29/06/2008

Hasard ?

Le 26 décembre 2003, la terre tremble dans la ville de Bam en Iran. Un séisme d'une magnitude 6,5 sur l'échelle ouverte de Richter frappe cette cité. Il provoque la mort de 35 000 personnes et la destruction quasi totale de la ville. Ainsi que la citadelle historique.

 

bam9

 

Le 26 décembre 2004, la terre tremble au large de l’ île indonésienne de Sumatra (magnitude 9,2) provoquant un gigantesque tsunami faisant 200 000 morts.

2004-tsunami

 

Deux catastrophes naturelles nationales dans deux pays à grosse majorité musulmane au lendemain de Noël...

Le hasard ?

 

Dans le coran, le tremblement de terre est une punition divine comme cela est relaté en coran 7:91 lorsque Dieu punit les madianites (je précise que le récit coranique est divergent par rapport à la Bible). 

Amis musulmans, pensez-vous donc qu'il s'agit d'une punition divine ?

 

 

27/06/2008

Algérie : harcelé pour sa foi

Rachid, harcelé pour sa foi

 

Mercredi prochain, le tribunal de Tissemsilt (350 km au sud ouest d’Alger) doit statuer sur le cas de deux chrétiens, accusés de prosélytisme. Rachid Essaghir est l’un d’entre eux et vit un véritable harcèlement en raison de son engagement chrétien.


« J’ai le sentiment qu’ils me suivent tout le temps » affirme Rachid en parlant des policiers. Les ennuis de Rachid, chrétien d’origine musulmane, ont commencé l’année dernière, en juin 2007, quand il a été arrêté lors d’un contrôle routier avec un ami nommé Djallal. Les policiers avaient trouvé dans leur véhicule un carton contenant des bibles et livres chrétiens ce qui a valu à Rachid d’être accusé de « distribution de documents dans le but de perturber la foi musulmane »


Cette affaire était la première du genre après la mise en application de l’ordonnance 06-03 qui interdit toute forme d’évangélisation des musulmans.  Puis, le 28 novembre 2007, le tribunal de Tissemsilt avait condamné les deux hommes en leur absence, sans même prendre la peine d’informer les accusés de la tenue de leur procès. Rachid et Djallal avaient appris leur condamnation à 2 ans de prison et 5000 euros d’amendes. six mois plus tard, le 22 mai dernier. Rachid a également été condamné à 6 mois de prison avec sursis et 200 000 dinars d’amende (2000 euros) le 3 juin 2008 pour avoir pratiqué un culte religieux non musulman sans autorisation. Son nom apparaît aussi dans une troisième affaire qui date de février 2007. Rachid avait été accusé d’avoir blasphémé contre le nom du prophète et Allah.

 

Décision le 2 juillet dans le procès de deux convertis

 

Aujourd’hui, le tribunal de Tissemsilt (350 km au sud ouest d’Alger) doit statuer sur le cas de deux chrétiens, accusés de prosélytisme. Rachid Essaghir est l’un d’entre eux et vit un véritable harcèlement en raison de son engagement chrétien.

 

Le 22 mai dernier, Rachid a de nouveau été condamné à 6 mois de prison avec sursis et 200 000 dinars d’amende (2000 euros), condamnation réduite le 3 juin 2008 à deux mois de prison avec sursis, pour avoir pratiqué un culte religieux non musulman sans autorisation à son domicile.

“Rachid ne veut pas se taire”

 

Mais les choses ne s’arrêtent pas là, car Rachid se plaint d’être systématiquement visé par la police. Par exemple, alors que de nombreux cybercafés fonctionnent sans aucune autorisation officielle de la police, le sien a dû être fermé en avril.

 

« Parce que Rachid est chrétien et connu, son cybercafé ne peut pas rester ouvert » ont expliqué ses proches.

 

Rachid est persuadé que si la police et la justice s’acharnent sur lui, c’est en raison de son engagement dans la vie de son assemblée protestante évangélique. Il y exerce la fonction d’évangéliste et selon un responsable de l’Eglise protestante, y est très apprécié.

 

Pour ses amis « les autorités veulent être sûres qu’il va arrêter de parler de sa foi. Mais Rachid ne veut pas se taire. Même s’il doit aller en prison ».

Au moins 13 chrétiens accusés par la justice

 

Depuis la mise en application de la loi sur les cultes non musulmans, au moins 13 chrétiens ont été accusés ou condamnés officiellement pour prosélytisme, possession ou distribution de littérature, participation à un culte illégal et insulte au prophète de l’islam.

