26/12/2010

Conversions en Kabylie

20/12/2010

Algérie : De la prison avec sursis pour avoir ouvert une église protestante

De la prison avec sursis pour avoir ouvert une église protestante

Une église en Kabylie. Une église en Kabylie. © D.R.

Quatre Algériens ont été condamnés à des peines de prison avec sursis pour avoir ouvert une église protestante et accueilli un pasteur.

Alors qu’en Algérie la liberté de culte est inscrite dans la Constitution, il en va parfois autrement dans les faits. Pour preuve, la condamnation à des peines de prison avec sursis de quatre personnes, originaires du village d’Ait Atteli, accusées d’ « ouverture illégale de lieu de culte chrétien », samedi 11 décembre lors de leur procès en appel. Le tribunal correctionnel de Larba Nath Irathéne en Kabylie a condamné trois des accusés à trois mois de prison avec sursis. Pour la quatrième, s’ajoute à cette peine une amende de 10 000 dinars, soit près de cent euros, pour avoir en plus hébergé chez elle « clandestinement » un pasteur chrétien la veille d’une intervention publique à l’église du village.

La peine réclamée en première instance le 28 novembre a été réduite, puisque le procureur avait alors demandé une peine d’emprisonnement d’un an. Mais pour leur avocat, qui attendait une relaxe totale, la peine fixée en appel demeure trop forte. L’accusation, elle, a précisé à l’Associated Press qu’il ne s’agissait pas d’une peine sanctionnant des convictions religieuses, mais « l’illégalité de l’action » des quatre Algériens condamnés.

Cette condamnation s’inscrit dans la lignée d’une série de poursuites contre des Algériens, principalement en Kabylie, accusés de porter atteinte aux principes de l’islam en se convertissant au christianisme.

10/10/2009

Evangéliques à Tizi-Ouzou (Kabylie

Voici une video très intéressante sur les conversions en Algérie :
 

24/08/2009

Raï évangélique : Djamel chante le réveil en Algérie !

djams3En France, au mois de mai, on avait pu entendre quelques extraits de son nouvel album à l’Institut du Monde Arabe. Après «Riposte» et «Question de foi», le chanteur Kabyle Djamel Dahamani, alias Djam’s, revient pour nous plonger dans une «ovation de louange» à Dieu.

 

L’album comporte de nouvelles adaptations des chants de Carman, mais aussi et surtout de nombreuses compositions personnelles qui ne manquent pas de traduire ses origines et sa culture kabyle.

 

 

riposte

 

questiondefoi

 

Le site de Djamel Djam's : http://www.djams-music.com/

 

 

05/04/2009

Algérie contre l'évangélisation

Algérie : un colloque international contre l’évangélisation ?

 dimanche 22 mars 2009, par Aloys Evina – journalchrétien

 

Le Haut Conseil islamique (HCI) organise du 23 au 25 mars 2009, à l’hôtel Aurassi, un colloque international sur la tolérance religieuse. Mais les premiers éléments qui nous parviennent indiquent que cette rencontre est aussi dirigée contre les chrétiens évangéliques qui accomplissent leur action missionnaire dans le pays. Cheikh Bouamrane fustige leur action, affirmant que « la campagne d’évangélisation s’est accentuée après les attentats du 11 septembre 2001 ».

 

Le président du Haut Conseil islamique (HCI), Cheikh Bouamrane, a déclaré samedi, lors d’une conférence de presse animée au siège de son institution, que le but de ce colloque est de contrecarrer d’une façon pédagogique les agressions directes (guerre) et indirectes contre l’Islam. C’est étrange d’entendre le patron du HCI assimiler l’évangélisation à une guerre.

 

Interrogé sur la campagne d’évangélisation qui vise les jeunes Algériens, le président du HCI a affirmé que cette campagne n’est pas la première du genre et elle n’est pas récente. « Ce genre de campagne existait depuis longtemps en Algérie, notamment durant la colonisation française. Sauf qu’elle s’est accentuée et qu’elle a pris d’autres formes, notamment après les attentats du 11 septembre ».

 

Cheikh Bouamrane est en colère contre l’action des chrétiens évangéliques, estimant que « ces campagnes d’évangélisation et la destruction de l’image de l’Islam ne ciblent pas uniquement l’Algérie, mais toutes les terres de l’Islam ». Le président du Haut Conseil islamique cite les guerres contre l’Irak et l’Afghanistan ainsi que les caricatures danoises.

 

Prions pour que Dieu protège les chrétiens d’Algérie.

24/09/2008

Algérie : Sur la liberté de culte

Algérie : Sur la liberté de culte

Source : Collectif Algérie

 

CV2M. Christian Vanneste alerte Mme la secrétaire d’État chargée des affaires étrangères et des droits de l’homme sur la situation des droits de l’Homme en Algérie. Après le jugement de Habiba Kouider, contre qui ont été requis trois ans de prison pour exercice illégal d’un culte non musulman, c’est au tour de six jeunes Algériens de comparaître devant un tribunal pour avoir voulu organiser une messe sans autorisation. C’est le même procureur de Tiaret (ouest de l’Algérie) qui a requis une peine de deux ans de prison, en y ajoutant une amende de 5 000 euros environ à l’encontre de chacun des prévenus.

 

Se défendant de toute persécution contre les chrétiens, le procureur a ainsi tenu à rappeler l’exemple de musulmans jugés pour quête illégale de fonds alors qu’ils ne disposaient d’aucune autorisation pour le faire. Il aimerait donc savoir ce que compte faire le Gouvernement français pour faire respecter les droits de l’Homme et notamment la liberté religieuse.

 

Texte de la Réponse : La France défend, en Algérie comme partout ailleurs, la liberté de culte et de conscience, inscrite dans l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Pour sa part, la Constitution algérienne garantit, elle aussi, la liberté de culte. Historiquement, l’Algérie a toujours été une terre de tolérance pour les non-musulmans et, notamment, les chrétiens. L’action de l’émir Abdel Kader, qui a offert sa protection aux chrétiens de Damas, témoigne de cette ouverture. Plus récemment, l’Église catholique d’Algérie est demeurée aux côtés du peuple algérien pendant les années de terrorisme.

 

Aujourd’hui même, au moment où certains chrétiens d’Algérie paraissent en butte à des difficultés, un débat public très vif a lieu en Algérie, notamment dans la presse, à l’occasion duquel beaucoup d’intervenants rappellent leur attachement à la liberté de culte et à la tradition d’ouverture du pays. Le ministère des affaires étrangères et européennes suit avec une grande attention la situation des chrétiens d’Algérie. Si l’exercice des cultes relève exclusivement des autorités algériennes, la France a toujours veillé à entretenir avec elles un dialogue régulier sur cette question.

 

L’attention de nos interlocuteurs a ainsi été plusieurs fois appelée, y compris à haut niveau, sur le sort réservé aux chrétiens d’Algérie. Les services du ministère des affaires étrangères et européennes sont également en contact régulier avec les autorités ecclésiastiques, en France comme en Algérie. Les 21 et 22 juin 2008 le Premier ministre François Fillon a rencontré Mgr Teissier, ancien archevêque d’Alger, et a visité la basilique Notre-Dame-d’Afrique, qui symbolise justement la tradition de tolérance et d’ouverture dont l’histoire algérienne est empreinte.

 

Il faut enfin souligner que le sort réservé aux chrétiens fait l’objet d’un débat au sein même de la société algérienne : le cas de Habiba Kouider, récemment inculpée pour prosélytisme, a ainsi suscité de nombreuses réactions dans la presse nationale algérienne. Au-delà de ce cas particulier, les autorités françaises continueront de suivre avec attention la situation de liberté de conscience et de cultes, en Algérie comme partout ailleurs.

17/08/2008

Situation des chrétiens en Algérie, profil bas ou solidarité ?

Situation des chrétiens en Algérie, profil bas ou solidarité ?

(Source : Collectif Algérie)

 

Claude Baty, président de la Fédération protestante de France :

 

Je vous le dis comme je le pense, je suis choqué par le ton d’un certain nombre de commentaires bien pensants sur la situation des chrétiens en Algérie.

 

Le ton condescendant utilisé est insupportable, les protestants évangéliques accusés de prosélytisme sont fustigés comme fauteurs de troubles, sous entendu qu’entre gens bien élevés on s’entendait très bien avant. Cette attitude procède, d’une part, d’une conception du monde largement dépassée, et d’autre part

d’une caricature de la réalité.

 

Dans le monde qui est le nôtre aujourd’hui, il faut se souvenir en particulier du rôle joué par la communication ; comment imaginer que les populations qui sont d’une manière ou d’une autre dans un réseau mondial puissent se ranger sagement dans des « territoires canoniques » ! Les terres orthodoxes, catholiques, protestantes, musulmanes, etc., n’existent plus. Les chaines satellitaires, par exemple, mais aussi Internet, sans parler de la circulation des personnes, provoquent inévitablement un bouleversement dans l’agencement du monde ancien. Faut-il interdire l’accès aux moyens de communication et revenir sur la liberté de circulation ?

 

Le monde a changé, au nom de quoi faudrait-il maintenir le concept d’islamité quand celui de catholicité (et de chrétienté depuis longtemps) a dû être abandonné ?

 

Accuser, comme c’est sans cesse le cas, les chrétiens qualifiés « d’évangélistes » de provoquer par leur comportement des réactions inévitables (sous-entendu méritées) est très grave. Ce genre de raisonnement, qui insinue qu’il n’y a pas de fumée sans feu, légitime toutes les chasses aux sorcières.

 

Le cas des six hommes jugés à Tiaret est exemplaire. Ils sont présentés comme jeunes, or si le plus jeune a 26 ans, il y a un opticien de 53 ans, un vétérinaire quadragénaire, ce n’est donc pas un groupe de jeunes désoeuvrés et sous influence ! Ces hommes étaient réunis chez l’un d’eux pour parler de la foi ! Grave provocation publique ! Inutile d’entrer dans plus de détails pour comprendre que la réalité n’est pas celle de chrétiens manipulés de l’extérieur, exaltés, évangélisant dans les rues, mais celle de citoyens qui partagent leurs convictions. Plusieurs de ces hommes ont effectivement confessé leur foi chrétienne devant le tribunal. Que chez nous, de « sages » chrétiens trouvent cela déplacé est invraisemblable. On célèbre les martyrs d’autrefois, et aujourd’hui on leur conseillerait de se taire ? Le profil bas qui est recommandé par certains ne saurait être une obligation faite à des chrétiens qui prennent consciemment leur responsabilité et les risques qui vont avec.

 

Soyons conscients que ces chrétiens sont désignés comme bouc émissaire. Il est tragique que certains de leurs frères chrétiens s’associent à ce mécanisme. Les exemples sont nombreux, dans l’histoire et en plusieurs pays, de biens-pensants qui dénoncent des suspects ; n’allongeons pas la liste. Beaucoup d’Algériens non protestants ne s’y trompent pas et se montrent solidaires de ces Algériens injustement accusés ; eux savent que c’est la liberté de tous qui est menacée. Il y a beaucoup de naïveté chez ceux qui prétendent que l’équilibre du pays est menacé par ces « nouveaux » chrétiens. Certes, il y a un développement important des Églises protestantes, mais, d’une part, ces protestants évangéliques sont des Algériens qui aiment leur pays et respectent leurs concitoyens, et, d’autre part, ils restent une minorité.

