14/05/2012

Inquisition - la cruauté de l'église catholique

Je suis tombé sur l'article d'un extrémiste catholique tentant de nier la barbarie qu'était l'inquisition catholique.

Je vous invite à lire l'article suivant, copié du site theologie.de

Jugez par vous-même.

 

Inquisition - La cruauté de l'église et ses méthodes de torture -
L'inquisition et les femmes

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Au cours des temps et pour des millions d’hommes, la
fête de la joie qu’évoque
la nuit de Noël, a été transformée, par les églises, en une cruelle fête de la tristesse.


Lisez vous-même! L'extrait ci-dessous est tiré du livre « La nouvelle inquisition » du théologien renommé, professeur Hubertus Mynarek (voir référence)

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Cela paraît incroyable, mais il s’agit bien de la vérité !

Jadis La machinerie de la torture disposait déjà d'une variété de méthodes étonnantes qui confirme la thèse que rien ne rend aussi inventif que l'envie de cruauté.

La torture par l'eau

Le corps de l'accusé était lié sur une planche inclinée ou pendu en l'air à des cordes fortement serrées et le corps soutenu par un tabouret. La victime devait alors avaler une énorme quantité de liquide: 6 litres pour la petite torture et 12 litres pour la grande. Celui qui serrait les dents se faisait déchiqueté la bouche par le bourreau à l’aide d’une pince en fer. Celui-ci continuait alors, à l’aide d’une carafe, à faire ingurgiter l’eau dans la bouche du torturé. Beaucoup de ces victimes étouffaient ou éclataient littéralement, du fait que leurs anus et l’urètre furent consciemment bouchés ou noués.  

Mutilation physique

Une autre torture consistait à visser et à griller la langue, ou encore à écraser les mains sur une enclume ou à sectionner les mains et les pieds à l’aide d’une hache. «Les sorcières» ou les femmes jugées immorales eurent le nez et les oreilles coupés; les juifs accusés de vol, étaient pendus par les pieds entre deux chiens ou deux loups affamés. Une cruauté bien particulière consistait à étriper la victime. Leur ventre était ouvert au couteau, une partie de l'intestin était extirpée puis attachée et enroulée à une poulie.

«La vierge de fer» *

La vierge de fer représente «un chef-d’œuvre» de la ferronnerie qui devait servir à préserver la pureté de la foi: il s’agissait d’une cape allant jusqu'à terre, cependant non faite d’étoffe mais de fer. La partie supérieure de la cape représentait une tête au visage de femme. En réalité la cape était un caisson de fer équipé de portes. A l'intérieur des portes ainsi que sur le dos du caisson étaient fixés des pointes de fer. La victime, prisonnière de l'inquisition, était placée à l'intérieur du caisson. Puis les portes se refermaient lentement, de sorte que «les pointes de fer perforaient ses bras, de même que certains endroits de ses jambes, de son ventre, de sa poitrine, sa vessie, les parties de son corps se trouvant à la racine de son membre viril, ses yeux, ses épaules et son postérieur, sans toutefois la tuer», tout au moins pas immédiatement. La mort ne survenait généralement qu’après quelques jours d’atroces douleurs et de cris effroyables.

«Le berceau de judas»

«Le berceau de judas» est une méthode qui n’a pas son pareil. La victime de l’inquisition était tirée vers le haut à l'aide d'un treuil et placée sur la pointe d’une pyramide en bois. Son poids entier ne reposait plus que sur le vagin ou l'anus, le scrotum ou le coccyx. Le supplice était encore amplifié du fait que le bourreau tirait la victime vers le haut, la relâchait, la balançait ou la laissait sans cesse retomber sur la pointe.

«La fourche d'hérétique»

«La fourche de l’hérétique» avait également un sens «religieux» puisqu’elle représentait un moyen visant à défendre la vraie foi. Quatre pointes de fer perforaient la victime sous le menton et perçaient le sternum, de sorte qu'elle ne pouvait plus bouger la tête et à peine parler distinctement. Mais pour l’inquisiteur, cela suffisait, car la victime n'avait qu'à balbutier le mot «abiuro» («j’abjure») gravé dans «la fourche de l’hérétique» qu'il lui suffisait de lire.

«Il faut entendre les cris de ces malheureux! Il faut lirece qui fut écrit des cachots, les femmes à leurs maris,les pères et mères à leurs enfants, les protestationsde leur innocence, les adieux pour toujours.»
(L'historien Karlheinz Deschner, Eglise du malheur, Munich 1979,p. 28 de la version allemande)

Scie et pieu

Egalement de simples outils, comme «la scie» et «le pieu», pouvaient tout à fait convenir au but des inquisiteurs. Les luthériens, par exemple, après leur victoire sur les agriculteurs insurgés, ont mis à nouveau la scie à l’honneur contre quelques meneurs. Ceux-ci étaient suspendus la tête en bas et la scie, placée entre les jambes, pouvait alors commencer «son travail», en «avançant progressivement» du nombril à la poitrine. Presque encore plus cruel – si cela est encore possible: l’empalement de la victime. Celle-ci était empalée, martelée – enfoncée sur un pieu de bois ou de fer au niveau de l'anus préalablement huilé, jusqu'à ce que le pieu pénètre enfin et ressorte par l'estomac, la poitrine ou l'épaule …

D'autres outils de torture

La simple énumération des outils de torture – l’étau à genoux ou l’étau destiné aux pouces, le serre-bouche en fer, les outils pour marquer au fer rouge, les colliers de chaines, «le chapelet» à accrocher autour du cou (d’une longueur d’un mètre, d’un poids d’environ huit kilos), les anneaux de fer verrouillés au cou de l'hérétique, les cages en fer, les étaux destinés à la tête et les vis à crâne, les fouets de chaines, les collerettes épinées, la ceinture de force, le «clitoris espagnol», pourvu de pointes tranchantes, les tenailles et cisailles, la roue de torture et ainsi de suite – tout cela témoigne de la passion inventive et perverse des inquisiteurs et de leurs complices, et démontre la monstrueuse «passion pour la cruauté», caractérisant le christianisme d’Eglise qui ne sera égalé par aucune autre religion.

Invention de nouveaux supplices

On emmurait les victimes ou alors, en signe de grâce de la part des tyrans (!), on les laissait lentement mourir de faim – on les noyait lentement dans des tonneaux remplis d'urine ou de purin, on leur coupait ou sciait la langue, on les grillait, on rôtissait les hérétiques sur des fers chauffés à blanc ou encore on les étouffait en brûlant de la paille humidifiée. Après l'invention de la poudre explosive, on laissait celle-ci exploser à proximité de la pauvre victime, afin de lui déchiqueter la poitrine. L'esprit de cruauté trouvait toujours de nouveaux moyens pour augmenter les supplices des victimes de l’inquisition.

Les congrégations pour la doctrine de la foi

Le pape Paul III (1468-1549, pape à partir de 1534) organisa également en 1542 l'inquisition en tant que cardinal chargé de la commission qui, comme instance centrale pour tous les pays, devait veiller sur la pureté de la foi. Le pape Sixtus V (1521-1590, pape à partir de 1585) a fixé en 1588 son statut définitif de Congregatio Romanae et universalis Inquisitionis (Congrégation de l'inquisition romaine et universelle). Beaucoup plus tard, à savoir en 1908, cette autorité d'inquisition centrale reçut le nom d’ Offizium saint. Aujourd'hui, elle se nomme d’une façon inoffensive et anodine Congrégation pour la doctrine de la foi. Mais l'esprit inquisitorial est resté le même.



* Remarque de la rédaction: Aujourd'hui, des chercheurs, sympathisants de l’Eglise, prétendent entre autre que la vierge de fer n'aurait pas du tout été utilisée sous la forme décrite ici, mais qu’au 18ème siècle l'inquisition ecclésiastique aurait été accusée à tort de cette méthode de torture et de mise à mort. En effet, il reste maintenant contesté que l’utilisation de la vierge de fer soit en rapport avec l’inquisition.
A cela, nous aimerions ajouter ce qui suit: l'exactitude historique est certes toujours une nécessité. Toutefois il faut se demander de manière générale qu’elle peut être la motivation ou l’intention d’une information. Pour citer un exemple en relation avec l’utilisation de la vierge de fer, que devrait-on penser d’un tueur en série qui aurait fait 30 victimes et qui tenterait de se justifier en reprochant au procureur général d’avoir très mal déterminé la cause de décès de la 23ème victime? Et que se passerait-il si, en effet, ce reproche s’avère justifié? C’est-à-dire que l’une des victimes ne serait pas morte des suites des blessures dues aux pointes de fer, mais aurait été étranglée. Est-ce que cela changerait de manière déterminante la situation du coupable?


 

Pape Paul III (1468-1549), connu pour avoir convoqué le concile de Trente (1545-1563), appelé Tridentinum, qui conduira à l’inquisition, va jusqu’à dire un jour:

«Si mon père était un hérétique, j’apporterais moi-même le bois pour le brûler.»

 (extrait d’une émission de radio du 21/07/2002 sur «Deutschland-Radio Berlin»

 

Cardinal Joseph Ratzinger, l’actuel pape Benoît XVI

«La mission nécessaire» de l'inquisition

‘[Dieu …] «donne à chacun de la compréhension pour les hommes d'eglise qui, dans leur mission nécessaire pour la sauvegarde de la vérité, au nom de la foi et la morale, ont recouru eux aussi de temps à autre à des méthodes ne correspondant pas à l'évangile.»

C'est un passage de ce qui a été lu publiquement le 12/03/2009 à Rome par le pape Jean-Paul II, en alternance avec d’autres représentants de haut rang du Vatican, un «Mea Culpa» pour les crimes de l'Eglise
(réf.: http://www.theology.de/religionen/oekumene/evangelischerkatholischerdialog/meaculpa.php).
Le texte avait été rédigé par Joseph Ratzinger, alors cardinal, et c'est d'ailleurs lui qui avait lu l'extrait cité ci-dessus
(réf.: http://www.br-online.de/ wissen-bildung/collegeradio/medien/geschichte/ inquisition/manuskript/).
Le pape et les cardinaux, avec leurs paroles doucereuses et bien tournées, n'ont, malgré tout, pas demandé pardon à leurs victimes – ce qui aurait été évident et nécessaire pour un véritable repentir. Au lieu de cela on s'adressa à Dieu dans un discours neutre, sans implication.

«L’expression «Grand inquisiteur» représente une classification historique. Quelque part nous sommes dans cette continuité. Nous essayons cependant de faire aujourd’hui à partir de notre conscience de la justice ce qui a été fait dans le passé avec des méthodes en partie critiquables. Il faut cependant dire que l’inquisition a été un progrès, car plus personne ne pouvait être jugé sans un inquisitio, c’est-à-dire sans qu’il y ait eu un examen, une enquête.»
(Déclaration du cardinal Joseph Ratzinger, dans l’émission Contrastes du 03/03/2005 sur la chaîne de télévision allemande ARD, à propos de son titre inofficiel de «Grand Inquisiteur moderne». Quelques semaines plus tard il fut élu pape.)

PS: En complément, à voir (en allemand): la lettre bouleversante du maire de Bamberg Johannes Junius du 24/07/1628 à sa fille Veronika. Junius a été torturé et exécuté par les inquisiteurs de l'église dans la «Maison du maléfice» à Bamberg. Sa lettre à été mise en animation audiovisuelle, comme si Junius parlait à partir de l'au-delà en tant qu’âme: http://www.youtube.com/watch?v=qfRKfimBGpw
Pour de plus amples informations sur l'inquisition à Bamberg, voir aussi (en allemand): http://www.theologe.de/erzbistum_bamberg.htm

 


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L'inquisition et les femmes

«La poire vaginale», «les griffes à poitrine», «Les araignées espagnoles»,
la ceinture de chasteté, le masque de la honte

 

Dans l’église dont la structure est patriarcale et profondément masculine, les femmes devaient inévitablement être punies, souvent de manière bien pire encore que les hérétiques de sexe masculin. A l’encontre de celles-ci l'agressivité et la perversion sexuelle des inquisiteurs se déchaînèrent véritablement. Il y avait des instruments de torture spécifiques, conçus tout spécialement pour les femmes, par exemple «la poire vaginale» qui, par l’action rotative d’une vis, élargissait et déchirait l’utérus et les viscères. Il y avait des «griffes à poitrine» qui déchiquetaient les seins; «d'autres griffes» qui, chauffées au rouge, causaient «seulement» une «morsure» à la poitrine des mères célibataires, dont les enfants se tenaient à leurs pieds, arrosés de leur sang. Il y avait ce qu'on appelait les «araignées espagnoles», c.-à-d. des griffes à cinq doigts en ciseaux qui soulevaient la victime par le postérieur, la poitrine, le ventre ou la tête, mais aussi par les yeux et les oreilles à l’aide de deux griffes. «La ceinture de chasteté» contrairement à la mystification qu’il en a été faite, était en réalité également un outil de torture. Naturellement, il y avait aussi «les masques de la honte» pour les femmes, ainsi que les «poires buccales» confectionnées spécialement contre leur prétendu verbiage. Il s'agissait en fait de bâillons en fer, dont l’extrémité aiguisée en pointe avait pour effet de leur trancher la gorge. Mais au besoin des pierres suffisaient aussi pour mener à bien cette œuvre de destruction. Les femmes ayant commis l’adultère, étaient lapidées ou jetées dans une fosse aux serpents …
Jamais il n’y eut une religion qui prêcha autant l'altruisme et l’amour pour le prochain et qui, en même temps, pratiqua autant «la haine du prochain» et la haine des femmes en particulier! C'est en cela que le christianisme catholique et protestant se distingue de toutes les autres religions, à savoir de manière négative. Il ne s'est jamais distingué de manière positive en ce qui concerne l'humanité et la protection des droits de l'homme. Au contraire, il a fallu lutter pour chacun des droits de l'homme à cause de la résistance acharnée de l'église, aussi bien catholique que protestante.

 

Le pape dans un «souci brulant» lance la chasse aux sorcièreses

 

Le fait de reconnaître la femme en tant que personne humaine ayant les mêmes droits que l'homme fût de tout temps une chose impossible pour l’église. En fait, les femmes n’avaient nié que rarement les dogmes de la foi en comparaison aux hommes. Celles-ci auraient donc dû être bien moins persécutées que les hommes. Mais en les accusant de sorcellerie, on pouvait ainsi les accuser d'hérésie. La sorcellerie était une hérésie, telle était l’équation. Et ainsi, l'inquisition s'ouvrit elle-même un nouveau champs d'action justifiant son existence, se confirmant elle-même. Les envoyés du pape Grégoire IX (1167-1241, pape à partir de 1227), désignés inquisiteurs par ce dernier, ont annoncé au Pontifex Maximus une explosion du nombre de sorcières ainsi que de pactes terribles avec le diable faits par des femmes de toutes les couches de la société. Grégoire fut le premier pape qui, dans «un souci brûlant», ordonna la chasse aux sorcières. Celle-ci se perpétra jusqu’au 18ème siècle, faisant rage sous toutes ses formes et excès les plus variés.

 

Les victimes des persécutions

 

Le pape Innocent VIII (1432-1492, pape à partir de 1484) avait menacé de sentences terribles tous ceux qui s'opposeraient à son décret d’extermination des sorcières. C'est donc sous la menace de la plus haute sanction papale que commença l'extermination quasiment orgiaque des sorcières. Pendant la deuxième moitié du 17ème siècle, au cours duquel un million de personnes, bien souvent des femmes, furent victimes de ce processus d’extermination, l'évêque de Bamberg fit encore brûler 600 femmes, l'évêque de Salzburg 97, l'évêque Philippe Adolf von Ehrenberg de Würzburg fit brûler 219 sorcières et sorciers, dont 18 jeunes garçons en âge d'aller à l'école, une fille aveugle, une enfant de neuf ans et sa petite sœur. Dans la deuxième moitié du 16ème siècle, l'archevêque Jean de Trèves fit brûlé tant de sorcières que dans deux villages il ne resta plus que deux femmes. Un décan de Mayence fit brûler plus de 300 personnes dans deux villages, dans le seul but de s'accaparer leurs biens. L'esprit orgiaque de l’extermination «des sorcières» fut encore plus excité dans la mesure où les inquisiteurs, mais également les juges et les confesseurs qui, faisant fi sans vergogne du secret de confession, recevaient des primes pour chaque «sorcière exécutée». Un dicton de l’époque disait que le moyen le plus rapide et le plus facile de s'enrichir était de brûler des sorcières.
La brutalité et la cruauté sadique de cette guerre d’extermination menée par les papes avec leurs inquisiteurs contre «les sorcières» dépassent tout ce que l'on peut imaginer. On estime à environ trois millions les victimes, surtout des femmes, qui furent ainsi bestialement assassinées …

Les deux églises, catholique et évangélique, portent une dette énorme et indélébile envers les femmes, à cause de leur diabolisation, diffamation, persécution et exécution en masse. Pensons en cela aussi aux inventions perverses dont le seul et unique but était de punir «les mauvaises femmes» avec les méthodes les plus diverses …

 

Le supplice des femmes soupçonnées de «sorcellerie»

Souvent, elles agonisaient pendant des années dans des cachots souterrains froids et humides, sombres et fourmillants de rats, de souris et autre vermines. Les plus jeunes femmes étaient en outre exposées aux viols par les ecclésiastiques et les gardiens de prison. On attachait de nombreuses «sorcières» sur des croix de bois ou on les fixait à un mur, on les laissait pendre en l'air à des chaînes par leurs membres déjà torturés, accrochées dans la tour à sorcière, où elles mourraient à petit feu de faim et de soif. Les supplices infligés aux sorcières par «la religion de l’amour» étaient inimaginables.

 

«Le marteau des sorcières» de l'église

 

Un livre ayant joué un rôle particulièrement effrayant dans la persécution des femmes est Le Marteau des sorcières (Malleus Maleficarum) qui a fait l'objet de 29 éditions entre 1486 et le 17ème siècle. Il a servi de manuel de référence pour déterminer les caractéristiques des «sorcières», comment les dépister et quels châtiments leur imposer, et est sans doute l’ouvrage qui a causé le plus de préjudices aux femmes de toute l'histoire. Le Marteau des sorcières traite de manière complète de tout ce qui concerne la persécution des sorcières, que ce soit au niveau théorique ou pratique. Cet ouvrage prouve de manière impressionnante que l'on peut faire de n’importe quelle idiotie une théologie des plus sérieuse, pour autant que l’on soit suffisamment pervers … Le sort des femmes sous l'inquisition, comme nous l'avons décrit ici de façon élémentaire, n'a d'égal que le sort réservé aux juifs par les inquisiteurs. (p. 45f.48f.51.53.58).