 

Plusieurs procès sont en cours. Quatre chrétiens ont été acquittés. Neuf ont été condamnés à des peines de prison avec sursis (de 2 mois à 3 ans) et à de fortes amendes (de 300 à 5000 euros). La plupart ont fait appel de leur condamnation.

 

Sur les 26 assemblées ayant reçu un ordre de fermeture, la plupart ont décidé de continuer à accueillir les fidèles.

 

(*) Selon cette loi qui régule les conditions d’exercice des cultes autres que musulmans, une tentative de convertir un musulman à une autre religion peut être passible d’une peine allant jusqu’à 5 ans de prison et 1 million de dinars d’amende (10 000 euros).

 

(Avec Compass Direct News et Middle East Concern)

 

Eglise Protestante d'Alger : Rectificatif du pasteur Correvon Roger

(Source Journal Chrétien)

 

CorrevonJe suis profondément déçu de la manière dont mes propos ont été détournés de l’esprit dans lesquels ils ont été donnés suite à l’article du 10 juin de la journaliste de Chourouk. ( si je ne fais erreur il s’agirait de Mme Ghania Kamraoui)

 

Je rectifie tout de suite que je ne suis pas le Président de l’Eglise Protestante d’Algérie, mais je suis le pasteur de l’église d’Alger. Le Président de l’Eglise Protestante d’Algérie est le pasteur Moustapha Krim. Par contre il n’est pas Evêque, comme cela a été traduit en français.

 

Elle porte l’entière responsabilité du titre de son article, c’est-à-dire que « les communautés protestantes s’affranchissent du Pasteur Moustapha Krim et l’accusent d’importer des idées et des fausses croyances. » Je n’ai jamais tenu de tels propos. Ce titre est provoquant, ne reflète pas la vérité et est contraire à l’esprit d’apaisement dans lequel nous avions parlé.

 

Nous n’avons jamais parlé sur les buts du Pasteur Moustapha Krim qui seraient de préparer un front radical hostile à l’Etat Algérien. Le but des Communautés Protestantes d’Algérie est tout simplement de pouvoir rendre un culte à Dieu librement, dans un esprit d’amour, de paix, de respect et de justice. La communauté Protestante d’Algérie a vécu dans la paix et le respect des autorités Algériennes par le passé. Comme je l’ai dit à Mme Ghania Kamraoui nous ne voulons pas de conflit avec l’Etat algérien, bien au contraire, nous acceptons d’appliquer les lois dans la mesure où elles respectent pleinement la liberté de Culte, la liberté de conscience et le respect des convictions de foi des chrétiens en terre algérienne. (Et à ma connaissance c’est ce que demande la Constitution algérienne que nous respectons.)

 

Le trouble semble venir de l’application de la loi de 2006 plus que dans les propos, parfois intempestifs et très directs, du Pasteur Moustapha Krim. Mais les injustices font toujours crier les hommes. Ces cris dépassent le cadre du religieux, ils atteignent l’homme dans son intégrité profonde d’où des réactions de partout et de toute tendance même de milieu musulman.

 

Nous avions parlé que tout mouvement de liberté porte des risques de récupération d’intérêt personnel, politique ou financier, mais faut-il y renoncer pour autant ?

 

Quand au nombre de chrétiens en Algérie comment voulez vous donner un chiffre dans la presse alors qu’il n’y a aucune statistique officielle, qui justifierait un nombre.

 

Les règles de déontologie m’obligent à vous demander de publier cette mise au point intégralement dans votre journal. Je vous remercie.

 

Pasteur Correvon Roger

26/06/2008

ON NE SE MOQUE PAS DE DIEU

ON NE SE MOQUE PAS DE DIEU

(Message d'origine brésilienne)

 


« Ne vous laissez pas dérouter: on ne rigole pas de DIEU; car tout ce que l’homme aura semé, il le moissonnera » (Galates 6:7)

 

lennonJOHN LENNON:

Suite à une interview à la presse americaine, John Lennon dit: “Le christianisme va se retracter, il va disparaître. Moi je n’ai pas besoin de discuter sur ce thème. J’en suis sûr. Jésus était légal, mais ses enseignements étaient très simples. Aujourd’hui, nous sommes plus populaires que Jésus Christ. (1966)".

Après avoir dit que les "Beatles" étaient plus populaires que Jésus Christ, Lennon fut tiré à bout portant par un fanatique.

