04/06/2010

Israël : c'est biblique !

Ce qui se passe en Israël actuellement est biblique !

Imaginez le même scénario qui s'est déroulé récemment, mais inversez les rôles.
Imaginez-vous un quart de seconde des israéliens tentant d'entrer illégalement en Iran par la mer d'Arabie !  Imaginez-vous encore un bateau de chrétiens américains avec un bateau rempli de Bible tentant de rentrer dans un pays musulmans sans autorisation !
La réaction du monde musulman sera unanime : "pour qui ils se prennent ces israéliens ?", "pour qui ils se prennent ces américains ?".  Ils seront expulsés, les musulmans trouveront cela normal et le monde entier se taira.

Mais ici c'est étrange...
Israël est en situation de guerre contre le Hamas, groupe terroriste qui soutient l'envoi de missile Qassam sur Israël depuis son élection. (voir lien http://christianisme.skynetblogs.be/post/6778168/gaza--au...)

Quand Israël répond par les armes à une attaque par missile, c'est encore la faute d'Israël.
Quand Israël répond pacifiquement par un blocus politique en autorisant l'aide humanitaire, c'est encore Israël que l'on critique.
La population palestinienne reçoit des tonnes d'aides alimentaires (voir video ci-dessous).  Mais voici qu'un bateau veut contourner la loi et persiste...que feriez-vous si quelqu'un tente de rentrer par votre fenêtre plutôt que par la porte ? Vous croirez qu'il vient en ami ? J'en doute...
Une réaction militaire était de circonstance et les "humanitaires" ont agressé les militaires.  

Faites cela dans un pays musulmans et je vous garantis que plus personne ne parle de vous !

Le monde entier critique Israël alors qu'il s'agit une réaction normale en temps de guerre. Mais c'est biblique.  Le temps de la fin s'approche.

L'ouverture des 4 premiers sceaux est déjà visible : Les 4 cavaliers sont de 4 couleurs : blanc, rouge, noir et vert -> drapeau palestinien !

Apocalypse 6 :1-8
Je regardai, quand l'agneau ouvrit un des sept sceaux, (...)  Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. (...) Quand il ouvrit le second sceau, (...)  il sortit un autre cheval, rouge. (...)  Quand il ouvrit le troisième sceau, (...) parut un cheval noir. (...)  Quand il ouvrit le quatrième sceau, (...) parut un cheval d'une couleur verte (...)

Le 5e sceau sont les âmes des saints qui crient vengeance.
Le 6e sceau sont les calamités qui vont tomber sur le monde.

Ce qui est à venir, s'entrevoit déjà:

En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples ; Tous ceux qui la soulèveront seront meurtris ; Et toutes les nations de la terre s'assembleront contre elle  (Zac. 12/3).

"Car ce sont des esprits de démons, qui font des prodiges, et qui vont vers les rois de toute la terre, afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu Tout-Puissant (...) Ils les rassemblèrent dans le lieu appelé en hébreu Harmaguédon ". (Apoc. 16/14-16).

 

06/12/2007

Les Apocryphes du Nouveau Testament

Les Apocryphes du Nouveau Testament

Il n’y a rien d’étonnant ou de choquant à ce que des textes de diverses origines sur Jésus et la foi chrétienne aient circulé depuis le commencement.

Différences entre livres apocryphes et canoniques

Les Evangiles dits apocryphes se démarquent des textes apostoliques sur plusieurs points :

- ils répondent à la curiosité humaine en inventant les histoires que les Evangiles n’ont pas traité (l’enfance de Jésus, par ex., qui contient des histoires peu crédibles) ;

- ils contiennent des notions théologiques tardives (comme le titre de Mère de Dieu- theotokos dans le Protévangile de Jacques, titre datant du concile d’Ephèse au Ve s.) ;

- ils contiennent des notions contraires au Nouveau Testament ;

- ils sont tous pseudépigraphiques, c’est-à-dire faussement attribués à un auteur connu.

