08/12/2008

L’évolution, une théorie de plus en plus contestée !

L’évolution, une théorie de plus en plus contestée !

Par Paul Ohlott

Source : TopInfo

 

photoarticleintelligentde«Les créationnistes me faisaient sourire il y a 20 ans, mais ce n’est plus le cas !» (1), déclare Armand de Ricqlès, professeur au Collège de France. Pas étonnant, aujourd’hui, dans toute l’Europe, les théories créationnistes font des émules, et les professeurs de Sciences et Vie de la Terre (SVT) rencontrent de vives oppositions en classe.

 

En Angleterre, un sondage réalisé en 2006 par la BBC annonce même la couleur : 40% des personnes interrogées souhaitent que le Créationnisme soit enseigné en cours de sciences, aux côtés ou non de la théorie de l’évolution.

 

Et la France ne fait pas exception. Face à ce phénomène de société, le Ministère de l’Education Nationale a réuni sur Paris, plusieurs centaines de chercheurs en sciences de l’évolution, philosophes et autres professeurs, les 13 et 14 novembre, afin de débattre de la difficulté croissante d’enseigner la théorie de l’évolution.

 

L’ID, l’autre idée des origines

 

Le principal concurrent du néo-darwinisme se nomme «Intelligent Design» (Dessein Intelligent, ID). Née en 1988, par le paléontologue américain Stephen C. Meyer, cette théorie vise même le haut du tableau noir, en cherchant à «devenir l’optique dominante dans le domaine scientifique» (2). Elle est désormais soutenue par de nombreux universitaires établis.

 

Genre de «créationnisme évolutionniste», l’ID défend la thèse d’une évolution biologique, mais tout en affirmant que la vie n’est pas la conséquence d’un étrange hasard qui s’amuserait à jouer au Créateur. Bien au contraire, selon l’ID, l’évolution est orientée et programmée par une «force cosmique».

 

Et cette théorie connaît un accueil favorable dans les églises protestantes évangéliques. Véritable force montante du Christianisme, les «born again» (nés de nouveaux) ne s’opposent pas pour autant à la science. Il s’agirait plutôt de la réconcilier avec la foi, comme en témoigne ces propos de Philippe Laurent, dans le magazine baptiste Croire et Vivre : «Pourquoi la foi serait-elle irrationnelle et la ‘’science’’ rationnelle ? La vision chrétienne du monde est rationnelle ; elle n’exclut pas la science mais elle n’en fait pas un dieu qui serait capable de répondre à toutes les questions !» (3).

 

Dans le même journal, Lydia Jaeger, Docteur en philosophie à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, s’interroge à son tour…«Alors que de nombreux scientifiques de haut niveau sont aussi des croyants authentiques, beaucoup s’acharnent encore aujourd’hui à nous faire croire que foi et raison s’opposent. Jusqu’à quand ?» (4).

 

Egalement Directrice des Etudes à l’Institut Biblique de Nogent, Lydia Jaeger poursuit son discours : «Laissons la science apporter ses lumières là où elle est compétente, mais n'attendons pas d'elle qu'elle nous éclaire sur le sens de l'existence humaine, qu'elle nous fournisse les normes sur lesquelles régler notre comportement ou qu'elle nous dévoile l'origine ultime du monde. Sur ces questions, elle ne saura que rester muette».

 

Les scientifiques évangéliques se rassemblent

 

Au mois de mars 2008, en partenariat avec le Groupe Biblique Universitaire (GBU) - un mouvement étudiant qui revendique 200 membres actifs dans l’Hexagone -, cette scientifique de formation a commencé une nouvelle expérience, en créant le Réseau des Scientifiques Evangéliques. Le 17 janvier prochain, dans l’enceinte de l’Eglise Baptiste de Paris-Centre, le Réseau organisera sa première journée annuelle d’étude sur le thème de la neutralité scientifique. De quoi agacer encore davantage les évolutionnistes radicaux !

