18/01/2010

Découverte de la plus ancienne inscription hébraïque

Découverte de la plus ancienne inscription hébraïque

Source actu.co.il 10/01/2010

 

Un nouvel échantillon d’écriture hébraïque ancienne déchiffrée par un professeur du département d’études bibliques de l’université de Haïfa apporte de nouvelles informations sur la période à laquelle furent écrits les livres des Prophètes. Le Professeur Gershon Galil a réussi à lire une inscription datant du 10e siècle avant l’ère commune (l’époque du règne du roi David) et à prouver qu’il s’agissait du plus vieux échantillon d’hébreu ancien jamais découvert.

L’intérêt de cette inscription c’est qu’elle prouve qu’au moins une partie des écritures bibliques ont été composées des années avant les estimations de la critique biblique moderne et que le royaume d’Israël existait déjà à cette époque. Jusqu’à présent, les chercheurs estimaient que la plupart des livres de la Bible avaient été écrits en 300 avant l’ère commune. Les chercheurs affirment en effet que la Bible a été écrite immédiatement après le développement de l’écriture hébraïque. Or, on a maintenant une preuve qu’une forme d’écriture hébraïque existait déjà en 1 000 avant l’ère commune. Ainsi, la Bible ou du moins une partie a été écrite à une période proche de celle-ci.

L’inscription elle-même est écrite à l’encre au dos d’un fragment de poterie en forme de trapèze de 15×16,5 cm. Elle a été découverte il y a un an et demi au cours de fouilles effectuées par le Professeur Yossef Garfinkel près de la vallée de la Elah au sud de Jérusalem et à l’ouest de Hévron.

C’est le Professeur Galil qui a réussi à prouver qu’il s’agissait bien d’hébreu ancien et non d’un autre langage sémitique, en fondant son argumentation sur l’utilisation de verbes exclusivement utilisés par l’hébreu. En outre, le texte fait allusion à un contenu spécifique à la culture hébraïque et non adopté par les autres cultures de la région à l’époque.

« Ce texte est une déclaration sociale portant sur les esclaves, les veuves et les orphelins. Il fait usage de verbes caractéristiques de l’hébreu, tels « assah » (faire) et « avad » (travailler), qui étaient rarement utilisés dans les autres langages de la région. En outre, plusieurs des mots qui apparaissent dans le texte n’étaient que rarement utilisés dans les autres langages. Le mot « almana » (veuve) par exemple est spécifique à l’hébreu et il est écrit différemment dans les autres langages locaux. Le texte lui-même présente une situation inconnue des autres cultures de la région. L’inscription évoque des questions sociales semblables à celles qu’on trouve dans les prophéties de la Bible et différentes de celles écrites par les autres cultures, qui glorifient leurs dieux et pensent à leurs besoins physiques et non à ceux des veuves et des orphelins », explique le Professeur.

Le texte encourage le roi à s’impliquer davantage dans l’amélioration de la société et à aider les veuves, les orphelins et les étrangers. Il y avait donc déjà des étrangers à cette époque au sein de la société israélienne. L’inscription rappelle les passages suivant de la Bible : Isaïe 1:17, Psaumes 72:3, Exode 23:3, etc. mais n’est pas la copie d’un texte biblique.

Le texte déchiffré :
[…………………………………]
1′ ’l t‘ś w‘bd ’[t ….…]
2′ špt [‘]b[d] w’lm[n] špt yt[m]
3′ [w]gr [r]b ‘ll rb [d]l w
4′ ’[l]mn šqm ybd mlk
5′ ’[b]yn [w]‘bd šk gr t[mk]

[……………………………………………………]
1′ vous ne devriez pas faire [cela], mais adorez l’ [Eternel].
2′ Jugez l’escla[ve] et la veu[ve] / Jugez l’orphe[lin]
3′ [et] l’étranger. [Pl]aidez pour l’enfant / plaidez pour le pau[vre et]
4′ la veuve. Réhabilitez [le pauvre] aux yeux du roi.
5′ Protégez le pau[vre et] l’esclave / [soute]nez l’étranger.

par Yael Ancri

Commentaires

Bon courage, Stéphane. Continuez le bon combat.

Écrit par : J-M | 2010-01-19 à 18.54:11

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