11/10/2007

Big Bang ?

Big BangBig Bang ?

 

Ayant eu l’occasion de discuter du big bang avec un athée, je me permets de rappeler à ceux qui l’ignore encore que cette théorie est de moins en moins fiable.  Les scientifiques se contredisent...

D'ailleurs, la théorie du Big Bang doit son nom à l'un de ses plus farouches opposants, Fred Hoyle, qui a utilisé ce terme pour la ridiculiser lors d'une émission télévisée en 1950. L'image, caricaturale (car le Big Bang n'est pas une explosion mais une expansion ), a tellement marqué les esprits qu'elle perdure de nos jours.

 

 

« Science et vie » d’avril 2006  y consacrait un article fort bien fait et faisait référence à la « Lettre ouverte à la communauté scientifique »... Rappel :

 

Signée par 34 scientifiques et Ingénieurs, cette « Lettre ouverte à la communauté scientifique » a été publiée le 22 mai 2004 dans le magazine britannique New Scientist.  Nous l'avons traduite pour  donner une idée des arguments qu'avancent ceux qui  s'opposent à la théorie du big  bang. Depuis sa mise en ligne  sur Internet (www.cosmologystatement.org), 185 scientifiques sont venus ajouter leur nom à la liste. 

 

Le big bang repose aujourd'hui sur un nombre croissant  d'entités hypothétiques, des choses qui n'ont jamais été  observées, dont l'inflation, la matière sombre et l'énergie sombre sont les exemples les plus frappants. Sans elles, il y aurait une contradiction directe entre les observations des astronomes et les prédictions faites par la théorie du big bang. Ce recours continuel a de nouveaux objets hypothétiques pour combler le fossé entre théorie et observation ne serait accepté dans aucun autre champ de la physique. II soulèverait, pour le moins, de sérieuses questions sur la validité de la théorie sous jacente. 

Mais la théorie du big bang ne peut survivre sans ces éléments rapportés. Sans ce champ hypothétique qu'est l'inflation, le big bang ne prédit pas un rayonnement de fond cosmologique homogène et isotrope tel qu'il est observé, parce qu'il n'y aurait aucune raison pour que des parties de l'Univers, qui sont  aujourd'hui éloignées de plusieurs degrés dans le ciel, soient à la même température et donc émettent la même  quantité de rayonnement micro-onde. Sans une certaine matière sombre, différente de tout ce que nous avons observé sur Terre malgré vingt ans d'expériences, la théorie du big bang fait des prédictions  contradictoires sur la densité de matière dans l'Univers.  L'inflation nécessite une densité 20 fois plus grande que celle qu'implique la nucléosynthèse, soit l'explication  théorique de l'origine des éléments légers dans le cadre du big bang. Et sans énergie sombre, la théorie prédit que l'Univers n'a que 8 milliards d'années, ce qui est plusieurs milliards d'années plus jeune que beaucoup d'étoiles de notre galaxie.

Qui plus est, la théorie du big bang ne peut se vanter d'aucune prédiction quantitative qui aurait été ensuite validée par l'observation. Les succès revendiqués par les défenseurs de la théorie sont dus à sa capacité à s'adapter rétrospectivement aux observations, via un ajout continuel de paramètres ajustables, tout comme la cosmologie géocentrique de Ptolémée nécessitait des couches successives d'épicycles. Pourtant, le big bang n'est pas le seul canevas disponible pour comprendre l'histoire de l'Univers. L’ « Univers-plasma » et le « modèle stationnaire » font tous deux l'hypothèse d'un univers en évolution, sans début ni fin. Ces modèles, ainsi que d'autres approches alternatives, peuvent aussi expliquer les phénomènes basiques du cosmos, y compris l'abondance des éléments légers, le rayonnement de fond cosmologique, et la façon dont le décalage vers le rouge des galaxies lointaines augmente avec leur distance, ils ont même prédit de nouveaux phénomènes qui ont ensuite été observés, chose que le big bang n'a jamais pu faire. Les défenseurs de la théorie du big bang rétorqueront que ces théories n'expliquent pas toutes les observations cosmologiques. Mais ce n'est guère étonnant, vu que leur développement a été sévèrement entravé par un manque total de financement, En effet, de telles questions et alternatives ne peuvent, aujourd'hui encore, être librement débattues et examinées. La plupart des conférences suivent le courant dominant et ne permettent pas un échange d'idées complètement ouvert. Quand Richard Feynman dit que « la science est la culture du doute », dans la cosmologie actuelle, le doute et la dissidence ne sont pas tolérés, et les jeunes scientifiques apprennent à tenir leur langue s'ils ont quelque chose de négatif à dire à propos du modèle standard du big bang. Ceux qui doutent du big bang craignent de perdre leur financement en le disant. Même les observations sont désormais interprétées à travers un filtre biaisé, jugées correctes selon qu'elles étayent ou non le big bang. Du coup, des données discordantes sur les décalages vers le rouge, les abondances de lithium et d'hélium, et la distribution des galaxies, parmi d'autres éléments, sont ignorées voire ridiculisées. Cela reflète un dogmatisme grandissant qui est étranger à l'esprit de recherche scientifique libre. Aujourd'hui, pratiquement toutes les ressources financières et expérimentales en cosmologie sont allouées aux études sur le big bang. Les financements proviennent de quelques sources seulement, et tous les comités d'évaluation qui les contrôlent sont diriges par des défenseurs du big bang, En conséquence, la dominance du big bang est devenue totale, indépendamment de la validité scientifique de la théorie. Ne donner de caution qu'aux projets qui entrent dans le cadre du big bang sape un élément fondamental de la méthode scientifique : la  constante mise à l'épreuve de la théorie par l'observation, une telle restriction rend toute discussion non biaisée ainsi que toute recherche impossible. Pour remédier à cela, nous exhortons les agences qui financent le travail en cosmologie de mettre de côté une part significative de leur financement pour les recherches sur les théories alternatives, et les observations contradictoires au big bang. Pour éviter tout biais, le comité d'évaluation qui alloue de tels fonds pourrait être composé d'astronomes et de physiciens extérieurs au champ de la cosmologie. Allouer des financements à des recherches sur la validité du big bang, et sur ses alternatives, permettrait au processus scientifique de déterminer notre mode le plus fiable de « l'histoire de l'Univers. »