28/09/2009

Catholiques et évangéliques : Comparaison des différentes positions

 I. LA RÉVÉLATION

POSITION CATHOLIQUE

POSITION EVANGÉLIQUE

1. L’inspiration divine de l’Ecriture Sainte qui est la Parole de Dieu.

(Catéchisme de l’Eglise Catholique -CEC-1992 § 107) « ...il faut déclarer que les livres de l’Ecriture enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu voir consignée pour notre salut dans les Lettres sacrées. »

1. L’Ecriture Sainte est la seule règle, suffisante, certaine et infaillible pour la connaissance du salut, la foi, et l’obéissance.(2Ti 3:15-17 Is 8:20 Lu 16:29,31 Eph 2:20)

« Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, » (2 Ti 3:16)

2. C’est l’Eglise Catholique qui est la seule capable d’interpréter l’Ecriture.

(C.E.C. § 119) « ...Car tout ce qui concerne la manière d’interpréter l’Ecriture est finalement soumise au jugement de l’Eglise, qui exerce le ministère et le mandat divinement reçus de garder la parole de Dieu et de l’interpréter » : « Je ne croirais pas à l’Evangile, si l’autorité de l’Eglise Catholique ne m’y poussait. (St Augustin) »

2. C’est l’Esprit de Dieu qui nous conduit dans toute la vérité.

« Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ;...(Jn 16:13) »

« Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème ! (Gal 1:8) »

3. L’Eglise Catholique reconnaît à côté des Ecritures, une autre forme de révélation : la Tradition.

« On appelle »Tradition« , la transmission infaillible, par l’Eglise, de certaines vérités révélées qui ne sont pas contenues dans l’Ecriture Sainte, mais qui furent prêchées de vive voix par les Apôtres » (Catéchisme de tous les diocèses de Belgique p.16)

« Cette transmission vivante, accomplie dans l’Esprit Saint, est appelée la Tradition en tant que distincte de la Sainte Ecriture, quoique étroitement liée à elle... » (C.E.C. § 78)

« ...Elle porte la Parole de Dieu, confiée par le Christ Seigneur et par l’Esprit Saint aux apôtres, et la transmet intégralement à leurs successeurs, pour que, illuminés par l’Esprit de vérité, en la prêchant, ils la gardent, l’exposent et la répandent avec fidélité. » (C.E.C. § 81)

De la Tradition, l’Eglise tire des points de certitude pour sa foi. (C.E.C. § 82) « Il en résulte que l’Eglise...ne tire pas de la seule Ecriture Sainte sa certitude sur tous les points de la Révélation. C’est pourquoi l’une et l’autre doivent être reçues et vénérées avec égal sentiment d’amour et de respect. »

Il semble que la distinction tente à disparaître (C.E.C. § 80) « Elles sont reliées et communiquent étroitement entre elles. Car toutes deux jaillissent d’une source divine identique, ne forment pour ainsi dire qu’un tout et tendent à une même fin. », même si on ne place pas le Magistère au-dessus de la Parole (voir C.E.C. § 86)

rem : Le Magistère aurait reçu seul la tâche d’interpréter la Parole de Dieu.(voir C.E.C. § 889)

3. Il n’y a qu’une seule source de Révélation divine : La Parole de Dieu. Malheur à celui qui en rajoute. « Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre ; (Ap 22:18) »

Sur la Tradition : Jésus reproche fermement aux pharisiens d’avoir recours à leurs traditions pour annuler ainsi la Parole de Dieu et son autorité.

« Il leur dit encore : Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition... annulant ainsi la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie. Et vous faites beaucoup d’autres choses semblables. (Marc 7:9,13) »

« Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition. » (Mat 15:6)

Rem Chrysostome (Père de l’Eglise de 345 à 407) « Les choses qu’on invente sous le nom de Tradition apostolique, sans autorité de l’Ecriture, sont frappées du glaive de Dieu. »

« Toi, demeure dans les choses que tu as apprises, et reconnues certaines, sachant de qui tu les as apprises ; dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. » (2 Ti 3:14-15)

Il semble bien que la distinction en Tradition et Ecriture diminue dans le concept catholique après Vatican II, semant ainsi une confusion plus grande qu’auparavant dans les esprits. Les Ecritures ne deviennent qu’un maillon de la Tradition.

Bible à la main, nous réfutons cette ruse. « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. (Col 2:8) » et « Ne vous laissez pas entraîner par des doctrines diverses et étrangères ; (Héb 13:9) »

II. L’ÉGLISE

POSITION CATHOLIQUE

POSITION EVANGÉLIQUE

Le mot « Eglise » signifie « convocation ». Il désigne l’assemblée de ceux que la Parole de Dieu convoque pour former le peuple de Dieu...(C.E.C. § 777)

Dans son essence, l’Eglise est la communauté de tous les croyants de la Nouvelle Alliance que le lien de la foi et l’action régénératrice du Saint-Esprit unissent d’une façon vitale à Jésus-Christ. (Dictionnaire Biblique Emmaüs 1992)

1. Sacerdoce Universel

Le Concile de Trente condamnait, en 1563, comme fausse la thèse de Martin Luther. Le Concile Vatican II, plus nuancé, affirme toujours que le sacerdoce est confié à une élite.(C.E.C. § 1548-1551) Ce ministère n’est transmissible qu’au travers du sacrement de l’Ordre. « Aujourd’hui le mot ordinatio est réservé à l’acte sacramentel qui intègre dans l’ordre des évêques, des presbytres (des prêtres) et des diacres,..., elle confère un don du Saint-Esprit permettant d’exercer un »pouvoir sacré« .. » (C.E.C. § 1538)

1. Sacerdoce Universel

C’est Martin Luther qui parle en 1520, pour la première fois du « sacerdoce universel des croyants ». Cette doctrine se fonde sur des textes du N.T. qui affirment que tous les croyants sont prêtres (ou sacrificateurs) « et Christ a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen ! » (Ap.1:6)

2. Sa Structure

L’Eglise est catholique. Le mot catholique signifie « universel » dans le sens de « selon la totalité » ou « selon l’intégralité ». (C.E.C. § 830)

2. Sa Structure

La seule Église qui existe est celle fondée par Jésus-Christ et qui rassemble tous ceux qui ont été rachetés par le sang de l’Agneau et qui forment le peuple de Dieu. Cette Église ne peut être confondue avec une dénomination.

3. Son organisation

« Le ministère ecclésiastique, institué par Dieu, est exercé dans la diversité des ordres par ceux que déjà depuis l’antiquité on appelle évêques, prêtres, diacres. » (C.E.C. § 1554)

3. Son organisation

Le N.T. abolit toute distinction entre prêtres et laïcs. Chacun est appelé à exercer un ministère (service) dans le Corps de Christ. Christ donne une certaine forme à ces ministères, puisqu’il « a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, » (Ep.4:11) . On retrouve d’autres services mentionnés dans le N.T.

Primauté du Pape

« Cette charge pastorale de Pierre et des autres apôtres, appartient aux fondements de l’Eglise. Elle est continuée par les évêques sous la primauté du Pape. » (C.E.C. § 881)

« En effet, le Pontife romain a sur l’Eglise, en vertu de sa charge de Vicaire du Christ et de Pasteur de toute l’Eglise, un pouvoir plénier, suprême et universel qu’il peut toujours librement exercer. » (C.E.C. § 882)

Tout réside dans l’interprétation du verset de Matth 16:18, pour déterminer si oui ou non Pierre fut installé dans la fonction de Pape.

Il y a trois interprétations possibles. Sur 77 Pères de l’Eglise qui parlent de ce texte, 17 pensent que le roc dont parle Jésus est Pierre, 16 pensent que c’était Jésus lui-même, et 46 pensent que c’était la foi de Pierre qui confessait le Christ. On le voit : l’unanimité ne se fait pas autour de ce passage.

Primauté du Pape

Le terme Pontife romain est tiré du paganisme puisqu’il désignait le grand prêtre païen de Rome.

« Et moi, je te dis que tu es Pierre (pétros), et que sur cette pierre (pétra - gros rocher) je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. » (Matt 16:18)

De plus il est aussi dit : « Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu ; (1 Pi 2:4) », confirmant que nous sommes tous des pierres vivantes et que le seul fondement c’est Christ lui-même : « Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. » (1 Co 3:11)

Ce n’est donc pas une primauté pour Pierre, mais une priorité.

Son infaillibilité

« Il possède, en tant que successeur de Pierre, en sa qualité de chef suprême de l’Eglise, le Magistère suprême infaillible. » (Concile de Vatican 1870) (voir aussi C.E.C. § 85)

Comme « le Christ a voulu conférer à son Eglise une participation à sa propre infaillibilité » (C.E.C. § 889), il semble normal donc que : « de cette infaillibilité, le Pontife romain, chef du collège des évêques, jouit du fait même de sa charge quand, en tant que pasteur et docteur suprême de tous les fidèles, et chargé de confirmer ses frères dans la foi, il proclame, par un acte définitif, un point de doctrine touchant la foi et les moeurs... L’infaillibilité promise à l’Eglise réside aussi dans le corps des évêques quand il exerce son Magistère suprême en union avec le successeur de Pierre. » (C.E.C. § 891)

Son infaillibilité

Il est d’abord impossible de prouver que Pierre a été le premier évêque de Rome (aucune trace de Pierre à Rome dans le N.T. avant 61), et pendant plus de 3 siècles l’évêque de Rome n’aura aucune autorité souveraine (qui ne sera d’ailleurs fixée qu’au XIIe siècle)

A la lumière des Ecritures, ce dogme est inacceptable. « Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. » (Mat 16:23) Aucun passage ne parle de ce trait.

 

 III. LE SALUT

Le salut est le fait de recevoir la grâce divine qui sauve l’homme en effaçant ses fautes et la condamnation qui en est la conséquence. Tous (catholiques et protestants) sont d’accord pour reconnaître que la grâce rédemptrice de Dieu dépend de l’œuvre de Jésus-Christ.

POSITION CATHOLIQUE

POSITION EVANGÉLIQUE

1. Comment recevoir le salut ?

Pour l’Eglise catholique, seuls les sacrements donnés par leur église confèrent ce salut.

« Les sacrements agissent ex opere operato (littéralement : »par le fait même que l’action est accomplie« ), c’est-à-dire en vertu de l’œuvre salvitique du Christ, accomplie une fois pour toutes. Il s’ensuit que »le sacrement n’est pas réalisé par la justice de l’homme qui le donne ou le reçoit, mais par la puissance de Dieu« . Dès lors qu’un sacrement est célébré conformément à l’intention de l’Église, la puissance du Christ et de son Esprit agit en lui et par lui, indépendamment de la sainteté personnelle. » (C.E.C. § 1128) « Il y a dans l’Église sept sacrements : le Baptême, la Confirmation ou Chrismation, l’Eucharistie, la Pénitence, l’Onction des malades, l’Ordre, le Mariage. » (C.E.C. § 1113)

« L’Église affirme que pour les croyants les sacrements de la Nouvelle Alliance sont nécessaires au salut. » (C.E.C. § 1129 - voir 1256, 817, 1427) « Dans les sacrements, l’Église participe déjà à la vie éternelle » (C.E.C. § 1130)

1. Comment recevoir le salut ?

La Bible affirme que nous sommes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi : « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. (Eph 2:8) »

La foi est un acte de confiance personnelle dans les promesses de Dieu « Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ ». (Rm 10:17)

« Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas ». (Héb 11:1)

« Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut », (Rm 10:10)

Le but principal de la Réforme fut de remettre en évidence le salut de l’homme par la foi. Vérité qui fut violemment combattue par la contre-réforme.

A. LE BAPTEME

1. Le baptême confère la nouvelle naissance

« Naissant avec une nature humaine déchue et entachée par le péché originel, les enfants eux aussi ont besoin de la nouvelle naissance dans le Baptême afin d’être libérés du pouvoir des ténèbres.... les parents priveraient dès lors l’enfant de la grâce inestimable de devenir enfant de Dieu s’ils ne lui conféraient le Baptême peu après la naissance. » (C.E.C. § 1250)

A. LE BAPTEME

Jésus ne mentionne que deux rites que nous pourrions appelés sacrements, mais qui nous sont présentés comme des commandements : le baptême « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné ». (Marc 16:16) et la Sainte Cène (la communion ou le Repas du Seigneur), « Ensuite il prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ». (Luc 22:19)

2. Le baptême régénère

« Le Baptême ne purifie pas seulement de tous les péchés, il fait aussi du néophyte »une nouvelle créature« (2 co 5:17), un fils adoptif de Dieu qui est devenu participant de la nature divine (2 Pi 1:4), membre du Christ et cohéritier avec Lui (Rm 8:17), temple du Saint-Esprit. » (C.E.C. § 1265)

« Devenir chrétien est une initiation à plusieurs étapes. Il devra toujours comporter quelques éléments essentiels : l’annonce de la Parole, l’accueil de l’Evangile entraînant une conversion, la profession de foi, le Baptême, l’effusion de l’Esprit-Saint, l’accès à la communion eucharistique. » (C.E.C. § 1229)

2. La nouvelle naissance

La régénération est l’acte divin qui communique au croyant repentant une vie nouvelle et supérieure, en union personnelle avec Christ. Jean la compare à une nouvelle naissance qui nous fait entrer dans le royaume de Dieu « Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu ». (Jn 3:3)

Le Saint-Esprit est l’agent spécial (en oeuvrant avec la Parole) de la nouvelle naissance « je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ». (Jn 3:5), C’est lui qui agit d’une manière personnelle pour produire en l’homme ce changement. L’homme ne peut rien faire dans ce changement intérieur, seul sa repentance et sa foi formeront le terrain où se développera cette action divine. (voir « Aux sources des vérités bibliques » Vida 1981)

3. L’onction du Saint chrême (huile parfumée consacrée par l’évêque). « Elle signifie le don du Saint Esprit au nouveau baptisé. Il est devenu chrétien, c’est-à-dire »oint« de l’Esprit Saint. » (C.E.C. § 1241 - voir 1215, 1238 ils naissent de l’Esprit)

En parlant du texte de Jean 3:3-7, Jésus ne mentionne pas spécialement le baptême dans ce passage. L’eau dont il parle peut aussi symboliser l’œuvre de la Parole qui purifie et qui agit dans le processus de la régénération : « puisque vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu. » (1 Pi 1:23)

4. Le baptême par aspersion

Après avoir reconnu que le terme baptiser signifie « plonger, immerger »et qu’au début ce fut surtout des adultes qu’on baptisa (voir C.E.C. § 1214, 1247), ils s’en détournent vite pour en faire un baptême d’enfants et par aspersion. (voir § 1250)

4. Le baptême biblique

Selon le terme « immerger » le baptême sera toujours administré par immersion. Seuls ceux qui auront cru pourront passer par les eaux du baptême.

« Paul et Silas répondirent : Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille... Il les prit avec lui, à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens ». (Ac 16:31-33)

B. LA CONFIRMATION

« La Confirmation parfait la grâce baptismale ; elle est le sacrement qui donne l’Esprit Saint pour nous enraciner plus profondément dans la filiation divine, nous incorporer plus fermement au Christ, rendre plus solide notre lien avec l’Eglise... » (C.E.C. § 1316)

« Le rite essentiel de la Confirmation est l’onction avec le saint chrême sur le front du baptisé avec l’imposition des mains du ministre et les paroles »Reçois la marque du don du Saint-Esprit« (C.E.C. § 1320)

B. LE DON DU SAINT-ESPRIT

 »Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera.« (Ac 2:38-39)

Seul, Dieu par sa puissance peut nous remplir du Saint-Esprit, avec les signes qui accompagnent cette plénitude : le parler en langues, la prophétie, ... »Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer« . (Ac 2:4)

C. L’EUCHARISTIE

a) le sacrifice

 »Le sacrifice du Christ et le sacrifice de l’Eucharistie sont un unique sacrifice : « C’est une seule et même victime, c’est le même qui offre maintenant par le ministère des prêtres, qui s’est offert Lui-même alors sur la croix. Seule la manière d’offrir diffère » (C.E.C. § 1367)

C. LA SAINTE-CENE

a) le sacrifice

La doctrine du sacrifice de la messe nous parait insoutenable bibliquement. Même s’ils rappellent le sacrifice unique de Jésus, il s’agit bien pour eux d’un sacrifice renouvelé, alors que Jésus s’est offert une fois pour toute. « C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes ». (Hébreux 10:10)

b) pour les morts

« Le sacrifice eucharistique est aussi offert pour les fidèles défunts » (C.E.C. § 1371)

 

c) la transsubstantiation

Dans le très saint sacrement de l’Eucharistie sont « contenus vraiment, réellement et substantiellement le Corps et le Sang conjointement avec l’âme et la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ, et par conséquent, le Christ tout entier... » (C.E.C. § 1374)

C’est par la conversion du pain et du vin au Corps et au Sang du Christ que le Christ devient présent en ce sacrement« (§ 1375)

 »...par la consécration du pain et du vin s’opère le changement de toute la substance du pain en la substance du Corps de Christ notre Seigneur et de toute la substance du vin en la substance de son Sang ; ce changement, l’Eglise catholique l’a justement et exactement appelée transsubstantiation« (§ 1376)

c) la présence de Christ

Les Evangiles contredisent la transsubstantiation.

1. Comment Jésus aurait-il pu dire cela avant d’avoir offert son corps ?

2. Pourquoi dans les autres images le sens figuré est choisi (la porte, le chemin,...) ?

3. Jésus nous assure qu’il sera présent par le nouveau consolateur et non dans l’eucharistie (Jn 16.7)

4. Paul parle du pain (1 Cor 11:26-28), que nous mangeons lors du repas.

Notons que l’idée de transsubstantiation ne fut proclamée qu’au concile de Latran en 1215.

Pour la Réforme (Calvin), ce repas est d’abord un mémorial, mais il est aussi un moment où Jésus est réellement présent par son Esprit dans le pain et le vin. Ce repas a aussi une valeur communautaire.

D. LA PENITENCE

a) pardon de Dieu et de l’Eglise

 »Le péché est avant tout offense à Dieu, rupture de la communion avec Lui. Il porte en même temps atteinte à la communion avec l’Eglise. C’est pourquoi la conversion apporte à la fois le pardon de Dieu et la réconciliation avec l’Eglise« (C.E.C. § 1440)

D. LA PENITENCE

Pour les catholiques, l’assurance du salut est impossible. Le salut dépend des sacrements et des œuvres, en particulier du sacrement de pénitence.

Pour l’assurance du salut : »Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. (1 Jean 5:13)« 

b) Qui pardonne ?

 »Seul Dieu pardonne les péchés« (C.E.C. § 1441) Mais Christ a »cependant confié l’exercice du pouvoir d’absolution au ministère apostolique (d’après 2 Cor 5.18)« (C.E.C. § 1442). Plus loin, le catéchisme précise ce qu’ils pensent en affirmant cela : »En effet, ce sont les évêques et les presbytres, qui ont, en vertu du sacrement de l’Ordre, le pouvoir de pardonner tous les péchés « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (C.E.C. § 1461)

b) Le pardon

« Mais le pardon se trouve auprès de toi, Afin qu’on te craigne. » Ps 130:4

« Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés. » Ac 10:43 « Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : ... » (Matt 9:6) « Qui peut pardonner les péchés, si ce n’est Dieu seul ? » (Mc 2:7)

c) faire pénitence (ou modalité de satisfaction)

Certaines fautes ont comme conséquences que les pénitents doivent faire pénitence publique pour leurs péchés (voir C.E.C. § 1447) « Il doit faire quelque chose de plus pour réparer ses péchés ; il doit »satisfaire« de manière appropriée ou »expier« ses péchés. Cette satisfaction s’appelle aussi »pénitence« . (C.E.C. § 1459)

c) la repentance

Les versions catholiques traduisent par »faire pénitence« le mot grec (métanoïa) qui signifie repentance, changement de pensée et de conduite. Il n’est donc pas question d’une œuvre à faire pour nous disposer à recevoir le salut.

De plus les modalités de satisfactions (la prière, le jeûne et les aumônes) ne sont jamais présentés comme des châtiments.

d) confessionnal

 »L’aveu au prêtre constitue une partie essentielle du sacrement de pénitence « (C.E.C. § 1456) »D’après le commandement de l’Eglise, « tout fidèle parvenu à l’âge de la discrétion doit confesser, au moins une fois par an, les péchés graves dont il a conscience. » (C.E.C. § 1457) (Obligation fixée par le Concile de Latran en 1215). « La confession individuelle et intégrale des péchés graves suivie de l’absolution demeure le seul moyen ordinaire pour la réconciliation avec Dieu et avec l’Eglise. » (C.E.C. § 1497)

d) la confession

Elle est d’abord faite à Dieu : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité ». (1 Jn 1:9) Ou elle se fait communautairement : « Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace. » (Ja 5:16)

Il n’y a pas de trace d’une obligation d’une confession auriculaire.

e) péchés mortels ou péchés véniels

L’Eglise catholique fait une différence entre ces deux types de péchés.

« Le péché véniel constitue un désordre moral réparable par la charité qu’il laisse subsister en nous. » (C.E.C. § 1875)

« Est péché mortel tout péché qui a pour objet une matière grave, et qui est commis en pleine conscience et de propos délibéré. » (C.E.C. § 1857)

e) le salaire du péché

Il n’y a aucune distinction entre les péchés véniels et les péchés mortels, les Ecritures enseignent clairement que tout péché est mortel : « Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. » (Ro 6:23) « Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. » (Ja 2:10)

 

 

 SUR LA MORT

POSITION CATHOLIQUE

POSITION EVANGÉLIQUE

a) les indulgences (datant du Concile de Trente en 1552)

« L’indulgence est partielle ou plénière, selon qu’elle libère partiellement ou totalement de la peine temporelle due pour le péché. Les indulgences peuvent être appliquées aux vivants ou aux défunts. » (C.E.C. § 1471)

a) les indulgences

Même si les Ecritures parlent d’actes de réparation (Joël 2:12-13), la sanctification nous est présentée comme une œuvre de l’Esprit, « et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. » (1 Jn 1:7) -(voir 1 Cor 1.30)

b) le purgatoire (au Concile de Trente 1552)

Il est important de savoir que ce n’est pas une seconde chance de salut après la mort, seuls les chrétiens y sont admis !

