04/01/2008

Etienne : De la violence à la douceur

Etienne : De la violence à la douceur.

 

Je m’appel Etienne, je suis né en 1960 et je suis le cadet d'une famille de neufs enfants. Famille où dominait l'obscurantisme, la discorde, la violence, etc... Dès ma naissance, je fus rejeté, maltraité et maintenu à l’écart !

 

Durant mes premières années d’école, mon institutrice me frappait si fort sur la tête, du début à la fin des cours, avec un bâton, qu'au bout d'un certain temps j'ai perdu mes cheveux à pleines poignées, laissant mon crâne à demi chauve ; les membres de ma famille avaient assez à se détruire les uns les autres pour ne pas encore s’occuper de celui qui avait été ouvertement déclaré de trop !

J’avais si peur que j’étais dans l'incapacité d'apprendre ! Cette institutrice me désignait comme l'exemple à ne pas suivre, le stupide qu'il fallait punir et, elle ce déchaînait contre moi ! Son truc, pendant la dictée, était de se déplacer et de se poster sans bruit derrière moi. Et alors que je la croyais à l'autre bout de la classe, elle m'assénait un coup de bâton sur la tête, avec une telle force que, parfois j'en perdais connaissance.

L’échec scolaire total, je ne voulu plus mettre les pieds à l'école. Si on m'y forçait, je m'échappais. Je me suis alors retrouvé dans une pension pour enfants. Lors de ma première année d'apprentissage, j'étais illettré, c'était donc un échec assuré, je n'allais jamais au cours ne supportant plus de m'asseoir sur un banc d'école : j'ai dû déclaré forfait.

Par la suite, j'ai fait de multiples petits boulots.

 

Ce parcours me conduisit pendant quelque temps à la légion étrangère, ou très bien noté, je fus promu sous-officier dans une unité d’élite, spécialiste en armes de poing et au corps à corps, " 85 kgs d’efficacité ", disait de moi le commandant d’unité ! Mais j'étais toujours illettré, il m’en a fallu de la malice et des menaces pour remplir mes rapports sans perdre la face !

 

Ensuite, je suis tombé tombe amoureux fou de la belle fille d’un adjudant, ce qui m’as forcé à déserter six mois avant la fin de mon contrat. Cela aurait pu chauffer pour mon matricule, la demoiselle avait 16 ans et moi 26 !

 

Quelles illusions et quels mensonges, là où j’avais mis tous mes espoirs : ma vie sentimentale, sexuelle, conjugale, ma fille que j’aime tant, le boulot, les loisirs, la bagnole, les amis et même la raison !! J’ai tout perdu en l’espace d’un appel téléphonique.

 

Ma femme a raccroché le combiné au bout duquel elle venait de m’annoncer qu’elle ne rentrerait pas à la maison et qu’elle allait effectuer les démarches nécessaires pour divorcer !

Rien ne m’avait laissé supposer un tel aboutissement ; avant son coup de téléphone, j’étais encore certain de son amour pour moi et j’avais des projets plein la tête pour nous et pour notre fille alors âgée de 3 ans !!

Il me fallait un coupable ; j’avais bâti ma vie sur ma famille : plus de famille, plus de vie ! Je n’avais donc plus rien à perdre, j’avais fini mon errance ! C’était clair et net : la coupable, c’était ma belle mère chez qui ma femme s’était réfugiée !

 

J’étais au milieu du salon et j’élaborais mon plan de vengeance, concret froid et organisé. J’avais avec moi deux amis dont un était féru d’armements et, l’autre moniteur en arts martiaux. De plus, j’avais garder des contacts étroits avec d’anciens légionnaires tous acquis à ma cause : matériels divers, armements militaires dont un fusil mitrailleur et un lance roquette anti-chars de 75 mm ainsi qu’une centaine de kgs d’explosifs, des détonateurs et des munitions à profusion

 

... J’allais satelliser la villa de la belle-mère !...

 

La suite, je la comprends pas bien mais je vais m’efforcer de la verbaliser du mieux que je peux. J’ai nagé en plein surnaturel !!

 

Alors que mes deux amis étaient justes à côté de moi, ils me semblaient étrangement éloignés ; leurs paroles étaient devenues subitement des murmures inaudibles et lointains : immense solitude, désespoir sans fond, chaos, impuissance totale, le sentiment de ne plus rien contrôler. Autour de moi, tout tourne, je ne perds pas l’équilibre mais quelque chose m’enveloppe, m’envahi : une spirale sombre. C’est terrifiant ! Je perds le sens de mes pensées. Quelque chose ou quelqu’un prend le contrôle de ma raison ! Dans mon âme, c’est une douleur absolue ! La personnalité de la haine et de l’horreur dirigée contre moi ! Je ne pouvais rien faire ! Subir c’est tout. Comment décrire ces pensées abominables ! Mais, c’étaient plus que des pensées : c’étaient des esprits. Et je n’ai pas les mots pour en parler !

 

Du milieu de ce cyclone d’horreur et de tumulte, une, ou plutôt des voix en une pensée ! Je ne sais pas ! Comme une lamentation déchirante : " Va chez ta sœur Anne-Lyse ! " Ces ou cette voix, cette pensée avait le volume mal réglé ; ça montait et ça descendait, ça venait de l’extérieur !!

 

A cette époque, je considérais cette sœur comme une grenouille de bénitier bien quelle n’était pas catholique, mais toute bondieuserie me faisait horreur !

J’ai réussi à dire à mes amis qu’il fallait à tout prix que j’aille immédiatement chez ma sœur !!!

Ils m’y conduisirent sur le champ et je n’entendis plus jamais parler d’eux !

 

Chez Anne-lyse, alors que je n’avais strictement aucune idée de ce que j’y faisais, ma sœur ne se rendant pas compte de mon état, me parlait de la pluie et du beau temps, et moi je n’étais pas capable d’entendre ni de parler ! A un moment (je n’avais plus la notion du temps), ça avait du faire tilt dans son esprit, elle me demanda si je ne voulais pas donner tout ça, à Jésus ?

C’était pour ça que j’étais là ! C’était ça que je venais chercher ! Et c’était même pour ça que j'étais né !

" Comment dois faire ? ", me suis-je exclamé.

 

 

C’est arrivé il y a une quinzaine d’années !! Hier, mon épouse m’a dit que j’étais un homme doux ! Je lui ai pas montré qu'elle m'avait ému. J’ai repensé au grand désastre de ma vie, au jour du cyclone, ce jour béni où Jésus m’a sauvé et, à partir duquel il a transformé un guerrier asservi à la haine, en homme doux !

 

La définition de hosanna : Lamentation qui supplie : Sauve Seigneur ! Cela me fait penser aux voix qui m’ont dirigé vers mon salut alors que j’étais perdu

 

Si le Seigneur te révèle "HOSANNA" non pas comme un chant de joie ou de victoire mais comme un appel de détresse ! Alors supplie le, ce "HOSANNA" En langue et dans les paroles que l’Esprit te donne, et même si ces paroles te semblent absurdes, continue, ne t’arrête pas jusqu’à ce que la paix de Jésus te remplisse le cœur, jusqu'à ce que tu sois assis avec Christ dans les lieux célestes et que tu te mettes à crier : " HALELUYA ! HALELUYA ! "

 

Ce genre de fruits ne se voient pas mais ils sont, j’en suis certain, les plus beaux aux yeux de Dieux !!

Et toi qui juge tes frères à leurs fruits, as tu vraiment les yeux pour les voir ?? Lles yeux de la chair voient la chair.

 

Etienne