 

Pour conclure, un mot sur le prosélytisme. Ce sont toujours les autres qui font du prosélytisme, c’est bien connu. Or, témoigner de sa foi semble constitutif de toute religion, croyance, conviction ; et pour les chrétiens il n’y a pas de doute, l’Évangile est une Bonne Nouvelle… à partager. Ce qui est haïssable, c’est l’usage de la force, les pressions d’où qu’elles viennent, la manipulation, la propagande, la désinformation ! C’est cela qu’il faut dénoncer et à quoi il ne faut pas participer !

 

Claude Baty, président de la Fédération protestante de France

16/07/2008

Algérie : 2 Algériens condamnés pour prosélytisme

Algérie   : 2 Algériens condamnés pour prosélytisme

(Source : le journal du dimanche)

Un tribunal algérien a condamné mercredi à des peines de six mois de prison avec sursis et à 100 000 dinars (1 600 dollars) deux chrétiens accusés d'avoir tenté de convertir des musulmans. Rachid Seghir et Djallal Dahmani ont été condamnés pour "distribution de documents afin de troubler la foi musulmane". Contacté par téléphone, Seghir a déclaré qu'il ferait appel, ajoutant: "Nous sommes déçus par le verdict, mais nous n'avons pas honte de notre religion". Mustapha Krim, président de l'Eglise protestante d'Algérie, a jugé le verdict "très injuste". "Je ne comprends pas pourquoi des gens sont condamnés pour leurs intentions", a-t-il dit par téléphone. La Constitution algérienne garantit la liberté de conscience, mais une loi de 2006 réglemente la pratique de la religion et interdit à des non-musulmans de chercher à convertir des musulmans.

 

 

L’Algérie malmène ses chrétiens
Source : Collectif Algérie (8/07/08)
«Jusqu’à il y a cinq ou six ans, on pouvait espérer que l’Algérie devienne un vrai paradis pour la liberté religieuse.» Le pasteur Yves Gounelle, président de la Commission des églises évangéliques d’expression française à l’extérieur, dont la demande de visa pour entrer en Algérie (depuis la France) a été rejetée en février, est amer. Ces derniers mois, les procès contre les chrétiens se sont multipliés. La semaine dernière, deux Algériens convertis au protestantisme, jugés pour prosélytisme, ont été condamnés à six mois de prison avec sursis par un tribunal.

Pourtant, la présence de cultes autres que l’islam y est ancienne. Avant la conquête arabe, au VIIe siècle, une partie de l’Algérie, et notamment la Kabylie, était chrétienne. «Il en reste le souvenir dans la mémoire des Berbères». Des familles le seraient restées, tout en fréquentant la mosquée. Dans un numéro du mensuel protestant Mission, consacré à la présence chrétienne en Afrique du Nord, Roger Correvon, pasteur à Alger, cite le cas d’une musulmane «née dans une famille chrétienne» qui a finalement choisi la Bible plutôt que le Coran. Depuis l’indépendance de l’Algérie, en 1962, les chrétiens y ont joui d’une certaine bienveillance. «Le FLN se voulait laïc. Il ne revendiquait pas d’identité religieuse même s’il a déplacé le dimanche au vendredi», rappelle Yves Gounelle. Dans les années 80, l’Algérie est submergée par une «vague de conversions, rappelle Mustapha Krim, président de l’Eglise protestante d’Algérie (EPA) . Les nationaux ont adhéré massivement au protestantisme». Lui-même s’est converti à l’âge de 18 ans. C’est le cas aujourd’hui de la quasi-totalité des protestants algériens. A leurs yeux, cette religion, jugée plus ouverte que l’islam, permet de marquer une certaine liberté par rapport au contexte arabo-nationaliste.


«Persécutions»

Sur l’importance du phénomène, le plus grand flou règne. Le ministère des Affaires religieuses évalue le nombre des chrétiens d’Algérie à 11 000, sur 36 millions d’habitants. Mustapha Krim va jusqu’à 50 000 à 100 000 : «Avec toutes ces persécutions, les gens ne déclarent pas ouvertement leur foi.» Pour les catholiques, le calcul est plus simple : «Il y en a quelques-uns, mais très peu par rapport aux évangéliques», précise un haut responsable français de l’église catholique dans ce pays. Pourquoi une telle différence ? «Historiquement, précise-t-il, nous avons toujours vécu dans une relation de confiance avec la société algérienne, en témoignant de notre identité, mais sans jamais organiser des actions destinées à arracher les gens à leur communauté.» Une pierre dans le jardin des protestants accusés de prosélytisme alors que les fidèles du pape respecteraient le mot d’ordre du gouvernement français, qui avait interdit toute œuvre missionnaire du temps de la colonisation.

En février 2006, le climat de relative tolérance envers les chrétiens change soudain. Alger promulgue une ordonnance fixant «les conditions et règles d’exercice des cultes autres que musulman». Ce texte réserve «l’exercice collectif du culte» à «des édifices […] identifiables de l’extérieur», soumet les manifestations religieuses à une «déclaration préalable» et punit quiconque «incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion». C’est le début d’une campagne de harcèlement. Les protestants «cherchent à créer une minorité qui donnerait un prétexte aux puissances étrangères pour s’ingérer dans les affaires de l’Algérie», accuse Bouabdallah Ghlamallah, le ministre des Affaires religieuses. Plusieurs convertis sont arrêtés et jugés pour prosélytisme ou «exercice illégal d’un culte non musulman». D’après les calculs de Mustapha Krim, 26 temples sont fermés «pour non-conformité aux règles de sécurité».

Les catholiques ne sont pas épargnés. Ainsi, en avril, l’abbé Pierre Wallez a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour prosélytisme après avoir célébré une messe avec des immigrés clandestins camerounais. «Nous sommes à un an de la présidentielle, c’est pour le gouvernement algérien une manière de donner des gages aux musulmans intégristes», analyse Yves Gounelle. «Ça illustre la place croissante des islamistes dans l’équilibre des pouvoirs en Algérie», confirme anonymement un responsable français de l’église catholique sur place.


Divisés

Au lieu de susciter une union sacrée entre les chrétiens, ces attaques les divisent. Dans les médias algériens et français, les catholiques accusent les protestants d’être responsables de cette situation. «Les évangéliques, par leur prosélytisme ou leur manière de provoquer, ont pu être déclencheurs d’une campagne contre tous les chrétiens et nous, inclusivement», écrit le père Bernard Lapize, ancien vicaire général du diocèse d’Oran dans la Croix du 2 juin. Le 5 juin, Claude Baty, président de la Fédération protestante de France, s’insurge officiellement. Tout en rappelant que «l’Evangile est une bonne nouvelle… à partager», il affirme qu’«accuser, comme c’est sans cesse le cas, les chrétiens qualifiés “d’évangélistes” de provoquer par leur comportement des réactions inévitables [sous-entendu méritées, ndlr] est très grave. Ce genre de raisonnement […] légitime toutes les chasses aux sorcières ».Pour justifier leur prudence, les catholiques rappellent qu’ils ont payé le prix du sang. «Entre 1994 et 1996, l’Eglise catholique d’Algérie a perdu 19 de ses membres», souligne le hiérarque catholique. Une allusion à l’assassinat, en 1994, des sept moines de Tibéhirine et de quatre «pères blancs» de Tizi Ouzou et, en 1996, de Mgr Claverie, l’évêque d’Oran. Alors que l’islam punit l’apostasie de mort, «les protestants, en revanche, n’ont pas été atteints dans leur chair», rappelle-t-il.


Côté français, seule Rama Yade a protesté pour l’instant, qualifiant de «triste» et «choquant» le procès fait à une convertie. Claude Baty et Mustapha Krim ont été reçus par Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, et au Quai d’Orsay. Mustapha Krim aimerait que Nicolas Sarkozy exige la «réciprocité» : les droits des musulmans à pratiquer leur culte étant désormais garantis en France, ceux des chrétiens devraient l’être aussi de l’autre côté de la Méditerranée.

CATHERINE COROLLER

02/07/2008

Algérie : Vers la fin de la campagne antiévangéliste ?

Algérie : Vers la fin de la campagne antiévangéliste ?

(Source : collectif Algérie)

Le procès des deux Algériens convertis au protestantisme ayant focalisé toutes les attentions et exacerbé toutes les tensions, a finalement connu son épilogue hier avec la mise en délibéré de la décision du tribunal de Tissemsilt.


Les deux prévenus ont été condamnés par contumace, dans un premier temps le 20 novembre 2007, à deux ans de prison ferme et 500 000 DA d’amende chacun pour “distribution de littérature qui porte atteinte à la foi des musulmans”.


Le ministère public a demandé au juge d’appliquer la loi, ce qui laisse supposer, dans les lectures les plus optimistes, le non-lieu ou une peine de prison avec sursis pour les deux accusés, défendus par Me Khalfoun. Si ce verdict venait à se confirmer, et tout en évitant de commenter une décision de justice, il y a fort à parier que nombre d’observateurs y verront un signal fort des autorités algériennes qui cherchent à désamorcer un dossier qui aura fait du tort à l’image du pays auprès des chancelleries étrangères. En effet, la succession des procès pour prosélytisme, trois en l’espace de quelques semaines, ont braqué les lumières des défenseurs de la chrétienté sur l’Algérie, accusée de persécuter des convertis.


Le 3 juin, quatre convertis poursuivis pour “pratique illégale d’un culte non musulman” avaient été condamnés à des peines de prison avec sursis et deux relaxés par le tribunal correctionnel de Tiaret. Par ailleurs, une autre convertie, Habiba Kouider, 37 ans, interpellée transportant une dizaine de bibles, devra comparaître à nouveau devant le tribunal de Tiaret. Le 27 mai dernier, ce dernier avait reporté sa décision et demandé un complément d’enquête. Le procureur de Tiaret avait requis trois ans de prison ferme contre la prévenue, poursuivie pour “pratique d’un culte non musulman sans autorisation”. Rappelons que l’exercice d’un culte musulman ou non musulman est conditionné en Algérie à l’obtention d’un agrément fixant le lieu du culte et d’un autre pour le prédicateur, selon une loi promulguée en février 2006.

Les responsables des églises chrétiennes estiment que les dispositions contenues dans cette loi restreignent fortement la liberté du culte, garantie par la Constitution algérienne. En ce sens, une délégation de l’église anglicane s’est rendue, dernièrement, à Washington pour se plaindre auprès du Congrès américain des restrictions imposées aux chrétiens en Algérie et demander l’abrogation de la loi sur la pratique religieuse pour les non musulmans. Cette délégation, comprenant des protestants anglicans algériens, français et suisses, avait visité la capitale américaine en avril dernier et rencontré des sénateurs républicains au Capitole, le siège du Congrès.


Une approche qui s’inscrit dans la volonté de ces concepteurs de pousser Washington à user de son poids pour faire pression sur le gouvernement algérien dans le but d’annuler la loi de 2006 qui réglemente la pratique du culte. Une initiative qui vient confirmer un peu plus l’“internationalisation” de la question de la liberté du culte en Algérie après l’incursion peu diplomatique de Rama Yade, la secrétaire d’État français aux droits de l’Homme, qui avait qualifié de “triste” et de “choquant” le procès de Habiba à Tiaret.