 

 


 

Cet extrait sur l'inquisition ecclésiastique est tiré du livre en allemand de:
Hubertus Mynarek, Die neue Inquisition
 
Sektenjagd in Deutschland
Mentalität, Motivation, Methoden kirchlicher und staatlicher Sektenbeauftragter

Maison d'édition Das Weisse Pferd, Marktheidenfeld 1999, ISBN 978-3-9808322-1-2
 18,00 € + frais de port (http://www.das-weisse-pferd.com/buecher.html#Inquisition)

L'auteur: Le Prof. Dr. Hubertus Mynarek (né en 1929) est un ancien professeur catholique de théologie et ancien doyen de la faculté catholique-romaine de l'université de Vienne. En 1972, il se retira de l'église et travailla en tant qu'auteur et conseiller. A côté de Karlheinz Deschner, Eugen Drewermann et Horst Herrmann, il compte parmi les critiques de l'église les plus réputés et les plus compétents. Il vit à Odernheim dans la Rhénanie-Palatinat.

11/08/2011

Le purgatoire : réfutation d'un mensonge catholique

Récemment, j'ai eu un débat sur l'existence du purgatoire. Quelle immense tristesse de voir des gens qui prétendent être chrétiens, mais dont on se demande ce qu'ils font de l'oeuvre de la croix, de l'oeuvre salutaire de la mort du Christ et du pardon des péchés.  Pour eux, l'oeuvre de la croix ne suffit pas et le chrétien doit mériter le ciel dans une certaine mesure. Cet état intermédiaire favorise la croyance dans le dogme du culte des morts, tout aussi anti-biblique.

J'ai eu droit à une série de versets pour justifier ce dogme farfelu, tous plus hors contexte les uns que les autres.

Il n'y a rien qui ressemble à un purgatoire dans la Bible...  D'où donc sortent-ils cela ?

Quelques versets cités par des catholiques :

"Ôte mes taches avec l'hysope, je serai pur ; lave-moi, je serai blanc plus que neige. Rends-moi le son de la joie et de la fête : qu'ils dansent, les os que tu broyas ! Détourne ta face de mes fautes, et tout mon mal, efface-le." [Psaumes 51,9-11]

-> Ici, je crois que même un enfant constaterait qu'il s'agit simplement d'une prière de repentance d'un vivant !! Rappelons que ce psaume est récité avant l'oeuvre de la croix. Rien qui ressemble à un purgatoire jusqu'à présent.


"S'il en était autrement, que gagneraient ceux qui se font baptiser pour les morts ? Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi donc se fait-on baptiser pour eux ?" [1 Corinthiens 15,29]

-> La question de ce passage biblique est de démontrer que la résurrection des morts est bien réelle. Avec le baptême, nous entrons dans l'église déjà glorifiée, donc pour les morts et non pour les vivants vu qu'il faut évidemment être mort pour ressuciter.
Une lecture du chapitre nous fait comprendre immédiatement qu'il n'est jamais question de prendre son baptême pour faire plaisir à des morts en stand-by dans un purgatoire. Non, c'est un plaidoyer sur la resurrection en incorruptibilité des morts.

"Que le Seigneur fasse miséricorde à la famille d'Onésiphore, car souvent il m'a réconforté, et il n'a pas rougi de mes chaînes ; au contraire, à son arrivée à Rome, il m'a recherché activement et m'a découvert. Que le Seigneur lui donne d'obtenir miséricorde auprès du Seigneur en ce Jour-là. Quant aux services qu'il m'a rendus, à Ephèse, tu les connais mieux que personne."  [2Timothées 1,16-18]

-> Il s'agit ni plus ni moins d'une éloge. Rien n'indique que Onésiphore soit mort et encore moins qu'il serait dans un purgatoire !

"Que si sur ce fondement on bâtit avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, de la paille, l’œuvre de chacun deviendra manifeste ; le Jour, en effet, la fera connaître, car il doit se révéler dans le feu, et c'est ce feu qui éprouvera la qualité de l’œuvre de chacun (...) Si son œuvre est consumée, il en subira la perte ; quant à lui, il sera sauvé, mais comme à travers le feu" [1 Corenthiens 3,12-15]

-> Ici, si on se donne la peine de lire le chapitre, on constate que l'on parle des oeuvres ("éprouvera la qualité de l'oeuvre de chacun").  Il ne s'agit nullement de juger une personne, mais ses oeuvres qui, soit seront consummée soit subsisteront.
Où parle-t-on de la sainteté de l'âme ?? Il n'est question que des oeuvres.

"Tu nous as éprouvés, ô Dieu, épurés comme on épure l'argent ; tu nous as fait tomber dans le filet, tu as mis sur nos reins une étreinte ; tu fis chevaucher à notre tête un mortel ; nous passions par le feu et par l'eau, puis tu nous as fait reprendre haleine" [Psaumes 66,10-12]

-> Encore un psaume...donc avant l'oeuvre de la croix... Soit.
Ce psaume est une reconnaissance envers Dieu pour toutes les épreuves endurées car ces épreuves font que les hommes se tournent vers Dieu et Dieu les en a délivré.
v6 Il a changé la mer en terre sèche
v10 Car tu nous as mis à l'épreuve, ô Dieu !
V11 Tu nous as amenés dans le filet,
v12 Mais tu nous as mis au large et dans l'abondance.
Cela saute aux yeux, c'est de la reconnaissance pour la délivrance...mais certains ont envie d'y voir le purgatoire...hallucinations.

"C'est en lui qu'il [Jésus] s'en alla même prêcher aux esprits en prison, à ceux qui jadis avaient refusé de croire lorsque temporisait la longanimité de Dieu, aux jours où Noé construisait l'Arche, dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes, furent sauvées à travers l'eau" [1 Pierre 3.19-20]

-> Voici le verset le plus intéressant car si on part du principe que l'on parlerait du purgatoire, cela signifierait qu'il concerne des personnes ayant refusé de croire ! Il ne s'agit donc nullement, comme nous le dit le catéchisme catholique, de "ceux qui meurent dans la grâce et l'amitié de Dieu mais imparfaitement purifiés bien qu'assuré de leur salut éternel" !
Non bien sûr. Ce verset parle des personnes mortent avant de connaître l'oeuvre de la croix, ces personnes n'ont pas eu la chance que nous avons, Dieu-le-Fils a donc préché aux esprits rebelles d'avant la croix.
Rien à voir avec un purgatoire tel que nous en parle le catholicisme de toutes façons.


"Et quiconque aura dit une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera remis ; mais quiconque aura parlé contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera remis ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir" [Matthieu 12,32]

-> Ici, selon un autre catholique, le purgatoire serait incontestable... J'ai beau cherché, je ne vois pas !
Le verset traite du blasphème. On peut blasphémer contre le fils de l'homme, cela pourra lui être remis car c'est souvent à cause de l'ignorance (et à condition bien sûr qu'il se repente sinon cela signifie qu'il meurre en non-chrétien) par contre, impossible  s'il s'agit d'un blasphème contre le Saint-Esprit car ce serait de l'endurcissement et de la résistance volontaire à l'Esprit de Dieu que l'on aurait expérimenté.

Mais l'argumentation repose entièrement sur le "ni dans le siècle à venir"... Remarquons au passage que les catholiques utilisent une traduction de ce verset pour pouvoir mieux faire passer la pillule : ils utilisent "ni dans ce monde ni dans le monde à venir" pour asseoir leur théorie de purgatoire.  Rien ne permet d'affirmer qu'il s'agit de "monde" car "aion" désigne bien un temps et non un lieu.  Jésus parle de la situation actuelle et d'une situation à venir (savoir, après l'oeuvre de la croix).

Bref, aucune trace d'un purgatoire tel que l'ont inventé les catholiques. Si quelqu'un parmi vous veut présenter une réelle argumentation et non un montage farfelu de versets hors contexte, je l'invite à ce manifester.

CQFD
Jésus, Christ, Seigneur, Sauveur, Fils, Dieu, Bible, Foi, Evangile, Purgatoire, Catholique, Catholicisme, Protestant, Protestantisme

26/04/2011

Catholicisme...faisons le point...

Je vais encore avoir des remarques de mes amis catholiques, mais trop c'est trop, je pousse mon coup de gueule. Langue tirée

Nous avons dans la blogosphère un fanatique catholique de la pire espèce... un de ces militants qui ne jure que par la diffamation et le venin... un de ces militants pour qui la vérité n'est qu'un élément secondaire voire gênant...

Faisons le point, l'église catholique c'est quoi...?

L'église catholique c'est le Vatican avant tout, c'est cette organisation politique centrée à Rome qui manipule l'ensemble des églises catholiques du monde sur base de traditions mercantiles et archaïques. Une organisation qui se prétend chrétienne mais qui a étouffé le coeur du christianisme avec l'introduction de rites issus du paganisme. Le catholicisme est une organisation politique, il n'est donc pas étonnant qu'il ait eu recours à des techniques politiques tels que des "alliances" . Le résultat est affligeant...

Jésus-Christ le sauveur est redevenu le bébé qui obéit à sa maman, le mot église (qui signifie assemblée) est devenu synonyme de bâtiment ou d'autorité religieuse, pour la résurrection de Jésus on fête l'arrivée des cloches et des oeufs de Paques, Marie simple mortelle est devenue médiatrice de l'humanité et reine du ciel comme Astarté, des lieux de cultes connus internationalement sont dédiés à Marie (Lourdes, Medjugorge,..) ,...

Voyez la richesse du Vatican...

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voyez la petite maison du "pape", Castel Gandolfo, est-ce la maison du soit-disant successeur de Pierre ?

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Le "pape" tiens, parlons-en... S'il y a bien un titre que Jésus nous a gardé de porter est justement le titre de "père" (Matthieu 23:9)... Pierre refusait les honneurs car il reconnaissait qu'il n'était qu'un homme (actes 10:26) mais le "pape" accepte en souriant que les rois s'inclinent devant lui...

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Je vous passe les scandales de pédophilie et tout ce silence ignoble (ou pire les commentaires malséants) de cette hiérarchie religieuse. Le nombre de cas est tel que l'on en vient à se poser des questions...

Je vous passe aussi les cas ignobles tels que celui où le Vatican a excommunié un médecin et une famille brésilienne car ils ont procédé à l'avortement de leur fille violée à 9 ans pour sauver sa vie (http://www.lexpress.fr/actualite/societe/bresil-un-archev...). Que fallait-il faire Mr Ratzinger ? Exiger des parents qu'ils regardent leur petite fille mourir ?

Je vous passe aussi la canonisation de Pie XII, dont on ne rappellera jamais assez son silence meurtrier pendant la guerre, la mise à l'honneur des prêtres intégristes et négationnistes (Williamson,..)

Comment peut-on encore se faire le défenseur de cette organisation qui a perdu toute crédibilité ?

Mais quand on ne peut briller soi-même, il faut ternir les autres... alors les militants calomnient...

Les évangéliques seraient une secte ? Ceci est faux car l'église évangélique réprésente 75% de l'église protestante. Encore un peu de crédibilité qui s'en va...

Il serait difficile de sortir d'une église évangélique ? J'aimerais comprendre que signifie cette phrase car je n'ose imaginer qu'il s'agirait d'une accusation aussi grave que de faire croire qu'il y aurait des menaces. Vous ne désirez plus fréquenter une assemblée évangélique, vous n'y allez plus et puis c'est tout. Par contre, essayez de dire dans un petit village que vous n'êtes pas (ou plus) catholique et vous verrez comment vous serez pointés du doigt par tout le village.

Il y aurait de "nombreuses sectes protestantes" ??  Amusant comme attaque... Aucune secte n'est reconnue par le protestantisme.  Ce qui n'est pas le cas des catholiques qui ont reconnu la secte de l'opus déi en 1950 !

Je suppose qu'il voulait parler de différentes dénominations au sein de la famille protestante... mais les protestants sont loins d'avoir autant de dénominations que les catholiques : Salésiens de don bosco, Dominicains, Bénédictins, Cisterciens, Franciscains, Trappistes, Chartreux, Clarisses, Carmélites, Capucins, Ursulines, Jésuites,...la liste est longue ! Je pourrais rajouter : les Chevaliers du Temple, l'ordre de Malte, Chevaliers du Saint Sépulcre, Hospitaliers,... Les mouvements ne se comptent plus : Fraternité Saint Pie X, sedevacantisme,... Les sectes, je n'en parlerai pas, si ce n'est l'opus déi, mais de toutes façons celle-là est reconnue par le Vatican depuis 1950...

 

Le propre du protestantisme est de savoir se réformer, de savoir se remettre en question le cas échéant. Le propre du protestantisme est d'être en harmonie avec l'Esprit qui a inspiré la Bible;un même Esprit ne peut inspirer blanc un jour et inspirer noir le lendemain...

Mes amis catholiques vont s'en doute m'en vouloir de cet article, heureusement ils connaissent le coeur de ma pensée, ils savent que je sais reconnaître que de nombreux catholiques sont des gens honnêtes et droits...mais hélas trop attaché à la tradition, leur foi en Dieu étant quasi inexistante...

Dieu sait reconnaître les siens, peu importe d'être catholiques ou protestants, si vous savez que Jésus est mort pour vous, nous sommes tous frères. Ne vous tracassez pas pour les leaders malhonnêtes qui ont déformé la parole de Dieu.

 

NB:Il est patent de constater que tous les blogs catholiques ont adopté la modération des commentaires.  Ceci est une double preuve : l'absence de liberté d'expression, la peur d'être démasqué sans savoir répondre face à la vérité.

 

 

 

09/08/2010

L’Eglise catholique face au défi des évangéliques

L’Eglise catholique face au défi des évangéliques



Le dernier numéro des « Documents Épiscopat » s’interroge sur le défi que représente pour l’Église catholique le succès des nouvelles formes de christianisme, en particulier les courants évangéliques et pentecôtistes

Les Églises évangéliques et pentecôtistes rassembleraient aujourd’hui 400 millions de personnes dans le monde. Cette montée en puissance du « christianisme de conversion » interroge les Églises traditionnelles, en perte de vitesse depuis quarante ans. « Faut-il changer de style et prendre ces nouvelles communautés pour modèle ? », s’interroge le dernier numéro des Documents Épiscopat (1), le bulletin du secrétariat de la Conférence des évêques de France.

Installé depuis quinze ans en banlieue, à Cergy (Val-d’Oise) puis maintenant à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), son auteur, le P. Étienne Grieu, a constaté le pouvoir d’attraction de ces courants. « À Cergy, j’ai connu plusieurs catholiques devenus évangéliques et pourtant je trouvais la paroisse catholique là-bas très vivante. Cela m’a posé question », raconte le jésuite, qui a également observé l’expansion évangélique au cours d’un séjour en Amérique latine en 2003-2004.

Ce succès, il l’attribue à cinq grands traits distinctifs : une prédication tranchante (avec des messages clairs comme « Le Christ te sauve », « Dieu peut transformer ta vie »), l’importance donnée à la conversion personnelle, le souci de marquer la différence chrétienne, l’accent mis sur le témoignage, et enfin des communautés à l’ambiance chaleureuse et fraternelle. Autant de caractéristiques qui honorent la subjectivité du croyant, là où nos contemporains jugent souvent les Églises traditionnelles trop « institutionnelles ».

"Réveiller les trésors enfouis"

Pour autant, « la frontière n’est pas étanche entre ces deux types de christianisme », tempère le P. Grieu, qui cite le succès des mouvements charismatiques au sein de l’Église catholique, mais aussi des courants traditionalistes sensibles à l’expérience personnelle, à des repères clairs et forts et « peu soucieux, finalement, des logiques institutionnelles ».

Dès lors, le défi majeur pour l’Église catholique est selon lui d’entendre la soif spirituelle qui s’exprime dans ces nouvelles formes du christianisme sans pour autant tomber dans leurs travers, en cédant par exemple à la tentation d’une vision simpliste du monde ou d’un repli sur soi sectaire. « Nos Églises traditionnelles ne doivent pas se satisfaire seulement de la présence des gens aux événements qu’elles organisent mais elles doivent aider chacun à vivre une relation personnelle avec le Christ », préconise Étienne Grieu.

Pour l’Église, cela implique par exemple de « réveiller les trésors enfouis » que sont ses grandes traditions spirituelles (augustinienne, bénédictine, franciscaine, carmélitaine, ignatienne…). Loin de conclure à la fin du modèle « multitudiniste » (une Église accueillant toute personne professant Jésus-Christ), le document esquisse des pistes pour sa « laborieuse et difficile réinvention ».

Céline HOYEAU

07/07/2010

"Comme Marie"

Quand un pasteur évangélique nous invite à cheminer ‘’comme Marie’’
Par Paul Ohlott
Source : TopInfo

Comme MarieMarie, cette pauvre petite femme juive, était loin d’imaginer qu'en donnant naissance au Fils de Dieu, elle engendrerait également d’innombrables querelles. Paradoxe divin : de cette grâce exceptionnelle, source de Salut pour le monde entier, sont nées de violentes divisions.

Cinq siècles après la Réforme, combien de fois n’entendons-nous pas cette remarque fatale à toute idée de dialogue interconfessionnel : «oui, mais vous les protestants, vous ne croyez pas en Marie» ?

Quelle étrange remarque quand on sait que «nombre de protestants, à commencer par Martin Luther, ont écrit de magnifiques pages sur Marie», réagit le pasteur Carlos Payan, avant de préciser encore que «croire» ne signifie en aucun cas «prier». Auteur d’un troisième livre qui vient tout juste de paraître, «le dérangeur de Dieu» ne cherche pas pour autant la polémique, comme l’avait fait le journaliste Jacques Duquesne en 2005 (1).

Bien au contraire, si «Comme Marie» (Editions Première Partie), ne résoudra certainement pas «tous les différends entre catholiques et protestants évangéliques», sa réflexion nous entraîne, avec simplicité et intelligence, sur «un chemin apaisé». Un chemin intermédiaire entre deux conceptions aussi extrêmes que partisanes, un juste milieu parfaitement biblique entre la mariolâtrie et la mariophobie.

La vie exemplaire de Marie


Après la guérison divine, le pasteur Carlos Payan aborde donc un nouveau tabou, car si certains placent Marie au-dessus du Christ, d’autres peinent à prononcer son nom, craignant d’invoquer un démon ! Côté protestant, pourquoi aurions-nous peur de parler de Marie, alors que «certains hommes et femmes de la Bible deviennent des références et des exemples» ? Et pourquoi «Marie ne deviendrait-t-elle pas une figure, par sa vie exemplaire qui mérite imitation, comme celle de l’apôtre Paul et de bien d’autres ?», s’interroge le pasteur Payan.

«En s’appuyant fidèlement sur l’histoire biblique de Marie, Carlos Payan a rassemblé toutes ces pépites d’or à (re)découvrir…», se réjouit pour sa part Marie-Laure Fenet, pasteur de l'Eglise protestante baptiste de Sartrouville. Mêmes éloges côté catholique, par le biais de Mgr André-Joseph Léonard, Archevêque de Malines-Bruxelles : «Un pasteur évangélique qui pousse l’audace jusqu’à risquer un livre sur Marie, cela mérite quand même des encouragements de la part d’un évêque catholique !»

