07/12/2009

Malaisie : 15 000 bibles confisquées

Malaisie : 15 000 bibles confisquées

Source : Portes Ouvertes

malaisie2Depuis mars dernier, la Fédération des Chrétiens de Malaisie (FCM) est alarmée : plus de 15 000 bibles ont été saisies par les douanes malaisiennes ces derniers mois, car le nom d'Allah y apparaît. « La confiscation de ces bibles est une violation de l'article 11 de la Constitution qui donne le droit à tous les Malaisiens de professer et de pratiquer sa foi » a déclaré le président de la FCM, Tan Kong Beng. La situation se durcit et la FCM craint une interdiction de toute littérature chrétienne si les choses ne changent pas rapidement, c'est pourquoi elle demande que les bibles soient rendues et tente d'instaurer un dialogue avec le gouvernement. En Malaisie, déterminer si le mot « Allah », seule traduction pour parler de Dieu, est réservé aux musulmans ou s'il peut aussi être utilisé par les chrétiens, provoque un véritable débat de société depuis plusieurs années.

 

26/06/2009

Le "parler en langues"

Le "parler en langues"

 

Lorsque de mon séjour à l'Ile Maurice, j'ai visité des assemblées locales et j'ai pu constaté leur belle évolution. Cependant, il reste des communautés qui m'interpellent personnellement.  Si la plupart ont réduit à quasi-néant leur "parler en langue inintelligible", certaines églises continuent de la pratiquer avec un automatisme déconcertant et produisant une sensation de désordre assez désagréable.  Ce bruit désordonné est d'ailleurs une des raisons qui poussent certaines personnes voulant découvrir les assemblées de Dieu à s'enfuir et à ne plus y mettre les pieds.

 

Récemment avec des frères et sœurs de l'église, nous avons évoqué le "parler en langues".  Il se trouve que nous ne comprenons pas ce phénomène de la même façon. Dieu doit certainement être attristé lorsque ses enfants ne parviennent pas à s'accorder.

Je précise d’emblée que cet article représente mes convictions et non une critique envers ceux qui pensent différemment et c’est pour susciter le débat que j’ai voulu l’écrire.  Loin de moi l'envie de blesser et si tel devait être le cas, "Les blessures d'un ami prouvent sa fidélité" (Proverbes 27:6)

 

Si fondamentalement cela ne change rien au salut, dans la pratique, cela a un effet sur la division entre chrétiens, à l'instar de toutes nouvelles dénominations chrétiennes ou toutes nouvelles doctrines qui peuvent induire un comportement de jugement les uns envers les autres.

Par principe de précaution, il est un devoir de tout chrétien de débattre afin de savoir si l'on rate quelque chose ou si l'on est dans l'erreur.

Les premiers chrétiens ont attaché énormément d'importance à l'unité.  Lorsqu'il a fallu compiler les textes chrétiens, le choix des livres s'est porté sur ceux auxquels tous les chrétiens, d'orient ou d'occident, avaient l'habitude de se référer. Il n'était pas question d'avoir plusieurs Bible et risquer d'introduire des livres non inspirés.  Hélas, je trouve qu'aujourd'hui les leaders chrétiens ne sont plus aussi prudents et ce n'est plus le dialogue dans la recherche de la vérité qui prime, mais la recherche du sensationnel.

 

Le "parler en langues" fait partie de ces sujets qui, non seulement divisent, mais créent la polémique.   S’il est clair qu’un pur francophone qui se mettrait à louer Dieu en Vietnamien ne donnerait aucun doute sur l’origine divine, le parler en charabia est une manifestation dont il est permis de douter de l’origine.

 

Problématique

Le "parler en langues" est une traduction d'une expression clairement mentionnée dans la Bible par le grec "glossais lalein".  La problématique ne réside pas dans son existence, mais dans sa perception.  Certains y voyant, entre autres, l'existence d'une langue incompréhensible (une sorte de charabia divin) et d'autres ne concevant que les langues compréhensibles.

En outre, notons que l'expression "parler en langues" est grammaticalement incohérente.  On parle « une langue » ou « sa langue » ou « en langues étrangères », mais « en langues » ??? 

 

Je précise que je fréquente une église qui a le statut d'assemblée de Dieu et qui est donc pentecôtiste.  Je n'ai jamais aimé les dénominations s'accolant (ou se substituant) au terme "chrétien" car elles sont toujours réductrices.  Le pentecôtisme est un mouvement qui est supposé mettre l'accent sur les dons de l'esprit, mais qui, dans la pratique, met surtout l'accent sur le "parler en langues".  Cela se lit clairement dans leurs déclarations de foi et c'est une chose que je déplore car cela occulte les autres dons et cela créé inévitablement un malaise chez tous ceux qui ne parlent pas "en langue(s)".

Mais rassurez-vous, j’aime mon église et ce n’est pas ce détail qui change quoi que ce soit, car aucune église n’est parfaite.

 

Argumentations

 

La pentecôte, une manifestation du St Esprit sur les croyants ayant un impact sur les "non croyants".

 

Le jour de la pentecôte, les apôtres ont "parlé en langues" à l'arrivée du St Esprit descendu sur eux.  C'est le seul passage dans la Bible où ce phénomène est décrit en détail.

 

Que lisons-nous ?

 

Actes 2:1-21 Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui eut lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. Ils étaient tous dans l'étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres: Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens? Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle? Parthes, Mèdes, Elamites, ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont, l'Asie, la Phrygie, la Pamphylie, l'Egypte, le territoire de la Libye voisine de Cyrène, et ceux qui sont venus de Rome, Juifs et prosélytes, Crétois et Arabes, comment les entendons-nous parler dans nos langues des merveilles de Dieu? Ils étaient tous dans l'étonnement, et, ne sachant que penser, ils se disaient les uns aux autres: Que veut dire ceci? Mais d'autres se moquaient, et disaient: Ils sont pleins de vin doux. Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes: Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l'oreille à mes paroles! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c'est la troisième heure du jour. Mais c'est ici ce qui a été dit par le prophète Joël: Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l'arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.

 

Conformément au texte grec, Louis Ségond traduit correctement "lalein heterais glossais" par "parler en d'autres langues" ("hetero" = "différent", donc "heterais" "différentes").  Il s’agit donc de plusieurs langues destinées à plusieurs personnes (et non une langue magique que tout le monde comprendrait). Ils parlent d'autres langues que la leur, et ceux dont c'est la langue maternelle la reconnaisse et sont étonnés.  Ce qui confirme que "les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants" (1 Corinthiens 14:22)

 

Pierre confirme en parlant de la prophétie de Joël. Mais Joël ne parle pas des langues, il parle de prophétiser ! Il faut donc en conclure, d'après Pierre qui cite Joël, que les apôtres seraient en train de prophétiser...avec le don de parler dans d'autres langues afin de toucher les "non croyants". L’événement de la pentecôte serait donc la manifestation du don de prophétie avec le signe des langues.

 

En tout cas, jusqu'ici, aucun élément ne permet d'affirmer que les apôtres parlent une langue inintelligible.

 

L'argumentation des défenseurs de la thèse de la langue inintelligible vient principalement de la première épitre de Paul aux Corinthiens aux chapitres 12 à 14.

 

Commençons par parcourir le chapitre 12 et extrayons-en les allusions au "parler en langues" :

10  à un autre, le don d'opérer des miracles; à un autre, la prophétie; à un autre, le discernement des esprits; à un autre, la diversité des langues; à un autre, l'interprétation des langues.

28  Et Dieu a établi dans l'Eglise premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues.

29  Tous sont-ils apôtres? Tous sont-ils prophètes? Tous sont-ils docteurs? (12-30) Tous ont-ils le don des miracles?

30  Tous ont-ils le don des guérisons? Tous parlent-ils en langues? Tous interprètent-ils?

 

L'expression "parler en langues" du verset 30 se réfère bien aux allusions qui la précèdent aux versets 10 et 28 où l'on dit "diversité des langues" ou "diverses langues".  Il s'agit donc bien de plusieurs langues, mais sans préciser si cette langue incompréhensible en ferait partie.

 

Lisons le chapitre 13 et rencontrons le premier verset litigieux :

 

1 co13:1 Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit.

2  Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien.

 

Compréhension de ces 2 versets : le don le plus accompli des langues, la plus haute éloquence, n'est qu'un vain son sans la charité, idem pour une connaissance parfaitement complète et une foi exceptionnelle.

 

Le texte grec commence par "ean" qui signfie "si" et, certes, dans sa phrase, il évoque, avec ce "si", l'éventualité de parler la langues des anges.  Dans une supposition, on peut dire ce que l'on veut (ex: si j'avais les bras assez longs pour toucher la lune), ce n’est pas pour autant que cette condition soit une réelle possibilité.

Et peut-on affirmer que la langue des anges soit une langue incompréhensible nécessitant l’interprétation d’un autre humain ???  Il me semble que non.  Il y a plusieurs exemples où des anges se sont adressés à des humains et ces humains n'étaient pas face à un charabia...ils comprenaient clairement ce que disait l'ange (exemple dans actes 10 avec Corneille).

Soulignons également que ce verset est l’unique référence biblique à un hypothétique langage des anges.  Je trouve cela un peu léger pour justifier une doctrine qui affirme son expression.

 

Donc ici, l'éventualité de parler la langue des anges est évoquée dans une hypothèse et sans garantie qu'il s'agit d'une langue inintelligible.

 

Il faut aussi considérer la chose suivante : S’il existe une langue des anges, elle doit être toujours la même.  En effet, pourquoi est-il impossible qu’il y ait plusieurs langues angéliques : rappelons que s’il y a plusieurs langues sur terre c’est à cause du péché de l’homme (tour de Babel), or il me paraît plus qu’invraisemblable qu’il y ait du péché aux cieux qui aurait causé une quelconque diversité de langues angéliques. Cette langue angélique est donc une langue unique et donc facilement analysable ! Ce qui n’est pas le cas des charabias désordonnés que l’on entend régulièrement...

 

Passons maintenant au chapitre 14. Ce chapitre évoque la prépondérance du don de prophétie sur le "parler en langues" et contient les règles d'usage des dons au sein d'une assemblée.