Pour rappel, en Algérie, l’exercice d’un culte autre que l’islam est soumis à une double autorisation des autorités. La première, liée à la sécurité du lieu d’exercice, est délivrée par les services du ministère de l’Intérieur, la deuxième est en rapport avec le prédicateur qui doit être agréé par le ministère des Affaires religieuses. Cependant, la tournure des évènements et la volonté de certains canaux à la recherche du sensationnel font que la question de la liberté du culte est en train de mettre à mal l’image extérieure de l’Algérie qui la fait passer pour un pays d’intolérance de premier plan.


Réagissant à ces “insinuations”, le président du Haut conseil islamique (HCI) Cheikh Bouamrane avait tenu à dénoncer des activités évangéliques clandestines contre l’islam tout en réaffirmant que l’Algérie n’était “pas hostile” aux chrétiens.


Saïd Oussad

 

 

27/06/2008

Algérie : harcelé pour sa foi

Rachid, harcelé pour sa foi

 

Mercredi prochain, le tribunal de Tissemsilt (350 km au sud ouest d’Alger) doit statuer sur le cas de deux chrétiens, accusés de prosélytisme. Rachid Essaghir est l’un d’entre eux et vit un véritable harcèlement en raison de son engagement chrétien.


« J’ai le sentiment qu’ils me suivent tout le temps » affirme Rachid en parlant des policiers. Les ennuis de Rachid, chrétien d’origine musulmane, ont commencé l’année dernière, en juin 2007, quand il a été arrêté lors d’un contrôle routier avec un ami nommé Djallal. Les policiers avaient trouvé dans leur véhicule un carton contenant des bibles et livres chrétiens ce qui a valu à Rachid d’être accusé de « distribution de documents dans le but de perturber la foi musulmane »


Cette affaire était la première du genre après la mise en application de l’ordonnance 06-03 qui interdit toute forme d’évangélisation des musulmans.  Puis, le 28 novembre 2007, le tribunal de Tissemsilt avait condamné les deux hommes en leur absence, sans même prendre la peine d’informer les accusés de la tenue de leur procès. Rachid et Djallal avaient appris leur condamnation à 2 ans de prison et 5000 euros d’amendes. six mois plus tard, le 22 mai dernier. Rachid a également été condamné à 6 mois de prison avec sursis et 200 000 dinars d’amende (2000 euros) le 3 juin 2008 pour avoir pratiqué un culte religieux non musulman sans autorisation. Son nom apparaît aussi dans une troisième affaire qui date de février 2007. Rachid avait été accusé d’avoir blasphémé contre le nom du prophète et Allah.

 

Décision le 2 juillet dans le procès de deux convertis

 

Aujourd’hui, le tribunal de Tissemsilt (350 km au sud ouest d’Alger) doit statuer sur le cas de deux chrétiens, accusés de prosélytisme. Rachid Essaghir est l’un d’entre eux et vit un véritable harcèlement en raison de son engagement chrétien.

 

Le 22 mai dernier, Rachid a de nouveau été condamné à 6 mois de prison avec sursis et 200 000 dinars d’amende (2000 euros), condamnation réduite le 3 juin 2008 à deux mois de prison avec sursis, pour avoir pratiqué un culte religieux non musulman sans autorisation à son domicile.

“Rachid ne veut pas se taire”

 

Mais les choses ne s’arrêtent pas là, car Rachid se plaint d’être systématiquement visé par la police. Par exemple, alors que de nombreux cybercafés fonctionnent sans aucune autorisation officielle de la police, le sien a dû être fermé en avril.

 

« Parce que Rachid est chrétien et connu, son cybercafé ne peut pas rester ouvert » ont expliqué ses proches.

 

Rachid est persuadé que si la police et la justice s’acharnent sur lui, c’est en raison de son engagement dans la vie de son assemblée protestante évangélique. Il y exerce la fonction d’évangéliste et selon un responsable de l’Eglise protestante, y est très apprécié.

 

Pour ses amis « les autorités veulent être sûres qu’il va arrêter de parler de sa foi. Mais Rachid ne veut pas se taire. Même s’il doit aller en prison ».

Au moins 13 chrétiens accusés par la justice

 

Depuis la mise en application de la loi sur les cultes non musulmans, au moins 13 chrétiens ont été accusés ou condamnés officiellement pour prosélytisme, possession ou distribution de littérature, participation à un culte illégal et insulte au prophète de l’islam.

 

Plusieurs procès sont en cours. Quatre chrétiens ont été acquittés. Neuf ont été condamnés à des peines de prison avec sursis (de 2 mois à 3 ans) et à de fortes amendes (de 300 à 5000 euros). La plupart ont fait appel de leur condamnation.

 

Sur les 26 assemblées ayant reçu un ordre de fermeture, la plupart ont décidé de continuer à accueillir les fidèles.

 

(*) Selon cette loi qui régule les conditions d’exercice des cultes autres que musulmans, une tentative de convertir un musulman à une autre religion peut être passible d’une peine allant jusqu’à 5 ans de prison et 1 million de dinars d’amende (10 000 euros).

 

(Avec Compass Direct News et Middle East Concern)

 

Eglise Protestante d'Alger : Rectificatif du pasteur Correvon Roger

(Source Journal Chrétien)

 

CorrevonJe suis profondément déçu de la manière dont mes propos ont été détournés de l’esprit dans lesquels ils ont été donnés suite à l’article du 10 juin de la journaliste de Chourouk. ( si je ne fais erreur il s’agirait de Mme Ghania Kamraoui)

 

Je rectifie tout de suite que je ne suis pas le Président de l’Eglise Protestante d’Algérie, mais je suis le pasteur de l’église d’Alger. Le Président de l’Eglise Protestante d’Algérie est le pasteur Moustapha Krim. Par contre il n’est pas Evêque, comme cela a été traduit en français.

 

Elle porte l’entière responsabilité du titre de son article, c’est-à-dire que « les communautés protestantes s’affranchissent du Pasteur Moustapha Krim et l’accusent d’importer des idées et des fausses croyances. » Je n’ai jamais tenu de tels propos. Ce titre est provoquant, ne reflète pas la vérité et est contraire à l’esprit d’apaisement dans lequel nous avions parlé.

 

Nous n’avons jamais parlé sur les buts du Pasteur Moustapha Krim qui seraient de préparer un front radical hostile à l’Etat Algérien. Le but des Communautés Protestantes d’Algérie est tout simplement de pouvoir rendre un culte à Dieu librement, dans un esprit d’amour, de paix, de respect et de justice. La communauté Protestante d’Algérie a vécu dans la paix et le respect des autorités Algériennes par le passé. Comme je l’ai dit à Mme Ghania Kamraoui nous ne voulons pas de conflit avec l’Etat algérien, bien au contraire, nous acceptons d’appliquer les lois dans la mesure où elles respectent pleinement la liberté de Culte, la liberté de conscience et le respect des convictions de foi des chrétiens en terre algérienne. (Et à ma connaissance c’est ce que demande la Constitution algérienne que nous respectons.)

 

Le trouble semble venir de l’application de la loi de 2006 plus que dans les propos, parfois intempestifs et très directs, du Pasteur Moustapha Krim. Mais les injustices font toujours crier les hommes. Ces cris dépassent le cadre du religieux, ils atteignent l’homme dans son intégrité profonde d’où des réactions de partout et de toute tendance même de milieu musulman.

 

Nous avions parlé que tout mouvement de liberté porte des risques de récupération d’intérêt personnel, politique ou financier, mais faut-il y renoncer pour autant ?

 

Quand au nombre de chrétiens en Algérie comment voulez vous donner un chiffre dans la presse alors qu’il n’y a aucune statistique officielle, qui justifierait un nombre.

 

Les règles de déontologie m’obligent à vous demander de publier cette mise au point intégralement dans votre journal. Je vous remercie.

 

Pasteur Correvon Roger

18/06/2008

Algérie : vidéos et articles

Avant de lire les articles ci-dessous, je vous invite à visionner cette vidéo de la chaine catholique Ktotv sur les persécutions des chrétiens en Algérie.

L'invité venu parler de la situation des chrétiens algériens, notamment les nombreux convertis venus de l'Islam, était Mohammed-Christophe Bibb, fondateur de l'association Notre Dame de Kabylie. Je renvoie aux postes précédents ici et là sur les récentes persécutions anti-chrétiennes dans ce pays.

Loin de la langue de bois généralement entendue dans les médias sur ce sujet, Mr Bibb a judicieusement rappelé que l'Islam s'est construit contre le christianisme et qu'en Afrique du Nord, les premiers colonisateurs furent les arabes. Il a surtout demandé que le gouvernement algérien ne s'ingère pas dans la foi de ses ressortissants chrétiens.

Cliquez sur ce lien :

http://www.ktotv.com/cms/videos/fiche_video.html?idV=00039807&vl=video_nouveautes

 

Chrétiens algériens harcelés par la justice

(6 juin)

L’association Portes Ouvertes qui défend les chrétiens persécutés regrette les condamnations de quatre Algériens pour prosélytisme le mardi 3 juin.

« Ce sont des coups de boutoir dans la liberté d’expression en Algérie.

Ces chrétiens se sont simplement réunis pour prier et chanter des cantiques. Cela ne peut être considéré comme un crime » estime Michel Varton, directeur de Portes Ouvertes France.

 topinfoalgerie

Ces quatre chrétiens avaient été interpellés en compagnie de deux amis le 9 mai dernier alors qu’ils sortaient d’un moment passé en prière au domicile de l’un d’entre eux. Ils ont été condamnés aujourd’hui à des peines de prison avec sursis et à de fortes amendes.

 

Med Seghir Rachid a été condamné à deux mois de prison avec sursis et une amende de 200 000 Dinars algériens (2000 euros).

Saibi Djillali, Rebeih Abdelhak, Beikel Chabane ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis et une amende de 100 000 Dinars algériens (1000 euros).

Khene Mohamed et Hori Abdelkader qui les accompagnaient ont été acquittés.

 

Depuis la mise en application de la loi du 28 février 2006 (ordonnance 06-03) réglementant les cultes non musulmans, les chrétiens subissent une sévère limitation de leur liberté d’expression en Algérie.

 

Plusieurs chrétiens ont récemment fait l'objet de poursuites judiciaires en raison de leur pratique religieuse, comme Habiba Kouider, qui risque jusqu’à 3 ans de prison « pour possession de livres religieux ».

La jeune femme a déclaré avoir subi dimanche dernier le harcèlement de plusieurs policiers qui l’ont humiliée dans la rue et l’ont interrogée pendant deux heures au sujet de sa foi.

 

A ce jour, 25 communautés chrétiennes algériennes se sont vu notifier l'ordre de cesser toute activité (16 églises appartenant à l'Eglise protestante d'Algérie (EPA) et 9 églises protestantes indépendantes).

Plusieurs associations chrétiennes de France ont souhaité exprimer leur soutien aux chrétiens d’Algérie et ont lancé une pétition.

Il s’agit de l'Alliance Evangélique Française, le Collectif Algérie, l’Association Franco-Kabyle pour la Culture Tafat Umasihi, l’Union des Nord-Africains Chrétiens de France, les groupes Oasis, le Comité Protestant Evangélique pour la Dignité Humaine et l’organisation Portes Ouvertes.

 

Ghlamallah assimile l'évangélisation au discours du terrorisme

(8juin)

Les campagnes d’évangélisation en Algérie ne sont pas menées sous une couverture religieuse, mais visent plutôt à aliéner l’identité nationale, a estimé avant-hier, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, M. Bouabdallah Ghlamallah.