Origine des textes apocryphes

Un certain nombre de lettres et d’Evangile pseudépigraphiques (empruntant le nom de quelqu’un d’autre) circulaient dans les églises en même temps que les écrits des apôtres. Mais la plupart des Evangiles apocryphes étaient en copte et avait cours en Egypte parmi des groupes gnostiques. Au IIe s., les églises commencèrent à écarter ce qu’elles n’acceptaient pas comme vraiment apostolique. C’est justement à cette époque que les gnostiques fleurirent parmi les chrétiens et obligèrent les églises à se positionner sur certains points de doctrine ainsi que sur le canon des Ecritures.

 

Article de l’Encyclopedia Britannica (Titre : Apocrypha): « Tous les apocryphes du Nouveau Testament sont pseudépigraphes… Les mouvements hérétiques gnostiques et montanistes ont produit un grand nombre de pseudépigraphes du Nouveau Testament. L’apparition de ces nombreux écrits a provoqué le processus de canonisation des livres saints au sein de la jeune église chrétienne. »

Définition des apocryphes

Le terme apocryphe signifie secret en grec (apokruphos). Il est employé principalement par les gnostiques qui basaient leurs croyances et leurs pratiques sur l’occulte, l’ésotérique, les mystères. Pour eux, la connaissance salvatrice passait par des secrets révélés par des éons, des esprits angéliques, voire des dieux. On trouve au IIe s. par exemple Le Livre Secret de Jean qui explique la mythologie gnostique sous la forme d’une révélation de Jésus ressuscité à l’apôtre Jean.

 

Les évangiles apocryphes sont des textes qui copient et modifient les Evangiles apostoliques, comme l’Evangile selon Marcion (un croyant semi-gnostique du IIe siècle) par ex., qui modifie l’Evangile selon Luc.

 

Les évangiles apocryphes ressemblent aussi aux Targums juifs (développement libre du texte biblique) quand ils proviennent de groupes nazaréens comme les Ebionites.

 

Les Actes apocryphes, loin d’atteindre le degré de précision historique du livre de Luc, étaient des récits épiques et romancés destinés à enthousiasmer le lecteur populaire.

 

Nombreux textes dans les 7 premiers siècles au sujet de Jésus.

 

Il existait notamment un recueil de paroles de Jésus appelé Jesu logia (rapporté par Eusèbe de Césarée dans son Histoire Ecclésiastique, III, 39,16 et citant Papias).

 

Parce que différents groupes philosophiques et religieux se réclamant de Jésus.

 

Les apocryphes du Nouveau Testament imitent le style du Nouveau Testament et se regroupent sous 4 formes : les Evangiles, les Actes, les Epitres et les Apocalypses.

 

22 Evangiles apocryphes du IIe (12 en latin et 10 en grec)

 

15 Actes

 

10 Epitres

 

6 Apocalypse

 

[voir tableau http://pascal.dupuy.chez-alice.fr/Apocryphes/Les_Apocryph...]

 

Trois thèmes prédominent : 1) histoire de Marie et Joseph 2) enfance de Jésus 3) histoire de Pilate

 

Les plus connus sont l’Evangile selon Jacques, l’Evangile selon Nicodème (ou Les Actes de Pilate), l’Evangile selon Pierre, et plusieurs Apocalypses.

 

37 manuscrits et 5 fragments en langue copte (tirés probablement d’originaux grecs) ont été découverts en 1946 à Nag Hammadi (près de Louxor, Egypte).

 

Aucun n’est daté avant le IIe siècle. Il n’y a que le Jesus Seminar pour dater l’Evangile de Thomas des années 50 de notre ère, soit avant les Evangiles canoniques. Cela me paraît impossible à cause des faits suivants :

 

            - Le fragment le plus ancien de l’Evangile de Thomas, le Papyrus Oxyrhynchos 1, date de 200 environ.

            - La mention la plus ancienne de cet écrit vient d’Hippolyte qui en parle au IIIe s (entre 222 et 235)

            - L’Evangile de Thomas contient des phrases tirées des autres évangiles.