Ce chapitre est à considérer dans son ensemble, car il contient de nombreuses particularités. Je vais en considérer 5 :

 

1. Jusqu'alors le mot glossa était au pluriel, mais maintenant dans ce chapitre, nous trouvons 6 versets où il est au singulier (parler en langue) et 5 versets où il est au pluriel comme précédemment.  Paul passe du pluriel au singulier sans difficultés. 

Quels sont ces 6 versets où « glossa » est au singulier :

Verset 2  En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c'est en esprit qu'il dit des mystères.

Verset 4  Celui qui parle en langue s'édifie lui-même; celui qui prophétise édifie l'Eglise.

Verset 13  C'est pourquoi, que celui qui parle en langue prie pour avoir le don d'interpréter.

Verset 14  Car si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence demeure stérile.

Verset 19  mais, dans l'Eglise, j'aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d'instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue.

Verset 27  En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu'un interprète;

 

Dans ces 6 versets, chacun peut y voir ce qu’il a envie de voir.  Personnellement, je constate que l’on parle de la langue d’une personne en particulier, mais les défenseurs de la théorie de la langue angélique verront cette dernière.  Voyons s’il n’y a pas de contradiction et prenons les versets 2 et 4 dans leur contexte :

1 Recherchez la charité. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie.

 2  En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c'est en esprit qu'il dit des mystères.

3  Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console.

4  Celui qui parle en langue s'édifie lui-même; celui qui prophétise édifie l'Eglise.

5  Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n'interprète, pour que l'Eglise en reçoive de l'édification.

Les 5 premiers versets indiquent très clairement la prépondérance du don de prophétie par rapport à l'expression en langues dans le cadre de leur utilisation au sein d’une assemblée.  Les versets 2 et 4 ne peuvent être qu’une illustration d’une de ces langues sans préciser laquelle. Il n’y a pas d’indice probant permettant d’affirmer qu’il s’agirait de ce charabia divin. Il serait surprenant de la part de Paul d’évoquer ce charabia divin pour en conclure, au verset 5, que c’est à toutes les langues que cela s’applique.

 

2. Le verset 2 parle de « dire des mystères »

« Mystères. » Voilà un terme que l’on m’a déjà présenté dans le but de me démontrer que le parler « en langue » est inintelligible.

Le mot « mystère » est compris d’une certaine manière en français, mais en grec, le terme « musterion » décrit toujours un secret lié à la religion.  Cela exprime la notion de choses pas encore révélées, et non une chose incompréhensible. Pour vous en convaincre, je vous invite à relever tous les versets contenant le mot « musterion » : Marc 4:11, Romains 11:25, Romains 16:25, 1Co 15:51, Ephesiens 1:9, Ephésiens 3:3-4-6-9, etc...

 

Lorsque l’on dit des mystères (choses non encore révélées) dans une langue étrangère, on n’édifie en effet que soi-même et pas ceux qui ne comprennent pas.  Il est donc important d’avoir le don de traduire pour édifier l’église.

 

3. Il est à noter cette mauvaise traduction assez fréquente en 1 co 14:18 où Paul dit qu'il "parle en langue(s)?". Beaucoup de traductions sont au singulier mais en réalité glossais est au pluriel !

 

Ce verset 18 est absent de ma liste de verset contenant la mention « en langue » au singulier malgré que certaines traductions le traduisent ainsi.  C’est une erreur.  Le terme grec est au pluriel. « panton (tous) umon (vous)  mallon (plus de) glossais (langues) lalo (parle) ».

 

4. Mention d'un extrait d'Esaïe

1co14 :21 Il est écrit dans la loi: C'est par des hommes d'une autre langue Et par des lèvres d'étrangers Que je parlerai à ce peuple, Et ils ne m'écouteront pas même ainsi, dit le Seigneur.

 

Paul cite un extrait que l’on trouve dans sa prophétie des « 6 malheurs » d’Esaïe.  Cet extrait vise la tribu d’Ephraïm et en particulier les sacrificateurs et les prophètes trop ivrognes pour rendre la justice. Dieu répond par la bouche d’Esaïe :

Esaïe 28:11-12  Hé bien! c'est par des hommes aux lèvres balbutiantes Et au langage barbare Que l'Eternel parlera à ce peuple.(...) Mais ils n'ont point voulu écouter.

10 ans plus tard, le royaume d’Israël était dévasté !

 

Relevons que le terme « lèvres balbutiantes » est la traduction de « laghaghei» et ce même terme est traduit par « moqueurs » au verset 14.  Il n’y a donc pas lieu d’utiliser la traduction française pour justifier la thèse de la langue inintelligible. Paul ne s’y est pas trompé et n’a évoqué que le fait de parler d’autres langues, des langues d’étrangers.

 

Chose extraordinaire à constater, c’est que Paul dit « il est écrit dans la loi » !!! Comment un érudit juif tel que Paul peut-il faire une erreur aussi grossière que de confondre la loi avec les prophètes ?

La réponse est simple : Esaïe se réfère à Moïse, qui prédisait la destruction du pays (deutéronome 28 :49-68), pour l’appliquer à sa propre génération. 

 

Quoiqu’il en soit, nous voici face à une référence évoquant clairement le fait de parler des langues étrangères humaines ! Je rajouterai même que la langue « que l’on ne comprend pas » dont parle Esaïe est celle de l’ennemi !

 

5. Il y a cette apparente contradiction des versets 22-23 où le don des langues est destiné aux non-croyants au verset 22 et contesté par les non croyants aux versets 23.

Paul confirme que les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants.  Or, au verset 23, il dit que Si donc, dans une assemblée de l'Eglise entière, tous parlent en langues, et qu'il survienne des hommes du peuple ou des non-croyants, ne diront-ils pas que vous êtes fous?

Ce don des langues est bien pour les non croyants, mais il ne faut pas que tout le monde parle en même temps. Cela introduit les versets suivants qui parlent de l’ordre à respecter pour l’usage de ce don.  L’ordre implique que ce don est contrôlable !

 

Alors que faut-il comprendre par ce "signe des langues" destinés aux incrédules ?  Observons deux cas où ce signes est apparu (Les 2 exemples ci-dessous sont extrait d'un texte de Frédéric legrand):

1.En Actes 2, à la Pentecôte à Jérusalem, qui rencontrons-nous ? Une foule de " Juifs, hommes pieux de toutes les nations qui sont sous le ciel ". On ne peut pas taxer d’athées des gens que la piété et la ferveur spirituelle poussaient à un long, pénible et coûteux voyage qui les faisait monter de leurs pays respectifs jusqu’à Jérusalem pour la grande fête religieuse. S’ils étaient incrédules, ce n’était certainement pas dans le sens de l’athéisme, du scepticisme ou de l’indifférence. Ce n’est pas de ce côté-là qu’il faut rechercher leur incrédulité.

2.En Actes 10, les premiers païens de la maison de Corneille se convertissent. Là aussi le signe apparaît, mais où sont les incrédules ? Il y a bien Pierre, l’apôtre, qui est témoin du phénomène, mais c’est un croyant, lui. A moins qu’il n’ait gardé dans son cœur un coin pour y loger une non-foi. Laquelle ? Une incrédulité latente se rencontre souvent, tapie dans la vie des croyants, sans que pour autant cela les classe parmi les perdus. C’est au croyant Thomas que le Seigneur a reproché une incrédulité d’un type particulier (Jn 20.27). N’est ce pas tout un peuple de croyants qui n’est pas entré dans la terre promise à cause d’une certaine forme d’incrédulité ? (Héb. 3.19).

 

Que faut-il en conclure ?

C’EST DANS LA NATURE MEME DU SIGNE QUE L’ON DECOUVRE LA NATURE DE LEUR INCREDULITE. Le signe, comme c’est écrit, se rapportait aux langues étrangères, c’est-à-dire aux étrangers par rapport aux Juifs, ou aux dialectes étrangers par rapport à l’idiome araméen. Le signe dénonçait ou corrigeait leur non-foi envers ceux qui parlaient des langues étrangères à la leur, c’est-à-dire les païens. Le signe des langues était approprié à cet extraordinaire événement de la Pentecôte qui était l’entrée des gens aux langues étrangères dans l’Eglise qui naquit ce jour-là. Le parler en langues était la proclamation mise en signe de cette grande vérité. Dieu a inauguré ce jour-là un nouveau peuple, un nouveau corps composé de gens qui parlaient l’hébreu et de gens qui parlaient les langues étrangères à l’hébreu, à savoir des Juifs et des païens auxquels Il va donner une nouvelle identité spirituelle : l’Eglise, corps de Christ, dans lequel on ne compte plus en termes de Juifs ou Grecs, Scythes ou Barbares, circoncis ou incirconcis (Col. 3.11). Or, c’est précisément à cela que les Juifs ne voulaient pas croire. Non seulement ils étaient " ... ennemis de tous les hommes, empêchant de parler aux païens pour qu’ils soient sauvés " (1 Thess. 2.16), mais il y avait plus encore. Comme le dit C.I. Scofield dans sa Bible à référence : " L’intention divine était de faire des non-Juifs une entité nouvelle : l’Eglise constituant le corps de Christ formée par le baptême du Saint-Esprit qui fait disparaître toute distinction entre Juifs et non-Juifs... ". L’idée de ne plus être qu’un avec des étrangers, c’était plus qu’ils n’en pouvaient supporter. Tout leur atavisme hébraïque se révulsait rien que d’y penser. C’était pourtant cela qu’ils devaient d’abord comprendre et ensuite admettre. Dieu va leur donner le signe le mieux à même de leur faire comprendre ce qu’ils ne pouvaient pas ou ne voulaient pas croire : Il fait miraculeusement parler les Juifs dans les langues de ces étrangers. Dieu a ainsi mis dans ces langues païennes l’adoration des Juifs.

 

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Je terminerai en vous invitant à lire l’article l'extrait du Los Angeles Daily Times de 1906 ci-dessous et ensuite voyez la vidéo ci-dessous, dites-moi si c'est le Saint-Esprit qui agit...

