08/11/2007

Chrétiens turcs persécutés

Turquie-mapMenaces et violence en augmentation contre les chrétiens turcs

Source : Journalchretien.net

 

Infirmant les propos du Président Abdullah Gul devant le Conseil de l’Europe à Strasbourg, le 3 octobre, déclarant qu’il n’y a aucune attaque de chrétiens en Turquie, les protestants de Turquie dénoncent un accroissement des menaces et des attaques ces derniers mois. Elles ont en réalité augmenté depuis le meurtre, le 18 avril, de deux chrétiens issus de familles musulmanes et d’un allemand, employés de la maison d’édition chrétienne Zirve, de Malatya.

 

Soner Tufan, le directeur de Radio Shema, la station chrétienne d’Ankara, nous a confié que depuis ces évènements, des individus viennent au moins trois fois par mois à l’entrée du studio menacer le personnel de la station.

 

Par ailleurs, le pasteur Ramazan Arkan, d’Antalya, a déposé quatre plaintes à l’encontre de Rasim Eryildiz, un entrepreneur immobilier, qui menace régulièrement des membres de son église, et une personne de sa communauté, âgée de 82 ans, a été agressée à coup de chaise à la sortie du culte au mois d’août. Auparavant, le 21 février, un psychologue anonyme avait publié un article intitulé : Scandale dans l’église. "C’est à prendre très au sérieux : ils veulent salir notre réputation auprès de la population locale », nous confie Ramazan Arkan.

 

Cependant, selon le pasteur, la situation des chrétiens d’Antalya, qui est l’une des grandes destinations touristiques du pays, ne serait rien en regard de ce que peuvent endurer les communautés de l’intérieur du pays. Malgré l’assassinat du prêtre catholique Andrea Santoro en février 2006, les « abattages rituels » de Malatya, et d’autres incidents, le Président turc Abdullah Gul continue d’affirmer qu’il n’y a aucune attaque visant les chrétiens.

 

  • Prions pour la protection des communautés chrétiennes en Turquie.
  • Prions pour que les autorités comprennent que les chrétiens sont une bénédiction pour le pays.
  • Prions pour un réveil en Turquie.

07/11/2007

Concert Philippe Decourroux - Photos

Voici quelques photos de la « journée missions » de jeudi dernier

(http://christianisme.skynetblogs.be/post/5157641/journee-...)

avec notamment le concert de Philippe Decourroux.

Visitez le site de Philippe : http://www.decourroux.ch/

JourneeMissions2007-1
Philippe1
Philippe2

 

06/11/2007

John : « J’étais transsexuel… »

Témoignage de John :

 

J’étais transsexuel et je m’appelais Sandra.

 

Je suis un garçon né aux Etats Unis et dés mon enfance, un esprit féminin m’habitait. Je me cachais pour m’habiller en fille et ce désir d’être une fille était terriblement fort. Je luttais de toutes mes forces contre ça, et à 18 ans, je m’engageais pour la guerre du Viêt-Nam, pensant y tuer ma féminité. La guerre, les études, rien n’a pu me délivrer.

 

Après avoir rencontré des gens qui me ressemblaient, je décidais de vivre à fond ma féminité. Je me suis fait épiler, et en février 1974, j’entrepris les démarches pour changer mon état civil et me fit appeler Sandra. Je me fis opérer pour l’ablation de mon sexe, prêt à tout pour devenir la femme que je ressentais à l’intérieur. Mes souffrances ont été terribles. En 1976, je pris des cours pour devenir mannequin et pus poser le buste nu, grâce à des implants. Une des jeunes filles qui prenait les cours avec moi, se mit à prier pour moi, et grâce à elle, le désir de connaître Dieu et sa Parole entra dans mon cœur. En mars 1977, j’acceptais Jésus comme sauveur, et son Esprit entra dans ma vie. Mon désir de devenir mannequin s’évanouit, et je n’avais qu’une envie, c’était de développer davantage cette nouvelle vie qui était née en moi.

 

Plus tard, je cessais de prendre des hormones et je réalisais que pour servir Dieu, j’avais besoin de redevenir l’homme que j’étais. Le pasteur Dan Duke a prié pour moi, et il a chassé le démon "femelle" qui m’habitait depuis l’enfance. J’ai alors expérimenté une grande paix et une grande liberté. Un chirurgien a effectué l’ablation de mes implants de silicone sur ma poitrine, et j’ai donné ma vie à Jésus pour témoigner au monde mon histoire. Si je peux répandre la bonne nouvelle de Jésus et être un moyen de libération pour d’autres, je saurais que mes souffrances n’ont pas été vaines.

 

John

05/11/2007

Le point sur Bush et les évangéliques américains

(article de Benjamin Wolff)

 

bushJusqu’à son départ à la retraite, George Bush s’ingéniera à jouer avec nos nerfs. Après l’Irak, l’Iran? Mais dans quelle mesure son néoméssianisme est-il un produit du milieu dit "protestant évangélique"?

 

Le point sur Bush et les évangéliques américains.

 

C’est depuis le dossier choc du Nouvel Observateur, "Les évangéliques, la secte qui veut conquérir le monde" datant de février 2004, qu’on s’est interrogé sur le sens des "croisades" de Bush Jr contre "l’axe du mal".

 

.L’hebdomadaire avait alors présenté ses excuses aux évangéliques français, dénonçant l’amalgame entre le président américain et le courant protestant évangélique français.

Lettre au Nouvel Obs : http://www.alliance-evangelique.org/accueil/index10.html

Excuses : http://www.coeurnet.org/breve27.html

 

 Malheureusement, la clarification entre "Bush-évangéliques-croisades" ne semble pas avoir atteint la scène publique depuis : entre anti-américanisme d’un coté et va-t-en-guerre de l’autre, le flou artistique demeure.

 

 George Bush atteint bientôt son départ à la retraite, mais il n’a pas dit son dernier mot. Selon lui, le sauvetage de l’Irak passe par une mobilisation en Iran, pour notamment s’assurer l’hommage des générations futures.

 

 C’est dans ce contexte fragile qu’il me paraît important de replacer le messianisme de Bush Jr dans un plan historique plus large.

 

Ultraminoritaire en France, ce type de christianisme est si installé dans le paysage social et politique américain qu’il en devient incontournable : mais dans quelle mesure la foi en Dieu influe-t-elle sur l’administration américaine ?

On compte aujourd’hui un demi milliard de protestants évangéliques dans le monde dont (seulement) 70 millions aux Etats-Unis et 400 000 en France.

 

L’historien britannique David Bebbington a proposé quatre critères pour cerner l’identité évangélique. Premièrement la centralité de la Bible, avec deux particularités.

 

Elle est un espèce de code de la route qui fait autorité dans tous les aspects de la vie du chrétien. Et il existe un rapport direct au texte, sans médiation.

 

Deuxièmement le crucicentrisme, c’est-à-dire la référance à la croix comme lieu de salut de l’humanité (d’où le succès du film The Passion de Mel Gibson).

 

Troisièmement, le plus important, la conversion, c’est-à-dire un changement de vie suite à une rencontre personnelle avec Jésus-Christ : nul ne peut être chrétien s’il n’est converti (born again, né de nouveau).

 

Enfin, le militantisme : le chrétien doit montrer dans une vie transformée qu’il est né de nouveau, il doit s’engager pour Jésus-Christ dans le cadre d’une église de convertis.

 

Les évangéliques américains vont de l’activiste afro-américain Jesse Jackson (à la gauche du Parti démocrate) à Pat Roberson (à la droite du Parti républicain).

 

Sur 70 millions d’évangéliques, on évalue à 25% la part de démocrates, à 50% la part de conservateurs et à 25% la part de fondamentalistes.

 

 On laisse souvent croire que Bush est un des présidents américains les plus attachés à la religion : c’est une idée reçue. Bill Clinton est un converti tout aussi convaincu, ainsi que Al Gore, qui appartienent à la branche conservatrice des baptistes (courant évangélique), qui a soutenu l’invasion en Irak.

 

L’engagement chrétien de Bush n’est pas plus important que celui d’autres présidents. L’historien français Sebastien Fath doute même de l’authenticité des convitions du président des Etats-Unis.

 

 Plusieurs éléments appuient cette affirmation. Officielement, Bush Jr présente sa conversion comme le principal événement de sa vie : c’est suite à une rencontre avec Billy Graham (star protestante détéstée des fondamentalistes) en 1985 qu’il a connu une foi renouvelée, suite à son alcoolisme.

 

En réalité, cette année-là, Bush Jr est chargé par l’état-major de son père, en campagne présidentielle, de mobiliser les votes de la New Christian Rigth (courant politique confessionnel à la droite du Parti républicain) : ce serait donc davantage par nécéssité professionelle qu’il s’est converti.

 

De plus, son abstinence a moins été motivée par Graham que par sa compagne, Laura Bush, qui lui dit en 1985 :"C’est moi ou le bourbon."

 

 Ensuite, contrairement à Clinton, Bush n’a jamais souhaité avoir de conseiller spirituel. Il ne fréquente pas non plus régulièrement les églises. Il est moins engagé de ce point de vue que Jimmy Carter : il est largement coupé de son église, qui s’est prononcée contre la guerre en Irak.

 

De plus, si un certain nombre de proches collaborateurs de George Bush sont des born-again convaincu (Michel Gerson, par exemple, sa plume) d’autres le sont beaucoup moins, voire pas du tout (Powell, Cheney, Rumsfeld, Wolfovitz).

 

 En somme, la ligne de conduite de Bush demeure la maximisation de ses intérêts : les principes religieux viennent en deuxième plan et ces principes sont filtrés en fonction du moment.

 

Selon le spécialiste Sébastien Fath, le président américain s’efforce d’entretenir la "religion civile". La religion civile est une religion générique à visée consensuelle.

 

Cinq critères la constituent. Premièrement la culture WASP (White, Anglo-Saxon and Protestant) : population qui reprend l’héritage des pères pélerins, de ces pères fondateurs qui, au XVIIe siècle, ont fui l’Europe alors qu’ils étaient persécutés pour des raisons religieuses et ont construit l’idéal américain.

 

 Deuxièmement, l’accent sur la foi et la prière : peu importe le contenu de la foi, l’important c’est de croire et de prier.

 

Le troisième trait est l’individualisme : l’autonomie morale de l’individu est une valeur suprême.

 

Le quatrième trait est le messianisme : l’idée selon laquelle l’Amérique est une terre élue est très ancienne.

 

 Enfin, le dernier trait de cette religion civile est l’optimisme, à l’image de Billy Graham qui déclarait le 14 septembre 2001 que "le 11 septembre est un jour de victoire" si l’Amérique saisit l’occasion de se rapprocher de Dieu.

 

Après avoir compris que cette religion civile (qui dépasse largement le cadre évangélique) a pour fonction de légitimer la nation, de l’unir dans les moments difficiles, on peut lui distinguer plusieurs phases historiques.

 

 La première, allant de 1900 à 1950, dite "protestante mainline", lorsque les Églises protestantes historiques, épiscopalienne (anglicane) et presbytérienne (réformée), étaient dominantes.

 

 A partir de la fin des années 1950, les Etats-Unis sont entrés dans une seconde phase, dite "protestante évangélique" telle qu’on l’a définit plus haut.

 

L’historien Sebastien Fath remarque un glissement de la religion civile vers un nouveau stade, celui du néomessianisme sécularisé (incarné par Bush Jr) où le modèle américain est lui-même investi par la puissance absolue.

 

Ce ne sont plus les agents du Messie chrétien mais ils remplacent directement la toute-puissance de Dieu.

 

Au point qu’un jour, Billy Graham lance à George Bush : "Ne jouez pas à être Dieu, qui êtes-vous donc pour vous prendre pour Dieu ?"

 

L’Amérique devient une nouvelle divinité et c’est pour ce Dieu-là que l’administration américaine se bat. Selon eux, le royaume de Dieu est déjà en train de se construire.

 

Et si le Dieu personnel ("le vrai") conserve une pertinence, c’est pour tranquilliser et moraliser le peuple.

 

 En conclusion, l’évangélisme de Bush se situe entre sincérité naïve et calcul électoral.

 

 Son objectif est de rassembler un maximum de citoyens, de toute les religions (des libéraux aux fondamentalistes, des multiples dénominations protestantes, des catholiques, etc.) grâce à son pragmatisme et son instinct

 

Un proverbe mexicain relève avec humour : "Pauvres de nous, qui sommes si loin de Dieu et si près des Etats-Unis." 

04/11/2007

Conversion : Fils d'imam

filsdimamMOI, FILS D’IMAM, sur la bonne voie

Par Moussa Koné, avec Jean-L. Blanc

Préface de Mamadou Karambiri, Éditions Sénevé

 

 

INTRODUCTION

 

Moussa Koné, petit-fils et fils d’imam, élève studieux en matière de Coran, lisant ce livre vénéré de l’islam avec son père, lui a posé un jour cette question : « Si ce soir, toi et moi, nous venions à mourir, irions-nous au Paradis?" Sa réponse : "Mon fils, je ne le sais pas, et ne peux le savoir, parce que le Coran ne dit pas clairement si nous pouvons entrer au Paradis. " Plus tard, à la quête du salut et intrigué par l’absence de réponse claire de sa religion à ce sujet, le jeune Moussa a commencé à sonder le Coran pour en savoir plus.

 

Cette recherche acharnée est consignée dans le présent ouvrage. Il est écrit dans un esprit d’amour fraternel pour tous les chercheurs de Vérité. Moussa Koné est actuellement responsable de l’œuvre « La Bonne Voie », à Abidjan. Il est un orateur apprécié en Afrique, où il dirige de nombreux séminaires auprès des Musulmans. Il est marié à Maïmouna. Et voici le témoignage du Dr. Victor Bissett, directeur du Centre de documentation missionnaire (CDM) d’Abidjan, Côte d’Ivoire : "Je connais l’auteur depuis plus de 15 ans. Depuis sa conversion, Moussa Koné est un évangéliste efficace qui connaît aussi bien le Coran que la Bible… Ce livre raconte le parcours qu’il a fait avec le Seigneur, et comment Dieu l’utilise puissamment dans son ministère actuellement. "

 

MON PÈRE, CE HÉROS!

 

Pour un Africain, rien de plus précieux que « le village, la famille qui vit autour des parents respectés et obéis… ». Chaque famille a sa cour, sa cuisine extérieure, ses greniers, ses champs… et tout ce qu’il faut pour vivre. Les enfants, tout jeunes, sont mis au travail commun, et dans cette société chacun trouve sa place clairement définie, le dernier-né obéissant à ses aînés et l’aîné étant soumis au père. Certes l’enfant travaille, mais il a encore bien du temps pour l’école et pour jouer. Le village de mon père est situé dans le nord de la Côte d’Ivoire, près du Mali et de la Haute-Volta, devenue Burkina Faso. La production est abondante : arachides, maïs, mangues. J’ai vécu la fin des années coloniales, triste période, avec ses vexations, ses impôts et ses travaux forcés… Bref, l’indépendance de la Côte d’Ivoire fut une vraie bénédiction pour nous.

 

Mes parents sont descendus au sud, à Sassandra, près de la mer, où je suis né en 1953. Mon père Ibrahim Koné y tenait une boulangerie artisanale. Mes parents étaient musulmans, mon père n’avait qu’une épouse, bien qu’il eût pu en avoir 4. Mon père était d’une famille de 40 enfants, il en eut 3. Musulman convaincu, il devint imam et, par sa propagande, il a changé la carte religieuse de la Côte d’Ivoire, avec de nombreuses personnes venues de l’extérieur. Aujourd’hui la population musulmane est proche de 50 %, avec un taux de naissances élevé. Mon père était convaincu de la grandeur et de la puissance d’Allah. Le Coran dirigeait toute sa vie, avec une grande vénération. Le laxisme et le compromis étaient bannis de ma famille. C’est pour le service d’Allah que mon père a quitté le nord du pays. Lorsque j’eus 5 ans, il vint s’établir à Attécoubé, ex village d’Ebrié (actuellement quartier d’Abidjan). Il y a construit une mosquée et établi une école coranique. Enfin, établi à Bouaké, très grande ville du centre du pays, il a été l’imam de la mosquée de la zone industrielle jusqu’à sa mort en 1993.

 

Le ministère de l’imam est comme celui du pasteur : il est le guide spirituel, dirige la prière, fonctionne de la naissance à la mort au service des croyants, réconcilie les couples ou les familles en procès, etc., etc. Boulanger, mon père se levait tôt et accomplissait tout son ministère le reste du temps… Il dirigeait en plus l’École coranique, et de 9h à 12 h., puis de 14-16 h., nous étions assemblés autour de lui pour apprendre à lire le Coran et en comprendre le sens des mots, tout en arabe, naturellement. On apprenait aussi à connaître la vie du prophète Mohammed, comme exemple de vie, et on étudiait la tradition (Sunna). Quand on eut l’école, c’était le dimanche qu’on poursuivait l’étude du Coran. Toute mon enfance a donc tourné autour de cette vie musulmane très contraignante. Dès l’âge de 3 ans on était initié, à 5 ans on articulait l’arabe… Oui, comme mon grand-père et mon père, je serai imam.

 

LUMIÈRES ET OMBRES D'UN SERVITEUR D'ALLAH

 

Ainsi, jeune adolescent, je lisais parfaitement le Coran et pouvais l’enseigner aux plus jeunes en secondant mon père. Un jour, en lisant le Coran avec mon père, je lui posai une question qui me tourmentait : "Si nous venions à mourir ce soir, irions-nous au Paradis? " - "Mon fils, je n’en sais rien, le Coran n’en parle pas clairement…" Ma déception était grande car je cherchais une réponse et j’avais besoin de certitude. La situation m’a troublé certes, mais cela n’a rien changé dans ma foi ou ma pratique de l’islam.

 

Puis vint l’époque du travail à Abidjan sur les chantiers, aux PTT, etc.; les tâches pénibles ne m’effrayaient pas. Pour gagner davantage, mon père et moi avons été initiés au maraboutage, déviation islamique très fréquente, occulte, qui consiste à utiliser des habits islamiques et des formules coraniques plus ou moins magiques, proches de la sorcellerie, de la divination, etc. Jusqu’au jour où un collègue est parti avec l’argent ainsi mal gagné… J’ai aussi fait diverses pratiques occultes pour réaliser des couples…avec des suites parfois graves, qui m’ont fait regretter amèrement cette pratique du kawatim. Dès lors, mon père et moi avons abandonné toutes ces pratiques, et l’usage des talismans qui sont monnaie courante parmi les musulmans.

 

En 1980, je fus engagé en remplacement sur la 1re plate-forme pétrolière au large de Grand-Bassam, qui venait d’être inaugurée par le président Houphouët-Boigny. Mon commandant de bord, un Américain du Mississipi se nommait Bubba Welford. C’était un peu le président de la république pour nous, ses 200 employés… Et voilà que cet homme respecté et plein d’autorité s’est intéressé à moi, modeste ouvrier Africain, et qu’il vient dans ma cabine. A la main, il avait un livre qu’il m’offrit; son titre : "Holy Bible ". Et il me dit très simplement : "Je suis venu ce soir pour te parler de Jésus." A l’énoncé de ce nom haï entre tous, une colère a grandi en moi… puis a éclaté!