 

nevesTANCREDO NEVES:

À l’occasion d’une campagne présidentielle, Tancredo Neves dit que si son parti gagnait par 500 voix (PDS),   “Dieu ne lui retirerait pas la présidence de la république”.

Les voix, il les reçut, mais la présidence lui fut enlevée un jour avant la prise du poste.

 

 

BrizolaBRIZOLA:
En 1990, lors d’une autre campagne présidentielle, Brizola dit “qu’il accepterait même l’appui du diable pour devenir président ”.

Quand la campagne prit fin, Collor fut élu président et Brizola n’atteignit même pas la seconde position.

 

 

cazuzaCAZUZA :

Lors d’un concert à Canecão (Rio de Janeiro), Cazuza aspira une bouffée de fumée d’une cigarrette forte et l’expulsa vers le haut en disant: “Dieu, ça c’est pour Vous!”

C’est horrible de vous dire comment cet homme mourut (maladie liée au SIDA).

 

marylinMARILYN MONROE:

fut visitée par Billy Graham lors d’un concert . Ce prédicateur de l’évangile fut envoyé par l’Esprit Saint en ce lieu, pour exhorter Marilyn. Mais après avoir entendu le message, elle dit: “Je n’ai pas besoin de Jésus"

 

Une semaine plus tard, elle fut retrouvée morte dans son appartement.

 

acdcBON SCOTT:

Ex-Chanteur de l’ensemble AC/DC chanta en 1979 la phrase suivante:
"Don't stop me, I'm going down all the way, wow the highway to hell".

(Ne m’arrête pas... Je vais suivre le chemin jusqu’à la fin de l’auto-route de l’enfer).

Le 19 février 1980, Bon Scott fut retrouvé mort, étouffé par ses  propres vomissements.

 

 

titanicLe navire TITANIC

Lors de sa construction, il fut désigné comme le plus grand paquebot de l’époque. Le jour de son départ en haute mer, un reporter posa la question suivante au constructeur: “Qu’est ce que vous avez à dire à la presse concernant la sécurité du navire ?"
L’homme dit sur un ton ironique:  “Même Dieu ne peut faire sombrer mon bateau".

Ce fut le plus grand naufrage d’un navire de passagers au monde!

 

CampinaCAMPINAS/SP EN 2005

À Campinas, un groupe d’amis déjà enivrés, allèrent prendre la dernière personne pour la ballade. Ils s’arrêtèrent devant la maison de la jeune.  Celle-ci vint accompagnée de sa mère. La maman, vu l’état de tous ces gens ivres, saisit la main de sa fille qui entrait déjà dans le véhicule et dit: “Ma fille, que le Seigneur te protège“. Cette dernière lui répondit: “S’IL POUVAIT VOYAGER DANS LE PORTE BAGAGE NOUS AURIONS PLUS D’ESPACE".
Quelques heures plus tard, le message parvint aux familles des jeunes qu’un accident avait eu lieu. Tous les jeunes étaient morts. Seul le porte bagage était resté intact

Les enquêteurs de la police dirent que: vu la violence de l’accident, il était impossible que le porte bagage restât intact. Quand ils l’ouvrirent, il y avait un plateau de 18 oeufs intacts.

 

 

Beaucoup d’autres personnes importantes ont oublié qu’il n’y a aucun autre Nom donné avec autant d’autorité que celui de JESUS. N’oubliez pas ceci: beaucoup sont morts, mais UN seul fut ressuscité: Jésus!

 

Jésus a dit: “Celui qui aura honte de moi, moi aussi j’aurai honte de lui auprès de mon Père". À quoi sert à l’homme de gagner tout l’univers et perdre son âme ?

 

 

24/06/2008

U2 et Jésus

u2

bono
 
 
 

U2, un des plus grands groupes rock de ces 30 dernières années, est, rappelons-le, un groupe profondément guidé par Jésus-Christ.

Interview du chanteur Bono:

 

 

 

 

 

Quelques extraits de chanson :

 

U2:Jésus-Christ

Well Jesus was a man

Who traveled through the land

A hard working man and brave

Well he said to the rich 'Give your money to the poor'

For they layed Jesus Christ in his grave

Hale, halelujah

Hale, halelujah

Hale, halelujah

For they layed Jesus Christ is his grave

 

 

U2: Pride (In The Name Of Love) 

 

One man come in the name of love

One man come and go

One man come he to justify

One man to overthrow

 

In the name of love

What more in the name of love

In the name of love

What more in the name of love

 

One man caught on a barbed wire fence

One man he resist

One man washed up on an empty beach

One man betrayed with a kiss

 

U2 : Still haven’t found what i’m loooking for

I believe in the Kingdom Come

When all the colors will bleed into one

Bleed into one

Well, yes I'm still running

 

You broke the bonds

And you loosened the chains

Carried the cross

Of all my shame

all my shame

You know I believe it

 

 

 

 

22/06/2008

L'appel tragique des chrétiens d'Irak

L'appel tragique des chrétiens d'Irak

(Source : bonne nouvelle)

La minorité chrétienne est menacée de mort. Reportage auprès de réfugiés en fuite en Syrie.