 

Cet article fait suite au mouvement Azusa street revival ayant donné naissance au pentecôtisme:

"...disgraceful intermingling of the races...they cry and make howling noises all day and into the night. They run, jump, shake all over, shout to the top of their voice, spin around in circles, fall out on the sawdust blanketed floor jerking, kicking and rolling all over it. Some of them pass out and do not move for hours as though they were dead. These people appear to be mad, mentally deranged or under a spell. They claim to be filled with the spirit. They have a one eyed, illiterate, Negro as their preacher who stays on his knees much of the time with his head hidden between the wooden milk crates. He doesn't talk very much but at times he can be heard shouting, ‘Repent,’ and he's supposed to be running the thing... They repeatedly sing the same song, ‘The Comforter Has Come.’

 

Que dit Paul ?...1 co14:27  En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu'un interprète;  s'il n'y a point d'interprète, qu'on se taise dans l'Eglise, et qu'on parle à soi-même et à Dieu.

 

Dieu a déjà mis un peu d'ordre depuis un siècle...mais il reste du travail.

 

L’ennemi a trouvé un sujet de division entre chrétiens, il a su l’exploiter et l’amplifier au point que certaines églises en arrivent à des extrémités. 

Pour moi, la manifestation des véritables dons reste très rares à notre époque et dans notre pays.    La Bible parle énormément du don de prophétie, de guérison et l’on n’en voit que très occasionnellement. La Bible n’évoque que dans un seul verset (et dans une hypothèse) une éventuelle langue angélique et l’on entend beaucoup ce charabia... et c’est même uniquement cette doctrine qui est devenue partie incontournable des professions de foi des églises pentecôtistes... C’est très invraisemblable. Pour moi, le don des langues concerne des langues humaines... mais le débat est ouvert, j’attends vos commentaires.

 

 

 

 

Comme écrit plus haut, ces phénomènes visibles dans la vidéo représentent actuellement une minorité.  Veuillez lire dans les commentaires l'avis du pasteur de notre église qui ne cautionne absolument pas les images ci-dessus.

Cependant, force est de constater que les premiers pentecôtistes agissaient de la sorte.  Si Dieu a conduit un réveil aussi "désordonné" avec Azusa, ces églises "désordonnées" ne diront-elles pas qu'elles vivent la même expérience ?

L'église que je fréquente est pentecôtiste, je le répète, mais il n'y a aucune manifestation de ce genre hormi quelques "parler en charabia" à peine audible et qui ne me feront pas quitter mes frères et soeurs que j'aime tant car je suis chrétien avant tout et je ne suis pas là pour les juger.  Je les remercie encore pour les débats constructifs que nous avons eu suite à ma publication.

23/06/2009

Marie ? Censure catholique... suite

Etant à chaque fois censuré lors d'intervention sur des blogs catholiques, je dois en venir à la conclusion que mes questions dérangent les dirigeants de cette communauté... J'ouvre la porte à un débat sur Marie et on me claque la porte sur les doigts.

C'est pourquoi via ce modeste billet, j'aimerais demander à tout catholique de bonne volonté de considérer la présente requête :

Si le culte rendu à Marie est agréé par Dieu, si son statut de médiatrice et de reine du ciel est bien réel, alors il doit y avoir des passages bibliques qui y font référence. Il est inconcevable que l'Esprit qui a conduit à la rédaction et la compilation de la Bible soit le même qui se contredise en admettant un culte idolâtrant une créature (ou un culte des morts) tel que celui de Marie.

Mais peut-être que je lis mal et que ces passages m'ont échappés...si c'est le cas, chers amis catholiques, je vous demande gentillement de me présenter ces passages bibliques qui corroborent vos convictions.

Après tant d'années à attendre une réponse, j'avoue que je suis conforté dans mes convictions... mais restons ouverts.

21/05/2009

Censure catholique

Chers lecteurs,

Pour ceux qui aurait suivi un débat mené sur un autre blog catholique, je désirais juste préciser que j'ai une nouvelle fois été censuré. Je tenais à le préciser car je ne voudrais pas que vous pensiez que je renonçais à débattre.  Je subis la censure des catholiques à chaque fois qu'ils doivent présenter une argumentation biblique et ils terminent le débat à leur manière sans octroyer de droit de réponse.

Prions pour eux car j'ai beaucoup de peine à assister au suicide de l'église catholique à cause de leurs leaders qui persistent à se rattacher à des superstitions grotesques et infondées qui discréditent et divisent l'église de Jésus.

 

Je constate que mon message a été finalement publié sous la pression de cette publication (il a été publié bien apres la publication de commentaires ultérieurs)...mais excepté des vomissements de mensonges et des éructations de haine, je n'ai eu aucune réponse à mes questions...

On ne m'y reprendra plus, je ne participerai plus à des débats avec commentaires modérés.

Quant aux commentaires sur ce blog, merci de patienter encore un peu et n'utiliser que la boite à mail à cet effet, car étant à l'étranger, il ne m'est pas toujours possible d'intervenir. Je préfere aucun débat qu'un débat truqué.

14/05/2009

Le catholicisme et "les fables"

Sur le blog du prêtre Walter Covens figurait une lettre d'un jeune homme adressée au chef de l'église catholique.  Dans cette lettre, il s'appuyait sur des versets de 2Timothée 4 pour le conforter dans ses actions.

Certes, le leader catholique a eu récemment des propos très pertinent, mais il n'empêche que la communauté qu'il représente reste appuyée sur de vieilles superstitions dont elle ne sait pas se défaire.  Ce détournement est clairement mentionné dans cette épître à Timothée et j'ai voulu l'exprimer à notre frère Walter.

Hélas, ce qui devait arriver arriva, le débat a été abrégé avant même de commencer.  Et comme la dernière fois, Walter a mis fin au débat en me censurant.

 

Voici, ci-dessous, l'échange que nous avons eu, et j'invite donc encore une fois nos frères catholiques à proposer des réponses corroborées par des versets bibliques.

 

Stéphane dit :

"ils se donneront des maîtres en quantité et détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables"

Ce jeune homme catholique qui s'adresse au pape ne voit-il pas dans ce verset les accords politico-religieux du début du catholicisme ainsi que ses déviances ?

Pour séduire les autres cultes, le catholicisme a introduit des fables et s'est éloigné de la sainte doctrine :

Culte de la reine du ciel => Culte de Marie

Mithaïsme => naissance le 25 décembre

etc...

Ensuite les leaders du Vatican ont introduit plein de doctrines non bibliques...Comme le jeune homme se réfère à Timothée, voyons la sainte doctrine au sujet du célibat des prêtres en 1Ti3:1-16 !

 

Cela dit, pour en revenir au principal de l'article, Mr Ratzinger a tout mon respect concernant ses dernières déclarations ultra-médiatisées.

Je continue à espérer qu'un jour, chaque église puisse se défaire de ses doctrines particulières et s'unir autour du point commun qui est notre Seigneur Jésus Christ.

 

Fraternellement

 

Walter dit :

Ce jeune homme ne voit rien de ce que vous voyez, pour la simple raison qu'il n'y a rien à voir. Ce que moi, je vois, c'est que "tous les âges diront la Vierge Marie bienheureuse" (cf. Lc 1, 48 - honi soit qui mal y pense !).

 

L'Église catholique de rite latin n'ordonne prêtres que des hommes célibataires pour la raison qu'il y a une convenance entre la vie et le ministère des prêtres et le célibat. Le célibat des prêtres est fondé sur l'imitation du Christ, sur la fonction du prêtre représentant du Christ tête de la communauté et sur la disponibilité du prêtre au service de l'Église. - Saint Paul estime qu'il est bon d'être célibataire, comme il l'est lui-même, parce qu'ainsi on est davantage libre de "s'occuper des affaires du Seigneur" (1 Co 7,1,7, 8, 32-34). L'engagement pour toute la vie est le signe d'une consécration totale au Christ. Le célibat sacerdotal a ainsi une motivation évangélique et apostolique. Le prêtre choisit de vivre le célibat à l'exemple de Jésus et par son célibat il acquiert une paternité spirituelle.

 

Quant à la naissance de Jésus le 25 décembre, c'est une pure convenance, mais une convenance significative, et l'Eglise catholique n'a jamais prétendu que c'était une vérité historique.

 

Stéphane dit :

Mon cher Walter,

Vous m'invitez à lire 1co 7:1 en espérant que je ne lise pas le verset suivant : "toutefois (...) que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari." ! Pourquoi éviter ce verset tout comme ceux de 1ti3:1-16 que vous ne daignez même pas lire ? Seul le verset 8 parle de célibat mais c'est parce que Paul est conscient que certains hommes ne trouveront pas de femmes, il les rassure par le verset 8.

Mais en tout cas, aucun de ces versets ne justifie l'INTERDICTION de se marier !!! L'église catholique a donc décrété une interdiction totalement en opposition avec la Bible.

 

Quant à la bienheureuse Marie, malgré tout mon respect, j'ignore pourquoi le fait qu'elle ait eu le bonheur d'enfanter le christ fait d'elle la reine du ciel et une médiatrice à laquelle on adresse des prières et devant la statue de laquelle on s'agenouille !?

 

Pouvez-vous me donner la justification biblique ?

 

25/12, une convenance ? Vous ne voudriez quand même pas me faire croire que c'est un pur hasard ?

 

Loyauté envers Dieu...loyauté envers une institution... mon choix est fait. Et vous ?

 

Fraternellement

 

Walter dit :

Ce que j'espère ce n'est pas du tout ce que vous pensez. C'est que vous vous aperceviez que vos "réflexions" n'ont rien à voir avec les propos de Charles, ni d'ailleurs avec la Bible telle qu'elle a été vécue par le Corps du Christ depuis bientôt 2000 ans et dont je professe la foi depuis mon baptême en toute loyauté.

 

Stéphane dit :

Cher Walter,

Donc en résumé, vous professez la vrai foi et moi, je me trompe,...eh bien alors corrigez-moi et donnez-moi les références dont j'ai besoin pour m'apercevoir de mes erreurs ! Il est regrettable que les serviteurs de l'église catholique n'ont jamais pu (ou voulu) répondre à ces questions, me laissant ainsi dans mes 'erreurs'...

Quels versets confirment l'interdiction de mariage des prêtres ?