« L’Eglise appelle Purgatoire cette purification finale des élus (nécessaire pour obtenir la sainteté pour entrer au ciel - C.E.C. §1030), qui est tout à fait distincte du châtiment des damnés... » (§ 1031)

Cette pratique tire son origine dans un texte deutérocanonique de 2 Maccabée 12.46 « Voilà pourquoi il (Judas Maccabée) fit faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu’ils fussent délivrés de leur péché »

b) le purgatoire

En vérité, les Ecritures s’opposent à toute idée de complément de peine à payer par le croyant après la mort, comme si le sacrifice de Jésus ne suffisait pas pour notre plein salut. « Jésus lui répondit : Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. » (Luc 23:43) Le ciel n’a pas d’antichambre !

Ce texte, tiré des Deutérocanoniques, n’est pas une preuve bien solide pour étayer un dogme si important.

E. L’ONCTION DES MALADES

« Le sacrement de l’Onction des malades a pour but de conférer une grâce spéciale au chrétien qui éprouve les difficultés inhérentes à l’état de maladie grave ou à la vieillesse » (C.E.C. § 1527) ou pour celui qui « est en danger de mort » (§ 1528)

Rem Dans Jc 5:14, Jacques y voit un moyen de guérir, les catholiques y voient un moyen de bien mourir.

E. L’ONCTION DES MALADES

« Ils chassaient beaucoup de démons, et ils oignaient d’huile beaucoup de malades et les guérissaient. » (Marc 6:13) « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’Église, et que les anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur ; » (Ja 5:14)

Les deux seuls textes mentionnant l’onction d’huile, nous parlent seulement d’une onction en vue de la guérison. Dans le texte de Jacques, l’accent est mis sur la prière de la foi qui sauvera le malade et non sur l’huile.

F. L’ORDRE

« Le sacerdoce ministériel diffère essentiellement du sacerdoce commun des fidèles parce qu’il confère un pouvoir sacré pour le service des fidèles » (C.E.C. § 1592)... « sans l’évêque, les presbytres et les diacres, on ne peut parler d’Eglise » (§ 1593)

F. LES MINISTERES

Tertullien (3e siècle) s’interroge : « Tous les laïques ne sont-ils pas prêtres ? »

Les ministères reçus de Christ ne confèrent aucune supériorité à ceux qui les possèdent. Ces ministères ne sont jamais présentés comme formant un sacerdoce ou un ordre. « Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi ; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. Et n’appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. » (Matt23:8-9)

Le cléricalisme n’est pas évangélique.

le célibat(devenu obligatoire au XI ème siècle)

Dans l’Eglise latine, le sacrement de l’Ordre pour le presbytériat n’est conféré normalement qu’à des candidats qui sont prêts à embrasser librement le célibat..." (C.E.C. § 1599)

le Célibat

Plusieurs apôtres étaient mariés (Matth 8.14, 1 Cor 8:5). Il est dit expressément que l’évêque et le diacre peuvent être mariés (1 Tim 3:2 et 12). Et que penser des 50.000 prêtres qui vivent avec une femme à leur côté ?

 

le mariage : n’est pas un sacrement, mais une institution divine

 

 

 IV LA GRACE ET LA JUSTIFICATION

POSITION CATHOLIQUE

POSITION EVANGÉLIQUE

« ..l’homme a besoin du salut de Dieu. Le secours divin lui parvient dans le Christ par la loi qui le dirige et dans la grâce qui le soutient » (C.E.C. § 1949)

La position évangélique a toujours été très fermement ancrée sur les vérités bibliques sur ces deux sujets. La redécouverte de Luther fut le verset mentionnant que « Le juste vivra par la foi. » (Ro 1:17)

1. La Justification

« La grâce du Saint-Esprit a le pouvoir de nous justifier, c’est-à-dire de nous laver de nos péchés et de nous communiquer »la justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ et par le Baptême.« (C.E.C. § 1987)

 »La première œuvre de la grâce de l’Esprit Saint est la conversion qui opère la justification...« (C.E.C. § 1989)

 »La justification nous a été méritée par la passion du Christ.... La justification est accordée par le Baptême, le sacrement de la foi.« (C.E.C. § 1992)

Le Concile de Trente a menacé d’anathème ceux qui prétendent qu’on peut être justifié par la seule foi fiduciaire.

1. La Justification

 »Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ« , (Ro 5:1) Aucun verset ne parle d’une autre source pour recevoir la justice de Dieu : La FOI.

 »Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi,« (Ro 3:20). (voir Gal 2:16).

La foi dont il est question dans ce passage est la foi fiduciaire (confiance dans le Christ) et non la foi théologale, c’est-à-dire l’adhésion aux dogmes révélés et aux sacrements (en particulier au baptême).

Ce n’est donc pas le baptême qui justifie, mais l’Esprit de Dieu.

 »...mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de notre Dieu.« (1 Co 6:11)

2. La Grâce

 »Notre justification vient de la grâce de Dieu. La grâce est la faveur, le secours gratuit que Dieu nous donne pour répondre à son appel : devenir enfant de Dieu, fils adoptifs, participants de la divine nature, de la vie éternelle.« (C.E.C. § 1996)

 »...par le baptême, le chrétien participe à la grâce du Christ« (§ 1997) »Cette grâce sanctifiante ou déifiante, reçue dans le baptême« (§ 1999)

 »On distinguera la grâce habituelle, disposition permanente à vivre et à agir selon l’appel divin, et les grâces actuelles qui désignent les interventions divines soit à l’origine de la conversion soit au cours de l’œuvre de la sanctification.« (§ 2000)

2. La Grâce

Depuis le Concile de Trente, et pour répondre aux réformateurs, l’Eglise Catholique a divisé la grâce en plusieurs catégories (grâce naturelle et surnaturelle, extérieure et intérieure, actuelle et habituelle, opérante et coopérante, suffisante et efficace...).

Toutefois, nous ne trouvons pas toutes ces distinctions dans les Ecritures.

 »Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.« (Eph 2:8-9)

3. Les Mérites

 »La grâce de justification peut être augmentée par de bonnes œuvres« (PTD -Précis de Théologie Dogmatique Mgr Bartman II 129)

 »Le terme « mérite » désigne, en général, la rétribution due par une communauté ou une société pour l’action d’un de ses membres éprouvé comme un bienfait ou un méfait, digne de récompense ou de sanction.« (C.E.C. § 2006)

Et même si l’Eglise rappelle que le mérite est une œuvre de la grâce de Dieu (C.E.C. § 2008), et que »personne ne peut mériter la grâce première, à l’origine de la conversion, ... nous pouvons mériter pour nous-même, comme pour autrui les grâces utiles pour notre sanctification, pour la croissance de la grâce et de la charité, comme pour l’obtention de la vie éternelle « (C.E.C. § 2010)

Pour mériter la vie éternelle, l’homme doit donc faire des œuvres bonnes. Le salut n’est pas vu comme une seule œuvre complète, mais le »tout est accompli« s’arrête à la conversion.

 »La vie éternelle est une récompense qui est fidèlement rendue aux bonnes œuvres de l’homme et à ses mérites, en vertu de la promesse de grâce qui est en Jésus-Christ. (Exposé de Doctrine Catholique VI et VII Bellarmin)

Le Concile de Trente prend soin de jeter solennellement l’anathème contre ceux qui « prétendent que la justice reçue n’est pas conservée et même augmentée devant Dieu par les bonnes œuvres. »

3. Les Mérites

Si l’homme est sauvé par la foi et la grâce de Dieu, quelle est la place des mérites de l’homme dans cette doctrine ? Si la justification est un acte de l’Esprit de Dieu, comment comprendre la théorie qu’il faudrait à l’homme faire des œuvres pour l’améliorer, rendant ainsi cette action provisoire et incomplète ?

Malheureusement, les notions bibliques ont perdu de leur vigueur. La conversion, la nouvelle naissance ont perdu du sel et dans cette optique, il n’est pas étonnant que les catholiques n’ont pas d’assurance de leur salut éternel qui fut la joie et stimulait la foi des premiers chrétiens. Ils vont même jusqu’à traiter d’orgueilleux ceux qui la possèdent.

L’idée païenne du salut par l’homme lui-même s’est introduite et a proliféré dans l’Eglise Catholique.

Et les œuvres ? Dieu en a préparées pour les siens selon (Eph 2:10) « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. »

La Bible répétera toujours que toute œuvre humaine est sans valeur rédemptrice.

 

 

 V LA DEVOTION CATHOLIQUE

POSITION CATHOLIQUE

POSITION EVANGÉLIQUE

1. La Vierge Marie

Voici les dogmes

1. Déclarée Mère de Dieu au sens véritable : « Elle est devenue en toute vérité Mère de Dieu par la conception humaine du Fils de Dieu dans son sein ». (C.E.C. § 466), « L’Eglise confesse que Marie est vraiment Mère de Dieu (Theotokos) ». (C.E.C. § 495) Concile d’Ephèse en 431.

1. La Vierge Marie

Pratiquement, pour les Catholiques, Marie est placée au-dessus de son Fils, même s’ils se défendent de l’adorer au profit d’une vénération. Depuis la venue du pape actuel, on assiste à un regain de la mariologie. L’emblème du pape : « Marie au pied de la croix ».

1. Marie est la mère de Jésus-homme, mais nul part, dans l’Ecriture, elle est placée au niveau de Mère de Dieu. Elle-même se soumet à son Fils en disant : « Sa mère dit aux serviteurs : Faites ce qu’il vous dira. » (Jn 2:5)

2. Marie resta vierge après son enfantement. (« la virginité réelle et perpétuelle de Marie » - C.E.C. § 499, l’Aeiparthenos)

2. La naissance de Jésus est surnaturelle (Luc 1:28-2:14). Mais Marie fut une femme (Gal 4:4) comme les autres. Elle eut d’autres enfants. Jésus est appelé « le premier né », et Joseph « ne la connut point jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils. » (Mat 1:25)

3. Marie fut préservée du péché originel. « Au long des siècles l’Eglise a pris conscience que Marie »comblée de grâce« par Dieu avait été rachetée dès sa conception. C’est ce que confesse le dogme de l’Immaculée Conception proclamé en 1854 par le Pape Pie IX »( C.E.C. § 491)

3. Dans son cantique Marie ne fait pas allusion à l’Immaculée conception, au contraire elle parle de Dieu comme de son Sauveur, ce qui serait un non-sens si elle est sans péché.

4. Marie fut exempte durant toute sa vie de tout péché personnel : « Par la grâce de Dieu, Marie est restée pure de tout péché personnel tout au long de sa vie ». ( C.E.C. § 493)

4-5. Même les docteurs catholiques admettent que les bases bibliques pour de tels dogmes sont pratiquement inexistantes.

5. Marie « fut élevée corps et âme à la gloire du ciel et exaltée comme la Reine du l’univers » (C.E.C. § 966) (L’Assomption fut proclamée par Pie XII en 1950)

 

6. Marie « a coopéré au salut des hommes » (C.E.C. § 511 - voir aussi § 969)

6. Le salut ne se trouve qu’en Jésus. Personne ne peut y ajouter quelque chose. « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4:12)

7. Le culte de Marie (voir C.E.C. § 971). Aujourd’hui, une grande place est donnée à Marie. Ce qui fait dire : « Nous serons exaucés plus promptement en invoquant le saint nom de Marie qu’en invoquant celui de Jésus-Christ.. »

« C’est pourquoi la bienheureuse Vierge est invoquée dans l’Eglise sous les titres d’avocate, d’auxiliaire, de secourable, de médiatrice ». (C.E.C. § 969) (L’Avé Maria est devenu prière rituelle qu’au XI° siècle)

7. Nous ne trouvons aucune allusion à une médiation de Marie dans le Nouveau Testament. Jésus lui-même a prévu ce culte (Luc 11:27-28), pour le condamner. Il refuse même de répondre un jour à sa mère (Mat 12:46-50)

2. Le Culte des Saints et des Anges

L’Eglise a pris l’habitude de canoniser certains « saints » (voir C.E.C. § 828). Ils sont donnés comme « modèle et intercesseurs ». « C’est par leurs mérites que les fidèles obtiennent les bienfaits de Dieu ». (C.E.C. § 1173) Ils occupent, en fait, une position intermédiaire entre l’homme et Dieu. Ils ont leurs autels, et on les invoque.

Ils prétendent que les saints peuvent mieux comprendre les hommes et ainsi prier en conséquence.

2. Le culte des Saints et des anges

Mgr Bartman (PTD II 221) reconnaît « qu’on ne peut guère citer d’attestation directe de l’Ecriture concernant le culte des Saints »

Cette vénération est contraire à l’Ecriture qui condamne l’adoration à un ange : « Et je tombai à ses pieds pour l’adorer ; mais il me dit : Garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu. » (Ap 19:10), ou à un homme (qu’il soit apôtre ..) « Lorsque Pierre entra, Corneille, qui était allé au-devant de lui, tomba à ses pieds et se prosterna. Mais Pierre le releva, en disant : Lève-toi ; moi aussi, je suis un homme. (Ac 10:25-26)

Il n’y a qu’un seul médiateur (1 Tim 2.5) qui peut comprendre parfaitement ceux qui sont éprouvés (Héb 4:5)

3. Les Reliques

L’Eglise a encouragé la vénération de »parties du corps des saints« ou même des objets leur ayant appartenu. Ces objets auraient des vertus surhumaines : guérison, protection ... (Le Catholicisme.. J. Blocher p. 153)

Ces »formes variées de piété,... telles que la vénération des reliques, les visites aux sanctuaires, les pèlerinages, les processions, le chemin de Croix, les danses religieuses, le rosaire, les médailles, etc...« (C.E.C. § 1674)

3 Les Reliques

Mgr Bartman (PTD II 224) écrit : »L’Ecriture ne peut être alléguée pour démontrer le culte des reliques, car nous ne rencontrons nulle part dans les Ecritures un culte de reliques.« il ajoute : »qu’il se soit introduit des abus dans ce culte, il est à peine besoin de le mentionner.

Jésus reproche aux Juifs de vénérer les ossements des prophètes sans obéir à leur enseignement. (Mat 23.29)

4. Les Images

En mentionnant d’abord que « l’injonction divine comportait l’interdiction de toute représentation de Dieu par la main de l’homme » (C.E.C. § 2129), l’Eglise voit déjà des exceptions dans l’AT (serpent d’airain, Arche de l’alliance et chérubins - C.E.C. § 2130), le Concile de Nicée (en 787) a justifié le culte des icônes : celles du Christ, mais aussi celles de la Mère de Dieu, des anges et de tous les saints.« (§ 2131 voir aussi de 1159 à 1162)

4. Les Images

Pendant trois siècles, l’église reste résolument opposée aux images de Jésus et de Dieu (voir les catacombes).

Après le IV ° siècle, les païens introduisent des images dans les églises. Le Concile de Constantinople déclare en 754 hérétique et idolâtre le culte des images. Décision qui sera contredite quelques années plus tard.

Que ce soit le serpent d’airain (qui sera d’ailleurs détruit par Ezéchias car il était devenu un objet d’adoration) que ce soit le veau d’or, le deuxième commandement interdit les images (Ce commandement a disparu dans la liste catholique, étrange ?)

5. Les Sacramentaux

On nomme les »sacramentaux« certaines actions cultuelles. Elles produisent leur effet non en vertu d’une ordonnance divine (ex opere operato), mais par un pieux usage (ex opere operantis). »On divise ordinairement les sacramentaux en bénédictions, et en conjuration ou exorcisme.« (PTD II 269)

l’eau bénite

 »Ils comportent toujours une prière, souvent accompagnée d’un signe déterminé comme l’imposition des mains, le signe de la Croix ou l’aspersion d’eau bénite (qui rappelle le baptême) (C.E.C. § 1668)

("Le signe de la Croix nous fortifie dans les tentations et dans les difficultés - C.E.C. § 2157)

5. Les Sacramentaux

l’eau bénite

L’Evangile n’autorise ni directement, ni indirectement cette pratique superstitieuse.

 VI CONCLUSION

Nous n’avons pas pu citer toutes les références où le point de vue catholique est proche de la bible. Le travail aurait été trop long. Nous avons seulement relevé certains points de divergence, non dans un esprit de parti pris, mais dans le souci d’éclairer ceux qui douteraient du bien-fondé de la position évangélique.

Et même si nous avons pu entrevoir un retour à la bible dans certaines de leurs positions, les catholiques ont malheureusement affermi leur position traditionnelle avec plus de vigueur.

A. LECLERCQ

 NOTES

Remarques sur l’Oecuménisme

1. Il semble que la « communion avec les Eglises orthodoxes soit si profonde, qu’il lui manque bien peu pour qu’elle atteigne la plénitude autorisant une célébration commune de l’eucharistie du Seigneur. » (C.E.C.§ 838) Pour les protestants, la communion est imparfaite . « Seuls ceux qui naissent aujourd’hui dans des communautés issues de telles ruptures, et qui vivent la foi au Christ, ne peuvent être accusés de péché de division, et l’Eglise catholique les entoure de respect fraternel et de charité (§ 818) ». Tout en reconnaissant que la faute a pu être d’un côté comme de l’autre (§ 817), ce qui est déjà un pas, ils ne reçoivent donc pas ceux qui en étant catholiques se convertissent et passent à une autre confession (ils sont en état de péché).

2. Leur vision de l’œcuménisme reste toujours obscure. Ils ne sont toujours pas prêts à entrer dans le Conseil Oecuménique des Eglises. Ils affirment : « C’est par la seule Eglise catholique que peut s’obtenir toute la plénitude des moyens de salut » (§ 816)

 

 

07/07/2008

Le coran contredit la Bible

Le Coran est le livre sacré des musulmans, comme la Bible l'est pour les chrétiens. Les musulmans regardent le Coran comme la parole infaillible du Tout-Puissant. « Coran » est un mot arabe qui signifie récitation. Le terme a été appliqué par Muhammad à chaque fragment individuel du livre; mais il fut utilisé ultérieurement pour désigner la totalité du livre.

 

Le Coran était considéré par Muhammad comme un miracle qui attestait la véracité de sa mission prophétique. Il y eut toutefois beaucoup de débats parmi les intellectuels musulmans au sujet du « miracle » du Coran. Certains érudits arabes comme Az-Zamakhshari ont relevé plus de cent erreurs grammaticales dans le Coran.

 

Divisé en 114 Sourates ou chapitres, le Coran, écrit dans une prose arabe poétique, contient le code religieux, social, civil, commercial et militaire de l'islam. Il comprend aussi un grand nombre de récits relatés dans les Écritures juives et chrétiennes et dans les apocryphes.

 

Le Coran contredit néanmoins la Bible dans de nombreux détails concernant ces récits et certains noms de personnages qui s'y rattachent. Lorsqu'ils sont confrontés à ces contradictions, les musulmans prétendent, pour les justifier, que la Bible a dû être altérée. Pourtant, nulle part dans le Coran trouvons-nous Allah l'Omniscient (qui connaît tout) corrigeant des passages bibliques altérés, ou les désignant.

 

De telles prétentions peuvent être réfutées par l'évidence historique aussi bien que par le Coran lui-même qui confirme la Bible à maintes reprises en disant:

 

« Ô vous à qui le Livre a été donné! Croyez à ce que Nous vous avons révélé, confirmant ce que (déjà) vous possédiez... »

Sourate 4:47 (voir aussi les Sourates 2:40.41; 2:91; 20:133; 26:192-197; 29:47 et 46:10).

 

Par contre, il y a suffisamment d'évidence pour fonder l'affirmation que le Coran a pu être altéré. Personne ne sait où se trouve le Coran original. Le Coran qui est entre nos mains est appelé le Coran d'Osman, et il fut rassemblé longtemps après la mort de Muhammad. Des parties notables du Coran primitif ont dû se perdre après que plusieurs récitateurs du Coran moururent ou furent tués dans les combats. Osman, le troisième Calife (successeur de Muhammad) réunit ce qui restait du Coran, classa les Sourates selon leur longueur plutôt que leur chronologie, puis brûla toutes les autres copies existantes. On est en droit de s'étonner: pourquoi Osman a-t-il brûlé toutes les copies existantes du Coran s'il n'avait pas quelque chose à cacher ? !

 

La Bible, de son côté, a passé l'épreuve du temps. Suggérer que la Bible a été altérée est contraire à la raison aussi bien qu'aux découvertes historiques.

 

Ni les chrétiens ni les juifs ne peuvent être raisonnablement accusés d'avoir altéré leurs Écritures. Ils n'auraient rien eu à gagner à le faire et n'auraient pas versé leur sang pour défendre la Bible. Dans le livre de l'Apocalypse, Dieu promet un châtiment sévère à qui ajouterait ou retrancherait à la parole de Dieu:

 

« Je l'atteste à quiconque entend les paroles prophétiques de ce livre: Si quelqu'un y ajoute, Dieu lui ajoutera les fléaux décrits dans ce livre. Et si quelqu'un retranche aux paroles de ce livre prophétique, Dieu retranchera sa part de l'arbre de vie et de la cité sainte qui sont décrits dans ce livre. »

Apocalypse 22:18-19

 

Les juifs aussi étaient mis en garde contre un tel acte hautement répréhensible:

«Vous n'ajouterez rien aux paroles des commandements que je vous donne, et vous n'y enlèverez rien, afin de garder les commandements du Seigneur votre Dieu que je vous donne.»

Deutéronome 4:2

 

De plus, que les chrétiens et les juifs n'aient point altéré leurs Écritures est une évidence d'ordre historique et scientifique. De nombreux manuscrits d'anciennes copies de la Bible furent découverts tout au long des années, et s'avérèrent conformes au texte en notre possession. Voici quelques uns de ces fameux manuscrits:

 

Le Sinaïticus -- Il a été écrit au milieu du quatrième siècle, près de 270 ans avant l'islam. Il contient la totalité du Nouveau Testament et une grande partie de l'Ancien. Il est conservé au British Museum.

 

L'Alexandrinus -- Il a été écrit au début du cinquième siècle, près de 200 ans avant l'islam. Il contient la totalité de la Bible, à l'exception de quelques pages perdues. Il est, lui aussi, conservé au British Museum.