 

Le premier imam du pays qui répondait à une question d’un membre de l’Assemblée populaire nationale (APN) a indiqué que ces campagnes d’évangélisation, en Algérie, tendent à « saper le moral des citoyens et à semer la discorde », estimant que cette situation exige une politique qui « consacre une cohérence entre le discours religieux et le discours national ». Cette politique, explique le ministre, cité par l’APS, doit « veiller à la protection du discours national de toute manipulation étrangère et de toute exploitation religieuse conjoncturelle ». M. Ghlamallah n’a pas manqué, par ailleurs, de faire le parallèle entre l’approche utilisée par ceux qui sont derrière ces campagnes et celle de ceux qui ont appelé, un certain temps, à l’intégrisme religieux qui a donné naissance au terrorisme. Ces campagnes visent à « détourner les jeunes de leur religion par des arguments fallacieux qui rappellent le discours du terrorisme que l’Algérie a pu vaincre grâce aux efforts de tous », a affirmé M. Ghlamallah, estimant nécessaire de faire preuve de « maturité et de vigilance afin de faire échec à ces campagnes ».

 

A noter que les déclarations du ministre des Affaires religieuses interviennent au moment où une polémique anime toujours le débat, aussi bien en Algérie, à travers la réaction de l’église protestante d’Algérie, qu’à l’étranger où des ONG ont dénoncé l’existence de ce qu’ils ont qualifié d’« entraves à l’exercice libre du culte en Algérie ».

 

La polémique est née suite à l’affaire dite « Habiba », une femme âgée de 36 ans qui a été interpellée, dernièrement, à Tiaret en possession de 25 évangiles. La jeune femme attend le verdict d’un procès dans lequel elle est accusée de prosélytisme. Le procureur général près la Cour de Tiaret, avait indiqué à l’APS, à propos de cette affaire, que « la justice se comporte avec objectivité et respecte les individus et les associations qui pratiquent leurs rites religieux conformément au cadre défini par la loi ». Le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza, avait, pour sa part, réitéré, dernièrement, la volonté des autorités publiques de veiller à l’application des lois organisant la pratique des rites religieux, dans le respect de la liberté de culte.

 

« L’affaire liée au prosélytisme, en cours d’instruction à Tiaret, relève de la loi régissant la pratique des rites religieux en Algérie et les autorités publiques veillent à l’application de cette loi dans le respect de la liberté du culte », avait souligné M. Boukerzaza, lors du point de presse animé à l’issue du Conseil du gouvernement.

 

Rappelons que le tribunal de Tiaret a condamné, le 3 juin dernier, quatre individus à des peines de prison avec sursis assorties d’amende et relaxé deux autres dans une affaire similaire. Les six mis en causes qui sont originaires de Tizi-Ouzou, de Tiaret et d’Oran ont été arrêtés, le mois dernier, près du domicile de l’un d’eux, à Haï Mohamed Djahlane, à Tiaret.

 

Après le procès de nos 6 frères le 27 mai, un SOS venu d'Algérie

(10 juin)

Au nom de mes frères qui vivent la tragédie avec moi, nous voulons dire à nos frères musulmans et à l’état que nous sommes des Algériens comme eux et que nous voulons rester et vivre en Algérie. On est plus convaincus qu’on vit une chasse ouverte aux chrétiens dans ce pays par les autorités au premier plan et par la société au second.

 

Comme prévu on a passé au tribunal ce mardi 27 mai 2008 pour être jugé sur crime d’avoir tenter d’ébranler la foi des musulmans. Mon Dieu, comment six personnes peuvent ébranler la foi de quarante millions à moins que le tribunal soit convaincu que la foi des quarante millions n’est pas fondée sur des bases solides, une tente posée sur le sable sans pivots et qui a peur du vent, le vent de la vérité.

 

En plus de ça et au cours du procès, ils nous ont accusés d'avoir organisé une messe sans autorisation, une accusation sans fondement.

 

En fin de procès, le procureur a requis contre nous la sévère peine de (02) deux ans de prison ferme et une amende de 500.000.00 DA chacun, un total de 3.000.000.00 DA, l'équivalent de 30.000 euros.

 

Mes frères dans la foi, ils sont décider de nous enfermer mais ils ne pourrons pas fermer nos cœurs, nous contenions à adorés notre Dieu, notre Dieu est le christ, notre Dieu est vivant, amen.

 

 

06/06/2008

Algérie : articles du 27 mai au 5 juin

drapeau-algerie-772063Procès d'un convertie au christianisme en Algérie: Paris espère la clémence 

(27 mai)

La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade, a qualifié de "triste" et "choquant" le procès en Algérie d'une femme convertie au christianisme, disant espérer un "geste de clémence" à son égard, dans un entretien dimanche à Radio J.

 

"C'est triste, c'est choquant, d'abord parce que cela contrevient à la déclaration universelle des droits de l'Homme", qui proclame dans son article 18 la liberté de pensée, de conscience et de religion, a déclaré Mme Yade.

 

"Conformément à l'article 18 de la déclaration universelle des droits de l'Homme et conformément à la tradition d'hospitalité de l'Algérie, je crois que ce serait bien d'avoir un geste de clémence", a-t-elle ajouté.

 

Le procureur de Tiaret, dans l'ouest de l'Algérie, a requis mardi trois ans de prison ferme contre Habiba Kouider, 37 ans, convertie au christianisme et jugée pour exercice illégal d'un culte non-musulman, en vertu d'une loi de 2006. Le verdict est attendu mardi, selon le président de l'Eglise protestante d'Algérie.

 

"Le christianisme ne menace pas l'islam en Algérie", a estimé Mme Yade. "Les chrétiens en Algérie sont 1% de la population, c'est-à-dire à peu près 11.500 personnes, 32 églises par rapport à 32.000 mosquées, donc je ne pense pas qu'il y ait une menace religieuse".

 

La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme a relevé qu'il ne s'agissait "pas du premier cas de ce type", évoquant celui d'un prêtre catholique français, Pierre Wallez, condamné en avril à deux mois de prison avec sursis pour prosélytisme, par la cour d'appel de Tlemcen (ouest de l'Algérie).

 

"Mais j'ai confiance dans la tolérance du peuple algérien", a encore indiqué Mme Yade. 

 

Habiba a-t-elle le droit, OUI ou NON d’être chrétienne ? 

(28 mai) 

Les griefs retenus contre "l’apostate" est "la pratique de culte non musulman sans autorisation". Le procureur près le tribunal correctionnel de Tiaret a requis trois ans de prison ferme, mardi passé, contre Habiba et le verdict sera connu aujourd’hui.

 

La jeune Tiartie, Habiba K., éducatrice pour enfants de son état, a été déférée la semaine écoulée devant le tribunal correctionnel de la ville de Tiaret. Son tort : avoir été arrêtée en possession de bibles et d’évangiles. Selon la loi de février 2006, Habiba risque une peine de prison allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement. Les griefs retenus contre "l’apostate" est "la pratique de culte non musulman sans autorisation".  Le procureur près le tribunal correctionnel de Tiaret a requis trois ans de prison ferme, mardi passé, contre Habiba et le verdict sera connu aujourd’hui. Signalons  qu’aujourd’hui, six autres nouveaux convertis au christianisme seront jugés pour prosélytisme évangéliste par le même tribunal.  Cette histoire qu’on appelle désormais "l’affaire Habiba", a soulevé un tollé même dans la presse de l’Hexagone.

 

Ainsi, Rama Yade, secrétaire d’Etat française aux droits de l’Homme, a qualifié de "triste et choquant" le procès contre Habiba. Tout en estimant que la religion chrétienne n’est pas une menace contre l’islam, elle en appelle à un geste de "clémence envers Habiba".  De leur côté, les organisations et militants des droits de l’Homme estiment que cette compagne contre les Algériens convertis au Christianisme constitue une "grave atteinte à la liberté de conscience et de religion". Ils appellent les pouvoirs publics à plus de respect de la liberté de conscience garantie par la loi fondamentale du pays. Par ailleurs, ils se demandent quelle sera la réaction des musulmans s’ils étaient victimes des mêmes agissements de la part d’autres communautés religieuses en dehors du monde musulmans ?  Rappelons que cette campagne contre "le prosélytisme évangéliste" en Algérie est menée depuis quelques temps par certains cercles, notamment quelques titres de presse connus pour leur accointances avec les milieux intégristes.  Ces mêmes cercles désignaient à la vindicte nationale les néo-convertis au christianisme, notamment en Kabylie pour en faire leur cheval de bataille contre cette région connue pour sa laïcité.     

 

M. Mouloudj 

 

Une chasse aux chrétiens convertis? 

(30 mai) 

Neuf Algériens convertis au christianisme sont actuellement sous le coup d’une condamnation dans leur pays. Ils sont accusés de prosélytisme, sur fond de climat tendu entre les dirigeants politiques algériens et les évangélistes chrétiens.

 

Loi restrictive?

 

Trois affaires sont en cours. La première concerne deux convertis, condamnés le 20 novembre 2007 par contumace à deux ans de prison ferme et 5.000 euros d'amende chacun pour exercice illégal d'un culte non musulman. Ils ont demandé à assister à un nouveau procès et sont actuellement rejugés devant le tribunal correctionnel de Tissemsilt, à 350 km au sud-ouest d'Alger. Mercredi, la cour a reporté au 18 juin leur procès, a annoncé à l'AFP leur avocate Me Khelloudja Khalfoun.

 

En Algérie, l'exercice d'un culte - musulman on non musulman - est conditionné: il est nécessaire d’obtenir un agrément fixant le lieu du culte et d'un autre pour le prédicateur, selon une loi promulguée en février 2006. Cette loi est considérée comme restrictive par le chef de l'Eglise protestante d'Algérie Mustapha Krim, qui demande son abrogation. Une hypothèse balayée d’un revers de la main, mardi soir, par le ministre de la Communication. Abderrachid Boukerzaza a exclu que cette loi soit abrogée.

 

Autre affaire, même chef d’accusation: Habiba Kouider, une éducatrice de 37 ans, comparaissait mardi devant le tribunal correctionnel de Tiaret (sud-ouest algérien) pour «prêche d'un culte non-musulman sans autorisation». Elle avait été arrêtée dans un autobus en possession d'une dizaine de Bibles, selon Mustapha Krim, et de 25 Bibles, selon le ministère des Affaires religieuses. Le procureur de Tiaret avait requis le 20 mai trois ans de prison ferme contre cette éducatrice avant d’ordonner, mardi, un complément d'information, affirme l’AFP. Un procès qualifié de «triste» et «choquant» par la secrétaire d'Etat française aux Droits de l'homme, Rama Yade, mardi sur la station parisienne «Radio J».

 

«Atmosphère de lynchage»

 

Le même jour, ce tribunal a ouvert un autre procès pour juger l’affaire de six autres Algériens convertis. Le procureur a requis deux ans de prison ferme et une amende de 500.000 dinars (5.000 euros environ). Le verdict doit être prononcé le 3 juin. Accusés d'exercice illégal d'un culte non-musulman, ils avaient été interpellés à la sortie d'une maison où, selon l'accusation, ils venaient de tenir une messe sans autorisation.

 

Selon «Liberté», Habiba Kouider et les autres convertis, sont «victimes d'une atmosphère de lynchage et de la montée en puissance des lobbys islamo-conservateurs, qui veulent en faire un exemple».