Quels versets confirment Marie médiatrice et reine du ciel ?

 

Avec de simples réponses, je pourrai constater que votre communauté ne s'est pas "tournée vers les fables" !

 

Walter, ne détournez pas "l'oreille de la vérité" : dans les pays où les gens savent lire, l'église catholique ne subsiste que par habitude et les églises se basant sur la Bible montent en flèche ! Tirez-en des conclusions, la loyauté envers Dieu est à ce prix !

 

Redonnez à votre église les moyens de se rediriger. Nous avons 80% de points communs, ne voudriez-vous pas que tous les chrétiens puissent s'unir ? Etes-vous tellement convaincu de ces 20% de divergences au point d'admettre la division de l'église ?

 

Fraternellement

 

PS:Je suis content d'apprendre que vous avez été baptisé à un âge de raison...à moins que vous ne professiez votre foi en couche culotte ?

 

Walter dit :

Je disais donc que vos propos n'ont plus rien à voir avec le contenu de l'article que vous êtes censé commenter, cher Stéphane. Mais vous êtes tellement obnubilé par vos a priori que vous ne vous apercevez même pas de cela. Au contraire, vous faites feu de tout bois pour tirer à boulets rouges sur tout ce qui s'appelle catholique... et vous appelez ça "dialogue" ?

 

Pour apprendre ce que c'est qu'un dialogue constructif, prenez exemple sur Benoît XVI et l'accueil bienveillant, voire chaleureux dont il a bénéficié de la part des autorités jordaniennes, qui n'ont jamais eu l'outrecuidance de l'appeler "Mr Ratzinger", comme vous le faites pour inaugurer vos "réflexions" en vous targuant, ironie suprême, de "tout" votre "respect".

 

Stéphane dit :

Cher Walter,

Je vous pose des questions et vous vous sentez agressé ? Je suis prêt à admettre mes erreurs si vous me donnez les versets que je vous demande et vous contestez mon ouverture au dialogue ?  J'appelle un homme par son nom et vous prenez ça pour un manque de respect et une ironie suprême ?

 

Après que vous m'aurez démontré que le culte de "Marie médiatrice reine du ciel" n'est pas une fable et que l'interdiction du mariage des prêtre n'est pas un "détournement de l'oreille de la vérité", je pourrai commencer à admettre que vous n'êtes pas concerné par les versets qu'évoque Charles, mais vous réunissez toutes vos forces pour faire semblant de ne pas voir mes questions.  Même quand nous sommes clairement au coeur du débat (nous avions discuté sur le post "touche pas à ma mère"), vous ne répondez pas non plus (vous m'aviez même censuré). Que dois-je faire pour avoir une réponse ? Avez-vous seulement une réponse ou avalez-vous sans réfléchir ce que l'on vous a enseigné ?

 

Quelle tristesse de vous voir vous débattre pour sauver l'honneur d'une institution persistant à scier la branche sur laquelle elle est assise...

 

PS:En 2006, nous avons mené une campagne d'évangélisation au coeur de Bruxelles avec le soutien du cardinal Daneels. Merci de bien vouloir considérer cela avant de m'accuser à tort de "tirer à boulets rouges sur tout ce qui s'appelle catholique".

 

http://www.topchretien.com/topinfo/?/11223/impact-de-leva...

 

Walter dit :

Sacré Stéphane !

Vous appelez l'évêque de Rome "Mr Ratzinger", et vous prétendez que c'est du respect ... mais l'évêque de Malines-Bruxelles, lui, vous l'appelez "cardinal" ! Faudrait-il donc que Benoît XVI vous envoie une invitation personnelle pour venir évangéliser le Vatican et donner un cours de bible à la Curie romaine pour qu'il ait une chance d'être appelé par vous au moins cardinal, lui aussi ?

 

Je vous rappelle qu'en son temps, je vous avais déjà exclu des commentaires sur mon blog pour manque de respect. Lorsque vous m'avez voulu gratifier à nouveau de vos "réflexions" il y a quelques jours, je me suis dit: donnons-lui encore une chance ...

 

Mais vu que vous n'arrivez même pas à voir la différence entre le respect avec lequel des musulmans ont reçu notre Saint-Père le Pape Benoît XVI et votre dédaigneux "Mr Ratzinger", comment voulez-vous que je prenne votre manière de lire la Bible au sérieux ?

 

Vous vous déclarez ouvert au dialogue ? Prenez donc la peine de lire le Catéchisme de l'Eglise Catholique, et vous apprendrez, par exemple, ce que je vous ai déjà dit, mais dont vous ne tenez aucun compte dans vos ultimatums : à savoir que la Bible, vous ne l'auriez jamais seulement lue, s'il n'y avait pas eu la Tradition vivante de l'Eglise pour la transmettre de génération en génération jusqu'à vous aujourd'hui.

 

"Ce Catéchisme a pour but de présenter un exposé organique et synthétique des contenus essentiels et fondamentaux de la doctrine catholique tant sur la foi que sur la morale, à la lumière du Concile Vatican II et de l’ensemble de la Tradition de l’Église. Ses sources principales sont l’Écriture Sainte, les saints Pères, la liturgie et le Magistère de l’Église... Il sera aussi d’utile lecture pour tous les autres fidèles chrétiens."

 

http://www.vatican.va/archive/FRA0013/_INDEX.HTM

 

Lorsque vous aurez fait cet effort, je reste à votre disposition pour répondre aux questions bienveillantes que le Saint Esprit ne manquera pas de vous inspirer. Sinon, il n'y a plus que la prière et le jeûne.

 

 

Stéphane dit :

Sacré Walter...

Vous me dites de rester dans le sujet, mais vous persistez à en sortir pour faire mon procès... Nous essayons de voir si l’église catholique n’est pas une institution qui s’est éloigné de la Bible pour se tourner vers des fables (verset cité par Charles) et vous persistez à ne pas vous référer à la Bible pour répondre à mon argumentation...

C’est bien d’avoir transmis la Bible, mais si c’est pour la contredire...

 

Vous voulez donner des titres honorifiques au «pape» à la place de son vrai nom, mais primo, vous ne voyez que ce que vous voulez voir car si vous aviez lu convenablement, je l’ai aussi appelé «pape» malgré que ce soit contraire à mes convictions et à la Bible (Mt 23 :9), secundo, le terme «saint-Père» est un titre réservé à Dieu (Jn17 :11) et vous publiez la lettre de Charles qu'il introduit par ce sacrilège, et tertio, puisque le «pape» est supposé être successeur de Pierre, qu’il soit humble comme lui (actes 10 :26).

Note : Si j’ai précisé le rang de Mr Daneels, c’est pour éviter les confusions vu le nombre de Daneels en Belgique. Quand j’appelle quelqu’un «Monsieur», cela n’enlève aucunement le respect que je pourrais avoir pour lui. Le respect s’impose de lui-même, on ne l’impose pas par des titres ou par des ronds de jambe. Godfried Daneels a tout mon respect pour sa loyauté envers Dieu qui surpasse celle de sa communauté.

 

Je ne compte pas lire le catéchisme car la foi a été donnée aux saints une fois pour toutes (Jude 1 :3), il n’y a aucune écriture ultérieure qui puisse justifier une contradiction de la Bible. Or le catéchisme est rempli de références ultérieures (Lumen Gentium, discours de papes,...)

Si vous ne savez pas me donner des références bibliques, je n’insiste pas, nous en saurons plus au jour de notre mort. Dieu nous tirera les oreilles pour notre manque d’unité.

 

Je vous souhaite bonne continuation avec toute mon affection en Jésus-Christ.

 

Walter dit :

Titre : "Merci, Très Saint-Père !"
Si Charles venait à lire ces tirades, il serait le premier étonné d'en avoir été, bien involontairement, à l'origine, lui qui écrit :

"Je voulais, Très Saint-Père, vous remercier pour votre courage."

Quand les adolescents et les musulmans donnent l'exemple ... à ceux qui se disent chrétiens, et qui prétendent en plus sermonner les autres.

 

Stéphane dit : (Message que Walter a censuré sur son blog)

Walter,
Vous parlez comme un politicien, pas comme un chrétien qui respecte Dieu. 
A chaque commentaire vous avez préféré me juger et me rabaisser plutôt que de vous référer à la Bible pour construire le débat. Il
semble que ce soit le titre que vous êtes si fier d'exposer qui vous a rendu condescendant; en cela, vous ne suivez ni l'ordre de Jésus, ni l'exemple des apôtres.

Vous savez ce que faisait Pierre quand on lui faisait des courbettes ? Il disait "relève toi, moi aussi je suis un homme"(actes 10:26)...mais vous persistez à ne rien entendre...
Le soit-disant successeur de Pierre ferait bien de suivre son exemple; qu'il dise "arrêtez vos courbettes et arrêtez de m'appelez
Saint-Père, je ne suis qu'un homme !".  Mais c'est difficile d'être humble quand le pouvoir monte à la tête...

 

Si j'avais un esprit de division, je vous dirais de continuer car avec une telle attitude, vos fidèles arriveront tôt ou tard chez nous, mais je souhaite vraiment l'unité des chrétiens et que votre église puisse se réformer. Hélas c'est impossible avec des gens qui discréditent la Bible.

 

Je vous plains...

 

(Les réponses à ce débat seront publiées dans ce post)

28/07/2008

Jésus, fils « engendré » de Dieu ?

Jésus, fils « engendré » de Dieu ?

 

Voici encore un débat qui suscite la polémique entre diverses communautés.

Dieu peut-Il engendré un fils qui est Dieu lui-même ? Engendré signifie-t-il créé ? Etc...

Beaucoup de questions dont les réponses fusent de toutes parts.

 

Il est clair que Jésus-homme a bien été engendré car Dieu s’est fait chair en Jésus. Que l’on soit chrétien, musulman, témoins de Jéhovah, etc.. on est tous d’accord de dire que Jésus a été conçu sans intervention d’un homme. Dieu a voulu faire une distinction claire entre un être créé (comme le premier homme) et un être engendré qui peut porter le nom de Fils unique.

 

Mais alors, me dira-t-on, Jésus peut-il être Dieu s’il est engendré ?