Le Vaticanus -- Il a été écrit au début du quatrième siècle, près de 300 ans avant l'islam. Il contient la totalité de la Bible. Il est conservé à la Bibliothèque Vaticane, à Rome.
 

Ces manuscrits et d'autres tels le Codex Ephraemi et les Manuscrits de la Mer Morte et les milliers de copies complètes ou partielles des anciennes Bibles prouvent au-delà de tout doute que la Bible ne pouvait être altérée ou corrompue.

A titre d’exemple citons, le papyrus 7q5 (extrait de Marc) daté de l’an 50 ! Ou encore le papyrus p64 (extrait de Matthieu) de l’an 70.

 

LE CORAN CONTREDIT LA BIBLE

 

De nombreux récits de la Bible rapportés par le Coran ont été déformés et sont en contradiction avec la Bible. En voici quelques exemples:

 

L'histoire de Caïn et Abel


Après le meurtre d'Abel par son frère Caïn, le Coran dit: « Dieu envoya un corbeau qui se mit à gratter la terre pour lui montrer comment cacher le cadavre de son frère. » (Sourate 5:31). Ceci n'est pas mentionné dans la Bible.

 

L'histoire de Noé et du déluge

 

1. Le Coran, dans la Sourate 11:42-43, dit que l'un des fils de Noé refusa d'entrer dans l'Arche et se noya, alors que la Bible rapporte que les trois fils de Noé entrèrent dans l'Arche et furent sauvés du déluge (Genèse 7:7).

 

2. Dans la Sourate 11:44, le Coran dit que l'Arche s'arrêta au sommet du mont Joudi, tandis que la Bible mentionne le Mont Ararat (Genèse 8:4).

 

L'histoire d'Abraham

 

1. Le père d'Abraham, selon le Coran, c'est Azar (Sourate 6:74), tandis que la Bible lui donne le nom de Térah (Genèse 11:26).


2. Le Coran dit qu'Abraham eut deux fils, la Bible dit qu'ils étaient huit.

 

3. Le Coran dit qu'il vécut dans la vallée de La Mecque (Sourate 14:37) tandis que la Bible dit qu'il vécut à Hébron (Genèse 13:18).

 

4. Dans le Coran, Abraham offrit en sacrifice Ismaël (Sourate 37:100-109) tandis que la Bible mentionne Isaac (Genèse 22).

 

5. Le Coran dit qu'il bâtit la Kaaba (Sourate 2:125-127). La Bible n'en fait aucune mention.

 

L'histoire de Moïse

 

1. Le Coran affirme que c'est la femme de Pharaon qui adopta Moïse (Sourate 28:9), tandis que la Bible dit que c'est la fille de Pharaon (Exode 2:5).

 

2. Le Coran affirme que Haman vécut en Égypte au temps de Moïse (Sourate 28:4-6), tandis que la Bible dit qu'il vécut en Perse au temps du roi Assuérus (Esther 3:1).

 

L'histoire de Marie (la Mère de Jésus)

 

1. Le Coran affirme que son frère était Aaron (Sourate 19:28), tandis que la Bible dit qu'Aaron vécut 1300 ans avant Marie (Nombres 26:59).

 

2. Qu'elle donna naissance à Jésus sous un palmier (Sourate 19:23), quand la Bible dit que c'était dans une étable (Luc 2:7).

 

3. Que Jésus parla dans son berceau et fit des miracles quand il était enfant (Sourate 3:45-49; 19:24-33). La Bible ne rapporte pas ces faits.

 

4. Que Zacharie ne pouvait parler pendant trois jours (Sourate 19:10), tandis que la Bible dit qu'il resta muet jusqu'à la naissance de l'enfant, c'est-à-dire pendant près de 9 mois (Luc 1:20).


Étant donné que la Bible a été donnée la première, et qu'il y a toute raison de croire qu'elle est demeurée inchangée, les théologiens musulmans auront fort à faire pour expliquer ces contradictions du Coran.

03/07/2008

Coran vs évangile de Barnabé

Suite à mon article du 2 mai 2007 (http://christianisme.skynetblogs.be/post/4480416/levangile-de-barnabe--une-fraude-au-service-d), voici de quoi démontrer à mes lecteurs musulmans qu'entre l'évangile de Barnabé et le Coran, il y'en a au moins un des deux qui est forcément non inspiré !

  

5 exemples : 

 

Barnabé 3 :

« La vierge (Marie) fut environnée d’une immense splendeur et elle enfante son fils SANS DOULEUR. Elle le prit dans ses bras, l’enveloppa de langes et le posa dans l’étable, car il n’y avait pas de place à l’auberge. »

coran 19:22-23

« Elle (Marie) devient donc enceinte [de l'enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné. Puis LES DOULEURS de l'enfantement l'amenèrent au tronc du palmier, et elle dit : "Malheur à moi ! Que je fusse morte avant cet instant ! Et que je fusse totalement oubliée !" »

--> Avec ou sans douleur ???

 

Barnabé 115:

« Que l'homme se contente donc de l'épouse que son créateur lui a donnée et qu'il oublie toute autre!»

Coran 4:3

« Il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent »

--> Polygamie ou monogamie ???

 

Barnabé 178

« Je te le dis en vérité, il y a NEUF cieux entre lesquels se trouvent les planètes. »

Coran 2:29

« C'est Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la terre, puis Il a orienté Sa volonté vers le ciel et en fit SEPT cieux. Et Il est Omniscient. »

--> 7 ou 9 cieux ???

  

 

Barnabé 96

L’évangile de Barnabé nie que Jésus soit le Messie :

« Je te supplie de nous dire la vérité : «Es-tu le Messie de Dieu que nous attendons?» Jésus répondit : "Il est vrai que c'est ce que notre Dieu a promis, mais ce n'est pas moi, car il est fait avant moi et il viendra après moi." »

 

Ceci entre en contradiction avec la Bible et le Coran. Effectivement, ce dernier donne très clairement le titre de Messie à Jésus [Al-Masih en arabe], et n’attribue ce titre à aucun autre prophète que Jésus :

Coran 4 :171

Le Messie (Al-Masih) Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un souffle venant de Lui…

Coran 3 :45

(Rappelle-toi,) quand les Anges dirent : «Ô Marie, voilà qu'Allah t'annonce une parole de Sa part : son nom sera Jésus le Messie «al-Masih Hissa», fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah

--> Jésus, Messie ou non ???

(Notons que l'évangile de Barnabé parle de Jésus comme étant le Christ, mais en même temps, nie qu'il soit le Messie comme on peut également le lire aux chapitres 42, 82, 83, 97, 198, 206. Le problème c'est que Christ signifie Messie !!  L'auteur de ce faux évangile est complètement à côté de ses pompes.)

  

Barnabé 53

D'après l'évangile de Barnabé, la fin du monde se déroulera en 15 étapes (jours), au 13ième jour, tout le monde mourra, et au 15ième jour, les anges mourront et seul Dieu subsistera :

 

Le treizième jour, le ciel se roulera comme un livre et il pleuvra tant de feu que tout ce qui est vivant mourra... Le quinzième jour, les saints anges mourront et Dieu seul restera vivant. A lui soit honneur et gloire!

 

Cela contredit le Coran, qui enseigne qu'il y aura des hommes qui vivront au jour du jugement (Sourate 80:33-37) et qu'il y aura des anges:

Coran 69 :15-17

Ce jour-là alors, l'Evénement se produira, et le ciel se fendra et sera fragile, ce jour-là. Et sur ses cotés [se tiendront] les Anges, tandis que huit, ce jour-là, porteront au-dessus d'eux le Trône de ton Seigneur.

--> Qu'en est-il de la fin des temps ???

 

 

Ce ne sont là que 5 exemples parmi toutes les contradictions coran-Barnabé. Si l'on porte crédit à l'évangile de Barnabé, le coran doit être faux. Si le coran est vrai, alors l'évangile de Barnabé est faux.

 

 

Il est malhonnête de présenter ce faux évangile (aucune trace de ce texte avant le 16e siècle) pour soutenir des thèses islamiques, or de nombreux sites prosélytes l'utilisent abondamment, mais hélas pour vous chers amis musulmans, ce faux évangile va aussi à l'encontre du coran sur de nombreux points...

 

Le débat est ouvert, j'espère qu'il sera constructif.

  

13/04/2008

Témoins de Jéhovah : CROIX OU POTEAU ?

CROIX OU POTEAU ?

(Etude du pasteur Christian Piette)

 

L’organisation des témoins de Jéhovah n’a pas toujours milité en faveur d’un simple poteau lors de la mise à mort de notre Seigneur Jésus-Christ, pour preuve la gravure suivante :

 

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(Joseph F. Rutherford, La Harpe de Dieu, 1921, page 103).

 

Plus loin dans cet ouvrage, le 2ème président de l’organisation des témoins de Jéhovah écrivait :

« Peu de temps avant sa CRUCIFIXION, Jésus enseignait ses disciples… »

(page 192).

 

De nos jours, les témoins de Jéhovah doivent croire que la croix n’est qu’un symbole païen adopté par l’Eglise à partir du moment où Satan exerça son contrôle sur les autorités ecclésiastiques. L’organisation des témoins de Jéhovah affirme que Jésus est mort sur un simple pieu vertical :

« Il y a des preuves complètes que le Seigneur fut mis à mort sur un poteau vertical et non sur deux pièces de bois formant un angle quelconque ».

(Toute Ecriture est inspirée de Dieu et utile, 1963, page 282).

 

D’emblée, précisons que ce qui est surtout important, c’est que Jésus-Christ soit mort pour nos péchés au calvaire. Qu’Il ait été cloué sur une croix ou sur un simple poteau n’a aucune importance. Mais puisque l’organisation des témoins de Jéhovah enseigne que la croix a des relents de culte phallique, il est alors de notre devoir de relever le défi !

 

Les termes grecs « stauros » et « xylon » n’excluent absolument pas la forme de la croix telle que nous la connaissons et si, au départ ils peuvent également signifier « pieu », les romains modifièrent de bonne heure l’aspect primitif du poteau en le surmontant d’une traverse. C’est la croix ou en latin crux comissa en forme de T.

 

La forme la plus connue est la crux imissa ou encore croix latine. La partie verticale, le staticulum était une lourde poutre que les bourreaux mettaient en place sur le lieu de l’exécution. Une cheville de bois, la sédile ou cornu était disposée au milieu du poteau vertical pour supporter le supplicié entre les jambes.

 

L’organisation des témoins de Jéhovah assure catégoriquement que Jésus fut pendu sur un simple poteau vertical et pourtant rien ne le confirme que du contraire. Les découvertes archéologiques démontrent que des crucifiés contemporains de Christ furent exécutés sur une croix. En effet, en 1968, on a découvert près de Jérusalem, à Giv’at mivtar, 15 sarcophages remplis de squelettes humains dont certains avaient subi le supplice de la crucifixion. Le travail d’étude fut rédigé par le Département d’anatomie de la « Hebrew University Hassadah School » sous la direction de Madame C. Salomon et les restes en question furent confiés au « Israël Museum » à la section Rockfeller.

 

Les crucifiés avaient les bras étendus à l’horizontale et non comme l’affirme sans preuve l’organisation des témoins de Jéhovah, à la verticale, au-dessus de la tête. Tout un long article éclairant sur cette importante découverte a été rédigée par le Professeur N. Haas de l’Université hébraïque de Jérusalem et ce, dans la revue française bien connue "Les dossiers de l’archéologie », n°10, page 107, mai-juin 1975 !

 

Position des crucifiés de Giv’at mivtar

 

L’organisation des témoins de Jéhovah va tenter lamentablement de s’attaquer et de réfuter les conclusions du Professeur Haas en assurant que trois autres chercheurs israëliens, savoir Messieurs Yadin, Zias et Sekeles ont démonté les travaux de Haas. Or la controverse ne se situe qu’au niveau des jambes et surtout pas à celui des bras. Les quatre savants sont unanimes quant à la croix !

 

Les preuves sont fournies par l’organisation des témoins de Jéhovah elle-même !

(Tour de Garde, 15 août 1987, page 28, point de vue du Professeur Haas)

 

(Tour de Garde, 15 août 1987, page 29, point de vue des trois autres savants).

 

Comme nous pouvons le constater immédiatement, la controverse ne se situe qu’au niveau des jambes et non sur la forme de l’instrument de supplice !

 

Un ou deux clous ?

Dans un ouvrage édité par les bons soins de l’organisation des témoins de Jéhovah, nous découvrons la gravure suivante :

(Recueil d’histoires bibliques, 1980, page 100).

 

Cette illustration représente Christ pendu avec un seul clou unique traversant les deux mains. Or la Bible contredit cette présentation mensongère :

 

Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit (Thomas) : Si je ne vois pas dans ses mains la marque DES CLOUS". (Jean 20 :25).

 

On remarque directement que Thomas demande à voir la marque des clous (un pluriel) et ce, uniquement dans les mains du Seigneur, aucune mention n’est faite des pieds !

 

Que va répondre l’organisation à ce remarquable argument ?

« Quelques-uns ont déduit de ce passage que deux clous ont été employés à cette fin, et qu’on lui a planté un dans chaque main. Toute fois, en parlant des clous au pluriel, Thomas faisait-il une description précise du supplice de Christ ? Voulait-il nécessairement dire qu’on lui avait cloué séparément les deux mains ? En Luc 24 :39, Jésus, ressuscité, déclare : Voyez mes mains et mes pieds, c’est moi en personne ! Cela donne à penser que ses pieds avaient été également percés de clous. Puisque Thomas n’a pas mentionné les marques des pieds, il a peut-être utilisé le pluriel d’une manière générale, en PENSANT à tous les clous dont on s’était servi pour mettre Jésus au poteau ».

(La Tour de Garde, 1er juillet 1984, page 31).

 

L’organisation des témoins de Jéhovah a bien du mal avec Thomas ! Pour elle, il est imprécis et on ne peut pas se baser sur lui pour déterminer la position du crucifié. Non seulement les témoins de Jéhovah mettent en doute l’affirmation de foi concernant la pleine Divinité de Jésus (Jean 20 :28), mais elle l’accuse d’imprécision aussi au niveau des clous. Nous croyons tout au contraire que l’apôtre Thomas est très clair sur ces deux points et que les témoins de Jéhovah falsifient une fois encore des Ecritures ! En plus, dans sa fausse vision des choses avec Thomas, elle met en doute la pleine inspiration des Ecritures. Remarquons également au passage dans la citation de la Tour de Garde que vous avons citée cette reconnaissance de leur pauvre argument :

« Puisque Thomas n’a pas mentionné les marques des pieds, IL A PEUT-ÊTRE utilisé le pluriel d’une manière générale… ».

 

Justus Lipsius

L’organisation des témoins de Jéhovah pense détenir un maillon fort en citant les propos du catholique belge Juste Lipse(1547-1606) :

« Un tel pieu simple pour l’exécution d’un criminel était appelé crux simplex et la méthode pour le clouer à un tel instrument de torture est illustrée par l’érudit catholique romain, Justus Lipsius du 16ème siècle. Nous présentons ci-joint une photocopie de son illustration reprise à la page 647, colonne 2 de son livre « De cruxe liber primus ». C’est de cette façon que Jésus fut pendu au bois ».

(Kingdom Interlinear Translation, 1969, page 1155).

Cette traduction biblique est un ouvrage des témoins de Jéhovah!

Cette même gravure revient également à la page 1649 de la Bible des témoins de Jéhovah intitulée : « Les Saintes Ecritures, traduction du Monde Nouveau (1987).

 

Or que déclare vraiment le flamand Juste Lipste ? Sa réponse est dévastatrice pour les témoins de Jéhovah :

« La croix du Seigneur comportait quatre pièces de bois, le poteau droit, la traverse, le morceau de bois placé au-dessous (pour les pieds) et l’inscription au-dessus              (De cruxe liber primus, page 46).

L’organisation omet délibérément de citer d’autres informations données par Lipse car elles ne soutiennent pas les théories des témoins de Jéhovah !

 

Elle reprend uniquement cette gravure,

 alors qu’elle ne mentionne pas les deux suivantes !

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Confrontée avec une évidence de plus en plus dévastatrice, l’organisation des témoins de Jéhovah n’est plus du tout sûre de sa théorie !

« Les dessins représentant la mise à mort de Jésus qui apparaissent dans nos publications, comme celui de la page 24, ont donc simplement pour but d’illustrer cet événement. Ils ne sont pas destinés à fournir des indications anatomiques péremptoires ».

(La Tour de Garde, 15 août 1987, page 29).

 

En un mot, l’organisation des témoins de Jéhovah ne sait plus sur quel pied danser !

11/04/2008

Descendants d’Abraham : la division

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Les juifs

Les écritures sacrées du judaïsme sont comprises dans le Tanakh, un acronyme pour Torah, Nevi'im (Prophètes), et Ketouvim (Écrits).

Le Tanakh est connu sous le nom de Bible hébraïque. Il fut étudié et suppléé par une tradition orale : le Midrash, la Mishna, les Talmuds, et la littérature rabbinique ultérieure, qui fut déclarée faisant autorité à l'égal de la Torah. Cette position ne fut toutefois acceptée que du pharisaïsme et des mouvances issues de celui-ci, dont le judaïsme actuel, dit "rabbinique". D'autres courants, tels que le sadduçaïsme puis plus tard le karaïsme ne reconnaissent pas l'autorité de la loi orale à l'égal de la loi écrite. Les samaritains ne reconnaissent pas non plus le Talmud.

 

Le texte hébraïque du Tanakh, et de la Torah en particulier, est considéré comme sacré jusqu'à la dernière lettre. La transcription ne peut être réalisée qu'au cours d'une procédure excessivement exigeante : la moindre erreur, fût-ce d'une lettre, une ornementation, un symbole sur l'ensemble des lettres (plus de 300.000) qui constituent le texte hébraïque rend l'ensemble du Sefer Torah passoul (impropre à l'usage rituel). C'est pourquoi être sofer ("scribe") est une affaire de spécialiste, demandant minutie, patience et concentration. Écrire et revérifier le texte prend un temps considérable.

 

Les chrétiens

 

Les chrétiens reconnaissent bien sûr le Tanakh, il est inclus dans la Bible et appelé Ancien testament.

Beaucoup de chrétiens croient que la relation entre l'ancien et le Nouveau Testaments dans la Bible signifie que le judaïsme a été remplacé par le christianisme comme le "nouvel Israël" — et certains pensent que les enseignements de Jésus décrivent Israël non pas comme un endroit géographique mais comme une association avec Dieu et une promesse de salut dans le Royaume de Dieu.

 

Il y a 3 grands groupes de chrétiens :

 

Les catholiques

 

Le catholicisme est né vers le 4e siècle. Sur la base du christianisme, se sont greffées des traditions, des superstitions, des croyances ‘païennes’ et populaires (tel l'assomption de Marie, le culte de Marie, le baptême de bébé, les 7 sacrements, les communions ...). Bref, souvent en manque d'instruction, des hommes se sont laissés influencer par d'autres hommes qui leur imposaient des croyances et abusaient de leur ignorance.

 

Aujourd’hui, de nombreux catholiques reviennent aux valeurs de la bible seule et cela produit une bonne impulsion qui peut unir les chrétiens.

Puisse Dieu poursuivre son œuvre dans leurs cœurs

 

Les orthodoxes

 

Entre l’église catholique et l’église orthodoxe, il n’y a que des différences théologiques très fines, mais la principale différence, qui les a séparé en 1054, est la non reconnaissance du pape. Chaque grande église orthodoxe a son pope !

 

Les protestants

 

Le protestantisme est un mouvement réformateur visant au retour aux valeurs uniquement bibliques du christianisme. La Bible étant le point commun des chrétiens, elle doit les unir et non les diviser.

Luther, un moine, trouvait honteux le comportement de l’église catholique, car cela n’avait rien à voir avec le message de Jésus. Il a fait scission pour protester contre ces pratiques honteuses.

 

Pas de pape, ni pope, ni ‘père’ : « Et n'appelez personne sur la terre votre père; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. » (Matthieu 23:9 LSG)

Pas de « sacrement » à proprement parler, seuls deux actes de soumission à dieu : baptême et Cène. « (...) faites ceci en mémoire de moi. » (Luc 22:19 LSG)

Pas de culte à Marie, pas d’immaculée conception : « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme » (1 Timothée 2:5 LSG)

Etc...

 

Les musulmans

 

Le livre saint par excellence de l'Islam est le Coran (Qur'an), comprenant 114 sourates (chapitres). Cependant, les Musulmans croient aussi aux textes religieux du judaïsme et du christianisme, dans leur forme originelle, et non actuelle, car elle aurait été selon eux corrompue au fil des âges. (Ce que contredisent les archéologues)

Le Qur'an inclut plusieurs histoires issues de ou fortement similaires à la Bible hébraïque, et mentionne Jésus à de nombreuses reprises, en tant que prophète divinement inspiré (mais nie son sacrifice à la croix.) Toutefois, les nombreux commandements du Tanakh et les préceptes du Nouveau Testament ne sont pas adoptés tels quels, mais remplacés par de nouveaux commandments directement révélés à Mahomet par Allah (à travers Gabriel) et codifiés dans le Qur'an.

Le Coran ne sépare pas le temps historique du temps du rêve car, contrairement à la Bible, on y trouve des génies, des animaux qui parlent, des hommes changés en porc ou singe,...

Les propos tenus envers les juifs et les chrétiens sont assez hostiles.

Coran 9 :28-30. « Ô vous qui croyez! Les associateurs ne sont qu'impureté : qu'ils ne s'approchent plus de la Mosquée sacrée, après cette année-ci. Et si vous redoutez une pénurie, Allah vous enrichira, s'Il veut, de par Sa grâce. Car Allah est Omniscient et Sage.

Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce qu'Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu'à ce qu'ils versent la capitation par leurs propres mains, après s'être humiliés.

Les Juifs disent : "Uzayr est fils d'Allah" et les Chrétiens disent : "Le Christ est fils d'Allah". Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu'Allah les anéantisse! Comment s'écartent-ils (de la vérité)? »

 

De même que les juifs rabbanites possèdent un complément oral à la Loi écrite, le Qur'an possède les Hadith, un ensemble de livres écrits par des auteurs ultérieurs compilant les paroles de Mahomet.

