20/01/2008

Une vie transformée - témoignage

Bonjour !

 

Je m’appelle Claire, j’ai 47 ans, je suis maman de 4 enfants, mariée avec Mathieu.

 

Je suis née dans une famille très modeste. J’ai grandis dans la banlieue 93.

 

Mon père avait de gros problèmes avec l’alcool. Son père aussi était alcoolique ainsi que son grand-père. C’était devenu une histoire de famille !

 

Mon père était un homme généreux mais désespéré. Je n’ai jamais su réellement s'il m’aimait, il ne me l’a jamais dit.

Son père étant décédé à 43 ans, il avait donc décidé qu’il mourrait à 43 ans et, donc, l’année de ses 43 ans mon père est mort d’une congestion cérébrale.

 

Ma mère était et est toujours une personne courageuse, gardant toujours l’espoir et l’humour. Elle m’a donné beaucoup d’amour. Face aux difficultés, nous étions très complices. J’étais fille unique mais pas très gâtée et c’est tant mieux. Du coup, je me suis beaucoup amusée toute seule, fabricant, rêvant, imaginant… Je pouvais ainsi conserver une part d’enfance tout en assumant des responsabilités très lourdes face à mes parents dont le couple était en détresse.

 

J’ai grandis ainsi, joyeuse et mélancolique à la fois. Sur le chemin, j’ai récolté une bonne dose de rejet, de désespoir, de crainte face à l’avenir. Mon hérédité ne m'a pas aidée…

 

Vers 15 ans, j’ai fais la connaissance d’une fille de mon âge. Nous étions toutes les deux nulles en math et cela a largement contribué à notre rapprochement.

Tout en jouant au "pendu" pendant les cours, elle m’a parlé de son groupe de jeunes qui était gratuit et sympa semblait-il. J’avais soif d’amitié et comme je ne pouvais pas recevoir d’amis à la maison à cause de mon père saoul chaque soir, j’ai attendu impatiemment le jour J.

C’était un samedi, dans un petit local tout simple, à Paris.

Il y avait là une dizaine de jeunes, chrétiens protestants pour la plupart, qui tapaient des mains au son d’une guitare. Ils étaient joyeux et accueillants.

Ce qui m’a le plus interpellée, c’est que nous n’étions pas réunis pour draguer, fumer des joints ou autre mais c’était tout simple. On chantait (moi aussi pour faire comme les autres même si je n’y comprenais rien), on partageait un petit goûter, on jouait au ping-pong.

 

Le dimanche suivant, on m’a invitée à l’église. Il fallait que je prenne le métro et je me suis perdue.

Je suis arrivée avec une heure de retard et j’ai profité du retard d’une autre personne pour rentrer.

Je ne comprenais rien à leur langage évangélique et cela durant des mois mais je venais pour l’amour qui régnait dans ce lieu.

J’avais soif de pureté, de partage, de sens à ma vie. Ils avaient quelque chose que je n’avais pas. Et il y avait aussi Mathieu celui, qui 4 ans plus tard, allait devenir mon mari.

 

Un jour, il y a eu un appel à donner sa vie à Jésus et j’ai littéralement accouru à cet appel. Je ne mesurais pas à quel point cette décision allait bouleverser ma vie, changer le cours de mon existence…

 

Ce ne fut pas immédiat…

 

Mon père a continué de boire, ma mère et moi avons continué à trembler car il était devenu violent, mais le changement qui s'opérait en moi était intérieur. Je sentais que Dieu était présent dans ma vie, je discernais qu’Il avait des projets pour moi.

 

Auparavant, je me voyais si moche, si insignifiante, petite "prolo" de la banlieue, mais je découvrais que Jésus était mort pour moi !

J’avais si longtemps cru que mon avenir était tout tracé comme celui de mes parents mais, en fait, Dieu avait un autre avenir pour moi : des projets de paix et de bonheur.

 

J’avais, par exemple, hérité d’un fort sentiment de désespoir.

 

Chaque matin, je me levais en me demandant pourquoi. Pourquoi vivre ? Pourquoi lutter ?

 

Je pensais le soir : encore une journée qui me rapproche de la mort, ce pour quoi j’ai été conçue. C’était comme un puit sans fond, une spirale infernale qui m’empêchait de profiter pleinement de ma vie. Cela me rendait mélancolique, tournée vers moi car toujours dans la pitié, donc pas toujours agréable à vivre.