 

 

DIEU TRACE UNE LIGNE DROITE AVEC NOS COURBES...

 

Assis avec mon chef sur le lit, je saisis la Bible, ouvris mon hublot et la jetai dans la mer… Le commandant me regardait en... souriant! Quoi! Si on avait jeté mon Coran à la mer, que n’aurai-je pas fait, moi! – Doucement, mon garçon, dit-il. Mais furieux je répondis : "Tu sais qui je suis, musulman qui prie mon Dieu, Allah, et que Mohamed est mon prophète... et tu t’imposes dans ma cabine pour me parler de Jésus!... si tu recommences une telle discussion je débarque de la plate-forme…"

 

Dès lors il ne m’en a plus reparlé, mais m’a témoigné sans cesse de son affection, comme d’un amour qui me dépassait. Quatre ans ont passé ainsi sur place, et nous étions tous las de cette promiscuité. Un hélicoptère est venu nous chercher, et je retrouvai ma famille. Le commandant était venu me saluer personnellement. Je lui dis : "Je retourne dans ma famille, apportant l’argent gagné, car mes parents sont pauvres… pas comme vous, un riche…" - "Non, me dit-il, tout ce que j’ai appartient à Dieu, qui me l’a accordé pour ma famille et mes besoins…Vous savez Moussa qu’il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer au Paradis…" Je ne savais pas que c’était un texte de la Bible, mais j’ai alors réalisé que Bubba Welford était un vrai croyant! Et cette parole est restée gravée dans mon cœur.

 

Quelle joie de retrouver Abidjan, la grande Métropole. Je retrouvai ma mosquée, et mes amis. Un jour, un ancien collègue ghanéen (chrétien) est venu me voir : "Moussa un Américain de Cocody voudrait te rencontrer, il s’appelle John Weed… "J’étais furieux, mais à plusieurs reprises, il revint à la charge… Finalement, je vins chez lui, une belle villa pleine de fleurs et d’arbres superbes… où je fus reçu comme un ami. On parla du Coran qu’il connaissait bien, ainsi que l’arabe, car il avait été missionnaire en Égypte. Je suis pourtant reparti avec la question qui me hantait : "Suis-je sauvé?"

 

Mais il fallait repartir au travail. Ce fut sur un bateau danois, dans la salle des machines, avec un bon salaire… mais aussi de multiples tentations auxquelles je succombais comme les autres. Un temps pourtant sacré : celui de mes cinq prières journalières, et toujours ma lecture constante du Coran. Préservé heureusement des méfaits de l’alcool, le reste de ma vie de dissolution me remettait devant la question lancinante de mon salut… Un soir, dans ma cabine, je me suis mis en recherche, après une prière de 20 heures. Alors j’ai scruté les 114 sourates du Coran, soit 6247 versets. Le Coran me prouvait mon état de péché, et la sourate 100 m’annonçait que tous mes péchés seront comptés sur le fondement d’un système de balance : celui qui a le plus de bonnes actions à son actif allant au paradis… et le moins, en enfer. Dans la sourate 102, les versets 6-8 me disaient qu’il n’y avait pas d’échappatoire à mon péché. Dans la sourate 107, aux versets 4-5, heureusement, il y a une bonne nouvelle : la prière était un point fort dans ma balance d’œuvres.

 

En poursuivant mes lectures, je suis tombé dans la sourate 11, sur les versets 118-119… la parole de ton Seigneur s’accomplit : "Très certainement, je remplirai l’Enfer de djinns et d’hommes, tous ensemble. " Cette pensée m’a bouleversé : Ainsi, avec toutes les sourates qui commencent par "Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux", il n’y avait pas de plan de salut prévu pour la totalité des hommes! Beaucoup devraient demeurer en enfer avec les démons. Dieu l’avait décidé ainsi… Alors, j’ai pleuré : ce pouvait-il que je sois l’un de ces hommes prédestinés à l’enfer?

 

LE CORAN ME CONDUIT VERS LA VÉRITÉ

 

Quelle angoisse pour l’homme s’il ne sait pas où il ira, d’autant plus qu’il ne connaît pas la décision de Dieu à son sujet. Après ma journée suivante de travail, je lus dans la sourate 19 (Marie), les versets 71 et 72 :"Il n’y a personne parmi vous qui ne passera pas par (l’Enfer); car (il s’agit là) pour ton Seigneur d’une sentence irrévocable. Ensuite, nous délivrerons ceux qui étaient pieux et Nous y laisserons les injustes agenouillés."

 

Si j’avais bien compris donc, tous nous irons en enfer… J’avais des milliers de prières et de bonnes actions à mon actif, et pourtant j’allais y rencontrer les bandits d’Abidjan… tant de musulmans superficiels… des collègues de travail toujours buveurs d’alcool… tu t’es privé de tant de choses… et maintenant tu seras en enfer… mon angoisse allait en augmentant! Et en examinant les 114 sourates du Coran, je n’ai pas trouvé un seul verset qui me dise avec certitude que j’irai au paradis…

 

Puis une autre question m’a préoccupé; la pertinence du message chrétien. J’avais souvent contacté des chrétiens… le dialogue s’averrant impossible... je leur répondais que je n’avais pas l’intention d’ouvrir un livre falsifié et tordu. Pourtant comme une impulsion intérieure (déjà le Saint-Esprit?) m’a poussé à chercher ce qu’en dit le Coran. Dans la sourate 2, on peut lire au verset 87 : "Certes, Nous avons donné le livre à Moïse; Nous avons envoyé après lui des prophètes successifs. Et Nous avons donné des preuves à Jésus fils de Marie, et Nous l’avons renforcé du Saint-Esprit…" Ce fut un début d’éblouissement.

 

En effet, je n’avais jamais lu les livres de Moïse, ni l’Évangile, et dans le Coran les textes les concernant sont éparpillés dans les sourates. Alors, devrais-je ouvrir une bible? J’hésitais, je m’étais senti tellement supérieur aux chrétiens, je les dédaignais; et j’étais convaincu que la Bible était pleine d’erreurs et falsifiée. Et dans la sourate 5, v.43, je lus : "Mais comment te demanderaient-ils d’être leur juge quand ils ont avec eux la Thora dans laquelle se trouve le jugement d’Allah?" donc, les Juifs avaient déjà la Thora, et ce livre venu de Dieu ne pouvait être corrompu. Continuant ma lecture au verset 46 : "Et Nous avons envoyé après eux Jésus, le fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous Lui avons donné l’Évangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer la Thora…" et dans la sourate 5 v. 68 : "Ô gens du Livre, vous ne tenez sur rien, tant que vous ne vous conformez pas à la Thora et à l’Évangile, et à ce qui vous a été descendu de la part de votre Seigneur… " En clair, cela voulait dire que celui qui se dit chrétien doit s’appuyer sur l’Évangile, sinon sa vie n’est pas solide! Donc, la Parole de Dieu avait été donnée avant la fondation de l’islam… Quelle découverte je venais de faire là! Le Coran lui-même me conseillait (comme à Mohamed) : "si tu es dans le doute, va demander à ceux qui ont reçu les Écritures avant toi." (Sourate 10 v. 94). Ainsi, il n’existe pas de texte coranique sérieux disant que le texte biblique est falsifié!

 

Ainsi, 6 mois de recherches solitaires dans ma cabine de bateau me décevaient; je maigrissais et me nourrissais mal. Alors je décidai un soir de m’attaquer à la personne de Jésus. Les chrétiens le disent Fils de Dieu, mais le Coran dit que Dieu n’a pas d’enfant, donc c’est un blasphème, pensai-je. Dans la sourate 19 (Marie), depuis le verset 16, il est dit que l’ange Gabriel annonce à Marie qu’elle va recevoir un enfant pur (soit un fils sans péché) : Issa.

 

J’ai cherché dans les 114 sourates les titres attribués à ce personnage : celui qui n’a fait que de bonnes actions, guéri, ressuscité des morts, comparé à Adam (sourate 3), supérieur parce que né de l’Esprit et non de la poussière, sans péché… au-dessus de tous les prophètes et même de Mohammed, puisque ce dernier devait demander pardon pour ses péchés! – Vraiment Dieu est puissant, ai-je dit dans le soleil couchant…

 

 

APRÈS LES TÉNÈBRES, LA LUMIÈRE ET MÊME MON CORAN EN FEU!

 

Nous voguions plusieurs jours sans escale, ce qui me permit d’étudier un sujet délicat : la question de la mort et de la résurrection de Jésus; grande controverse entre musulmans et chrétiens, et leur principale pierre d’achoppement… Ce pouvait-il qu’à travers sa mort on puisse recevoir le pardon de nos péchés? Et que le salut soit aussi simpliste? J’ai ouvert le Coran à la sourate 4, aux versets 157-158 : " …Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus fils de Marie, le Messager d’Allah… Or, ils ne l’ont ni tué, ni crucifié; mais ce n’était qu’un faux-semblant!... mais Allah l’a élevé vers Lui. Et Allah est Puissant et Sage." J’étais dans la joie… mais je n’avais pas pour autant envie d’être chrétien, j’avais enfin trouvé une parade pour contredire les chrétiens : le Coran me prouvait que Jésus n’avait pas été crucifié.

 

Mais d’autres sourates parlent aussi de la fin de Jésus. Je les étudiai attentivement… Comment le Dieu de gloire, le Dieu puissant, pouvait-il tromper ainsi les hommes… faire semblant pour faire croire… qu’ils auraient crucifié Jésus??? Restait encore la question du faux-semblant, du remplacement de Jésus par un inconnu lui ressemblant… Le Coran me donnait tant d’informations contradictoires que j’en avais des palpitations cardiaques! Pour la 1re fois je me mis à douter de la crédibilité du Coran.

 

Ainsi, en résumé de ces 6 mois d’étude du Coran sur mon bateau :

 

J’ai constaté que je ne pouvais pas obtenir la certitude de mon salut.

 

J’ai découvert que la lecture de la Bible, comme parole de Dieu y était conseillée.

 

Que Jésus était bien au-dessus des autres prophètes, et le Messie qui avait été crucifié et était ressuscité.

Alors, que faire maintenant? Sortir avec des copains, cela me décevait. Un soir, je me mis à prier ainsi : "Dieu parle-moi! Mon père est imam,… je dirige la prière avec lui,… Je ne pourrais jamais abandonner l’islam… Que dois-je faire? » Ayant éteint ma cabine, tout à coup une lumière a brusquement rayonné dans ma chambre. Quelqu’un était là, présent, lumineux… J’étais effrayé; mais, s’avançant vers moi, il mit sa main sur mon épaule droite… quel souvenir! Et Il m’a parlé ainsi : « Le temps est venu pour toi de faire des choix…" Puis Il est parti. Surexcité, je suis allé chez mes voisins de cabine leur demander si c’étaient eux… Non, personne! Je n’ai pu retrouver le sommeil cette nuit-là.

 

Après mes prières du lendemain et mon travail, je redemandai à Dieu de se manifester : "Ô Dieu, montre-moi qui Tu es, manifeste-toi, dirige-moi." Puis, assis sur mon lit, je lis la sourate Ya-Sin. Alors, je vis une braise enflammée qui tombait sur la page droite de mon Coran, puis une autre et d’autres… le livre saint se consumait sous mes yeux. La parole divine pour plus d’un milliard de personnes dans le monde s’en allait en fumée dans mes mains… incroyable! Jusqu’à la couverture : il ne restait en fin qu’un peu de cendres dans mes mains, en 30 minutes. J’étais dans une confusion extrême…

 

La nuit suivante, j’ai fait un rêve : Un homme de grande taille était arrêté en face de moi. J’étais ébloui par la lumière de ses yeux - je me suis réveillé en sursaut… Ma décision était prise : je devais accepter Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur.

 

Mon contrat se terminait. Revenu à Abidjan, j’allai chez le missionnaire américain de Cocody que je connaissais, John Weed, et je lui dis que je voulais accepter Jésus dans ma vie. Nous avons prié ensemble. Convaincu de péché, je me suis repenti, en larmes; mais ce n’était pas pénible… pour la 1re fois, j’ai eu le sentiment d’avoir une relation avec Dieu… J’étais un autre homme, enfin! En partant de là, j’étais comme ivre; je voyais toute ma vie, mes actes de débauche, un défilé dont j’étais le spectateur. J’oubliais où j’étais, et on me prit même pour un fou dans la rue… C’était en effet la folie de Dieu!

 

 

FORMATION DU DISCIPLE À L'ÉPREUVE DU FEU

 

Dès lors, je sus que j’étais un homme nouveau, et qu’il me fallait marcher dans des choses nouvelles. Pour la 1re fois je suis allé dans une église chrétienne, le jour de Noël 1987, dans la chapelle anglophone de l’International Fellowship of Christians, à Cocody. Là, d’entrée, je fus frappé par un grand panneau : JESUS IS LORD. J’ai été bien accueilli et encadré, spirituellement et matériellement. J’ai pu dévorer tout le Nouveau Testament comme autrefois le Coran. Quelle semaine extraordinaire! Puis, j’ai suivi une série de leçons bibliques qui m’ont conduit au baptême d’eau. Expérience capitale pour un ex musulman, car dans certains pays, c’est vraiment parfois une vraie condamnation à mort!

 

Je connaissais parfaitement les risques que j’encourais. Mais il me sembla juste de constituer une nouvelle communauté évangélique pour les anciens musulmans (très rares à cette époque). Comment me taire, après une telle découverte qui avait transformé ma vie ? Alors, j’évangélisai les musulmans et des conversions s’ensuivirent, de plus en plus nombreuses. A Abidjan, puis dans tout le pays, on a commencé à savoir que Moussa Koné – imam à Bouaké – était devenu chrétien! Le Seigneur accompagnait mes paroles par des guérisons et des délivrances… bien loin des habituelles argumentations infructueuses.

 

Je n’avais pas encore informé ma famille de mon changement. Quel scandale, une infamie! J’ai dû me cacher devant les insultes et les menaces de mort, quelques semaines après ma conversion. On a tenté de m’assassiner plusieurs fois, et je fus un jour humilié, insulté, frappé et piétiné dans un parc par trois musulmans… Cependant, le Saint-Esprit me donnait de l’autorité, et mon témoignage se faisait plus incisif et plus profond. J’ai réalisé une cassette audio avec mon témoignage qui a connu une diffusion énorme… Et enfin, j’ai pu encore diriger un cours par correspondance.

 

Cependant, mon frère aîné a réussi à me retrouver au marché de Cocody, où il a provoqué une violente altercation dans la foule. Impossible d’échapper. Je fus accusé de trahir la cause de l’islam, d'être la honte de ma famille, et je fus brutalisé au milieu des moqueurs… et j’eus peine à m’en tirer; mais je fus protégé cette fois-ci et bien d’autres fois encore par le Seigneur. La question de la relation avec mes parents est restée durant des années des plus délicates, ce qui fut une réelle épreuve pour moi. Et je n’ai même pas pu assister à l’enterrement de mon père, à Bouaké. Mais après quelques années, ma mère, puis des cousins sont venus faire la paix avec moi. Et nul dans ma région, n’ignore que je suis chrétien. Un jour, je retournerai chez moi et y tiendrai des rencontres chrétiennes.

 

Au début de 1997, Maïmouna est devenue mon épouse, car il était important d’établir le fondement de ma vie familiale correctement. En effet, j’avais du temps de ma vie de débauche, eu 2 enfants, puis, marié avec une musulmane, j’ai eu encore un fils, Emmanuel.

 

Mais ma vie de couple avait été infernale, ma femme ayant même jeté ma Bible dans les toilettes…J’ai dû divorcer, ce qui m’a anéanti pour un temps dans une dépression. Avec Maïmouna, Malienne de bonne famille, j’ai trouvé une chrétienne ayant reçu l’appel de Dieu pour le service, et apte ainsi à m’épauler. Notre mariage a eu lieu à Cocody le 18 janvier 1997, et nous avons eu depuis 2 fillettes.

 

Le livre se termine par des descriptions diverses d’expériences vécues au service du Seigneur dans son évangélisation des musulmans. Une partie importante de son ministère consiste à organiser des séminaires pour la formation des musulmans convertis, et l’implantation de nouvelles églises en Côte d’Ivoire ou ailleurs. Car le défi posé par l’avance de l’islam nous oblige à réagir. Ainsi, la Guinée compte maintenant 85 % de musulmans. Là, dans une évangélisation, par exemple, sur un terrain de basket proche d’un lycée islamique et d’une mosquée, une grande affluence a permis au Seigneur d'amener à la conversion au moins 88 musulmans, et de nombreuses guérisons.

 

 

CONCLUSION

 

Nous connaissons cependant souvent des situations délicates, agressés même par les autorités musulmanes. C’est une vraie guerre spirituelle. A Niamey capitale du Niger, pendant l’appel à donner sa vie au Seigneur, une femme a ôté son voile… et on nous a poursuivis après la réunion, sans pourtant nous atteindre. Mais en Côte d’Ivoire, nous sommes en pleine expansion, à Bingerville près d’Abidjan, où nous sommes établis. Et nous voudrions ouvrir une église par ville dans le pays, spécialement pour évangéliser les musulmans... Nous avons donné à notre œuvre le nom de « La Bonne Voie », selon la sourate 1 du Coran :

 

« Guide-nous dans le droit chemin. Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. »

 

Et selon la Bible qui nous dit, dans l’Évangile de Jean (Chap.14 v.6) :

 

"Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. "

 

Dieu est riche en moyens, et ce qu’Il a pu accomplir en faveur de Moussa Koné, Il peut le faire pour d’autres musulmans. Oui, le temps de la faveur de Dieu est arrivé pour eux.

 

- FIN -

02/11/2007

LUC L’EVANGELISTE

LUC L’EVANGELISTE

 

On dit habituellement que saint Luc n’était pas un témoin direct de la vie du Christ, et qu’il rapporte dans son évangile ce dont il s’est soigneusement enquis auprès des témoins et des acteurs des événements. Cette idée reçue vient du prologue de son évangile, traduit ainsi : «après m’être informé exactement de tout depuis les origines», ou «après avoir fait des recherches exactes sur toutes ces choses depuis le commencement»

 

Sylvie Chabert d'HyerresSylvie Chabert d’Hyères, spécialiste du Codex Bezae, qui contient sans doute le plus ancien texte grec connu et l’un des plus anciens textes latins des Evangiles et des Actes, montre que ces traductions sont fautives. Saint Luc, qui connaissait bien le grec, utilise une expression que l’on trouve chez Démosthène (et aussi chez Flavius Josèphe), dont le verbe, parikolouthikoti, a le sens d’« accompagner de près » : on le trouve aussi, et ainsi traduit, dans deux épîtres de saint Paul (la différence est que chez Démosthène il s’agit comme chez saint Luc d’avoir accompagné les événements, d’avoir suivi de près ce qui s’est passé, tandis que chez saint Paul il s’agit d’accompagner quelqu’un).

 

Le sens du prologue est donc le contraire de ce que l’on dit. Saint Luc affirme solennellement qu’il a décidé d’écrire cet évangile parce qu’il a « accompagné tous ces événements de près depuis le début », parce qu’il les a suivis en personne depuis la naissance de saint Jean Baptiste.