 

Il y a 2 grands groupes de musulmans :

Les sunnites

Les Hadith et la biographie de Muhammad (sira) forment la Sunnah, un élément scriptural supplémentaire au Qur'an, et ceux qui y adhèrent sont les Musulmans sunnites. Au neuvième siècle, six compilations de Hadiths avaient été jugées dignes de foi par les Musulmans sunnites.

 

Les chiites

Les Musulmans chiites (adeptes de la shî'at 'alî, le parti d'Ali), ne considèrent aucun Hadith comme sahih, et ne sont acceptés que ceux qui ne semblent pas de désaccord avec le Qur'an.

 

 

 

La recherche de la vérité devrait nous unir... Discutons-en avec respect et dans la paix.

 

14/03/2008

Ahmed Deedat, menteur anti-chrétien

deedatAhmed Deedat est un conférencier qui se fait appeler professeur et qui s'amuse à essayer de discréditer les chrétiens en répandant mensonges et contre-vérités. Je vous invite à TOUJOURS vérifier ses allégations en profondeur car toutes sont tronquées. Il manie le mensonge en expert.  Prenons un exemple.

 

Cliquez sur ce lien pour voir ce qu'Ahmed Deedat dit dans un de ses livres : 

http://www.ribaat.org/modules.php?name=News&file=article&sid=2017

Dans ce livre, Ahmed Deedat tente de démontrer que Jésus n’est pas ressuscité selon la Bible, mais plutôt qu’il est descendu vivant de la croix. Une théorie qui n’est partagée ni par les musulmans, ni par les chrétiens. Toutefois, notre but n’est pas de rechercher pourquoi Ahmed Deedat soutient de telles choses qui contredisent sa propre religion, mais de clarifier les assertions d’Ahmed Deedat.


Ahmed Deedat ironise au sujet des chrétiens, et rapporte une conversation qu'il aurait eu avec un certain "révérend" dans laquelle Ahmed Deedat déclare à propos du verset en Luc 3:23 que les mots "comme on le pensait" ne figurent pas dans les plus anciens manuscrits :

Ainsi, j'expliquai que dans les "plus anciens manuscrits de Luc, les mots "comme on le pensait" ne figuraient pas. 

 

Ahmed Deedat ne fournit aucune évidence, ni référence à ce qu’il allègue, ce n’est pas étonnant puisque ce qu’affirme Ahmed Deedat sur les mots "comme on le pensait" trouvés en Luc est entièrement faux. Il s’avère au contraire que tous les manuscrits de Luc qui ont pu être trouvés, contiennent réellement les mots "comme on le pensait". En fait, Ahmed Deedat semble croire, qu’il peut raconter tout ce qu’il veut au sujet de la Bible, et que ceci ne sera pas vérifié. Ahmed Deedat a tout simplement mal informé ses lecteurs.

Toutefois ce n’est pas fini, Ahmed Deedat argue du fait que parce que les mots "comme on le pensait" sont mis entre parenthèses dans quelques traductions anglaises, cela implique que les mots sont absents des plus anciens manuscrits. Une fois encore, Ahmed Deedat manifeste son ignorance, et ne sait pas que l'utilisation des parenthèses est une forme commune en anglais par laquelle on marque, que tel rapport est une explication. 

Dans le texte original grec, on ne trouve aucune parenthèse, cela n’existe pas dans le grec koinè (comme pour les points virgules etc., que l’on trouve dans les traductions du Coran comme de la Bible mais qui ne se trouvent pas dans la langue originale), en fait les mots en Luc 3:23 "comme le pensait" sont mis en guise d’explication, afin de clarifier le fait que c’est la généalogie de Marie qui est rapportée avec Joseph agissant en tant qu’agent masculin. C’est en cette vue que certains traducteurs anglais, ont choisi d’inclure des parenthèses pour marquer le fait que c’est une explication, ceci ne signifie pas que les mots "comme on le pensait" seraient omis des anciens manuscrits, ce n’est là qu’une imagination d’Ahmed Deedat.

 

Ahmed Deedat poursuit et cite Marc 14:50 hors contexte, et affirme que les disciples n’étaient pas des témoins oculaires, ou visuels de la crucifixion de Jésus : 

 

LES DISCIPLES NE SONT PAS DES TEMOINS VISUELS


"Voyez-vous, Monsieur, les disciples de Jésus (P) n'étaient pas des témoins visuels ou même oculaires des évènements qui se déroulèrent au cours des trois jours précédents. Souvenez-vous de ce que Saint Marc dit, alors que Jésus (P) connaît le moment le plus critique de sa vie : "Tous l'abandonnèrent et prirent la fuite:' (Marc 14:50)


Tout ce que les disciples savaient sur leur maître ne leur était parvenu que par ouï-dire. 
 

À cette lecture, citons désormais, le passage donné par Ahmed Deedat en son contexte :  



Alors tous l'abandonnèrent, et prirent la fuite. Un jeune homme le suivait, n'ayant sur le corps qu'un drap. On se saisit de lui; mais il lâcha son vêtement, et se sauva tout nu. Ils emmenèrent Jésus chez le souverain sacrificateur, où s'assemblèrent tous les principaux sacrificateurs, les anciens et les scribes. Pierre le suivit de loin jusque dans l'intérieur de la cour du souverain sacrificateur; il s'assit avec les serviteurs, et il se chauffait près du feu. Marc 14:50-54
 

Nous découvrons que si Ahmed Deedat avait simplement lu le verset en son contexte, il aurait constaté que Pierre est retourné afin de suivre Jésus. Cependant à la place, Ahmed Deedat a choisi de citer qu’un seul verset, qui ne fournit qu’une courte description de ce qui s’est passé après l’arrestation de Jésus, alors que la Bible donne beaucoup plus d'informations à ce sujet. Si vous souhaitez connaître ce que la Bible indique réellement, veuillez considérer les versets suivants :

La cohorte, le tribun, et les huissiers des Juifs, se saisirent alors de Jésus, et le lièrent. Ils l'emmenèrent d'abord chez Anne; car il était le beau-père de Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là. Et Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs: Il est avantageux qu'un seul homme meure pour le peuple. Simon Pierre, avec un autre disciple, suivait Jésus. Ce disciple était connu du souverain sacrificateur, et il entra avec Jésus dans la cour du souverain sacrificateur; mais Pierre resta dehors près de la porte. L'autre disciple, qui était connu du souverain sacrificateur, sortit, parla à la portière, et fit entrer Pierre. Jean 18:12-16 

Dans ces versets, Pierre et un autre disciple ont suivi Jésus. Dans la suite, on nous montre ce que ces disciples ont vu, et nous indique la présence d’autres disciples : 

Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus, et l'emmenèrent. Jésus, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha. C'est là qu'il fut crucifié, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate fit une inscription, qu'il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue: Jésus de Nazareth, roi des Juifs. Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu où Jésus fut crucifié était près de la ville: elle était en hébreu, en grec et en latin. Les principaux sacrificateurs des Juifs dirent à Pilate: N'écris pas: Roi des Juifs. Mais écris qu'il a dit: Je suis roi des Juifs. Pilate répondit: Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit. Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d'un seul tissu depuis le haut jusqu'en bas. Et ils dirent entre eux: Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. Cela arriva afin que s'accomplît cette parole de l'Écriture: Ils se sont partagé mes vêtements, Et ils ont tiré au sort ma tunique. Voilà ce que firent les soldats. Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. Jean 19:16-27 

Le soleil s'obscurcit, et le voile du temple se déchira par le milieu. Jésus s'écria d'une voix forte: Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira. Le centenier, voyant ce qui était arrivé, glorifia Dieu, et dit: Certainement, cet homme était juste. Et tous ceux qui assistaient en foule à ce spectacle, après avoir vu ce qui était arrivé, s'en retournèrent, se frappant la poitrine. Tous ceux de la connaissance de Jésus, et les femmes qui l'avaient accompagné depuis la Galilée, se tenaient dans l'éloignement et regardaient ce qui se passait. Luc 23:45-49 

Ahmed Deedat a réclamé dans son livre que les disciples n'étaient pas des témoins oculaires ou visuels de la crucifixion de Jésus, et que tous leurs rapports sur la mort de Jésus n’étaient que le résultat de ouï-dire. Seulement, nous avons pu constater que les quelques versets transcrits ci-dessus, apportent clairement la preuve que des disciples étaient des témoins oculaires, de ce fait, Ahmed Deedat a une fois de plus, mal représenté ce que dit la Bible, et a ainsi mal informé ses lecteurs.


Dans la suite, Ahmed Deedat dit à propos de la résurrection :

 

Ainsi, Jésus (P) leur dit, comme le précise le verset, que ce que les disciples devraient "toucher et voir" n'était pas un corps traduit, ni métamorphosé, ni d'ailleurs ressuscité, car un corps ressuscité est un corps spiritualisé.

 

Ici, Ahmed Deedat donne une idée complètement fausse de l’enseignement biblique au sujet de la résurrection. Bien qu’Ahmed Deedat dit correctement qu’à la résurrection l’homme croyant aura un corps spiritualisé, Ahmed Deedat ne semble cependant, n’avoir aucune connaissance de ce qu’est un corps spiritualisé.

 

Chaque homme a un corps et un esprit. Et la Bible, enseigne simplement que le corps et l'esprit seront encore unis à la résurrection mais que les corps des croyants seront changés et qu'ils revêtiront l’incorruptibilité (1 Corinthiens 15:51-53). 

 

Ceci signifie que l'esprit sera vêtu avec un corps qui ne connaîtra pas la corruptibilité, ni la mortalité, mais sera incorruptible et immortel. Jésus était donc ressuscité dans le même corps qu’il avait, mais avec des effets spirituels. Ahmed Deedat, quant à lui, comprend mal ceci, et prétend qu’à la résurrection le corps ne sera pas ressuscité, et que seul l’esprit sera ressuscité, tel un fantôme. 

 

Cette prétention provenant d’Ahmed Deedat est étonnante, puisque l’Islam, enseigne qu’à la résurrection les corps seront ressuscités :

 

Non !... Je jure par le jour de la Résurrection ! Mais non !, Je jure par l'âme qui ne cesse de se blâmer.. L'homme, pense-t-il que Nous ne réunirons jamais ses os ? Mais si ! Nous somme Capable de remettre à leur place les extrémités de ses doigts. Sourate 75 :1-4
 

Ahmed Deedat poursuit en interprétant mal le passage où Jésus est apparu aux disciples, et postule :
 

Je poursuivis : "Vous souvenez-vous lorsque Jésus (P) revint à la salle du repas après avoir été crucifié, "et leur dit (aux disciples) : Que la Paix soit avec vous" (Luc 24:36) et que ses disciples prirent peur en le reconnaissant ?" Il me dit se souvenir de cet incident. Alors je lui demandai : "Pourquoi, devaient-ils avoir peur ? Quiconque reconnaît un ami perdu ou un être cher devrait se réjouir et l'étreindre, et embrasser ses mains et ses pieds. "Pourquoi étaient-ils si terrifiés ?" Le Révérend répondit : "Ils (les disciples) pensaient voir un fantôme". Je lui demandai si Jésus (P) ressemblait à un fantôme ? Il répondit par la négative. "Alors pourquoi pensaient-ils qu'ils voyaient un fantôme, alors qu'il ne ressemblait pas à un fantôme ?" Le Révérend fut embarrassé par ma question. Je lui proposai : "S'il vous plaît, permettez-moi de vous expliquer."

 

Ahmed Deedat suppose incorrectement que si les disciples ont cru que Jésus était un fantôme c’est en raison du fait qu’il croyait voir un mort, cependant la Bible explique pourquoi les disciples ont cru que Jésus était un fantôme : les portes de la maison où les disciples s’étaient tenus par peur des juifs, étaient verrouillées, et soudainement Jésus apparu au milieu d’eux.

C’est pourquoi les disciples furent stupéfaits (Jean 20 :19). Jésus étant ressuscité des morts, a pris un corps spirituel, n’étant de ce fait, plus soumis aux limitations des lois physiques, et pouvait ainsi disparaître et apparaître à volonté (voir aussi Luc 24:31, Jean 20:26). 

 

Egalement, Ahmed Deedat suppose que parce que Jésus a mangé du poisson, cela prouve que Jésus n’était pas ressuscité des morts, il base cet argument sur la prétention qu’un corps spiritualisé n’a pas besoin de manger, car n’étant plus limité par les besoins physiques. Toutefois, la Bible ne dit jamais que Jésus a mangé car il avait faim, ou en avait besoin, plutôt nous voyons que si Jésus a mangé c’est pour montrer son amour et affection à ses disciples et surtout pour prouver que c'était bien lui, c’est-à-dire qu’il n’était pas une vision, qu’il était bel et bien là.



Ahmed Deedat ne devrait pas s’étonner de ceci, puisque le Coran parle d'un paradis où des musulmans pieux (après leur résurrection), auront à disposition, divers mets, dont de la viande, des fruits, du vin, etc. (Sourate 52:17-23). Ainsi s'il est possible qu’un corps ressuscité consomme de la nourriture selon le Coran, Ahmed Deedat ne devrait avoir aucun problème avec Jésus mangeant un morceau de poisson après sa résurrection.

 

Ahmed continue sur ce raisonnement, et suppose que parce qu’à la résurrection Jésus a dit que les hommes seront comme des anges, ceci argue du fait, que Jésus ne pouvait avoir aucun corps matériel de quelque façon que ce soit, ne pouvant ainsi manger, etc. cependant nous lisons par exemple dans la Bible que des anges mangèrent :

 

 Il (Abraham) prit encore de la crème et du lait, avec le veau qu'on avait apprêté, et il les mit devant eux. Il se tint lui-même à leurs côtés, sous l'arbre. Et ils (les anges) mangèrent. Genèse 18 :8
 

En conséquence, cet argument d’Ahmed Deedat n’a aucune pertinence.

 

Ahmed Deedat continue dans son assertion que Jésus n’est pas ressuscité, et dit de Jésus :

 

Il leur expliqua donc le plus clairement possible qu'il n'est pas ce qu'ils pensent. Ils le croyaient "esprit", "ressuscité", revenu du royaume des mots. Il n'en était rien ! 

Selon Ahmed Deedat, Jésus énonce "le plus clairement possible" qu'il n'avait pas été ressuscité des morts. Cependant, étudions ce que déclare Jésus dans les versets omis par Ahmed Deedat qui suivent les références qu’il donne :

Ils lui présentèrent du poisson rôti et un rayon de miel. Il (Jésus) en prit, et il mangea devant eux. Puis il leur dit: C'est là ce que je vous disais lorsque j'étais encore avec vous, qu’il fallait que s'accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes. Alors il leur ouvrit l'esprit, afin qu'ils comprissent les Écritures. Et IL (Jésus) leur dit: Ainsi il est écrit que LE CHRIST SOUFFRIRAIT, QU’IL RESSUSCITERAIT DES MORTS LE TROISIEME JOUR, et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. Luc 24:43-47 
 

On lit donc que Jésus dit "le plus clairement possible " qu’il est réellement ressuscité des morts, le Christ souffrirait, et qu'il ressusciterait des morts le troisième jour. En quelques mots, Jésus a indiqué juste après avoir mangé, que ce que les prophètes ont annoncé sur le Christ, s’est accompli en lui, qu’il a été crucifié, et qu’il a été ressuscité le troisième jour. En conséquence, nous ne pouvons que constater, que par une simple lecture du passage biblique en son contexte, l’argument entier d’Ahmed Deedat sur lequel repose la quasi-totalité de son livre, tombe entièrement à l’eau.

Ahmed Deedat termine de manière brute, en prétendant que les chrétiens sont des menteurs, qui comprennent exactement le contraire de ce que dit la Bible, et va jusqu’à supposer que les chrétiens auraient subi un lavage de cerveau : 

 

PAS DE RESURRECTION

"Qu’est-ce qui ne va pas ?" Jésus (P) vous dit, usant d'un langage sans ambiguïté, qu'il n'est pas un Esprit, qu'il n'est pas spiritualisé, et pourtant tout le monde Chrétien croit qu'il est ressuscité, c'est-à-dire spiritualisé. Qui ment, vous ou lui ? Comment se fait-il que vous (chaque chrétien et tous les chrétiens) lisiez votre Sainte Bible dans votre langue maternelle et que, malgré tout, tous autant que vous êtes vous compreniez l'opposé de ce que vous lisiez ? Supposons que vous lisiez la Bible, en hébreu par exemple, et que vous reconnaissiez ne pas comprendre ce que vous lisez, alors cela serait compréhensible. De même, si vous la lisiez en grec. Mais ce qui est incompréhensible, c'est que vous la lisez chacun dans votre langue maternelle et que pourtant vous comprenez le contraire de ce qui est écrit. Avez-vous subi un lavage de cerveau ? Ou, avez-vous été "programmé", comme le diraient les Américains ?

"S'il vous plaît, dites-moi qui ment ? Serait-ce Jésus (P) ou un millier de millions de chrétiens de part le monde ? Jésus (P) dit: "Non !" au fait qu'il soit ressuscité, et vous tous dites "Oui !"

À la lumière de ce qui a été vu précédemment, nous pouvons dire sans hésitations, que ces paroles ci-dessus d’Ahmed Deedat sont complètement erronées. Le chrétien est tout à fait fidèle aux mots de Jésus, en croyant et déclarant que Jésus est ressuscité des morts.


Indépendamment de ce qui précède, nous terminerons en soulignant que Jésus a annoncé à plusieurs reprises, ceci de manière claire et précise qu’il mourrait sur la croix et serait ressuscité des morts après trois jours, en voici quelques exemples :

 

Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu'il fallait qu'il allât à Jérusalem, qu'il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu'il fût mis à mort, et qu'il RESSUSCITAT le troisième jour.Matthieu 16:21 
 

Pendant qu'ils parcouraient la Galilée, Jésus leur dit: Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes; ils le feront mourir, et le troisième jour IL RESSUSCITERA. Ils furent profondément attristés.Matthieu 17:22-23

 

Voici, nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux païens, pour qu'ils se moquent de lui, le battent de verges, et le crucifient; et le troisième jour, IL RESSUSCITERA.  Matthieu 20:17-19 

 

Ces simples évidences, nous suffisent à démontrer que les suppositions et allégations d’Ahmed Deedat n’ont aucune base dans la Bible, mais procèdent d’une erreur de lecture et de compréhension de la Bible.


Ceci termine, la réponse au livre d’Ahmed Deedat.

 

06/03/2008

La prière : Jésus <-> Mahomet

Enseignements sur la prière : Jésus <-> Mahomet

 

Extrait du livre « Jésus et Mahomet » de Mark A.Gabriel, ex-imam converti à Jésus

 

Il est étonnant de constater combien un seul mot – prière – peut revêtir des significations différentes. Jésus et Mahomet ont tous deux donné des instructions ont leurs disciples dans ce domaine, mais leur méthode et leur but différaient totalement.

Dans cette étude, nous verrons en quoi consiste la vie de prière d'un musulman, ainsi que je l'ai pratiqué pendant trente ans.

Nous étudierons ensuite les instructions données par Jésus à ses disciples au sujet de la prière, puis verrons quel impact cet enseignement a eu sur ma vie personnelle au moment où j'en ai pris connaissance.

 

Le modèle de prière

 

Ma famille m'a emmené à la mosquée des ma plus tendre enfance. A l'âge de 6 ou 7 ans, j'y allais déjà cinq fois par jour. Cela faisait partie de l’emploi du temps quotidien d'une famille musulmane pratiquante. Je me souviens très bien des froids matins d'hiver ou je devais me lever vers 3 h 30 du matin. Ma vie était structurée par la prière.

 

A 18 ans, je possédais les qualifications requises pour conduire la prière moi-même. Mon oncle me permettait parfois d'assumer cette fonction dans sa mosquée.

Durant mon année de service militaire, j'ai présidé les prières à la caserne. Apres ma licence, on m'a confié la direction d'une petite mosquée, où je dirigeais la première prière, la quatrième et la cinquième.

Chaque jour de ma vie, depuis mon enfance jusqu'à mon emprisonnement, j'ai prié cinq fois par jour. Oui, j'ai prononcé un grand nombre de prières musulmanes.

Dans l’islam, les cinq prières quotidiennes sont prescrites, ainsi que tout le rituel qui s'y rattache (mots, gestes, etc.). Chaque cycle de prières est appelé raka. Voyons de plus près en quoi consiste une raka.

 

Les ablutions

 

Imaginez-vous sur le campus de l'Université Al-Azhar au moment de l’appel à la prière, vers 3 heures de l’après-midi. Vous y êtes? Alors voila ce que vous voyez: chacun s’arrête dans ce qu'il était en train de faire. Tous ceux qui se sont rendus impurs (en utilisant les toilettes, en touchant une femme ou un chien, etc.) doivent se purifier avant de prier. Pour accomplir leurs ablutions rituelles, ils vont dans les sanitaires du bâtiment principal où dans ceux qui se trouvent derrière la mosquée de l’université.

Avant de se laver, chacun dit: «Je remets mon visage au vrai créateur, et je commence à me laver.» Puis, il suit les étapes suivantes:

 

1.Il se lave les mains; d'abord la droite, puis la gauche, et ce jusqu'au poignet, trois fois.

2.Il se rince la bouche avec de l’eau et se frotte les dents avec le doigt, trois fois.

3.Il se lave trois fois le nez a l’eau.

4.Il se lave le visage à l’eau, d'abord près des cheveux, puis autour des oreilles et enfin, sous le menton, trois fois.

5.Il se lave les bras, depuis le poignet jusqu'au coude, en commençant par le bras droit, trois fois.

6.Il se lave les cheveux en versant de l’eau sur sa tête avec la main, une fois.

7. Il se lave les oreilles avec un doigt mouillé, dans une certaine direction et selon un geste bien précis.

8.Il se lave les pieds jusqu'aux chevilles, en commençant par le pied droit, trois fois.

 

Tous les musulmans accomplissent ce rituel avant de se présenter devant Allah. Mahomet faisait ainsi, et puisqu'il est l’exemple des musulmans, tous le font.

 

La première moitie d'une raka

 

Apres les ablutions, 800 à 1000 personnes entrent dans la mosquée de l’université, au centre du campus, et se mettent en rangs en direction de La Mecque. Celui qui dirige la prière, les mains derrière les oreilles, crie: «Allah est grand!» Et toute l’assemblée répond: «Allah est grand!»