 

Un jour, Dieu, m’a révélé ce problème qui avait contribué à embarquer mon père dans l’alcool, la fatalité puis la mort.

Lors d’un appel à la prière, j’ai exposé ce problème à mon Seigneur qui m’avait appelé à la liberté. Il m’a montré aussi les nombreux avortements que ma grand-mère avait pratiqués.

Un torrent de larmes a lavé mon âme ce jour là.

Dieu coupait ces liens d’hérédité amenant sur moi et mes enfants de grandes bénédictions.

 

Les semaines ont passées et, un matin, j’ai réalisé que mes pensées n’étaient plus les mêmes. J’envisageais ma journée avec confiance. Un nouveau sentiment était né en moi : l’espoir.

 

Le psaume 107 décrit exactement ce que j’ai ressenti :

 

" Certains étaient perdus dans un affreux désert, sans retrouver le chemin d’un lieu habité. Mourant de faim et de soif, ils étaient en train de perdre courage… D’autres, misérables, prisonniers, enchaînés, étaient dans un obscur cachot… Alors dans leur détresse, ils appelèrent le Seigneur à leur secours et Lui les sauva du danger. Il les retira de leur obscur cachot et rompit leurs liens. "

 

Qu’ils remercient donc le Seigneur pour sa bonté, pour ses miracles en faveur des humains !

 

Ainsi, j’étais perdue dans un affreux désert, mon âme mourrait de faim et de soif, c’est pour cela que je perdais courage mais, étant enchaînée par tous ces liens d’hérédité, je ne pouvais sortir de mon cachot de désespoir…

 

Par sa grâce, Dieu a eu pitié de moi et de mes descendants… Alors que mes cousins, mes cousines, tant de membres de ma famille mouraient de suicide, du sida, mon Père céleste avait les clefs de mon cachot…

 

Aujourd’hui, 30 ans plus tard, je peux mesurer sa grâce envers moi et ma famille. Il m’a enseigné la vie, donné l’amour et rendu libre.

 

 

Claire BERNABE

27/12/2007

Délivré du suicide

suicideDélivré du suicide 

 

D'abord et avant toutes choses, j'aimerais remercier Celui qui m'a ramené de la mort à la vie, Celui sans qui, il me serait impossible de vous partager cette lettre, Celui qui était, qui est et qui sera: Jésus-Christ de Nazareth, le ressuscité du 3e jour.

 

En avril 2002, alors âgé de 25 ans, j'étais en arrêt de travail, pour cause d'épuisement professionnel, depuis plus d'un an. J'étais un alcoolique, un drogué et un dépressif aux prises avec des idées suicidaires.

 

Je désirais mettre fin à mes jours, car j'avais commis l'adultère avec une autre femme et, pensant que ma propre femme ne me pardonnerait jamais, je me disais qu'il valait mieux pour moi de m'éliminer. Ainsi, le problème serait résolu.

 

Ici, j'aimerais faire un petit retour dans le temps, afin de dessiner le contexte entourant mes 3 tentatives de suicide. Ma femme a toujours été une femme de prière, et quelques mois avant cette sombre période de ma vie, elle m'avait fait rencontrer un homme de Dieu. Ce monsieur m'avait demandé si j'acceptais Jésus-Christ comme mon Seigneur et Sauveur, me pardonnant mes péchés, etc.

Je me rappelle avoir dit oui, mais je n'ai rien senti dans mon coeur, comme si aucun changement "intérieur" n'avait eu lieu.

 

J'ai bien dit "intérieur", car extérieurement, bien des choses avaient changé: Encore plus d'alcool, plus de drogue, plus d'idées noires, bref, tout allait de mal en pis. Alors, j'étais finalement résolu à mettre fin à mes jours sur la Terre.

 

1ère tentative de suicide

Ma première tentative de suicide fût verbale. C'est-à-dire que j'ai manifesté ouvertement mes intentions de me tuer, à un membre de ma famille. Résultat: Escorté par les policiers, je me suis retrouvé interné dans l'aile psychiatrique de l'hôspital général de Montréal. Mon séjour fût bref. Après un examen de routine, le psychiatre concluant que j'étais saint d'esprit (à ne pas confondre avec le Saint-Esprit !), me donna mon congé.