 

Rachel Vaughan, ancienne chercheur en biologie cellulaire et coordinatrice de ce Réseau, tient néanmoins à préciser qu’il ne s’agit en aucun cas d’un lobbie. Son but consiste simplement à «réunir des scientifiques évangéliques, afin qu’ils soient au service des étudiants en proie à de multiples questionnements». Quant à l’étiquette «créationniste», elle s’en méfie. «Si vous entendez par créationniste que Dieu a tout créé, oui nous le sommes», explique-t-elle, «mais on oppose deux extrêmes. Soit il faut croire que Dieu a tout créé en six jours. Soit il faut croire que Dieu n’existe pas et que tout est apparu par hasard. Il y a d’autres possibilités entre ces deux extrêmes !».

 

Paul OHLOTT

 

Notes

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(1) Le Monde, 17 novembre 2008.

(2) The Wedge Document, publié par l’Institut Discovery, une puissante institution créationniste.

(3) Magazine «Croire et Vivre», spécial Sciences et Foi, novembre 2008. Extrait de l’Edito.

(4) Magazine «Croire et Vivre», spécial Sciences et Foi, novembre 2008. Extrait de l’article «La science peut-elle tout expliquer ?».

19/04/2008

Adam, premier homme ?

adameteveLors d’une étude biblique sur la genèse, le sujet avait légèrement dérivé sur l'existence ou  non d'hommes avant Adam. C'est le genre de débat animé que je trouve à la fois passionnant et utile au travail d'unité des chrétiens.

En effet, de nombreux chrétiens restent persuadés qu’Adam est le premier homme créé sur terre.  Au risque de choquer, sachez que je n’y crois pas et que c’est la Bible elle-même qui l’atteste.
Voici donc, chers amis chrétiens et chers lecteurs, de quoi étayer mes dires sur l'existence d'hommes avant Adam, conforme aux évidences scientifiques.


Vous le savez, il y a deux récits de la création, qui se suivent et qui n'offrent pas moins de ressemblances que de contradictions apparentes si on les lit « à la lettre » :


1er récit : Gen 1:1 à 2:3 qui explicite les 7 périodes de la création

2ème récit : Gen 2:4 à 3:24 qui décrit succinctement la création et semble s'attarder sur la sixième période, et qui décrit aussi la chute de l'homme.


Un des symptômes est par exemple la désignation de Dieu et de l'humanité.


1er récit, Dieu est appelé Elohim

2ème récit, Dieu est appelé YHWH-Elohim


1er récit, l'humanité est appelé Ha-adam, composé de zakar (mâle) et nakeva
(femelle)
2ème récit, l'humanité Ha-adam est composée de ish (mâle) et isha (femelle)


1er récit, l'humain est le terme de la création. Il domine sur l'ensemble de celle-ci.

2ème récit, l'homme est créé avant le jardin d'Eden qu'il est amené à cultiver.


Il y a donc, me semble-t-il, deux styles littéraires différents qui portent à croire qu'il s'agirait soit de deux écrivains différents, soit du même auteur désireux de marquer une différence de genre. Cela n'a pas grande importance vu que la Bible est une bibliothèque en soi, mais force est de constater que c'est l'interprétation des textes qui nous permettent d'y voir clair et qu'une lecture « à la lettre » entraîne des questionnements et des contradictions.


Si Ha-Adam décrit Adam le personnage, alors il y a  deux problèmes.

 

Ø      Il serait difficile de comprendre le fait que, dans le 1er récit, Dieu créé d'abord des animaux qui se reproduisent (donc mâles et femelles) et ensuite un homme tout seul. Seul, car le 2ème récit nous dit que Dieu le place dans un jardin où il n'y a rien à la base et qu'il y créé des animaux et sa femme par la suite afin qu'il ne soit plus seul. (Gen 2 :19)


Cela ne peux se comprendre que par une vision sous forme de Parabole du jardin d'Eden en tant que communion avec Dieu qui apporte à l'homme ce dont il a besoin, et du péché qui résulte de la désobéissance ainsi que des conséquences. Vision qui m'amène à penser que le terme Ha-Adam, l'humanité, a donné son nom au personnage nommé Adam (premier personnage biblique). Le texte original ne me permet pas de voir une évidence qu'Adam le personnage soit le premier homme créé. De nombreux traducteurs ont d'ailleurs marqué cette distinction en n'utilisant le mot Adam comme prénom qu'à partir du chapitre 4, après la chute.