Après avoir tant divisée les chrétiens de toutes dénominations, Marie parviendra-t-elle à nous enseigner par son exemplarité ? «La Reine du Ciel» redeviendra-t-elle «l’humble servante» qui nous inspire tant de respect, lorsque nous lisons le récit évangélique ? C’est le souhait de ce pasteur protestant évangélique, anticatholique repenti, qui cherche désormais à suivre le Christ en prenant exemple sur celle qui l’a connu comme nul autre.

Paul OHLOTT

07/06/2010

"On vous persécutera"

« Heureux serez-vous lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera et qu'on répandra faussement sur vous toute sorte de mal, à cause de moi.
Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux, car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés
» Matthieu. 5.11-12

Chers lecteurs, vous l'avez constaté encore une fois, dans ce blog "catholique" où le gestionnaire ne parle exclusivement que de politique et où l'on voit une image évoquant son admiration pour les croisades catholiques, il me calomnie et me menace ouvertement une nouvelle fois.  Réaction due au fait qu'il se retrouve sans aucune argumentation face à la vérité qui éclate sur ces pseudo-humanitaires entrainés par des islamistes.

Cher détracteur, je ne vous en veux pas, vous ne ferez pas naître en moi des sentiments de haine.

Mes lecteurs me connaissent bien, mais pour ceux qui me découvrent, voici quelques articles qui vous démontreront que je ne me réfère qu'à la Bible et que je condamne fermement les discours politiques guerriers au nom d'un certain groupement évangélique détourné en secte à la sauce politique américaine :
http://christianisme.skynetblogs.be/post/6139205/les--fau...
http://christianisme.skynetblogs.be/post/7315699/lallianc...
http://christianisme.skynetblogs.be/post/5180874/le-point...

C'est donc de la calomnie de prétendre le contraire. Jamais je ne cautionnerai un appel à la violence.  La violence ne se conçoit qu'en cas extrême de légitime défense.

Le mouvement évangélique est certes en plein boum (600 millions de conversion en un siècle !!), mais certains oublient ce que signifie d'être évangélique : se référer à l'évangile de notre Seigneur Jésus, message de paix, d'amour et de justice ! Aux Etats-unis hélas, certains politiciens manipulent les masses et certains se laissent piéger; il faut le reconnaître et combattre ce fléaux en insistant sur le message évangélique qui est diamétralement opposé. 

Concernant la pédophilie, il est vrai que j'ai évoqué les très nombreux cas au sein de l'église catholique tout comme l'ont fait la majorité des sites catholiques eux-mêmes, mais jamais je ne prétendrai qu'il s'agisse d'une règle générale.
En ce qui concerne la reconnaissance officielle des relations sexuelles avec des enfants en islam, je ne fais que relater ce que les musulmans disent eux-mêmes, je cite des hadiths cautionnant l'âge des relations sexuelles avec Aïcha alors qu'elle avait 9 ans (voir http://christianisme.skynetblogs.be/post/7856769/mahomet-...). Je pourrais également me référer à une "pointure" de l'islam, l'ayatollah Khomeini qui a mené la révolution islamique (c'est donc aussi un révolutionnaire!). Voici ce que dit ce digne représentant de l'islam dans son livre Tahrirolvasyleh :
"L'homme peut avoir le plaisir sexuel d'un enfant aussi jeune qu'un bébé. Cependant il ne doit pas pénétrer, mais sodomiser l'enfant est OK. Si l'homme pénètre et cause des dégâts à l'enfant alors il devrait être responsable pour l'existence de cette fille pour toute sa vie. Cette fille, cependant ne compte pas comme une de ses quatre femmes permanentes. Cet homme ne peut pas épouser la soeur de cette fille."
Livre de Khomeini, "Tahrirolvasyleh", quatrième volume, Darol Orm, Gom, Iran, 1990.

Tant qu'on y est, on peut rajouter les doux propos de cet ayatollah sur la zoophilie :
"L'homme peut avoir des rapports sexuels avec des animaux tel que les moutons, vaches, chameaux et ainsi de suite.
Cependant il doit égorger l'animal après qu'il a eu son orgasme. Il ne doit pas vendre la viande aux gens de son village, cependant la vente de cette viande à un autre village proche est acceptable."

Du livre de Khomeini, "Tahrirolvasyleh", quatrième volume, Orme Darol, Gom, Iran, 1990

Dénoncerez-vous ces paroles, monsieur le justicier ? Ou bien cautionnerez-vous cette incitation à la pédophilie par votre silence ou par votre tendance à détourner la conversation en parlant de la forme et non du fond ?

Mais rassurez-vous, mes publications vont être momentanément en stand by car je pars en mission pour quelques temps.  Certes je garde un accès à Internet, mais mon travail ne me permettra pas de consacrer beaucoup de temps à mes articles.  Tous les débats restent pleinement ouverts.

A bientôt et que Dieu vous guide et vous éclaire sur Son message de paix, d'amour et de justice.

20/03/2010

Scandale au Vatican : Le "gentilhomme de sa Sainteté" a été écroué

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(source : actu-chretienne.com)

La presse italienne vient de dévoiler un nouveau scandale sexuel. Un choriste vient d’être congédié par le Saint Siège, pour avoir fourni des partenaires sexuels masculins à Angelo Balducci, un membre de l’entourage du Pape.

«Gentilhomme de Sa Sainteté», M. Balducci a été écroué à la mi-février dans une affaire de corruption. La police dispose de bribes de conversations enregistrées qui montrent que Balducci engageait les services de rabatteurs pour avoir des rapports homosexuels.

Les journaux italiens retranscrivent une partie des conversations avec ses rabatteurs. Le Corriere (un rabatteur, s’adressant à Balducci): «Angelo… Je ne t’en dis pas plus. Il mesure deux mètres, pèse 97 kg, il a 33 ans, très actif». Sur d’autres enregistrements, on entend : «J’ai un Allemand qui vient d’arriver d’Allemagne». «J’en ai un de deux mètres». «J’ai le footballeur». «J’en ai un des Abruzzes». Mais il y a aussi des religieux : «Mais lui, à quelle heure est-ce qu’il doit retourner au séminaire?», demande Balducci…

Paul OHLOTT, avec SwissCom.

08/02/2010

Pasteur Philippe Calabria

Pasteur Philippe Calabria : "Je suis un chrétien catholique, orthodoxe et protestant dans le vrai sens des mots"

Source : TopInfo

Philippe CalabriaPasteur en charge d’une église évangélique à Laon, dans le nord de la France, Philippe Calabria a connu un parcours chaotique. Né dans une cité de la banlieue parisienne, il a connu les affres de la fumette, de la drogue et de l’alcool, qui l'ont conduit à sombrer dans une profonde dépression. «J’étais devenu un malade dépressif. Moi qui disais toujours que seuls les faibles sont obligés de prendre des médicaments, je devenais l’un d’eux. C’était l’horreur. Je devenais comme fou. Le suicide me tentait odieusement», raconte-t-il.

Malgré sa conscience du bien et du mal, grâce notamment à l’éducation de sa grand-mère catholique, le jeune Philippe se trouve largué à mille lieux de la pensée chrétienne, flirtant avec l’antireligieux. Pour autant, paradoxalement, sa curiosité d’adolescent le conduisait à pratiquer diverses formes de spiritualité. «Mes dieux, c’était le Bouddhisme, le yoga nidra, ou encore les voyages astraux...». A cette époque, il croyait dur comme fer à l’existence d’une «Force Universelle». Mais à ses yeux, «Jésus n’était rien d’autre qu’une légende inventée par les hommes».

Pas religieux. Juste chrétien.

Aujourd’hui, bien des années plus tard, la lecture de l’Evangile a transformé radicalement Philippe Calabria, au point de le consacrer au Ministère pastoral. Néanmoins, bien qu'il soit en charge d’une église évangélique, il se méfie des étiquettes dénominationnelles et de la religion.

Comme il l’explique dans son nouvel ouvrage «Ca change la vie», récemment paru aux éditions Découvrir au Présent : «Je suis un chrétien catholique, orthodoxe et protestant dans le vrai sens des mots. Catholique, parce que je fais partie de l'Eglise universelle, orthodoxe parce que je veux suivre la vraie doctrine, et protestant parce que je veux protester contre tout ce qui est rajouté ou retranché de la simplicité du message de l'Evangile. Nos religions ne sont habillées que par des hommes, je suis juste chrétien».

Son livre se veut être une invitation à revenir à l'essence même du message de l'Evangile, «à sa simplicité, à sa saveur première, et à sa vérité biblique, en dehors - et au-dessus donc - de tous les clivages religieux». Le pasteur semble avoir visé juste, car en l’espace de seulement quelques mois, son livre s’est vendu à plus de 12.000 exemplaires.

Paul OHLOTT

Voir
le livre

03/02/2010

L’Eglise catholique veut s’inspirer du succès des e-vangelistes évangéliques

L’Eglise catholique veut s’inspirer du succès des e-vangelistes évangéliques

Source actu-chretienne

TopChrétienLa ‘’concurrence’’ du protestantisme évangélique n’est pas toujours bien perçue par l’Eglise catholique dans les pays où la progression des mouvements évangéliques est phénoménal, comme on a pu le constater récemment au Guatemala.

Qu’en est-il sur le «Continent digital» ? Comment l’Eglise catholique analyse-t-elle le web évangélique ?

Le Vatican a mené une étude comparative entre les sites évangéliques et catholiques, à l’occasion de la conférence sur «la culture d’internet et la communication de l’Eglise». Un rendez-vous organisé dans la Cité du Vatican, du 12 au 15 novembre 2009, à l’initiative de la Commission Episcopale Européenne pour les Medias (CEEM).

Il ressort de cette étude, «une domination sans précédent» des évangéliques sur les catholiques, «en termes quantitatifs comme qualitatifs». Selon Mgr Di Falco, la première raison serait que «les évangéliques écoutent», tandis que «les catholiques parlent». Autrement dit : «les évangéliques répondent aux besoins», à l’instar de Jésus qui demandait «Que veux-tu que je fasse ?».

Seconde raison évoquée, «les sites catholiques sont centrés sur eux-mêmes». L’Eglise catholique oublierait que le «Continent digital» est un «monde à évangéliser». Mgr Di Falco aimerait des sites catholiques différents des bulletins paroissiaux ou diocésains. A contrario, les sites réalisés par les chrétiens évangéliques cherchent, de manière très diverses, à «atteindre les internautes».

La CEEM espère une sortie du ghetto, parce qu’un «site chrétien doit s’occuper du monde et non se couper du monde. Il doit éviter la langue de bois, éviter d’être lui-même idéologue, cherchant à imposer sa vérité. Un site doit être ouvert au dialogue et au débat tout en montrant qu’il ne transigera pas avec certains principes acceptés par tous et partout. Il doit se contenter de proposer la vérité du Christ, fermement, tendrement et humblement. (…)Pape, cardinaux, évêques, prêtres, fidèles laïcs, nous intégrons avec internet une agora, un espace libre et spontané où tout se dit sur tout».

Démarré en juillet 1999, le TopChrétien vient de fêter ses dix ans. Le plus important portail chrétien francophone sur Internet a enregistré plus de 60 millions de visites. Au fil des années, les ‘’e-vangelistes’’ du TopC ont lancé d’autres sites tels que ConnaitreDieu.com ou plus récemment encore MonEglise.Net. Grâce au développement en treize langues de ConnaîtreDieu.com, 1,5 millions de personnes auraient prié pour «accepter Jésus». 

Comme l’explique le pasteur Eric Célérier, fondateur du TopChrétien : «dès le début , la vision était claire : annoncer l’Evangile et rapprocher les chrétiens». Pour autant, Eric Célérier tient à préciser que personne n’aurait pu dire en 1999 «l’impact que TopChrétien a aujourd’hui dans des milliers de vie. Que nous réserve les dix prochaines années ? Dieu seul le sait !».

Paul OHLOTT

22/12/2009

Vatican : Engrenage négationniste

Joseph Ratzinger, leader politique de l'église catholique romaine, veut encore faire parler de lui et nuire à l’ensemble du christianisme...

On savait le « Panzer Pape Benoit XVI » très réactionnaire. Qu’il ait servi dans les jeunesses hitleriennes à l’âge de 14 ans, on pourrait encore lui pardonner une erreur de jeunesse, voire considérer qu’il y a été forcé, mais il continue à se dévoiler un peu plus en levant l'excommunication qui frappait les ouailles fascistes de Lefèvre, en bénissant Richard Williamson l’évêque négationniste et maintenant en proposant la béatification de Pie XII, leader ayant cautionné le massacre des juifs par son silence pendant la guerre.

 

levicaireChers amis, ne vous laissez pas duper dans cet engrenage négationniste.  Je vous invite à relire l’ouvrage de Rolf Hochhuth « Le vicaire ». Cette pièce de théâtre critique l'action du pape Pie XII durant la Seconde Guerre mondiale, en particulier à l'égard des Juifs. Lorsque la pièce sort en 1963, Pie XII est mort depuis cinq ans, et c'est plus généralement l'attitude de l'Église catholique durant la guerre que Rolf Hochhuth dénonce. En 1965, le négationniste Paul Rassinier publie l’opération Vicaire où il attaque la pièce et prend la défense de Pie XII. Le film Amen, de Costa-Gavras, est inspiré de cette pièce. (J’avais déjà évoqué ce film sur un post précédant, cliquez ICI)

 

Chers amis catholiques, levez la voix contre cet imposture.

16/12/2009

Guatemala : Le succès évangélique engendre une animosité dans les rangs catholiques

Guatemala : Le succès évangélique engendre une animosité dans les rangs catholiques

Source: actu-chretienne

guatemala_flagClaire Lesegretain, journaliste à La Croix, s'est rendue au Guatemala pour constater la montée en puissance des évangéliques. Dans ce pays d'Amérique Centrale, plus de 6 millions (sur 13 millions d'habitants), fréquentent un lieu de culte évangélique. A peine 20% en 1980, les évangéliques représentent désormais 45% de la population, au grand dam de l'Eglise catholique qui ne peut empêcher cet exode spirituel. Ce succès, perçu comme une concurrence, fait naître une certaine animosité au sein des rangs catholiques.

Interrogée par Claire Lesegretain, Lucrecia Jiron de Chang explique ainsi qu'il est «très difficile, pour d'anciens catholiques devenus évangéliques, de revenir ensuite dans l'Église, car ils ont été marqués par les slogans anticatholiques et ont du mal à obéir aux prêtres. (...) Les Guatémaltèques, même des classes bourgeoises, ne perçoivent pas les différences entre les doctrines catholique et évangélique. (...) Il s'agit de sectes, car elles naissent de la volonté de pasteurs plus ou moins formés et sont sans cesse en train de se diviser».

Mais c'est comme si elle prêchait dans le désert. Cette animosité affichée ne freine en rien le développement des temples évangéliques, bien au contraire ! Fondée par un pasteur américain, l'Eglise de Dieu compte aujourd'hui quelques 2000 communautés à travers le pays. Les petites communautés fleurissent et les mega-churches se multiplient, à l'image de la Fraternidad Cristiana, qui compte deux immenses lieux de culte. L'un des temples se présente sous les traits d'un «confortable amphithéâtre d'une contenance de 6000 personnes» et les cultes «sont retransmis par Canal Engaze, dans le monde entier», explique Claire Lesegretain.

Le deuxième temple fondé par le pasteur Jorge H. Lopez est encore plus grand. «Il peut accueillir 12.000 fidèles et n'a rien à envier aux mega-churches nord-americaines. Portails d'entrée gardés, parkings aériens sur sept niveaux, jets d'eau et pelouses impeccables, façades de verre et de miroir...», précise encore la journaliste.

Paul OHLOTT

 

28/09/2009

Catholiques et évangéliques : Comparaison des différentes positions

 I. LA RÉVÉLATION

POSITION CATHOLIQUE

POSITION EVANGÉLIQUE

1. L’inspiration divine de l’Ecriture Sainte qui est la Parole de Dieu.

(Catéchisme de l’Eglise Catholique -CEC-1992 § 107) « ...il faut déclarer que les livres de l’Ecriture enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu voir consignée pour notre salut dans les Lettres sacrées. »

1. L’Ecriture Sainte est la seule règle, suffisante, certaine et infaillible pour la connaissance du salut, la foi, et l’obéissance.(2Ti 3:15-17 Is 8:20 Lu 16:29,31 Eph 2:20)

« Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, » (2 Ti 3:16)

2. C’est l’Eglise Catholique qui est la seule capable d’interpréter l’Ecriture.

(C.E.C. § 119) « ...Car tout ce qui concerne la manière d’interpréter l’Ecriture est finalement soumise au jugement de l’Eglise, qui exerce le ministère et le mandat divinement reçus de garder la parole de Dieu et de l’interpréter » : « Je ne croirais pas à l’Evangile, si l’autorité de l’Eglise Catholique ne m’y poussait. (St Augustin) »

2. C’est l’Esprit de Dieu qui nous conduit dans toute la vérité.

« Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ;...(Jn 16:13) »

« Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème ! (Gal 1:8) »

3. L’Eglise Catholique reconnaît à côté des Ecritures, une autre forme de révélation : la Tradition.

« On appelle »Tradition« , la transmission infaillible, par l’Eglise, de certaines vérités révélées qui ne sont pas contenues dans l’Ecriture Sainte, mais qui furent prêchées de vive voix par les Apôtres » (Catéchisme de tous les diocèses de Belgique p.16)

« Cette transmission vivante, accomplie dans l’Esprit Saint, est appelée la Tradition en tant que distincte de la Sainte Ecriture, quoique étroitement liée à elle... » (C.E.C. § 78)

« ...Elle porte la Parole de Dieu, confiée par le Christ Seigneur et par l’Esprit Saint aux apôtres, et la transmet intégralement à leurs successeurs, pour que, illuminés par l’Esprit de vérité, en la prêchant, ils la gardent, l’exposent et la répandent avec fidélité. » (C.E.C. § 81)

De la Tradition, l’Eglise tire des points de certitude pour sa foi. (C.E.C. § 82) « Il en résulte que l’Eglise...ne tire pas de la seule Ecriture Sainte sa certitude sur tous les points de la Révélation. C’est pourquoi l’une et l’autre doivent être reçues et vénérées avec égal sentiment d’amour et de respect. »

Il semble que la distinction tente à disparaître (C.E.C. § 80) « Elles sont reliées et communiquent étroitement entre elles. Car toutes deux jaillissent d’une source divine identique, ne forment pour ainsi dire qu’un tout et tendent à une même fin. », même si on ne place pas le Magistère au-dessus de la Parole (voir C.E.C. § 86)

rem : Le Magistère aurait reçu seul la tâche d’interpréter la Parole de Dieu.(voir C.E.C. § 889)

3. Il n’y a qu’une seule source de Révélation divine : La Parole de Dieu. Malheur à celui qui en rajoute. « Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre ; (Ap 22:18) »

Sur la Tradition : Jésus reproche fermement aux pharisiens d’avoir recours à leurs traditions pour annuler ainsi la Parole de Dieu et son autorité.