 

topinfo60irak«Tous les Irakiens essaient de partir», alerte Clara, jeune réfugiée orthodoxe, devant la délégation du COE.

 

«J'ai été menacée à de nombreuses reprises en Irak, mais comme je refusais de partir, mon salon de coiffure a été incendié, et la voiture de mon mari, qui est chauffeur, a été volée, témoigne Cayran, une orthodoxe arménienne. Alors nous avons tout abandonné et fui en Syrie.»

 

Des réfugiés chrétiens d'Irak ont raconté leur calvaire à des représentants d'Eglises du monde entier, en avril dernier à Damas en Syrie. Samuel Kobia, secrétaire général du Conseil œcuménique des Eglises (COE), s'y trouvait avec des responsables d'Eglises d'Europe, des Etats-Unis et du Moyen-Orient. Récits d'incroyable souffrance en Irak.

 

Le traumatisme des enfants, tout d'abord. Le fils de Cayran ne parle plus normalement depuis qu'il a échappé de justesse à un enlèvement. «Nous avions même peur d'aller à l'église parce que des gens y ont été enlevés», ajoute Samira, une réfugiée orthodoxe. Un jour, elle faisait ses courses avec sa fille: «Trois hommes armés nous ont arrêtées. Ils ont bousculé ma fille et ont demandé pourquoi elle était dans la rue sans voile. Depuis lors, elle n'a plus osé quitter la maison et a abandonné ses études.»

 

15 minutes pour fuir

«Soit vous partez dans les 15 minutes, soit nous vous tuons.» Munir, un chrétien calviniste de Bagdad, a été menacé ainsi. Par précaution, sa famille s'est rendue dans l'appartement d'un proche, et a attendu. Alors, une bande armée est arrivée. «Ils ont violé nos femmes, et même ma mère de 80 ans a été battue.» La famille est partie «immédiatement, sans même prendre des vêtements de rechange», vendant l'appartement au quart de sa valeur.

 

Aram, membre de l'Eglise orthodoxe arménienne à Bagdad, ajoute: «Ma femme et moi connaissions des chrétiens qui ont été tués. Comme nos numéros de téléphone étaient enregistrés sur leurs portables, les meurtriers nous ont appelés et menacés.»

 

Appartenir à une minorité religieuse en Irak est dangereux. «Ces groupes paient le prix de la guerre, explique un participant, parce qu'ils sont soupçonnés d'être des traîtres, bien qu'ils partagent le pain avec leurs frères musulmans depuis des siècles.»

 

La vie en Syrie n'est pas facile non plus. Les ressources que les réfugiés ont pu emporter s'épuisent. L'arrivée d'un million et demi d'Irakiens en fuite pèse sur l'économie syrienne. Les prix des produits alimentaires et du logement s'envolent, les emplois se font rares. Beaucoup de réfugiés se sentent lâchés par la communauté internationale. Les ambassades occidentales rejettent systématiquement les demandes de visa. «Nos jeunes femmes doivent-elles rentrer et être violées avant qu'on leur donne la permission de partir ?» lance un homme en colère.

 

Rentrer en Irak ? Des cris en anglais et en arabe jaillissent dans toute la pièce: «Non, jamais!» «Bien sûr que je voudrais rentrer chez moi, précise une jeune femme de Bassora. Mais peut-on me garantir que je ne vais pas être assassinée? Des membres de ma famille sont rentrés et, une nuit, on les a tués.» Le patriarche Mor Ignace Zakka, de l'Eglise orthodoxe syrienne, confirme qu'un prêtre a été assassiné la semaine précédente, après avoir célébré la messe. «Nous ne voulons pas que l'Irak se vide de ses chrétiens, mais s'ils sont menacés, comment leur dire de rester?» lance-t-il.