Ø      La Bible elle-même nous dit que Ha-adam c'est l'homme et la femme :

« Dieu créa l'homme (Ha-adam) à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme (zakar) et la femme (nakeva) ». (Genèse 1:27 LSG)

« Il créa l'homme (zakar) et la femme (nakeva), il les bénit, et il les appela du nom d'homme (ha-adam), lorsqu'ils furent créés ». (Genèse 5:2 LSG)


Voici un argument qui m’a été présenté lors du débat et qui prétend démontrer qu’Adam est le premier individu humain créé : 1corinthiens 15 :45: « C'est pourquoi il est écrit: Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant. ». (o prôtos anthrôpos adam eis psuchên zôsan o eschatos adam eis pneuma zôopoioun)  Je ne rentre pas le débat de la traduction, mais la ponctuation n'existant pas dans les textes originaux, je les retire et voit qu'il y a mise en opposition entre « le premier homme-adam et le dernier adam » Jésus est-il le dernier homme ? Non, il est le dernier adam, il y a une différence. Cette différence doit donc s'appliquer pour le début de la phrase (le premier homme adam) qui ne désignerait donc pas le premier homme crée, mais, je dirais plutôt, le premier homme qui devint esclave du péché en brisant la communion avec Dieu et amenant la condamnation. (Le dernier adam supprime cette condamnation et nous réconcilie avec Dieu)


Bref, chers amis chrétiens, je ne cherche pas à avoir raison, et encore moins à remettre en cause l'autorité de la Bible, je pense juste que ces premiers textes de la Torah nous sont parvenus afin que nous en comprenions le sens profond à travers le texte original et non que nous les lisions au pied de la lettre traduite, influencés par 2000 ans de tradition.

17/02/2008

La création : genèse 1

terre

Il y a quelques temps, j’avais publié quelques pistes de réflexions sur le si controversé texte de la genèse.  (http://christianisme.skynetblogs.be/post/5131674/reflexio...) J’avais rajouté : «  l'ordre successif de création ne peut nullement être mis en défaut même s'il est fortement résumé. »

Même si la communauté athée cherche à discréditer ce texte, il reste une merveille d’enseignement (de plus, la richesse de l’hébreu et de son alphabet est impressionnante si l’on se donne la peine d’en analyser toutes les subtilités) et la preuve de l’existence de Dieu qui a montré à l’homme la création de la terre comme s’il y était.  Que verriez-vous si Dieu amenait votre regard sur la terre à l’époque de la création ?

 

1 Au commencement, Dieu (elohim) créa (bara) les cieux (shamayim) et la terre (erets).

Elohim est un mot pluriel, mais le verbe est au singulier. Etant donné que le pluriel majestatif n’est jamais utilisé dans la culture hébraïque, ce pluriel laisse entrevoir le principe de la Trinité.

Bara est le verbe par excellence de la création à partir du néant.

Shamayin est un pluriel et désigne l’univers (l’ensemble des cieux, des galaxies,...).

Erets a de multiple sens. Le mot terre a été retenu pour traduire erets car il englobe les mêmes connotations de « monde » et de « matière ».

-> Au commencement Dieu créa l’univers et la matière.

 

2 La terre était informe (tohuw) et vide (bohuw): il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'esprit (ruwah) de Dieu (elohim) se mouvait au-dessus des eaux (mayim).

Tohuw-bohuw : Désordre total.

Ruwah Elohim : le souffle de Dieu = le Saint-Esprit

Mayim : terme hébreu riche en signification. Il peut signifier eau, eaux, flots, soif, se laver, etc... Toujours cette connotation de fluidité.

-> La terre était en désordre total. Il y régnait une obscurité absolue, mais l’esprit de Dieu était en mouvement sur ces fluides.

(La science révèle que la terre a été formée à partir d’un flot de matière qui s’est réunie (Carbone, hydrogène, oxygène, Azote))

 

3 Dieu dit (amar): Que la lumière (owr) soit! Et la lumière fut.

4  Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres.

5  Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le premier jour (yown).

Amar signifie dire, parler, commander,..  Rappelons que Jésus est la « parole de Dieu faite chaire ». Après le verset 2 qui parle du Saint Esprit, nous sommes au 3ème verset et nous voyons encore plus clairement les traces de la trinité.

Dieu créé par sa parole. « Car en lui (Jésus) ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. » (Colossiens 1:16 LSG)

 

Yown signifie jour, période,...