 

2e tentative de suicide

Quelques jours plus tard, survint ma deuxième tentative. Cette fois-ci, j'étais fermement déterminé à atteindre mon objectif: me tuer ! Un soir, alors que ma femme était au travail, j'ai ingurgité le contenu de toutes les bouteiles de médicaments de la pharmacie. Il y avait, en autre, une grosse bouteille neuve de Tylénol 500 mg, sans compter les autres bouteilles. J'ai également bu une grande quantité d'alcool. Et là, j'ai attendu de mourir. Ma femme est arrivée à la maison et s'est empressée de composer le 9-1-1. Quand la police et les ambulanciers sont arrivés à la maison, j'ai pris le temps de leur expliquer, calmement, tout ce que j'avais ingéré.

 

Résultat: Escorté par les ambulanciers, je me suis retrouvé interné dans l'aile psychiatrique de l'hôpital du Haut-Richelieu, à Saint-Jean-sur-Richelieu. Mon séjour fût bref. Après un examen de routine, le psychiatre concluant que j'étais saint d'esprit, me donna, lui aussi, mon congé.

 

3e tentative de suicide

Le lendemain, toujours résolu à mourrir, j'ai mis à exécution ma troisième et ultime tentative de suicide.

Étant un homme consciencieux, prévenant et ordonné de nature, j'avais réunit tous les ingrédients, menant, pensais-je, au succès de mon entreprise: Plusieurs bouteilles de bière, de la drogue, un sac de couchage et bien entendu, l'essentiel: un gros couteau de cuisine bien acéré.

 

J'ai consommé la drogue, bu la bière (sauf une), et j'ai dit ceci à ma femme: "Comme tu le sais déjà, je t'ai trompé. J'ai commis l'irréparable, je vais donc dans la cour arrière pour me tuer!" Ma femme a calmement répondu: "Et bien, vas-y!"

 

Ici, il est très important que je vous explique ce qui s'est produit dans la maison, pendant que j'étais à l'extérieur, préparant mon suicide. Ma femme est montée à l'étage pour prier l'Éternel, le Tout-Puissant. Elle a discuté avec Lui. "Seigneur, vais-je encore appeler le 9-1-1?", a demandé ma femme.

"Libère-le, libère-le, libère-le", a répondu le Seigneur. "Mais Seigneur, comment puis-je le libérer. C'est TOI qui libères!", a-t-elle rétorqué. C'est ainsi que ma femme s'est glissée sous les couvertures, en remerciant Dieu, par la foi, qu'Il était tout puissant pour me libérer.

 

De mon côté, j'ai installé mon sac de couchage, calé la dernière bière qui me restait, et commencé à me couper les poignets. Plus je coupais, plus la douleur augmentait et plus le sang coulait. Juste avant de donner un grand coup de toutes mes forces, j'ai pleuré et crié ceci: "Jésus-Christ, si tu existes réellement, comme le prétend ma femme, alors vient m'aider, car cette fois-ci, je vais réussir à me tuer ! "

 

D'un seul coup, mon corps est devenu tout engourdi et il m'était impossible de couper ma peau plus profondément. Je me suis découragé, et j'ai été retrouver ma femme dans le lit, et nous avons dormi dans la douce présence de notre Dieu. Dans l'espace d'une fraction de seconde, Jésus-Christ m'a délivré de l'alcoolisme, de la dépendance à la drogue, de la dépression et des idées suicidaires ! Depuis ce jour, je suis rempli d'une joie indescriptible qui demeure en moi de façon permanente, peu importe les circonstances et les épreuves que je vis ! Il est également très important de souligner que ma femme m'a pardonné avec l'aide de Dieu !

 

Je dis haut et fort: ALLÉLUIA et GLOIRE À DIEU, sans même m'en rendre compte, car ce n'est plus moi qui vis, mais c'est Christ qui vit en moi.

 

Toi qui lis cette lettre présentement, si tu as vécu ou vis actuellement des difficultés, des épreuves et si tu crois que mourir est ta seule solution, alors n'hésite surtout pas à crier comme je l'ai fait, et tu verras Jésus-Christ venir à ton secours.

 

Que TOUTE la gloire revienne au ROI des rois, Jésus Christ !!!

 

Ian Huot