« Il leur dit encore : Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition... annulant ainsi la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie. Et vous faites beaucoup d’autres choses semblables. (Marc 7:9,13) »

« Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition. » (Mat 15:6)

Rem Chrysostome (Père de l’Eglise de 345 à 407) « Les choses qu’on invente sous le nom de Tradition apostolique, sans autorité de l’Ecriture, sont frappées du glaive de Dieu. »

« Toi, demeure dans les choses que tu as apprises, et reconnues certaines, sachant de qui tu les as apprises ; dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. » (2 Ti 3:14-15)

Il semble bien que la distinction en Tradition et Ecriture diminue dans le concept catholique après Vatican II, semant ainsi une confusion plus grande qu’auparavant dans les esprits. Les Ecritures ne deviennent qu’un maillon de la Tradition.

Bible à la main, nous réfutons cette ruse. « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. (Col 2:8) » et « Ne vous laissez pas entraîner par des doctrines diverses et étrangères ; (Héb 13:9) »

II. L’ÉGLISE

POSITION CATHOLIQUE

POSITION EVANGÉLIQUE

Le mot « Eglise » signifie « convocation ». Il désigne l’assemblée de ceux que la Parole de Dieu convoque pour former le peuple de Dieu...(C.E.C. § 777)

Dans son essence, l’Eglise est la communauté de tous les croyants de la Nouvelle Alliance que le lien de la foi et l’action régénératrice du Saint-Esprit unissent d’une façon vitale à Jésus-Christ. (Dictionnaire Biblique Emmaüs 1992)

1. Sacerdoce Universel

Le Concile de Trente condamnait, en 1563, comme fausse la thèse de Martin Luther. Le Concile Vatican II, plus nuancé, affirme toujours que le sacerdoce est confié à une élite.(C.E.C. § 1548-1551) Ce ministère n’est transmissible qu’au travers du sacrement de l’Ordre. « Aujourd’hui le mot ordinatio est réservé à l’acte sacramentel qui intègre dans l’ordre des évêques, des presbytres (des prêtres) et des diacres,..., elle confère un don du Saint-Esprit permettant d’exercer un »pouvoir sacré« .. » (C.E.C. § 1538)

1. Sacerdoce Universel

C’est Martin Luther qui parle en 1520, pour la première fois du « sacerdoce universel des croyants ». Cette doctrine se fonde sur des textes du N.T. qui affirment que tous les croyants sont prêtres (ou sacrificateurs) « et Christ a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen ! » (Ap.1:6)

2. Sa Structure

L’Eglise est catholique. Le mot catholique signifie « universel » dans le sens de « selon la totalité » ou « selon l’intégralité ». (C.E.C. § 830)

2. Sa Structure

La seule Église qui existe est celle fondée par Jésus-Christ et qui rassemble tous ceux qui ont été rachetés par le sang de l’Agneau et qui forment le peuple de Dieu. Cette Église ne peut être confondue avec une dénomination.

3. Son organisation

« Le ministère ecclésiastique, institué par Dieu, est exercé dans la diversité des ordres par ceux que déjà depuis l’antiquité on appelle évêques, prêtres, diacres. » (C.E.C. § 1554)

3. Son organisation

Le N.T. abolit toute distinction entre prêtres et laïcs. Chacun est appelé à exercer un ministère (service) dans le Corps de Christ. Christ donne une certaine forme à ces ministères, puisqu’il « a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, » (Ep.4:11) . On retrouve d’autres services mentionnés dans le N.T.

Primauté du Pape

« Cette charge pastorale de Pierre et des autres apôtres, appartient aux fondements de l’Eglise. Elle est continuée par les évêques sous la primauté du Pape. » (C.E.C. § 881)

« En effet, le Pontife romain a sur l’Eglise, en vertu de sa charge de Vicaire du Christ et de Pasteur de toute l’Eglise, un pouvoir plénier, suprême et universel qu’il peut toujours librement exercer. » (C.E.C. § 882)

Tout réside dans l’interprétation du verset de Matth 16:18, pour déterminer si oui ou non Pierre fut installé dans la fonction de Pape.

Il y a trois interprétations possibles. Sur 77 Pères de l’Eglise qui parlent de ce texte, 17 pensent que le roc dont parle Jésus est Pierre, 16 pensent que c’était Jésus lui-même, et 46 pensent que c’était la foi de Pierre qui confessait le Christ. On le voit : l’unanimité ne se fait pas autour de ce passage.

Primauté du Pape

Le terme Pontife romain est tiré du paganisme puisqu’il désignait le grand prêtre païen de Rome.

« Et moi, je te dis que tu es Pierre (pétros), et que sur cette pierre (pétra - gros rocher) je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. » (Matt 16:18)

De plus il est aussi dit : « Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu ; (1 Pi 2:4) », confirmant que nous sommes tous des pierres vivantes et que le seul fondement c’est Christ lui-même : « Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. » (1 Co 3:11)

Ce n’est donc pas une primauté pour Pierre, mais une priorité.

Son infaillibilité

« Il possède, en tant que successeur de Pierre, en sa qualité de chef suprême de l’Eglise, le Magistère suprême infaillible. » (Concile de Vatican 1870) (voir aussi C.E.C. § 85)

Comme « le Christ a voulu conférer à son Eglise une participation à sa propre infaillibilité » (C.E.C. § 889), il semble normal donc que : « de cette infaillibilité, le Pontife romain, chef du collège des évêques, jouit du fait même de sa charge quand, en tant que pasteur et docteur suprême de tous les fidèles, et chargé de confirmer ses frères dans la foi, il proclame, par un acte définitif, un point de doctrine touchant la foi et les moeurs... L’infaillibilité promise à l’Eglise réside aussi dans le corps des évêques quand il exerce son Magistère suprême en union avec le successeur de Pierre. » (C.E.C. § 891)

Son infaillibilité

Il est d’abord impossible de prouver que Pierre a été le premier évêque de Rome (aucune trace de Pierre à Rome dans le N.T. avant 61), et pendant plus de 3 siècles l’évêque de Rome n’aura aucune autorité souveraine (qui ne sera d’ailleurs fixée qu’au XIIe siècle)

A la lumière des Ecritures, ce dogme est inacceptable. « Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. » (Mat 16:23) Aucun passage ne parle de ce trait.

 

 III. LE SALUT

Le salut est le fait de recevoir la grâce divine qui sauve l’homme en effaçant ses fautes et la condamnation qui en est la conséquence. Tous (catholiques et protestants) sont d’accord pour reconnaître que la grâce rédemptrice de Dieu dépend de l’œuvre de Jésus-Christ.

POSITION CATHOLIQUE

POSITION EVANGÉLIQUE

1. Comment recevoir le salut ?

Pour l’Eglise catholique, seuls les sacrements donnés par leur église confèrent ce salut.

« Les sacrements agissent ex opere operato (littéralement : »par le fait même que l’action est accomplie« ), c’est-à-dire en vertu de l’œuvre salvitique du Christ, accomplie une fois pour toutes. Il s’ensuit que »le sacrement n’est pas réalisé par la justice de l’homme qui le donne ou le reçoit, mais par la puissance de Dieu« . Dès lors qu’un sacrement est célébré conformément à l’intention de l’Église, la puissance du Christ et de son Esprit agit en lui et par lui, indépendamment de la sainteté personnelle. » (C.E.C. § 1128) « Il y a dans l’Église sept sacrements : le Baptême, la Confirmation ou Chrismation, l’Eucharistie, la Pénitence, l’Onction des malades, l’Ordre, le Mariage. » (C.E.C. § 1113)

« L’Église affirme que pour les croyants les sacrements de la Nouvelle Alliance sont nécessaires au salut. » (C.E.C. § 1129 - voir 1256, 817, 1427) « Dans les sacrements, l’Église participe déjà à la vie éternelle » (C.E.C. § 1130)

1. Comment recevoir le salut ?

La Bible affirme que nous sommes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi : « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. (Eph 2:8) »

La foi est un acte de confiance personnelle dans les promesses de Dieu « Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ ». (Rm 10:17)

« Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas ». (Héb 11:1)

« Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut », (Rm 10:10)

Le but principal de la Réforme fut de remettre en évidence le salut de l’homme par la foi. Vérité qui fut violemment combattue par la contre-réforme.

A. LE BAPTEME

1. Le baptême confère la nouvelle naissance

« Naissant avec une nature humaine déchue et entachée par le péché originel, les enfants eux aussi ont besoin de la nouvelle naissance dans le Baptême afin d’être libérés du pouvoir des ténèbres.... les parents priveraient dès lors l’enfant de la grâce inestimable de devenir enfant de Dieu s’ils ne lui conféraient le Baptême peu après la naissance. » (C.E.C. § 1250)

A. LE BAPTEME

Jésus ne mentionne que deux rites que nous pourrions appelés sacrements, mais qui nous sont présentés comme des commandements : le baptême « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné ». (Marc 16:16) et la Sainte Cène (la communion ou le Repas du Seigneur), « Ensuite il prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ». (Luc 22:19)

2. Le baptême régénère

« Le Baptême ne purifie pas seulement de tous les péchés, il fait aussi du néophyte »une nouvelle créature« (2 co 5:17), un fils adoptif de Dieu qui est devenu participant de la nature divine (2 Pi 1:4), membre du Christ et cohéritier avec Lui (Rm 8:17), temple du Saint-Esprit. » (C.E.C. § 1265)

« Devenir chrétien est une initiation à plusieurs étapes. Il devra toujours comporter quelques éléments essentiels : l’annonce de la Parole, l’accueil de l’Evangile entraînant une conversion, la profession de foi, le Baptême, l’effusion de l’Esprit-Saint, l’accès à la communion eucharistique. » (C.E.C. § 1229)

2. La nouvelle naissance

La régénération est l’acte divin qui communique au croyant repentant une vie nouvelle et supérieure, en union personnelle avec Christ. Jean la compare à une nouvelle naissance qui nous fait entrer dans le royaume de Dieu « Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu ». (Jn 3:3)

Le Saint-Esprit est l’agent spécial (en oeuvrant avec la Parole) de la nouvelle naissance « je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ». (Jn 3:5), C’est lui qui agit d’une manière personnelle pour produire en l’homme ce changement. L’homme ne peut rien faire dans ce changement intérieur, seul sa repentance et sa foi formeront le terrain où se développera cette action divine. (voir « Aux sources des vérités bibliques » Vida 1981)

3. L’onction du Saint chrême (huile parfumée consacrée par l’évêque). « Elle signifie le don du Saint Esprit au nouveau baptisé. Il est devenu chrétien, c’est-à-dire »oint« de l’Esprit Saint. » (C.E.C. § 1241 - voir 1215, 1238 ils naissent de l’Esprit)

En parlant du texte de Jean 3:3-7, Jésus ne mentionne pas spécialement le baptême dans ce passage. L’eau dont il parle peut aussi symboliser l’œuvre de la Parole qui purifie et qui agit dans le processus de la régénération : « puisque vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu. » (1 Pi 1:23)

4. Le baptême par aspersion

Après avoir reconnu que le terme baptiser signifie « plonger, immerger »et qu’au début ce fut surtout des adultes qu’on baptisa (voir C.E.C. § 1214, 1247), ils s’en détournent vite pour en faire un baptême d’enfants et par aspersion. (voir § 1250)

4. Le baptême biblique

Selon le terme « immerger » le baptême sera toujours administré par immersion. Seuls ceux qui auront cru pourront passer par les eaux du baptême.

« Paul et Silas répondirent : Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille... Il les prit avec lui, à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens ». (Ac 16:31-33)

B. LA CONFIRMATION

« La Confirmation parfait la grâce baptismale ; elle est le sacrement qui donne l’Esprit Saint pour nous enraciner plus profondément dans la filiation divine, nous incorporer plus fermement au Christ, rendre plus solide notre lien avec l’Eglise... » (C.E.C. § 1316)

« Le rite essentiel de la Confirmation est l’onction avec le saint chrême sur le front du baptisé avec l’imposition des mains du ministre et les paroles »Reçois la marque du don du Saint-Esprit« (C.E.C. § 1320)

B. LE DON DU SAINT-ESPRIT

 »Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera.« (Ac 2:38-39)

Seul, Dieu par sa puissance peut nous remplir du Saint-Esprit, avec les signes qui accompagnent cette plénitude : le parler en langues, la prophétie, ... »Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer« . (Ac 2:4)

C. L’EUCHARISTIE

a) le sacrifice

 »Le sacrifice du Christ et le sacrifice de l’Eucharistie sont un unique sacrifice : « C’est une seule et même victime, c’est le même qui offre maintenant par le ministère des prêtres, qui s’est offert Lui-même alors sur la croix. Seule la manière d’offrir diffère » (C.E.C. § 1367)

C. LA SAINTE-CENE

a) le sacrifice

La doctrine du sacrifice de la messe nous parait insoutenable bibliquement. Même s’ils rappellent le sacrifice unique de Jésus, il s’agit bien pour eux d’un sacrifice renouvelé, alors que Jésus s’est offert une fois pour toute. « C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes ». (Hébreux 10:10)

b) pour les morts

« Le sacrifice eucharistique est aussi offert pour les fidèles défunts » (C.E.C. § 1371)

 

c) la transsubstantiation

Dans le très saint sacrement de l’Eucharistie sont « contenus vraiment, réellement et substantiellement le Corps et le Sang conjointement avec l’âme et la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ, et par conséquent, le Christ tout entier... » (C.E.C. § 1374)

C’est par la conversion du pain et du vin au Corps et au Sang du Christ que le Christ devient présent en ce sacrement« (§ 1375)

 »...par la consécration du pain et du vin s’opère le changement de toute la substance du pain en la substance du Corps de Christ notre Seigneur et de toute la substance du vin en la substance de son Sang ; ce changement, l’Eglise catholique l’a justement et exactement appelée transsubstantiation« (§ 1376)

c) la présence de Christ

Les Evangiles contredisent la transsubstantiation.

1. Comment Jésus aurait-il pu dire cela avant d’avoir offert son corps ?

2. Pourquoi dans les autres images le sens figuré est choisi (la porte, le chemin,...) ?

3. Jésus nous assure qu’il sera présent par le nouveau consolateur et non dans l’eucharistie (Jn 16.7)

4. Paul parle du pain (1 Cor 11:26-28), que nous mangeons lors du repas.

Notons que l’idée de transsubstantiation ne fut proclamée qu’au concile de Latran en 1215.

Pour la Réforme (Calvin), ce repas est d’abord un mémorial, mais il est aussi un moment où Jésus est réellement présent par son Esprit dans le pain et le vin. Ce repas a aussi une valeur communautaire.

D. LA PENITENCE

a) pardon de Dieu et de l’Eglise

 »Le péché est avant tout offense à Dieu, rupture de la communion avec Lui. Il porte en même temps atteinte à la communion avec l’Eglise. C’est pourquoi la conversion apporte à la fois le pardon de Dieu et la réconciliation avec l’Eglise« (C.E.C. § 1440)

D. LA PENITENCE

Pour les catholiques, l’assurance du salut est impossible. Le salut dépend des sacrements et des œuvres, en particulier du sacrement de pénitence.

Pour l’assurance du salut : »Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. (1 Jean 5:13)« 

b) Qui pardonne ?

 »Seul Dieu pardonne les péchés« (C.E.C. § 1441) Mais Christ a »cependant confié l’exercice du pouvoir d’absolution au ministère apostolique (d’après 2 Cor 5.18)« (C.E.C. § 1442). Plus loin, le catéchisme précise ce qu’ils pensent en affirmant cela : »En effet, ce sont les évêques et les presbytres, qui ont, en vertu du sacrement de l’Ordre, le pouvoir de pardonner tous les péchés « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (C.E.C. § 1461)

b) Le pardon

« Mais le pardon se trouve auprès de toi, Afin qu’on te craigne. » Ps 130:4

« Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés. » Ac 10:43 « Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : ... » (Matt 9:6) « Qui peut pardonner les péchés, si ce n’est Dieu seul ? » (Mc 2:7)

c) faire pénitence (ou modalité de satisfaction)

Certaines fautes ont comme conséquences que les pénitents doivent faire pénitence publique pour leurs péchés (voir C.E.C. § 1447) « Il doit faire quelque chose de plus pour réparer ses péchés ; il doit »satisfaire« de manière appropriée ou »expier« ses péchés. Cette satisfaction s’appelle aussi »pénitence« . (C.E.C. § 1459)

c) la repentance

Les versions catholiques traduisent par »faire pénitence« le mot grec (métanoïa) qui signifie repentance, changement de pensée et de conduite. Il n’est donc pas question d’une œuvre à faire pour nous disposer à recevoir le salut.

De plus les modalités de satisfactions (la prière, le jeûne et les aumônes) ne sont jamais présentés comme des châtiments.

d) confessionnal

 »L’aveu au prêtre constitue une partie essentielle du sacrement de pénitence « (C.E.C. § 1456) »D’après le commandement de l’Eglise, « tout fidèle parvenu à l’âge de la discrétion doit confesser, au moins une fois par an, les péchés graves dont il a conscience. » (C.E.C. § 1457) (Obligation fixée par le Concile de Latran en 1215). « La confession individuelle et intégrale des péchés graves suivie de l’absolution demeure le seul moyen ordinaire pour la réconciliation avec Dieu et avec l’Eglise. » (C.E.C. § 1497)

d) la confession

Elle est d’abord faite à Dieu : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité ». (1 Jn 1:9) Ou elle se fait communautairement : « Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace. » (Ja 5:16)

Il n’y a pas de trace d’une obligation d’une confession auriculaire.

e) péchés mortels ou péchés véniels

L’Eglise catholique fait une différence entre ces deux types de péchés.

« Le péché véniel constitue un désordre moral réparable par la charité qu’il laisse subsister en nous. » (C.E.C. § 1875)

« Est péché mortel tout péché qui a pour objet une matière grave, et qui est commis en pleine conscience et de propos délibéré. » (C.E.C. § 1857)

e) le salaire du péché

Il n’y a aucune distinction entre les péchés véniels et les péchés mortels, les Ecritures enseignent clairement que tout péché est mortel : « Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. » (Ro 6:23) « Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. » (Ja 2:10)

 

 

 SUR LA MORT

POSITION CATHOLIQUE

POSITION EVANGÉLIQUE

a) les indulgences (datant du Concile de Trente en 1552)

« L’indulgence est partielle ou plénière, selon qu’elle libère partiellement ou totalement de la peine temporelle due pour le péché. Les indulgences peuvent être appliquées aux vivants ou aux défunts. » (C.E.C. § 1471)

a) les indulgences

Même si les Ecritures parlent d’actes de réparation (Joël 2:12-13), la sanctification nous est présentée comme une œuvre de l’Esprit, « et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. » (1 Jn 1:7) -(voir 1 Cor 1.30)

b) le purgatoire (au Concile de Trente 1552)

Il est important de savoir que ce n’est pas une seconde chance de salut après la mort, seuls les chrétiens y sont admis !