 

-> Une fois que le flot de poussière de matière s’est dissipé pour s’agglomérer, la lumière a pu apparaître et on a pu distinguer la lumière et l’obscurité.

Il y eut une transition (à l’image de nos soirs et matins), ce fut la première période.

 

6  Dieu dit: Qu'il y ait une étendue entre les eaux, et qu'elle sépare les eaux d'avec les eaux.

7  Et Dieu fit l'étendue, et il sépara les eaux qui sont au-dessous de l'étendue d'avec les eaux qui sont au-dessus de l'étendue. Et cela fut ainsi.

8  Dieu appela l'étendue ciel. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le second jour.

La terre était bouillante et la présence de molécule d’H2O fit une masse de vapeur qui entourait la terre. Au fur et à mesure de son refroidissement, la séparation des eaux d’en haut et des eaux d’en bas s’opéra.

-> La masse de vapeur d’eau se sépara progressivement afin de former le ciel en haut (couche de nuage) et les eaux en bas (eau et magma). Deuxième période.

 

9 ¶ Dieu dit: Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse. Et cela fut ainsi.

10  Dieu appela le sec terre, et il appela l'amas des eaux mers. Dieu vit que cela était bon.

-> Les eaux firent d’une part l’océan, et le magma, une fois refroidit forme le sol émergé.

 

11  Puis Dieu dit: Que la terre produise de la verdure, de l'herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi.

12  La terre produisit de la verdure, de l'herbe portant de la semence selon son espèce, et des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon.

13  Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le troisième jour.

->Nous avons de la terre, de l’eau et de la lumière : la végétation pousse. Le verset 11 évoque la chlorophylle (verdure), la reproduction (semence) et l’ADN (espèce). Troisième période.

 

14 Dieu dit: Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue du ciel, pour séparer le jour d'avec la nuit; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années;

15  et qu'ils servent de luminaires dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre. Et cela fut ainsi.

16  Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, et le plus petit luminaire pour présider à la nuit; il fit aussi les étoiles.

17  Dieu les plaça dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre,

18  pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière d'avec les ténèbres. Dieu vit que cela était bon.

19  Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le quatrième jour.

Ce n’est plus le verbe bara qui est utilisé pour les luminaires, mais le verbe asah (une de ses signification est « montrer »)

-> Une fois la grosse couche de nuage dissipée, les astres purent apparaître.  Quatrième période

 

20 ¶ Dieu dit: Que les eaux produisent en abondance des animaux vivants, et que des oiseaux volent sur la terre vers l'étendue du ciel.

21  Dieu créa les grands poissons et tous les animaux vivants qui se meuvent, et que les eaux produisirent en abondance selon leur espèce; il créa aussi tout oiseau ailé selon son espèce. Dieu vit que cela était bon.

22  Dieu les bénit, en disant: Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers; et que les oiseaux multiplient sur la terre.

23  Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le cinquième jour.

-> Création de la vie animale. Cinquième période

C'est bien dans la mer que s'est développée d'abord la vie supérieure. Et des volatiles, issus directement des sauriens marins, ont d'abord envahi la terre.

 

 

24 Dieu dit: Que la terre produise des animaux vivants selon leur espèce, du bétail, des reptiles et des animaux terrestres, selon leur espèce. Et cela fut ainsi.

25  Dieu fit les animaux de la terre selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon.

Versets 24-25 : Les animaux supérieurs, dont les mammifères, dont certains seront domestiqués par l'homme dans la suite

-> Création des animaux terrestres

 

26 Puis Dieu dit: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.

27  Dieu créa (bara) l'homme (adam) à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme (zakar) et la femme.

28  Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre.

29 Et Dieu dit: Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence: ce sera votre nourriture.

30  Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi.

31  Dieu vit tout ce qu'il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le sixième jour.

-> Création de l’homme

Verset 26 : Faisons…notre…notre… Encore des signes trinitaires. (Je rappelle encore une fois que le pluriel majestatif n’existe pas en hébreu et que les anges n’ont pas participé à la création.)

Verset 27 : C’est la troisième fois que le verbe « bara » est utilisé et il est utilisé 3 fois dans ce verset. Première fois pour la matière, deuxième fois pour la vie et il est répété ici pour désigner l'origine de la liberté.