 

Soutien des Eglises

Les réfugiés sont reconnaissants aux Eglises de Syrie qui les accueillent. «Notre communauté est ouverte aux Irakiens, soit pour y célébrer leurs offices, soit pour se joindre aux nôtres», assure le patriarche melkite grec catholique Grégoire III, qui ajoute que son Patriarcat collabore avec un centre islamique pour assister les réfugiés chrétiens et musulmans.

 

Le pasteur allemand Volker Faigle, de la délégation du COE, a assuré de son soutien: «Certes, nous ne pouvons vous apporter des billets d'avion ou des visas. Mais mon Eglise - l'Eglise évangélique d'Allemagne - et l'Eglise catholique d'Allemagne vont s'adresser au gouvernement, au parlement et aux institutions européennes pour leur dire ce que nous avons vu et entendu. Quand nous rentrerons dans nos pays, nous penserons à vous, nous prierons pour vous et nous agirons pour vous.»

 

Annegret Kapp , COE

 

 

Engagement suisse

 

La Faculté de théologie de l'Université de Fribourg s'engage en faveur des chrétiens d'Irak. Une soixantaine de personnes ont répondu le 9 mai à l'invitation de la Faculté pour «entendre deux témoins du martyre de la minorité chrétienne en Irak», Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk, et Mgr Jacques Ishaq, recteur de l'unique Faculté de théologie catholique en Irak.

 

«Il ne reste que 350 000 chrétiens en Irak, moins de 3% de la population», a averti Mgr Sako. Il a mis en garde contre l'idée de plans d'accueils officiels pour les chrétiens d'Irak: «Les chrétiens qui partent affaiblissent ceux qui restent et donnent un argument supplémentaire aux islamistes pour que nous partions.» Quant à ceux qui sont déjà en exil, il faut les aider, a-t-il lancé.

 

La Conférence des recteurs prévoit d'interpeller les instances fédérales pour faciliter les visas aux étudiants de ce pays, a annoncé le recteur de l'Université Guido Vergauwen. Il a aussi suggéré le parrainage de paroisses chrétiennes en Irak.

 

20/06/2008

Iran : La persécution n’arrête pas les conversions

Iran : La persécution n’arrête pas les conversions

 

iranLes églises de maison se développent en Iran, mais dans le même temps, les chrétiens subissent un harcèlement constant.

 

« Ils sont mis en prison pour quelques semaines, ils sont battus, on met une grosse pression sur eux pour obtenir des informations sur les autres convertis » raconte un pasteur iranien qui souhaite garder l’anonymat pour des raisons de sécurité.

 

Les 11 et 13 mai derniers, dix chrétiens ont ainsi été arrêtés à Shiraz, une ville située au sud du pays. Sur les dix, deux sont toujours en prison. Il s’agit de Mahmood Matin et d’un autre homme dont le prénom est Arash. Le lieu et les conditions de leur incarcération demeurent inconnus.

 

Les huit autres ont été relâchés, mais risquent des poursuites judiciaires. Mojtaba Hussein âgé de 21 ans et Hamoyon Shokohie Gholamzadeh, 58 ans sont accusés d’avoir commis des actes « contre la sainte religion », tandis que les six autres sont accusés d’avoir commis des actes « contre le pays ». Malgré son jeune âge, Mojtaba Hussein a dû payer une caution d’un montant exorbitant : pas moins de 13 000 euros. Toutes ses communications sont désormais surveillées par la police.

 

Un autre chrétien, arrêté fin avril à Amol, dans le nord du pays, a lui aussi été relâché contre la mise en garantie de sa maison.

 

Selon la loi islamique appliquée strictement en Iran, il est illégal de quitter l’islam. Ceux qui le font sont des traîtres, passibles de la peine de mort.

 

Malgré toutes ces persécutions, le nombre de chrétiens augmente en Iran. Ce phénomène est attribué au lancement de nombreuses radios et chaînes de télévision chrétiennes par satellite depuis les cinq dernières années. Beaucoup de citoyens iraniens, déçus du régime totalitaire islamique et de l’islam sont désormais prêts à risquer arrestations et tortures afin de trouver la paix et un but pour leur vie. Certains groupes de maison dans lesquels se réunissent les chrétiens doublent en taille tous les six mois. (Source : Compass Direct)

 

• Remercions Dieu pour tous ces Iraniens qui trouvent le salut en Jésus-Christ.

• Prions pour Mahmood Matin et Arash toujours incarcérés dans un lieu inconnu.

• Prions pour les autres chrétiens qui ont été relâchés mais risquent des poursuites judiciaires et sont considérés comme des criminels.