Ensuite, tous, les mains croisées sur le ventre, la main droite au-dessus, récitent le premier chapitre du Coran en arabe. Peu importe la langue du musulman, ce chapitre doit être récité en arabe.

Durant quelques instants, chacun peut alors citer d'autres versets du Coran, le nombre qu'il désire, le temps que le responsable aura décidé.

Puis, le responsable crie à nouveau, les mains derrière les oreilles: «Allah est grand!»

A l'unisson, l’assemblée se prosterne jusqu'à la taille, les mains posées sur les genoux, et répond: «Je loue mon grand Seigneur »

C'est la première moitie d'une raka. La deuxième partie suit immédiatement.

 

La seconde partie d'une raka

 

Les fideles s'agenouillent en posant les genoux en premier, puis les mains. Ensuite, ils se prosternent jusqu'à toucher le sol de leur front. Ils répètent trois fois: «Je loue mon Seigneur, le Très-Haut.» Ils restent ainsi prosternés jusqu'à ce que le dirigeant leur dise de se redresser. Ils se redressent et s'appuient sur leurs talons, les jambes croisées aux chevilles, le pied gauche tourne vers l’intérieur. Mahomet croisait les chevilles de cette manière et, par conséquent, c'est ainsi que font les musulmans. Ce rituel est répété trois fois.

Pendant ce cycle de prières, les musulmans peuvent adresser des requêtes à Allah. Selon Mahomet, un homme est plus proche d’Allah quand son front touche le sol. C'est donc à ce moment-là qu'il prie pour sa famille ou pour les autres. Pour ma part, lorsque j'avais de nombreuses requêtes à adresser à Allah, je les énumérais aussi vite que possible durant ce moment ou mon front touchait le sol.

Pour terminer la raka, les musulmans s'assoient sur leurs talons, récitent la sourate 2:255 (appelée «le verset de la chaise» à cause de la position) et disent: «La paix d'Allah soit avec vous. La paix et la miséricorde d’Allah soient avec vous.»

 

Fin des prières

 

Ce que j'ai décrit là ne correspond qu’à une seule raka complète. Mais pour la deuxième prière de la journée, quatre rakas sont nécessaires. Chaque raka se déroule de la même manière, à l’exception du temps réservé au choix personnel, des versets coraniques.

 

A la fin des prières prescrites, la plupart des gens quittent la mosquée et reprennent leurs activités sur le campus. Cependant, certains restent encore un peu pour prier et montrer leur consécration à Allah.

Puisque j'ai prié ainsi pendant trente ans, j'ai participe à 54'750 cycles de prières. A travers le monde, bien des musulmans fervents font de même toute leur vie. Il est évident que cela exige discipline et engagement. Qu'est-ce qui motive un musulman à persévérer dans les prières?

 

Les commandements de Mahomet concernant la prière

 

Dans l’islam, la prière est un devoir, et non une option. Selon Mahomet, les cinq prières quotidiennes ont été ordonnées par Allah. Mahomet raconte qu'une nuit, dans un rêve, l’ange Gabriel l’a emmené au ciel auprès d’Allah (ce qui est appelé le «voyage nocturne»). Allah a dit à Mahomet que les gens devaient prier cinquante fois par jour. Mahomet a négocié avec Allah pour ramener ce nombre à cinq. (L’authentique de Boukhari, vol 1, livre 8,n°345) C'est à partir de ce moment que Mahomet a ordonné à ses partisans d'accomplir les cinq prières quotidiennes.

Les heures de l’appel à la prière dépendent du moment où le soleil se lève; elles varient donc selon les saisons :

Prière                          Heure approximative    Nbre de rakas

Première (Sobh)          4 heures du matin        2

Deuxième (Ohuhr)       Midi                            4

Troisième (Asr)            15 heures                     4

Quatrième (Maghrib)   17 heures                     3

Cinquième (Isha)          20 h 30                        4

 

Mahomet a déclaré que l’ange Gabriel lui avait enseigné le modèle exact de prière. Ses disciples l’ont donc observé avec attention et ont rapporté chaque détail. Par ailleurs, Mahomet a donné lui-même plusieurs instructions sur la bonne manière de prier en diverses circonstances. Par exemple, si vous n'avez pas d'eau pour vous laver, vous pouvez utiliser du sable ou de la poussière (sourate 4:43; 5:6). Si vous vous trouvez trop loin d'une mosquée, vous pouvez utiliser un tapis de prière. Si vous êtes en plein djihad, vous pouvez adapter vos prières pour éviter de vous mettre en danger face à l’ennemi (sourate 4: 101-1 03) .

Mahomet était très strict envers ses disciples quant à cette pratique de la prière. Une fois, plusieurs de ses partisans manquaient à la prière du soir. Il a demande: «Où sont Untel et Untel?» On lui a répondu: «Ils sont encore a la maison.» Mahomet a répondu:

 

Par celui qui tient mon âme dans sa main, j'étais sur le point d'ordonner de ramasser du bois pour le feu et d'ordonner ensuite à quelqu'un de prononcer l’Adhan (appel à la prière) pour la prière et à un autre de diriger la prière, pour pouvoir aller brûler les maisons des hommes qui ne s'étaient pas présentés pour la prière (communautaire). (L’authentique de Boukhari, vol 1, livre 11, n°617)

 

Comme vous pouvez l’imaginer, les musulmans avaient de la peine à faire la première prière de la journée, qui avait lieu avant le lever du soleil. Ils préféraient dormir. Voici ce que rapporte un hadith:

 

Il fut mentionné devant le Prophète qu'un homme avait dormi du soir jusqu'au matin (après le lever du soleil). Le Prophète dit: «Satan a urine dans les oreilles de cet homme.» (L’authentique de Boukhari, vol 4, livre 54, n°492)

 

Mahomet affirmait que celui qui refusait de faire les cinq prières n'était plus un musulman. «L'alliance entre nous et eux, c'est la prière, et celui qui abandonne la prière sera converti», disait-il. (Sunan ibn Majah, vol 1, p412)

 

Le but de la prière dans l’islam

 

Qu'est-ce que les musulmans espèrent obtenir par la prière?

1. D'abord et avant tout, ils veulent éviter la punition d’Allah promise à ceux qui désobéissent au commandement de prier cinq fois par jour. Tout ce qui est bon vient d’Allah. Ainsi, s'il n'est pas content de vous, il peut retirer de votre vie les bonnes choses, comme vous enlever la santé, vous conduire dans des difficultés financières, ou vous maudire. Si vous ne faites pas vos prières, Allah vous punira aussi au jour du jugement.

2. Deuxièmement, les musulmans espèrent par la plaire à Allah, afin d'être acceptés par lui au jour du jugement et admis au paradis.

 

Les musulmans croient qu’Allah les observe attentivement lorsqu'ils prient, c'est pourquoi ils veillent tant à suivre à la lettre les instructions de Mahomet. Il leur faut néanmoins attendre jusqu'au jour du jugement pour savoir si Allah a été satisfait de leurs prières (et autres bonnes œuvres).

 

Prières supplémentaires

 

En plus de ces cinq prières quotidiennes prescrites par Mahomet (appelées fard en arabe), les musulmans peuvent faire des prières supplémentaires spontanées (appelées nephil). Il peut notamment s'agir de rakas supplémentaires, permises pendant des moments précis de la journée.

Il est important de noter que toutes ces prières sont prescrites et doivent donc être accomplies selon des directives précises. Vous ne pouvez pas simplement dire une raka en voiture ou assis au bord de l’eau.

En ce qui concerne les prières personnelles, c'est différent. Le musulman peut exprimer ses pensées ou ses requêtes à Allah sous la forme qu'il désire. Les prières de ce genre ne sont pas interdites dans l’islam, mais elles ne sont pas encouragées, et on en parle peu. Seule une petite secte, celle des soufis, met en avant la prière personnelle comme moyen de parler avec Allah. Mais le musulman «moyen» ne s'attend pas à ce qu’Allah communique avec lui par la prière.

Selon l’enseignement islamique, Allah ne s'adresse pas directement aux gens: c'est l’ange Gabriel qui parle en son nom. L'ange Gabriel est appelé le Saint-Esprit, mais il n'est pas considéré comme une partie de Dieu, et il ne peut pas se trouver à plusieurs endroits a la fois (cf. sourates 2 :97 -98; 26: 193 ;16: 102). En priant, un musulman ne s’attend donc pas a ce qu’Allah s’adresse à lui. Il ne s’attend pas non plus à ce que Gabriel vienne lui parler.

Son seul espoir est d'entendre Allah lors de la dernière nuit du Ramadan. Car selon Mahomet, durant cette nuit, Gabriel visiterait les musulmans fidèles qui l’attendent (sourate 97 :4) .

C'est ainsi que, chaque année, avec d'autres musulmans fervents, je passais toute la nuit debout dans la mosquée à espérer la visite de Gabriel.

Ce que dit la Bible au sujet du Saint-Esprit est très différent. Elle nous enseigne que le Saint-Esprit est une des trois personnes de la Trinite divine et qu'il peut donc se trouver partout a la fois. Cela signifie que Dieu, par le Saint-Esprit, peut parler avec plusieurs personnes en même temps.

Examinons maintenant ce que Jésus a dit sur la prière.

 

L’enseignement de Jésus au sujet de la prière

 

Comme vous le savez, lorsque je me suis mis à lire la Bible, j'ai commence par Matthieu 5. Il ne m'a pas fallu longtemps pour arriver à Matthieu 6, passage où Jésus enseigne à ses disciples comment prier. Plus je lisais, plus je réalisais le contraste entre Jésus et Mahomet. Considérons ce passage:

Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils ont leur récompense. Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est la dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. Matthieu 6:5-6

 

La première chose qui m'a frappé dans ces versets est le mot lorsque. Il a déclenché en moi une petite tornade. Cela veut dire que c'est à moi de choisir le moment pour prier. Je peux prier n'importe quand ai-je pensé.

Puis, j'ai réfléchi à l’endroit où prier. Jésus dit:. «Entre dans ta chambre, ferme la porte, et prie.» Cela veut-il dire que je n'ai plus besoin d'aller à la mosquée? me suis-je demandé.

Jésus a dit que Dieu récompenserait davantage celui qui prie seul que celui qui prie pour être vu des autres. C'est le contraire des instructions qu'a données Mahomet à ses disciples, puisqu'il exigeait que les gens sortent de leur maison et se rassemblent dans la mosquée. Pour lui, prier seul à moins de valeur que prier en assemblée:

 

Ibn 'Umar rapporta les paroles du Messager d' Allah: La prière d'une personne en assemblée est vingt-sept fois plus valable que la prière dite seul. (L’authentique de Mouslim, livre 4, n°366)

 

Au verset suivant, dans ce passage de Matthieu 6, Jésus dit: En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Matthieu 6:7

 

Effectivement, mes prières consistaient en de «nombreuses paroles». Je devais réciter des mots bien précis et faire certains mouvements plusieurs fois par jour, par semaine et par année, et je croyais que tout cela était nécessaire pour satisfaire Allah.

 

Ne leur ressemblez pas; car votre père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. Matthieu 6:8 (cf. w. 25-34)

 

Jésus dit ici que Dieu connaît nos besoins et qu'il se soucie personnellement de nous. Lorsque j'ai lu la prière toute simple que Jésus propose ensuite (cf. Matthieu 6:9-13), j'ai dû m'arrêter après les deux premiers mots: «Notre père...»

Jamais je n'aurais prié ainsi en tant que musulman. Car le Coran enseigne que Dieu n'a jamais eu de fils. A mesure que j'avançais dans ma lecture et que les heures passaient, j'ai fini cependant par trouver que prier «Notre père» était une bonne chose. Je pensais: Si Dieu est mon père, alors je suis son fils, et entre un père et un fils il n'existe pas de menaces ou de manipulations. Quand on parle à son père, on n'a pas peur; nul besoin de se demander s'il sera offensé ou non par notre manière de prier.

Puis, j'ai continué:

 

Notre père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

 

Cette manière d'adorer Dieu me paraissait naturelle. «Que ton nom soit sanctifie» était une phrase que nous utilisions aussi dans l’islam. En revanche, nous ne disions pas: «Que ton règne vienne.» C'était donc nouveau pour moi. Plus tard, j'ai compris que Jésus désirait établir un royaume spirituel et non politique.

«Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien»: en lisant cette phrase, j'imaginais un petit enfant assis devant son papa, lui demandant à manger. La raka n'incluait aucune formule me permettant de demander à Allah de prendre soin de moi. Je pouvais toutefois lui demander de subvenir à mes besoins durant le moment de prière libre, mais ce faisant, je devais être prosterne la face contre terre, dans un esprit de complète soumission.

«Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.» Cette phrase m'a posé quelques problèmes. Pourquoi Jésus dit-il que je dois pardonner aux autres si je veux qu'il puisse me pardonner? me demandais-je. Je craignais que cette phrase ne me ramène à la loi islamique: travailler pour obtenir la faveur de Dieu. Mais plus tard, j'ai compris que si Dieu attend de nous que nous pardonnions aux autres, c'est parce qu'il nous pardonne en premier (cf. Matthieu 18:21-35, l’histoire du serviteur impitoyable).

«Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin»: par ma lecture de la Bible, j'ai compris que la tentation vient de Satan et que Dieu nous aide à lui résister. Dans l’islam, la tentation peut venir de Satan mais elle peut aussi venir d'Allah, qui utilise les démons pour égarer les gens afin qu'ils peuplent l’enfer. Ainsi, j'étais très impressionné de lire que Dieu est toujours prêt à délivrer les hommes de la tentation s'ils lui demandent son secours.

C'est ainsi que se termine la prière du Seigneur rapportée dans l'Evangile de Matthieu. J'ai donc poursuivi ma lecture, captivé. Je ne me rendais plus compte du temps qui passait. Quelques heures plus tard, je suis arrivé à Luc 11, chapitre qui rapporte aussi cette prière du «Notre père». Luc y ajoute ce que Jésus a enseigné concernant l’exaucement de la prière:

Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain? Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d'un poisson? Ou, s'il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion? Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent. Luc (11:11-13)

 

A nouveau, j'ai vu cette image de Dieu le père qui prend soin de ses enfants. C'était si différent de l’attitude d’Allah, qui fait attendre ses esclaves jusqu'au jour du jugement pour leur faire savoir s'il a agrée ou non leurs prières.

 

La vie de prière de Jésus

 

Non seulement Jésus a laissé un modèle de prière à ses disciples, mais il leur a lui-même donné l’exemple par sa vie de prière personnelle. Durant ma lecture du Nouveau Testament, j'ai relevé les passages où il est dit que Jésus priait:

Vers le matin, pendant qu'il faisait encore très sombre, il se leva, et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria. Marc 1 :35 (cf. 6:46)

Et lui [Jésus], il se retirait dans les déserts, et priait. Luc 5: 16

En ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. Luc 6: 12

Jésus priait généralement seul, mais il lui arrivait parfois d'emmener ses disciples avec lui (Luc 9:28; 22:39). Jamais, cependant, il n'a exigé d'eux qu'ils prient à un moment précis ou suivant un rituel particulier. Et jamais il n'a laissé entendre que Dieu punissait ceux qui ne priaient pas suffisamment.

 

Le but de la prière à Dieu le père

 

Selon ce que j'ai lu dans les Evangiles, pour Jésus, la prière était un moyen de parler avec Dieu, et non pas un moyen d'attirer sa faveur. Il a exhorté ses disciples à adorer Dieu et à lui présenter leurs besoins.

Lorsque nous lisons les Actes des Apôtres, livre de la Bible qui suit l'Evangile de Jean, nous voyons de quelle manière les disciples de Jésus ont suivi ses instructions. Il ne nous est pas dit qu'ils répétaient la prière du «Notre père» mot à mot. Mais nous voyons qu'ils priaient régulièrement et demandaient à Dieu son secours dans les difficultés. Au chapitre 4, nous avons un bon exemple d'une prière prononcée par les chrétiens subissant les menaces des chefs du peuple, des anciens et des scribes:

 

Lorsqu'ils l’eurent entendu, ils élevèrent à Dieu la voix tous ensemble, et dirent: Seigneur, toi qui as fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qui s'y trouve...maintenant, Seigneur, vois leurs menaces, et donne à tes serviteurs d'annoncer ta parole avec une pleine assurance, en étendant ta main, pour qu'il se fasse des guérisons, des miracles et des prodiges, par le nom de ton saint serviteur Jésus. Quand ils eurent prié, le lieu où ils étaient assemblés trembla; ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance. Actes 4:24, 29-31

 

La différence fondamentale

 

La différence entre Jésus et Mahomet en ce qui concerne la prière vient de leur image de Dieu.

Pour Mahomet, Allah est le maître, et les hommes sont ses esclaves (la version française du coran traduit le mot « esclave » par « serviteur »). Ainsi, la prière est un moyen de gagner la faveur du maître. Si les prières ne sont pas prononcées correctement, le maître est en colère. Voila pourquoi les musulmans fervents passent des heures et des heures à répéter les mêmes mots et gestes, jour après jour, en espérant plaire à Allah.

Pour Jésus, Dieu est le père, et les hommes sont ses enfants.

La prière est donc pour les chrétiens un moyen de communiquer avec celui qui les aime et qui prend soin d'eux. Lorsqu'ils ne prient pas, ils se privent de cette occasion d'être en contact avec Dieu.

 

02/03/2008

L’amour, vu par Jésus et Mahomet

L’amour, vu par Jésus et Mahomet

 

Mark A.Gabriel : « En Egypte, j’étais toujours interpellé par une petite phrase que les chrétiens avaient l’habitude de coller sur leur voiture ou d'afficher dans leur magasin. Elle disait: Allah Mahabe ou «Dieu est amour». Les mots «Dieu» et «amour» n'apparaissent jamais ensemble dans le Coran. Je me demande ce que ces gens veulent dire par là, pensais-je alors. »

 

Dans cette étude, nous verrons ce que Jésus et Mahomet ont enseigné au sujet de l’amour.

Le terme «amour» s'inscrit toujours dons le cadre d'une relation. Ainsi, en étudiant leurs enseignements, nous verrons ce qui caractérisait leurs relations a chacun, par rapport à:

Ø      Dieu

Ø      Son messager

Ø      Les croyants

Ø      Les incroyants

 

Le schéma ci-après met en évidence les interactions entre ces différentes personnes, interactions que nous tenterons d'expliquer. Nous le ferons en nous attachant particulièrement à la question de l’amour.

 

Les relations de Jésus et de Mahomet avec Dieu/Allah, les croyants et les incroyants

RELATION

 

Considérons tout d'abord la relation qui conditionne toutes les autres: la relation entre Dieu et son messager.

 

La relation entre Dieu et son messager

 

Mahomet

 

Mahomet se disait esclave d’Allah (cf. sourate 2:23). D'après le Coran et les hadiths, cette relation n’était pas caractérisée par l’amour. La position de Mahomet était celle d'un esclave à qui le maitre a donné autorité:

Ceux qui obéissent au Prophète (Mahomet) obéissent à Allah. Sourate 4:80

Prenez ce que le Prophète vous donne, et abstenez-vous de ce qu'il vous interdit. Sourate 59:7

Quant a celui qui se sépare du Prophète après avoir clairement connu la vraie direction et qui suit un chemin différent de celui des croyants: comme lui-meme s'est détourné; nous le jetterons dans la Géhenne: quelle détestable fin! Sourate 4: 115

 

Jésus

 

Jésus parlait de sa relation avec le Père comme d'une relation filiale, la relation d'un fils avec son père, basée sur un amour mutuel.

Lors du baptême de Jésus, les auteurs des Evangiles rapportent qu'une voix s'est fait entendre des cieux, disant: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection» (Matthieu 17:5; cf. Matthieu 12: 18).

 

Ainsi que le montrent les versets suivants, Jésus obéissait au Père et l’aimait, mais il n'était pas dans la crainte a l’égard de son père:

J'aime le père, et j'agis selon l’ordre que le père m'a donné... Jean 14:31

 

Jésus cherchait le réconfort auprès de Dieu le père. La nuit précédant sa crucifixion, il a prié:

Abba, père, toutes choses te sont possibles, éloigne de moi cette coupe! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. Marc 14:36

En s'adressant ainsi à Dieu le Père pour trouver en lui le réconfort dont il avait besoin à cette heure, Jésus l’a appelé «Abba». Ce terme araméen était celui qu'utilisaient les enfants pour s'adresser à un parent. Il équivaut à «Papa». Ainsi, la relation entre Jésus et Dieu était personnelle et pleine d'amour.

 

La relation entre le messager et les hommes

 

Mahomet

 

Pour Mahomet qui se considérait lui-même comme l’esclave d’Allah, les autres musulmans étaient aussi des esclaves (sourate 50:8).

 

Le Coran n'insiste pas sur la nécessité d'aimer Allah, même s'il parle parfois d'amour à son égard (sourate 2: 165). Il appelle plutôt à lui obéir. Que se passe-t-il si un esclave n'obéit pas? Il est puni, ainsi que le montre ce verset:

 

Allah est terrible dans son châtiment envers celui qui se sépare d’Allah et de son Prophète, Sourate 8: 13

 

Les révélations disaient que les désobéissants devaient être punis. C'est Mahomet qui appliquait la sentence. Ces révélations interdisaient par exemple aux musulmans de boire de 1’alcool, et ceux qui enfreignaient cette loi étaient corrigés:

Abu Huraira dit: «Un homme ayant bu du vin fut conduit au Prophète. Ce dernier ordonna de le frapper!» Abu Huraira ajouta: «C'est ainsi que quelques-uns d'entre nous l’avons frappé de nos mains, d'autres de leurs pieds ou avec leurs vêtements dont ils se servaient comme d'un fouet.» (L’authentique de Boukhari, vol 8, livre 81, n°768)

 

On coupait la main droite à celui qui était coupable de vol. Un jour, quelques personnes ont supplié Mahomet de faire une exception pour une femme qui avait été prise en train de voler.