 

La persécution des chrétiens ou le défi de la pluralité

(2 juin)

Il ne faut pas oublier que cette loi, qui conditionne l’exercice d’un culte à l’obtention d’un agrément fixant le lieu du culte et d’un autre pour le prédicateur, concerne également le culte musulman. Elle a d’ailleurs été adoptée pour réglementer l’ouverture des mosquées et surveiller les imams qui y prêchent.

 

L’Algérie abrite des confessions religieuses différentes. Pourquoi cette vague de procès?

Il y a un processus d’aggravation des conditions de pratique du culte chrétien en Algérie, depuis environ un an. Les procès se sont en effet multipliés et la Ligue algérienne des Droits de l’homme a relevé plusieurs atteintes à la liberté du culte. Le problème, c’est que nous ignorons pourquoi. Est-ce une façon de faire diversion pour le gouvernement, fragilisé par des luttes internes et par les dégradations des conditions de vie an Algérie ? Existe-t-il une volonté d’imposer un islam plus rigoriste ? Ce n’est pas clair.

 

La loi de 2006, invoquée pour poursuivre les chrétiens convertis, est-elle restrictive comme l’affirme le chef de l’Eglise protestante d’Algérie, Mustapha Krim?

Il ne faut pas oublier que cette loi, qui conditionne l’exercice d’un culte à l’obtention d’un agrément fixant le lieu du culte et d’un autre pour le prédicateur, concerne également le culte musulman. Elle a d’ailleurs été adoptée pour réglementer l’ouverture des mosquées et surveiller les imams qui y prêchent.

 

La société civile algérienne a-t-elle évolué vers moins de tolérance religieuse?

Non, les journaux indépendants, la ligue algérienne des droits de l’homme et des associations ont d’ailleurs pris position en faveurs des convertis. Je pense sincèrement que la chasse aux chrétiens convertis ne vient pas du bas mais du haut, donc du pouvoir. Le phénomène de la conversion est nouveau, tout comme celui de l’athéisme, notamment en Iran, dont on parle peu. De plus, ces conversions ne sont pas tournées vers l’Eglise catholique, bien implantée en Algérie, mais par le biais des évangélistes protestants que les autorités connaissent moins. L’émergence d’une nouvelle catégorie de population effraie le pouvoir car celui-ci ne sait pas gérer le pluralisme. Or, le pluralisme religieux pose aussi le problème de la pluralité politique. Je crois que le régime a simplement du mal à gérer une ouverture à la mondialisation culturelle, vécue comme un basculement dans une société repliée sur elle-même.

 

Recueilli par Sandrine Cochard

 

Le Haut Conseil islamique dénonce l'évangélisation clandestine

(3 juin)

Le président du Haut Conseil islamique Cheikh Bouamrane a dénoncé des activités évangéliques clandestines contre l'islam et réaffirmé que l'Algérie n'était "pas hostile" aux chrétiens, dans un entretien publié lundi par le quotidien arabophone al Khabar.

 

Cheikh Bouamrane, islamologue et ancien doyen de la faculté d'Alger, a rappelé que la loi controversée de février 2006 réglementant le culte des non-musulmans "stipule que la liberté de conscience est garantie, y compris pour la minorité chrétienne".

 

Mais, souligne-t-il, "le mouvement d'évangélisation porte atteinte à l'islam, ce qui est inacceptable parce que l'islam est la religion d'Etat et la religion de la majorité des Algériens".

 

"Le mouvement d'évangélisation se caractérise par une activité clandestine portant atteinte au saint coran et à la sunna du prophète" Mahomet, a-t-il estimé.

 

Plusieurs procès sont en cours en Algérie contre des convertis accusés de prosélytisme religieux parmi les musulmans, dont ceux intentés à Habiba Kouider, 37 ans, et six jeunes à Tiaret (sud-ouest d'Alger).

 

Quatre convertis condamnés à la prison avec sursis, deux relaxés

(4 juin)

Quatre Algériens convertis au christianisme ont été condamnés mardi à des peines de prison avec sursis et deux autres relaxés par le tribunal correctionnel de Tiaret (sud-ouest) qui les jugeait pour "pratique illégale d'un culte non musulman", a annoncé leur avocate à l'AFP.

 

Un converti a été condamné à six mois de prison avec sursis et une amende de 2.000 euros environ, et les trois autres à deux mois de prison avec sursis et une amende de 1.000 euros chacun, a précisé Me Khelloudja Khalfoun.

 

Deux autres convertis appartenant au même groupe ont été relaxés, a précisé l'avocate.

 

Me Kheloudja a indiqué à l'AFP qu'elle allait faire appel de ce jugement.

 

Le groupe composé de six personnes avait été interpellé à Tiaret début mai à la sortie du domicile d'un deux et accusés d'avoir participé à une messe dans ce lieu qui n'est pas prévu à cet effet, selon les forces de sécurité.

 

Selon la loi controversée de février 2006 réglementant le culte en Algérie, le lieu de culte et son servant doivent être agréés par le ministère des affaires religieuses.

 

Discriminations anti-chrétiennes : le scandaleux silence des algériens de France

(5 juin)

Des chrétiens condamnés en terre d’islam, en l'occurrence l’Algérie, pour « exercice illégal du culte chrétien », quelle nouvelle ! Rien de bien étonnant pour qui suit l’actualité des persécutions anti-chrétiennes dans les pays de la prétendue « religion de paix ».

 

En réalité rien de bien étonnant, les minorités chrétiennes ne sont tolérées que « soumises », et c’est un miracle de Dieu si de petits noyaux durs subsistent encore malgré les règles tatillonnes conçues pour entrainer mécaniquement leur conversion à la religion dominante.

 

Ce qui me choque, dans cette affaire, c’est le silence assourdissant des algériens de France. Après tout, l’Algérie fait ce qu’elle veut. Pour acheter la paix civile, la dictature algérienne se doit de donner des gages aux islamistes. Mais « nos algériens », qui réclament une place de choix pour l’islam en France, la construction de mosquées au travers du subventions publiques déguisées (associations culturelles subventionnées ou terrains abandonnés pour une bouchée de pain), où sont-ils lorsque leur pays d’origine pratique une politique de discrimination, à l’encontre de leurs revendications affichées ? Je croirais à leur bonne foi lorsque je les verrais manifester rue de Monceau, devant l’ambassade l’Algérie. Çà n’est pas demain la veille, vous l’avez compris !

 

29/05/2008

Algérie : Injustice islamique

Trois ans de prison requis contre une convertie au christianisme 

 

Algerie150Le procureur de la République de Tiaret (ouest) a requis mardi trois ans de prison ferme contre une Algérienne convertie au christianisme et jugée pour exercice illégal d'un culte non-musulman, a annoncé mercredi à l'AFP le président de l'Eglise protestante d'Algérie (EPA).

"Le procès de Habiba Kouider, 37 ans, s'est déroulé mardi au tribunal de Tiaret. Trois ans de prison ont été requises contre cette femme accusée de pratiquer un culte non musulman sans autorisation officielle", a déclaré le pasteur Mustapha Krim.

 

Le verdict sera rendu le 27 mai, a-t-il précisé.

 

Selon le pasteur, Habiba Kouider a été arrêtée début avril par des gendarmes sur la route reliant Tiaret et Oran (340 et 430 km à l'ouest d'Alger) en possession d'une dizaine d'exemplaires de la Bible.

 

Elle a été poursuivie dans le cadre d'une nouvelle loi de 2006 exigeant une autorisation préfectorale pour l'exercice du culte non-musulman en Algérie.

 

Six autres Algériens également convertis au christianisme doivent comparaitre le 27 mai devant ce même tribunal "pour prosélytisme religieux", a ajouté le président de l'Eglise protestante. Ils ont été arrêtés il y a deux semaines par la police à Tiaret.

 

Selon le ministère algérien des Affaires religieuses, l'Algérie compte sur une population de 33 millions d'habitants près de 11.000 chrétiens toutes obédiences confondues.

 

 

Prions pour nos frères chrétiens subissant l'intolérance et l'injustice de l'islam.

17/05/2008

Le Réseau évangélique dénonce la violations de la liberté de religion

Le Réseau évangélique dénonce la violations de la liberté de religion

 mardi 13 mai 2008, par Aloys Evina (journal chrétien)

 

Le Réseau évangélique accuse l’Algérie de graves violations de la liberté de religion et dénonce l’instrumentalisation du Conseil des droits humains

 

Le Réseau évangélique, qui représente plus de 40’000 chrétiens de conviction évangélique en Suisse romande, dénonce l’utilisation à des fins politiques du Conseil des droits de l’Homme, un instrument censé protéger les droits fondamentaux des personnes.

 

Le fonctionnement du Conseil implique que chaque pays membre soit soumis à la critique des autres. Dans ce cadre, l’Algérie a demandé le 8 mai dernier à la Suisse de s’engager davantage dans la lutte contre la xénophobie et pour l’égalité entre toutes les religions.

 

Jean-Paul Zürcher, secrétaire général du Réseau évangélique, a dénoncé cette demande comme « une manière fine de détourner l’attention des violations flagrantes des articles 18 (liberté de pensée, de conscience et de religion) et 19 (liberté d’opinion et d’expression) de la Déclaration universelle des droits de l’homme en Algérie ».

 

Le Réseau évangélique n’a pas reçu de réponse à une lettre adressée au gouvernement algérien par l’entremise de son ambassadeur en Suisse. Dans ce courrier, il dénonçait le traitement « scandaleux » infligé à des chrétiens en Algérie, les condamnant à de fortes amendes et à des peines d’emprisonnement sans les avoir entendus. Ils auraient été condamnés pour avoir porté atteinte à la religion islamique et à son prophète en vivant librement leur foi chrétienne.

 

Près de 80% des Eglises protestantes d’Algérie ont été fermées ces trois derniers mois par le ministère algérien des affaires religieuses, en raison d’une nouvelle loi qui interdit désormais l’exercice libre d’une religion autre que l’islam. Norbert Valley, président du Réseau évangélique, rappelle que « l’Algérie a édicté des lois en 2006 qui traitent différemment les adeptes de cultes autres que musulmans ».

 

Or « un pays qui se veut respectueux de toutes ses minorités ne doit pas favoriser une religion au détriment d’une autre, et ne doit pas non plus confiner la religion dans l’espace privé ». Le Réseau évangélique réaffirme que le respect de toutes les minorités religieuses passe par une laïcité ouverte, permettant à chacun d’exprimer librement ses convictions.

 

Article "collectif Algérie" du 11 mai http://collectifalgerie.free.fr/fr/?p=224

Ils dérangent la foi des musulmans 

 

Vendredi O9 mai, six algériens chrétiens ont été interpellés par la police au moment où ils sortaient du domicile de l’un d’eux: ils venaient de passer un moment de partage et de prière entre chrétiens. Ils ont été conduit au commissariat de police où ils ont passé la nuit, pour être présentés le lendemain au procureur. La charge suivante a été retenue contre eux: “ils dérangent la foi des musulmans”. Ils doivent comparaitre devant le juge le 27 mai.

 

En quoi est-ce que prier dans sa maison peut “perturber la foi des musulmans”? La foi musulmane est-elle à ce point ébranlable ? Comment est-ce que 6 personnes chrétiennes peuvent déranger les 150 000 musulmans d’une des plus grandes villes algériennes? Comment est-il possible d’arrêter d’honnêtes et pacifiques citoyens pour les traiter comme s’ils étaient des malfaiteurs ? Pourquoi faire subir une telle pression aux chrétiens dont le seul but est de vivre en paix dans leur pays ?