18/06/2008

Algérie : vidéos et articles

Avant de lire les articles ci-dessous, je vous invite à visionner cette vidéo de la chaine catholique Ktotv sur les persécutions des chrétiens en Algérie.

L'invité venu parler de la situation des chrétiens algériens, notamment les nombreux convertis venus de l'Islam, était Mohammed-Christophe Bibb, fondateur de l'association Notre Dame de Kabylie. Je renvoie aux postes précédents ici et là sur les récentes persécutions anti-chrétiennes dans ce pays.

Loin de la langue de bois généralement entendue dans les médias sur ce sujet, Mr Bibb a judicieusement rappelé que l'Islam s'est construit contre le christianisme et qu'en Afrique du Nord, les premiers colonisateurs furent les arabes. Il a surtout demandé que le gouvernement algérien ne s'ingère pas dans la foi de ses ressortissants chrétiens.

Cliquez sur ce lien :

http://www.ktotv.com/cms/videos/fiche_video.html?idV=00039807&vl=video_nouveautes

 

Chrétiens algériens harcelés par la justice

(6 juin)

L’association Portes Ouvertes qui défend les chrétiens persécutés regrette les condamnations de quatre Algériens pour prosélytisme le mardi 3 juin.

« Ce sont des coups de boutoir dans la liberté d’expression en Algérie.

Ces chrétiens se sont simplement réunis pour prier et chanter des cantiques. Cela ne peut être considéré comme un crime » estime Michel Varton, directeur de Portes Ouvertes France.

 topinfoalgerie

Ces quatre chrétiens avaient été interpellés en compagnie de deux amis le 9 mai dernier alors qu’ils sortaient d’un moment passé en prière au domicile de l’un d’entre eux. Ils ont été condamnés aujourd’hui à des peines de prison avec sursis et à de fortes amendes.

 

Med Seghir Rachid a été condamné à deux mois de prison avec sursis et une amende de 200 000 Dinars algériens (2000 euros).

Saibi Djillali, Rebeih Abdelhak, Beikel Chabane ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis et une amende de 100 000 Dinars algériens (1000 euros).

Khene Mohamed et Hori Abdelkader qui les accompagnaient ont été acquittés.

 

Depuis la mise en application de la loi du 28 février 2006 (ordonnance 06-03) réglementant les cultes non musulmans, les chrétiens subissent une sévère limitation de leur liberté d’expression en Algérie.

 

Plusieurs chrétiens ont récemment fait l'objet de poursuites judiciaires en raison de leur pratique religieuse, comme Habiba Kouider, qui risque jusqu’à 3 ans de prison « pour possession de livres religieux ».

La jeune femme a déclaré avoir subi dimanche dernier le harcèlement de plusieurs policiers qui l’ont humiliée dans la rue et l’ont interrogée pendant deux heures au sujet de sa foi.

 

A ce jour, 25 communautés chrétiennes algériennes se sont vu notifier l'ordre de cesser toute activité (16 églises appartenant à l'Eglise protestante d'Algérie (EPA) et 9 églises protestantes indépendantes).

Plusieurs associations chrétiennes de France ont souhaité exprimer leur soutien aux chrétiens d’Algérie et ont lancé une pétition.

Il s’agit de l'Alliance Evangélique Française, le Collectif Algérie, l’Association Franco-Kabyle pour la Culture Tafat Umasihi, l’Union des Nord-Africains Chrétiens de France, les groupes Oasis, le Comité Protestant Evangélique pour la Dignité Humaine et l’organisation Portes Ouvertes.

 

Ghlamallah assimile l'évangélisation au discours du terrorisme

(8juin)

Les campagnes d’évangélisation en Algérie ne sont pas menées sous une couverture religieuse, mais visent plutôt à aliéner l’identité nationale, a estimé avant-hier, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, M. Bouabdallah Ghlamallah.

 

Le premier imam du pays qui répondait à une question d’un membre de l’Assemblée populaire nationale (APN) a indiqué que ces campagnes d’évangélisation, en Algérie, tendent à « saper le moral des citoyens et à semer la discorde », estimant que cette situation exige une politique qui « consacre une cohérence entre le discours religieux et le discours national ». Cette politique, explique le ministre, cité par l’APS, doit « veiller à la protection du discours national de toute manipulation étrangère et de toute exploitation religieuse conjoncturelle ». M. Ghlamallah n’a pas manqué, par ailleurs, de faire le parallèle entre l’approche utilisée par ceux qui sont derrière ces campagnes et celle de ceux qui ont appelé, un certain temps, à l’intégrisme religieux qui a donné naissance au terrorisme. Ces campagnes visent à « détourner les jeunes de leur religion par des arguments fallacieux qui rappellent le discours du terrorisme que l’Algérie a pu vaincre grâce aux efforts de tous », a affirmé M. Ghlamallah, estimant nécessaire de faire preuve de « maturité et de vigilance afin de faire échec à ces campagnes ».