Bien sûr car Jésus ne se limite pas à un corps d’homme.  Jésus est le reflet resplendissant de la gloire du Père, l’expression parfaite de sa substance, comme nous l’indique hébreux 1:3. 

 

Le mot engendré se limite-t-il au fait de la manifestation humaine de Dieu en Jésus ? D’où vient la polémique ?

De ces quelques versets :

Actes 13:33  Dieu l'a accomplie pour nous leurs enfants, en ressuscitant Jésus, selon ce qui est écrit dans le Psaume deuxième: Tu es mon Fils, Je t'ai engendré aujourd'hui.

Hébreux 1:5  Car auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit: Tu es mon Fils, Je t'ai engendré aujourd'hui? Et encore: Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils?

Hébreux 5:5  Et Christ ne s'est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit: Tu es mon Fils, Je t'ai engendré aujourd'hui!

 

Cette expression que l’on retrouve dans deux livres du nouveau testament, est issue du psaume n°2. Ce psaume prophétique parle du Fils, héritier du monde.

Psaume 2:7 Je publierai le décret; L'Eternel m'a dit: Tu es mon fils! Je t'ai engendré aujourd'hui.

Le titre de fils avait été donné dès l'origine à Israël dans son ensemble (Exode 4.22). Plus tard, le prophète Nathan, annonçant à David les bénédictions promises à sa descendance, s'exprime au nom de l'Eternel en ces termes : Je lui serai père et il me sera fils (2Samuel 7.14). Ainsi le titre de noblesse accordé à Israël s'applique maintenant plus spécialement à une famille, mais sans se rapporter encore à un individu. En effet, nous ne voyons pas David ou tel de ses descendants se donner à lui-même personnellement le nom de fils de l'Eternel. De l'oracle de Nathan à la déclaration de notre psaume il y a un grand pas. Ici, en effet, c'est un homme spécial qu'a en vue le psalmiste et qu'il désigne avec une insistance particulière par ces mots : Toi, tu es mon Fils ; moi-même, je t'ai engendré. L'auteur du psaume contemple un roi auquel aboutit la bénédiction promise à toute la race.

 

Pourquoi « aujourd’hui » ?

Le roi dont il est question est élevé par un décret rendu à un moment donné (aujourd'hui) au rang de Fils de l'Eternel. C'est bien ainsi que l'a compris Paul en actes 13 :33, puisqu'il applique ce terme d'aujourd'hui au jour de la résurrection du Seigneur (comparez avec Romains 1.4 « et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l'Esprit de sainteté, par sa résurrection d'entre les morts, Jésus-Christ notre Seigneur »). Aux yeux de l'apôtre sans doute celui qui a été l'objet d'une telle élévation était par son origine même Fils de Dieu (Colossiens 1.16 ; Philippiens 2.6-9). Mais par sa résurrection il a été remis en possession des attributs conformes à sa personne divine auxquels il avait renoncé pour accomplir sa mission terrestre (Jean 17.5). Le psaume 2 ne touche pas à ce mystère ; il ne nous en fait pas moins constater un progrès important dans l'intuition prophétique. Le mot : Je t'ai engendré, désigne l'acte de grâce par lequel l'Eternel élève à lui son Elu, en lui donnant la position de Fils.

 

On comprend ainsi toute l’étendue des appellations « Fils unique », « engendré »,...matérialisant toute les prophéties de l’ancien testament.

 

Gloire à Dieu

22/07/2008

Témoins de la crucifixion

Crucifixion_avant_restaurationTémoins de la crucifixion

Le coran affirme que la crucifixion de Jésus n'était qu'un faux semblant et qu'aucun disciple n’était témoin oculaire de cette crucifixion.

Coran 4 :157-158 « et à cause de leur parole: «Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d'Allah»... Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié; mais ce n'était qu'un faux semblant! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude: ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué, mais Allah l'a élevé vers Lui. Et Allah est Puissant et Sage. »

 

Démontrons qu'il y avait bien des proches de Jésus (donc des personnes capables de le reconnaître !) qui étaient témoins de la scène : des disciples, des femmes de son entourage et sa mère !


« La cohorte, le tribun, et les huissiers des Juifs, se saisirent alors de Jésus, et le lièrent. Ils l'emmenèrent d'abord chez Anne; car il était le beau-père de Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là. Et Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs: Il est avantageux qu'un seul homme meure pour le peuple. Simon Pierre, avec un autre disciple, suivait Jésus. Ce disciple était connu du souverain sacrificateur, et il entra avec Jésus dans la cour du souverain sacrificateur; mais Pierre resta dehors près de la porte. L'autre disciple, qui était connu du souverain sacrificateur, sortit, parla à la portière, et fit entrer Pierre. » Jean 18:12-16

Dans ces versets, Pierre et un autre disciple ont suivi Jésus. Dans la suite, on nous montre ce que ces disciples ont vu, et nous indique la présence d’autres disciples :

Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus, et l'emmenèrent. Jésus, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha. C'est là qu'il fut crucifié, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate fit une inscription, qu'il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue: Jésus de Nazareth, roi des Juifs. Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu où Jésus fut crucifié était près de la ville: elle était en hébreu, en grec et en latin. Les principaux sacrificateurs des Juifs dirent à Pilate: N'écris pas: Roi des Juifs. Mais écris qu'il a dit: Je suis roi des Juifs. Pilate répondit: Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit. Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d'un seul tissu depuis le haut jusqu'en bas. Et ils dirent entre eux: Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. Cela arriva afin que s'accomplît cette parole de l'Écriture: Ils se sont partagé mes vêtements, Et ils ont tiré au sort ma tunique. Voilà ce que firent les soldats. Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. Jean 19:16-27

Le soleil s'obscurcit, et le voile du temple se déchira par le milieu. Jésus s'écria d'une voix forte: Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira. Le centenier, voyant ce qui était arrivé, glorifia Dieu, et dit: Certainement, cet homme était juste. Et tous ceux qui assistaient en foule à ce spectacle, après avoir vu ce qui était arrivé, s'en retournèrent, se frappant la poitrine. Tous ceux de la connaissance de Jésus, et les femmes qui l'avaient accompagné depuis la Galilée, se tenaient dans l'éloignement et regardaient ce qui se passait. Luc 23:45-49

Nous avons donc des disciples, des femmes de l'entourage de Jésus et sa mère.  Toutes ces personnes ont bien reconnus Jésus, ce n'était donc pas un faux semblant.

 

Le débat est ouvert.

03/07/2008

Coran vs évangile de Barnabé

Suite à mon article du 2 mai 2007 (http://christianisme.skynetblogs.be/post/4480416/levangile-de-barnabe--une-fraude-au-service-d), voici de quoi démontrer à mes lecteurs musulmans qu'entre l'évangile de Barnabé et le Coran, il y'en a au moins un des deux qui est forcément non inspiré !

  

5 exemples : 

 

Barnabé 3 :

« La vierge (Marie) fut environnée d’une immense splendeur et elle enfante son fils SANS DOULEUR. Elle le prit dans ses bras, l’enveloppa de langes et le posa dans l’étable, car il n’y avait pas de place à l’auberge. »

coran 19:22-23

« Elle (Marie) devient donc enceinte [de l'enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné. Puis LES DOULEURS de l'enfantement l'amenèrent au tronc du palmier, et elle dit : "Malheur à moi ! Que je fusse morte avant cet instant ! Et que je fusse totalement oubliée !" »

--> Avec ou sans douleur ???

 

Barnabé 115:

« Que l'homme se contente donc de l'épouse que son créateur lui a donnée et qu'il oublie toute autre!»

Coran 4:3

« Il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent »

--> Polygamie ou monogamie ???

 

Barnabé 178

« Je te le dis en vérité, il y a NEUF cieux entre lesquels se trouvent les planètes. »

Coran 2:29

« C'est Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la terre, puis Il a orienté Sa volonté vers le ciel et en fit SEPT cieux. Et Il est Omniscient. »

--> 7 ou 9 cieux ???

  

 

Barnabé 96

L’évangile de Barnabé nie que Jésus soit le Messie :

« Je te supplie de nous dire la vérité : «Es-tu le Messie de Dieu que nous attendons?» Jésus répondit : "Il est vrai que c'est ce que notre Dieu a promis, mais ce n'est pas moi, car il est fait avant moi et il viendra après moi." »

 

Ceci entre en contradiction avec la Bible et le Coran. Effectivement, ce dernier donne très clairement le titre de Messie à Jésus [Al-Masih en arabe], et n’attribue ce titre à aucun autre prophète que Jésus :

Coran 4 :171

Le Messie (Al-Masih) Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un souffle venant de Lui…

Coran 3 :45

(Rappelle-toi,) quand les Anges dirent : «Ô Marie, voilà qu'Allah t'annonce une parole de Sa part : son nom sera Jésus le Messie «al-Masih Hissa», fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah

--> Jésus, Messie ou non ???

(Notons que l'évangile de Barnabé parle de Jésus comme étant le Christ, mais en même temps, nie qu'il soit le Messie comme on peut également le lire aux chapitres 42, 82, 83, 97, 198, 206. Le problème c'est que Christ signifie Messie !!  L'auteur de ce faux évangile est complètement à côté de ses pompes.)

  

Barnabé 53

D'après l'évangile de Barnabé, la fin du monde se déroulera en 15 étapes (jours), au 13ième jour, tout le monde mourra, et au 15ième jour, les anges mourront et seul Dieu subsistera :

 

Le treizième jour, le ciel se roulera comme un livre et il pleuvra tant de feu que tout ce qui est vivant mourra... Le quinzième jour, les saints anges mourront et Dieu seul restera vivant. A lui soit honneur et gloire!

 

Cela contredit le Coran, qui enseigne qu'il y aura des hommes qui vivront au jour du jugement (Sourate 80:33-37) et qu'il y aura des anges:

Coran 69 :15-17

Ce jour-là alors, l'Evénement se produira, et le ciel se fendra et sera fragile, ce jour-là. Et sur ses cotés [se tiendront] les Anges, tandis que huit, ce jour-là, porteront au-dessus d'eux le Trône de ton Seigneur.

--> Qu'en est-il de la fin des temps ???