 

Nous sommes, une fois de plus, atterrés par l’application de cette loi 06.03 qui touche de plein fouet des citoyens qui ne peuvent concevoir que le fait de prier dans leur foyer constitue un délit. Nous vous tiendrons informés du sort réservé à ces 6 personnes et nous mobiliserons l’ensemble des partenaires du Collectif Algérie, afin que cette situation soit connue des Algériens et de la Communauté internationale.

 

Pour que la liberté de vivre sa foi soit une réalité en Algérie,

 

21/04/2008

Algérie : Descente de police en plein culte!

Algérie : Descente de police en plein culte! 

 

Vendredi matin, des policiers sont intervenus en plein culte dans une église algérienne (Tizi-Ouzou), afin d’apporter une convocation  au pasteur de l’église. Ils lui ont également renouvelé l’injonction de cesser toute célébration et de fermer l’église.

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Rappelons que l’église en question, qui compte environ 700 membres (rattachée à l’EPA), avait été fermée par procès-verbal en mars. Sans solution, l’église a donc décidé de réouvrir.

 

Le climat est devenu difficile pour les chrétiens en Algérie. Nous craignons de voir se multiplier ce genre d’actions répressives un peu partout dans le pays. A ce jour, le nombre d’églises ayant reçu une notification de fermeture est de plus de 20.

 

Pour la liberté de tous et le droit de chacun, nous vous invitons à rester mobilisés, afin que les citoyens algériens ne soient pas privés de ce droit inaliénable de choisir et pratiquer leur religion. 

 

Signez la pétition pour le respect de la liberté religieuse en Algérie à ce lien :

http://collectifalgerie.free.fr/fr/?page_id=46

17/04/2008

Algérie : + de 250 musulmans se convertissent au christianisme

Plus de 250 musulmans se convertissent au christianisme 

 

Des familles entières se sont converties au christianisme en Algérie. Un immigré algérien en Espagne gère une campagne d’évangélisation et de financement à Bouira.

 

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Des sources suivant le dossier de l’évangélisation dans différentes régions de la wilaya de Bouira et à la tête Imechdallah, Bechloul, Cheurfa, Aghbalou et maillot, dont des imams et des citoyens ont révélé que plus de 205 personnes se sont converties au christianisme, et dont des familles entières avec un nombre important de jeunes universitaires et de lycées.

 

Ce chiffre est confirmé par d’autres parties qui œuvrent à combattre l’évangélisation, et affirment que ce chiffre concerne cette dernière période durant laquelle les évangélistes investissaient les jeunes de la région, après nous avoir informé que les nouveaux recrutés devenus chrétiens depuis plus de 5 ans sont chargés d’évangéliser les jeunes de la région pour les convaincre de naître de nouveau.

 

L’imam de Mechdallah appelle les autorités de Bouira à arrêter toutes les campagnes d’évangélisation. Ses efforts n’empêchent pas les missionnaires de continuer à propager l’évangile et de gagner d’autres âmes perdues.

 

Reportage : Fadila Mokhtari/ traduction : Meriem Arezki

 

 

09/04/2008

Entretien avec Abdenour Aït : ‘’En quoi l'évangélisation ressemblerait à du terrorisme ?’’

Entretien vérité avec Abdenour Aït : ‘’En quoi l'évangélisation ressemblerait à du terrorisme ?’’

(article topchrétien)

 

En Algérie, l’Islam est la religion d'Etat. Et en février 2006, une nouvelle loi régissant les cultes non musulmans a été adoptée, prévoyant deux à cinq ans de prison ferme, et une amende pouvant aller jusqu'à 10 000 euros, contre toute personne qui incite, contraint ou utilise des moyens de séduction visant à convertir un musulman à une autre religion.

 

Depuis, le gouvernement algérien accuse les chrétiens, et en particulier les évangéliques, de mener des actions de prosélytisme. Et plus encore, de proposer des dollars ou des visas en récompense d’une conversion…

 

En conséquence, l’Eglise Protestante d’Algérie (EPA) subie de nombreuses tracasseries qualifiables de persécutions. Quant à Hugh Johnson, l’ancien Président de l’EPA, il a été expulsé le 26 mars dernier, après 45 ans de service...

 

Enfin, dans cette situation particulièrement critique pour les chrétiens, le Ministre des Affaires religieuses n'a pas manqué de mettre de l'huile sur le feu, en assimilant l'évangélisation au terrorisme. Entretien vérité avec Abdenour Aït, Secrétaire Général de l’Eglise Protestante d’Algérie.


Propos recueillis par Paul OHLOTT.


Paul Ohlott : Comment les hostilités ont-elles démarré envers la communauté chrétienne en Algérie ?

Abdenour Aït : Il n'y avait aucune raison particulière pour que des hostilités démarrent. Tout a commencé avec la loi ''anti-conversion'' de février 2006, et ensuite les autorités se sont inquiétées de la multiplication des communautés chrétiennes. Selon leurs propos, la croissance de l'Eglise en Algérie est un danger pour le pays.

P.O. : Et pourtant, vous n'êtes pas si nombreux que cela...

A.A. : L'Eglise Protestante d'Algérie regroupait tout d'abord 9 communautés, puis nous sommes passés à 15 et à 23, pour parvenir récemment à 32, ce qui reste très faible malgré tout. (NDLR : A ce jour, 19 églises ont reçu l’ordre de cesser leurs activités). Mais il y a aussi des chaînes de télévision chrétienne qui font un travail extraordinaire via le satellite, et elles brisent de nombreux tabous, ce qui dérange énormément les autorités.

C'est une grave maladresse de la part du Ministre  

P.O. : Le Ministre des Affaires religieuses algérien, M. Bouabdellah Ghlamallah, a assimilé l’évangélisation au terrorisme... Qu'est-ce que cela vous inspire ?

A.A. : Très franchement, je pense que c'est une grave maladresse de la part du Ministre. Le gouvernement parle d'évangélisation, et de toutes sortes de choses... En quoi l'évangélisation ressemblerait à du terrorisme ? Est-ce qu'il y a des faits avérés à ce sujet, ou des éléments pouvant confirmer de tels propos ? Je trouve que dans la bouche d'un Ministre, il s’agit d’une déclaration irresponsable ! En Algérie, on n'a jamais vu les chrétiens faire du mal, ou mener des actions contre le pays. Au contraire ! Jusqu'à présent, les chrétiens ont toujours donné un excellent témoignage.

P.O. : Vos relations avec le Ministre des Affaires religieuses sont-elles tendues ?

A.A. : M. Ghlamallah nous a reçu il y a environ un mois. J'étais allé au rendez-vous avec Mustapha Krim, le Président de l'EPA, et avec notre trésorier. Il ne nous a pas reçu officiellement, mais il nous a très bien accueilli. Il nous a confié qu'il voulait une Eglise algérienne. Il nous a cité la personne de Saint Augustin, et il a même fait mention des confessions de Saint Augustin. Alors pourquoi ferme-t-il aujourd'hui les églises ? La situation actuelle est incompréhensible. Est-ce que c'est vraiment lui qui décide ? Ou lui donne-t-on des directives ? Pour le moment, je m'interroge encore.

Je ne connais aucun évangéliste américain en Algérie  

P.O. : Les dignitaires musulmans accusent les évangéliques américains de cibler tout le pays et de profiter des difficultés sociales des gens pour les convertir au Christianisme à coup d’argent et de promesses. Ca vous fait bondir ?

A.A. : Voilà encore des propos qui n'ont aucun fondement... Si on donnait de l'argent aux gens, je pari que non moins de la moitié des Algériens viendraient faire la queue devant nos églises. Il est clair que toutes ces accusions ne sont que de la diffamation. Malheureusement, certains n'hésitent pas à user de mensonges pour diffamer la chrétienté.

P.O. : Est-ce que ces problèmes s'expliqueraient par la présence d'évangélistes américains ?

A.A. : Sincèrement, cela fait plus de 20 ans que je vais dans les églises, et je ne connais aucun évangéliste américain en Algérie. J'ai vu des communautés se créer, j'ai vu des Algériens venir à Christ, mais je n'ai pas vu un seul évangéliste américain derrière tout cela.

P.O. : Si vous n'avez vu aucun évangéliste américain, cela ne signifie pas pour autant qu'il n'y en a pas...

A.A. : ...A ce moment là, il faut que le gouvernement nous révèle le nom des évangélistes ! S'il y a des évangélistes américains qui donnent de l'argent, qu'on nous présente des Algériens qui en auraient reçu ! Ce sont des accusations en l'air et qui n'ont aucun fondement sur le terrain.

Les Algériens ont de la sympathie pour les chrétiens  

P.O. : Selon-vous, le gouvernement chercherait-il à faire bonne figure vis-à-vis des islamistes ?

A.A. : Evidemment ! Il est certain que l'islamisme international exerce des pressions. Je ne peux pas affirmer que l'Etat algérien est fondamentalement contre le Christianisme, mais il est vrai que le gouvernement a toujours cherché à ménager la chèvre et le chou. Et je sais que les pays du Golfe sont en train d'investir énormément d'argent chez nous, donc je ne serais pas surpris que l'Etat cherche à soigner son image vis-à-vis des pays qui élèvent le drapeau de l'Islam. Néanmoins, il me faut préciser que la population n'est pas contre nous. Récemment, un commissaire me confiait que ces décisions de fermeture d'églises étaient totalement injustes.

P.O. : D'une manière générale, la population vous soutient dans vos difficultés actuelles... ?

A.A. : Je ne sais pas si elle nous soutient, mais la population ne nous a jamais combattu. D'une manière générale, les Algériens ont de la sympathie pour les chrétiens, parce qu'à plusieurs reprises, ils ont eu l'occasion de voir que nos valeurs et notre manière de vivre ne présentent absolument rien de négatif.

Nous aimerions que toutes les églises prennent position pour dénoncer cette injustice

P.O. : Comment l'EPA compte-t-elle réagir face à cette tempête ?

A.A. : Nous avons donné la consigne à nos communautés de ne pas s'opposer aux forces de l'ordre, car c'est dans la nature même de notre foi, de respecter nos autorités. Dans un premier temps, nous allons donc voir si le gouvernement nous accorde réellement la possibilité de régulariser nos églises. Mais je n'y crois pas beaucoup, car jusqu'à maintenant, nous avons essuyé de nombreux refus à la Préfecture. Certaines fois, ils ne nous reçoivent pas en nous rétorquant qu'ils sont dans l'impossibilité de faire quoi que ce soit. D'autres fois, on nous demande de remplir un dossier, mais aucune suite n'est donnée à celui-ci. Il y a une mauvaise volonté manifeste, et aucun désir de nous accorder un statut légal. La loi anti-conversion, non seulement est injuste, mais elle est en outre inapplicable. En tous les cas, en lisant son contenu, on a beaucoup de mal à croire que l'Etat cherche simplement à organiser le Christianisme en Algérie…

P.O. : Est-ce que vous cherchez un soutien de la communauté chrétienne mondiale, et notamment de la France ?

A.A. : Nous cherchons à sensibiliser le plus grand nombre. Nous aimerions que toutes les églises prennent position pour dénoncer cette injustice. Je pense que c'est le devoir de nos voisins européens d'élever la voix et de pousser le gouvernement algérien à la modération. Si rien n'est fait, il est évident que la situation n'ira pas en s'améliorant...