 

A noter que les déclarations du ministre des Affaires religieuses interviennent au moment où une polémique anime toujours le débat, aussi bien en Algérie, à travers la réaction de l’église protestante d’Algérie, qu’à l’étranger où des ONG ont dénoncé l’existence de ce qu’ils ont qualifié d’« entraves à l’exercice libre du culte en Algérie ».

 

La polémique est née suite à l’affaire dite « Habiba », une femme âgée de 36 ans qui a été interpellée, dernièrement, à Tiaret en possession de 25 évangiles. La jeune femme attend le verdict d’un procès dans lequel elle est accusée de prosélytisme. Le procureur général près la Cour de Tiaret, avait indiqué à l’APS, à propos de cette affaire, que « la justice se comporte avec objectivité et respecte les individus et les associations qui pratiquent leurs rites religieux conformément au cadre défini par la loi ». Le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza, avait, pour sa part, réitéré, dernièrement, la volonté des autorités publiques de veiller à l’application des lois organisant la pratique des rites religieux, dans le respect de la liberté de culte.

 

« L’affaire liée au prosélytisme, en cours d’instruction à Tiaret, relève de la loi régissant la pratique des rites religieux en Algérie et les autorités publiques veillent à l’application de cette loi dans le respect de la liberté du culte », avait souligné M. Boukerzaza, lors du point de presse animé à l’issue du Conseil du gouvernement.

 

Rappelons que le tribunal de Tiaret a condamné, le 3 juin dernier, quatre individus à des peines de prison avec sursis assorties d’amende et relaxé deux autres dans une affaire similaire. Les six mis en causes qui sont originaires de Tizi-Ouzou, de Tiaret et d’Oran ont été arrêtés, le mois dernier, près du domicile de l’un d’eux, à Haï Mohamed Djahlane, à Tiaret.

 

Après le procès de nos 6 frères le 27 mai, un SOS venu d'Algérie

(10 juin)

Au nom de mes frères qui vivent la tragédie avec moi, nous voulons dire à nos frères musulmans et à l’état que nous sommes des Algériens comme eux et que nous voulons rester et vivre en Algérie. On est plus convaincus qu’on vit une chasse ouverte aux chrétiens dans ce pays par les autorités au premier plan et par la société au second.

 

Comme prévu on a passé au tribunal ce mardi 27 mai 2008 pour être jugé sur crime d’avoir tenter d’ébranler la foi des musulmans. Mon Dieu, comment six personnes peuvent ébranler la foi de quarante millions à moins que le tribunal soit convaincu que la foi des quarante millions n’est pas fondée sur des bases solides, une tente posée sur le sable sans pivots et qui a peur du vent, le vent de la vérité.

 

En plus de ça et au cours du procès, ils nous ont accusés d'avoir organisé une messe sans autorisation, une accusation sans fondement.

 

En fin de procès, le procureur a requis contre nous la sévère peine de (02) deux ans de prison ferme et une amende de 500.000.00 DA chacun, un total de 3.000.000.00 DA, l'équivalent de 30.000 euros.

 

Mes frères dans la foi, ils sont décider de nous enfermer mais ils ne pourrons pas fermer nos cœurs, nous contenions à adorés notre Dieu, notre Dieu est le christ, notre Dieu est vivant, amen.

 

 

16/06/2008

Les évangéliques contre la pauvreté

Onze organisations d’entraide créent Interaction pour unir leurs forces

 

Les évangéliques rassemblent leurs forces pour agir contre la pauvreté

(Source Journal Chrétien -  lundi 9 juin 2008, par Jean-Paul ZÜRCHER)

 

arton16769-209e2Agir ensemble, sur la base de valeurs chrétiennes, pour un monde respectant des critères de justice, dignité et sécurité pour tous les êtres humains. Voilà la mission commune qu’entendent poursuivre les onze œuvres d’entraide évangéliques suisses avec Interaction, le nouvel organe de coopération fondé vendredi dernier 6 juin 2008 à Berne. Se définissant comme un groupe de travail de l’Alliance évangélique suisse, Interaction veut prendre ses responsabilités dans le paysage suisse pour aider à lutter contre la pauvreté.