Notons que le mot adam désigne l’humain (homme et femme), l’homme en tant que mâle se dit zakar. Nous voyons que la femme est créée à l'image de Dieu aussi bien que l'homme ; c'est sans doute grâce à cette idée que la femme occupait en Israël une position beaucoup plus élevée que chez les peuples voisins.

Verset 31 Le but de l'auteur, en déclarant que tout était très bon, est évidemment d'affirmer que Dieu n'est pas l'auteur du mal, et de rejeter sur un autre la responsabilité de l'introduction du péché dans le monde.

23/10/2007

Réflexions sur la genèse

michelangelo-creationGenèse

 

Voici des pistes de réflexions au sujet de la genèse. La genèse est référencée plus de 60 fois dans 17 des livres du nouveau testament. On ne peut donc pas négliger ce livre et le résumer à une fable légendaire.

 

Rappel, le texte de la création a été transmis par voie orale pendant bien longtemps. Le texte fut écrit au 15e siècle avant JC, en hébreu et sans voyelle.  

Imaginez la situation suivante (à titre d'exemple comparatif!): Dieu parle à un homme d’une théorie scientifique qui ne sera découverte que plusieurs siècles plus tard. Cet homme vit dans un petit village africain et n’a que peu de moyens. Cette théorie est très complexe, mais il l’a transmet de générations en générations.  Peut-on gager que le texte restera pilepoil comme l’original ? Je doute. Certains mots changeront vraisemblablement, mais l’âme du texte restera la même. Est-ce que pour autant on doit déclarer ce texte comme une légende ? ou l’accepterez-vous comme une réelle inspiration divine ?

 

Je le répète, il s'agit de pistes de réflexion, je n'ai pas la prétention de connaître la divine vérité que cache ce texte, mais ces pistes seront une occasion, pour les athées, de constater que leurs critiques sont infondées.

 

Les premiers versets relatent la succession de la création 'yown' après 'yown'.  Le terme hébreu yown a toujours été traduit par jour, or il signifie également 'période'.  L'ordre successif de création ne peut nullement être mis en défaut même s'il est fortement résumé. (voir http://christianisme.skynetblogs.be/post/5556423/la-creat...)

 

Durant 2 chapitres et demi, il n'est question que de "l'homme" ~d"a'h' (hä|´ädäm avec l’article ha que l’on ne met pas devant un prénom) terme général que l’on utilise aussi actuellement pour définir l’ensemble des hommes. En lisant le texte attentivement, et de préférence en hébreu, on ne perçoit absolument pas qu'il y ait seulement 2 êtres humains sur terre. En genèse 1 :26, on lit « Faisons l’homme à notre image ». Aucun traducteur n’aurait pensé à écrire « Faisons l’Adam à notre image ».  Lisons aussi : « Il créa l'homme (rk"ïz" =zakar = mâle) et la femme, il les bénit, et il les appela du nom d'homme (~d"êa' =adam), lorsqu'ils furent créés. » (Genèse 5:2 LSG)  L’homme ET la femme s’appellent adam ! Adam désigne bien l’être humain.

La traduction Adam en tant que prénom ne se trouve qu'au 4e chapitre verset 25.  

 

Actuellement, les scientifiques évolutionnistes sont confrontés au problème du « chaînon manquant » entre espèces et notamment entre le singe et l'homme. Dans les milieux scientifiques, d'aucuns affirment que le premier homme est celui qui enterra ses morts. Il y a bien cette notion de responsabilité et de conscience par rapport à la vie.

 

Certains opposants visent l'impossibilité humaine de vivre plusieurs centaines d'années. En effet, mais si le texte parle d'année, c'est uniquement selon la conception de durée d'une année de l'époque ! Si l'on compte, par exemple, un an après chaque nouvelle lune (environ 30 jours), cela fait des durées de vie tout à fait normales.

 

Le déluge

Parlons maintenant du déluge qui perturbe beaucoup d’athées.

Des preuves solides nous permettent d'être convaincus d'un déluge mondial. Le déluge en effet, a laissé, en plus des preuves d'un changement de climat, les traces d'une brusque dévastation sur toute la surface du globe.