« L’Eglise appelle Purgatoire cette purification finale des élus (nécessaire pour obtenir la sainteté pour entrer au ciel - C.E.C. §1030), qui est tout à fait distincte du châtiment des damnés... » (§ 1031)

Cette pratique tire son origine dans un texte deutérocanonique de 2 Maccabée 12.46 « Voilà pourquoi il (Judas Maccabée) fit faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu’ils fussent délivrés de leur péché »

b) le purgatoire

En vérité, les Ecritures s’opposent à toute idée de complément de peine à payer par le croyant après la mort, comme si le sacrifice de Jésus ne suffisait pas pour notre plein salut. « Jésus lui répondit : Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. » (Luc 23:43) Le ciel n’a pas d’antichambre !

Ce texte, tiré des Deutérocanoniques, n’est pas une preuve bien solide pour étayer un dogme si important.

E. L’ONCTION DES MALADES

« Le sacrement de l’Onction des malades a pour but de conférer une grâce spéciale au chrétien qui éprouve les difficultés inhérentes à l’état de maladie grave ou à la vieillesse » (C.E.C. § 1527) ou pour celui qui « est en danger de mort » (§ 1528)

Rem Dans Jc 5:14, Jacques y voit un moyen de guérir, les catholiques y voient un moyen de bien mourir.

E. L’ONCTION DES MALADES

« Ils chassaient beaucoup de démons, et ils oignaient d’huile beaucoup de malades et les guérissaient. » (Marc 6:13) « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’Église, et que les anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur ; » (Ja 5:14)

Les deux seuls textes mentionnant l’onction d’huile, nous parlent seulement d’une onction en vue de la guérison. Dans le texte de Jacques, l’accent est mis sur la prière de la foi qui sauvera le malade et non sur l’huile.

F. L’ORDRE

« Le sacerdoce ministériel diffère essentiellement du sacerdoce commun des fidèles parce qu’il confère un pouvoir sacré pour le service des fidèles » (C.E.C. § 1592)... « sans l’évêque, les presbytres et les diacres, on ne peut parler d’Eglise » (§ 1593)

F. LES MINISTERES

Tertullien (3e siècle) s’interroge : « Tous les laïques ne sont-ils pas prêtres ? »

Les ministères reçus de Christ ne confèrent aucune supériorité à ceux qui les possèdent. Ces ministères ne sont jamais présentés comme formant un sacerdoce ou un ordre. « Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi ; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. Et n’appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. » (Matt23:8-9)

Le cléricalisme n’est pas évangélique.

le célibat(devenu obligatoire au XI ème siècle)

Dans l’Eglise latine, le sacrement de l’Ordre pour le presbytériat n’est conféré normalement qu’à des candidats qui sont prêts à embrasser librement le célibat..." (C.E.C. § 1599)

le Célibat

Plusieurs apôtres étaient mariés (Matth 8.14, 1 Cor 8:5). Il est dit expressément que l’évêque et le diacre peuvent être mariés (1 Tim 3:2 et 12). Et que penser des 50.000 prêtres qui vivent avec une femme à leur côté ?

 

le mariage : n’est pas un sacrement, mais une institution divine

 

 

 IV LA GRACE ET LA JUSTIFICATION

POSITION CATHOLIQUE

POSITION EVANGÉLIQUE

« ..l’homme a besoin du salut de Dieu. Le secours divin lui parvient dans le Christ par la loi qui le dirige et dans la grâce qui le soutient » (C.E.C. § 1949)

La position évangélique a toujours été très fermement ancrée sur les vérités bibliques sur ces deux sujets. La redécouverte de Luther fut le verset mentionnant que « Le juste vivra par la foi. » (Ro 1:17)

1. La Justification

« La grâce du Saint-Esprit a le pouvoir de nous justifier, c’est-à-dire de nous laver de nos péchés et de nous communiquer »la justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ et par le Baptême.« (C.E.C. § 1987)

 »La première œuvre de la grâce de l’Esprit Saint est la conversion qui opère la justification...« (C.E.C. § 1989)

 »La justification nous a été méritée par la passion du Christ.... La justification est accordée par le Baptême, le sacrement de la foi.« (C.E.C. § 1992)

Le Concile de Trente a menacé d’anathème ceux qui prétendent qu’on peut être justifié par la seule foi fiduciaire.

1. La Justification

 »Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ« , (Ro 5:1) Aucun verset ne parle d’une autre source pour recevoir la justice de Dieu : La FOI.

 »Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi,« (Ro 3:20). (voir Gal 2:16).

La foi dont il est question dans ce passage est la foi fiduciaire (confiance dans le Christ) et non la foi théologale, c’est-à-dire l’adhésion aux dogmes révélés et aux sacrements (en particulier au baptême).

Ce n’est donc pas le baptême qui justifie, mais l’Esprit de Dieu.

 »...mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de notre Dieu.« (1 Co 6:11)

2. La Grâce

 »Notre justification vient de la grâce de Dieu. La grâce est la faveur, le secours gratuit que Dieu nous donne pour répondre à son appel : devenir enfant de Dieu, fils adoptifs, participants de la divine nature, de la vie éternelle.« (C.E.C. § 1996)

 »...par le baptême, le chrétien participe à la grâce du Christ« (§ 1997) »Cette grâce sanctifiante ou déifiante, reçue dans le baptême« (§ 1999)

 »On distinguera la grâce habituelle, disposition permanente à vivre et à agir selon l’appel divin, et les grâces actuelles qui désignent les interventions divines soit à l’origine de la conversion soit au cours de l’œuvre de la sanctification.« (§ 2000)

2. La Grâce

Depuis le Concile de Trente, et pour répondre aux réformateurs, l’Eglise Catholique a divisé la grâce en plusieurs catégories (grâce naturelle et surnaturelle, extérieure et intérieure, actuelle et habituelle, opérante et coopérante, suffisante et efficace...).

Toutefois, nous ne trouvons pas toutes ces distinctions dans les Ecritures.

 »Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.« (Eph 2:8-9)

3. Les Mérites

 »La grâce de justification peut être augmentée par de bonnes œuvres« (PTD -Précis de Théologie Dogmatique Mgr Bartman II 129)

 »Le terme « mérite » désigne, en général, la rétribution due par une communauté ou une société pour l’action d’un de ses membres éprouvé comme un bienfait ou un méfait, digne de récompense ou de sanction.« (C.E.C. § 2006)

Et même si l’Eglise rappelle que le mérite est une œuvre de la grâce de Dieu (C.E.C. § 2008), et que »personne ne peut mériter la grâce première, à l’origine de la conversion, ... nous pouvons mériter pour nous-même, comme pour autrui les grâces utiles pour notre sanctification, pour la croissance de la grâce et de la charité, comme pour l’obtention de la vie éternelle « (C.E.C. § 2010)

Pour mériter la vie éternelle, l’homme doit donc faire des œuvres bonnes. Le salut n’est pas vu comme une seule œuvre complète, mais le »tout est accompli« s’arrête à la conversion.

 »La vie éternelle est une récompense qui est fidèlement rendue aux bonnes œuvres de l’homme et à ses mérites, en vertu de la promesse de grâce qui est en Jésus-Christ. (Exposé de Doctrine Catholique VI et VII Bellarmin)

Le Concile de Trente prend soin de jeter solennellement l’anathème contre ceux qui « prétendent que la justice reçue n’est pas conservée et même augmentée devant Dieu par les bonnes œuvres. »

3. Les Mérites

Si l’homme est sauvé par la foi et la grâce de Dieu, quelle est la place des mérites de l’homme dans cette doctrine ? Si la justification est un acte de l’Esprit de Dieu, comment comprendre la théorie qu’il faudrait à l’homme faire des œuvres pour l’améliorer, rendant ainsi cette action provisoire et incomplète ?

Malheureusement, les notions bibliques ont perdu de leur vigueur. La conversion, la nouvelle naissance ont perdu du sel et dans cette optique, il n’est pas étonnant que les catholiques n’ont pas d’assurance de leur salut éternel qui fut la joie et stimulait la foi des premiers chrétiens. Ils vont même jusqu’à traiter d’orgueilleux ceux qui la possèdent.

L’idée païenne du salut par l’homme lui-même s’est introduite et a proliféré dans l’Eglise Catholique.

Et les œuvres ? Dieu en a préparées pour les siens selon (Eph 2:10) « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. »

La Bible répétera toujours que toute œuvre humaine est sans valeur rédemptrice.

 

 

 V LA DEVOTION CATHOLIQUE

POSITION CATHOLIQUE

POSITION EVANGÉLIQUE

1. La Vierge Marie

Voici les dogmes

1. Déclarée Mère de Dieu au sens véritable : « Elle est devenue en toute vérité Mère de Dieu par la conception humaine du Fils de Dieu dans son sein ». (C.E.C. § 466), « L’Eglise confesse que Marie est vraiment Mère de Dieu (Theotokos) ». (C.E.C. § 495) Concile d’Ephèse en 431.

1. La Vierge Marie

Pratiquement, pour les Catholiques, Marie est placée au-dessus de son Fils, même s’ils se défendent de l’adorer au profit d’une vénération. Depuis la venue du pape actuel, on assiste à un regain de la mariologie. L’emblème du pape : « Marie au pied de la croix ».

1. Marie est la mère de Jésus-homme, mais nul part, dans l’Ecriture, elle est placée au niveau de Mère de Dieu. Elle-même se soumet à son Fils en disant : « Sa mère dit aux serviteurs : Faites ce qu’il vous dira. » (Jn 2:5)

2. Marie resta vierge après son enfantement. (« la virginité réelle et perpétuelle de Marie » - C.E.C. § 499, l’Aeiparthenos)

2. La naissance de Jésus est surnaturelle (Luc 1:28-2:14). Mais Marie fut une femme (Gal 4:4) comme les autres. Elle eut d’autres enfants. Jésus est appelé « le premier né », et Joseph « ne la connut point jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils. » (Mat 1:25)

3. Marie fut préservée du péché originel. « Au long des siècles l’Eglise a pris conscience que Marie »comblée de grâce« par Dieu avait été rachetée dès sa conception. C’est ce que confesse le dogme de l’Immaculée Conception proclamé en 1854 par le Pape Pie IX »( C.E.C. § 491)

3. Dans son cantique Marie ne fait pas allusion à l’Immaculée conception, au contraire elle parle de Dieu comme de son Sauveur, ce qui serait un non-sens si elle est sans péché.

4. Marie fut exempte durant toute sa vie de tout péché personnel : « Par la grâce de Dieu, Marie est restée pure de tout péché personnel tout au long de sa vie ». ( C.E.C. § 493)

4-5. Même les docteurs catholiques admettent que les bases bibliques pour de tels dogmes sont pratiquement inexistantes.

5. Marie « fut élevée corps et âme à la gloire du ciel et exaltée comme la Reine du l’univers » (C.E.C. § 966) (L’Assomption fut proclamée par Pie XII en 1950)

 

6. Marie « a coopéré au salut des hommes » (C.E.C. § 511 - voir aussi § 969)

6. Le salut ne se trouve qu’en Jésus. Personne ne peut y ajouter quelque chose. « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4:12)

7. Le culte de Marie (voir C.E.C. § 971). Aujourd’hui, une grande place est donnée à Marie. Ce qui fait dire : « Nous serons exaucés plus promptement en invoquant le saint nom de Marie qu’en invoquant celui de Jésus-Christ.. »

« C’est pourquoi la bienheureuse Vierge est invoquée dans l’Eglise sous les titres d’avocate, d’auxiliaire, de secourable, de médiatrice ». (C.E.C. § 969) (L’Avé Maria est devenu prière rituelle qu’au XI° siècle)

7. Nous ne trouvons aucune allusion à une médiation de Marie dans le Nouveau Testament. Jésus lui-même a prévu ce culte (Luc 11:27-28), pour le condamner. Il refuse même de répondre un jour à sa mère (Mat 12:46-50)

2. Le Culte des Saints et des Anges

L’Eglise a pris l’habitude de canoniser certains « saints » (voir C.E.C. § 828). Ils sont donnés comme « modèle et intercesseurs ». « C’est par leurs mérites que les fidèles obtiennent les bienfaits de Dieu ». (C.E.C. § 1173) Ils occupent, en fait, une position intermédiaire entre l’homme et Dieu. Ils ont leurs autels, et on les invoque.

Ils prétendent que les saints peuvent mieux comprendre les hommes et ainsi prier en conséquence.

2. Le culte des Saints et des anges

Mgr Bartman (PTD II 221) reconnaît « qu’on ne peut guère citer d’attestation directe de l’Ecriture concernant le culte des Saints »

Cette vénération est contraire à l’Ecriture qui condamne l’adoration à un ange : « Et je tombai à ses pieds pour l’adorer ; mais il me dit : Garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu. » (Ap 19:10), ou à un homme (qu’il soit apôtre ..) « Lorsque Pierre entra, Corneille, qui était allé au-devant de lui, tomba à ses pieds et se prosterna. Mais Pierre le releva, en disant : Lève-toi ; moi aussi, je suis un homme. (Ac 10:25-26)

Il n’y a qu’un seul médiateur (1 Tim 2.5) qui peut comprendre parfaitement ceux qui sont éprouvés (Héb 4:5)

3. Les Reliques

L’Eglise a encouragé la vénération de »parties du corps des saints« ou même des objets leur ayant appartenu. Ces objets auraient des vertus surhumaines : guérison, protection ... (Le Catholicisme.. J. Blocher p. 153)

Ces »formes variées de piété,... telles que la vénération des reliques, les visites aux sanctuaires, les pèlerinages, les processions, le chemin de Croix, les danses religieuses, le rosaire, les médailles, etc...« (C.E.C. § 1674)

3 Les Reliques

Mgr Bartman (PTD II 224) écrit : »L’Ecriture ne peut être alléguée pour démontrer le culte des reliques, car nous ne rencontrons nulle part dans les Ecritures un culte de reliques.« il ajoute : »qu’il se soit introduit des abus dans ce culte, il est à peine besoin de le mentionner.

Jésus reproche aux Juifs de vénérer les ossements des prophètes sans obéir à leur enseignement. (Mat 23.29)

4. Les Images

En mentionnant d’abord que « l’injonction divine comportait l’interdiction de toute représentation de Dieu par la main de l’homme » (C.E.C. § 2129), l’Eglise voit déjà des exceptions dans l’AT (serpent d’airain, Arche de l’alliance et chérubins - C.E.C. § 2130), le Concile de Nicée (en 787) a justifié le culte des icônes : celles du Christ, mais aussi celles de la Mère de Dieu, des anges et de tous les saints.« (§ 2131 voir aussi de 1159 à 1162)

4. Les Images

Pendant trois siècles, l’église reste résolument opposée aux images de Jésus et de Dieu (voir les catacombes).

Après le IV ° siècle, les païens introduisent des images dans les églises. Le Concile de Constantinople déclare en 754 hérétique et idolâtre le culte des images. Décision qui sera contredite quelques années plus tard.

Que ce soit le serpent d’airain (qui sera d’ailleurs détruit par Ezéchias car il était devenu un objet d’adoration) que ce soit le veau d’or, le deuxième commandement interdit les images (Ce commandement a disparu dans la liste catholique, étrange ?)

5. Les Sacramentaux

On nomme les »sacramentaux« certaines actions cultuelles. Elles produisent leur effet non en vertu d’une ordonnance divine (ex opere operato), mais par un pieux usage (ex opere operantis). »On divise ordinairement les sacramentaux en bénédictions, et en conjuration ou exorcisme.« (PTD II 269)

l’eau bénite

 »Ils comportent toujours une prière, souvent accompagnée d’un signe déterminé comme l’imposition des mains, le signe de la Croix ou l’aspersion d’eau bénite (qui rappelle le baptême) (C.E.C. § 1668)

("Le signe de la Croix nous fortifie dans les tentations et dans les difficultés - C.E.C. § 2157)

5. Les Sacramentaux

l’eau bénite

L’Evangile n’autorise ni directement, ni indirectement cette pratique superstitieuse.

 VI CONCLUSION

Nous n’avons pas pu citer toutes les références où le point de vue catholique est proche de la bible. Le travail aurait été trop long. Nous avons seulement relevé certains points de divergence, non dans un esprit de parti pris, mais dans le souci d’éclairer ceux qui douteraient du bien-fondé de la position évangélique.

Et même si nous avons pu entrevoir un retour à la bible dans certaines de leurs positions, les catholiques ont malheureusement affermi leur position traditionnelle avec plus de vigueur.

A. LECLERCQ

 NOTES

Remarques sur l’Oecuménisme

1. Il semble que la « communion avec les Eglises orthodoxes soit si profonde, qu’il lui manque bien peu pour qu’elle atteigne la plénitude autorisant une célébration commune de l’eucharistie du Seigneur. » (C.E.C.§ 838) Pour les protestants, la communion est imparfaite . « Seuls ceux qui naissent aujourd’hui dans des communautés issues de telles ruptures, et qui vivent la foi au Christ, ne peuvent être accusés de péché de division, et l’Eglise catholique les entoure de respect fraternel et de charité (§ 818) ». Tout en reconnaissant que la faute a pu être d’un côté comme de l’autre (§ 817), ce qui est déjà un pas, ils ne reçoivent donc pas ceux qui en étant catholiques se convertissent et passent à une autre confession (ils sont en état de péché).

2. Leur vision de l’œcuménisme reste toujours obscure. Ils ne sont toujours pas prêts à entrer dans le Conseil Oecuménique des Eglises. Ils affirment : « C’est par la seule Eglise catholique que peut s’obtenir toute la plénitude des moyens de salut » (§ 816)

 

 

15/08/2009

L'assomption : mensonge et hérésie

L’assomption... Un grand jour de fête pour les idolâtres qui vont pouvoir aller promener leur statue de « reine du ciel ».  Cette fête n’est pas une fête chrétienne, c’est une hérésie et une superstition de l’église catholique romaine qui a inclus une forme arrangée du culte idolâtre d’Astarté, la reine du ciel de la mythologie phénicienne qui n’est rien d’autre que l’épouse de Baal !

 

assomption

 

 

Ne savez vous pas que les injustes n'hériteront pas le royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas: ni les débauchés, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les dépravés, ni les homosexuels, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les insulteurs, ni les accapareurs n'hériteront le royaume de Dieu.” (1Corinthiens 6:9,10)

 

(Texte inspiré de « éclairage évangélique »)

Assomption vient du latin assumere qui signifie « prendre ou enlever ». La vierge Marie selon la doctrine catholique aurait été élevée miraculeusement au ciel après sa mort (dogme défini par Pie XII en 1950 !); jour où les catholiques célèbre la fête le 15 Août.