Si la France pouvait demander des explications aux autorités…

P.O. : La presse s'est intéressée assez largement à la persécution que vous subissez, mais avez-vous également des soutiens politiques en France ou dans d'autres pays ?

A.A. : Non, mais il est vrai que si la France pouvait demander des explications aux autorités algériennes, concernant le respect des droits de l'Homme, cela nous serait profitable ! L'Algérie a signé la charte des droits de l'Homme, elle se doit donc de les respecter.

P.O. : En ce moment vous êtes en France, dans quel objectif ?

A.A. : Pour vous dire la vérité, je suis en France premièrement pour visiter ma famille, mais aussi parce que je suis très fatigué. Je suis venu surtout pour reprendre un peu de souffle. Mais je dois dire que ce n'est pas gagné, car j'ai plus de travail ici qu'en Algérie !

 

01/04/2008

Algérie : Expulsion de l’ancien président de l’église protestante

Expulsion de l’ancien président de l’église protestante d’Algérie 

 

La récente expulsion du Pasteur Johnson, ancien président de l’église protestante d’Algérie, serait liée à la sécurité de l’Etat, a déclaré samedi au Forum de l’ENTV le ministre des Affaires religieuses Bouabdellah Ghlamallah.

 

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"C’est le ministère de l’Intérieur qui a décidé de l’expulser et cette expulsion est liée à la sécurité de l’Etat ", a répondu le ministre. Sur le phénomène d’évangélisation qui touche la Kabylie et certaines régions du pays, M. Ghlamallah a dit : "L’exercice des cultes doit se faire d’une façon légale, dans le cadre de la loi. Nous avons fermé des lieux de cultes chrétiens et musulmans parce qu’ils sont hors la loi. Ces lieux ne répondent pas aux normes sanitaires et de sécurité." Le ministre a minimisé l’étendue du phénomène de l’évangélisation en Kabylie et a évité la polémique :

"L’Islam n’est pas en danger en Kabylie. Mais dans cette région, les évangélistes activent publiquement alors que dans d’autres régions du pays, ils le font en cachette."

 

M. Ghlamallah a révélé que les tentatives d’évangélisation des populations sont menées en majorité par des Algériens :

 

"Au début, les évangélistes étaient Américains, Suisses, Français. Maintenant, ils sont Algériens. En clair, les évangéliques étrangers ont réussi à former des prédicateurs en Algérie".

 

Le ministre n’a pas abordé les raisons des reconversions de l’Islam au Christianisme. Il n’a pas donné des chiffres sur le nombre de chrétiens et des lieux de cultes chrétiens fermés récemment à travers le pays, notamment en Kabylie.

 

"On ne veut pas empêcher les gens de changer de religion. Mais nous disons aux reconvertis que l’Algérie est visée par les évangélisateurs. L’intérêt de la nation doit primer sur tout. L’essentiel, c’est de préserver notre patrie", a soutenu le ministre.

 

Autrement dit, les évangélistes étrangers ne représentent pas une menace pour l’Islam, mais constituent un danger pour la cohésion nationale et la nation. Sans le dire directement, le ministre se méfie des évangélisateurs et de leurs objectifs réels. Cela explique les relations tendues entre les autorités et les représentants de l’église protestante en Algérie.

 

"L’Etat garantit la liberté de culte, mais les gens qui changent de religion doivent savoir pourquoi ils le font", a soutenu le ministre.

 

Le ministre n’a pas avancé de solutions pour faire face aux salafistes qui auraient perturbé les prières dans certaines mosquées du pays. Il a reconnu l’existence d’un déficit en matière d’imams en Kabylie.

 

Afin de contrer la percée évangélique, M. Ghlamallah a indiqué que 5.400 mosquées sont actuellement en construction à travers le pays. L’Algérie compte un peu plus de 14.000 mosquées. Pour la Grande Mosquée d’Alger, le ministre a dit :

 

"Nous comptons lancer les travaux de cette mosquée début 2009. Nous avons demandé au bureau allemand de livrer les études dans un délai de six mois".

 

Le ministre a défendu les mosquées, parfois critiquées pour leur incapacité à faire face aux maux qui rongent la société. Sur l’argent de la zakat, le ministre a démenti les informations selon lesquelles les Américains ont demandé des garanties sur son utilisation :

 

"Les Américains et les Européens sont venus nous demander seulement des informations sur la collecte de l’argent de la zakat. Personne n’a demandé de garanties sur les mesures prises pour éviter que cet argent aille entre les mains des terroristes. Si quelqu’un avait posé cette question, je l’aurai invité à sortir de mon bureau. L’argent de la zakat est géré dans le cadre des lois de la République", a expliqué M. Ghlamallah.

 

Le ministre a indiqué qu’il y a actuellement 60 milliards dans le fonds de la zakat.

 

Il a indiqué que la création de la fonction de mufti de la République n’a pas encore abouti. M. Ghlamallah a précisé également que la présidence de la République n’a pas donné son feu vert pour la désignation du directeur de l’Office national du Hadj.

 

Vous aurez compris : la persécution des chrétiens est une réalité en Algérie. Prions pour que l’évangélisation continue et que des multitudes se convertissent pour la vie éternelle.  

26/03/2008

Algérie : La pression augmente dans l'affaire de l'évangélisation

2 articles topchrétiens :

 

Lundi 17 mars : Discrimination religieuse: Les autorités suspendent les activités d'églises protestantes 

 

Les autorités préfectorales ont suspendu deux églises protestantes de Tizi Ouzou (Kabylie, est) jusqu'à ce qu'elles reçoivent un "certificat de conformité" pour l'exercice de leur culte, a annoncé dimanche à l'AFP le pasteur Mustapha Krim, président de l'Eglise protestante d'Algérie.

Il s'agit de l'Eglise de la Nouvelle Ville et de Tafath (Lumière), qui comptent respectivement 700 et 200 membres, a précisé le pasteur.

 

Cette décision a été prise dans le cadre de la nouvelle loi de février 2006 régissant le culte des non musulmans, considérée comme restrictive par ces derniers. L'exercice du culte non musulman, reconnu par la constitution, est soumis à une autorisation préfectorale et doit être accompli dans des lieux autorisés par le ministère des Affaires religieuses.

 

Les autorités préfectorales ont par ailleurs convoqué les responsables de l'église protestante de Larbâa Nath Irathen, dans le même département, "sans doute pour leur notifier la même demande", a indiqué le pasteur.

 

Il a ajouté qu'à sa connaissance, l'église protestante de Béjaïa n'avait reçu pour le moment aucune notification de fermeture.

 

Le pasteur Mustapha Krim a indiqué qu'il n'avait "pas l'intention de fermer les églises concernées" et qu'il allait "demander audience à la préfecture de Tizi Ouzou pour présenter le dossier complet autorisant ces églises à exercer leur activité en toute légalité".

 

Les églises concernées existaient avant l'entrée en vigueur de la loi de 2006 et l'application à leur encontre du texte aurait "un caractère rétroactif qui serait inacceptable", a-t-il dit.

 

Une vive polémique oppose depuis plusieurs semaines responsables religieux musulmans et dignitaires chrétiens, accusés de prosélytisme.

 

Les critiques s'adressent essentiellement à l'Eglise évangéliste, récemment implantée dans le pays, et qui compterait quelque 50.000 adeptes dont 10.000 pratiquants, regroupés dans 33 communautés, selon Mustapha Krim.

 

Les autorités avaient auparavant refusé de renouveler le titre de séjour du pasteur américain Hugh Johnson, 74 ans, ex-président de l'Eglise protestante d'Algérie, à la retraite depuis 2006. Alger lui a demandé quitter le territoire avant le 11 mars. Le recours du pasteur est en cours d'examen devant le Conseil d'Etat.

 

Le ministre des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, avait récemment qualifié les évangélistes de "hors la loi", affirmant que leur objectif était de constituer "une minorité pour favoriser l'ingérence étrangère dans les affaires intérieures".

 

Selon ce ministère, l'Algérie compte seulement 11.000 chrétiens, toutes obédiences confondues, en majorité catholiques, sur 33 millions d'habitants.

 

La polémique est allée crescendo après la radiation de deux instituteurs algériens de confession chrétienne et la condamnation fin janvier à un an de prison avec sursis d'un prêtre catholique français d'Oran, Pierre Wallez, pour avoir animé un culte auprès de migrants clandestins camerounais, une action assimilée à du prosélytisme.

 

Mardi 18 mars : La pression augmente dans l'affaire de l'évangélisation 

 

Deux églises protestantes fermées à Tizi Ouzou.

 

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Le pasteur a précisé qu’il n’avait “pas l’intention de fermer les églises concernées” et qu’il allait “demander audience à la wilaya de Tizi Ouzou pour présenter le dossier complet autorisant ces églises à exercer leur activité en toute légalité”.

 

La pression s’accentue sur l’Église protestante d’Algérie. La wilaya de Tizi Ouzou vient, en effet, de suspendre deux temples protestants qui comptent respectivement 700 et 200 membres, a indiqué, hier à l’AFP, le pasteur Mustapha Krim, président de l’Église protestante d’Algérie. L’église de la Nouvelle Ville et celle de Tafath resteront fermées jusqu’à ce qu’elles reçoivent un “certificat de conformité” pour l’exercice de leur culte, a précisé le révérend. Cette décision a été prise dans le cadre de la nouvelle loi de mars 2006, qui interdit l’exercice d’un culte non musulman “en dehors des édifices prévus à cet effet” et “subordonne l’affectation des édifices pour l’exercice (d’un tel) culte à l’obtention d’une autorisation préalable”.

 

L’exercice d’un culte non musulman est soumis à une autorisation préalable de la wilaya, et ses adeptes doivent se constituer en association pour le pratiquer, selon un décret exécutif datant de juin 2007, pris en application de la loi de 2006. Selon ce décret, le wali peut interdire les rassemblements de non-musulmans s’ils “constituent un danger pour la sauvegarde de l’ordre public”, ou imposer leur transfert dans un autre lieu que celui initialement prévu par les organisateurs. Le pasteur Mustapha Krim a également affirmé à l’AFP que la wilaya de Tizi Ouzou a convoqué les responsables de l’Église protestante de Larbaâ Nath Irathen, “sans doute pour leur notifier la même demande”, a-t-il dit. Il a ajouté qu’à sa connaissance, l’Église protestante de Béjaïa n’avait reçu pour le moment aucune notification de fermeture.

 

Le pasteur a précisé qu’il n’avait “pas l’intention de fermer les églises concernées” et qu’il allait “demander une audience à la wilaya de Tizi Ouzou pour présenter le dossier complet autorisant ces églises à exercer leur activité en toute légalité”. Les églises sommées de se conformer à la réglementation existaient avant l’entrée en vigueur de la loi de 2006 et l’application à leur encontre du texte aurait “un caractère rétroactif qui serait inacceptable”, a estimé le chef de l’Église protestante d’Algérie. Cette affaire intervient alors qu’une vive polémique oppose, depuis plusieurs semaines, responsables religieux musulmans et dignitaires chrétiens, accusés de prosélytisme.

 

L’Église évangéliste en est la principale cible. Récemment implantée dans le pays, elle compterait quelque 50 000 adeptes dont 10 000 pratiquants, regroupés dans 33 communautés, selon Mustapha Krim. Peu de temps avant, l’ancien président de l’Église protestante, l’Américain Hugh Johnson, 74 ans, à la retraite depuis 2006, avait été sommé de quitter le territoire avant le 11 mars. Le recours du pasteur contre cette décision du ministère de l’Intérieur est en cours d’examen devant le Conseil d’État.