La dominante gnostique des apocryphes

La plupart de ces textes proviennent de groupes gnostiques égyptiens. Les éléments gnostiques (dualisme et docétisme) s’y retrouvent souvent.

 

Par exemple, dans l’Evangile de Pierre (dont Bouriant a découvert un fragment en 1886 à Akhmîn en Egypte), Jésus semble ne pas souffrir (IV, 10) et il ne meurt pas mais est enlevé (V, 19). Cela correspond au docétisme gnostique qui enseignait que Jésus n’était pas vraiment humain et n’avait qu’une apparence humaine (docétisme vient du grec dokeo = imaginer).

 

L’Evangile selon Thomas commence ainsi : « Voici les paroles secrètes que Jésus le vivant a dites et qu’a écrites Didyme Jude Thomas. Logia 1 : Et celui qui trouvera l’interprétation de ces paroles ne goûtera point la mort. » Cette idée de secret réservé à une élite est tout à fait gnostique et s’oppose aux livres du Nouveau Testament qui affirment que les mystères de Dieu ont été révélés et ne sont plus secrets (ex. : Epitre de Paul aux Romains 16/25-26).

Evaluation des paroles apocryphes de Jésus

Eusèbe de Césarée parle dans son Histoire Ecclésiastique de Papias, évêque de Hiérapolis au IIe siècle qui aurait compilé des paroles de Jésus (Exposition des Oracles de Jésus) auprès des témoins oculaires. Son texte a malheureusement été perdu et ne doit pas être confondu avec l’Evangile de Thomas. F.F. Bruce considère, au vu des extraits cités par des auteurs grecs, que ces oracles de Jésus rapportés par Papias n’apportent rien de plus au Nouveau Testament.

 

L’Evangile de Thomas, qui contient 114 paroles attribuées à Jésus, contredit à plusieurs reprises les autres textes du Nouveau Testament.

 

·  La parole 114 est carrément misogyne : « Simon Pierre leur dit : Que Marie sorte du milieu de nous car les femmes ne sont pas dignes de la Vie. Jésus dit : Voici que je la guiderai afin de la faire mâle, pour qu’elle devienne, elle aussi, un esprit vivant semblable à vous, mâles. Car toute femme qui se fera mâle entrera dans le royaume des cieux. »

 

·  La parole 77 est panthéiste : « Jésus a dit : je suis la lumière qui est sur eux tous. Je suis le Tout : le Tout est sorti de moi, et le Tout est arrivé à moi. Fendez du bois : je suis là ; levez la pierre et vous me trouverez là. »

 

·  De nombreuses autres paroles, par contre, sont des citations directes des Evangiles canoniques, souvent sorties de leur contexte, preuve qu’elles sont reprises et non antérieures aux Evangiles canoniques.

Formation du canon

Dès le IIe siècle circulait une abondante littérature dans les églises qui citait les livres du Nouveau Testament. C’est Tertullien qui, vers 200 après J.C., forgea l’expression « Nouveau Testament » (littéralement Nouvelle Alliance – comp. Hébreux 12:24).

 

Une majorité d’historiens et de papyrologues confirment que tous les livres du Nouveau Testament étaient écrits à la fin du 1er siècle et largement copiés et répandus au cours du IIe siècle. « L’Epitre aux Corinthiens de Clément de Rome, datée autour de 95, contient des citations de nombreux livres du Nouveau Testament : Matthieu, Marc, Luc, Romains, Galates, Philippiens, Ephésiens, et probablement Hébreux, Actes, Jacques et 1 Pierre » (Bruce Metzger, The Canon of the New Testament, 1987).

 

Sur quels critères a-t-on choisi les livres du Nouveau Testament ?

 

Pour être intégré à la collection des livres du Nouveau Testament, un écrit devait:

 

1°) provenir des apôtres

 

2°) ne pas contredire leur enseignement et celui de Jésus.

 

3°) confirmer les écrits de l’Ancien Testament

 

Qui décidait d’inclure tel ou tel livre ?