 

Écoutons à ce sujet un scientifique, monsieur Hapgoog : "L'une des grandes destructions de vie se produisit à la fin de la dernière période glaciaire. D'après la datation des carottes prélevées au fond de la mer de Ross, la dernière période glaciaire ne commença qu'il y a 6000 ans. Des bouleversements gigantesques ont enfoui des fossiles bien au-dessous de matériaux terrestres énormément plus vieux qu'eux. Il y a des signes indiquant que de grandes étendues de la Terre furent inondées en quelques temps." (Revue Newsweek, 23 décembre 1963).

 

Le caractère instantané de cette catastrophe universelle, nous est révélé par l'état des restes des animaux retrouvés dans la région arctique, où des millions de bêtes ont été, à une époque géologique assez récente, tuées subitement et instantanément congelées dans la boue et la glace du sous-sol arctique.

 

Même Darwin, le père de l’évolutionnisme, disait « L'esprit, ne peut s'empêcher de croire à quelque grande catastrophe. Mais pour détruire ainsi des animaux grands et petits, en Patagonie du Sud, au Brésil, sur la Cordillère du Pérou, en Amérique du Nord jusqu'au détroit de Béring, il a fallu que toute la base du globe terrestre soit secouée. »

 

Rajoute de décembre 2009 :
Même si une catastrophe mondiale a pu exister, je ne crois plus qu'il s'agisse de pluies inondant toute la planète. Certes il a du y avoir eu une catastrophe mondiale telle que nous l'exposele Pr Hapgoog, mais je pense que lors de cette catastrophe, l'humain n'existait pas encore.
Ma perception est la suivante : Le mot "eretz" a la même richesse de sens que le mot "terre" en français, il désigne aussi bien la planète, la matière, le pays, le territoire, le terrain. A aucun moment, la Bible ne permet ne trancher sur le sens de ce mot, et même, à certains moment, est utilisé le mot "adama" qui a un sens plus restrictif et qui ne désigne que soit la matière soit un terrain délimité, or ce terme "adama" est utilisé au verset genèse 6:7 ("J'exterminerai de la face de la terre (adama) l'homme que j'ai créé". Je pense donc que ce déluge concerne uniquement le territoire du croissant fertile.

 

 

11/10/2007

Big Bang ?

Big BangBig Bang ?

 

Ayant eu l’occasion de discuter du big bang avec un athée, je me permets de rappeler à ceux qui l’ignore encore que cette théorie est de moins en moins fiable.  Les scientifiques se contredisent...

D'ailleurs, la théorie du Big Bang doit son nom à l'un de ses plus farouches opposants, Fred Hoyle, qui a utilisé ce terme pour la ridiculiser lors d'une émission télévisée en 1950. L'image, caricaturale (car le Big Bang n'est pas une explosion mais une expansion ), a tellement marqué les esprits qu'elle perdure de nos jours.

 

 

« Science et vie » d’avril 2006  y consacrait un article fort bien fait et faisait référence à la « Lettre ouverte à la communauté scientifique »... Rappel :

 

Signée par 34 scientifiques et Ingénieurs, cette « Lettre ouverte à la communauté scientifique » a été publiée le 22 mai 2004 dans le magazine britannique New Scientist.  Nous l'avons traduite pour  donner une idée des arguments qu'avancent ceux qui  s'opposent à la théorie du big  bang. Depuis sa mise en ligne  sur Internet (www.cosmologystatement.org), 185 scientifiques sont venus ajouter leur nom à la liste. 

 

Le big bang repose aujourd'hui sur un nombre croissant  d'entités hypothétiques, des choses qui n'ont jamais été  observées, dont l'inflation, la matière sombre et l'énergie sombre sont les exemples les plus frappants. Sans elles, il y aurait une contradiction directe entre les observations des astronomes et les prédictions faites par la théorie du big bang. Ce recours continuel a de nouveaux objets hypothétiques pour combler le fossé entre théorie et observation ne serait accepté dans aucun autre champ de la physique. II soulèverait, pour le moins, de sérieuses questions sur la validité de la théorie sous jacente. 