 

 

Ce ne sont là que 5 exemples parmi toutes les contradictions coran-Barnabé. Si l'on porte crédit à l'évangile de Barnabé, le coran doit être faux. Si le coran est vrai, alors l'évangile de Barnabé est faux.

 

 

Il est malhonnête de présenter ce faux évangile (aucune trace de ce texte avant le 16e siècle) pour soutenir des thèses islamiques, or de nombreux sites prosélytes l'utilisent abondamment, mais hélas pour vous chers amis musulmans, ce faux évangile va aussi à l'encontre du coran sur de nombreux points...

 

Le débat est ouvert, j'espère qu'il sera constructif.

  

03/02/2008

"Jésus et Mahomet"

j&mJe vous recommande vivement la lecture du livre "Jésus et Mahomet" de Mark A.Gabriel, ex-professeur d'histoire de l'islam à l'université Al-Azhar du Caire.

Je l'ai dévoré en quelques jours.

 

Ce livre sera notamment utilisé comme référence pour les comparaisons entre Jésus et Mahomet que je publierai prochainement et qui serviront de base au débat islam-christianisme. Toujours dans un esprit de paix et de discernement.

10/12/2007

Mahomet, le Shiloh ? Impossible ! – Réflexion pour nos amis musulmans.

ShilohMahomet le Shiloh ? Impossible ! – Réflexion pour nos amis musulmans.

 

Certains musulmans prétendent que Mahomet est annoncé en Genèse 49:10 avec ceci pour argument:

 

"Genèse 49:10 prophétise la venue d’un ultime prophète non-juif, à qui les peuples devront obéissance (le Shiloh)."

 

Lisons le passage en question :

« Le sceptre ne s'écartera point de Juda, ni le bâton de législateur d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne le Shiloh; à lui, l'obéissance des peuples! » Genèse 49:10

 

Ø      Première constatation, on ne peut trouver les mots "ultime prophète non-juif". Pourtant c'est sur ces mots n'existant pas dans le texte, que certains musulmans s'appuient pour arguer que Mahomet est prophétisé dans la Bible.

 

Ø      Deuxième constatation, la personne dont il est fait prédiction, n'est pas citée comme étant une personne non juive, mais plutôt comme une personne de la ligne de Juda.

 

« Le sceptre ne s'écartera point de Juda, ni le bâton de législateur d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne le Shiloh... »

 

[C'est à dire, que le sceptre du roi devait rester dans la ligne de Juda jusqu'à ce que vienne le Shiloh; le Shiloh étant le bout des rois de Juda désigné par Dieu.]

 

Ø      Troisième constatation, le Shiloh est présenté comme devant régner sur les nations:

 

« à lui, l'obéissance des peuples! »

 

Ø      Quatrième constatation, la venue du Shiloh doit selon le texte, se produire avant que Juda perde sa souveraineté nationale et puissance législative:

 

« Le sceptre ne s'écartera point de Juda, ni le bâton de législateur d'entre ses pieds... »

 

 

Maintenant pour savoir si Mahomet correspond à cette prophétie, nous devons regarder si Mahomet rempli ces quatre points.

 

Ø      Premier point, l'affirmation que le Shiloh serait Mahomet tient uniquement sur le fait que le Shiloh serait cité comme "un ultime prophète non juif", cependant c'est une description que l'on ne peut pas trouver en le texte. Ce point étant faux, deux choses en ressort. D'abord c'est un point non pertinent, pour savoir qui le Shiloh est. Ensuite, Mahomet se trouve être directement être élimé d'être le Shiloh.

 

Continuons.

 

Ø      Deuxième point, le Shiloh doit être issue de la ligne de Juda. Mahomet n'est pas issu de la ligne de Juda, Mahomet étant arabe.

 

Ø      Troisième point, le Shiloh doit régner sur les nations. Mahomet a régné sur quelques tribus, mais il n'a pas régné sur les nations.

 

Ø      Quatrième point, la venue du Shiloh doit se produire avant que Juda perde sa souveraineté nationale et puissance législative. Et celles-ci ont été écartées au 1er siècle. En l'an 11, les Romains ont enlevé le droit aux autorités juives d'administrer la punition capitale. A ce propos, Rachmon, un rabbin juif est enregistré comme disant:

 

« Lorsque les membres du Sanhédrin se sont trouvés privés de leur droit de vie et de mort, une consternation générale a pris possession d'eux ; ils ont couvert leurs têtes de cendres, et leurs corps avec de la toile à sac, hurlant, "Malheur à nous, parce que le sceptre est parti de Juda, et le Messie n'est pas venu." »

 

Nous voyons que le Shiloh est identifié en tant que le Messie !

 

Et Jérusalem, capital de Juda et d'Israël, est tombé en l'an 70, sous le prince Titus, d'où la destruction du temple. La souveraineté nationale et la puissance législative, ayant été écarté au 1er siècle, et étant né 500 ans après, Mahomet ne peut être le Shiloh, celui-ci devant venir avant que la puissance législative, et souveraineté nationale aient été écartées de Juda.

 

Résultat, Mahomet ne peut être le Shiloh.

 

Le chrétien quant à lui, croit que le Shiloh est Jésus le Messie, vérifions, si cela peut être juste.

 

Ø      Le premier point, est qu’il a été vu que le Shiloh n’est pas spécifiquement explicité comme un "ultime prophète non-juif". Argument à écarter.

 

Ø      Deuxième point, le Shiloh doit être issue de la ligne de Juda. Jésus est de la ligne de Juda:

 

« Car il est évident que notre Seigneur est descendu de la Tribu de Juda, à l'égard de laquelle Moïse n'a rien dit de la Sacrificature. » Hébreux 7:14

 

Ø      Troisième point, le Shiloh doit régner sur les nations. Jésus règne sur les nations:

 

« Afin qu'au nom de Jésus, tout ce qui est dans les cieux, et sur la terre, et sous la terre, fléchisse le genou, » Philippiens 2:10

 

« Ils disaient à haute voix: L'Agneau qui a été immolé, est digne de recevoir puissance, et richesse, et sagesse, et force, et honneur, et gloire, et louange. J'entendis aussi toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, et sous la terre, et dans la mer, et toutes les choses qui y sont, qui disaient: A celui qui est assis sur le trône, et à l'Agneau soient la louange, et l'honneur, et la gloire, et la force aux siècles des siècles. » Révélation 5:12-13

 

« Ils combattront contre l'Agneau, mais l'Agneau les vaincra, parce qu'il est le Seigneur des seigneurs, et le Roi des rois; et ceux qui sont avec lui sont les appelés, les élus et les fidèles. » Révélation 17:14

 

Ø      Quatrième point, la venue du Shiloh doit se produire avant que Juda perde sa souveraineté nationale et puissance législative, qui celles-ci ont été perdues au 1er siècle. Or Jésus est venu autour de l'an 4 avant J-C, c'est à dire avant que Juda perde sa souveraineté nationale et puissance législative.

 

Ainsi, Jésus possède les caractéristiques nécessaires pour être identifié au Shiloh.

 

En outre, les chrétiens croient que le Shiloh est une prophétie au sujet du Messie, intéressant lorsque nous nous tournons vers la consultation des références rabbiniques antiques nous trouvons que les rabbins ont aussi cru que le Shiloh est le Messie.

 

Le Targum Pseudo Jonathan:

"Le roi et les gouverneurs ne s'écarteront pas de la maison de Juda... jusqu'à ce que le Roi Messie vienne"

 

Le Targum Jérusalem:

"Les rois ne s'écarteront pas de la maison de Juda... jusqu'à la venue du Roi Messie..."

 

Le Targum Onkelos:

"La transmission du domaine ne s'écartera pas de la maison de Juda, ni les scribes des enfants de ses enfants, jusqu'à ce que le Messie vienne"

 

Le Talmud Babylonien, Sanhedrin 98b, Rabbi Johanan:

"Le monde a été créé pour le Messie, qu'elle est le nom de ce Messie? L'école de Rabbi Shila dit son nom est Shiloh, parce qu'il écrit au sujet de lui; 'jusqu'à ce que Shiloh vienne'."

 

Ceci démontre que les chrétiens n'ont rien innové en regardant le Shiloh comme devant être le Messie. Et Jésus étant contrairement à Mahomet, le Messie. Mahomet ne peut pas être le Shiloh, plutôt c'est Jésus qui est le Shiloh.

 

 

En conclusion, rajoutons que le Shiloh est un mot hébreu qui se traduit par « le Pacifique »... No comment.

02/12/2007

La Trinité

trinitéLa Trinité

(Ci-contre le blason de la Trinité (Ile de Jersey), assez évocateur)

 

La foi en la Trinité repose sur les enseignements de la Parole de Dieu. Il faut remarquer que toutes les grandes dénominations chrétiennes ont professé un Dieu unique en trois personnes : Eglise catholique, Eglises protestantes (Calviniste comme Luthérienne), Eglise orthodoxe russe et orientale, Eglises baptistes et méthodistes, etc. tandis que, les adversaires de la Trinité se sont toujours trouvés dans les sectes hérétiques, comme de nos jours : les «Témoins de Jéhovah.»

 

La lecture de la Bible, et particulièrement celle du Nouveau testament, révèle trois Personnes distinctes dans la Divinité: le Père, le Fils et le Saint EsPrit. Il est certain que l'intelligence humaine se trouve placée là devant un mystère qui la dépasse. Mais pouvons nous prétendre expliquer Dieu et toutes les profondeurs de sa personne. Il nous faudrait être Dieu Lui-même. L'état de péché dans lequel les hommes ont vécu, de génération en génération, n’a pas été sans altérer leur intelligence des réalités spirituelles.  Tout leur effort a porté sur les choses matérielles, et leur intelligence ne peut plus concevoir que ces dernières.

 

Les théologiens se sont épuisés à trouver des définitions et à établir des explications de la Trinité, mais on se rend compte, en les lisant, que leurs tentatives sont loin de faire la lumière. Acceptons, en toute humilité, de rester devant un mystère; ce qui ne doit pas nous empêcher de faire un travail positif, en cherchant, à travers la Parole de Dieu, ce qu'elle révèle de la Trinité; et gardons-nous de vouloir aller au-delà.