 

R. Benkaci 

16/03/2008

Algérie : Une chaîne de prière s’est mise en place

algérie-drapeauAlgérie : Une chaîne de prière s’est mise en place 

 

La campagne antichrétienne ne faiblit pas en Algérie. Même si le pasteur Hugh Johnson a obtenu un délai de trois mois pour quitter le pays, les condamnations prononcées contre trois autres pasteurs n’ont pas été annulées. En tout, six responsables de communautés protestantes et évangéliques seraient inquiétés par la justice algérienne.

 

Voici le message d’un pasteur algérien, qui nous invite à nous joindre à la chaîne de prière lancée dans les 32 communautés de l’Eglise protestante d’Algérie.

 

"C’est curieux comme les futilités s’effacent par temps de persécution, la prière revient au premier plan et de ce fait, l’unité aussi. Nous venons de lancer une initiative de chaîne de prière et jeûne d’un an au niveau national. Les communautés se mobilisent à tour de rôle. Les lieux de culte sont pleins et ne peuvent plus contenir les fidèles. Nous invitons tous les chrétiens à se mobiliser avec nous selon Ephésiens 6 (10-12). Les actes des apôtres ne sont pas terminés. Il manque encore les actes des chrétiens du temps présent et à venir. Nous pouvons dire que nous sommes heureux d’être pris à partie en tant que disciples de Jésus, nous ne sommes pas grand-chose par nous-mêmes mais Celui qui est en nous est plus fort que celui qui est dans le monde.

 

Notre situation aujourd’hui semble inquiétante sur le plan des droits de l’homme mais nous sommes plus que jamais revigorés dans notre foi malgré ces pressions multiples. Les journaux ne cessent de nous désigner comme des renégats, des agents de puissances étrangères et que sais-je encore ? Mais par la grâce de Dieu, nous n’avons pas eu ces dernières semaines d’agression physique. Nous sentons la protection du Seigneur dans bien des situations et nous sommes heureux de voir certains laïcs prendre fait et cause pour notre droit de culte, ainsi que certains partis d’opposition.

 

Quand la loi a été adoptée en février 2006, la démesure de son contenu nous a laissés perplexes, puis la peur avait vraiment gagné une bonne partie des églises. Le 1er septembre 2006, quand la loi est entrée en application, certaines églises se sont vidées de moitié ! Il faut dire que la décennie noire (*) reste bien présente dans nos esprits. Puis, peu à peu, les choses sont redevenues normales. Ces dernières semaines, bien des chrétiens, d’ordinaire plutôt sur la réserve, ont montré leur engagement solidaire. Nous comptons sur toutes les bonnes volontés pour faire pression sur la communauté internationale et les ambassades d’Algérie partout dans le monde pour l’abrogation de cette loi sortie du Moyen-Age."

 

Depuis le début de l’année, une campagne médiatique et politique a été lancée contre les chrétiens en Algérie.

 

En décembre 2007 déjà, le directeur d’une école chrétienne avait été faussement accusé d’utiliser son établissement scolaire à des fins d’évangélisation.

 

Début février 2008, trois responsables protestants ont appris leur condamnation à 3 ans de prison et 500 000 dinars (5000 euros) pour avoir proféré des injures "contre la religion et la personne du prophète". Ils n’étaient même pas présents à leur procès, n’ayant pas été informés. Un quatrième homme a comparu le 26 février et a écopé d’un an d’emprisonnement et d’une amende de 100 euros. Ces quatre personnes sont toujours en liberté et attendent la parution officielle de leur jugement pour faire appel. Par ailleurs, deux autres chrétiens devraient passer devant la Justice en mars et avril 2008 pour des accusations similaires.

 

Le 25 février, Hugh Johnson, ancien président de l’Eglise protestante d’Algérie s’est vu notifier par la police de quitter le territoire avant le 11 mars 2008. Agé de 74 ans et de nationalité américaine, cela fait 45 ans qu’il vit dans le pays. Les autorités viennent de lui accorder un délai de trois mois supplémentaires. Il devra partir en mai 2008.

 

Enfin, faute d’autorisation officielle, huit églises appartenant à l’Eglise protestante d’Algérie se sont vu notifier l’ordre de cesser toute activité. Pour l’instant, les responsables chrétiens refusent de fermer leurs lieux de culte.

 

 

Tenons-nous sur la brèche avec nos frères et sœurs algériens.

Prions pour les responsables des communautés et pour que les différentes églises restent unies.

Prions pour l’abrogation de la loi.

(*) Des milliers d’Algériens sont morts dans les années 90 pendant la guerre civile.

 

© Portes Ouvertes

 

 

04/03/2008

Etre Chrétien en Algérie

Etre Chrétien en Algérie

lundi 18 février 2008 – journal chrétien.

 

algerLe pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France (FPF), s’est rendu au ministère des Affaires étrangères avec le pasteur Mustapha Krim, président de l’Église protestante d’Algérie (EPA), le 6 février dernier.

 

Le Quai d’Orsay attentif aux préoccupations des protestants d’Algérie

 

Le pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France (FPF), s’est rendu au ministère des Affaires étrangères avec le pasteur Mustapha Krim, président de l’Église protestante d’Algérie (EPA), le 6 février dernier. Ce rendez-vous avait pour objectif de faire part aux membres du cabinet ministériel de la situation de l’EPA. Claude Baty a signalé que les conditions de liberté de culte des chrétiens d’Algérie sont difficiles au regard des conventions pourtant ratifiées par l’Algérie et de l’ordonnance adoptée en 2006 par le pays. Les membres du cabinet se sont montrés intéressés et attentifs aux préoccupations exprimées respectivement par les deux pasteurs.

 

Des informations parvenues depuis à la FPF renforcent ce sentiment d’inquiétude à l’égard de la situation des chrétiens d’Algérie. Trois Algériens ont été condamnés chacun à trois ans de prison ferme et 500000 dinars (5000 euros) d’amende pour « atteinte à la religion et à la personne du prophète ».

 

L’application extrêmement rigoureuse des lois régissant les lieux de culte place bon nombre de communautés dans des situations d’exercice du culte particulièrement difficiles, voir impossibles. D’autre part, les chrétiens sont régulièrement stigmatisés dans des médias, ils y sont aussi accusés d’un prosélytisme qui est même assimilé à du terrorisme. Service information-communication de la FPF

19/02/2008

Persécution anti-chrétienne en Algérie

Persécution anti-chrétienne en Algérie

par Yves Daoudal

jeudi 14 février 2008 (journalchretien.net)

 

0-4098S’appuyant sur les textes de loi adoptés en 2006 qui punissent le « prosélytisme » chrétien de prison et de fortes amendes et interdisent de « célébrer un rite dans un lieu non reconnu par le gouvernement », le tribunal d’Oran a condamné le prêtre catholique Pierre Wallez à deux ans de prison dont un avec sursis pour avoir simplement rendu visite à des chrétiens camerounais et prié avec eux.

 

 

Ce fait, après bien d’autres, illustre la réalité de l’intolérance antichrétienne qui règne en Algérie, allant des mesures persécutrices de l’Etat au terrorisme des islamistes.

 

On attend du recteur Dalil Boubakeur de la Mosquée de Paris sous contrôle algérien et président du Conseil Français du Culte Musulman qu’il exprime sa profonde désapprobation.

 

Mais la vérité, c’est que les libertés qu’il exige là où il ne domine pas encore, l’islam les refuse partout où il règne.

 

On vérifie également que l’indépendance de l’Algérie n’a finalement eu pour effet que de la remettre sous la férule théocratique de la charia islamique.

 

On attend avec intérêt les réactions de M. Nicolas Sarkozy, grand défenseur des libertés mais aussi laudateur à Riyad de la brillante civilisation islamique.

 

Communiqué de Bernard Antony, président de Chrétienté-Solidarité et du Pays Libre

16/09/2007

Alger a accru sa surveillance des évangéliques

drapeau_algerie2Un nouvel arsenal juridique permet de condamner à des peines de prison tout suspect reconnu coupable de prosélytisme non musulman

L’affaire des évangéliques sud-coréens en Afghanistan n’a pas relancé le débat sur le prosélytisme chrétien en Algérie. Serait-ce que les choses se sont apaisées après les tensions qui ont conduit au vote d’une loi anti-prosélytisme le 20 mars 2006 ? Celle-ci prévoit des peines de prison et de lourdes amendes.


« Le climat a beaucoup changé depuis un an en Algérie, témoigne Saïd, 43 ans, qui arbore une barbe hirsute. Il n’est plus possible de vivre sa foi de la même manière. Surtout, il devient dangereux de chercher à la partager. Ce qui s’est passé en Afghanistan ne va pas nous aider. Nos voisins musulmans se voient dans le rôle de l’agressé que les chrétiens voudraient convertir chez lui. Que deux frères presbytériens aient été assassinés, personne ne trouve cela choquant. »


Les décrets d’application de la loi du 20 mars ont été promulgués le 2 juin dernier. Ils soumettent rigoureusement à autorisation toute « manifestation religieuse » d’association agréée. Auparavant, des étudiants étrangers avaient été expulsés pour prosélytisme et la surveillance policière sur les lieux de culte avait été renforcée.

« L’organisation Al-Qaida au Maghreb est active en Kabylie, commente Rabah, 35 ans. Mais mon problème, lorsque je veux prier avec mes frères, ce ne sont pas les islamistes, c’est l’intolérance des autorités algériennes devant les pratiques de cultes non musulmans, comme ils disent. Cela empire. Les talibans, ici, c’est le pouvoir. »

La Kabylie sous surveillance

Converti au protestantisme depuis que « Jésus a rendu la vue à (son) cœur », Rabah ne parle qu’en terrain sûr, dans le cercle très restreint d’une fête familiale. « On ne fait plus confiance à personne depuis l’affaire de cet été » : en juin, en effet, cinq jeunes ont été jugés à Tizi Ouzou pour prosélytisme. L’un d’eux a été piégé par un policier en civil qui lui a demandé de la littérature chrétienne avant de l’arrêter lorsqu’il a reçu la Bible.


La population, elle, n’est guère plus tolérante que le gouvernement envers les Algériens qui passent à d’autres religions. De nombreux titres de la presse s’empressent de rapporter avec fracas la moindre évocation de prosélytisme évangélique. « Nous ne passons pas tous les courriers de lecteurs, vous savez. Il y a des réactions très violentes, se défend Nazim, rédacteur en chef au quotidien arabophone El Youm. J’ai reçu une lettre évoquant l’affaire du bus plein d’évangéliques coréens, se félicitant que les autorités algériennes “aient enfin réagi en 2006”. » « Nous n’étions pas loin du safari civilisateur avec tour-opérateur dans certaines régions du pays », ironise le lecteur en question.


Conséquence inattendue de ces pressions sur les chrétiens : c’est le prosélytisme musulman chiite qui préoccupe désormais en priorité les autorités algériennes. « Le rayonnement politique de l’Iran, la résistance victorieuse du Hezbollah au Liban contre Israël en été 2006 ont rendu certains jeunes radicalisés plus attentifs au discours, toujours présent en Algérie, des sectes chiites », explique Hacène Derraoui, maître-assistant à l’université de Béjaia. La Kabylie, terre d’élection des évangéliques, est là aussi sous haute surveillance puisque y survit une vieille tradition chiite.

Amine KADID, à Alger