chapitre verset 25.  

 

Actuellement, les scientifiques évolutionnistes sont confrontés au problème du « chaînon manquant » entre espèces et notamment entre le singe et l'homme. Dans les milieux scientifiques, d'aucuns affirment que le premier homme est celui qui enterra ses morts. Il y a bien cette notion de responsabilité et de conscience par rapport à la vie.

 

Certains opposants visent l'impossibilité humaine de vivre plusieurs centaines d'années. En effet, mais si le texte parle d'année, c'est uniquement selon la conception de durée d'une année de l'époque ! Si l'on compte, par exemple, un an après chaque nouvelle lune (environ 30 jours), cela fait des durées de vie tout à fait normales.

 

Le déluge

Parlons maintenant du déluge qui perturbe beaucoup d’athées.

Des preuves solides nous permettent d'être convaincus d'un déluge mondial. Le déluge en effet, a laissé, en plus des preuves d'un changement de climat, les traces d'une brusque dévastation sur toute la surface du globe.

 

Écoutons à ce sujet un scientifique, monsieur Hapgoog : "L'une des grandes destructions de vie se produisit à la fin de la dernière période glaciaire. D'après la datation des carottes prélevées au fond de la mer de Ross, la dernière période glaciaire ne commença qu'il y a 6000 ans. Des bouleversements gigantesques ont enfoui des fossiles bien au-dessous de matériaux terrestres énormément plus vieux qu'eux. Il y a des signes indiquant que de grandes étendues de la Terre furent inondées en quelques temps." (Revue Newsweek, 23 décembre 1963).

 

Le caractère instantané de cette catastrophe universelle, nous est révélé par l'état des restes des animaux retrouvés dans la région arctique, où des millions de bêtes ont été, à une époque géologique assez récente, tuées subitement et instantanément congelées dans la boue et la glace du sous-sol arctique.

 

Même Darwin, le père de l’évolutionnisme, disait « L'esprit, ne peut s'empêcher de croire à quelque grande catastrophe. Mais pour détruire ainsi des animaux grands et petits, en Patagonie du Sud, au Brésil, sur la Cordillère du Pérou, en Amérique du Nord jusqu'au détroit de Béring, il a fallu que toute la base du globe terrestre soit secouée. »

 

Rajoute de décembre 2009 :
Même si une catastrophe mondiale a pu exister, je ne crois plus qu'il s'agisse de pluies inondant toute la planète. Certes il a du y avoir eu une catastrophe mondiale telle que nous l'exposele Pr Hapgoog, mais je pense que lors de cette catastrophe, l'humain n'existait pas encore.
Ma perception est la suivante : Le mot "eretz" a la même richesse de sens que le mot "terre" en français, il désigne aussi bien la planète, la matière, le pays, le territoire, le terrain. A aucun moment, la Bible ne permet ne trancher sur le sens de ce mot, et même, à certains moment, est utilisé le mot "adama" qui a un sens plus restrictif et qui ne désigne que soit la matière soit un terrain délimité, or ce terme "adama" est utilisé au verset genèse 6:7 ("J'exterminerai de la face de la terre (adama) l'homme que j'ai créé". Je pense donc que ce déluge concerne uniquement le territoire du croissant fertile.