 

Nous trouvons déjà dans l'Ancien Testament, et cela dès les premières pages, un certain nombre de textes indicatifs de la Trinité. Il est dit dans la Genèse:

 

«Faisons l'homme à Notre image, à Notre ressemblance.» Genèse 1 :26.

 

«Voici, l'homme est devenu comme l'un de NOUS.» Genèse 3 :22.

 

«Allons! descendons là et confondons leur langage.» Genèse 11 :7.

 

Dans le prophète Esaïe, on lit également :

 

«Qui enverrai-Je et qui marchera pour Nous?» Esaïe 6 :8.

 

De même, dans tout le passage d'Esaïe 41 :21-23, Dieu se désigne Lui-Même par le pronom personnel «NOUS.»

 

Les adversaires de la Trinité ont prétendu que ce pluriel «nous» désignait Dieu et ses anges. Mais, on ne voit nulle part, dans toute l'Ecriture, Dieu associant son nom à aucune créature, même pas à ses anges. Quand Il tient conseil, c'est avec le Verbe ou la «Sagesse» qui était au commencement avec Lui. Qu'on relise à ce sujet les premiers versets de l'Evangile de Jean.

 

On a dit aussi que le pluriel est là pour représenter toutes les perfections divines. Mais, dans toute l'Ecriture, on ne les voit jamais personnifiées. On a dit encore: ce «nous» est un pluriel de majesté. On sait ce qu'il faut entendre par là. Les rois, les chefs d'Etat emploient la formule: «Nous, tel et tel, avons décidé telle et telle chose.» Mais, on ne peut alléguer aucun texte biblique prouvant que cette forme était employée dans la langue hébraique. Quand les rois s'y expriment, ils le font au singulier. On peut citer, par exemple:

Genèse 14 :21; 20 :9; 41 :15-17 ; Daniel 2 :3, 5, 8 ; 3 :25 ; 4 :4 ; 5 :7, 14 et 15, etc... Les versets où le «nous» est placé dans la bouche de Dieu semblent bien destinés à préparer les révélations plus complètes du Nouveau Testament.

 

Rappelons qu'en parlant des noms de Dieu, nous avons déjà constaté qu'Elohim est une forme plurielle.

 

En outre, on trouve dans l'Ancien Testament des versets qui, à n'en pas douter, font prévoir le mystère de la Trinité:

 

«Qui a fait paraître les extrémités de la terre?

«Quel est son nom et celui de son Fils?» Proverbes 30 :4.

 

«Dès le commencement, Je n'ai point parlé en cachette, dès l'origine de ces choses, J'ai été là; et maintenant, le Seigneur, l'Eternel, m'a envoyé avec son Esprit.» Esaïe 48 :16

 

C'est évidemment, dans le Nouveau Testament, que les témoignages apparaissent aussi nombreux que décisifs.

 

Nous relèverons successivement dans le Nouveau Testament :

 

I.- LE TEMOIGNAGE DE JESUS LUI-MEME.

 

«Je prierai le Père, et Il vous, donnera un autre Consolateur.» Jean 14 :16.

«Quand sera venu le Consolateur que Je vous enverrai de la part du Père, Il rendra témoignage de Moi.» Jean 15 :26.

«Comme le Père m'a envoyé.... recevez le Saint-Esprit.» Jean 20 :21, 22.

«Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.» Matthieu 28 :18-19. (Remarquez le singulier du mot «nom » : un seul nom pour les 3 !)

 

Dans ces quatre paroles prononcées par le Christ Lui-Même, nous L'entendons distinguer très nettement trois personnes:

Lui-Même, le Père et le Saint-Esprit qu'Il désigne aussi sous le terme de Consolateur. Remarquons au sujet de la dernière, que Jésus, instituant le Baptême, déclare qu'il doit être donné au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Si le Fils et le Saint-Esprit n'étaient pas Dieu, au même titre que le Père, on ne comprendrait pas pourquoi les trois noms se trouveraient aussi étroitement associés, et placés, en quelque sorte au même rang.

 

II.-LE TEMOIGNAGE  DES EVANGELISTES.

 

«Jésus vit l'Esprit descendre sur Lui, et une voix vint du ciel: Tu es mon Fils bien-aimé.» Matthieu 3 :16-17 ; Marc 1 :9-10; Luc 3 :21-22.

 

Les trois personnes nous sont montrées,"ayant une action tout à fait distincte. Le Fils sort de l'eau du Jourdain; le Saint-Esprit descend sur Lui; du haut du ciel, le Père fait entendre sa voix.

 

«L'ange lui répondit (à Marie): le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu;» Luc 1 :35.

 

Ici encore, nous retrouvons les trois Personnes de la Trinité. Le Saint-Esprit viendra sur Marie; le Très-Haut, c'est-à-dire Dieu le Père, la couvrira de son ombre; et l'enfant à naître sera appelé Fils de Dieu.

 

III.- LE TEMOIGNAGE DE PAUL.

 

«La grâce du Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu, et la communion du Saint-Esprit soient avec vous.» 2 Corinthiens 13 :13.

 

Les trois Personnes de la Trinité sont placées côte à côte, au même niveau; mais distinguées par leur action particulière dans la vie du chrétien.

 

«II y a diversité de dons, mais le même Esprit; diversité de ministères, mais le même Seigneur; diversité d'opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous.» 1 Corinthiens 12 :4-6.

 

«II y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi tous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous et en tous;» Ephésiens 4 :4-6.

 

Dans ces versets, les trois Personnes de la Trinité sont présentées par l'apôtre, avec un rôle particulier à chacune d'entre elles.

 

IV.- LE TEMOIGNAGE DE PIERRE.

 

«... élus selon la prescience de Dieu, le Père, par la sanctification de l'Esprit, afin qu'ils deviennent obéissants, et qu'ils participent à l'aspersion du Sang de Jésus-Christ... » 1 Pierre 1 :2.

 

V.- LE TEMOIGNAGE DE JEAN.

 

«Nous connaissons que nous demeurons en Lui et qu'Il demeure en nous, en ce qu'Il nous a donné de son Esprit. Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père, a envoyé le Fils comme Sauveur du monde» 1Jean 4 :13-14.

 

VI.- LE TEMOIGNAGE DE JUDE.

 

« Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint-Esprit, maintenez-vous dans l'Amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ, pour la vie éternelle.» Jude 20, 21.

 

Ainsi, nous possédons, tout au travers du Nouveau Testament, un ensemble de textes significatifs devant lesquels nous ne pouvons hésiter à reconnaître UN DIEU UNIQUE et pourtant EN TROIS PERSONNES, distinctes l'une de l'autre.

 

Mais, ce qui nous intéresse, c'est le rôle que joue chacune d'entre elles dans notre salut et notre vie chrétienne. En résumant, et en simplifiant beaucoup, nous pouvons dire ceci : le Père a conçu le plan du Salut et donné son Fils. Le Fils s'est offert en sacrifice et a été la Victime sainte et expiatoire. Le Saint-Esprit a inspiré les Ecritures. Il aide les pécheurs à s'approprier le Salut et les assiste ensuite dans leur marche chrétienne, étant le Consolateur promis.

01/10/2007

Question pour nos frères catholiques.

Question pour nos frères catholiques.

 

Suivant 1Timothée 3, considérez-vous toujours le célibat des prêtres comme biblique ?

(Pour rappel, la première épître de Paul à Timothée est une épître pastorale, les chapitres 2 et 3 donnent des instructions sur le culte public et sur la moralité et la conduite des officiers de l'Église) On dit: «Celui qui aspire à être un dirigeant dans l'Eglise désire une belle tâche.» Cette parole est certaine. Il faut toutefois que le dirigeant soit un homme irréprochable: mari fidèle à sa femme, maître de lui-même, réfléchi et vivant de façon convenable. Qu'il soit hospitalier et capable d'enseigner. Il ne doit pas être buveur ni querelleur, mais au contraire aimable et pacifique. Que l'amour de l'argent n'ait sur lui aucune prise. Qu'il dirige bien sa famille et maintienne ses enfants dans l'obéissance, en toute dignité. Car, comment un homme qui ne dirige pas bien sa famille, serait-il qualifié pour prendre soin de l'Eglise de Dieu? Que ce ne soit pas un converti de fraîche date, de peur qu'il ne se laisse aveugler par l'orgueil et ne tombe sous la même condamnation que le diable. Enfin, il doit aussi jouir d'une bonne réputation parmi ceux qui ne font pas partie de la famille de Dieu afin de ne pas s'exposer au mépris public et de ne pas tomber dans les pièges du diable. Il en va de même des diacres*. Ils doivent inspirer le respect: qu'ils soient des hommes de parole, sans penchant pour la boisson ni pour le gain malhonnête. Ils doivent garder avec une bonne conscience la vérité révélée de la foi. Il faut qu'eux aussi soient d'abord mis à l'épreuve. Ensuite, si on n'a rien à leur reprocher, ils accompliront leur service. Il en va de même pour les femmes : elles doivent inspirer le respect: qu'elles ne soient pas médisantes; qu'elles soient maîtresses d'elles-mêmes et dignes de confiance dans tous les domaines. Que les diacres soient des maris fidèles; qu'ils assument bien leurs responsabilités à l'égard de leurs enfants et de leur famille. Car ceux qui remplissent bien leur ministère acquièrent une situation respectée et une grande assurance dans la foi en Jésus-Christ. (1 Timothée 3:1-16) * Le mot grec diakonos a donné par francisation le mot diacre qui signifie serviteur

28/07/2007

Islam : Pour "Loulou"

Ayant entamé un débat intéressant sur un autre blog, je re-publie mon dernier message adressé à « Loulou » en espérant qu’elle le trouvera et qu’elle y donnera suite (tout le monde est également invité à participer bien sûr)

 

Le débat portait sur Sourate 9 verset  29-30. En réponse Loulou m’avait notamment transmis ce lien :

http://www.paradisial.com/Critique/CoranRelire/Versets/Ex...

 

Merci Loulou pour cette réponse et pour le lien vers cette analyse. Je voudrais néanmoins ajouter quelques bémols.