La croyance en l'Assomption de Marie ne repose sur aucune base scripturaire ni sur aucun texte des premiers temps de l'Église. Au IVe siècle, Épiphane de Salamine souligne que nul ne sait ce qu'il est advenu de Marie à la fin de sa vie. La tradition à ce sujet n'est pas attestée avant le Ve siècle. En Occident, Grégoire de Tours est le premier à en faire mention, à la fin du VIe siècle. Il s'appuie apparemment sur un corpus de textes apocryphes, appelés collectivement le Transitus Mariæ, généralement rattaché au Ve siècle et qui provient peut-être d'Égypte. Faussement attribué à Méliton de Sardes, il est explicitement condamné par Gélase Ier en 495-496, avec d'autres écrits apocryphes. Selon cette tradition, Marie rencontre sur le mont des Oliviers un ange qui lui remet une palme de l'arbre de Vie et lui annonce sa mort prochaine. Marie rentre chez elle et fait part de la nouvelle à son entourage. Miraculeusement, les apôtres reviennent des différents endroits où ils sont partis prêcher, afin de l'entourer. Jésus apparaît entouré d'anges pour recevoir l'âme de sa mère, qu'il confie à l'archange Michel. Les apôtres enterrent le corps au pied du mont des Oliviers. Quelques jours plus tard, Jésus apparaît de nouveau et emporte le corps au Paradis, où l'âme et le corps de Marie sont réunis. 

En Orient, Jean Damascène rapporte la tradition de l'Église de Jérusalem à ce sujet: selon lui, Juvénale, évêque de Jérusalem, se voit demander lors du concile de Chalcédoine le corps de Marie par le couple impérial, Marcien et Pulchérie. Juvénale répond que Marie est morte entourée de tous les apôtres, sauf Thomas, qui est en retard. À son arrivée, quelques jours plus tard, Thomas demande à voir la tombe, mais celle-ci s'avère vide ; les apôtres en déduisent alors qu'elle a été emportée au ciel.

Une autre tradition rapporte que l'Assomption a lieu à Éphèse, dans la maison connue aujourd'hui comme la « Maison de la Vierge Marie », accompagnée de l'apôtre Jean, à qui le Christ, sur la croix, avait confié Marie. La première allusion attestée ne date que de la fin du IXe siècle, dans un manuscrit syriaque qui rapporte que Marie suit Jean à Éphèse et qu'elle y meurt. Les seules autres sources pré-modernes sont trois auteurs syriaques des XIIe et XIIIe siècles.

Donc, pas moins de 3 traditions différentes !?!?

 

Actuellement, dans la pratique des dévotions catholiques, une place immense est faite à la vierge Marie. Il semble que la proportion des prières offertes soit bien d'un Pater pour dix Ave (comme l'indiquent  les grains du chapelet). Les titres que Marie porte dans les litanies sans fin sont caractéristiques: “Sainte Mère de Dieu…,Etoile du matin, Porte du ciel, Salut des infirmes, Refuge des pécheurs, Secours des chrétiens, Reine des anges…”. Voici une citation scandaleuse de Liguori (évêque, 1696-1787):

 

Nous serons exaucés plus promptement en invoquant le Saint Nom de Marie qu'en invoquant celui de Jésus Christ parce que Jésus est un juge auquel il appartient de punir, tandis que Marie est une Patronne pleine de miséricorde…” et encore “Marie est la vraie médiatrice entre Dieu et l'homme…”, “La vrai voie du salut n'est ouverte à personne si ce n'est par Marie, la Porte du ciel…”, “Marie est plus clémente que Jésus-Christ, plus familière avec les pécheurs…”

 

Ces citations, toutes les “litanies”, l'Office de la Vierge et toute la littérature mariale extra Biblique montrent la place extraordinaire supérieur à Jésus Christ que la Vierge (Astarté) prend dans la piété catholique. Nous le voyons aussi par les fêtes nombreuses en son honneur; les plus solennelles sont:

 

1. L'Immaculée conception de Marie (8 décembre). Il s'agit d'une hérésie définie comme dogme et article de foi le 8 décembre 1854 par le menteur PIE IX.

 

2. La Nativité (8 septembre): “Dès sa naissance, elle fut la plus sainte de toutes les créatures et destinée à être la Mère du Sauveur.” Encore une hérésie.

 

3. L'Annonciation (base biblique: Luc 1.26). Annonce par Gabriel de la naissance de Jésus. Mais l'obligation de faire une fête est une loi d'hérétique des adorateurs d'Astarté.

 

4. La Purification (base biblique: Luc 2.21-24). Elle n'en avait pas besoin si elle était née sans péché ! Encore une illusion d'une descendante d'Adam qui n'aurait pas besoin d'un Sauveur = Hérésie supplémentaire.

 

5. L'Assomption (15 Août): “Le corps de la vierge Marie fut élevé au ciel avec son âme.” C'est encore un mensonge, une hérésie de l'imaginaire.

 

En réalité, la Vierge est au centre de la dévotion d'un nombre croissant de fidèles. L'Assomption repose sur un texte apocryphe du IVème - Vème siecle. Cette fête mensongère est célébrée le 15 Août depuis le 17ème siecle. La procession de ce jour est dite “du voeu de Louis XIII”. Là aussi les 12 vrais premiers apôtres de Jésus sont bafoués dans la seule vérité des évangiles. Les évangiles ne font aucune allusion de la mort et de la résurrection de Marie, etc…

 

L'Immaculée Conception fut longtemps très discutée. Thomas d'Aquin n'y croit pas bien sur, alors que Scot y croit. Les Franciscains, puis les jésuites sont les avocats de Marie. Le Concile de Trente laisse la question ouverte. Petit à petit, la fausse doctrine des immaculistes gagnent du terrain: puis ils triomphent en 1854. Et voilà l'hérésie supplémentaire agrée dans le monde.

 

Le Vatican a envoyé le Pape Benoît XVI en terre d'Islam pour célébrer à Ephèse mercredi le 29 novembre 2006, devant la soit disante petite maison de pierre où aurait vécu et serait morte la mère de Jésus-Christ (selon une des traditions). Le Pape a rappelé que: “ Marie était également aimée et vénérée par les musulmans.”

Alors que les musulmans ne croient même pas à la crucifixion de Jésus et Sa résurrection, comment veulent-ils croire à la résurrection d'une immaculé conception ?…décidément le Catholicisme est un parfait mensonge de porté politique mondiale!

 

Pour en arriver là, l'Eglise Catholique nous paraît avoir dévié, de l'antique Eglise apostolique, par un progressif et lent abandon de la simplicité primitive.

 

Le coup le plus dur porté à l'Eglise fut l'entrée massive des païens et leurs coutumes, après l'Edit de Milan, au IVème siecle. Le grand péché de l'Eglise Catholique, c'est d'avoir voulu prendre la place de Jésus Christ, en prétendant être son corps; c'est d'avoir mis indûment l'accent sur les pratiques extérieures et d'avoir oublié l'Esprit de l'Evangile. C'est ainsi que se développe un christianisme de façade, qui n'est pas un hommage au véritable, mais une trahison qui n'est plus que de la comédie et sorcellerie. On porte le masque de la joie, mais sur un visage ravagé par les soucis. Le christianisme catholique oecuménique est devenu de la sorte une “religion” installée, mais qui n'est plus qu'un ensemble de formes, de paroles et d'habitudes. Il n'est plus différent des autres religions, telles le bouddhisme ou l'Islam.

 

Nous protestants, nous croyons que le christianisme évangélique doit revenir à cette sobriété, à cette pureté des origines par le Saint Esprit, l'onction qui révèle le Fils de Dieu.

 

23/06/2009

Marie ? Censure catholique... suite

Etant à chaque fois censuré lors d'intervention sur des blogs catholiques, je dois en venir à la conclusion que mes questions dérangent les dirigeants de cette communauté... J'ouvre la porte à un débat sur Marie et on me claque la porte sur les doigts.

C'est pourquoi via ce modeste billet, j'aimerais demander à tout catholique de bonne volonté de considérer la présente requête :

Si le culte rendu à Marie est agréé par Dieu, si son statut de médiatrice et de reine du ciel est bien réel, alors il doit y avoir des passages bibliques qui y font référence. Il est inconcevable que l'Esprit qui a conduit à la rédaction et la compilation de la Bible soit le même qui se contredise en admettant un culte idolâtrant une créature (ou un culte des morts) tel que celui de Marie.

Mais peut-être que je lis mal et que ces passages m'ont échappés...si c'est le cas, chers amis catholiques, je vous demande gentillement de me présenter ces passages bibliques qui corroborent vos convictions.

Après tant d'années à attendre une réponse, j'avoue que je suis conforté dans mes convictions... mais restons ouverts.

21/05/2009

Censure catholique

Chers lecteurs,

Pour ceux qui aurait suivi un débat mené sur un autre blog catholique, je désirais juste préciser que j'ai une nouvelle fois été censuré. Je tenais à le préciser car je ne voudrais pas que vous pensiez que je renonçais à débattre.  Je subis la censure des catholiques à chaque fois qu'ils doivent présenter une argumentation biblique et ils terminent le débat à leur manière sans octroyer de droit de réponse.

Prions pour eux car j'ai beaucoup de peine à assister au suicide de l'église catholique à cause de leurs leaders qui persistent à se rattacher à des superstitions grotesques et infondées qui discréditent et divisent l'église de Jésus.

 

Je constate que mon message a été finalement publié sous la pression de cette publication (il a été publié bien apres la publication de commentaires ultérieurs)...mais excepté des vomissements de mensonges et des éructations de haine, je n'ai eu aucune réponse à mes questions...

On ne m'y reprendra plus, je ne participerai plus à des débats avec commentaires modérés.

Quant aux commentaires sur ce blog, merci de patienter encore un peu et n'utiliser que la boite à mail à cet effet, car étant à l'étranger, il ne m'est pas toujours possible d'intervenir. Je préfere aucun débat qu'un débat truqué.

14/05/2009

Le catholicisme et "les fables"

Sur le blog du prêtre Walter Covens figurait une lettre d'un jeune homme adressée au chef de l'église catholique.  Dans cette lettre, il s'appuyait sur des versets de 2Timothée 4 pour le conforter dans ses actions.

Certes, le leader catholique a eu récemment des propos très pertinent, mais il n'empêche que la communauté qu'il représente reste appuyée sur de vieilles superstitions dont elle ne sait pas se défaire.  Ce détournement est clairement mentionné dans cette épître à Timothée et j'ai voulu l'exprimer à notre frère Walter.

Hélas, ce qui devait arriver arriva, le débat a été abrégé avant même de commencer.  Et comme la dernière fois, Walter a mis fin au débat en me censurant.

 

Voici, ci-dessous, l'échange que nous avons eu, et j'invite donc encore une fois nos frères catholiques à proposer des réponses corroborées par des versets bibliques.

 

Stéphane dit :

"ils se donneront des maîtres en quantité et détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables"

Ce jeune homme catholique qui s'adresse au pape ne voit-il pas dans ce verset les accords politico-religieux du début du catholicisme ainsi que ses déviances ?

Pour séduire les autres cultes, le catholicisme a introduit des fables et s'est éloigné de la sainte doctrine :

Culte de la reine du ciel => Culte de Marie

Mithaïsme => naissance le 25 décembre

etc...

Ensuite les leaders du Vatican ont introduit plein de doctrines non bibliques...Comme le jeune homme se réfère à Timothée, voyons la sainte doctrine au sujet du célibat des prêtres en 1Ti3:1-16 !

 

Cela dit, pour en revenir au principal de l'article, Mr Ratzinger a tout mon respect concernant ses dernières déclarations ultra-médiatisées.

Je continue à espérer qu'un jour, chaque église puisse se défaire de ses doctrines particulières et s'unir autour du point commun qui est notre Seigneur Jésus Christ.

 

Fraternellement

 

Walter dit :

Ce jeune homme ne voit rien de ce que vous voyez, pour la simple raison qu'il n'y a rien à voir. Ce que moi, je vois, c'est que "tous les âges diront la Vierge Marie bienheureuse" (cf. Lc 1, 48 - honi soit qui mal y pense !).

 

L'Église catholique de rite latin n'ordonne prêtres que des hommes célibataires pour la raison qu'il y a une convenance entre la vie et le ministère des prêtres et le célibat. Le célibat des prêtres est fondé sur l'imitation du Christ, sur la fonction du prêtre représentant du Christ tête de la communauté et sur la disponibilité du prêtre au service de l'Église. - Saint Paul estime qu'il est bon d'être célibataire, comme il l'est lui-même, parce qu'ainsi on est davantage libre de "s'occuper des affaires du Seigneur" (1 Co 7,1,7, 8, 32-34). L'engagement pour toute la vie est le signe d'une consécration totale au Christ. Le célibat sacerdotal a ainsi une motivation évangélique et apostolique. Le prêtre choisit de vivre le célibat à l'exemple de Jésus et par son célibat il acquiert une paternité spirituelle.

 

Quant à la naissance de Jésus le 25 décembre, c'est une pure convenance, mais une convenance significative, et l'Eglise catholique n'a jamais prétendu que c'était une vérité historique.

 

Stéphane dit :

Mon cher Walter,

Vous m'invitez à lire 1co 7:1 en espérant que je ne lise pas le verset suivant : "toutefois (...) que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari." ! Pourquoi éviter ce verset tout comme ceux de 1ti3:1-16 que vous ne daignez même pas lire ? Seul le verset 8 parle de célibat mais c'est parce que Paul est conscient que certains hommes ne trouveront pas de femmes, il les rassure par le verset 8.

Mais en tout cas, aucun de ces versets ne justifie l'INTERDICTION de se marier !!! L'église catholique a donc décrété une interdiction totalement en opposition avec la Bible.

 

Quant à la bienheureuse Marie, malgré tout mon respect, j'ignore pourquoi le fait qu'elle ait eu le bonheur d'enfanter le christ fait d'elle la reine du ciel et une médiatrice à laquelle on adresse des prières et devant la statue de laquelle on s'agenouille !?

 

Pouvez-vous me donner la justification biblique ?

 

25/12, une convenance ? Vous ne voudriez quand même pas me faire croire que c'est un pur hasard ?

 

Loyauté envers Dieu...loyauté envers une institution... mon choix est fait. Et vous ?

 

Fraternellement

 

Walter dit :

Ce que j'espère ce n'est pas du tout ce que vous pensez. C'est que vous vous aperceviez que vos "réflexions" n'ont rien à voir avec les propos de Charles, ni d'ailleurs avec la Bible telle qu'elle a été vécue par le Corps du Christ depuis bientôt 2000 ans et dont je professe la foi depuis mon baptême en toute loyauté.

 

Stéphane dit :

Cher Walter,

Donc en résumé, vous professez la vrai foi et moi, je me trompe,...eh bien alors corrigez-moi et donnez-moi les références dont j'ai besoin pour m'apercevoir de mes erreurs ! Il est regrettable que les serviteurs de l'église catholique n'ont jamais pu (ou voulu) répondre à ces questions, me laissant ainsi dans mes 'erreurs'...

Quels versets confirment l'interdiction de mariage des prêtres ?

Quels versets confirment Marie médiatrice et reine du ciel ?

 

Avec de simples réponses, je pourrai constater que votre communauté ne s'est pas "tournée vers les fables" !

 

Walter, ne détournez pas "l'oreille de la vérité" : dans les pays où les gens savent lire, l'église catholique ne subsiste que par habitude et les églises se basant sur la Bible montent en flèche ! Tirez-en des conclusions, la loyauté envers Dieu est à ce prix !

 

Redonnez à votre église les moyens de se rediriger. Nous avons 80% de points communs, ne voudriez-vous pas que tous les chrétiens puissent s'unir ? Etes-vous tellement convaincu de ces 20% de divergences au point d'admettre la division de l'église ?

 

Fraternellement

 

PS:Je suis content d'apprendre que vous avez été baptisé à un âge de raison...à moins que vous ne professiez votre foi en couche culotte ?

 

Walter dit :

Je disais donc que vos propos n'ont plus rien à voir avec le contenu de l'article que vous êtes censé commenter, cher Stéphane. Mais vous êtes tellement obnubilé par vos a priori que vous ne vous apercevez même pas de cela. Au contraire, vous faites feu de tout bois pour tirer à boulets rouges sur tout ce qui s'appelle catholique... et vous appelez ça "dialogue" ?

 

Pour apprendre ce que c'est qu'un dialogue constructif, prenez exemple sur Benoît XVI et l'accueil bienveillant, voire chaleureux dont il a bénéficié de la part des autorités jordaniennes, qui n'ont jamais eu l'outrecuidance de l'appeler "Mr Ratzinger", comme vous le faites pour inaugurer vos "réflexions" en vous targuant, ironie suprême, de "tout" votre "respect".

 

Stéphane dit :

Cher Walter,

Je vous pose des questions et vous vous sentez agressé ? Je suis prêt à admettre mes erreurs si vous me donnez les versets que je vous demande et vous contestez mon ouverture au dialogue ?  J'appelle un homme par son nom et vous prenez ça pour un manque de respect et une ironie suprême ?

 

Après que vous m'aurez démontré que le culte de "Marie médiatrice reine du ciel" n'est pas une fable et que l'interdiction du mariage des prêtre n'est pas un "détournement de l'oreille de la vérité", je pourrai commencer à admettre que vous n'êtes pas concerné par les versets qu'évoque Charles, mais vous réunissez toutes vos forces pour faire semblant de ne pas voir mes questions.  Même quand nous sommes clairement au coeur du débat (nous avions discuté sur le post "touche pas à ma mère"), vous ne répondez pas non plus (vous m'aviez même censuré). Que dois-je faire pour avoir une réponse ? Avez-vous seulement une réponse ou avalez-vous sans réfléchir ce que l'on vous a enseigné ?

 

Quelle tristesse de vous voir vous débattre pour sauver l'honneur d'une institution persistant à scier la branche sur laquelle elle est assise...

 

PS:En 2006, nous avons mené une campagne d'évangélisation au coeur de Bruxelles avec le soutien du cardinal Daneels. Merci de bien vouloir considérer cela avant de m'accuser à tort de "tirer à boulets rouges sur tout ce qui s'appelle catholique".

 

http://www.topchretien.com/topinfo/?/11223/impact-de-leva...

 

Walter dit :

Sacré Stéphane !

Vous appelez l'évêque de Rome "Mr Ratzinger", et vous prétendez que c'est du respect ... mais l'évêque de Malines-Bruxelles, lui, vous l'appelez "cardinal" ! Faudrait-il donc que Benoît XVI vous envoie une invitation personnelle pour venir évangéliser le Vatican et donner un cours de bible à la Curie romaine pour qu'il ait une chance d'être appelé par vous au moins cardinal, lui aussi ?

 

Je vous rappelle qu'en son temps, je vous avais déjà exclu des commentaires sur mon blog pour manque de respect. Lorsque vous m'avez voulu gratifier à nouveau de vos "réflexions" il y a quelques jours, je me suis dit: donnons-lui encore une chance ...

 

Mais vu que vous n'arrivez même pas à voir la différence entre le respect avec lequel des musulmans ont reçu notre Saint-Père le Pape Benoît XVI et votre dédaigneux "Mr Ratzinger", comment voulez-vous que je prenne votre manière de lire la Bible au sérieux ?