Mais la théorie du big bang ne peut survivre sans ces éléments rapportés. Sans ce champ hypothétique qu'est l'inflation, le big bang ne prédit pas un rayonnement de fond cosmologique homogène et isotrope tel qu'il est observé, parce qu'il n'y aurait aucune raison pour que des parties de l'Univers, qui sont  aujourd'hui éloignées de plusieurs degrés dans le ciel, soient à la même température et donc émettent la même  quantité de rayonnement micro-onde. Sans une certaine matière sombre, différente de tout ce que nous avons observé sur Terre malgré vingt ans d'expériences, la théorie du big bang fait des prédictions  contradictoires sur la densité de matière dans l'Univers.  L'inflation nécessite une densité 20 fois plus grande que celle qu'implique la nucléosynthèse, soit l'explication  théorique de l'origine des éléments légers dans le cadre du big bang. Et sans énergie sombre, la théorie prédit que l'Univers n'a que 8 milliards d'années, ce qui est plusieurs milliards d'années plus jeune que beaucoup d'étoiles de notre galaxie.

Qui plus est, la théorie du big bang ne peut se vanter d'aucune prédiction quantitative qui aurait été ensuite validée par l'observation. Les succès revendiqués par les défenseurs de la théorie sont dus à sa capacité à s'adapter rétrospectivement aux observations, via un ajout continuel de paramètres ajustables, tout comme la cosmologie géocentrique de Ptolémée nécessitait des couches successives d'épicycles. Pourtant, le big bang n'est pas le seul canevas disponible pour comprendre l'histoire de l'Univers. L’ « Univers-plasma » et le « modèle stationnaire » font tous deux l'hypothèse d'un univers en évolution, sans début ni fin. Ces modèles, ainsi que d'autres approches alternatives, peuvent aussi expliquer les phénomènes basiques du cosmos, y compris l'abondance des éléments légers, le rayonnement de fond cosmologique, et la façon dont le décalage vers le rouge des galaxies lointaines augmente avec leur distance, ils ont même prédit de nouveaux phénomènes qui ont ensuite été observés, chose que le big bang n'a jamais pu faire. Les défenseurs de la théorie du big bang rétorqueront que ces théories n'expliquent pas toutes les observations cosmologiques. Mais ce n'est guère étonnant, vu que leur développement a été sévèrement entravé par un manque total de financement, En effet, de telles questions et alternatives ne peuvent, aujourd'hui encore, être librement débattues et examinées. La plupart des conférences suivent le courant dominant et ne permettent pas un échange d'idées complètement ouvert. Quand Richard Feynman dit que « la science est la culture du doute », dans la cosmologie actuelle, le doute et la dissidence ne sont pas tolérés, et les jeunes scientifiques apprennent à tenir leur langue s'ils ont quelque chose de négatif à dire à propos du modèle standard du big bang. Ceux qui doutent du big bang craignent de perdre leur financement en le disant. Même les observations sont désormais interprétées à travers un filtre biaisé, jugées correctes selon qu'elles étayent ou non le big bang. Du coup, des données discordantes sur les décalages vers le rouge, les abondances de lithium et d'hélium, et la distribution des galaxies, parmi d'autres éléments, sont ignorées voire ridiculisées. Cela reflète un dogmatisme grandissant qui est étranger à l'esprit de recherche scientifique libre. Aujourd'hui, pratiquement toutes les ressources financières et expérimentales en cosmologie sont allouées aux études sur le big bang. Les financements proviennent de quelques sources seulement, et tous les comités d'évaluation qui les contrôlent sont diriges par des défenseurs du big bang, En conséquence, la dominance du big bang est devenue totale, indépendamment de la validité scientifique de la théorie. Ne donner de caution qu'aux projets qui entrent dans le cadre du big bang sape un élément fondamental de la méthode scientifique : la  constante mise à l'épreuve de la théorie par l'observation, une telle restriction rend toute discussion non biaisée ainsi que toute recherche impossible. Pour remédier à cela, nous exhortons les agences qui financent le travail en cosmologie de mettre de côté une part significative de leur financement pour les recherches sur les théories alternatives, et les observations contradictoires au big bang. Pour éviter tout biais, le comité d'évaluation qui alloue de tels fonds pourrait être composé d'astronomes et de physiciens extérieurs au champ de la cosmologie. Allouer des financements à des recherches sur la validité du big bang, et sur ses alternatives, permettrait au processus scientifique de déterminer notre mode le plus fiable de « l'histoire de l'Univers. »