 

Dans la Vulgate (et dans le texte latin du Codex Bezae), le mot est assecuto. En latin classique, adsequere veut dire atteindre, et l’on ne peut pas le traduire ainsi dans la phrase de saint Luc. Mais si l’on oublie le préfixe ad, il reste secuto, de sequere : suivre. Or on trouve précisément ce verbe, avec le préfixe, dans le sens de suivre, dans la notice sur saint Luc du Canon de Muratori (2e siècle) : « à la mesure de ce qu’il avait pu suivre (asequi) il commença à le dire à partir de la nativité de Jean ».

 

S’il en est ainsi, les deux premiers chapitres de l’évangile de saint Luc (annonciation et conception de saint Jean Baptiste, Annonciation et conception du Christ, Visitation, nativité de saint Jean Baptiste, Nativité du Christ, circoncision, Présentation au Temple, Jésus face aux docteurs : il y a là les cinq mystères joyeux du Rosaire) sont encore plus bouleversants.

 

Source : le site de Sylvie Chabert d’Hyères sur le Codex Bezae, qui est passionnant :

http://www.dammarilys.com/cb/lk/1_a.html

 

 

01/11/2007

Dimanche de l'église persécutée

DEPPortes Ouvertes et l'Alliance Evangélique Française organisent chaque année le Dimanche de l'Eglise Persécutée.

 

Cette année, il aura lieu le 11 novembre au niveau mondial et le 4 novembre en France

 

Les thèmes varient d’un pays à l’autre :

En France, il sera consacré à la Chine, qui se prépare activement aux Jeux Olympiques de 2008.

 

De plus, les 2 et 3 novembre au 27 rue de l'annonciation à Paris, soirée spéciales consacrées aux persécutions des chrétiens, présentées par :

 

annonciation_784Victor HASCHWEH exerce un ministère personnel dans les pays fermés, se situent dans la fenêtre 10/40. Venez écoutez ce que Dieu fait.

 

ABDELLATIF est Pasteur ; son zèle est contagieux.

 

Yasser FARAH, Égyptien, il enseigne avec une profondeur pour la Parole de Dieu.

 

ATTENTION INSCRIPTION OBLIGATOIRE au 06 61 55 31 33 ou 06 68 02 42 79

 

 

En Suisse (11 novembre), le thème sera l’Irak, l’Iran, l’Inde et le Bhoutan.

http://www.each.ch/dep/

 

 

31/10/2007

David Douillet :témoignage

DouilletPetit témoignage de David Douillet 

 

David Douillet, sacré le plus grand judoka de tous les temps, quatre fois Champion du Monde, nous donne un petit témoignage de sa foi.

 

... On lui demande : "Durant les années galères, il a fallu avoir la foi."

Il répond :

"Littéralement. Je suis devenu très croyant. J'étais à la recherche d'une voie. Catholique non pratiquant par tradition, je suis devenu protestant. La foi, c'est simple : il suffit de croire. Je Lui parle. Je ne demande jamais la victoire, mais de m'aider à donner le meilleur de moi même, à ne pas être blessé. Pendant ces trois années de galère, je Lui ai beaucoup parlé. Je ne comprenais pas ces blessures à répétition. Je me disais qu'il y avait peut-être là un message à recevoir."

30/10/2007

Journée Missions à Jodoigne

1er novembre 2007 : Journée Missions à Jodoigne (Brabant Wallon – Belgique)

 

JourneeMissions2007

 

10 h 00 : ouverture pour le public

10 h 30 : 1er message du Pasteur Andres BUNCH

12 h 00 : repas + visite des stands

14 h 00 : carrefour rencontre avec panel (Pasteur Andres BUNCH, Beatriz BUNCH, Philippe DECOURROUX) avec réponses aux questions

15 h 00 : rencontre avec Béatrice BUNCH, épouse d’Andres

16 h 00 : pause

16 h 30 : 2ème message du Pasteur Andres BUNCH

18 h 00 : pause

19 h 00 : Concert avec Philippe DECOURROUX    à ne pas manquer !

 

Présentations des diverses missions présentes sur écran géant en continu tout au long de la journée à l’espace restauration.

 

Plusieurs exposants auront des stands de ventes qui vous permettront de déjà préparer vos achats de Noël ou de vous faire tout simplement plaisir tout en soutenant la Mission.

 

Diverses pauses sont prévues au cours de la journée et vous permettront de visiter les stands.

 

Plus de détails et plans d’accès sur : http://www.journeemissions.net/

 

 

29/10/2007

200 millions de Chrétiens souffrent de persécution ou de discrimination pour leur foi sans signe d'amélioration

persecutions2006200 millions de Chrétiens souffrent de persécution ou de discrimination pour leur foi sans signe d'amélioration

(Source : Idea)

 

Persécution des Chrétiens: Aucun signe d'amélioration

 

Plus de 200 millions de Chrétiens souffrent de persécution ou de discrimination pour leur foi sans signe d'amélioration de la situation pour la plupart d'entre eux.

 

Dans certains pays, la situation s'est détériorée au cours de l'année passée. Au Moyen Orient, craignant d'être assassinés ou kidnappés, 3 chrétiens sur 4 ont quitté leur pays en raison d'un harcèlement continuel.

 

Ces conclusions figurent dans le "Maertyrer 2007" (Martyrs 2007), livret annuel publié en Allemagne par l'Agence Evangélique Idea à Wetzlar, conjointement avec l'Alliance Evangélique Allemande et la Société Internationale pour les droits de l'homme.

 

Selon le livret, 1 chrétien sur 10 est soumis à de sévères restrictions ou hostilités marquées. En Inde et au Pakistan, on enregistre une montée d'actes de violence dirigés contre les Chrétiens. Certains d'entre eux sont menacés d'expulsion s'ils ne choisissent pas de se convertir à l'Islam.

 

La plupart des pays dans lesquels les chrétiens souffrent d'importante discrimination sont musulmans. Ceux qui se convertissent au christianisme doivent faire face à la plus dure persécution, allant même jusqu'au meurtre. Mais sachons que les Socialistes ainsi que les dictatures Communistes cherchent également à supprimer les Chrétiens.

 

Au cours de la présentation officielle du livret annuel pour les droits de l'homme, l'expert Max Klingberg a accusé une grande partie du public européen d'être dans l'ignorance concernant la persécution des Chrétiens.

 

Néanmoins, le Professeur Thomas Schirrmacher, membre de la Commission pour la LIberté de religion de l'Alliance Evangélique Mondiale, a salué le fait que l'attention des medias allemands a sensiblement augmenté sur le sujet.

 

27/10/2007

Tu aimeras...

(NB:Pour ceux qui ne peuvent pas lire les caractères grecs ou hébreux (comme sur le post du 23/10), vous pouvez télécharger ces polices sur :

 http://www.bibleworks.com/downloads/bwfonts.exe)

 

Ce que nous pouvons dire avec certitude c'est que le monde chrétien admet que Jésus était un Juif, familiarisé avec la Tora, respectueux de la "Loi de Moïse", dont il a enseigné beaucoup de préceptes.

L'un des plus célèbres de ses enseignements consiste en deux citations de la Tora, considérées comme essentielles dans le judaïsme et sur lesquelles les enseignements rabbiniques de son époque insistaient beaucoup. Alors qu'on lui demandait quel est le plus important des commandements, Jésus, comme rapporté dans l'Evangile de Matthieu (22, 37 à 40), a répondu:

Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée.  C'est le premier et le plus grand commandement.  Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.  De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.

"Tu aimeras l'Eternel ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme et de tout ton pouvoir" est une citation de Deutéronome 6, 5. "Tu aimeras ton prochain comme toi même !" est tiré du Lévitique 19, 18. Ces enseignements sont antérieurs à Jésus de quelque 1300 ans.

 

Attardons-nous sur le premier

« Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. » (Matthieu 22:37 LSG)

o` de. e;fh auvtw/| avgaph,seij ku,rion to.n qeo,n sou evn o[lh| th/| kardi,a| sou kai. evn o[lh| th/| yuch/| sou kai. evn o[lh| th/| dianoi,a| sou

 

Tu aimeras l'Eternel, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. (Deutéronome 6:5 LSG)

^yh,_l{a/ hw"åhy> taeÞ T'êb.h;a'äw>

`^d<)aom.-lk'b.W ^ßv.p.n:-lk'b.W ^ïb.b'l.-lk'B.

 

J’aime regarder l’émission Judaïca le dimanche matin sur France2, ce programme nous apporte une meilleure approche et une meilleure perception des textes hébreux.  Dans l’émission de ce matin, il était question de ce commandement. 

 

« Tu aimeras... ». T'êb.h;a'ä = äºhabTä

La première occurrence du verbe ahav se trouve en Genèse 22 : 2. C’est un amour fort.

Dieu dit: Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac; va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste sur l’une des montagnes que je te dirai.

Ce qui est traduit par « tu aimeras » n’est pas un futur et pourrait être traduit par « continue d’aimer comme tu le faisais dans le passé ». Donc c’est bien une forme assimilée à un impératif.

 

Le cœur, en hébreu b.b'l. (lebab) comme en grec kardi,a| (kardia), est le centre de l’homme, «l’homme intérieur». On parle plus aujourd’hui de caractère, personnalité, volonté, pensée et émotions.

 

Le mot v.p.n: (nephesh) signifie âme (ou souffle de vie) tel que cela est traduit par le grec yuch/| (psyche). Aimer Dieu de toute son âme engendre la notion de martyr car elle suppose de donner sa vie à Dieu. Mais ATTENTION, au contraire de certaines religions qui parle de tuer pour Dieu, ici il s’agit de donner sa vie à Dieu dans le sens qu’il faut préférer sa propre mort plutôt que de commettre un crime. Donc à bien différencier du kamikaze qui donne sa vie, mais qui est avant tout un assassin.

 

Le mot d<)aom (meod) signifie force et est l’anagramme de ~d"²a' ((adam) qui désigne l’homme. Dans les évangiles, on trouve le mot grec dianoi,a| (dianoia) qui signifie pensée, intelligence, esprit.  Il s’agit bien de la détermination et non de la force physique.  (NB :Marc utilise le mot force (ivscu,oj=ischus) en plus)

 

Dans le dialogue que l’on trouve dans l’évangile de Marc 12 :29-34, le scribe répond à Jésus que l’obéissance à ces deux commandements vaut plus que tous les holocaustes et tous les sacrifices. Et Jésus lui répond : Tu es tout proche du Royaume de Dieu !

 

Samuel dit: L'Eternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l'obéissance à la voix de l'Eternel? Voici, l'obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l'observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers. (1 Samuel 15:22 LSG)

 

 

26/10/2007

Oeil du Tigre - Wavre - photos

Hier, je me suis rendu à la conférence de Tony Anthony à Wavre (Brabant Wallon-Belgique).

Ayant connu le milieu carcéral, Tony Anthony visite les prisons.  Une cinquantaine de personnes ont donné leur vie à Jésus la semaine passée à Charleroi.  Hier, Tony anthony a visité la prison d'Ittre et nous annonce 16 conversions. Merci Seigneur.

La salle communale était comble (photo1). Nous avons assisté au témoignage extraordinaire d'un jeune ex-soldat britannique ayant connu la guerre en Irak (à droite sur la photo 2) et ensuite le témoignage tout aussi extraordinaire de Tony Anthony (à gauche sur la photo 3). Et nous avons eu la joie de voir encore quelques personnes accepter Jésus dans leur vie (photo 4).  Gloire à Dieu.

Ne manquez pas les conférences de Bruxelles ce soir et demain au Théatre Saint Michel à 19h30.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

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25/10/2007

Délivrée du lesbianisme

LesbianDélivrée du lesbianisme  

 

Je veux raconter cette partie de ma vie et la rendre disponible pour tout ceux et celles qui ont pensé un jour vouloir abandonner l’homosexualité. 

 

À toi qui vis des questionnements, je veux te dire que Dieu t’offre une autre voie, cette voie t’amènera dans ta véritable destinée. Peut-être diras-tu : " Je ne crois pas en Dieu, et il est impossible pour moi de changer " ; avant d’en déduire quoique ce soit, écoute bien ceci, la Bible dit :  

 

" ...il n’y aura plus ni homme ni femme dans la vie future avec Dieu. " Galates 3/28.  

 

Prends le temps de lire ces lignes que j’ai écrites pour toi ! 

 

D’aussi loin que je puisse me souvenir dans mon enfance, la présence et l’attirance vers des femmes m’a toujours dérangée. Si j’essaie de te donner l’état de mon âme dans lequel cela m’amenait je te dirais que toute ma vie il m’a manqué comme une pièce de puzzle dans mon être. C’est avec les larmes que j’écris ces mots en pensant à toutes les souffrances que j’ai portées toutes ces années et que toi aussi tu portes certainement. 

 

Je ne te raconterai pas les détails sexuels de ma vie, cela serait inutile ; cependant il est essentiel de préciser que le désir de conquête, l’amour de la séduction rôdait et me laissait souvent déçue, insatisfaite. Cette façon de voir la vie m’a conduite à accepter la solution de vivre l’homosexualité et, entre seize ans à trente trois ans, j’ai vécu trois relations de couple. Une a duré sept ans, une autre quatre ans et la dernière trois ans. 

 

J’étais une personne assez sérieuse en amour ; la fidélité était primordiale dans mes relations. Une chose était étrange ; dans les trois relations de couple, ma copine et moi nous avions des amies supposément correctes, on se recevait amicalement à des repas à tour de rôle mais un fait s’est toujours manifesté pendant nos rencontres amicales, si ce n’était pas elle qui se faisait séduire, c’était moi. 

 

Et le pire c’est que nous trouvions ça comique, jusqu’au moment où l’une ou l’autre s'est retrouvée dans l’infidélité.  

 

Au-dedans de moi, je me questionnais, je voulais tellement être heureuse, réaliser mes désirs ; j’avais pourtant accepté mon homosexualité, mais au-dedans de moi, un sentiment particulier m’habitait ; c’était comme si mon esprit était celui d’un homme vivant dans le corps d’une femme. Je me suis mis à faire des analyses de cet état d’âme dans divers livres traitant de l’homosexualité. Mais cela ne me satisfaisait pas vraiment.Je suis restée plusieurs années sur ces questionnements et je voyais bien que quelque chose n’allait pas au plus profond de mon âme et j’aimais mieux ne pas trop interroger Dieu. 

 

Au niveau religion, je n’étais pas une personne pratiquante mais je croyais en un Dieu universel. Ce Dieu, je ne voyais vraiment pas comment il pouvait m’aider, cela m’attristait. 

 

Une de mes sœurs avec qui j’étais assez ouverte m’avait donnée une Bible dans les années 70. Ce livre était pour moi comme un porte-bonheur. Quand j’allais en voyage je l’apportais dans ma valise, rien de plus, j’avais peur de ce qu’il contenait. 

 

En 1985, un de mes frères est venu nous visiter ma conjointe et moi, à cette époque là, lui et son épouse faisaient une démarche spirituelle et ils voulaient me raconter comment ils avaient trouver la vérité dans la Bible. 

 

Je les ai écouté par politesse ; eux, ils étaient tout emballés de leurs trouvailles, ils me parlaient d’une vie éternelle après la mort, d’être sauvé, et de libération. Ils me disaient qu’ils prieraient pour moi, et ma conjointe. Je n’étais pas d’accord, car cela laissait sous-entendre que je devais changer de vie et j’étais vraiment furieuse contre eux. 

 

Cependant, suite à cette visite, je commençais une recherche personnelle, et je me suis retrouvée avec un gros fardeau : j’étais perdue. Et là je me mis à fouiller dans le Bible pour me prouver qu’après tout Dieu devait bien accepter ça. Mais tout était mystère. Je lisais que Jésus dans sa mission sur cette terre avertissait de se repentir sinon nous allions tous sans exception mourir dans nos péchés ; et là dans ma chambre, je me suis mis à parler à Dieu sur un TON EFFRONTÉ, je lui ai dit que je ne pouvais pas me changer, c’était impossible, je pleurais et je lui criais que S'IL VOULAIT QUE JE CHANGE, C’ETAIT A LUI DE LE FAIRE. J’étais très furieuse contre Dieu. J'avaiss vidé mon cœur, et cela m’avait fait du bien. 

 

Quelques jours plus tard, je commençais à me rendre compte que je ne voyais plus les choses comme avant : et là je compris le mystère :  

 

SI QUELQU’UN EST EN CHRIST IL EST UNE NOUVELLE CRÉATURE, LES CHOSES ANCIENNES SONT PASSÉES ; VOICI TOUTES CHOSES SONT DEVENUS NOUVELLES. 

 

Le Seigneur avait entendu ma plainte, Dieu m’offrait une vie nouvelle. J’ai continué à lire dans les évangiles surtout celui de Jean.J’ai vu combien Jésus avait tout donner de lui-même pour nous sauver, qu’Il nous aimait tant, et cette parole :  

 

" … je ne te condamne pas moi non plus, va et ne pèche plus. " 

 

Cette parole me toucha droit au cœur. Son Amour m’a saisie et je Lui ai demandé pardon. Alors une paix qui surpasse toute intelligence m’a envahie, cette paix personne ne peut me l’enlever, j’ai l’assurance que rien ne peut me séparer DE L’AMOUR DE CHRIST. 

 

Dieu a un plan pour chaque personne. Si tu te sens à part, que tu aimerais changer et que tu penses que c’est impossible, Dieu est le Dieu de l’impossible. 

 

Jésus a besoin de personnes comme toi (mise à part). 

Il t’aime et te veut LIBRE. Il a le pouvoir de TRANSFORMER quiconque vient à LUI. 

 

Veux–tu faire cette expérience ? Écris-moi ! 

NICOLE - Optionliberte@hotmail.com

23/10/2007

Réflexions sur la genèse

michelangelo-creationGenèse

 

Voici des pistes de réflexions au sujet de la genèse. La genèse est référencée plus de 60 fois dans 17 des livres du nouveau testament. On ne peut donc pas négliger ce livre et le résumer à une fable légendaire.

 

Rappel, le texte de la création a été transmis par voie orale pendant bien longtemps. Le texte fut écrit au 15e siècle avant JC, en hébreu et sans voyelle.  

Imaginez la situation suivante (à titre d'exemple comparatif!): Dieu parle à un homme d’une théorie scientifique qui ne sera découverte que plusieurs siècles plus tard. Cet homme vit dans un petit village africain et n’a que peu de moyens. Cette théorie est très complexe, mais il l’a transmet de générations en générations.  Peut-on gager que le texte restera pilepoil comme l’original ? Je doute. Certains mots changeront vraisemblablement, mais l’âme du texte restera la même. Est-ce que pour autant on doit déclarer ce texte comme une légende ? ou l’accepterez-vous comme une réelle inspiration divine ?

 

Je le répète, il s'agit de pistes de réflexion, je n'ai pas la prétention de connaître la divine vérité que cache ce texte, mais ces pistes seront une occasion, pour les athées, de constater que leurs critiques sont infondées.