Voici ce que Mahomet a répondu alors:

Usama s'approcha du prophète au nom d'une femme (qui avait volé). Le Prophète dit: «Les hommes que vous voyez ont été tués parce qu'ils avaient l’habitude d'infliger les punitions légales aux pauvres et de pardonner aux riches. Par celui qui tient mon âme dans sa main! Si Fatima (la fille du Prophète) volait, je lui couperais la main.» (L’authentique de Boukhari, vol 8, livre 81, n°778)

 

Si vous demandez à un musulman: «Sais-tu combien Allah t'aime?» Il répondra: «Je n'en ai aucune idée. Allah seul le sait.»

 

Les musulmans doivent attendre jusqu’au jour du jugement pour savoir si Allah les aime et s'il les accueille au paradis.

Ainsi, la relation d’Allah avec les croyants est très dure. Et qu'en est-il de sa relation avec les incroyants? Que pense-t-il d'eux?

 

Allah ne dirige pas ceux qui s'égarent et il n'y a personne pour les secourir. Sourate 16:37

 

Allah égare volontairement certains, afin de peupler l’enfer qu'il a créé:

 

Si nous l’avions voulu, nous aurions donné à chaque homme sa direction. Ma parole, cependant, se réalise: «Oui, je remplirai la Géhenne de Djinns et d'hommes réunis.» Sourate

32:13

 

Allah n'aime pas les incroyants.

 

Jésus

 

La relation d'amour entre Jésus et Dieu le père se reflétait dans la relation entre Jésus et ses disciples. Jésus leur disait que Dieu les aimait:

 

Car le père lui-même vous aime, parce que vous m'avez aimé, et que vous avez cru que je suis sorti de Dieu. Jean 16:27

 

Et Jésus aimait lui-même ses disciples: «Comme le père m'a aimé, je vous ai aussi aimés», lisons-nous en Jean 15:9.

 

Jésus prend soin des croyants comme un berger prend soin de ses brebis, ainsi qu'il l'a promis:

 

Je suis le bon berger. Je connais mes brebis, et elles me connaissent, comme le père me connaît et comme je connais le père; et je donne ma vie pour mes brebis. Jean 10: 13-15

 

Jésus aimait ses disciples, mais aimait-il les incroyants? Si l’on considère sa vie, la réponse est oui:

Ø      Il mangeait avec les collecteurs d'impôts et les pécheurs (Luc 15:1-2)

Ø      Il a annoncé la bonne nouvelle du salut à une Samaritaine qui vivait avec un homme sans être mariée (Jean 4: 1-30)

Ø      Il a accepté qu'une femme de mauvaise vie lui lave les pieds, alors qu'il était à table avec des chefs religieux (Luc 7:36-50)

Ø      Il a accepté la repentance du «criminel» cloué sur la croix à coté de lui (Luc 23:39-43)

 

Par son attitude, Jésus a prouvé qu'il avait été envoyé pour aider les pécheurs:

 

Jésus ayant entendu cela, leur dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. Marc 2:17

 

Jésus disait que Dieu l’avait envoyé dans le monde (c’est-à-dire vers ceux qui ne croient pas encore en lui) par amour pour le monde: «Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous» (Romains 5:8). Le «Très-Haut est bon pour les ingrats et pour les méchants», disait aussi Jésus (Luc 6:35).

 

La relation entre croyants et incroyants

 

Nous venons de voir comment cette relation entre Dieu et son messager, relation fondamentale, car à la base de toutes les autres, se reflétait dans la relation entre le messager et ses disciples, en particulier en ce qui concerne l’amour. Mais quelles instructions Mahomet et Jésus ont-ils données à leurs disciples au sujet de leur amour les uns pour les autres et de leur amour envers les incroyants?

 

Mahomet

 

Comme Jésus, Mahomet encourageait les musulmans à se comporter d'une manière exemplaire les uns envers les autres:

 

Attachez-vous tous, fortement, au pacte d'Allah (c.-à-d. le Coran); ne vous divisez pas; souvenez-vous des bienfaits d' Allah: Allah a établi la concorde en vos cœurs; vous êtes, par sa grâce, devenus frères (dans la foi islamique) alors que vous étiez des ennemis les uns pour les autres. Sourate 3:103

 

Mahomet est le Prophète d'Allah. Ses compagnons sont violents envers les impies, bons et compatissants entre eux. Sourate 48:29

 

Les croyants sont frères. Etablissez donc la paix entre vos frères (dans la religion islamique). Craignez Allah! Peut-être vous fera-t-on miséricorde. Sourate 49: 10

 

Pourtant, en ce qui concerne les incroyants, Mahomet a appelé ses disciples à adopter une attitude totalement différente.

 

Avant l’institution du djihad, il leur a ordonné de ne pas prendre pour amis des non-musulmans:

O vous les croyants! Ne prenez pas pour patrons mes ennemis et les vôtres en leur manifestant de l’amitié, alors qu'ils ne croient pas à la vérité qui vous est parvenue. Ils expulsent le Prophète et vous-mêmes (de votre patrie), parce que vous croyez en Allah votre Seigneur. Sourate 60: 1

 

Puis, plus tard, il a appelé les musulmans a s'engager dons la guerre sainte contre les incroyants et à les tuer si nécessaire pour les soumettre a l’islam.

 

Jésus

 

Durant les derniers moments qu'il a passés avec ses disciples avant de mourir, Jésus leur a dit:

 

Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Jean 13 :34-35

 

Les chrétiens suivent-ils ce commandement? Pas toujours. Mais telle est la norme fixée par Jésus. En Luc 10:27, Jésus dit: « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même.»

Un jour, un chef religieux, voulant justifier son attitude envers les gens qu'il n'aimait pas, a demandé à Jésus: «Qui est mon prochain?» Voici ce que Jésus lui a répondu:

Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s'en allèrent, le laissant à demi mort. Un sacrificateur, qui fortuitement descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre. Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l’ayant vu, passa outre. Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu'il le vit. Il s'approcha, et banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l’hôte, et dit: Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour. Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands? C'est celui qui a exercé la miséricorde envers lui, répondit le docteur de la loi. Et Jésus lui dit: Va, et toi, fais de même. Luc 10:30-37

 

En d'autres termes, cette parabole signifie: « Ton prochain n'est pas seulement celui qui habite dans le même pays que toi ou qui partage les mêmes croyances que toi. Ton prochain peut être n'importe qui autour de toi.»

Jésus a aussi demandé à ses disciples de manifester cet amour du prochain en annonçant la bonne nouvelle, en guérissant les malades, en chassant les démons et en ressuscitant les morts.

 

Conclusion

 

Le point à retenir est la conception très différente que Jésus et Mahomet ont chacun de Dieu: pour Jésus, Dieu est un père aimant; pour Mahomet, Allah est un maitre exigeant. Cette seule différence donne le ton à la manière dont sont régies toutes leurs autres relations. Pour mieux comprendre cela, prenons l'exemple d'un croyant qui abandonne la foi.

Selon Mahomet, que ferait Allah dans ce cas? Et selon Jésus, que ferait Dieu?

 

O vous qui croyez! Quiconque d'entre vous rejette sa religion (l'islam)... Dieu fera bientôt venir des hommes; il les aimera, et eux aussi l'aimeront. Ils seront humbles à l'égard des croyants; fiers à l'égard des incrédules. Ils combattront dans le chemin d'Allah; ils ne craindront pas le blâme de celui qui blâme. Ceci est une grâce d'Allah: il l’a donne à qui il veut. Sourate 5:54

 

D'après ce verset, si quelqu'un abandonne l’islam, Allah fera venir d'autres personnes meilleures que lui. Allah ne pleure pas ceux qui le quittent et ne cherche pas à les ramener. Il en trouve de meilleurs. La sourate 39:7 dit aussi: «Si vous êtes ingrats (en rejetant Allah), sachez qu'en vérité, Allah se suffit à lui-même. »

 

Ecoutons maintenant Jésus raconter l’histoire d'un berger qui avait cent brebis et qui en a perdu une:

Lequel d'entre vous, s'il a cent brebis, et qu'il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller à la recherche de celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la trouve? lorsqu'il l'a trouvée, il l’a met avec joie sur ses épaules, et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit: Réjouissez-vous avec moi, car j'ai trouvé ma brebis qui était perdue. De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance. Luc 15:4-7 (cf. vv. 8-10)

 

Le Coran dit qu'Allah trouve de nouveaux croyants qui le serviront mieux, et la Bible, en revanche, montre que Dieu le père cherche la brebis perdue jusqu'à ce qu'il la trouve. Puis, il l’a ramène à la maison et se réjouit. C'est la différence entre Allah et Dieu.

 

27/02/2008

Jésus, Mahomet et les femmes

Jésus, Mahomet et leur attitude envers les femmes

 

Etude inspirée du livre de Mark A.Gabriel, ex-imam converti à Jésus :  « Jésus et Mahomet »

 

Mark A.Gabriel : « Déjà en tant qu'enfant, je m'énervais contre la façon dont la société musulmane traitait les femmes. En étudiant le Coran et l’histoire islamique, j’ai réalisé que les nombreuses restrictions qui leur étaient imposées venaient directement de Mahomet. Une fois de plus, cela a soulevé des doutes dans mon esprit:

Le vrai Dieu des cieux agirait-il ainsi avec des humains? Me demandais-je. »

 

Le but de cette étude est tout simplement de montrer la façon dont Mahomet considérait les femmes et l’attitude qu'il avait envers celles qu'il côtoyait. Cela nous permettra de comprendre d'où viennent les traditions de la société islamique.

Nous verrons aussi comment Jésus considérait les femmes et quelle attitude il avait envers elles.

Cette étude est divisé en trois parties:

Ø      Ce que Mahomet et Jésus ont dit sur les femmes

Ø      Ce qu'ils ont dit sur le mariage

Ø      Leur attitude envers les femmes qu'ils ont côtoyées

 

Ce que Mahomet disait des femmes

 

Le Coran et les enseignements de Mahomet rapportés dans les hadiths parlent beaucoup des femmes. Mahomet fait une claire distinction entre les hommes et les femmes. Malheureusement, nombre de ses propos sur les femmes ne sont pas flatteurs.

 

Les femmes sont-elles mauvaises?

 

Apres sa visite du paradis et de l’enfer (durant son «voyage nocturne»), Mahomet a rapporté:

 

Le Prophète dit: «Au paradis, j'ai vu que la majorité de ceux qui s'y trouvaient étaient des pauvres, et dans le feu (en enfer), j'ai vu que la majorité de ceux qui s'y trouvaient étaient des femmes. » (L’authentique de Boukhari, vol 8, livre 76, n°456)

 

A l’époque de Mahomet, les femmes avaient l’interdiction de passer à coté d'un homme qui priait (L’authentique de Mouslim, livre 4, n°1032). D'après le prophète, si cela se produisait, la prière de l’homme était annulée et il devait tout reprendre à zéro. La seconde épouse de Mahomet, Aïcha, a rapporté cet enseignement, tout en protestant modérément:

 

Les choses qui annulent les prières me furent mentionnées. Ils dirent: «La prière est annulée par un chien, un âne et une femme (s'ils passent devant un homme qui prie. » Je dis: «Vous avez fait de nous des chiens. » (L’authentique de Boukhari, vol 1, livre 9, n°490)

 

Une autre fois, Mahomet a décrit les femmes comme des «mauvais augures» ou des «porte-malheur»:

 

Un mauvais augure fut mentionné devant le Prophète. Le Prophète dit: «S'il y a un mauvais augure en quelque chose, c'est dans la maison, chez la femme et le cheval.» (L’authentique de Boukhari, vol 7, livre 62, n°31)

 

Les femmes étaient considérées comme impures pendant leurs règles, et elles ne pouvaient ni prier ni jeûner durant ces jours. De plus, selon Mahomet, cet état les dénigrait aux yeux d'Allah:

Un jour, le Messager d’Allah se rendit au Musalla (pour prier)... En passant devant des femmes, il dit: «0 femmes! Donnez l’aumône, car j'ai vu que la majorité des personnes qui se trouvent en enfer étaient des femmes.» Elles demandèrent: «Pourquoi cela, O Messager d’Allah? » Il répliqua: «Vous maudissez fréquemment et n'êtes pas reconnaissantes envers vos maris. Je ne connais personne de plus bête que vous en intelligence et en religion. Un homme sensé et prudent pourrait se laisser égarer par l’une d'entre vous.» Les femmes demandèrent: «0 Messager d’Allah! Qu'est-ce qui manque à notre intelligence et à notre religion? » Il dit:

«N'est-ce pas vrai que le témoignage de deux femmes équivaut à celui d'un homme? » Elles répondirent par l’affirmative. Il dit alors: «C'est ce qui manque à votre intelligence.

N'est-ce pas vrai qu'une femme ne peut ni prier ni jeûner pendant ses règles? » Les femmes répondirent par l’affirmative. Il dit: «C'est ce qui manque à votre religion.» (L’authentique de Boukhari, vol 1, livre 6, n°301)

 

Les femmes sont-elles inferieures?

 

Mahomet pensait-il que les femmes étaient inferieures aux hommes? Selon le Coran, il faut le témoignage de deux femmes pour égaler celui d'un homme:

Demandez le témoignage de deux témoins parmi vos hommes. Si vous ne trouvez pas deux hommes, choisissez un homme et deux femmes, parmi ceux que vous agréez comme témoins. Si l’une des deux femmes se trompe, l’autre lui rappellera ce qu'elle aura oublié. Sourate 2:282

 

Voici comment Mahomet a expliqué cet enseignement:

 

Le Prophète dit: «le témoignage d'une femme n'équivaut-il pas à la moitié de celui d'un homme? » Les femmes dirent: «Oui. » Il dit: «C'est à cause de la faiblesse de l’esprit d'une femme. » (L’authentique de Boukhari, vol 3, livre 48, n°826)

 

Par ailleurs, les femmes ont droit à une plus petite part d'héritage que les hommes:

 

Quant a vos enfants, Allah vous ordonne d'attribuer au garçon une part égale à celle de deux filles. Sourate 4: 11

 

Les femmes doivent être couvertes

 

Bien des gens se posent des questions à propos du voile des femmes musulmanes. Au début de l’islam, lorsque Mahomet vivait à la Mecque avec une seule femme, il n'exigeait pas des musulmanes qu'elles portent le voile. Mais après son exil à Médine, un événement particulier a provoqué une nouvelle révélation au sujet des femmes.

A partir de ce moment-là, il a commencé à épouser d'autres femmes. Selon la coutume, il organisait une fête à chaque fois. Lors de son mariage avec Zainab bint Jahsh (dont nous reparlerons plus tard), plusieurs personnes se sont attardées chez lui après qu'il se soit retiré.  (L’authentique de Boukhari, vol 6, livre 60, n°317)

Le lendemain, un de ses plus fidèles disciples a fait cette suggestion:

 

Raconté par Umar: Je dis: «0 Messager d'Allah! De bonnes et de mauvaises personnes entrent chez vous. Je suggère donc que vous ordonniez aux mères des Croyants (c.-à-d. vos épouses) de porter un voile.» Allah a alors révélé les versets d'Al-Hijab. (L’authentique de Boukhari, vol 6,livre 60, n°313)

 

Le jour même, Mahomet a reçu une révélation de l’ange Gabriel disant que les femmes musulmanes devaient porter le voile:

 

O Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de se couvrir de leurs voiles: c'est pour elles le meilleur moyen de se faire connaître et de ne pas être offensées.

Sourate 33:59 (cf. v. 33 et sourate 24:31, 5855)

 

Depuis lors, les femmes musulmanes se couvrent. La seconde épouse de Mahomet, Aïcha, a raconté comment elles ont suivi cette nouvelle révélation:

Aïcha avait l’habitude de dire: «Lorsque le verset de voiler leurs poitrines et leurs atours a été révélé, (les femmes) ont coupé les bords de leur pagne et ont couvert leur visage avec les morceaux. » (L’authentique de Boukhari, vol 6, livre 60, n°282)

 

Ainsi, l’intention de Mahomet concernant le hijab était claire, et les femmes musulmanes de son époque ont couvert leur visage. Les musulmans conservateurs d'aujourd'hui suivent toujours le Coran littéralement, et c'est ainsi que les femmes continuent à porter le voile. Les libéraux, quant à eux, préfèrent porter des vêtements modernes, mais simples, au lieu de la robe traditionnelle qui couvre tout le corps.

 

Les femmes comme butin de guerre

 

Chaque fois qu'un village ou une tribu résistait à Mahomet et à son armée, puis finissait par subir la défaite, les musulmans avaient le droit de prendre les femmes et les enfants comme esclaves. Le chapitre 29 du livre 8 des hadiths de Mouslim stipule:

Il est permis d'avoir des relations sexuelles avec une prisonnière après qu'elle se soit purifiée (de ses règles ou de son accouchement). Si elle a un mari, son mariage est annulé dès qu'elle est faite prisonnière.

 

Le hadith poursuit en expliquant l’origine de cette règle:

 

A la bataille de Hanain, le Messager d’Allah envoya une armée à Autas, où ils combattirent leurs ennemis. Les ayant vaincus et fait prisonniers, les compagnons du Messager d’Allah parurent s’abstenir d’avoir des relations sexuelles avec les prisonnières, parce que leurs maris étaient des polythéistes. Allah, le Très-Haut, dit alors: «Et les femmes mariées, à l’exception de celles que vos mains droites possèdent (iv. 24)» (c.-à-d. que les prisonnières devenaient leurs épouses légitimes, une fois leur période Idda terminée). (L’authentique de Mouslim, livre 8, n°3402)

 

Non seulement cette règle se trouve dans les hadiths, mais le Coran aussi dit que les captives, même mariées, sont à la disposition de leurs maîtres (sourate 4:24).

 

S'ils le désiraient, les musulmans pouvaient libérer les femmes qu'ils avaient prises comme esclaves et en faire leurs épouses.

 

Comment Mahomet a-t-il pris soin des femmes?

 

Malgré ses propos négatifs sur les femmes et l’attitude qu'il avait envers elles, Mahomet a veillé à ce qu'elles soient prises en charge, surtout les pauvres et les veuves. (La communauté islamique comptait un grand nombre de veuves à cause du djihad. Il les soutenait avec le butin de guerre et l’argent de l’aumône (zakat), qu'il prélevait auprès de tous les ressortissants de l'Etat islamique.

 

Ce que Jésus disait des femmes

 

Jésus n'a fait aucun commentaire sur la personnalité et la valeur des femmes par rapport aux hommes, mais nous pouvons observer la manière dont il les traitait. Dans les Evangiles, nous voyons qu'il a loué des femmes pour leur foi, qu'il les a guéries de leur maladie et délivrées de démons, et qu'il leur a pardonné leurs péchés, tout comme il le faisait pour les hommes.

 

Jésus a loué des femmes pour leur foi et les a guéries

 

Une femme souffrant d'une perte de sang depuis douze ans a vu Jésus au milieu de la foule. Elle a touché le bord de son manteau, et Jésus a senti qu'une force était sortie de lui. «Qui a touché mes vêtements? » a-t-il demandé. Toute tremblante, la femme s'est jetée à ses pieds et lui a dit la vérité. Elle était dans la crainte, car selon la loi, ses saignements la rendaient impure, et elle ne devait toucher personne. Mais Jésus lui a dit: «Ma fille, ta foi t'a sauvée; va en paix, et sois guérie de ton mal» (Marc 5:21-34)

 

Ainsi, Jésus a loué sa foi. Voila qui s'oppose donc à l’enseignement de Mahomet selon lesquelles femmes «ont un manque en religion».

Jésus a aussi loué une autre femme pour sa foi. C'était une païenne qui le suppliait de délivrer sa fille des démons qui la tourmentaient. Comme elle insistait, Jésus lui a répondu:

«Femme, ta foi est grande; qu'il te soit fait comme tu veux» (Matthieu 15:28)

 

Jésus a même dit que l’offrande d'une veuve avait plus de valeur que l’offrande d'un homme riche:

Jésus, ayant levé les yeux, vit les riches qui mettaient leurs offrandes dans le tronc. Il vit aussi une pauvre veuve, qui y mettait deux petites pièces. Et il dit: Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres; car c'est de leur superflu que tous ceux-là ont mis des offrandes dans le tronc, mais elle a mis de son nécessaire, tout ce qu'elle avait pour vivre. Luc 21 : 1-4

 

L’attitude de Jésus contraste grandement avec celle de Mahomet. Rappelons-nous à ce sujet la discussion que Mahomet a eue avec un groupe de femmes, comme nous l’avons vu  précédemment.

 

Jésus a délivré des femmes tourmentées par des esprits mauvais

 

Parmi les disciples de Jésus se trouvaient des femmes qu'il avait délivrées de démons:

Ensuite, Jésus allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Les douze étaient auprès de lui avec quelques femmes qui avaient été guéries d'esprits malins et de maladies: Marie, dite de Magdala, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Chuza, intendant d'Hérode, Susanne, et plusieurs autres, qui l’assistaient de leurs biens. Luc 8: 1-3

 

Jésus a aussi guéri une femme qui était infirme depuis dix-huit ans à cause d'un démon (Luc 13: 10-13).

 

Jésus a accorde le pardon des péchés à des femmes

 

Alors qu'ils traversaient la Samarie, Jésus et ses disciples se sont arrêtés près d'un puits. Jésus, fatigué, s'est reposé là pendant que ses disciples allaient en ville pour acheter à manger. Une femme est venue puiser de l’eau, et Jésus a engagé la conversation avec elle. Ceci est remarquable pour deux raisons: (1) c'était une femme, et (2) elle était Samaritaine et donc considérée comme impure par les Juifs.

Au cours de la discussion, Jésus l’a surprise en mettant le doigt sur ce qui n'allait pas dans sa vie: elle vivait avec un homme qui n'était pas son mari. Etonnée de voir que Jésus connaissait sa vie, elle est rentrée au village en courant et a parlé de lui à tout le monde. Son témoignage a suscité l’intérêt des villageois, et Jésus est resté deux jours parmi eux pour les enseigner. Plusieurs Samaritains ont cru en lui (Jean 4: 1-42).

Au lieu de condamner la femme pour son péché, Jésus lui a donné l’occasion de le suivre.

Une autre fois, une femme connue pour sa mauvaise vie s'est approchée de Jésus alors qu'il mangeait dans la maison d'un chef religieux. Elle s'est tenue aux pieds de Jésus en pleurant.