 

Personne en particulier. Les lettres des apôtres et les quatre Évangiles étaient lus et commentés dans toutes les églises, en plus de l’Ancien Testament. Dans certaines églises, on y lisait aussi l’Épître de Clément de Rome ou celle de Barnabas. Les grands écrivains chrétiens citaient abondamment le Nouveau Testament pour défendre leur foi.

 

C’est seulement en 393 à Hippo et en 397 à Carthage que des Conciles conduits par Augustin ratifièrent le choix faits par les églises depuis près de deux cents ans en fixant officiellement la liste des livres du Nouveau Testament. Il est intéressant de noter que les églises d’Orient, indépendantes de celles d’Afrique du Nord où se réunirent les conciles, possédaient le même canon, à une exception près, le livre de l’Apocalypse de Jean, controversé par des hérétiques.

 

A la fin du IIIè siècle, en effet, il y eût quelques doutes émis sur l’inspiration de l’Apocalypse de Jean. En fait, les partisans d’une nouvelle doctrine sur la fin des temps voulaient écarter l’Apocalypse du Canon pour laisser libre cours à leur enseignement erroné. Mais ils ne purent y réussir parce que l’Apocalypse est le livre le plus confirmé et attesté par l’Église primitive.

Des Evangiles à Qumran ?

Certains affirment que les grottes de Qumran contenaient des Evangiles cachés. Ceci est totalement faux.  Le jésuite José O’Callaghan a prétendu avoir découvert un fragment de l’Evangile selon Marc dans la grotte 7, mais cela n’a rien à voir avec un Evangile perdu. Il n’y a que 2 sortes d’Evangiles : les Evangiles écrits par les disciples de Jésus, Matthieu, Marc, Luc et Jean, et les Evangiles écrits plus tard par des faussaires.

Conclusion sur les apocryphes

Les apocryphes du Nouveau Testament diffèrent et ressemblent à la fois aux écrits du Nouveau Testament :

  • diffèrent quant à la hauteur de vue : ils n’atteignent jamais l’inspiration des textes sacrés.
  • diffèrent quant à l’étendue des informations : ils ne décrivent pas les actions de Jésus comme le font les Evangiles, ils ne contiennent pas d’instructions doctrinales pour les fidèles comme le font les Epitres.
  • ressemblent quant à certaines paroles de Jésus : un certain nombre semblent directement prises sur les 4 Evangiles écrits un siècle avant au moins.
  • ressemblent en tant que copies humaines : Evangiles, Actes, Apocalypses, noms d’apôtres, style littéraire oriental…

Les apocryphes du Nouveau Testament n’ajoutent ni ne retranchent rien aux croyances cardinales du Christianisme.

  • ils ne trahissent pas de doctrine secrète cachée jusque-là.
  • ils n’enlèvent rien à la personne centrale de Jésus le Messie.
  • ils n’enlèvent rien à l’œuvre de Christ, sa naissance, sa mort et sa résurrection.
  • ils citent les 4 Evangiles (sans les nommer) et y ajoutent des paroles de Jésus ou des récits légendaires.
  • Le Protévangile de Jacques, qui raconte l’enfance de Marie, et le Transitus Mariae, qui raconte l’assomption de Marie, contribuent il est vrai à faire de la mère de Jésus une personne plus importante que dans le Nouveau Testament où elle est peu présente. Cette vénération de Marie est historiquement une déviation absente chez les premiers chrétiens.

La rumeur du complot mis en place par les chefs de l’ Eglise pour cacher aux croyants certaines vérités ne tient pas devant un examen historique sérieux.

 

Les apocryphes sont intéressants pour la curiosité, mais n’apportent rien de nouveau, rien de spirituel et rien de fiable, comparés aux écrits denses et profonds du Nouveau Testament.

 

De plus, étant des mensonges pieux (ils sont faussement attribués à des apôtres ou des témoins oculaires de la vie de Jésus alors qu’ils datent au minimum du IIe siècle), ils ne sont pas dignes d’entrer dans le canon du Nouveau Testament.