 

Les premiers versets relatent la succession de la création 'yown' après 'yown'.  Le terme hébreu yown a toujours été traduit par jour, or il signifie également 'période'.  L'ordre successif de création ne peut nullement être mis en défaut même s'il est fortement résumé. (voir http://christianisme.skynetblogs.be/post/5556423/la-creat...)

 

Durant 2 chapitres et demi, il n'est question que de "l'homme" ~d"a'h' (hä|´ädäm avec l’article ha que l’on ne met pas devant un prénom) terme général que l’on utilise aussi actuellement pour définir l’ensemble des hommes. En lisant le texte attentivement, et de préférence en hébreu, on ne perçoit absolument pas qu'il y ait seulement 2 êtres humains sur terre. En genèse 1 :26, on lit « Faisons l’homme à notre image ». Aucun traducteur n’aurait pensé à écrire « Faisons l’Adam à notre image ».  Lisons aussi : « Il créa l'homme (rk"ïz" =zakar = mâle) et la femme, il les bénit, et il les appela du nom d'homme (~d"êa' =adam), lorsqu'ils furent créés. » (Genèse 5:2 LSG)  L’homme ET la femme s’appellent adam ! Adam désigne bien l’être humain.

La traduction Adam en tant que prénom ne se trouve qu'au 4e chapitre verset 25.  

 

Actuellement, les scientifiques évolutionnistes sont confrontés au problème du « chaînon manquant » entre espèces et notamment entre le singe et l'homme. Dans les milieux scientifiques, d'aucuns affirment que le premier homme est celui qui enterra ses morts. Il y a bien cette notion de responsabilité et de conscience par rapport à la vie.

 

Certains opposants visent l'impossibilité humaine de vivre plusieurs centaines d'années. En effet, mais si le texte parle d'année, c'est uniquement selon la conception de durée d'une année de l'époque ! Si l'on compte, par exemple, un an après chaque nouvelle lune (environ 30 jours), cela fait des durées de vie tout à fait normales.

 

Le déluge

Parlons maintenant du déluge qui perturbe beaucoup d’athées.

Des preuves solides nous permettent d'être convaincus d'un déluge mondial. Le déluge en effet, a laissé, en plus des preuves d'un changement de climat, les traces d'une brusque dévastation sur toute la surface du globe.

 

Écoutons à ce sujet un scientifique, monsieur Hapgoog : "L'une des grandes destructions de vie se produisit à la fin de la dernière période glaciaire. D'après la datation des carottes prélevées au fond de la mer de Ross, la dernière période glaciaire ne commença qu'il y a 6000 ans. Des bouleversements gigantesques ont enfoui des fossiles bien au-dessous de matériaux terrestres énormément plus vieux qu'eux. Il y a des signes indiquant que de grandes étendues de la Terre furent inondées en quelques temps." (Revue Newsweek, 23 décembre 1963).

 

Le caractère instantané de cette catastrophe universelle, nous est révélé par l'état des restes des animaux retrouvés dans la région arctique, où des millions de bêtes ont été, à une époque géologique assez récente, tuées subitement et instantanément congelées dans la boue et la glace du sous-sol arctique.

 

Même Darwin, le père de l’évolutionnisme, disait « L'esprit, ne peut s'empêcher de croire à quelque grande catastrophe. Mais pour détruire ainsi des animaux grands et petits, en Patagonie du Sud, au Brésil, sur la Cordillère du Pérou, en Amérique du Nord jusqu'au détroit de Béring, il a fallu que toute la base du globe terrestre soit secouée. »

 

Rajoute de décembre 2009 :
Même si une catastrophe mondiale a pu exister, je ne crois plus qu'il s'agisse de pluies inondant toute la planète. Certes il a du y avoir eu une catastrophe mondiale telle que nous l'exposele Pr Hapgoog, mais je pense que lors de cette catastrophe, l'humain n'existait pas encore.
Ma perception est la suivante : Le mot "eretz" a la même richesse de sens que le mot "terre" en français, il désigne aussi bien la planète, la matière, le pays, le territoire, le terrain. A aucun moment, la Bible ne permet ne trancher sur le sens de ce mot, et même, à certains moment, est utilisé le mot "adama" qui a un sens plus restrictif et qui ne désigne que soit la matière soit un terrain délimité, or ce terme "adama" est utilisé au verset genèse 6:7 ("J'exterminerai de la face de la terre (adama) l'homme que j'ai créé". Je pense donc que ce déluge concerne uniquement le territoire du croissant fertile.

 

 

22/10/2007

Concert Stéphane Quéry - Sud de la France

 

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Pour ceux qui ont apprécié Stéphane Quéry (cliquez ici), sachez que Stéphane est actuellement en tournée dans le sud de la France :

 

Mardi 23 octobre

Marseille La Rose à 18h 30

212, avenue de la rose

Marseille 13013

Contact : Pasteur Christian Labarde 04 91 70 75 73

 

Mercredi 24 octobre

Montpellier 19h

Pour le lieu contacter le pasteur Georges Fontaine au 04 67 40 57 27

Montpellier 34080

 

Jeudi 25 octobre

St Laurent du var à 19h 30

Pour le lieu contacter le pasteur Ivan Muzart au 04 93 31 78 78

Saint Laurent du var 06700

 

Vendredi 26 octobre

Fréjus à 19h

128, rue de la Madeleine

83600 Fréjus

Contact : secrétariat 04 94 44 22 14

 

Samedi 27 octobre

Gap à 18h30

Le concorde. Eglise évangélique

42, Bld Georges Pompidou

Gap 05000

Contact : Pasteur Gérard Mansanet 04 92 51 09 98

 

Dimanche 28 octobre

Gap à 9h 45 concert Louange et adoration

Gap à 15 h

Même adresse que le samedi

 

Plus d'infos : 

Organisatrice régionale : Raymonde BERNARD 04 42 56 12 57

 

 

21/10/2007

Conversion d’un combattant du Fatah

Un ancien combattant du Fatah apprend à aimer les Juifs 

 

Quand il est arrivé du Moyen-Orient aux Etats-Unis, Tass détestait servir les clients en majorité juifs qui venaient dans son restaurant français. Mais tout cela a changé le jour où un habitué, Charlie Sharpe, lui a parlé de sa « relation » avec Dieu.

 

 

« En 1948, les dirigeants arabes ont demandé aux Palestiniens de quitter leurs foyers et d’aller vivre ailleurs pendant que leurs armées venaient anéantir les Juifs. Comme nous le savons tous, ce n’est pas ce qui s’est passé, explique Tass. Mes parents ont alors émigré en Arabie Saoudite. C’est là que j’ai grandi à Jetta. J’ai reçu une éducation musulmane. Nous passions beaucoup de temps à la Mecque.

 

« Au Moyen-Orient, nous avons un dicton : un homme sans terre est un homme sans honneur. Et c’est très difficile de vivre sans honneur. Chaque jour, je me rappelais que j’étais un réfugié. Ainsi, on finit par être rempli d’hostilité intérieurement.

 

« Puis, il y a eu la guerre de 1967 et après cette guerre, je faisais partie de ces Palestiniens qui étaient furieux. Comment avions-nous pu perdre devant une petite nation comme Israël ? Nous étions bien plus nombreux et mieux équipés qu’eux, et pourtant nous avions perdu la guerre. C’est alors que j’ai pensé : Voilà, c’est çà, je vais aller me battre pour récupérer notre terre.

 

« J’y suis allé contre l’avis de mon père. Je me suis enfui et j’ai rejoint le Fatah. Le Fatah a fait de moi un sniper (un tireur isolé) pour combattre contre les Israéliens. A l’époque, les ordres étaient d’attaquer les soldats et les installations militaires.

 

« Ensuite, j’ai appris à me battre et j’ai opéré en Israël. Puis, j’ai formé des jeunes Palestiniens au combat, à l’utilisation des mitraillettes, au combat de rue et à tirer sur les batteries anti-aériennes. »

 

Tass explique que ces jeunes gens avaient « entre 9 et 13 ans. Il s’agissait de ‘camps de jeunes’. Ces jeunes étaient parqués dans des camps de réfugiés pour qu’ils pensent continuellement à leur retour dans le pays que nous pensions être le notre. »

 

Tass a combattu avec les combattants du Fatah de l’OLP pendant 3 ans. Puis, alors qu’il rendait visite à ses parents, son père a pris son passeport et l’a forcé à rester à la maison. Son père voulait que Tass termine ses études mais le mauvais caractère de Tass l’en empêchait :

 

« Je me suis mis très en colère après mon professeur d’Islam et, plus tard le même jour, je l’ai aperçu faisant ses courses et j’ai tiré sur lui avec mon révolver. »

 

Mais Tass – qui était pourtant un tireur d’élite – l’a manqué. Ses parents ont fait intervenir leurs connaissances au gouvernement et il n’a pas été en prison, mais il a été renvoyé de l’école. Il a pris la décision de partir aux Etats-Unis mais son père ne le voulait pas.

 

« Je lui ai causé plein d’ennuis jusqu’à ce qu’il cède et me dise : ‘Pars où tu veux. Disparaît d’ici.’ C’est comme cela que je suis arrivé aux USA en 1974. »

 

Tass a rencontré et épousé Karen Whelan, une Américaine.

 

« J’avais l’intention de divorcer avec elle dès que j’aurais obtenu mon permis de résident. Mes parents étaient très en colère d’apprendre que j’avais épousé une Américaine et ils ont cessé de m’envoyer de l’argent. Je suis devenu plongeur dans un restaurant français. »

 

Tass est monté en grade et a fini directeur du restaurant.

 

« La plupart de mes clients étaient Juifs – environ 85 %. Ils m’aimaient et me respectaient ; pourtant, au fond de moi, je ne ressentais aucun amour pour eux. En fait, il m’arrivait d’avoir envie de mettre du poison dans leur nourriture ; voilà combien je les détestais. »

 

Mais un client comptait beaucoup pour Tass. Il avait rencontré Charlie Sharpe alors qu’il était encore aide-serveur et venait de débarrasser la table de Charlie.

 

“Il m’a regardé et, avec un beau sourire, il m’a remercié. J’ai pensé alors : “C’est chouette de sa part de me remercier. Cet homme est un homme bon. »

 

19 années ont suivi, la famille de Tass a grandi et il a bien réussi dans son métier. Par contre, Tass n’avait pas une bonne relation avec sa femme.

 

« Je la traitais très mal, avoue Tass, car je ne lui étais pas fidèle. Nous étions mariés depuis 19 ans et elle m’avait toujours été fidèle. C’était une femme bonne. Je n’avais pas d’amour pour elle. Je ne savais pas ce que c’était d’aimer. Quand je voyais une femme, je croyais l’aimer, mais en fait, je ne connaissais que le désir physique ».

 

Charlie Sharpe était toujours un client fidèle et un ami. Quand Tass décida de transférer son restaurant à un autre endroit, Charlie lui parla d’un endroit qui avait servi de chapelle mortuaire. Tass était superstitieux et confia à Charlie qu’il craignait les fantômes.

 

« Il m’a dit, « Tass, sais-tu pourquoi tu ressens cette peur. C’est parce que tu n’as pas la crainte de Dieu en toi. Ne t’inquiètes pas, je peux t’aider, j’ai une relation. » Et il a montré le ciel avec son doigt. Je me suis mis à rire et j’ai dit : « Ouais, c’est çà » et je suis parti. Pendant les 3 semaines qui ont suivi, je n’ai pu penser à rien d’autre qu’à cette relation. »

 

Charlie remettait toujours au lendemain le moment de lui révéler cette mystérieuse « relation ». Finalement Tass en a eu assez.

 

« Je suis allé vers sa table et je me suis mis à genoux au milieu du restaurant et je l’ai supplié, se rappelle Tass. J’ai posé ma main sur la sienne et je lui ai dit : ‘ Charlie, il faut que je sache ce que c’est, cette relation. ‘ ‘D’accord, m’a-t-il répondu, nous en parlerons ensemble demain.’

 

Le lendemain, Charlie est passé prendre Tass au restaurant.

 

“Il a commencé : ‘Tass, pour avoir la paix que j’ai, tu dois aimer un Juif.’ Cela m’a vraiment fait flipper. Je l’ai regardé et j’ai dit : ‘Charlie, de quoi tu parles ?’ Tu sais bien ce que je pense de ces gens-là. Je les déteste. Jamais je ne pourrai aimer un Juif.’

 

« Il a répondu : ‘Attends un peu’. Il a sorti sa Bible et l’a mise entre nous. Dès que je l’ai vue, je me suis écarté précipitamment. Il m’a demandé : ‘Qu’est-ce qui te prend ?’ J’ai dit : ‘ Je ne peux pas toucher cela.’ Charlie a répondu : ‘Pourquoi, ce n’est que du papier ?’ Je lui ai dit : ‘Il y a le nom de Dieu dedans.’

 

« Il a ouvert sa Bible à l’Evangile de Jean et s’est mis à me lire à partir du 1er verset : ‘Au commencement était la parole, et la parole était avec Dieu, et la parole était Dieu au commencement.’ A ce moment-là, je me suis mis à trembler et j’ai perdu connaissance. Tout ce que je me souviens est qu’ensuite, je me suis retrouvé à genoux par terre, avec mes mains levées, invitant Christ à devenir mon Seigneur et mon Sauveur. A ce moment même, j’ai senti un poids quitter mes épaules et une paix et une joie que je n’avais jamais connues avant ont rempli mon cœur. Je n’avais jamais connu la paix.

 

« Charlie m’a dit : ‘Tu sais ce qui t’est arrivé ?’ J’ai répondu : ‘Non, quoi ?’ ‘Tu es devenu Chrétien.’ ‘Qu’est-ce que cela signifie ?’ ‘Cela signifie que tu crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu et qu’Il est Dieu.’ J’ai répondu : ‘Si je ressens ce que je ressens parce qu’Il est vraiment le Fils de Dieu et Il est Dieu, alors je veux qu’Il devienne mon Seigneur.’ Puis il m’a conduit dans une prière de repentance. »

 

Le lendemain, Tass a parlé à son fils, Ben, de sa nouvelle vie en Jésus-Christ.

 

« Il s’est mis à pleurer et moi, aussi. ‘Oh Papa, je suis si heureux pour toi !’ D’un seul coup, j’ai compris et j’ai dit :’Attends, pourquoi es-tu heureux pour moi ?’ Il m’a répondu : ’Papa, j’ai accepté Christ il y a maintenant 3 mois et je ne l’ai dit à personne.’ »

 

Ben avait été voir le pasteur de l’église pour savoir comment s’y prendre avec son père. Le pasteur lui avait dit : ‘Retourne chez toi et aime ton père davantage.’

 

« Ils ont organisé une chaîne de prière 24 H par jour pendant 3 mois jusqu’à ce que ma vie devienne si difficile que je ne pouvais plus ni penser ni dormir ni manger, raconte Tass. Je suis bien content que le Seigneur a donné à Ben la sagesse de garder sa conversion secrète car si je l’avais sue, je l’aurais probablement tué ou, tout au moins, renié. C’est ce qui arrive quand quelqu’un se convertit de l’Islam au Christianisme. C’est la pire honte que vous pouvez causer à votre famille et je sais que j’ai causé une grande honte à mon père. Cela me fait souffrir mais je ne peux pas renier Christ. Non, je ne le peux pas. »

 

Le changement de cœur de Tass a commencé à transformer sa relation avec sa femme.

 

« Je suis allé la voir et je lui ai dit :’Chérie, j’ai accepté Christ.’ Elle m’a regardé et elle m’a dit : ‘Ouais, c’est çà.’ Elle s’est moqué de moi et est partie. Mais au bout de 45 jours, elle a vu le changement en moi.

 

« Cela faisait 19 ans que cette femme me disait combien elle m’aimait mais je ne réagissais pas car je ne ressentais rien dans mon cœur. Je l’ai regardée et soudain, j’ai ressenti une passion pour elle que je n’avais jamais eue. Je lui ai dit : ‘Karen, je t’aime vraiment.’ Elle m’a regardé avec surprise et m’a répondu : ‘Ok, qu’est-ce que tu veux ?’ »

 

Karen a fini par accepter Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur.

 

« Nous servons tous le Seigneur. Mon fils, ma femme, moi, ma fille – nous sommes tous Ses serviteurs et nous sommes plein de gratitude pour Sa miséricorde. Ce sont Son amour et Sa miséricorde qui nous ont trouvés. Je n’étais pas à la recherche mais Lui, Il l’était. Loué soit-Il. Quand Il est venu dans mon cœur, j’ai su vraiment ce que c’est que l’amour car Il est amour. Quand Il vient vraiment dans le cœur d’une personne, Il apporte cet amour avec Lui. »

 

19/10/2007

La prière

colombe1-priereLa prière

 

La prière est un dialogue, une interaction humaine et divine dans laquelle l'être humain va à la rencontre de Dieu comme un fils ou une fille dont la présence est bienvenue et attendue. La prière commence avec la conviction que le Dieu infini et omniscient connaît toute pensée et toute intention du coeur avant même qu'elles ne soient conçues ou exprimées. La prière n'a pas pour but d'informer Dieu. Elle nous met en sa présence et l'invite dans notre vie. La prière engage par les mots qui sont prononcés.

 

Jésus dit en Matthieu 6:5-13 « Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.  Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.  En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés.  Ne leur ressemblez pas; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez.  Voici donc comment vous devez prier: Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié;  que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.  Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien;  pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés;  ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen! »

 

Jésus dit en Matthieu 18:20 « Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux. »

 

Paul de Tarse disait en 2Corinthiens.3:5-6 « Ce n'est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu. Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'esprit; car la lettre tue, mais l'esprit vivifie. »

 

Lorsque nous prions, nous avons tendance à demander des choses relativement égoïstes. Prions pour être plus proche de Dieu, prions pour les autres, prions pour l’avancement du royaume de Dieu.

 

06:15 Écrit par St dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : dieu, priere, etude, christ, seigneur, bible, jesus |  Facebook |

18/10/2007

Concert Bob Fitts - photos

Voici quelques photos du Concert de Bob Fitts (mardi 16/10). Cliquez dessus pour les agrandir.FITTS1FITTS3

 

 

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C'était sublime ! Merci Bob !

06:15 Écrit par St dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/10/2007

Jésus ou Bouddha ? Conversion d'une bouddhiste thailandaise

bouddhaJésus ou Bouddha ?

 

I. Mon témoignage

 

Comment suis-je devenue chrétienne ? Eh bien, je suis née dans une famille bouddhiste, chose normale en Thaïlande. Nous habitions à deux pas d'un temple, j'étais à l'école du temple. Mon grand-père était un homme sage et pieux, c'est à lui surtout que je dois à la fois une bonne base et un bon exemple du bouddhisme théorique et vécu.

 

Vers l'âge de 13 ans, l'image de la Croix est apparue dans mon univers jusque là clos, dans un catalogue de bijoux vendus par correspondance ! Cette figure de souffrance sur la croix m'a attirée, intriguée, quelque peu effrayée. Je m'étais déjà posée la question sur l'identité de l'Homme. La réponse a été donnée en cours d'anglais, par un professeur non-chrétien. On était en décembre 1977. Mon professeur disait que le 25 décembre était un jour férié pour les "blancs" parce que c'était le jour de naissance d'un certain Jésus, qui serait en gros leur bouddha. Me voilà renseignée. Cet homme s'appelait Jésus.

