12/06/2008

1ère communion...

Dimanche dernier, de bons amis de confession catholique fêtaient la première communion de leur fils.  C’était l’occasion pour moi d’assister à une célébration dans une église catholique après de longues années.

Cela s’est déroulé dans l’église St Maurice de Sclayn.

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Sclayn est une terre seigneuriale du comté de Namur sous l’Ancien Régime, sa remarquable église Saint-Maurice, en bordure de la Nationale 90, fut jadis collégiale, siège d’un chapitre fondé en 1106 par l’empereur Henri IV, qui subsista jusqu’en 1797.
Cet édifice roman (de style ionique en façade) possède de nombreuses et belles pierres tombales en marbre noir du XIVème siècle et, dans le chœur, de belles stalles sculptées, de tradition Renaissance. En face, le très beau presbytère en moellons de calcaire est une construction médiévale.

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Le message et les chants sont très agréables, j’étais également content qu’il n’y ait eu aucune prière à la vierge, mais hélas, ce que je déplore toujours ce sont ces allusions directes visant à mettre en avant le catholicisme, le « pape » et les prêtres. 

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COMMU2

 

Je salue au passage mes frères catholiques et prie afin que cette église puisse se rapprocher de Dieu et de sa volonté. 

18/01/2008

A, b, c, d,...

Enfant brésilien2A, b, c, d... Auteur : Paulo Coelho – Contes de Noël brésiliens

 

« La Foi est toujours vivante dans le cœur des hommes » se dit le curé en voyant l’église bondée. C’était des ouvriers du quartier le plus pauvre de Rio de Janeiro, réunis cette nuit-là avec un seul objectif en commun : la messe de Noël. Il en fut tout réconforté. D’un pas digne, il gagna le milieu de l’autel.  «A, b, c, d… » C’était, semblait-il, un enfant qui perturbait la solennité de l’office.

Les assistants regardèrent derrière eux, mécontents. Mais la voix continuait : « A, b, c, d… » « Arrêtez » ! dit le curé. Le gamin parut s’éveiller d’une transe. Il lança un regard craintif autour de lui et son visage s’empourpra de honte.    « Qu’est-ce tu fais ? Tu ne vois pas que tu troubles nos prières ? » Le gamin baissa la tête  et les larmes coulèrent sur ses joues.

« Où est ta mère? » insista le curé. « Elle ne t’a pas appris à suivre une messe ? ». Tête basse, le gamin répondit : « Excusez-moi, mon Père, mais je n’ai pas appris à prier. J’ai été élevé dans la rue, sans père ni mère. Aujourd’hui, c’est Noël et j’avais besoin de causer avec Dieu. Je ne connais pas la langue qu’il comprend, alors je dis les lettres que je sais. J’ai pensé que, là-haut, il pourrait prendre ces lettres et s’en servir pour former les mots et les phrases qui lui plaisent.

Le gamin se leva. « Je m’en vais », dit-il. « Je ne veux pas gêner les personnes qui savent si  bien communiquer avec Dieu ». « Viens avec moi », répondit le curé. Il prit le gamin par la main et le conduisit à l’autel. Puis il se tourna vers ses fidèles. « Ce soir, avant la messe, nous allons réciter une prière spéciale. Nous allons laisser Dieu écrire ce qu’Il veut entendre.

Chaque lettre correspondra à un moment de l’année, où nous réussirons à faire une bonne action, à lutter avec courage pour un rêve ou à dire une prière sans un mot. Nous allons Lui demander de mettre en ordre les lettres de notre vie. Nous allons former des vœux afin que ces lettres Lui permettent de créer les mots et les phrases qui Lui plaisent. Les yeux fermés, il se mit à réciter l’alphabet. Et, à son tour, toute l’église répéta : « A, b, c d … »

 

Ce conte nous fait comprendre qu’il n’y a pas de nécessité à connaître des mots compliqués ni même d’avoir appris des textes pour avoir une « conversation » avec Dieu, mais un désir qui vienne du cœur. De plus cette histoire nous rappelle que, trop souvent, les prières sont faites dans le but d’obtenir quelque chose, ce petit garçon voulait seulement, malgré sa condition miséreuse, parler avec Dieu. Essayons de nous en souvenir.