 

Vous vous déclarez ouvert au dialogue ? Prenez donc la peine de lire le Catéchisme de l'Eglise Catholique, et vous apprendrez, par exemple, ce que je vous ai déjà dit, mais dont vous ne tenez aucun compte dans vos ultimatums : à savoir que la Bible, vous ne l'auriez jamais seulement lue, s'il n'y avait pas eu la Tradition vivante de l'Eglise pour la transmettre de génération en génération jusqu'à vous aujourd'hui.

 

"Ce Catéchisme a pour but de présenter un exposé organique et synthétique des contenus essentiels et fondamentaux de la doctrine catholique tant sur la foi que sur la morale, à la lumière du Concile Vatican II et de l’ensemble de la Tradition de l’Église. Ses sources principales sont l’Écriture Sainte, les saints Pères, la liturgie et le Magistère de l’Église... Il sera aussi d’utile lecture pour tous les autres fidèles chrétiens."

 

http://www.vatican.va/archive/FRA0013/_INDEX.HTM

 

Lorsque vous aurez fait cet effort, je reste à votre disposition pour répondre aux questions bienveillantes que le Saint Esprit ne manquera pas de vous inspirer. Sinon, il n'y a plus que la prière et le jeûne.

 

 

Stéphane dit :

Sacré Walter...

Vous me dites de rester dans le sujet, mais vous persistez à en sortir pour faire mon procès... Nous essayons de voir si l’église catholique n’est pas une institution qui s’est éloigné de la Bible pour se tourner vers des fables (verset cité par Charles) et vous persistez à ne pas vous référer à la Bible pour répondre à mon argumentation...

C’est bien d’avoir transmis la Bible, mais si c’est pour la contredire...

 

Vous voulez donner des titres honorifiques au «pape» à la place de son vrai nom, mais primo, vous ne voyez que ce que vous voulez voir car si vous aviez lu convenablement, je l’ai aussi appelé «pape» malgré que ce soit contraire à mes convictions et à la Bible (Mt 23 :9), secundo, le terme «saint-Père» est un titre réservé à Dieu (Jn17 :11) et vous publiez la lettre de Charles qu'il introduit par ce sacrilège, et tertio, puisque le «pape» est supposé être successeur de Pierre, qu’il soit humble comme lui (actes 10 :26).

Note : Si j’ai précisé le rang de Mr Daneels, c’est pour éviter les confusions vu le nombre de Daneels en Belgique. Quand j’appelle quelqu’un «Monsieur», cela n’enlève aucunement le respect que je pourrais avoir pour lui. Le respect s’impose de lui-même, on ne l’impose pas par des titres ou par des ronds de jambe. Godfried Daneels a tout mon respect pour sa loyauté envers Dieu qui surpasse celle de sa communauté.

 

Je ne compte pas lire le catéchisme car la foi a été donnée aux saints une fois pour toutes (Jude 1 :3), il n’y a aucune écriture ultérieure qui puisse justifier une contradiction de la Bible. Or le catéchisme est rempli de références ultérieures (Lumen Gentium, discours de papes,...)

Si vous ne savez pas me donner des références bibliques, je n’insiste pas, nous en saurons plus au jour de notre mort. Dieu nous tirera les oreilles pour notre manque d’unité.

 

Je vous souhaite bonne continuation avec toute mon affection en Jésus-Christ.

 

Walter dit :

Titre : "Merci, Très Saint-Père !"
Si Charles venait à lire ces tirades, il serait le premier étonné d'en avoir été, bien involontairement, à l'origine, lui qui écrit :

"Je voulais, Très Saint-Père, vous remercier pour votre courage."

Quand les adolescents et les musulmans donnent l'exemple ... à ceux qui se disent chrétiens, et qui prétendent en plus sermonner les autres.

 

Stéphane dit : (Message que Walter a censuré sur son blog)

Walter,
Vous parlez comme un politicien, pas comme un chrétien qui respecte Dieu. 
A chaque commentaire vous avez préféré me juger et me rabaisser plutôt que de vous référer à la Bible pour construire le débat. Il
semble que ce soit le titre que vous êtes si fier d'exposer qui vous a rendu condescendant; en cela, vous ne suivez ni l'ordre de Jésus, ni l'exemple des apôtres.

Vous savez ce que faisait Pierre quand on lui faisait des courbettes ? Il disait "relève toi, moi aussi je suis un homme"(actes 10:26)...mais vous persistez à ne rien entendre...
Le soit-disant successeur de Pierre ferait bien de suivre son exemple; qu'il dise "arrêtez vos courbettes et arrêtez de m'appelez
Saint-Père, je ne suis qu'un homme !".  Mais c'est difficile d'être humble quand le pouvoir monte à la tête...

 

Si j'avais un esprit de division, je vous dirais de continuer car avec une telle attitude, vos fidèles arriveront tôt ou tard chez nous, mais je souhaite vraiment l'unité des chrétiens et que votre église puisse se réformer. Hélas c'est impossible avec des gens qui discréditent la Bible.

 

Je vous plains...

 

(Les réponses à ce débat seront publiées dans ce post)

20/03/2009

Brésil : Avortement et excommunication

Source : CPDH

Le Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine exprime sa profonde compassion à l'égard de l'enfant de neuf ans, martyre de la pédophilie de son beau-père, qui a dû avorter de jumeaux.

 

Si le principe du respect de la vie reste intangible - aucune situation ne peut justifier la mort d'un être humain - il s'agit dans ce cas du choix d'une vie contre une autre vie.

 

Une enfant de neuf ans n'est pas faite pour mener une grossesse gémellaire à terme. La vie de l'enfant en danger, sa mère a choisi de la faire avorter.

 

Tout en regrettant ce drame qui a fait 3 victimes (sans oublier la sœur de la fillette elle aussi abusée), le CPDH, à l'instar de nombreux catholiques défendant la vie et conscients de l'extrême difficulté de ce cas, estime qu'il était préférable de sauver une vie plutôt que de risquer la mort de trois êtres.

Rappel : L'histoire de cet avortement a défrayé la chronique car l'église catholique a condamné l'avortement de la fillette et avait excommunié sa mère ! 

http://www.france24.com/fr/20090307-bresil-fillette-avort...

20/10/2008

Catholiques et protestants rêvent de diffuser la Bible en 6.000 langues

vatican-mapCITE DU VATICAN, 14 oct 2008 (AFP) - Catholiques et protestants rêvent de diffuser la Bible en 6.000 langues

(Source Lacroix)

 

L'Eglise catholique et les sociétés bibliques protestantes ont signé mardi au Vatican un accord de coopération pour intensifier la traduction et la diffusion de la Bible avec l'objectif, dans l'idéal, de rendre leur livre sacré accessible dans les 6.000 langues de la planète.

 

"La Bible a déjà été traduite en 2.454 langues, dont intégralement en 438", restent donc encore quelques milliers de langues "qui attendent d'être confrontées aux Saintes Ecritures", a déclaré l'évêque catholique Vincenzo Paglia au cours d'une conférence de presse.

 

L'accord a été signé entre la Fédération biblique catholique et les Sociétés bibliques unies (United Bible societies), association protestante qui regroupe 145 sociétés bibliques nationales.

 

Les années passées, les sociétés bibliques catholiques et protestantes se sont déjà mises d'accord sur 130 traductions "oecuméniques" (communes, ndlr), a précisé le pasteur Archibald Miller Milloy. Mais, a reconnu le cardinal Walter Kasper, la tâche n'est pas toujours facile car "l'interprétation de la Bible reste un sujet de divisions entre nous".

 

En 2006, les sociétés bibliques ont distribué 26 millions d'exemplaires de la Bible. Le nombre des chrétiens, toutes confessions confondues, est évalué à environ deux milliards.

 

Un synode (assemblée consultative) d'évêques catholiques du monde entier est actuellement réuni au Vatican pour améliorer la stratégie de diffusion du message biblique, considéré comme "la parole de Dieu", par l'Eglise catholique.

 

Pour les chrétiens, le récit biblique n'est pas "une mythologie", a déclaré le pape Benoît XVI mardi matin devant le synode.

 

Selon le journal du Vatican, L'Osservatore Romano, le pape a affirmé : "une approche historico-critique de la Bible aide à comprendre que le texte sacré n'est pas une mythologie, mais une histoire réelle". Cependant, seule une démarche de foi permet d'écarter le risque d'appréhender la Bible comme un texte du passé, a-t-il ajouté.

 

 

Note personnelle : Ici encore nous constatons que ce qui nous unit c'est la Bible. Si catholiques et protestants peuvent se concentrer sur elle, les divisions tomberont rapidement.

20/09/2008

Evangéliques et catholiques persévèrent dans le dialogue

Evangéliques et catholiques persévèrent dans le dialogue

Source : TopInfo

 

regardDepuis dix ans, un groupe comprenant diverses personnalités catholiques et protestantes évangéliques, se réunit régulièrement pour développer un échange sur leurs convictions religieuses respectives, et parvenir ainsi à «dépasser les caricatures mutuelles». En 2006, ces conversations entre catholiques et chrétiens évangéliques ont débouché sur la publication d’un premier document de grande qualité, intitulé «Regard sur le Protestantisme évangélique en France».

 

Il y a deux ans, dans la conclusion du livret, les membres du groupe entrevoyaient «de nouvelles perspectives qui invitent à de nouvelles relations reposant sur des efforts de connaissance réciproque». C’est donc sans surprise que le groupe se réunira à nouveau ce jeudi 25 septembre à Montreuil, dans le cadre d’une conférence débat sur le thème «Evangéliques et catholiques en France : conflit ou dialogue ?».

 

La conférence sera animée par Gérard Daucourt - Evêque de Nanterre -, et Henri Blocher - Professeur émérite à la Faculté libre de théologie évangélique de Vaux sur Seine -.

 

Paul OHLOTT

 

Renseignements : direction.udc@cef.fr

Jeudi 25 septembre 2008 Salle Pauline Kergomard 34 rue Robespierre - 93100 Montreuil Métro : Robespierre (ligne 9)

Une réception, à 18h30, sera suivie à 20h30 d’une conférence débat publique

montreuil

 

12/06/2008

1ère communion...

Dimanche dernier, de bons amis de confession catholique fêtaient la première communion de leur fils.  C’était l’occasion pour moi d’assister à une célébration dans une église catholique après de longues années.

Cela s’est déroulé dans l’église St Maurice de Sclayn.

SCLAYN_M

DSC01216

 

Sclayn est une terre seigneuriale du comté de Namur sous l’Ancien Régime, sa remarquable église Saint-Maurice, en bordure de la Nationale 90, fut jadis collégiale, siège d’un chapitre fondé en 1106 par l’empereur Henri IV, qui subsista jusqu’en 1797.
Cet édifice roman (de style ionique en façade) possède de nombreuses et belles pierres tombales en marbre noir du XIVème siècle et, dans le chœur, de belles stalles sculptées, de tradition Renaissance. En face, le très beau presbytère en moellons de calcaire est une construction médiévale.

eglisestmaurice

 

Le message et les chants sont très agréables, j’étais également content qu’il n’y ait eu aucune prière à la vierge, mais hélas, ce que je déplore toujours ce sont ces allusions directes visant à mettre en avant le catholicisme, le « pape » et les prêtres. 

COMMU1

COMMU2

 

Je salue au passage mes frères catholiques et prie afin que cette église puisse se rapprocher de Dieu et de sa volonté. 

19/05/2008

La richesse et le "denier de Saint Pierre"...

La richesse et le "denier de Saint Pierre"...

 

cardinalLe cardinal Rodriguez Maradiaga, prêtre du Honduras, a été cité récemment (sur un blog dénigrant les évangéliques) pour sa position contre les assemblées non catholiques et principalement les évangéliques.  Si le Honduras est officiellement à 60% catholique, il y aurait en fait 400 prêtres pour déjà 2000 pasteurs évangéliques dans ce pays. Il critique la richesse de ces églises...

 

Ici, je ne cherche pas à contester le choix de rester dans une église austère à idolâtrie mariale, car en Christ, quelque soit nos erreurs, nous sommes un. Ce que je déplore c'est l'argument de l'argent qui est une accusation gratuite et surtout malvenue venant de la richissime église catholique. En effet, concernant l'église évangélique, le cardinal parle de théologie de la richesse. La paille et la poutre, vous connaissez ?...

Bien sûr, je comprends la crainte du cardinal qui s'aigrit en voyant ses fidèles quitter massivement l'église catholique pour une église qui suit l'évangile. Les offrandes ne parviendront hélas plus au Vatican.

 

J'ai fréquenté fidèlement deux églises : la première était une église protestante évangélique, la seconde une assemblée de Dieu (pentecôtiste). J'ai également visité de nombreuses communautés évangéliques, baptistes, adventistes et je dois dire que je ne perçois pas une grande différence : l'accent est mis sur l'évangile dans une ambiance de joie avec de nombreux moments de prières et de louanges. La prédication y tient la majeure partie du temps.

Tout cela pour dire que dans chacune de ces églises, les comptes sont vérifiés et tout y est détaillé (plus ou moins selon l'église) : entrées, sorties, motifs, etc... En principe le synode fédéral (pour la Belgique) est sensé veiller à la transparence dans ce domaine. Les dépenses se divisent en 3 grands groupes : fonctionnement de l'église, évangélisation, aide humanitaire.

Pour l'église catholique, il y a une catégorie en plus : le denier de Saint Pierre. Il s'agit d'une aide à la papauté qui rapporte chaque année des dizaines de millions de dollars au Vatican.  Quelques renseignements sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Denier_de_Saint-Pierre

 

"Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu." (Matthieu 19:24 LSG) Et ceci est valable pour toute communauté.

On peut déplorer qu'un pasteur évangélique à plein temps touche un salaire tout comme les prêtres, c'est vrai... Mais alors que dire des 2600 employés du Vatican, mr le Cardinal ?

 

Chers amis, veillez à fréquenter une église reconnues car en effet, lorsqu'une église n'est soumise à aucun organisme, toutes les dérives sont possibles. De plus, pour les rares églises qui ne l'affichent pas, n'hésitez jamais à demander le détails des comptes de l'église que vous fréquentez, le pasteur sera ravi de vous voir vous intéresser à la gestion de la communauté.  Amis catholiques, vous aussi, tenez à l'oeil l'utilité des dépenses de votre église...

 

 

05/05/2008

Le célibat du Clergé

Le célibat du Clergé 

 

gregoire7Le célibat biblique est réservé pour ceux qui ont une incapacité dès leur naissance, les eunuques qui ont été rendus incapables par des hommes et ceux qui le sont à cause du Royaume des cieux (Matth 19:12). Mais, le Pape Grégoire VII au 11e siècle rendit le célibat obligatoire à tout le clergé au point où les prêtres « brulent » de désir.

 

En effet, un prêtre avait une concubine dans sa paroisse. Se trouvant dans l’impossibilité de la faire entrer secrètement dans sa chambre, il résolut de fabriquer une caisse et y mettait cette sœur depuis son bureau pour la faire transporter par les chrétiens ignorants le contenu de cette caisse hermétiquement fermée. Chaque 20h du bureau à la chambre. Chaque 5h00 de la chambre au bureau.

 

Un jour, ils oublièrent et y arrivèrent à 8h au lieu de 5h00 ; lors du transport, d’un faux pas, la caisse tomba lourdement et une voix féminine se fit entendre de cette caisse. En l’ouvrant,c’est la sœur qui s’occupait du culte matinal qui était là. Les chrétiens découragés ont fui l’église et en témoignent partout.

 

Pourtant l’apôtre Paul nous demande de nous marier pour éviter la débauche (1Cor 7:2-5) ; même les apôtres de Jésus se mariaient (1Cor 9:5).

 

Donc il n'y a plus de raison de torturer le peuple par de faux enseignements.   

29/04/2008

Protestantisme

Protestantisme : histoire d'une doctrine spirituelle née à la Renaissance 

Article écrit par ludovic (topchrétien)

protestant

 

Le protestantisme prend racine en Europe lors de la Réforme lors de la période de la Renaissance au seizième siècle, notamment sous l'impulsion directe de dissidents catholique comme Martin Luther puis, plus tard, de Jean Calvin... Le terme de protestantisme lui-même fera son apparition pour la toute première fois en 1529, lorsque les seigneurs favorables à cette nouvelle doctrine, inspirés par Luther, protesteront contre les décisions prises notamment par la seconde diète impériale à Spire... Au début, les protestants français seront tous appelés « luthériens », pour ensuite être appelés non sans dérision « huguenots », et plus tard « religionnaires »... L'évènement symbolique fondateur du protestantisme est la réaction en 1517, par le moine Martin Luther (1483-1546) de « 95 thèses » contre la « vertu des indulgences ». Selon lui, les indulgences (vendues par l'Eglise pour payer la basilique Saint Pierre) donnent aux fidèles une fausse assurance quant à leur salut. Le salut, Luther en est convaincu après un cheminement douloureux, provient uniquement de la pure grâce de Dieu.

 

 

La naissance, par rupture avec le catholicisme, du protestantisme date cependant de 1520 avec la bulle Exsurge Domine promulguée le 15 juin : Luther est excommunié par le Pape après avoir soutenu que celui-ci et le concile pouvaient se tromper, et donc que le chrétien ne devait se soumettre qu'à l'autorité de la Bible. Le protestantisme est donc né d'une double mise en question. Classiquement, ses manuels de théologie affirment qu'il procède de deux principes : un principe formel, « l'autorité souveraine de l'Ecriture » ; un principe matériel, « La justification par la foi ».

 

L'ensemble des grandes caractéristiques religieuses protestantes découle de ces deux principes.

 

Ils informent aussi bien les refus (notamment le refus des médiations sacrales telles que le culte de la vierge et des saint, et des médiations ecclésiales comme le sacrifice de la messe) que les affirmations (le sacerdoce est universel, bien commun des laïcs et des clercs, qui ne diffèrent les uns des autres que par la fonction et non par l'essence). Ce sont ces refus et ces affirmations qui engendrent de la diversité. Au vingtième siècle, les défis entraînés par la laïcisation et la sécularisation progressives de l'univers occidental favorisent l'idée d'un dialogue et d'un rapprochement entre Eglises qui déborderaient les frontières du protestantisme. Des autorités religieuses prennent des initiatives en ce sens. Elles se heurtent à un refus poli du Vatican en 1914, mais rencontrent une certaine ouverture du côté des orthodoxes en 1913 et en 1919... Celle-ci est cependant limitée par le changement de régime en Russie, qui oblige les orthodoxes de ce pays à cesser les contacts amorcés. En fait le protestantisme oppose tout de suite une pluralité d'Eglises face au catholicisme. 