 

Puis un soir, entre deux zappings, ma famille est tombée par hasard sur une émission d'évangélisation faite par des chrétiens thaïlandais. J'ai eu juste le temps d'entendre une phrase : " Savez-vous pourquoi Jésus est venu naître dans une étable ? Eh bien, c'est parce que le monde n'avait pas de place pour lui. Et vous ? Avez-vous une place pour lui ?".

 

Ma famille n'a pas voulu en savoir davantage. Mais pour moi, c'était clair. C'était mon appel. Cet homme appelé Jésus est venu me chercher jusque dans mon salon. Alors, par cette nuit claire, je suis sortie à sa rencontre. Regardant instinctivement vers le ciel, je lui ai dit que j'avais de la place s'il voulait bien venir.

 

Voilà mon premier Noël. Après, providentiellement, j'ai trouvé une publicité dans un journal annonçant une leçon biblique par correspondance. Et là commence l'aventure. J'ai agi plus par émotion que conviction. Cela se voyait dans l'irrégularité de mes leçons (grâce auxquelles j'ai quand même acquis quelques bases utiles) et dans le manque d'assiduité à l'église. J'ai accueilli la foi avec une joie sincère, mais sans une véritable soumission. C'est pourquoi durant des années, j'errais entre la bible et les enseignements bouddhiques que j’avais reçus, en passant par autres choses. Aucun progrès spirituel n'était durable. Je passais de moment de piété quasi-mystique à l'abandon presque immédiat.

 

Bien entendu, j'ai essayé de combiner l'héritage de mes pères avec la nouvelle foi. Comment se pourrait-il que l'Etre unique ne soit pas le consommateur final de tous les cultes ? (C'était par cette formule qu'un de nos rois a répondu aux missionnaires jésuites.) Aussi, pendant quelques années, j'avais un rapport vis-à-vis de Dieu qui se calquait sur celui qu'on pouvait avoir avec une de nos divinités. C'est-à-dire que je récitais la prière chrétienne avant de me coucher en espérant que cela m'apporterait protection et bénédiction. Je ne pouvais alors rien comprendre à la véritable nouvelle naissance, la conversion totale par laquelle "le monde aurait été crucifié pour moi comme je le serais pour le monde" (Galates 6 : 14).

 

Le Seigneur a été bon et patient durant tout ce temps. Il me montrait petit à petit qui Il était, grâce à la Parole. Le "coup de foudre" commençait à mûrir pour céder place à l'amour et l'adoration. J'ai demandé le baptême à l'âge de 17 ans.

 

Il continuera à travailler encore de longues années pour briser mon orgueil, mes forteresses, etc. D'autres chutes eurent lieu même après cette consécration. Mais à chaque fois, il me pardonnait et je revenais vers lui comme une fille prodigue qui ne cessait de vouloir s'enfuir. Il a fallu une expérience extrêmement douloureuse qui a failli me coûter la vie pour que j'apprenne à reconnaître qu'il est l'Eternel.

 

Cela s'est passé il y a longtemps maintenant. Cette fois-ci, je suis rentrée pour de bon. Non pas que j'ai une telle confiance en moi, mais j'ai enfin appris à faire confiance en Lui !

 

I.1 - Ce qui a changé, de mon point de vue :

·                    changement de style de vie, par exemple j'ai arrêté de fuir l'école, fréquenter des fans du heavy metal qui fument du cannabis entre autres. Cela a eu pour conséquence un meilleur résultat scolaire, un meilleur rapport avec mon entourage.

·                    changement de coeur, d'attitude, de valeurs.

·                    la certitude d'obtenir le salut par la grâce, de rompre définitivement avec le cercle infernal de samsara, de connaître un amour jusque là inimaginable qui a fait de moi, minable et insignifiante, une enfant de Dieu.

 

I.2 Ce qui a changé, de SON point de vue :

Et c’est ça, l’essentiel, désormais, Dieu compte.

J’étais dans un monde où «Dieu n’existait pas», je faisais ce qui ME semblait bien, je vivais comme je l’entendais – mais maintenant, il y a Lui !

Vis à vis de Dieu, je deviens son enfant, rachetée par le sang de Jésus.

Une relation d’amour s’est établie en nous, bientôt la découverte d’autres frères et soeurs en Christ allait encore renforcer ce lien.

Il est «ma raison et passion d’être».

 

II. UN MOT SUR LE BOUDDHISME

 

Je persiste à croire que le bouddhisme serait probablement la meilleure religion sur terre SI Dieu n’existait pas. C’est une religion basée sur la raison, la recherche de causalité et la solution par soi-même ; une religion humaniste et athée : l’homme «se sauve» lui-même par ses propres moyens. Bouddha ne fait que montrer le chemin à suivre. Pour résumer à un strict minimum vital, on peut schématiser ainsi les enseignements fondamentaux et caractéristiques.

 

II.1 Un aperçu d’histoire

 

Il existe des myriades d'excellents livres sur le sujet et ma contribution risque de ne pas ajouter grand-chose à l'étude bouddhique. Contentons-nous alors d'un bref rappel pour l'usage de notre discussion. Le bouddhisme est né grâce à la découverte de la nature de toutes choses par le Prince Gautama Siddharta qui a vécu en Inde 600 avant JC.

 

Prince Siddharta avait tout pour être heureux : la richesse, la puissance et une intelligence hors du commun. Des astrologues avaient prédit à sa naissance qu'il serait soit un grand monarque soit un grand maître spirituel. Son père préférait la première destinée. Aussi comblait-il son fils de tous les plaisirs que la terre puisse offrir, des palais pour chaque saison, une épouse de grande beauté et une cour exclusivement composée de jeunes gens cultivés, de beaux aspects et en pleine santé. Bien que confiné dans cet univers idéal, le prince finit par rencontrer les réalités de l'existence. La tradition explique que les dieux, voulant inciter Siddharta à prendre la voie spirituelle, se déguisèrent et se mirent sur sa route, sous forme de vieillard, de malade, de cadavre qu'on amenait brûler. A la fin passa un religieux. Ces visions troublaient tellement l'esprit du jeune prince qu'il a décidé sur le champs de tout quitter pour partir à la recherche de la solution du problème primordial de l'homme : la souffrance.

 

Il commença par étudier les voies existantes, allant jusqu'aux exercices les plus exigeants en termes de mortification,où il faillit périr. Aucun de ces enseignements ne lui apporta la paix qu'il cherchait ardemment. Il décida alors de changer radicalement de méthode, laissant de côté les excès et se concentrant uniquement sur la méditation et ce fut ainsi qu'il obtint l'illumination.

 

 

 

II.2       Quelques doctrines principales

 

Bouddha enseigne en vue de la délivrance finale : le nirvana, fin définitive de la souffrance liée à l’être. Mais tous ne peuvent pas atteindre au nirvana en une seule vie. Bouddha les invite donc à s’améliorer petit à petit. Son mot d’ordre est très simple : ne pas faire le mal, faire le bien, garder son esprit pur. Il y a une progression dans ce simple principe, on commence par le plus urgent et le plus élémentaire : ne pas nuire. Ensuite, on cultive de bonnes actions. Enfin, on sera prêt pour travailler l’esprit.

 

En matière d’éthique, Bouddha préconise un nombre variable de règles à suivre. Les fidèles laïcs peuvent choisir de suivre un ensemble de base (ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas forniquer, ne pas s’enivrer). Des personnes religieuses peuvent ajouter d’autres interdictions (ne pas se parfumer, ne pas dormir sur un matelas trop confortable, ne pas dîner) et ainsi de suite. Finalement, pour être bonze, il faut respecter 227 règles de vie.

 

Comme nous ne pouvons pas aller dans le détail, voici les points clé qui fondent et caractérisent le bouddhisme, toutes dénominations confondues.

 

  • les 4 vérités : la souffrance, son origine, son extinction et les moyens d’y parvenir. C’est ce que Bouddha a découvert lors de son illumination. Partant de son objectif premier qui est de combattre la souffrance, chose inhérente et naturelle dans chaque être, chaque chose, chaque état, Bouddha a trouvé que la Souffrance avait une Cause, une Origine. L’homme souffre car, dans son ignorance, il s’attache à des êtres et des choses qui ne peuvent que se détériorer, lutter contre cette tendance naturelle est voué à l’échec. Or, l’homme ignorant persiste. Plus il s’attache, plus il s’approprie, plus il souffre. Il existe néanmoins une possibilité d’éteindre la souffrance. L’Extinction doit toutefois s’effectuer à l’origine et non au résultat. Enfin, Bouddha propose les Moyens pour mettre fin à la chaîne de souffrance. Ils sont au nombre de 8 : la bonne compréhension (des 4 Nobles Vérités), la bonne pensée, la bonne parole, la bonne action, le bon moyen de subsistance, le bon effort, la bonne prise de conscience, la bonne concentration.
  • les 3 caractéristiques (souffrance, inconstance, non-substantialité) communes à toute chose, tout être. Pour comprendre pourquoi le nirvana est un objectif souhaitable, il faut constamment se rappeler que, selon Bouddha, être est nécessairement un mal-être. D’où l’intérêt du non-être.
  • les 3 cycles (samsara) dus à l'ignorance de ces vérités, ce qui conduit les êtres à s'attacher aux choses qui, par définition, ne sont pas vraies ; le karma -actions bonnes ou mauvaises qui produisent des résultats, par exemple la naissance, lesquels perpétuent le cycle de la souffrance.

 

II.3       Est-ce compatible avec la foi en Jésus-Christ ?

 

NON !

 

Il convient tout d’abord de dépassionner le débats. Disons simplement que, parmi de nombreuses voies spirituelles dans le monde, il y a celles qui mènent au Dieu de la Bble, à la Croix, à Jésus. Elles peuvent diverger dans certains aspects mais elles vont dans la même direction. Et puis il y en a d’autres qui vont vers d’autres buts. Elles peuvent être très différentes les unes des autres néanmoins, par rapport à la Croix, elles ont ceci commun : c’est qu’elles n’y mènent pas. Le bouddhisme fait partie de celles-là. Il ne s’agit pas faire preuve d’intolérance ou de sectarisme mais de constater les faits à partir d’un point de vue donné : celui de la Croix.

 

Prenons un exemple un peu gros : vous êtes ici à Paris et vous voulez vous rendre à Strasbourg. Allez-vous prendre l’autoroute de l’est ou de l’ouest ? Imaginez que vous choisissez le périphérique ouest, puis direction Nantes. Au début, cela peut vous être à peu près égal, vous n’êtes ni plus près ni plus loin de votre destination. Poursuivez alors la route. Au fur et à mesure que vous progressez, vous vous éloignez de plus en plus de Strasbourg. A la fin, quand vous arriverez à Nantes, il ne faut guère vous étonner de ne pas être en Alsace ! Vous aurez beau dire : mais j’ai bien suivi une autoroute, toutes les autoroutes ne sont-elles pas les mêmes ?

 

Bon, je fais exprès de choisir un exemple anodin. Au pire, vous perdez quelques heures et votre week-end  change de programme. Mais imaginez la route de votre vie. Imaginez que la route vous mène vers une destination finale, définitive. Et que votre réservoir s’épuise avec temps sans qu’on puisse le remplir à nouveau. Là, l’enjeu est autrement plus important. Il faut vraiment savoir où l’on veut aller. Pour moi, le «problème» principal, c’était la conviction de l’existence de Dieu. Je ne pouvais plus l’ignorer. C’est là qu’il faut faire un choix, soit je poursuis ma route dans MA direction, soit je fais demi-tour et me tourner vers LUI.  Soit je reste bouddhiste, j’assume mon karma et essaie de faire le bien –selon ma propre définition et par mes propres forces, soit je reconnais que Dieu est Dieu, que ce qu’il dit est vrai, que le pardon par la Croix est possible. Mais les deux routes se séparent. L’une mène vers la recherche et réalisation du «bien» par soi-même, l’autre mène à la repentance et à la foi en Dieu créateur, rédempteur.

 

On ne peut pas être à la fois chrétien et bouddhiste. le désir du roi de Thaïlande, cité plus haut, montre une entière ignorance de la personnalité de Dieu. Non, il n'est pas "le consommateur de tous les cultes". Il existait des pans entiers de cultes, de religions, de philosophies aux temps bibliques. Dieu n'a jamais voulu s'identifier à aucun. Au contraire, il dénonce la fausseté des autres dieux, la vanité des autres méthodes produites par l'homme pour atteindre la sainteté. Certes, Dieu est assez juste pour tenir compte de ce que l'homme sait de Lui. Ainsi, il a agréé l'offrande d'Abel même si celui-ci ignore tout du sacrifice ultime qu'allait accomplir le Fils de Dieu. Noé n'était pas Juif et ne pouvait pas connaître la Loi puisqu'elle n'était pas encore donnée. L'épître aux Romains comporte un précieux renseignements : Tous ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi, et tous ceux qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi. (...) Quand les païens, qui n'ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n'ont pas la loi, une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l'oeuvre de la loi est écrite dans leur coeur, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s'accusant ou se défendant tour à tour. C'est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Evangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes (Romains 2 : 12-16).

 

 

 

Que les défenseurs de l’universalisme ne crient pas victoire trop vite : la même épître dit aussi : La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’oeil nu, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, car ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur coeur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous, et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles. (Romains 1 : 18-23)

 

Non, Dieu ne veut pas être accepté comme un des dieux possibles. Jésus ne nous demande pas de le considérer comme un prophète, un «bon» maître ou un avatar de qui que ce soit. Il est littéralement à prendre ou à laisser. Ce qu’il a tant reproché à son peuple d’Israël, ce n’était pas l’abandon complet du temple, mais l’introduction dans le temple des poteaux d’Achéra. « Jusqu’à quand boiterez-vous des deux côtés ? Si l’Eternel est Dieu, allez après lui ; si c’est Baal, allez après lui ! », criait Elie (I Rois 18 : 21). Ce n’est pas à notre goût d’hyper-tolérants syncrétiques fusionnels, je vous l’accorde. Mais Dieu appelle cela la fidélité.

 

Je crois que, s’il existait d’autres moyens d’effacer le péché, Jésus aurait pu éviter une atrocité de mort sur la croix, un sacrifice pas très bien compris et qui divise les opinions. Si les bonnes oeuvres suffisaient, si la bonté humaine faisait l’affaire, la rédemption serait superflue. Aussi, s’il y avait d’autres chemins pour venir au Père – en admettant que Dieu existe – Jésus n’aurait pas dit qu’il était le seul chemin et que nul ne venait au Père sauf par lui ! A moins que Jésus mente... Ce que je crois impossible.

 

Certes, il y a des points communs. Quatre des Dix Commandements existent aussi dans le code de conduite bouddhiste de base (ne pas voler, ne pas mentir, ne pas tuer, ne pas commettre l’adultère). Les valeurs humanistes peuvent être partagées par tous. Il y a des hommes formidables humainement parlant qui ne sont pas chrétiens. Là n’est pas la question. Que vous soyez sur l’A4 ou l’A11, le code de la route est absolument la même, quoique la destination diffère. D’ailleurs, ce sera réducteur de résumer le bouddhisme et le christianisme à ces 4 principes. Les différences portent en fait sur le fond et conditionnent ainsi la finalité. Par exemple, le premier commandement (Tu n’auras point d’autres dieux) est «violemment violé» par l’enseignement du Bouddha.

 

D’abord, le bouddhisme est totalement étranger au concept même de Dieu personnel tel que celui de la bible. Bouddha reconnaît la notion de divinité, voici ce qu’il en dit : il y a 3 catégories de divinités : les «divinités par convention des hommes» telles que les rois, les «divinités par naissance» qui sont des êtres de nature spirituelle et les «divinités par purification» qui sont des Arahants, ceux qui ont atteint l’illumination.  Avec tous mes respects pour Bouddha, il se prend quand même pour dieu. Ce que la bible appelle un péché.

 

Or, la bible nous présente un Dieu qui se veut unique, qui dit vouloir établir une relation personnelle avec l’homme, qui s’est fait homme dans la personne de Jésus-Christ, qui demande qu’on croit en lui ! Il n’a pas de place dans la logique bouddhique.

 

Au fait, est-ce que le «bien» signifie exactement la même chose chez les deux maîtres ? Qui décide qui est bien, qui est mal ? En tant qu’ancienne bouddhiste, j’avais du mal à croire que le Dieu de la Bible considérait comme un mal le fait que l’homme ne croit pas en lui ! Quelle importance, après tout, si je suis gentille et honnête, n’est-ce pas ? D’un autre côté, Bouddha considère que c’est un mal subtil que de «croire» en quelque chose, puisque c’est quand même un attachement.

 

Par ailleurs, le principe de karma rend absurde l'idée d'une rédemption et vice-versa. Dans le bouddhisme, les êtres sont définis par leurs karma. C'est une loi immuable de la nature. Or, le pardon de Jésus rompt le cycle. Le pécheur, au lieu de payer son karma, s'en trouve libéré ; pire encore, pour cela, il n'a rien fait de méritoire ! Il a cru, et cela lui est compté comme justice (Galates 3 : 6). Soit le système karmique est vrai et dans ce cas là, la rédemption est vaine, soit c'est la rédemption qui est vraie et le système karmique s'écroule. Mais les deux logiques ne peuvent co-exister. 

 

 

 

La réincarnation n’a pas de place dans la logique biblique où : il est réservé aux hommes de mourir une seule fois après quoi vient le Jugement (Hébreux 9 : 27)

 

Partant de ces différences fondamentales, les deux voies se développent en s’éloignant. Dans la pratique, le bouddhisme reconnaît voire encourage des choses qui sont littéralement interdites par la Bible, telles que l’acte de révérence à une statue, la modification de conscience par le vide qui n’a rien à voir avec la méditation au sens biblique du terme et qui est une porte ouverte aux phénomènes dits paranormaux dont certains sont condamnés par la bible comme occultes (la voyance par exemple).

 

Regroupés en quelques points, voici les domaines de divergence principaux

 

  1. Absence de Dieu
  2. Auto-suffisance de l'homme
  3. Déïfication de l'homme
  4. Négation des affirmations fondatrices de la Bible (création, jugement, ...)
  5. Négation de l'oeuvre rédemptrice de Jésus
  6. Pratique des activités condamnées par la Bible
  7. Altération de la conscience

 

 

II.4 Si rationnel que ça, le bouddhisme ?

 

Vous êtes nombreux à adopter cette vision panégyrique à l'égard du bouddhisme. Le bouddhisme est intelligent, scientifique, empirique, tolérant ; il apporte sérénité, sagesse et spiritualité tout en respectant la liberté de l'homme ; il ne demande pas de croire ; enfin, c'est la religion parfaitement rationnelle. Est-ce vrai ?

 

Hormis les fameuses 14 questions auxquelles Bouddha ne voulait pas répondre (sur l’éternité, l’infinité du moi et du monde particulier), d’autres subsistent ou sont suscitées par des incohérences internes. Loin de moi l'intention de discréditer tout l'enseignement du Grand Eveillé. Mais puisque lui-même invite et incite les étudiants de sa doctrine à la remettre en question, à l'expérimenter et à juger par eux-mêmes si elle est valable, je vous invite à vous joindre à moi dans ce cheminement.