De ses larmes, elle a mouillé ses pieds et les a essuyés avec ses cheveux. Ensuite, elle les a oints d'un parfum de grand prix. Le chef religieux s'est dit en lui-même: «Si cet homme était prophète, il saurait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il saurait que c'est une pécheresse.» Jésus, prenant la parole, lui a fait remarquer: «Ses nombreux péchés ont été pardonnés, car elle a beaucoup aimé.» Ensuite, il a dit à la femme: «Tes péchés sont pardonnés» (Luc 7:36-50).

Un autre jour, Jésus est intervenu alors qu'une femme prise en flagrant délit d'adultère allait être lapidée par la foule. Jésus a dit à ses accusateurs: «Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.» A cette parole, tous se sont retirés. Jésus s’est alors adressé à la femme: «Je ne te condamne pas non plus, va, et ne pèche plus» (Jean 8: 11).

 

Le mariage

 

Ce que Mahomet a dit au sujet des femmes mariées

 

Ce que Mahomet à dit concernant la relation conjugale s'inscrit dans la même ligne que ses propos sur les femmes en général. Pour lui, le mari est supérieur a sa femme, qui lui doit une entière soumission. Considérons ce que dit le Coran à ce sujet:

 

Les hommes ont autorité sur les femmes, en vertu de la préférence qu’Allah leur a accordée sur elles, et à cause des dépenses qu'ils font pour assurer leur entretien. Sourate 4:34

 

Dans le même verset, le Coran dit, à propos des épouses:

 

Les femmes vertueuses sont obéissantes (à Allah et à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé. ..(c.-à-d. leur chasteté, la propriété de leur mari) avec la protection d'Allah.

 

Ensuite, ce verset donne au mari la liberté de punir sa femme pour un mauvais comportement:

Admonestez celles dont vous craignez l’infidélité ; reléguez-les dans des chambres à port et frappez-les. Mais ne leur cherchez plus querelle, si elles vous obéissent.

 

Les femmes sont maudites si elles refusent de coucher avec leur mari :

Le Prophète dit: «Si un homme invite sa femme à coucher avec lui et qu'elle refuse de venir à lui, alors les anges enverront leurs malédictions sur elle jusqu'au matin.» (L’authentique de Mouslim, vol 7, livre 62, n°121)

 

Le divorce était accepté comme faisant partie de la vie dans la culture islamique. Un homme pouvait divorcer en disant trois fois à sa femme: «Je te répudie.» (voir par exemple, l’authentique de Mouslim, livre 9, n°3527). Mais il pouvait aussi l’épouser à nouveau. Cependant, s'il disait: « Tu es comme une mère pour moi», alors c'était un divorce permanent, et il ne pouvait plus l’épouser à nouveau. Il y avait pourtant une exception: si la femme vivait un second divorce, son premier mari pouvait la reprendre chez lui (sourate 2:226-232). Une femme, quant à elle, n'avait pas le droit de demander le divorce ni d'empêcher son mari de la répudier. (Cette pratique est basée sur la sourate 4:34.)

Dans le monde musulman d'aujourd'hui, là où la loi islamique est appliquée, les femmes n'ont toujours pas le droit de demander le divorce ou de le refuser (comme en Arabie Saoudite, en Iran et au Soudan). Dans les pays plus séculiers, elles ont le droit de divorcer. En Egypte, par exemple, une loi a été votée en 2003 permettant aux femmes de demander le divorce dans des cas précis, comme l’infidélité du mari.

Les hadiths décrivent de nombreux scenarios en ce qui concerne le divorce, les indemnités de dédommagement et le temps à attendre avant le remariage. La loi islamique autorise le divorce dans toutes sortes de cas, même pour de très petites choses. Cela dépend de l’attitude du mari. Il peut, par exemple, répudier son épouse simplement parce qu'il a des difficultés à vivre avec.

Le Coran autorise un homme à épouser jusqu’a quatre femmes s'il est en mesure de pourvoir à leurs besoins:

Epousez comme il vous plaira, deux, trois ou quatre femmes. Mais si vous craignez de n'être pas équitables, prenez une seule femme. Sourate 4:3

 

Mahomet, quant a lui, a épousé plus de quatre femmes, comme nous l’avons déjà évoqué (nous en reparlerons un peu plus loin).

 

Ce que Jésus a dit sur les femmes et le mariage

 

Contrairement à Mahomet, Jésus a enseigné que le divorce n'était permis que pour certaines raisons bien précises:

Les pharisiens l’abordèrent; et, pour l’éprouver, ils lui demandèrent s'il est permis à un homme de répudier sa femme. Il leur répondit: Que vous a prescrit Moïse? Moïse, dirent-ils, a permis d'écrire une lettre de divorce et de répudier sa femme, Et Jésus leur dit: C'est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a donné ce précepte, Mais au commencement de la création, Dieu fit l’homme et la femme; c'est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. Lorsqu'ils furent dons la maison, les disciples l’interrogèrent encore là-dessus, 1I leur dit: Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère, Marc 10:2-12

 

Il leur répondit: C'est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de repudier vos femmes; au commencement, il n'en était pas ainsi. Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère. Matthieu 19:8-9

 

Jésus a conféré au mariage un statut spirituel élevé, confirmant par là les enseignements de l’Ancien Testament. Ceux-ci montrent que Dieu a voulu ce lien du mariage entre un seul homme et une seule femme. Ce lien est si fort et intime qu'il est dit: «C'est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair» (Genèse 2:24). (Jésus n'a pas donné d'autre enseignement sur le mariage, mais ses disciples ont ajouté des précisions sur le mariage et le divorce, qui sont rapportées dans les lettres du Nouveau Testament.)

 

Voyons maintenant quel rôle a joué le mariage dans la vie personnelle de Jésus et de Mahomet.

 

Les épouses les plus connues de Mahomet

 

L'attitude de Mahomet envers les femmes, tout comme son attitude envers les incroyants, a changé après son arrivée a Médine. A la Mecque, il n'a pris qu'une seule femme, mais à Médine, il en a épouse douze.

 

Khadidja, la première épouse

 

Comme nous l’avons vu, c'est à l’âge de 25 ans que Mahomet a épousé Khadidja, qui elle en avait 40. Cette épouse lui a apporté un grand soutien moral lorsqu'il a reçu ses révélations et fait face à la résistance des Mecquois. Apres vingt-cinq ans de vie commune, elle est décédée.

 

Aïcha, la jeune épouse

 

Une année après son arrivée à Médine, Mahomet a épousé Aïcha. Cette décision surprenante a laissé les gens perplexes, car elle ne correspondait pas aux normes de la société arabe. En effet, Aïcha n'avait que 6 ans. C'était la fille d'un de ses plus loyaux disciples, Abu Bakr. Le Prophète conclut un contrat de mariage avec Aïcha alors qu'elle avait six ans, et consomma son mariage avec elle alors qu'elle en avait neuf, elle resta avec lui pendant neuf ans (jusqu'à la mort du Prophète). (L’authentique de Boukhari, vol 7, livre 62, n°88)

Aïcha ne reste pas seulement connue comme la femme-enfant du prophète, mais aussi comme un personnage clé de l’histoire islamique, puisqu'elle a raconté des milliers de hadiths concernant la vie et les enseignements de Mahomet. Elle a aussi été impliquée dans un incident qui a sérieusement menace la crédibilité de l’islam.

Lorsque Mahomet partait en guerre, il emmenait toujours une de ses épouses avec lui. En A.H. 5, il a emmené Aïcha, alors âgée de 11 ans environ, dans un raid contre la tribu juive Beni Mustaliq. Voyons comment Aïcha a rapporté cet événement. Elle voyageait sur le dos d'un chameau abritée dans un petit compartiment spécial, qui était fermé. La nuit, comme l’attaque avait cessé, Aïcha a quitté le groupe pour aller se mettre à l'aise dans le désert. Sur le chemin du retour, elle a réalisé qu'elle avait perdu son collier et est retournée le chercher.

Lorsqu'elle a regagné le campement, tout le monde était parti, pensant qu'elle se trouvait dans le compartiment sur le dos du chameau. Elle a attendu dans le désert jusqu'à ce qu'un soldat passe et la reconnaisse. Celui-ci l’a ramenée à Médine le lendemain, sur son chameau. (L’authentique de Boukhari, vol 6, livre 60,n° 274)

 

Certains ont accusé Aïcha d'avoir eu des relations sexuelles avec le jeune soldat dans le désert. Mahomet a été incapable de prouver que ce n'était pas le cas. Les gens se sont mis à dire: «Comment cet homme peut-il être un prophète s'il ne sait pas ce qui est arrivé à son épouse?» Cette impasse a duré plus de vingt jours, Finalement, Mahomet a reçu une révélation de Gabriel qui libérait Aïcha de tout soupçon et qui condamnait ceux qui l’avaient accusée (sourate 42: 11-18.)

 

Cet incident a eu d’autres répercussions. Ali ibn Abu Talib, un des cousins de Mahomet, avec lequel il avait grandi, a recommandé à Mahomet de se séparer d’Aïcha. Aïcha l’ayant appris en a voulu à Ali toute sa vie. A la mort du troisième calife (Uthman), Ali ibn Abu Talib est devenu calife à son tour. Mais Aïcha a refusé de le reconnaitre comme chef. Elle a rassemblé une armée de partisans et l’a attaqué. Cette bataille, appelée «la bataille du Chameau», a fait dix mille morts. Ali ibn Abu Talib a été assassiné, et son fils est devenu calife à sa place. En 670, ce dernier a été empoisonné par des musulmans. Ainsi, Aïcha, la femme-enfant, est un personnage important de l’histoire islamique.

 

Zainab, l’épouse du fils adoptif de Mahomet

 

Un jour, Mahomet s'est rendu chez son fils adoptif Zaïd Bin Harithah, mais comme il n'était pas là, c'est sa belle-fille Zainab qui l'a reçu. Lorsqu'elle a ouvert la porte, Mahomet, impressionné par son regard, s'est exclamé: «Béni soit celui qui change les cœurs et les regards! » Il est tombé amoureux d'elle, qui s'en est rendu compte. Au retour de son mari, elle lui a raconté ce qui venait de se passer. Cette situation posait deux problèmes. Le premier: Zainab était mariée; le deuxième: son mari était le fils adoptif de Mahomet, et la loi islamique interdit à un homme d'épouser les femmes de ses fils.

Quoi qu'il en soit, à partir de ce jour, Zainab s'est mise à maltraiter son mari en lui montrant qu'elle ne s'intéressait plus a lui. Chaque fois qu'elle agissait ainsi, Zaïd allait se plaindre auprès de Mahomet des abus qu'il subissait. Et chaque fois, Mahomet lui répondait: «Garde ton épouse et crains Allah» (sourate 33:37).

Mais au bout d'un certain temps, Zaïd a apparemment fini par demander le divorce. L'histoire islamique dit que Mahomet a alors décidé de demander à Zainab de l’épouser, même si cela enfreignait la loi islamique.

C'est par Zaïd lui-même que Mahomet a fait sa demande. Celui-ci s'est donc rendu chez son ex-femme, qui était en train de préparer du pain. Il a raconté par la suite: «Lorsque je l’ai vue, je n'ai même pas pu la regarder dans les yeux, parce que je l’aimais toujours.» Il a néanmoins transmis le message de Mahomet dans un esprit de soumission. Son ex-femme a répondu: «Allah doit me dire de l’épouser.» Puis elle a ajouté qu'elle allait prier à la mosquée. Quant à Zaïd, il est retourné chez Mahomet pour lui raconter comment les choses s'étaient passées.

 

Puis, alors que Zainab était encore à la mosquée, Mahomet a reçu une nouvelle révélation de l’ange Gabriel:

Quand tu disais à celui qu’Allah avait comble de bienfaits et que tu avais comblé de bienfaits: «Garde ton épouse et crains Allah», tu cachais en toi-même, par crainte des hommes, ce qu’Allah allait rendre public; mais Allah est plus redoutable qu'eux. Puis, quand Zaïd eut cessé tout commerce avec son épouse, nous te l'avons donnée pour femme afin qu'il n'y ait pas de faute à reprocher aux croyants au sujet des épouses de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci ont cessé tout commerce avec elle. L’ordre d’Allah doit être exécuté. Il n'y a pas de faute à reprocher au Prophète au sujet de ce qu'Allah lui a imposé conformément a la coutume instituée par Allah. Sourate 33:37-38

 

Par cette révélation, Allah ordonnait à Zainab d'épouser Mahomet. Le verset souligne aussi que ce mariage aiderait d'autres musulmans, puisqu'il montrait qu'il était permis à un homme d’épouser l’ex-femme de son fils adoptif si le mariage avait été correctement dissous.

Mahomet a aussi reçu une révélation qui supprimait l’adoption: «Allah n'a pas fait que vos enfants adoptifs soient comme vos propres enfants» (sourate 33:4). Zaïd n'étant plus considéré comme le fils de Mahomet, ce mariage était donc légal.

Zainab a fini par accepter d'épouser Mahomet, et c'est ainsi qu'elle est devenue sa cinquième femme (A.H. 5). Son ex-mari est mort trois ans plus tard au cours d'une bataille.

Zainab était assez contente du fait que les choses avaient tourné en sa faveur. Voici ce que les hadiths rapportent:

Zainab avait l’habitude de se vanter devant les épouses du Prophète et disait: «Vous avez été données en mariage par vos familles, alors que j'ai été mariée (au Prophète) par Allah depuis plus de sept cieux.» (L’authentique de Boukhari, vol 9, livre 93, n°516)

 

Safiya, la beauté juive

 

En A.H. 7, Mahomet avait déjà chassé la plupart des Juifs d’Arabie, mais il restait le village de Khaybar. De nuit, Mahomet et son armée ont encerclé le village et attaqué ses habitants pendant leur sommeil. Ils ont tué presque tous les jeunes hommes et les adultes, et fait prisonniers les femmes et les enfants.

C'est alors que Mahomet a remarqué une des prisonnières, une splendide jeune femme appelée Safiya. Jeune mariée, elle venait de perdre son mari et son père, le chef de Khaybar, tous deux tués au cours de l’attaque. Mahomet a demandé à ses hommes: «Cette femme, de qui est-elle prisonnière? » Ils ont répondu: «Elle appartient à Qais bin Thabet Al-Shammas.»

 

Mahomet a donné deux cousines de Safiya à cet homme et pris Safiya pour lui. La jeune femme a voyagé avec lui sur le chemin du retour vers Médine. Pendant le voyage, à la fin de ses règles, Mahomet l’a épousée.( L’authentique de Boukhari, vol 4, livre 52, n°143)

 

Durant toute la nuit au cours de laquelle il a consommé son mariage avec elle, un soldat a tourné en rond autour de la tente, armé de son épée. Le matin, Mahomet lui a demandé la raison de son comportement. Le soldat a répondu: «J'avais peur pour vous qui vous trouviez avec cette femme, car vous avez tué son père, son mari et son peuple, et jusqu'à récemment, elle était dans l’incrédulité, alors j'ai craint pour vous à cause d'elle.» (Ibn Ishaq, p517)

 

Les autres épouses de Mahomet

 

Chacune des épouses de Mahomet a une histoire; j'ai cité les plus importantes et les plus intéressantes sur le plan historique. Voici la liste complète de ses épouses:

1. Khadidja bint Khu-walid (seule épouse pendant vingt-cinq ans)

2. Aïcha bint Abu Bakr (jeune, jalouse, elle a crée des difficultés, mais elle était la préférée; fille de l’ami intime de Mahomet et premier calife)

3. Hafza bint Umar Ibn AI-Khattab (fille d'un des plus redoutables soldats de Mahomet)

4. Umm-Habib Rumleh bint Abi Sufyan (fille du chef de la tribu des Koraïchites, de La Mecque, qui s'est converti à l’islam juste avant que Mahomet n'envahisse la ville)

5. Zainab bint Jahsh (femme de son fils adoptif, devenue l’épouse de Mahomet après son divorce)

6. Umm Salama Hend bint Abi Ummayah

7. Maymuna bint el-Harith al-Hilleliah

8. Sauda bint Zema'a el Amawiya

9. Juwayriya bint al-Harith (fille juive faite prisonnière lors d'un raid sur Beni Mustaliq, raid au cours duquel Aïcha a été accusée d'adultère)

10. Safiya bint Ho-yay (fille juive capturée lors de l’attaque de Khaybar)

11. Ra-hana bint Shumahon

12. Maria bint Shumahon

13. Umm Sharik

 

Comme nous l’avons vu, le Coran ne permettait pas aux musulmans d’épouser plus de deux, trois ou quatre femmes. Mais Mahomet, qui était une exception, a rapporté une révélation définissant les femmes qu'il avait le droit d'épouser:

0 toi le Prophète! Nous avons déclaré licites pour toi les épouses auxquelles tu as donné leur douaire, les captives qu'Allah t'a destinées, les filles de ton oncle paternel, les filles de ton oncle maternel, les filles de tes tantes maternelles-celles qui avaient émigré avec toi -ainsi que toute femme croyante qui se serait donnée au Prophète pourvu que le Prophète ait voulu l’épouser. Ceci est un privilège qui reste accordé, à l’exclusion des autres croyants. Sourate 33:50

 

En mourant, Mahomet a laissé neuf veuves, auxquelles il a interdit de se remarier (sourate 33:6, 52).

 

Les concubines de Mahomet

 

En plus de ses épouses, Mahomet avait d'autres femmes «à sa disposition ». Il s'agissait d'esclaves qu'il avait achetées ou acquises comme prisonnières de guerre. Tous les esclaves, hommes ou femmes, étaient appelés milkelimen en arabe. Les hommes accomplissaient pour Mahomet les travaux domestiques et prenaient soin de lui, de ses épouses, de ses maisons et de ses animaux. Ils préparaient aussi les repas et transportaient l’eau pour les ablutions. L'histoire islamique cite quarante-trois de ces esclaves.

Les femmes accomplissaient aussi des taches ménagères, mais la loi islamique autorisait Mahomet à coucher avec elles sans devoir les épouser. Les enfants qui naissaient de ces unions ne portaient pas le nom de Mahomet et n'avaient droit à aucun héritage. Ils étaient eux aussi des esclaves de Mahomet, et non ses fils, et Mahomet avait le droit de les garder ou de les vendre. (D'après la loi islamique, tout musulman avait le droit d'avoir des milkelimen.) L'histoire islamique cite vingt-trois de ces femmes.

 

La relation de Mahomet avec ses épouses

 

La vie conjugale de Mahomet était marquée par des disputes perpétuelles entre ses épouses et lui et entre ses épouses elles-mêmes. L'histoire islamique rapporte quelques détails au sujet de ces altercations. Un jour, les épouses de Mahomet ont insisté pour qu'il leur donne de l’argent, mais en vain. Exaspéré, il s'est séparé d'elles pendant un mois (vingt-neuf jours). Puis, il a offert à chacune d’elle la possibilité de divorcer. A Aïcha, la plus jeune, il a dit qu' elle pouvait consulter ses parents dans cette affaire. Mais finalement, toutes ses épouses ont accepté de rester chez lui. (L’authentique de Mouslim, livre 9, n°3498 et 3506)

 

Pour améliorer sa relation avec ses femmes, Mahomet a décidé de réserver un jour à chacune. Mais quand Aïcha lui à cause des problèmes, il a passé avec elle le temps qui était réservé à une autre femme. L'épouse lésée s'est plainte, et Mahomet a menacé de la répudier. Comme elle était âgée, elle s'est soumise, disant: «Ne me renvoie pas. Je resterai avec toi et je cède ma nuit a Aïcha»

 

Jésus et les femmes qui l’ont aidé

 

Ni les Evangiles ni les textes écrits par les historiens ne disent que Jésus se serait marié ou qu'il aurait eu une femme. Nous lisons qu'il avait une bonne relation avec deux sœurs, Marie

et Marthe, chez lesquelles il mangeait parfois (Luc 10:38-42; Jean 12: 1-11 ) .

Les Evangiles rapportent aussi que quelques femmes voyageaient avec lui et ses disciples et les aidaient:

 

Ensuite, Jésus allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Les douze étaient auprès de lui avec quelques femmes qui avaient été guéries d'esprits malins et de maladies: Marie, dite de Magdala, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Chuza, intendant d'Herode, Susanne, et plusieurs autres, qui l’assistaient de leurs biens. Luc 8:1-3

 

Ces femmes qui suivaient Jésus fidèlement, étaient aussi présentes lors de sa crucifixion:

 

Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin, et qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée, pour le servir. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. Matthieu 27:55-56

 

Lorsque Joseph d’Arimathée a demandé à ce qu'on lui remette le corps de Jésus, deux femmes l’ont suivi et ont vu qu'il le plaçait dans un tombeau et roulait une grande pierre devant l’entrée (Matthieu 27:57-61). Puis, elles sont allées préparer des aromates pour oindre le corps après le jour du repos (sabbat).

Elles ont été les premières à voir Jésus après sa résurrection:

 

Apres le sabbat, à l’aube du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l’autre Marie allèrent voir le sépulcre. Et voici, Jésus vint à leur rencontre, et dit: Je vous salue.

Elles s'approchèrent pour saisir ses pieds, et elles l’adorèrent. Alors Jésus leur dit: Ne craignez pas; allez dire à mes frères de se rendre en Galilée: c'est la qu'ils me verront. Matthieu 28: 1, 9-10

 

Nous voyons donc que des femmes suivaient Jésus et l’assistaient. Jésus a même accordé le privilège à certaines d'être les premières à le voir après sa résurrection. Jamais il n'a eu de relations sexuelles avec elles. Un tel comportement aurait été tout à fait condamné par la société juive.

 

Conclusion

 

Voici un résumé de ce que nous venons de voir concernant l’attitude de Jésus et de Mahomet envers les femmes:

Ø      La personne des femmes

Mahomet a tenu des propos négatifs sur les femmes, mais Jésus les traitait de la même manière que les hommes.

 

Ø      Les enseignements sur le mariage

Mahomet a affirmé que l’épouse devait une entière soumission à son mari et que celui-ci pouvait répudier sa femme pour toutes sortes de raisons. Jésus a parlé du mariage comme d'une union voulue par Dieu qui ne devait être rompue qu'en cas d'infidélité d'un des conjoints.