 

Ce que cet article nous dit est vrai, lorsqu’un chrétien ou un juif lit le Coran, il a automatiquement le sentiment d’être jugé et condamné. 

Ma première réflexion est la suivante : Si le Coran est la parole de Dieu et qu’Il a permis ces double-sens, ne trouvez-vous pas que Dieu a fait preuve de manque de prévoyance ?

Ensuite si ce verset est à replacer dans un contexte historique et qu’il est donc temporel (comme la sourate 111), pourquoi l’avoir inclus dans un livre qui traverse les siècles avec tous les dangers que cela comporte ? A nouveau, c’est un manque de prévoyance.

 

Deuxième réflexion : L’extrait de la sourate 38 (pré-hégire), parlant du « livre » et de l’appel à la compréhension, est largement antérieur à la sourate 9 et à la rédaction du Coran lui-même (sans oublier que Coran signifie « récitation » et qu’en principe, il n’a donc jamais eu la vocation d’être un livre). Je ne suis pas certain que le livre auquel il est fait allusion soit le Coran, mais plutôt la Bible (dans le passage visé, on parle de David !) dont le canon était fixé depuis le 4e siècle (lire sourate 5 !). Cela fait partie des contradictions du Coran : d’une part Muhammad invitait ses semblables à se conformer à la Thora et à l’évangile, mais d’autre part, on affirme que Muhammad est venu pour apporter le vrai message de Dieu car la Bible aurait été falsifiée. S’il invitait ses semblables à se conformer à la Bible, comment affirmer qu’elle est falsifiée et dès lors, pourquoi un nouveau message ? C’est une question très importante que tout musulman doit se poser.

Je vous invite à lire le commentaire que j’ai fait sur mon blog à ce sujet :

http://christianisme.skynetblogs.be/post/4544332/islam--e...

 

Troisième réflexion : Ce texte évoque des crimes de l’ancien Testament. En effet, mais Jésus est venu réconcilier l’homme avec Dieu et avec son prochain. Le fait d’être chrétien implique de ne lire l’ancien testament qu’à la lumière du nouveau ! La Bible est une compilation de témoignage. Mais Jean nous rappelle que Jésus est Parole de Dieu. Seules Ses paroles sont les paroles de Dieu et son message est sans aucune ambiguïté : aime ton prochain comme toi-même !

 

Quatrième réflexion : le verset 29 précède le 30 qui parle également des chrétiens (et de leur anéantissement), je n’ai pas vu l’analyse de ce verset là. Auriez-vous un lien ?

 

Ensuite, j’ai effectivement évoqué l’Iran, mais c’était un exemple, j’aurais pu prendre l’Arabie Saoudite (pays sunnite dont l’indice de persécution est de 66,5), l’Afghanistan, la Somalie, Nigeria (http://www.voxdei.org/afficher_info.php?id=17893.134), etc...

 

Merci d’avance pour votre patience et vos explications.

Fraternellement

06:15 Écrit par St dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : coran, christ, jesus, dieu, bible, seigneur, debat, islam |  Facebook |

13/07/2007

Le Vatican revendique le titre d'unique véritable Eglise du Christ

Alors que les chrétiens (protestants notamment) cherchent le dialogue pour l’unité, l’église catholique revendique le titre "d'unique véritable Eglise du Christ". 

 

Chers frères catholiques, entre hommes, on peut dialoguer, mais le jugement n’appartient qu’à Dieu.

 

Voici 3 articles parus dans topchrétien :

 

Le Vatican revendique le titre d'unique véritable Eglise du Christ 

 

Le Vatican revendique le titre "d'unique véritable Eglise du Christ" pour l'Eglise catholique, dans un document publié mardi qui risque de relancer la controverse avec les autres confessions chrétiennes.

 

Ce document de la Congrégation pour la doctrine de la foi réaffirme les thèses déjà développées dans un texte du 5 septembre 2000, "Dominus Iesus", qui avait soulevé de vives polémiques dans le monde chrétien, notamment chez les protestants qui n'y étaient pas considérés comme des membres de véritables "Eglises".

 

Le texte de mardi affirme que l'engagement oecuménique "ne signifie pas que l'Eglise catholique renonce à la conviction d'être l'unique véritable Eglise du Christ".

 

Le concile Vatican II "n'a pas voulu changer et n'a de fait pas changé la doctrine antérieure de l'Eglise" sur ce point, indique le document qui condamne "les interprétations erronées" du concile (1962-1965).

 

Le document de la Congrégation s'attache à expliquer une phrase du document central de Vatican II, "Lumen gentium", selon laquelle l'Eglise établie par le Christ sur terre "subsiste dans l'Eglise catholique".

 

Ce verbe "subsiste", alors choisi de préférence à "être" après des discussions ardues, a été interprété par les théologiens libéraux comme une reconnaissance que les autres Eglises chrétiennes (orthodoxes et protestantes) sont également fondées à se dire "Eglise du Christ" et que l'oecuménisme vise à rechercher ce qu'il peut avoir de vérité en chacune d'elles.

 

Mais la déclaration "Dominus Iesus" publiée sous la responsabilité du cardinal Joseph Ratzinger, aujourd'hui pape sous le nom de Benoît XVI, a donné une interprétation restrictive de cette phrase, confirmée dans le document publié mardi.

 

Selon ce texte, "Réponses à des questions concernant certains aspects de la doctrine de l'Eglise", "le verbe +subsister+ ne peut être exclusivement attribué qu'à la seule Eglise catholique", et celle-ci est en "pleine identité" avec ce que le Christ voulait.

 

Certes, ajoute-t-il, on trouve en dehors de l'Eglise catholique "de nombreux éléments de sanctification et de vérité". Mais les Eglises orientales (orthodoxes, ndlr) qui ne reconnaissent pas le pape comme successeur de Pierre souffrent d'une "déficience" et ne sont que des "Eglises particulières", et les "communautés" protestantes qui développent une autre conception de l'eucharistie et du sacerdoce "ne peuvent être appelées Eglises".

 

Le Vatican souligne cependant que le dialogue oecuménique "demeure toujours une des priorités de l'Eglise catholique, comme l'a confirmé le pape Benoît XVI".

 

"Toutefois, pour que ce dialogue puisse vraiment être constructif, en plus de l'ouverture aux interlocuteurs, demeure nécessaire la fidélité à l'identité de la foi catholique", indique-t-il. 

http://www.topchretien.com/topinfo/?/14872/le-vatican-rev...

 

 

Protestants: ce qui nous unit plus grand que ce qui nous divise (cardinal) 

 

Le responsable pour l'Eglise catholique des relations avec les autres confessions chrétiennes a souligné, mercredi, que ce qui les unit est "plus grand" que ce qui les divise, en réponse à l'inquiétude suscitée par un nouveau document du Vatican sur l'oecuménisme.

 

"Ce qui nous unit est plus grand que ce qui nous divise", a déclaré le cardinal Walter Kasper, président du conseil pontifical pour l'unité des chrétiens à l'adresse notamment des protestants.

 

La publication mardi d'un document du Vatican définissant l'Eglise catholique comme la "seule véritable Eglise du Christ" et déniant la qualité "d'Eglises" aux "communautés" protestantes a suscité perplexité et inquiétudes chez ces dernières.

 

Selon le cardinal Kasper, "le document ne dit pas que les Eglises protestantes ne sont pas des Eglises", mais plutôt qu'elles ne sont pas des Eglises au sens où l'Eglise catholique entend ce mot.

 

D'ailleurs, ajoute le cardinal, les Eglises protestantes "ne veulent pas non plus être des Eglises au sens de l'Eglise catholique".

 

Il estime que la mise en évidence des différences subsistant entre confessions chrétiennes "devrait nous stimuler et non nous catastropher". "En dernière analyse, la déclaration du Vatican est une invitation à poursuivre sereinement le dialogue", conclut-il.

 

Le document du Vatican émane de la congrégation pour la doctrine de la foi, gardienne du dogme et a été ratifiée par le pape Benoît XVI. 

http://www.topchretien.com/topinfo/?/14943/protestants-ce...

 

 

Les protestants veulent poursuivre le dialogue avec les catholiques 

 

La Fédération protestante de France (FPF) entend poursuivre le dialogue avec les catholiques "en vue de l'unité sans uniformité des chrétiens", dans une réaction au texte du Vatican revendiquant pour l'Eglise catholique le titre "d'unique véritable Eglise du Christ".

 

Dans un communiqué publié mardi, la FPF souligne que les "différentes compréhensions de l'Eglise divisent encore profondément les chrétiens". Elle considère comme "légitime que l'Église catholique rassure ses enfants les plus inquiets et qu'elle travaille à son unité interne".

 

"Personne ne peut attendre que l'autre se rallie à ses convictions. Partant des fermes convictions qui sont les siennes, chaque Église s'engage avec le plus de clarté possible dans le dialogue, seul chemin vers la pleine communion", ajoute la FPF.

 

"Nous souhaitons et nous prions pour que chaque Église (et l'Église catholique romaine aussi !) puisse proposer des pistes de dialogue, ou plutôt prendre en compte les résultats des dialogues théologiques, s'engager dans un chemin de +conversion+, et non pas se contenter de la répétition de ses propres convictions ecclésiologiques", indique encore la Fédération protestante.

 

"Nous confessons (reconnaissons, NDLR) tous l'Église dans son unité, sa sainteté, sa catholicité, son apostolicité. Mais +autre est la vérité de fond, autre est la forme+. C'est dans cette ligne ouverte par le pape Jean XXIII que pour notre part nous poursuivrons le dialogue en vue de l'unité sans uniformité des chrétiens et de leur témoignage", conclut la FPF.

 

Le document de la Congrégation pour la doctrine de la foi, publié mardi par le Vatican, réaffirme les thèses déjà développées dans un texte du 5 septembre 2000, "Dominus Iesus", qui avait soulevé de vives polémiques dans le monde chrétien, notamment chez les protestants, qui n'y étaient pas considérés comme des membres de véritables "Eglises".

 

Le texte de mardi affirme que l'engagement oecuménique de Vatican II "ne signifie pas que l'Eglise catholique renonce à la conviction d'être l'unique véritable Eglise du Christ".

http://www.topchretien.com/topinfo/?/14862/les-protestant...