 

1.                 anatta. Si je dis "tout est nul", ma phrase elle aussi est nulle puisqu'elle fait partie du "Tout". Tel est le problème généré par toute généralisation. Dire que "rien n'existe" peut se raisonner comme suit : Si je n’existe pas, si ce que je fais n’est rien, d’où vient le karma ? Si l'âme (*) individuelle n'est pas, comment suis-je venue au monde, autrement dit : de qui vient le karma que je paie ? Sommes-nous tous en train de payer une dette sociale d’une société fantôme dont nous ne sommes pas propriétaires ? Rien n’est vrai –sauf la règle du Dhamma, pourquoi ferait-elle exception ? Si le Dhamma «existe» au défi de la règle découlant de lui –pourquoi Dieu ne pourrait-il pas exister lui aussi ? 0+0=1 !        * l’âme (viyana) est un des 5 agrégats qui forment l’être, avec le corps, la sensation, la perception et la formation mentale. Le tout étant soumis aux Trois Caractéristiques communes.

2.                 Et s’il n’y a pas de réincarnation ? Comment consoler ceux qui sont nés misérables cette vie-ci pour qui l’explication vient de la vie précédente et l’espoir de la prochaine. Etranges constations sur la réincarnation : les Thaïlandais renaissent souvent en Thaïlande et on n’a jamais vu d’Atlantes ! Alors qu’aux USA, c’est la provenance principale. Beaucoup d’Egyptiens, de contemporains de Jésus, de Romains, de Français sous Louis XIV. Pourquoi on ne voit jamais de Laotiens, de Luxembourgeois ? Plus une nation, une période suscite l’imagination, plus il y a des renaissances. Récemment, nous avons recensé des ex-Tibétains en Thaïlande, comme par hasard après la sortie de 7 ans au Tibet qui avait fait un tabac et a levé la mésentente séculaire entre le bouddhisme hinayana et tibétain. Une parole de Bouddha surprendra beaucoup de nos contemporains. Il a décrit des qualités requises pour les personnes susceptibles d’atteindre le Nirvana. Ainsi, ces personnes ne doivent pas être atteintes de certaines infirmités (cécité, surdité, handicap moteur, etc.) et ne doivent pas être de sexe féminin. Alors, s’il y a pas de réincarnation, la moitié des hommes –qui sont des femmes– sont perdues !

3.                 C’est étonnant que dans la chaîne de causalité selon Bouddha, il manque précisément le début. Les questions ontologiques sont totalement éclipsées, considérées comme sans importance. D’où vient la première ignorance ? Qu’ignore-t-elle ? Qui ignore quoi ?

4.                 Dans la pratique, les Bouddhistes de toutes dénominations continuent à prier Bouddha, comme un dieu, lui demandant l'aide, la protection, etc. (ex : mantra Chinabanchara). Il n'est plus ! A qui en appelle-t-on ? Et qui répond en cas de réponse ?

5.                 L’imputation à la responsabilité personnelle n’est pas sans danger. Combien de fois entend-on « c’est son karma » pour justifier le malheur qui frappe quelqu’un. Ca veut dire aussi : c’est sa faute, il ne fait que payer ce qu’il a commis. Et ça explique bien que dans de nombreux pays de cette croyance, les inégalités ne sont jamais remises en question. Par exemple, le système de caste en Inde. Excusez-moi d’être ironique : mais ce n’est pas par hasard que nous n’avons pas inventé la Croix Rouge, ou que le premier hôpital en Thaïlande a été ouvert par des missionnaires chrétiens. L’envers principal du système karmique est cette attitude de résignation fataliste que vous en Occident trouvez tellement «zen».

6.                 Les savants s’acharnent à discréditer la Bible mais personne ne semble vouloir exercer son esprit critique sur les écrits bouddhiques, notamment les enseignements d’origine qui font l’autorité parce qu’émanant du maître lui-même. Or, comment prouver que Bouddha avait expérimenté l’illumination ? Comment vérifier qu’il n’est pas revenu dans le samsara après la dernière mort ? Comment s’assurer d’ailleurs que la transmission a été fidèle, dès le départ et dans la continuité de la tradition, surtout lorsque l’on constate de grandes divergences dans les formes plus récentes du bouddhisme telles que l’école tibétaine ?

 

Je voulais en venir à cette conclusion : qu’il faut autant de foi pour être bouddhiste que pour être n’importe quoi. C’est un mythe que tout s’explique et se comprend par la raison humaine.

 

Autre mythe, grâce à l’enseignement de Bouddha, les gens sont plus «gentils» en Asie. Certes, le Dalaï Lama respire la douceur. Mais n’oublions pas trop vite que la Chine qui a massacré le Tibet a été baignée dans le bouddhisme elle aussi pendant environ 23 siècles. Vous savez, là-bas, on a fait des guerres et d’autres horreurs, comme ici. Le zen était la religion de prédilection des guerriers japonais et regardez le film Ran pour voir s’ils sont tendres. Un épisode resté célèbre relate qu’un maître, pour montrer l’inexistence et la non-substantialité de l’être, décapite un de ses disciples... Nous les Thaïlandais, on a pillé le Laos et le Cambodge –nos voisins bouddhistes– un nombre de fois considérables, comme nos voisins bouddhistes de Birmanie nous ont pillés. La haine religieuse/raciale tue toujours en Sri Lanka, et ce sont bel et bien les bouddhistes, majoritaires, qui persécutent les Tamouls . Vous avez un scénario semblable au Laos où la minorité chrétienne fait objet de spoliation.

 

Dans un sens, le bouddhisme, religion d’état, est aussi inefficace sur le comportement humain que n’importe quelle religion d’état –du christianisme de l’Espagne inquisitrice à l’islam de Khomeiny. L’homme a besoin d’un changement de la nature, pas d’institution. Il a besoin de naître de nouveau.

 

Non, on n’est ni plus ni moins méchants en Asie qu’ailleurs. C’est mon avis que les hommes ont beaucoup de valeurs et de problèmes en commun. Nous sommes tous pécheurs et privés de la gloire de Dieu. Tous frères dans la souffrance, tous solidaires dans l’inévitable passage vers l’au-delà. Chacun cherche son chemin comme il le peut, comme il l’entend. Seul chacun peut décider pour lui-même lequel sera le bon, et le sien. Pour moi, j’ai décidé de suivre Jésus, parce qu’un jour il est venu me chercher. Nous avons fait connaissance. Petit à petit j’apprends à mieux le connaître, à lui faire confiance, à l’accepter tel qu’il est –tellement autre, tellement saint mais tellement proche. Certes, son enseignement n’est pas plus rationnel –je vous avoue humblement que la trinité me dépasse, tout comme l’amour d’un Dieu qui se donne sur la croix en rançon de l’humanité déchue.

 

Honnêtement, le christianisme biblique n’est pas un produit de marketing ! Je veux dire par là qu’il n’a pas été conçu pour flatter l’ego de l’homme, pour répondre à ses exigences en tant que consommateur religieux potentiel. Permettez-moi de faire cette comparaison apparemment insolente. Je crois que l’occident a poussé un peu trop loin le consumérisme. La logique « J’achète, je paie dont j’exige que ça me plaise » s’applique, à mon avis, à l’explosion de spiritualité contemporaine. Analysez-la bien. Je suis le sujet. L’acte de croire relève de mon pouvoir. Je veux choisir (ce qui est normal). Je ne veux pas de contrainte. Je veux le forfait qui me donne le maximum et qui me coûte le moins, avec la possibilité de changer aussi souvent que possible. J’entends prendre ce qu’il y a de meilleur dans chaque menu et composer MON propre menu.

 

Mes amis, je crains de vous décevoir. Mais il ne faut pas confondre le domaine spirituel avec le marché des téléphones mobiles. Ne croyez pas que mon Sauveur soit un patron qui m'envoit vers vous pour faire vendre sa Bible et qu'il doit essayer de faire moins cher que son concurrent : le Dalaï Lama ! Cela n'a rien à voir. Aujourd'hui, le monde vous dit que les hommes sont des dieux en devenir, que la dualité n'existe que dans l'ignorance, que le péhcé n'existe pas, que tous les chemins mènent à la même lumière. Si cela était vrai, Jésus serait le plus grand menteur de tous les temps. Et d'ailleurs, je pense que ça se saurait aussi ! On a vu ensemble que 23 siècles de pensée non-duelle n'ont pas amené la Chine à respecter le droit de l'homme et que 6 millénaires de civilisation hindouiste n'ont pas amélioré la condition des Intouchables -et pourtant ils auraient eu le temps de se réincarner ! Ne nous trompons pas. L'enjeu du domaine spirituel, si Jésus dis vrai, c'est votre âme ! Cela se joue ici et maintenant, dans cette vie qui est l'occasion unique pour l'homme de choisir où il veut passer son éternité.

Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné son Fils unique, Jésus, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu'il ait la vie éternelle (Jean 3 : 16). Pour cela, Dieu appelle à la repentance. Non, ce n'est pas pour vous culpabiliser, au contraire c'est pour en finir, il veut vous rendre libre ! Libre de tous les liens -du mal que vous avez fait- que vous vous êtes fait, des blessures subies ou infligées, des chaînes de karma que vous pensez devoir porter pendant mille ans. Dieu vous appelle à la Nouvelle Naissance. Cela n'a rien à voir avec la réincarnation. Une naissance spirituelle marque votre nouvelle vie. Vous renoncez à votre ancienne vie où vous viviez sans Lui. Vous devenez un enfant de Dieu, il devient votre Père, votre meilleur ami et votre Seigneur pour vous sauver, vous accompagner sur sa route. C'est une histoire d'amour qui n'a pas de fin.

 

Je dis souvent que je n’ai pas adopté une nouvelle religion : je me suis convertie non pas à une institution –mais à une personne, vous pouvez tout à fait dire que je suis tombée amoureuse, à cette différence près que la personne en question se trouve être Dieu.

 

Vous pouvez protester " Et moi, pourquoi n'est-Il pas venu me chercher ? "

 

Chers amis, si vous lisez cela, c’est parce qu’il est déjà allé vous chercher. Vous n’êtes pas arrivé ici par hasard. Un ami vous y a invité, peut-être. Mais derrière votre ami, il y en a un autre qui souhaite vous rencontrer. Si vous le voulez bien.

15/10/2007

L’Église

L’Église

(rappel : église est la francisation du mot grec ekklesia qui signifie assemblée)

 

N'abandonnons pas notre assemblée, comme c'est la coutume de quelques-uns; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d'autant plus que vous voyez s'approcher le jour. (Hébreux 10:25 LSG)


Sept raisons pour s’attacher à l’église locale

I   Nécessité d’une appartenance : la famille

 
Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. (Ephésiens 2:19 LSG)


1. La nouvelle identité, à la conversion
2. Une nouvelle famille, l’Église

 

II   Besoin d’une dépendance : le corps

L'oeil ne peut pas dire à la main: Je n'ai pas besoin de toi; ni la tête dire aux pieds: Je n'ai pas besoin de vous. (1 Corinthiens 12:21 LSG)


1. Liés les uns aux autres
Qu'aucun homme, sous une apparence d'humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu'il s'abandonne à ses visions et qu'il est enflé d'un vain orgueil par ses pensées charnelles,  sans s'attacher au chef, dont tout le corps, assisté et solidement assemblé par des jointures et des liens, tire l'accroissement que Dieu donne. (Colossiens 2:18-19 LSG)

Il a tout mis sous ses pieds, et il l'a donné pour chef suprême à l'Eglise, (Ephésiens 1:22 LSG)

ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres. (Romains 12:5 LSG)

 

2. Courir le risque d’une amputation ?


III   Enrichissement mutuel : les talents

Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu'il a reçu, (1 Pierre 4:10 LSG)


1. Recevoir des autres
· Eglise locale, richesse partagée : palette de différents ministères, talents
· Les autres m'enrichissent : si pas attaché à l'Eglise locale, appauvrissement

2. Au service de l’Église
 -  Chrétien qui s'isole ne partage plus, devient égoïste
 -  Notre appel à nous exhorter réciproquement ; 1Th 5.11)
N'abandonnons pas notre assemblée, comme c'est la coutume de quelques-uns; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d'autant plus que vous voyez s'approcher le jour. (Hébreux 10:25 LSG)

C'est pourquoi exhortez-vous réciproquement, et édifiez-vous les uns les autres, comme en réalité vous le faites. (1 Thessalonic 5:11 LSG)


IV   Lieu des bienfaits divins


Cantique des degrés. De David. Voici, oh! qu'il est agréable, qu'il est doux pour des frères de demeurer ensemble!  C'est comme l'huile précieuse qui, répandue sur la tête, descend sur la barbe, sur la barbe d'Aaron, qui descend sur le bord de ses vêtements.  C'est comme la rosée de l'Hermon, qui descend sur les montagnes de Sion; Car c'est là que l'Eternel envoie la bénédiction, la vie, pour l'éternité. (Psaumes 133:1-3 LSG)

 

1. La présence de Dieu
 
-  Le juste s'y tient, le méchant ne peut y subsister
Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, Qui ne s'arrête pas sur la voie des pécheurs, Et qui ne s'assied pas en compagnie des moqueurs, (Psaumes 1:1 LSG)


2. Le lieu arrosé par la pluie
Heureux ceux qui habitent ta maison! Ils peuvent te célébrer encore. (Psaumes 84:4 LSG)

Je suis dans la joie quand on me dit: Allons à la maison de l'Eternel! (Psaumes 122:1 LSG)


V   Terreau indispensable à ma croissance

En donnant cet avertissement, ce que je ne loue point, c'est que vous vous assemblez, non pour devenir meilleurs, mais pour devenir pires. (1 Corinthiens 11:17 LSG)

 

1. Les "autres" me font grandir si je vis au milieu de mes frères
 -  2e ou 3e enfant d'une famille, s'épanouit plus vite, grâce aux aînés
 -  Nous progressons plus vite ensemble, l'Eglise une école (buissonnière ?)
Plantés dans la maison de l'Eternel, Ils prospèrent dans les parvis de notre Dieu; (Psaumes 92:13 LSG)

· Dans une famille, les grands s'occupent des petits : générosité
 -  Dans la société, les grands écrasent, les petits jalousent…

2. J’aide les autres à grandir
· L'amour nous fait grandir, nous épanouit
Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. (Ephésiens 4:32 LSG)

Supportez-vous les uns les autres, et, si l'un a sujet de se plaindre de l'autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. (Colossiens 3:13 LSG)


VI   Terre d’asile : hôpital, restaurant

Des gens vinrent à lui, amenant un paralytique porté par quatre hommes.  Comme ils ne pouvaient l'aborder, à cause de la foule, ils découvrirent le toit de la maison où il était, et ils descendirent par cette ouverture le lit sur lequel le paralytique était couché.  Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. (Marc 2:3-5 LSG)

 

1. Un accueil pour mon prochain
· Le paralytique a besoin de ses 4 amis
 -  Où envoyer ton ami : Allez là où je ne vais jamais ?
 
2. La chaleur d’un foyer
Dieu donne une famille à ceux qui étaient abandonnés, Il délivre les captifs et les rend heureux; Les rebelles seuls habitent des lieux arides. (Psaumes 68:6 LSG)
· Chaleur de l'écoute, compréhension, partage
 -  Venir avec joie, peine, blessure : pleurer avec ceux qui pleurent, se réjouir

VII   Protection maximale

Alors survinrent d'Antioche et d'Icone des Juifs qui gagnèrent la foule, et qui, après avoir lapidé Paul, le traînèrent hors de la ville, pensant qu'il était mort.  Mais, les disciples l'ayant entouré, il se leva, et entra dans la ville. Le lendemain, il partit pour Derbe avec Barnabas. (Actes 14:19-20 LSG)

 

1. L’Église invincible, face à la mort
· Ici, à Lystre, Eglise : puissance de vie, résurrection autour de Paul !
· Seul vulnérable, ensemble invincibles
Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. (Matthieu 16:18 LSG)


2. Le rempart de Dieu
· Mystère de l'Eglise : terre sainte, ambassade…
· Toucher impunément à l'Eglise ? S'attaquer à Dieu lui-même, son Epoux

Conclusion

 

L’Église locale, une nécessité


  - Ne pas trahir, ni abandonner l’Épouse, mais l’aimer !
  - Même si tu as toutes les raisons valables : n'abandonne pas l'église locale
  - Si tu t'es isolé, reviens t'établir dans la maison de Dieu

13/10/2007

Conversion d’Isaac, le rabbin.

IsaacConversion d’Isaac, le rabbin.

 

" Tes yeux verront le roi dans sa beauté ; ils contempleront le pays lointain " Esaïe 33:17

 

Isaac Lichtenstein naquit de parents juifs. Intelligent, il mettait toute son ardeur à l'étude. D'une conscience délicate, il accomplissait les rites du judaïsme avec une rigueur exceptionnelle. Ses progrès furent rapides et, à vingt ans, il était déjà rabbin. Il avait la conviction que l'enseignement du Christ était hostile à sa nation et qu'à cause de lui les Juifs se trouvaient partout persécutés.

 

Vers l'âge de cinquante ans, il décida de se documenter sur ce problème : il entreprit la lecture du Nouveau Testament. Il y trouva bien autre chose que ce qu'il y cherchait : il saisit par la foi Jésus pour son Sauveur. " Ce fut, dit-il, de la lumière qui rayonna sur moi. Je compris que, comme dans le passé, le Dieu de nos pères marchait devant eux dans la nuée pour leur montrer le vrai chemin, ainsi Jésus a marché devant nous pour nous préparer le chemin du salut ".

 

Pendant plusieurs années, le rabbin Lichtenstein fut un disciple secret de Jésus. Mais cela ne pouvait durer plus longtemps. Il confessa ouvertement le Seigneur Jésus comme son Sauveur. La haute autorité rabbinique lui demanda de se rétracter. Il refusa. La persécution devint plus violente : on l'obligea à quitter le pays. Malade et ruiné par ses adversaires, il se retira à Budapest et continua à proclamer la bonne nouvelle du salut par la foi en Jésus.

 

Il s'endormit dans la paix du Seigneur au début du siècle dernier. Peu avant de mourir il disait: " Je vois déjà le pays de la promesse et, de l'autre côté de la rive, le Roi dans sa beauté, Jésus-Christ ".

 

A lire (en anglais) :

http://www.messianicassociation.org/bio-lichtenstein.htm

 

11/10/2007

Big Bang ?

Big BangBig Bang ?

 

Ayant eu l’occasion de discuter du big bang avec un athée, je me permets de rappeler à ceux qui l’ignore encore que cette théorie est de moins en moins fiable.  Les scientifiques se contredisent...

D'ailleurs, la théorie du Big Bang doit son nom à l'un de ses plus farouches opposants, Fred Hoyle, qui a utilisé ce terme pour la ridiculiser lors d'une émission télévisée en 1950. L'image, caricaturale (car le Big Bang n'est pas une explosion mais une expansion ), a tellement marqué les esprits qu'elle perdure de nos jours.