 

Ø      Relations avec les femmes

Mahomet a eu un grand nombre de femmes qui lui ont causé beaucoup de problèmes. Jésus ne s'est jamais marié, mais plusieurs femmes l’accompagnaient et l’assistaient durant ses déplacements.

 

A nouveau, les différences de personnalité et de caractère entre Jésus et Mahomet sont frappantes.

13/02/2008

Jésus <> Mahomet : Enseignements sur des sujets pratiques

Jésus <> Mahomet : Enseignements sur des sujets pratiques

Suite au premier article exposant les différences entre Jésus et Mahomet (http://christianisme.skynetblogs.be/post/5518040/jesus-et...), Nous allons maintenant procéder à une comparaison verset par verset de certains de leurs enseignements au sujet de questions pratiques. Voici huit exemples:

 

Prescriptions alimentaires

 

Mahomet

 

Les musulmans ont l’interdiction de boire de l’alcool et de consommer du porc. (II y a d'autres interdictions.)

« O vous qui croyez! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées et les flèches divinatoires sont une abomination et une œuvre du Démon. » Sourate 5:90

 

Dis: «Je ne trouve pas d'interdictions au sujet de la nourriture, dans ce qui m'a été révélé, a part la bête morte, le sang répandu et la viande de porc.» Sourate 6: 145

 

Mahomet a puni personnellement des buveurs de vin: Anas rapporta que le Messager d' Allah avait l’habitude de donner quarante coups de soulier et de branche de palmier en cas de consommation de vin. (Authentique de Mouslim, livre 17 n°4230, cf Sahih Mouslim vol 3)

 

Jésus

 

Pour Jésus, l’observation des prescriptions alimentaires n'était pas une preuve de justice et de droiture: Il leur dit: Vous aussi, êtes-vous donc sans intelligence? Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui du dehors entre dans l’homme ne peut le souiller? Car cela n'entre pas dans son coeur, mais dans son ventre, puis s'en va dans les lieux secrets, qui purifient tous les aliments. [En disant cela, Jésus déclare que toute nourriture est «pure».] II dit encore: Ce qui sort de l’homme, c'est ce qui souille l’homme. Car c'est du dedans, c'est du coeur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les débauches, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme. Marc 7: 18-23

 

Le jeûne

 

Mahomet

 

Mahomet a exigé des musulmans un jeune entre la première prière (4 heures du matin) et la quatrième (vers 17 heures) pendant le mois du Ramadan:

 

« Le Coran a été révélé durant le mois de Ramadan. C'est une Direction pour les hommes; une manifestation claire de la Direction et de la loi. Quiconque d'entre vous verra la nouvelle lune jeûnera le mois entier. Celui qui est malade ou celui qui voyage jeûnera ensuite le même nombre de jours. Allah veut la facilité pour vous, il ne veut pas, pour vous, la contrainte. Achevez cette période de jeune; exaltez la grandeur d' Allah qui vous a diriges. Peut-être serez-vous reconnaissants ». Sourate 2: 185

 

Jésus

 

« Les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient. Ils vinrent dire à Jésus: Pourquoi les disciples de Jean et ceux des pharisiens jeûnent-ils, tandis que tes disciples ne jeûnent point?

Jésus leur répondit: les amis de l’époux peuvent-ils jeûner pendant que l’époux est avec eux? Aussi longtemps qu'ils ont avec eux l’époux, ils ne peuvent jeûner. Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront en ce jour-la ». Marc 2: 18-20

 

Jésus a rarement mentionné le jeûne, à l’exception du jour où il a dit qu'un certain démon ne pouvait sortir que par la «prière et le jeûne» (Matthieu 17:21; Marc 9:29.)

 

Le jugement à l’égard des autres

 

Mahomet

 

Si les musulmans voyaient quelqu'un enfreindre la loi islamique, ils avaient l’obligation d'intervenir:

J’ai entendu le Messager d' Allah dire: Si l’un d’entre vous voit quelque chose d'abominable, il devrait le changer à l’aide de sa main; et s'il n'en a pas la force, il devrait le faire de sa langue; et si la force ne lui suffit toujours pas pour le faire, il devrait alors l’avoir en horreur dans son coeur, et c'est la plus petite foi . (Authentique de Mouslim, livre 1 n°79, raconté sous l’autorité de Tariq b.Shihab)

 

Jésus

 

Jésus a recommandé à ses disciples de s'examiner eux-mêmes au lieu d'observer les autres et de les juger:

« Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère, et n'aperçois-tu pas poutre qui est dans ton oeil? ou comment peux-tu dire à ton frère: laisse-moi ôter une paille de ton oeil, toi qui as une poutre dans le tien? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’oeil de ton frère. » Matthieu 7:1-5

 

La vengeance

 

Mahomet

 

« Si une blessure vous atteint, pareille blessure atteint aussi l’ennemi. » Sourate 3: 1403

 

Jésus

 

« Vous avez appris qu'il a été dit: oeil pour oeil, et dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas résister au mechant. Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. Si quelqu'un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau, Si quelqu'un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi. » Matthieu 5:38-42

 

L’attitude à l’égard des ennemis

 

Mahomet

 

Mahomet a parfois maudit des gens en priant. Un musulman a rapporté l’histoire suivante:

Apres s'être prosterné, le Prophète leva la tête, et je l’entendis prier: «0 Allah, notre Seigneur! Que toute la louange te revienne.» Et dans la dernière raka, il dit: «0 Allah! Maudis tel et tel. » (L’authentique de Boukhâri, vol 9 livre 9 n°445, raconté par Ibn Umar)

 

Jésus

 

Comparons cette attitude de Mahomet avec la prière que Jésus a fait monter vers Dieu en mourant sur la croix:

« Ils crucifièrent avec lui deux brigands, l’un à sa droite, et l’autre à sa gauche. Ainsi fut accompli ce que dit l'Ecriture: iI a été mis au nombre des malfaiteurs. Les passants l’injuriaient, et secouaient la tête, en disant: He! toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, en descendant de la croix! Les principaux sacrificateurs aussi, avec les scribes, se moquaient entre eux, et disaient: II a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même! Que le Christ, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions! Ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient aussi. » Marc 15:27-32

« Jésus dit: père, pardonne-leur, car i's ne savent ce qu'ils font. Ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort ». Luc 23:34

 

Le pardon accordé aux autres

 

Mahomet

 

« La punition d'un mal est un mal identique; mais celui qui pardonne et qui s'amende trouvera sa récompense auprès d' Allah. Allah n'aime pas les injustes. Quant à ceux qui, après avoir subi un tort, se font justice à eux-mêmes; voilà ceux contre lesquels aucun recours n'est possible. Le recours n'est possible que contre ceux qui sont injustes envers les hommes et qui, sans raison, se montrent violents sur la terre. Voila ceux qui subiront un châtiment douloureux. Mais celui qui est patient et qui pardonne fait montre des meilleures dispositions. » Sourate 42 :40-43

 

Jésus

 

« Si quelqu'un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l’autre. Si quelqu'un prend ton manteau, ne l’empêche pas de prendre encore ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas ton bien à celui qui s'en empare. Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi agissent de même. Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille. Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très-Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants. » Luc 6:29-35

 

L’épée

 

Mahomet

 

« O Prophete (Mahomet)! Encourage les croyants au combat! S'il se trouve parmi vous vingt hommes endurants, ils en vaincront deux cents. S'il s'en trouve cent, ils vaincront mille incrédules: ce sont des gens qui ne comprennent rien ». Sourate 8:65

 

Jésus

 

« Alors ces gens s'avancèrent, mirent la main sur Jésus, et le saisirent. Et voici, un de ceux qui étaient avec Jésus étendit la main, et tira son épée; il frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l’ oreille. Alors Jésus lui dit: Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée ». Matthieu 26:50-52

 

Les prisonniers

 

Mahomet

 

« Il n'appartient pas à un prophète de faire des captifs, tant que, sur la terre, il n'a pas complètement vaincu les incrédules ». Sourate 8:67

 

Jésus

 

« L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé pour proclamer (aux captifs) la delivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur ». Luc 4: 18-19

 

03/02/2008

"Jésus et Mahomet"

j&mJe vous recommande vivement la lecture du livre "Jésus et Mahomet" de Mark A.Gabriel, ex-professeur d'histoire de l'islam à l'université Al-Azhar du Caire.

Je l'ai dévoré en quelques jours.

 

Ce livre sera notamment utilisé comme référence pour les comparaisons entre Jésus et Mahomet que je publierai prochainement et qui serviront de base au débat islam-christianisme. Toujours dans un esprit de paix et de discernement.

06/01/2008

Mithraïsme et Christianisme

mithra

Ces derniers temps, le culte de Mithra a été maintes fois cité afin de discréditer le christianisme. Notamment pour faire croire à une influence du mithraïsme sur le christianisme. Cela est faux, seuls quelques rites semblent avoir influencé le catholicisme romain.

Une petite étude s’imposait.

 

Mithra est un dieu d'origine indo-iranienne. Son nom signifie "ami", "contrat". C'est un dieu bienveillant, qui protège la justice et veille à l'ordre du monde. Le premier texte connu qui mentionne cette divinité est un traité conclu entre des rois orientaux vers 1380 av. J. -C.

 

Malgré le succès des conceptions de Zarathoustra qui affirme au VIème siècle avant notre ère l'existence d'un dieu souverain et suprême (Ahura Mazda) qui s'oppose à l'esprit du mal et qui bannit les « anciens » dieux, assimilés à des démons, Mithra continue à être honoré ; lié à la lumière, il est le protecteur aussi bien des troupeaux que de ceux qui défendent leur territoire, et donc des soldats.

 

Ce que nous savons sur le mithriacisme est fondé sur l'iconographie, sur des peintures et surtout des sculptures, car quasiment aucun texte sacré n'est parvenu jusqu'à nous. Cette religion se présente comme un livre d'images sans commentaires et sans explications qui permettent d'en décrypter la doctrine.

 

Dans l'interprétation qu'en donnent les Romains, le mithriacisme repose sur une conception mythique de l'histoire de l'univers. A l'origine, un dieu, Saturne, sort du chaos. Puis il désigne un successeur, Jupiter, à qui il remet l'insigne du pouvoir absolu : la foudre. Pour combattre le mal, présenté sous la forme d'une sécheresse qui détruit la vie, nait Mithra, qui surgit d'un rocher tenant une torche et un glaive. C'est à lui de veiller sur l'ordre du monde, d'assurer sa survie en luttant contre les esprits mauvais, en le sauvant de la sécheresse, de la soif, de la mort des troupeaux ; il va en effet procurer l'eau en faisant miraculeusement jaillir une source d'une paroi rocheuse.

Puis il se met à la poursuite du taureau dont le sacrifice redonnera au monde la force vitale. Il capture la bête, la maîtrise et l'égorge dans une caverne, comme il en a reçu l'ordre du Soleil, par l'intermédiaire d'un corbeau messager. Les représentations romaines de cette scène sont très nombreuses : Mithra est vêtu d'un bonnet perse, d'un pantalon phrygien. Il est figuré en pleine action, dans une scène très dynamique, où le vent gonfle son manteau. Autour du dieu et du taureau sacrifié, on note la présence d'autres animaux, un chien, un serpent ; un scorpion (ou/et un crabe) mordent ses parties génitales - autant de figures et d'actes symboliques. Le sang qui jaillit de la blessure, comme le sperme de l'animal, sont des principes vitaux qui vont permettre la régénération du monde.

Cette victoire est célébrée par un grand banquet où sont présents le Soleil et Mithra. Ce dernier, devenu Sol invictus, Soleil à la fois invaincu et invincible, monte vers le ciel en char solaire. Le mythe semble alors faire apparaître la prédominance de Mithra sur le Soleil.

 

Mithra est souvent accompagné, dans l'iconographie, par le Soleil et la Lune, placés de part et d'autre du dieu. Deux personnages sont également présents : Cautès, placé à gauche, sous le Soleil, porte une torche levée, et Cautopatès, à droite, sous la Lune, baisse la sienne vers le sol. L'un est le soleil levant, l'autre le soleil couchant, Mithra occupe la place intermédiaire : il tient symboliquement une position médiane (Plutarque, Isis et Osiris) . Ces figures renvoient au déroulement du temps et rappellent l'importance des astres, et, par delà, de l'astrologie dans la religion mithriaque, où ils jouent une rôle positif.

 

Les influences hellénistiques se font sentir dans les diverses représentations du groupe statuaire ; par exemple, le Soleil est figuré - avec plus ou moins d'adresse suivant l'habileté de l'artiste ou de l'artisan - monté sur un le char tiré par quatre chevaux (celui de la Lune l'étant par des bovidés). Ces scènes, destinées à l'enseignement des fidèles, sont très stéréotypées et on y retrouve des composants similaires. (On constate qu’il s’agit d’une religion qui s’adapte au milieu local pour mieux être acceptée de la population, et non l’inverse !)

 

Le culte de Mithra, en passant de l'Orient à l'Occident, est devenu, à l'instar d'autres cultes grecs, une religion à mystères. Lors de son initiation, le futur adepte (le néophyte), passant de l'obscurité à la lumière, meurt symboliquement, puis renaît à une vie autre. Les rites initiatiques exigent courage et endurance physique.

Les cérémonies s'achèvent sur une poignée de main avec le Pater, manifestation physique du pacte, du serment qui lie les mithraïstes. Les initiés s'élèvent graduellement dans la hiérarchie, selon une "échelle" codifiée de sept grades, qui les conduit à remplir différentes fonctions : Pater, heliodromus, Perses, Leo, Miles, nymphus, corax.

 

è    Jusqu’ici aucun point commun avec Jésus ! Mithra nait d’un rocher tenant torche et glaive. Il est le Dieu des soldats. Rien à voir avec la naissance et la vie de Jésus.

Certes, comme tous les dieux on prétend qu’il veille sur le monde, mais c’est avant tout un dieu de guerre.

Certes aussi, il y a un banquet, mais à cette époque, vu l’absence de cinéma, bowling, dancing, etc... il est clair que les banquets étaient le principal moment de joie partagée.

 

De l’Orient à Rome :

Il est difficile de dire avec précision comment le culte de Mithra - déjà hellenisé  - est arrivé en Italie.

La première attestation de la présence de Mithra à Rome remonte au premier siècle de notre ère. Le roi Parthe Tiridate, qui en 66 est couronné à Rome, aurait, selon Pline l'Ancien, initié Néron au "repas des mages", et l'aurait honoré du nom de Mithra.

Avant la fin du 1er siècle de notre ère, on ne connaît aucun sanctuaire dédié à Mithra - on n'a ainsi retrouvé aucune trace de ce culte à Pompéi, enfouie sous les cendres en 79.

Le mithriacisme va avoir une influence grandissante après 150, avec une période d'expansion maximale au milieu du IIIème siècle. Le culte faillit devenir la religion officielle sous Aurélien. L’empereur Julien fut aussi un adorateur de Mithra et il essaya, un peu tard, de substituer le culte de Mithra au christianisme. Les mithréums se multiplient alors, et jusqu'au IVème siècle, où le mithraïsme disparaîtra.

 

Pourquoi cette religion qui s’adapte au milieu environnant finit par trouver un certain engouement à Rome ? Parce que le mithraïsme prône des vertus qui correspondent à des valeurs romaines : la fides, c'est-à-dire la loyauté, le respect de la parole donnée. Le courage physique aussi, manifesté lors des épreuves initiatiques, le sens de la discipline au sein d'une stricte hiérarchie trouvent des échos au sein de l'armée.

Plus encore, sont intégrées aux pratiques religieuses les divinités du panthéon romain, et ce d'autant mieux qu'elles sont des divinités planétaires, l'astrologie tenant une place grandissante dans les préoccupations religieuses romaines.

Les seules sources qui soient accessibles sont les inscriptions. Mais celles-ci, dans leur grande majorité, sont des dédicaces rédigées de manière très stéréotypée, et qui, si elles nous renseignent sur l'identité du donataire et les qualificatifs attribués à Mithra, ne donnent que bien peu d'informations sur la perception qu'ont les Romains, dans leur ensemble, de cette divinité.

 

Il faudra attendre les auteurs chrétiens pour pouvoir lire quelques lignes sur le sujet. Et ces derniers ne ménagent pas leurs critiques envers des pratiques religieuses qu'ils perçoivent comme inspirées par le démon (sacrifices sanglants !), et d'autant plus blasphématoires qu'elles présentent de dangereuses ressemblances avec leurs propres croyances : par exemple le repas sacramentel où l'on partage pain et vin, un dieu sauveur qui régénère le monde grâce au sang répandu...(Tertullien, Traité de la prescription contre les hérétiques, XL). Cette animosité se manifestera également, plus tardivement, par la destruction volontaire des sanctuaires à Mithra et des représentations du dieu, clairement attestée par les fouilles archéologiques : le christianisme, en lutte contre le paganisme, veut éradiquer le culte de Mithra.

 

è    En résumé, sur quoi s’appuient les détracteurs pour affirmer une quelconque influence du mithriacisme ?

Sur le 25 décembre ?

Aucune trace ne permet d’affirmer que le personnage de Mithra soit prétendument né à cette date et qu’il ait influencé la décision de choisir cette date pour célébrer la naissance du Christ. Malgré tout, nous savons tous qu’il ne s’agit pas de la date réelle de la naissance de Jésus et qu’elle a été choisie pour commémorer cette naissance. 

Sur la relation banquet-Cène ?

Je rappelle qu’à l’époque, il n’y avait ni cinéma, ni bowling, ni dancing,...et que le plaisir se partageait par des banquets et, dans les milieux modestes, on partageait le pain et le vin, aliments de base.  Il n’y a rien d’étonnant à trouver cette coïncidence.  Le dernier partage fraternel qu’est la Cène était quelque chose d’important aux yeux de son entourage du Christ à la veille de son sacrifice, raison pour laquelle les évangélistes en parlent. D’ailleurs Matthieu, dont on a retrouvé des fragments extrêmement ancien de ses textes (peu après le départ du Christ), a évoqué la Cène.  Il ne retranscrit  pas ce qu’il a entendu, mais ce qu’il a vécu. Dans quel but insèrerait-il cette histoire si elle est superflue et copiée du Mithraïsme ? Qui plus est, aucun document ne permet d’affirmer que Mithra donnait également sont corps et son sang à manger. Ce pourrait même être le mithraïsme qui aurait subi l’influence du christianisme à ce sujet.

Sur la hiérarchie du Pater (Père, Pape) ?

Vraisemblablement, cela a pu avoir une influence sur le catholicisme romain, mais en aucun cas sur le christianisme qui est clair sur l’appellation ‘père’ : « Et n'appelez personne sur la terre votre père; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. » (Matthieu 23:9 LSG)

 

De nombreux détracteurs ont inventé toutes sortes de bêtises pour discréditer le christianisme, on a prétendu de manière mensongère que d’autres personnages ont eu 12 disciples, qui ont été crucifié, etc... ce sont des affirmations gratuites et infondées.

Il faut vraiment cultiver le mensonge pour affirmer que le Mithraïsme ait pu avoir une influence sur le christianisme, par contre l’inverse est beaucoup plus plausible car le Mithraïsme est connu comme religion influençable. La dualité de ces deux religions dans les premiers siècles a donné naissance à toutes sortes d’accusations.  Ce sont ces accusations que l’on entend encore aujourd’hui...mais elles sont infondées.

25/12/2007

Jésus plus fort que le Père Noël

JOYEUX NOEL A TOUS !

 

pere_noel_ohPourquoi Jésus est plus fort que le Père Noël ! 

 

Quand nous fêtons Noël avec les enfants, je préfère mettre Jésus en avant, et laisser de côté le Père Noël. Après tout, c'est bien de Jésus qu'il est question, non? Il est important que les enfants comprennent bien que cette fête de Noël est censée tourner autour de Jésus. Voici quelques raisons pour lesquelles Jésus est plus fort que le Père Noël !

 

 

Le Père Noël vit au Pole Nord. Jésus est partout et de plus Il vit dans votre coeur 24 h/ 24 !

 

Le Père Noël se déplace dans un traineau… Jésus, Lui, conduit sur les nuées et marche sur l’eau.

 

Le Père Noël se montre un fois par an. Jésus, Lui est un cadeau perpétuel et voici, Il est avec vous TOUJOURS !

 

Le Père Noël remplit vos chaussettes de cadeaux. Jésus, Lui, satisfaits TOUS vos besoins et inspire ceux qui fabriquent les jouets !

 

Le Père Noël se pointe par la cheminée sans invitation. Jésus, Lui, se tient à la porte et frappe. Il n’entre dans votre cœur que sur votre invitation.

 

Pour voir le Père Noël, vous devez attendre en rang. Jésus, Lui, vient près de nous dès qu'on mentionne Son nom...

 

Le Père Noël vous prend sur ses genoux. Jésus, Lui, vous accueille dans ses bras pour vous donner du repos.

 

Le Père Noël ne connaît pas votre nom. Tout ce qu’il vous dit, c’est : « Bonjour mon garçon, ma fille, quel est ton nom ?? » Jésus, quant à Lui, savait votre nom avant même votre naissance. Il connaît aussi notre adresse. Et il connaît notre histoire, passée et future, et il connaît en plus le nombre de cheveux que nous avons sur la tête !

 

Le Père Noël a un ventre énorme de "gros-plein-de-soupe". Jésus, Lui, a un cœur plein d’amour.

 

Tout ce que le Père Noël peut nous dire c'est: « Ho, ho, ho ! » Jésus, Lui, offre la santé, le secours et l’espoir.

 

Le Père Noël dit « Ne pleure pas… » Jésus, Lui, dit : « Déchargez-vous sur Moi de tous vos soucis, car Je prends soin de vous… »

 

Le lutins du Père Noël fabriquent des jouets… Jésus, Lui crée de nouvelles vies, répare les cœurs blessés, les foyers brisés...

 

Tandis que le Père Noël dépose des cadeaux sous votre arbre, Jésus, Lui, est devenu notre cadeau en mourrant sur un arbre: la CROIX !

 

Il faut remettre Christ au coeur la fête de NOËL, (NOËL signifie NATIVITÉ) car il en est la raison…

 

La Bible dit: « Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle. » Jean 3:16

 

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