20/04/2009

Egypte : des commerçants chrétiens attaqués à Alexandrie

Egypte : des commerçants chrétiens attaqués à Alexandrie

 (journalchretien)

Des centaines de personnes s’en sont pris dimanche à des commerces tenus par des chrétiens coptes dans le port égyptien d’Alexandrie après le meurtre d’un musulman par des inconnus. Les musulmans suspectent les trois chrétiens propriétaires de l’appartement qu’il occupait d’être les meurtriers. Une foule criant vengeance s’est donc formée lors de ses obsèques et la communauté chrétienne a été prise pour cible. Cet incident n’est pas un cas isolé en Egypte.

 

Un musulman habitant dans une maison appartenant à trois frères de confession chrétienne a été tué à coups de couteau par des inconnus. Les musulmans suspectent les propriétaires de son logement d’être les meurtriers. Une foule criant vengeance s’est donc formée lors de ses obsèques et la communauté chrétienne a été prise pour cible. Cet incident n’est pas un cas isolé en Egypte.

 

En mai 2008, une soixantaine de bédouins musulmans attaquent le monastère chrétien copte d’Abu Fana, proche de la ville de Mallawi, en Haute-Egypte. Ils attachent deux moines à un arbre, les fouettent, puis les somment de cracher sur une croix renversée. L’un des moines a disparu ; il a probablement été assassiné. L’un des bédouins est tué au cours de l’attaque.

 

Début juin, la police arrête Ibrahim et Refaat Fawzy Abdo, qui dirigent des travaux effectués sur le monastère historique. Elle accuse ces deux frères chrétiens d’avoir tué le bédouin. Pourtant, ils ne se trouvaient pas sur les lieux lors de l’attaque et l’arme du crime retrouvée appartient à un certain Abdullah, l’un des attaquants bédouins.

 

Malgré ces preuves de leur innocence, les deux chrétiens sont questionnés et torturés pendant trois jours par la police. Cette dernière veut leur faire avouer qu’ils sont les auteurs de l’attaque contre le monastère.

 

Ce cas rappelle celui de William Shaiboub Arsal, d’el-Kosheh, arrêté en 1998, torturé, puis condamné, en 2000, pour un meurtre, alors que sa culpabilité n’a pas pu être établie. CSI a déjà réclamé sa libération en 2008. IGFM

 

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