 

 

« Science et vie » d’avril 2006  y consacrait un article fort bien fait et faisait référence à la « Lettre ouverte à la communauté scientifique »... Rappel :

 

Signée par 34 scientifiques et Ingénieurs, cette « Lettre ouverte à la communauté scientifique » a été publiée le 22 mai 2004 dans le magazine britannique New Scientist.  Nous l'avons traduite pour  donner une idée des arguments qu'avancent ceux qui  s'opposent à la théorie du big  bang. Depuis sa mise en ligne  sur Internet (www.cosmologystatement.org), 185 scientifiques sont venus ajouter leur nom à la liste. 

 

Le big bang repose aujourd'hui sur un nombre croissant  d'entités hypothétiques, des choses qui n'ont jamais été  observées, dont l'inflation, la matière sombre et l'énergie sombre sont les exemples les plus frappants. Sans elles, il y aurait une contradiction directe entre les observations des astronomes et les prédictions faites par la théorie du big bang. Ce recours continuel a de nouveaux objets hypothétiques pour combler le fossé entre théorie et observation ne serait accepté dans aucun autre champ de la physique. II soulèverait, pour le moins, de sérieuses questions sur la validité de la théorie sous jacente. 

Mais la théorie du big bang ne peut survivre sans ces éléments rapportés. Sans ce champ hypothétique qu'est l'inflation, le big bang ne prédit pas un rayonnement de fond cosmologique homogène et isotrope tel qu'il est observé, parce qu'il n'y aurait aucune raison pour que des parties de l'Univers, qui sont  aujourd'hui éloignées de plusieurs degrés dans le ciel, soient à la même température et donc émettent la même  quantité de rayonnement micro-onde. Sans une certaine matière sombre, différente de tout ce que nous avons observé sur Terre malgré vingt ans d'expériences, la théorie du big bang fait des prédictions  contradictoires sur la densité de matière dans l'Univers.  L'inflation nécessite une densité 20 fois plus grande que celle qu'implique la nucléosynthèse, soit l'explication  théorique de l'origine des éléments légers dans le cadre du big bang. Et sans énergie sombre, la théorie prédit que l'Univers n'a que 8 milliards d'années, ce qui est plusieurs milliards d'années plus jeune que beaucoup d'étoiles de notre galaxie.

Qui plus est, la théorie du big bang ne peut se vanter d'aucune prédiction quantitative qui aurait été ensuite validée par l'observation. Les succès revendiqués par les défenseurs de la théorie sont dus à sa capacité à s'adapter rétrospectivement aux observations, via un ajout continuel de paramètres ajustables, tout comme la cosmologie géocentrique de Ptolémée nécessitait des couches successives d'épicycles. Pourtant, le big bang n'est pas le seul canevas disponible pour comprendre l'histoire de l'Univers. L’ « Univers-plasma » et le « modèle stationnaire » font tous deux l'hypothèse d'un univers en évolution, sans début ni fin. Ces modèles, ainsi que d'autres approches alternatives, peuvent aussi expliquer les phénomènes basiques du cosmos, y compris l'abondance des éléments légers, le rayonnement de fond cosmologique, et la façon dont le décalage vers le rouge des galaxies lointaines augmente avec leur distance, ils ont même prédit de nouveaux phénomènes qui ont ensuite été observés, chose que le big bang n'a jamais pu faire. Les défenseurs de la théorie du big bang rétorqueront que ces théories n'expliquent pas toutes les observations cosmologiques. Mais ce n'est guère étonnant, vu que leur développement a été sévèrement entravé par un manque total de financement, En effet, de telles questions et alternatives ne peuvent, aujourd'hui encore, être librement débattues et examinées. La plupart des conférences suivent le courant dominant et ne permettent pas un échange d'idées complètement ouvert. Quand Richard Feynman dit que « la science est la culture du doute », dans la cosmologie actuelle, le doute et la dissidence ne sont pas tolérés, et les jeunes scientifiques apprennent à tenir leur langue s'ils ont quelque chose de négatif à dire à propos du modèle standard du big bang. Ceux qui doutent du big bang craignent de perdre leur financement en le disant. Même les observations sont désormais interprétées à travers un filtre biaisé, jugées correctes selon qu'elles étayent ou non le big bang. Du coup, des données discordantes sur les décalages vers le rouge, les abondances de lithium et d'hélium, et la distribution des galaxies, parmi d'autres éléments, sont ignorées voire ridiculisées. Cela reflète un dogmatisme grandissant qui est étranger à l'esprit de recherche scientifique libre. Aujourd'hui, pratiquement toutes les ressources financières et expérimentales en cosmologie sont allouées aux études sur le big bang. Les financements proviennent de quelques sources seulement, et tous les comités d'évaluation qui les contrôlent sont diriges par des défenseurs du big bang, En conséquence, la dominance du big bang est devenue totale, indépendamment de la validité scientifique de la théorie. Ne donner de caution qu'aux projets qui entrent dans le cadre du big bang sape un élément fondamental de la méthode scientifique : la  constante mise à l'épreuve de la théorie par l'observation, une telle restriction rend toute discussion non biaisée ainsi que toute recherche impossible. Pour remédier à cela, nous exhortons les agences qui financent le travail en cosmologie de mettre de côté une part significative de leur financement pour les recherches sur les théories alternatives, et les observations contradictoires au big bang. Pour éviter tout biais, le comité d'évaluation qui alloue de tels fonds pourrait être composé d'astronomes et de physiciens extérieurs au champ de la cosmologie. Allouer des financements à des recherches sur la validité du big bang, et sur ses alternatives, permettrait au processus scientifique de déterminer notre mode le plus fiable de « l'histoire de l'Univers. »

07/10/2007

Concert Bob Fitts

WI

Vous êtes invités à un concert de louange gratuit avec

 

Integrity Worship Artist Bob Fitts

 

Mardi, 16 octobre, 19:30

Christian Center

Chaussee de Waterloo, 47

1640 Rhode-St-Genese

 


  

C'est un concert gratuit, néanmoins une offrande est souhaitable, cette offrande ira au bénéfice des veuves et orphelins du Kosovo et de Roumanie

 

Plus d'infos : www.bobfitts.com 

Barnabus Communications

Soudan : Attentat suicide dans une Eglise

soudanSoudan : Attentat suicide dans une Eglise    Jeudi 27 septembre, un homme est entré dans l’Eglise Evangélique Baptiste de Khor Fulus, près de Malakal au Sud Soudan, avant de faire sauter une bombe. Cinq enfants sont morts dans cette attaque suicide. Un autre est décédé deux jours plus tard. Dix autres personnes ont dû être hospitalisées, dont le pasteur qui participe aux cours de formation théologique organisés par Portes Ouvertes. Le porteur de bombe, qui est mort dans l’attaque, est un soldat arabe qui venait de se faire enrôler dans l’armée du Sud Soudan (SPLA). L’attaque a été confirmée par le Major Deng du SPLA qui pense que cet attentat suicide visait à intimider les chrétiens de la région. Une enquête de l’armée est en cours. Lorsque Oussama Ben Laden se trouvait au Soudan entre 1992 et 1996, plusieurs personnes auraient été entraînées pour participer à ce genre d’attaque. 

Portes Ouvertes est actuellement présente aux côtés des victimes et de leurs familles pour les accompagner dans ce temps d’épreuve et aider matériellement quand c’est nécessaire. 

05/10/2007

Re-christianisation

europe_chrétiennePhilip Jenkins estime l'Europe en voie de rechristianisation 

(article de la Süddeutsche Zeitung )

 Selon l'historien des religions américain Philip Jenkins, l'islam ne dominera jamais l'Europe, pas plus que le christianisme ne disparaîtra. "En Europe, en Afrique et en Asie, les chrétiens ont fondé de nouvelles paroisses et communautés religieuses très actives : les pasteurs et évangéliques nigérians ne sont qu'un exemple parmi d'autres.  Lors d'une journée ordinaire à Londres, la moitié des chrétiens pratiquants sont soit d'origine africaine, soit caribéenne. Au Royaume-Uni, quatre grandes églises sur dix sont dirigées par des Africains.  D'autres communautés d'immigrants contribuent également à l'essor du christianisme. Par exemple, les chrétiens d'Afrique ont considérablement renforcés la présence des protestants en France. Les Congolais notamment ont joué un rôle particulier. L'agglomération parisienne compte par exemple plus de 250 églises protestantes fréquentées par des noirs africains."

03/10/2007

Le déisme

Ayant eu l'occasion d'intervenir sur le blog d'un déiste, voici l'occasion de résumer mon point de vue à ce sujet.  Les déistes croient bien en un Dieu Créateur et Maître absolu de l'univers, mais nient catégoriquement qu'Il puisse se révéler. Il est, disent-ils, trop différent, trop élevé au-dessus de sa créature. Et cette dernière devrait donc se contenter du spectacle de la nature qui témoigne de la puissance de Dieu et devrait également écouter la voix de la conscience que Dieu a mise en lui pour lui faire connaître le bien et le mal. 

Selon moi, la nature ne peut nous donner qu'une révélation tout à fait insuffisante. Elle est loin de nous apporter ce que notre coeur et notre esprit réclament.

Quant à la conscience, nous devrions pouvoir nous fonder sur elle, mais hélas, l'homme s'est tellement enfoncé dans le péché que sa conscience ressemble à une balance faussée, toutes les pesées effectuées sur elle seront inexactes. Il suffit, pour s'en convaincre, de considérer combien elle peut varier dans ses appréciations, selon la race, l'époque, le pays, la classe sociale et même les individus. Ce que l'un tolère ou même approuve est rejeté par l'autre. Il fallait donc, de toute nécessité, si Dieu voulait se faire connaître à sa créature, qu'Il lui accorde une révélation différente de celles apportées par la nature et la conscience. Or, quelles raisons a-t-on de prétendre que Dieu veut se cacher à l'homme et demeurer pour lui un inconnu ? Pourquoi aurait-Il mis dans son coeur le besoin de le connaître et de se confier en lui ?

De plus l'histoire des religions met en lumière ce besoin inné. Il se cache souvent sous toutes sortes de formes aberrantes, mais toute religion, même le plus primitif des fétichismes, témoigne à sa manière de ce qu'on peut appeler la "soif de Dieu". Dieu n'est pas, comme certains philosophes le soutiennent, une production du cerveau humain, mais un instinct enraciné au plus profond de son être et faisant partie de sa nature même.

 

L'homme a besoin de Dieu. Quand il refuse de croire en Lui, il doit le remplacer par autre chose qui devient son dieu. L'absence du Dieu véritable crée un vide dans son coeur et le déséquilibre.

 

Dieu connaît ce besoin. N'est-ce pas Lui-même qui l'a placé dans le coeur de l'homme ? Et Il refuserait d'y répondre ?? Une telle supposition est inadmissible. Ce serait comme si, ayant mis dans l'organisme humain la nécessité de l'eau, il l'avait placé sur une planète entièrement dépourvue de toutes sources !! Il lui a donné des poumons avec de l'air qui leur est indispensable. Changerait-Il d'attitude quand il s'agit non plus des besoins de son corps, mais ceux de son âme ? Quelle cruauté et quelle absurdité, s'il avait mis dans le coeur de sa créature le besoin de Le connaître, tout en refusant de répondre à ce besoin. Une telle supposition se réfute d'elle-même.

 

Dieu était tenu, de par ses perfections, de donner à l'homme une révélation dépassant infiniment tout ce que le spectacle de la nature ou la voix de la conscience pouvaient lui apporter, en particulier sur Sa Sainteté et Son Amour. Quand un père a des enfants, ce n'est pas pour ne jamais se montrer à eux, et tout faire afin qu'en grandissant, ils ne sachent jamais rien de lui. Au contraire, il aime les voir, s'entretenir avec eux. En reprenant, tout en les transposant, les termes employés par le Seigneur, dans Luc 11:11-13, nous dirons : Si les pères de la terre savent ainsi s'approcher de leurs enfants et les entourer, à combien plus forte raison, le Père Céleste a-t-il la volonté de faire de même et mieux encore !

 

"Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain? Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d'un poisson? Ou, s'il demande un oeuf, lui donnera-t-il un scorpion? Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent." (Luc 11:11-13 LSG)

 

Tout ceci prouve l'absolue nécessité de la Révélation. Nous oserons dire qu'un Dieu saint et juste ne pouvait pas ne pas se manifester à la créature faite à son image.

01/10/2007

Question pour nos frères catholiques.

Question pour nos frères catholiques.

 

Suivant 1Timothée 3, considérez-vous toujours le célibat des prêtres comme biblique ?

(Pour rappel, la première épître de Paul à Timothée est une épître pastorale, les chapitres 2 et 3 donnent des instructions sur le culte public et sur la moralité et la conduite des officiers de l'Église) On dit: «Celui qui aspire à être un dirigeant dans l'Eglise désire une belle tâche.» Cette parole est certaine. Il faut toutefois que le dirigeant soit un homme irréprochable: mari fidèle à sa femme, maître de lui-même, réfléchi et vivant de façon convenable. Qu'il soit hospitalier et capable d'enseigner. Il ne doit pas être buveur ni querelleur, mais au contraire aimable et pacifique. Que l'amour de l'argent n'ait sur lui aucune prise. Qu'il dirige bien sa famille et maintienne ses enfants dans l'obéissance, en toute dignité. Car, comment un homme qui ne dirige pas bien sa famille, serait-il qualifié pour prendre soin de l'Eglise de Dieu? Que ce ne soit pas un converti de fraîche date, de peur qu'il ne se laisse aveugler par l'orgueil et ne tombe sous la même condamnation que le diable. Enfin, il doit aussi jouir d'une bonne réputation parmi ceux qui ne font pas partie de la famille de Dieu afin de ne pas s'exposer au mépris public et de ne pas tomber dans les pièges du diable. Il en va de même des diacres*. Ils doivent inspirer le respect: qu'ils soient des hommes de parole, sans penchant pour la boisson ni pour le gain malhonnête. Ils doivent garder avec une bonne conscience la vérité révélée de la foi. Il faut qu'eux aussi soient d'abord mis à l'épreuve. Ensuite, si on n'a rien à leur reprocher, ils accompliront leur service. Il en va de même pour les femmes : elles doivent inspirer le respect: qu'elles ne soient pas médisantes; qu'elles soient maîtresses d'elles-mêmes et dignes de confiance dans tous les domaines. Que les diacres soient des maris fidèles; qu'ils assument bien leurs responsabilités à l'égard de leurs enfants et de leur famille. Car ceux qui remplissent bien leur ministère acquièrent une situation respectée et une grande assurance dans la foi en Jésus-Christ. (1 Timothée 3:1-16) * Le mot grec diakonos a donné par francisation le mot diacre qui signifie serviteur

29/09/2007

Faut-il avoir peur des évangéliques ?

aef_sigle_couleurFaut-il avoir peur des évangéliques ? 

Texte de Stéphane Lauzet, Secrétaire Général de l'Alliance Evangélique Française

(en parallèle, lire la brochure pdf à ce lien http://www.lafef.com/UserFiles/File/PDF/Lexique2.pdf)

 

 La question est pertinente et l’on pourrait être tenté de répondre rapidement, trop rapidement, oui, bien sûr !
  • Oui bien sûr… si l’on s’en tient à la seule lecture d’une certaine presse avide de sensations et peu soucieuse de nuances, maniant l’amalgame comme d’autres le mensonge.
  • Oui bien sûr… si l’on se contente d’un de ces reportages télévisés qui prétend rendre compte de la complexité d’une situation en quelques images assorties d’un commentaire bien senti.
  • Oui bien sûr… si l’on prend pour argent comptant tel rapport – pourtant parlementaire – qui ne fait pas dans le détail et assimile, oserais-je le dire, tout ce qui ne lui semble pas très catholique, tout ce qu’il ne connaît pas, à une secte.
  • Oui, bien sûr…si l’on en reste à la surface des choses, à l’enthousiasme dérangeant de certaines de leurs manifestations, au caractère quelquefois un peu simpliste de leur discours.
  • Oui bien sûr… si l’on considère que le refus de cantonner la foi dans la sphère du privé (comme une certaine conception de la laïcité le préconise) est susceptible de troubler l’ordre établi.

La peur, nous y cédons plus souvent qu’on ne le croit. Alors que nous sommes objectivement mieux protégés que jadis, notre époque curieusement, semble secréter la peur et désigner périodiquement à l’opinion, un ennemi réel ou imaginaire. On a peur de l’autre, de l’étranger, du différent, et même de soi. On a peur de changer, on a peur de l’avenir, on a peur de ce que l’on ne connaît pas… Bref, bien souvent la peur n’est que le symptôme de notre incapacité à maîtriser une situation. Rien de très rationnel dans tout cela, mais somme tout, une réalité bien humaine.

 Faut-il avoir peur des évangéliques ?La question reste posée d’autant que la présence du Mouvement Evangélique est de plus en plus visible au sein du protestantisme et dans la société. Les protestants-évangéliques, dont on donnera un peu plus loin une définition, en sont une composante non négligeable. En France, ils sont près de 350 000, sept fois plus nombreux qu’en 1954, sans compter environ 45 000 membres d’Eglises de diasporas ethniques étrangères, en majorité africaines et caribéennes , mais aussi asiatiques.Leurs implantations locales, passées de moins de 800 lieux de culte dans les années 70, à plus de 1 800 aujourd’hui, éclipsent parfois l’ancienne présence luthéro-réformée. Certains n’hésitent pas, sur la base de ces chiffres, à avancer qu’un lieu de culte sur deux, relève du protestantisme évangélique.D’un point de vue sociologique et religieux, les protestants-évangéliques, à quelques exceptions près, sont majoritairement issus de la classe moyenne ou populaire. Ils peuvent provenir d’un milieu luthéro-réformé ou catholique, ce qui n’est pas sans poser quelques problèmes même si , à l’évidence, ces personnes ne revendiquaient nullement leur appartenance et, dans bon nombre de cas, ne manifestaient aucune conviction et pratiques religieuses.Si l’on quitte le territoire français, les chiffres sont encore plus impressionnants puisqu’on estime qu’ils sont plus d’un demi milliard dans le monde. Tous les continents sont touchés par l’expansion de cette version du christianisme. Plus d’un quart de la population américaine se rattache à cette mouvance mais l’Asie n’est pas en reste : 25 % de la population de la Corée du sud est aujourd’hui évangélique et le Vatican s’inquiète de la croissance du mouvement en Amérique Latine (entre 5 et 20 % de la population totale). Même les Pays de l’Est sont touchés : en Russie, les protestants-évangéliques sont, après les Orthodoxes, le groupe religieux le plus important, avant les Catholiques.

Selon l’ancien secrétaire général du Conseil Oecuménique des Eglises, Konrad Raiser, les évangéliques constituent un des quatre principaux groupes dans le christianisme aujourd’hui.