 

 

D'abord, ces Eglises prendront la plupart du temps un caractère national, avec par exemple la création en France des Eglises réformées en 1559. Ensuite, elles n'auront pas forcément le même mode d'organisation ni les mêmes références théologiques, symbolisées par des « confessions de foi ». Une partie de l'Allemagne et l'ensemble de la Scandinavie deviennent luthériens. Mais le luthérianisme n'est qu'une des branches du protestantisme. Ainsi, très vite, sous son influence szinglienne (de Huldrych Swingli...) et surtout calviniste (de Jean Calvin...), la Réforme protestante progresse, notamment en Suisse, en France, aux Pays Bas... Pour ceux que l'histoire du protestantisme intéresse, il existe un intéressant Musée Virtuel du Protestantisme, qui fournira au grand public toutes les informations nécessaires...

http://www.museeprotestant.org/

 

 

19/02/2008

Persécution anti-chrétienne en Algérie

Persécution anti-chrétienne en Algérie

par Yves Daoudal

jeudi 14 février 2008 (journalchretien.net)

 

0-4098S’appuyant sur les textes de loi adoptés en 2006 qui punissent le « prosélytisme » chrétien de prison et de fortes amendes et interdisent de « célébrer un rite dans un lieu non reconnu par le gouvernement », le tribunal d’Oran a condamné le prêtre catholique Pierre Wallez à deux ans de prison dont un avec sursis pour avoir simplement rendu visite à des chrétiens camerounais et prié avec eux.

 

 

Ce fait, après bien d’autres, illustre la réalité de l’intolérance antichrétienne qui règne en Algérie, allant des mesures persécutrices de l’Etat au terrorisme des islamistes.

 

On attend du recteur Dalil Boubakeur de la Mosquée de Paris sous contrôle algérien et président du Conseil Français du Culte Musulman qu’il exprime sa profonde désapprobation.

 

Mais la vérité, c’est que les libertés qu’il exige là où il ne domine pas encore, l’islam les refuse partout où il règne.

 

On vérifie également que l’indépendance de l’Algérie n’a finalement eu pour effet que de la remettre sous la férule théocratique de la charia islamique.

 

On attend avec intérêt les réactions de M. Nicolas Sarkozy, grand défenseur des libertés mais aussi laudateur à Riyad de la brillante civilisation islamique.

 

Communiqué de Bernard Antony, président de Chrétienté-Solidarité et du Pays Libre

30/11/2007

Conversion : ex-prêtre catholique

benignoTransformé par le Christ : Témoignage d'un ancien Prêtre Catholique 

 

Benigno Zuniga ancien prêtre d'Amérique du Sud

 

 

Quoique j'aie été prêtre pendant de nombreuses années, j'ai passé plus de cinquante ans dans les ténèbres spirituelles, car ma connaissance de Jésus-Christ était bien limitée et bien déformée. En fait, le véritable Christ de la Bible restait caché à mes yeux, occulté par de multiples couches d'enseignements religieux compliqués.

Je croyais qu’en dehors du catholicisme de l'Eglise de Rome, personne ne pouvait être sauvé, et que le Pape, représentant du Christ sur la terre, était infaillible. Je lui étais tellement attaché que j'aurais donné ma vie pour le défendre.

 

L'enseignement de la religion catholique

 

A l'âge de seize ans, après avoir reçu toute mon éducation chez les pères Jésuites, j'ai décidé de devenir moine. J'ai fait mes études au Pérou, en Ecuador, en Espagne et en Belgique, et j'ai été ordonné prêtre.

Pendant bien des années, j'ai enseigné dans des écoles catholiques, puis dans un séminaire ; ensuite j'ai servi en tant que Vice-Chancelier dans le tribunal ecclésiastique de mon diocèse. J'ai été aumônier dans l'armée, et prêtre dans deux des paroisses les plus importantes de mon pays.

Comme prêtre de paroisse, je me faisais fort de combattre les protestants. Je les considérais comme des hérétiques et j'enseignais à mes fidèles que tous les protestants étaient dépourvus de sens moral. Puisque certains d'entre eux faisaient constamment référence à l'autorité de la Bible, j'ai décidé d'écrire un livre en me servant des Ecritures pour dénoncer cette erreur-là.

 

L'enseignement de Dieu

 

J'ai soigneusement étudié la Bible, chapitre après chapitre, pendant trois ans. J'ai alors été terriblement ébranlé en découvrant que c'était moi qui étais dans l'erreur. Incapable de réfuter ces hérétiques, j'étais moi-même réfuté par ma propre Bible catholique. J'ai vu combien mes croyances catholiques m'avaient éloigné de ma Bible. Souvent, j'étais ému aux larmes de voir que j'avais si docilement adhéré à des pensées humaines au lieu de m'attacher à l'enseignement de Dieu.

Cette lecture de la Bible chapitre par chapitre a également eu pour effet d'aviver progressivement ma conscience. J'ai vu combien j'étais loin de Dieu. En tant que prêtre, je projetais une image de sainteté, mais en réalité je donnais prise à toutes sortes de péchés, et ma vie n'avait rien de céleste. Mes soutanes noires étaient bien à l'image des ténèbres de mon cœur. Rien ne me procurait cette paix à laquelle j'aspirais tant : ni les sacrements, ni les prières aux saints, ni la pénitence, ni l'eau bénite, ni la confession de mes péchés à un confesseur humain.

 

Transformé par le Christ

 

Prêtre plus que cinquantenaire, un jour j'ai enfin livré mon cœur à Dieu. Je me suis agenouillé devant Christ ; bien qu'invisible, Il est enfin devenu quelqu'un de vivant et de vrai pour moi. Conscient d'être moins que rien, le cœur brisé, je me suis repenti de L'avoir offensé par ma vie de péché. En esprit, j'ai vu la croix où Son Sang précieux a coulé pour me délivrer du châtiment que je méritais. A la suite de cette prière, le Christ a transformé ma vie. Il m'a appelé hors du tombeau de mes ténèbres

Spirituelles ; Il m'a conduit dans une expérience vivante, et m'a donné de Le connaître personnellement, tel qu'Il est.

Le secret de l'authenticité spirituelle est de rencontrer le Christ au travers d'une foi sincère et fervente. Là où le Christ règne sans partage dans un cœur, toutes les autres bénédictions spirituelles sont assurées par surcroît.

 

31/10/2007

David Douillet :témoignage

DouilletPetit témoignage de David Douillet 

 

David Douillet, sacré le plus grand judoka de tous les temps, quatre fois Champion du Monde, nous donne un petit témoignage de sa foi.

 

... On lui demande : "Durant les années galères, il a fallu avoir la foi."

Il répond :

"Littéralement. Je suis devenu très croyant. J'étais à la recherche d'une voie. Catholique non pratiquant par tradition, je suis devenu protestant. La foi, c'est simple : il suffit de croire. Je Lui parle. Je ne demande jamais la victoire, mais de m'aider à donner le meilleur de moi même, à ne pas être blessé. Pendant ces trois années de galère, je Lui ai beaucoup parlé. Je ne comprenais pas ces blessures à répétition. Je me disais qu'il y avait peut-être là un message à recevoir."

01/10/2007

Question pour nos frères catholiques.

Question pour nos frères catholiques.

 

Suivant 1Timothée 3, considérez-vous toujours le célibat des prêtres comme biblique ?

(Pour rappel, la première épître de Paul à Timothée est une épître pastorale, les chapitres 2 et 3 donnent des instructions sur le culte public et sur la moralité et la conduite des officiers de l'Église) On dit: «Celui qui aspire à être un dirigeant dans l'Eglise désire une belle tâche.» Cette parole est certaine. Il faut toutefois que le dirigeant soit un homme irréprochable: mari fidèle à sa femme, maître de lui-même, réfléchi et vivant de façon convenable. Qu'il soit hospitalier et capable d'enseigner. Il ne doit pas être buveur ni querelleur, mais au contraire aimable et pacifique. Que l'amour de l'argent n'ait sur lui aucune prise. Qu'il dirige bien sa famille et maintienne ses enfants dans l'obéissance, en toute dignité. Car, comment un homme qui ne dirige pas bien sa famille, serait-il qualifié pour prendre soin de l'Eglise de Dieu? Que ce ne soit pas un converti de fraîche date, de peur qu'il ne se laisse aveugler par l'orgueil et ne tombe sous la même condamnation que le diable. Enfin, il doit aussi jouir d'une bonne réputation parmi ceux qui ne font pas partie de la famille de Dieu afin de ne pas s'exposer au mépris public et de ne pas tomber dans les pièges du diable. Il en va de même des diacres*. Ils doivent inspirer le respect: qu'ils soient des hommes de parole, sans penchant pour la boisson ni pour le gain malhonnête. Ils doivent garder avec une bonne conscience la vérité révélée de la foi. Il faut qu'eux aussi soient d'abord mis à l'épreuve. Ensuite, si on n'a rien à leur reprocher, ils accompliront leur service. Il en va de même pour les femmes : elles doivent inspirer le respect: qu'elles ne soient pas médisantes; qu'elles soient maîtresses d'elles-mêmes et dignes de confiance dans tous les domaines. Que les diacres soient des maris fidèles; qu'ils assument bien leurs responsabilités à l'égard de leurs enfants et de leur famille. Car ceux qui remplissent bien leur ministère acquièrent une situation respectée et une grande assurance dans la foi en Jésus-Christ. (1 Timothée 3:1-16) * Le mot grec diakonos a donné par francisation le mot diacre qui signifie serviteur

26/07/2007

A VENDRE : Eglise Catholique

Les églises évangéliques ont le vent en poupe... Le réveil des chrétiens a pour effet que les églises catholiques se vident... Certaines sont si vides qu’il faut les vendre...

NB : Quand je dis « évangélique », je rappelle que le terme « évangélique » est un concept générique, qui peut s’appliquer tant à des Églises issues de la Réforme qu’aux Églises charismatiques plus récentes et aussi à des individus.  Ainsi, des Luthériens, des Réformés, des Anglicans et toute personne voulant vivre selon les prescrits néo-testamentaires, peuvent s’affirmer « protestants évangéliques ».

 

L'Église catholique vend ses églises 

 

st matthiasÀ vendre: église catholique. Prix demandé: 500 000 $. Pour information, communiquer avec le diocèse de Montréal.

 

Les églises catholiques ne sont pas toutes à vendre dans la grande région de Montréal, mais plusieurs sont à l'agonie. Depuis dix ans, le diocèse s'est départi d'une trentaine d'églises. C'est plus de 10 % du patrimoine qui a été ainsi cédé à des organismes religieux ou à des groupes communautaires.

 

Les églises ont été vendues à des prix variant de 300 000 $ à plus de 1 M$.

 

C'est le cas de l'église Sainte-Madeleine-Sophie-Barat, qui a été acquise par une communauté catholique libanaise. L¹église Saint-François-Solano, dans le quartier Rosemont, vient d'être vendue 500 000 $.

 

«Le nombre de prêtres est en décroissance, il y a moins de fidèles et moins de paroissiens», constate Louis-Philippe Desrosiers, qui a la responsabilité de vendre les églises aux acheteurs intéressés.

 

Facilitateur

 

Monsieur Desrosiers se décrit comme un «facilitateur». «Il y a un certain nombre de gens (groupes religieux et groupes communautaires) qui cherchent des églises, et moi, je fais en sorte de les en informer», dit-il.

 

Le diocèse de Montréal couvre l'île de Montréal, Laval et jusqu'à Saint-Sulpice, près de Repentigny.

 

Louis-Philippe Desrosiers reconnaît que le diocèse, où il a été économe jusqu'en octobre 2006, «ne peut pas conserver» toutes ses églises.

 

«Mais si une église ferme, c'est d'abord la décision des paroissiens, pas de l'évêque», ajoute-t-il. Il estime que le diocèse obtient généralement le prix demandé.

 

«On a 80 % de l'évaluation (du bâtiment et du terrain). On a des bâtiments en bonne condition, qui sont bien entretenus», dit-il. Les acheteurs «religieux» sont, entre autres, l'Église baptiste et l'Église adventiste.

 

«Nous avons beaucoup de communautés ethniques qui veulent acheter des églises. Nous ne vendons pas à des sectes», dit-il. Resto-Pop Le diocèse a également vendu de ses églises à des groupes communautaires.

 

Par exemple, l'église Saint-Mathias est maintenant utilisée par le Resto-Pop.

 

L'église Christophe-Colomb a maintenant une vocation multiple (familles monoparentales, personnes âgées).

 

Mais il y a aussi une église, celle de Saint-Jean-de-la-Croix, angle Saint-Zotique et Saint-Laurent, qui a été transformée en condominiums.

 

Le produit de la vente des églises va au Fonds d'entraide de l'archevêché de Montréal.

 

Yvon Laprade

Journal de Montréal 

16/03/2007

Apocryphe : les livres des Maccabées

Apocryphe :les livres des Maccabées

 

Les livres des Maccabées : textes apocryphes (non inspiré de Dieu) inclus au canon catholique.

Une petite étude qui permettra d’introduire un prochain sujet.

 

Jadis on a regardé comme canoniques tantôt un, tantôt deux ou trois. Ou même quatre livres des Maccabées. Le quatrième est perdu. Les trois autres sont de mérites très divers, et d'auteurs bien différents. Les deux premiers sont inclues dans la Bible Catholique.

 

Le premier est une histoire des persécutions souffertes par les Juifs, de l'an 175 avant Jésus-Christ à l'an 135. Cette histoire a été écrite après l'événement en hébreu, par un Juif connaissant très bien son pays, et très mal les nations étrangères. Il a quelque valeur historique.

 

Le second raconte les mêmes événements et, de plus, la profanation du temple par Séleucus Philopator. C'est, du moins en grande partie, l'ouvrage d'un auteur inconnu, sûrement postérieur à Jésus-Christ. Cet écrivain trahit une extrême ignorance de l'histoire. Il contredit le premier livre des Maccabées ; il contredit également des lettres officielles, peut-être authentiques, placées en tête de son ouvrage, mais probablement par main étrangère. Il a beaucoup moins de valeur historique que le premier livre.

 

Ces livres abondent tous deux en inexactitudes et en contradictions, aussi bien que les autres apocryphes. On fait régner Darius sur la Grèce (1 Macc. 1. 1, texte grec), ce qui est contraire à l'histoire, Alexandre partage de son vivant son royaume à généraux (1 Macc. 1. 6), ce qui est aussi contraire à l'histoire. On prétend à tort qu'Antiochus fut fait prisonnier par les Romains (Macc. 8. 7 - 8). Il y a un ramassis d'assertions fausses (1 Macc. 8. 1- 16). D'autres portions sont tout à fait fausses (1 Macc. 10. 1 ; 12. 7). Enfin, ces livres se contredisent entre eux, comme on peut le voir en comparant divers passages (1 Macc. 6. 17. avec 2 10. 11 ; 1 Macc. 7, avec 2 Macc. 14. 15 ; 1 Macc. 6..8-3, avec 2 Macc.10. 11 ; 1 Macc. 7, avec 2 Macc. 14. 15 ; 1 Macc. 6. 8-13, avec 2 Macc. 1. 13 et suivants)., Ils font mourir le même roi de trois manières différentes (1 Macc. 6. 16 ; 2 Macc. 1. 16 ; 9. 28). Le suicide est loué (2 Macc. 14. 37-46), en opposition à la Parole de Dieu, qui dit : " Tu ne tueras point ". (Exode 20. 13)

1er livre des Maccabées : http://www.biblia-cerf.com/BJ/1m.html

2ème livre des Maccabées : http://www.biblia-cerf.com/BJ/2m.html

 

 

Le troisième rapporte des événements antérieurs aux précédents, à savoir, l'entreprise de Ptolémée Philator contre le temple de Jérusalem et contre les Juifs d’Alexandrie. L’auteur ne peut être qu'un Juif égyptien au style mystique et emphatique. Ce livre, plus fabuleux qu'historique n’a été connu qu’assez tard de l'Église grecque, et n’a jamais été reçu par l’Eglise latine.

 

Le quatrième racontait les exploits de Jean Hyrcan, 135-107 ans avant Jésus-Christ.

 

Si l'on voulait placer ces quatre livres selon l’ordre chronologique des événements, ils se suivraient ainsi : 1) le troisième livre ; 2) le second livre ; 3) le premier livre, et enfin, 4) le quatrième livre ; mais il n'existe entre eux aucune liaison ni aucune suite.

 

Les fausses doctrines et les contradictions contenues dans les apocryphes prouvent à l'évidence que ces livres ne peuvent être le langage de l'Esprit de vérité, de sagesse et de sainteté : savoir, la Parole même de Dieu !

08/02/2007

l'Eglise de Rome et " sa tradition humaine "

Il faut considérer comme une falsification grave tout ajout aux Ecritures !

 

Voici un tableau récapitulatif des doctrines et dogmes anti-Scripturaires majeurs imposés par l'Eglise de Rome et "sa tradition humaine "

 

Prières pour les morts.

300 après J.C.

• Signe de la croix.

300 après J.C.

• Vénération des anges et des saints décédés.

375 après J.C.

Utilisation d'images pour le culte.

375 après J.C.

La messe comme célébration quotidienne

394 après J.C.

Premiers symptômes de l'exaltation de Marie. Première apparition du terme " Mère de Dieu " au Concile d'Ephèse.

431 après J.C.

Rites de l'Extrême Onction.

526 après J.C.

Doctrine du Purgatoire, sorte de sas avant le Paradis dont Jésus-Christ serait le geôlier!!!

593 après J.C.

• Prières adressées à Marie et aux saints décédés.

600 après J.C.

• Adoration de la Croix (instrument de torture donc), des images, icônes et des reliques.

786 après J.C.

• Canonisation des saints décédés.

995 après J.C.

• Célibat des prêtres (pour empêcher la dispersion des biens par héritage).

1079 après J.C.

Introduction du Rosaire copié sur des rites Musulmans et Tibétains.

1090 après J.C.

Invention des indulgences, sources de profit supplémentaires.

1190 après J.C.

Le pape Innocent III établit le principe de la transsubstantiation.

1215 après J.C.

• Confession auriculaire des péchés auprès d'un prêtre.

1215 après J.C.

Adoration de l'hostie.

1220 après J.C.

• Coupe de vin retranchée et interdite au public au moment de la communion.

1414 après J.C.

Le dogme de l'existence d'un Purgatoire est proclamé.

1439 après J.C.

Confirmation de la doctrine des 7 sacrements.

1439 après J.C.

L'autorité de la " tradition " des hommes est considérée comme étant égale à celle des Ecritures au Concile de trente.

1545 après J.C.

Les livres " Deutérocanoniques " ou dits " apocryphes " sont ajoutés aux 66 Livres Bibliques originaux.

1546 après J.C.

Dogme de l'" Immaculée Conception " à propos de Marie.

1854 après J.C.

Le Concile du Vatican proclame que le pape comme est infaillible en matière de foi et de morale.

1870 après J.C.

• Assomption du corps physique de la " Vierge Marie " dans les cieux peu de temps après sa mort.

1950 après J.C.

Marie proclamée " Mère de l'Eglise ".

1965 après J.C.