 Face à cette profonde mutation, on observe trois attitudes :
  • La première est motivée par le souci de comprendre. Elle est faite de recul, d’observations et d’analyses. On cherche à déchiffrer les mécanismes et saisir les motivations de ces nouveaux croyants. Les sociologues, depuis de nombreuses années, travaillent cette question et je ne peux que vous renvoyer aux éminents travaux d’un Jean Baubérot, d’un Jean-Paul Willaime, d’un Christophe Sinclair, ou d’un Sébastien Fath (dont le dernier ouvrage sur la question est annoncé pour la fin du mois d’octobre 2005)
  • La seconde témoigne de la difficulté de l’être humain à se confronter à la nouveauté, à la différence, à l’altérité. Ce qui paraît étranger provoque inévitablement des réactions de rejets. Cela est d’autant plus vrai dans un pays comme le nôtre, qui se classe au 60ème rang pour la flexibilité et l’adaptabilité des gens aux nouveaux défis.
  • La troisième est probablement plus triviale : que ce passerait-il , peuvent se demander certains si l’ensemble des évangéliques faisaient éruption dans nos instances et bouleversaient l’équilibre existant.
 Mais alors, qui sont-ils, ces évangéliques ?Alors que seuls 25 % des évangéliques sont membres de la Fédération Protestante, il est bon de souligner avec reconnaissance les démarches entreprises par son président, en concertation, de plus en plus, nous le souhaitons, avec les autres instances représentatives, Fédération Evangélique et Alliance Evangélique Française. Ces démarches s’inscrivent généralement dans le cadre de la défense de la liberté religieuse et s’appliquent à tordre le cou aux poncifs et aux clichés. Le protestantisme en a très longtemps fait les frais et il s’honore, aujourd’hui, de dénoncer, entre autres, les caricatures dont les protestants-évangéliques font l’objet.
  • Non, les évangéliques ne sont pas une secte !
  • Non, témoigner de sa foi, même auprès des enfants, et leur enseigner le message biblique, n’est pas équivalent à de la manipulation mentale !
  • Non, il n’est pas juste que, sous prétexte qu’un centre de vacances soit confessionnel, les parents ayant droit, ne puissent recevoir de bons-vacances !
  • Non, il n’est pas décent que l’on entrave la liberté du culte, en l’interromprant ou en multipliant les obstacles, pour empêcher une association cultuelle d’acquérir un local adéquat !

Un mot tout d’abord sur le terme même d’évangélique

Les racines mêmes du mouvement évangélique remontent à la Réforme : selon l’expression d’Henry Mottu, de la Faculté de Théologie de Genève, c’est un courant, ou une aile historique, du protestantisme. Le mot fait référence, bien sûr, à Evangile mais il est intéressant de noter qu’il est utilisé, au XVIème siècle par la Réforme, pour exprimer son idéal de retour à la source originelle de la foi. Il a une fonction identifiante et, aujourd’hui, il est communément utilisé comme une sorte d’appellation contrôlée. Par-là, il faut entendre l’expression d’une volonté d’une définition relativement précise de la foi, de la pratique et de l’identité chrétiennes dans le sens d’un protestantisme orthodoxe, piétiste et congrégationaliste.

Le protestant-évangélique pourtant, même s’il est un enfant de la Réforme, ne se définira pas forcément comme tel, de manière spontanée. Tout occupé qu’il est à vivre le présent, il aura quelquefois du mal à se situer comme héritier d’une histoire qui l’a précédé. Il a souvent rencontré, lui aussi, de l’opposition. Dès la Réforme, face au catholicisme, mais aussi en réaction à la réforme protestante (qui rompit avec Rome, mais maintint le principe de l’Eglise d’Etat, selon la fameuse formule : cujus regio, ejus religio) le mouvement anabaptiste se posa résolument en faveur d’une Eglise séparée de l’Etat et souligna avec force l’absolu du choix individuel. (il faut attendre un siècle plus tard pour que ces mêmes principes (liberté de conscience et séparation de l’Eglise et de l’Etat) éclosent dans les colonies américaines (Roger Williams et Quarkers).

 Théologie :L’historien britannique David Bebbington a proposé pour décrire cette identité particulière quatre critères commodes. Fondés sur le socle des grands principes de la Réformation (Sola Gratia, Sola Scriptura, Sola Fide), le protestantisme évangélique combine, selon lui, l’accent sur :
  • La conversion (changement de vie sous l’effet de la foi chrétienne, mais aussi on ne naît pas chrétien, on le devient : c’est toute l’importance d’une prise de position individuelle, personnelle).
  • Le biblicisme (la Bible est lue comme la Parole infaillible de Dieu, autorité souveraine en matière de foi et de vie).
  • Le crucicentrisme (rôle majeur de la mort de Jésus-Christ sur la croix, le Fils de Dieu acceptant de mourir pour les péchés du monde avant de ressuscité).
  • Le militantisme, c’est à dire l’engagement au sein d’une communauté locale, qui s’autogére, dont on est membre sur profession de foi et en vue d’un témoignage tourné vers l’extérieur incitant chacun à naître de nouveau, expression qui trouve son origine, non pas aux Etats-Unis (Born again) mais dans l’Evangile de Jean (Jean 3.3) où Jésus dit à Nicodème : il faut naître de nouveau
En combinant ces quatre composantes, on est à peu près sûr de rencontrer un évangélique dont la pratique témoigne d’une conception, finalement très moderne, du christianisme en particulier et de la religion en général.Comme le fait très justement remarquer Sébastien Fath l’identité religieuse, par tradition, apparaît comme une négation de la liberté humaine voulue par Dieu… La tradition mécaniquement reproduite est écartée au profit d’un attachement de type sociétaire marqué par la libre décision individuelle, la création d’une identité propre. On passe d’une Eglise imposée à une Eglise choisie, un engagement fruit de convictions personnelles qui poussent les individus à être acteurs. Les Eglises sont des familles choisies, valorisant en leur sein la décision démocratique, jusque dans le choix des pasteurs.Ces composantes décrites précédemment ne sont pas sans effet. Le protestant-évangélique a pour ambition de vivre un christianisme engagé. La foi chrétienne n’est pas vécue comme quelque chose d’extérieur, mais comme le pivot autour duquel s’articule son existence. Pour beaucoup, il s’agit de vivre pratiquement d’une spiritualité qui vient du coeur et qui va au coeur. C’est ce qui explique que les évangéliques manifestent un très grand intérêt missionnaire pour leurs concitoyens. Ils vont à la rencontre des gens pour partager avec eux l’Evangile et leur foi. Leur communauté cherche à développer une relation chaleureuse et familière, favorisant l’accueil et le soutien. Ils apportent des réponses claires à des questions existentielles, en un temps où la complexité et le manque de clarté sont toujours plus grands.

Bien sûr, on peut leur reprocher leur enthousiasme dérangeant. Bien sûr, on peut ne pas être d’accord avec leur lecture de la Bible. Sans doute, certains semblent-ils quelquefois un peu fermés et murés dans leurs convictions. Mais, il faut porter à leur crédit le sérieux de leur engagement, l’importance d’une spiritualité authentique, le rappel d’une vérité essentielle, à savoir l’évangélisation comme une mission centrale de toute Eglise. Voilà qui explique quelquefois leur zèle intempestif et qui peut provoquer chez plus d’un, de la gêne, voire de l’agacement.

 Mais, réfléchissons quelques instants :

 

  • Pourquoi serait-il plus acceptable que le patron d’un groupe de presse fasse tout ce qu’il peut pour vendre le plus grand nombre possible de journaux ?
  • Pourquoi serait-il plus acceptable qu’un homme politique fasse tout ce qu’il peut pour rallier les électeurs à sa cause ?
  • Et pourquoi serait-il condamnable que des hommes et des femmes, aux convictions fortes, témoignent ouvertement de leur espérance et invitent leurs interlocuteurs à les rejoindre ?
 Alors faut-il avoir peur des évangéliques ?
  • Certainement pas ! Ils ne sont pas les agents de je ne sais quelle puissance d’Outre-Atlantique, et ne veulent pas conquérir le monde. Ils laissent cela aux politiques parce qu’ils pensent que si la politique a le pouvoir, les religions ont quelque chose de plus fort : elles ont de l’influence. La religion change la vie, la foi change le coeur de l’être humain. Leur foi n’est pas une innovation récente, ni une déviation du christianisme orthodoxe pas plus qu’elle n’est synonyme d’intégrisme. Les protestants-évangéliques ne sont-ils pas, tout simplement, l’illustration de cette autre principe cher à la Réforme : ecclesia reformata, semper reformanda ?
  • Certainement pas ! La différence qu’ils affichent, témoigne de leur esprit libre mais encore plus de leur amour pour l’autre. L’espérance qu’ils affirment ne menace personne sur cette terre. Bien au contraire, elle est source de progrès et d’épanouissement, de liberté et de vie. Parce qu’ils savent que chacun est redevable ultimément devant son Créateur, ils s’efforcent de vivre leur double citoyenneté aussi fidèlement que possible.
 En revanche, il convient d’entendre, de leur part, les questions qu’ils posent.
  • La première, interroge les implications qu’a notre foi tant dans notre vie personnelle, que professionnelle ou ecclésiale. Je ne dis pas que les évangéliques sont toujours cohérents, mais je prétends qu’ils tentent de l’être et que nous sommes invités à faire pareil.
  • La seconde, toute personnelle, concerne notre propre spiritualité, notre propre relation avec Dieu. Le protestant-évangélique citera volontiers la Bible et plus particulièrement Jean 3.16 où il est dit que Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en Lui, ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle. C’est une façon de nous questionner sur la place de Jésus-Christ dans notre vie.
 Stéphane LauzetSecrétaire Général de l'Alliance Evangélique Française

27/09/2007

La Paix de Jérusalem

daytoprayLe dimanche 7 octobre sera la "Journée de Prière pour la Paix de Jérusalem".

Afin de permettre à tous ceux qui le désirent de comprendre mieux pourquoi nous devrions prier pour Jérusalem et de prendre du temps pour ce faire, nous organisons une réunion le dimanche 7 octobre à 14h00 à la

SALLE DU PLEIN EVANGILE,
Rue Scailquin 36
1210 St. Josse (Bruxelles) Près de la Place MADOU.

Nous entendrons 2 israéliens qui aiment Yéshoua nous interpréter des chants en Hébreu, un groupe de danses israéliennes louera le Seigneur par la danse, un message sur l'importance de Jérusalem dans la Bible sera partagé et nous prierons pour la Paix de Jérusalem.

Le stand des Chrétiens Amis d'Israël sera aussi à votre disposition.

Demandez la paix de Jérusalem. Que ceux qui t'aiment jouissent du repos! Que la paix soit dans tes murs, Et la tranquillité dans tes palais! (Psaumes 122:6-7 LSG)

Nous ne pouvons pas prier pour la Ville de Jérusalem en excluant certains de ses habitants. Nous devons reconnaître que Dieu a un plan de bénédiction pour le peuple arabe et le peuple juif. Donc, face à l’incapacité humaine de résoudre ce problème depuis de nombreuses années, nous voulons élever nos prières à Dieu, sans parti pris politique, afin de lui demander d’apporter Sa Paix dans cette région du monde.

25/09/2007

Prophéties bibliques sur Israël

israel-mapProphéties bibliques sur Israël 

Remarque: ces textes bibliques ont tous entre deux et trois mille cinq cent ans. Si ils ont pu se réaliser à la lettre ainsi, pourquoi ne pas croire ce que la Bible annonce pour la fin des temps? (Prophéties de Jésus dans l'évangile et Apocalypse)

 Dispersion totale

"L'Eternel te dispersera parmi tous les peuples, d'une extrémité de la terre à l'autre; et là, tu serviras d'autres dieux que n'ont connus ni toi, ni tes pères, du bois et de la pierre." (Deutéronome 28:64)

 

"j'exterminerai Israël du pays que je lui ai donné, je rejetterai loin de moi la maison que j'ai consacrée à mon nom, et Israël sera un sujet de sarcasme et de raillerie parmi tous les peuples." (1 Rois 9:7)

 

"Souviens-toi de cette parole que tu donnas ordre à Moïse, ton serviteur, de prononcer. Lorsque vous pécherez, je vous disperserai parmi les peuples;" (Néhémie 1:8)

 

"Car voici, je donnerai mes ordres, Et je secouerai la maison d'Israël parmi toutes les nations, Comme on secoue avec le crible, Sans qu'il tombe à terre un seul grain." (Amos 9:9)

 

"Je les ai dispersés parmi toutes les nations qu'ils ne connaissaient pas; le pays a été dévasté derrière eux, il n'y a plus eu ni allants ni venants; et d'un pays de délices ils ont fait un désert." (Zacharie 7:14)

 Moqueries

"Et tu seras un sujet d'étonnement, de sarcasme et de raillerie, parmi tous les peuples chez qui l'Eternel te mènera." (Deutéronome 28:37)

 

"je vous arracherai de mon pays que je vous ai donné, je rejetterai loin de moi cette maison que j'ai consacrée à mon nom, et j'en ferai un sujet de sarcasme et de raillerie parmi tous les peuples." (2 Chroniques 7:20)

 

"Je les poursuivrai par l'épée, par la famine et par la peste, je les rendrai un objet d'effroi pour tous les royaumes de la terre, un sujet de malédiction, de désolation, de moquerie et d'opprobre, parmi toutes les nations où je les chasserai" (Jérémie 29:18)

 

"Pourquoi m'irritez-vous par les oeuvres de vos mains, en offrant de l'encens aux autres dieux du pays d'Egypte, où vous êtes venus pour y demeurer, afin de vous faire exterminer et d'être un objet de malédiction et d'opprobre parmi toutes les nations de la terre?" (Jérémie 44:8)

 Identité préservée

"Car je suis avec toi, dit l'Eternel, pour te délivrer; J'anéantirai toutes les nations parmi lesquelles je t'ai dispersé, Mais toi, je ne t'anéantirai pas; Je te châtierai avec équité, Je ne puis pas te laisser impuni." (Jérémie 30:11)

 

"Ainsi parle l'Eternel, qui a fait le soleil pour éclairer le jour, Qui a destiné la lune et les étoiles à éclairer la nuit, Qui soulève la mer et fait mugir ses flots, Lui dont le nom est l'Eternel des armées: Si ces lois viennent à cesser devant moi, dit l'Eternel, La race d'Israël aussi cessera pour toujours d'être une nation devant moi. Ainsi parle l'Eternel: Si les cieux en haut peuvent être mesurés, Si les fondements de la terre en bas peuvent être sondés, Alors je rejetterai toute la race d'Israël, A cause de tout ce qu'ils ont fait, dit l'Eternel." (Jérémie 31:35-37)

 Retour dans sa terre

"Et toi, mon serviteur Jacob, ne crains pas, dit l'Eternel; Ne t'effraie pas, Israël! Car je te délivrerai de la terre lointaine, Je délivrerai ta postérité du pays où elle est captive; Jacob reviendra..." (Jérémie 30:10)

 

"Voici, je les ramène du pays du septentrion, Je les rassemble des extrémités de la terre; Parmi eux sont l'aveugle et le boiteux, La femme enceinte et celle en travail; C'est une grande multitude, qui revient ici. Ils viennent en pleurant, et je les conduis au milieu de leurs supplications; Je les mène vers des torrents d'eau, Par un chemin uni où ils ne chancellent pas; Car je suis un père pour Israël, Et Ephraïm est mon premier-né." (Jérémie 31:8)

 

"Nations, écoutez la parole de l'Eternel, Et publiez-la dans les îles lointaines! Dites: Celui qui a dispersé Israël le rassemblera, Et il le gardera comme le berger garde son troupeau. Car l'Eternel rachète Jacob, Il le délivre de la main d'un plus fort que lui. Ils viendront, et pousseront des cris de joie sur les hauteurs de Sion; Ils accourront vers les biens de l'Eternel, Le blé, le moût, l'huile, Les brebis et les boeufs; Leur âme sera comme un jardin arrosé, Et ils ne seront plus dans la souffrance." (Jérémie 31:10-12)

 

"Je vous retirerai d'entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai dans votre pays." (Ezékiel 36:24)

 

"et l'on dira: Cette terre dévastée est devenue comme un jardin d'Eden; et ces villes ruinées, désertes et abattues, sont fortifiées et habitées. Et les nations qui resteront autour de vous sauront que moi, l'Eternel, j'ai rebâti ce qui était abattu, et planté ce qui était dévasté. Moi, l'Eternel, j'ai parlé, et j'agirai. Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Voici encore sur quoi je me laisserai fléchir par la maison d'Israël, voici ce que je ferai pour eux; je multiplierai les hommes comme un troupeau. Les villes en ruines seront remplies de troupeaux d'hommes, pareils aux troupeaux consacrés, aux troupeaux qu'on amène à Jérusalem pendant ses fêtes solennelles. Et ils sauront que je suis l'Eternel." (Ezékiel 36:35-38)

 Sur Jérusalem

"Voici, je ferai de Jérusalem une coupe d’étourdissement Pour tous les peuples d’alentour, En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples; Tous ceux qui la soulèveront seront meurtris; Et toutes les nations de la terre s’assembleront contre elle." (Zacharie 12:2-3)

 1948, la création de l'Etat d'Israël ? Est-ce un accomplissement ou un simple fait d'histoire ?  Ceux qui voient dans la fondation de l'Etat moderne d'Israël l'accomplissement de prophéties citent en général des passages que les exégètes évangéliques les plus compétents n'interprètent pas dans ce sens (qu'on ouvre seulement les grands commentaires scientifiques !). Seuls quelques textes particulièrement difficiles, dans la dernière partie de Zacharie pourraient viser l'événement du 20e siècle. En revanche, une parole de Jésus en Luc 21. 24 paraît l'impliquer nettement, et plus nettement pour 1967 (la reconquête de Jérusalem), que pour 1948. La Jérusalem terrestre « sera foulée aux pieds par les nations jusqu'à ce que le temps des nations soit accompli ». La suggestion, forte, est qu'à la fin de ce temps, des juifs recouvreront le pouvoir sur la ville. Or, c'est un fait historique prodigieux que, pour la première fois depuis l'époque hasmonéenne, sauf la brève exception des guerres juives (66-70, 132-135), Jérusalem en 1967 est revenue sous gouvernement juif.  Conviction quant au devenir d'Israël ?  

Les prophéties, en particulier du Nouveau Testament, suggèrent que la conversion des descendants selon la chair d'Israël est inscrite au plan de Dieu, dernier événement majeur avant la clôture de l'histoire. Ainsi « les branches coupées » seront-elles réintégrées, regreffées dans l'Olivier, symbole du peuple de l'alliance (des passages du Nouveau Testament comme Romains 11 annoncent un rétablissement physique d’Israël par une conversion massive). La création de l'Etat d'Israël, bien qu'il ne réunisse qu'une minorité de ceux qui revendiquent l'identité juive dans le monde, paraît subordonnée à cet objectif principal du plan de Dieu. Elle peut être un moyen de la réalisation. Même si nous ne percevons pas le secret des « temps et des moments », voire du nombre des générations qui doivent se succéder, elle nous avertit joyeusement que le temps est proche !

Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c'est qu'une partie d'Israël est tombée dans l'endurcissement, jusqu'à ce que la totalité des païens soit entrée.  Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu'il est écrit: Le libérateur viendra de Sion, Et il détournera de Jacob les impiétés;  Et ce sera mon alliance avec eux, Lorsque j'ôterai leurs péchés.  En ce qui concerne l'Evangile, ils sont ennemis à cause de vous; mais en ce qui concerne l'élection, ils sont aimés à cause de leurs pères.  Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel.  (Romains 11:25-29)