 

Genève et Zürich, le 9 juin 2008 (jpz) – Saluée comme un événement majeur par la trentaine de participants présents à Berne pour l’assemblée constitutive, « la décision de onze organisations de fonder ensemble un centre de compétence dans les domaines de la coopération au développement, de la politique de développement et de l’aide humanitaire va faire date », déclarait Hansjörg Leutwyler, secrétaire général de l’Alliance évangélique suisse (AES) et président nouvellement élu de Interaction. Un comité intérimaire de 6 personnes va accompagner

 

 Renforcer la sensibilisation aux problèmes liés à la pauvreté

Interaction est fondée au moment où les chambres fédérales discutent du budget qui va être accordé à l’aide au développement pour les quatre prochaines années. 200’000 signatures ont été déposées le 26 mai à Berne pour demander au gouvernement d’honorer ses promesses en faisant passer l’aide au développement de 0,4% à 0,7% du PIB. « C’est le hasard du calendrier qui veut que Interaction soit créé au moment même où le problème de la faim fait la une de l’actualité, et que beaucoup de citoyens demandent une augmentation accrue de l’aide en faveur des plus pauvres, de ceux qui vivent avec moins de 1 franc par jour. Mais ce hasard nous montre aussi l’actualité brûlante de ce que nous sommes en train d’entreprendre », déclare Jean-Paul Zürcher, secrétaire général du Réseau évangélique, branche romande de l’AES. Et de préciser le sens de l’action à entreprendre : « La vie et l’œuvre de Jésus-Christ sont pour nous un modèle et une source d’inspiration. Notre action est motivée par l’amour du prochain. InterAction a une compréhension globale, intégrale de la mission : agir d’après les valeurs de l’Evangile dans tous les domaines de la vie et le vivre en paroles et en actes, en particulier auprès des personnes défavorisées. Voilà pourquoi Interaction veut être présente dans le domaine de la coopération au développement et de l’aide humanitaire, tout comme de la politique de développement, en vue d’un développement durable et juste pour tous les hommes des générations présentes et futures. »

 

 Agir pour plus de justice, de dignité et de sécurité pour tous les humains

L’idée de se constituer sous forme d’association a germé progressivement de part et d’autre de la barrière linguistique. La campagne « StopPauvreté.2015 » initiée en 2005 a permis de travailler ensemble dans le domaine de la sensibilisation à la pauvreté. La création d’une Plateforme chrétienne de développement en Suisse romande a permis aux organisations de poser les premières pierres d’un travail commun dans la coopération au développement. Une rencontre avec Konrad Specker, responsable de la section ONG de la direction du développement et de la coopération suisse (DDC), a montré la nécessité de faire ses preuves et d’unir les forces en vue d’obtenir la crédibilité nécessaire pour obtenir des subventionnements publics.

 

C’est cette volonté de renforcer l’action commune qui a poussé les onze organisations suivantes à créer Interaction : Diakonia, Espoir pour ceux qui ont faim (FHI), Frontiers, Interserve, Jéthro, Licht in Lateinamerika (LiL), Mission évangélique au Tchad (MET), Morija, Schweizer Allianzmission (SAM), SIM International, TearFund Schweiz. Une dizaine d’autres organisations sont déjà sur les rangs pour rejoindre la nouvelle association prochainement.

 

Interaction est une association composée de missions, d’œuvres d’entraide chrétiennes et d’organisations qui s’engagent dans la coopération au développement, l’aide humanitaire et la politique de développement. Elle représente une communauté d’apprentissage d’œuvres chrétiennes d’horizons divers. Association au sens du droit suisse, Interaction est un centre de compétence de l’Alliance évangélique suisse dans les domaines de la coopération au développement, de la politique de développement et de l’aide humanitaire.

 

L’Alliance évangélique suisse (AES) est un mouvement de chrétiens issu aussi bien des Eglises dites historiques (réformées) que des Eglises de professants (évangéliques). L’organisation faîtière regroupe environ 550 Eglises réformées et évangéliques et une centaine d’organisations. Au plan national, l’Alliance évangélique estime sa base à quelque 250’000 personnes. L’AES se compose des deux bureaux régionaux, le Réseau évangélique (pour la Suisse romande) et la SEA-DS (pour la Suisse alémanique). A l’échelon international, l’AES est membre de l’Alliance évangélique européenne (AEE) et de l’Alliance évangélique mondiale, qui représente 430 millions de chrétiens dans 127 pays.

 

14/06/2008

Egypte : Persécutions anti-chrétiennes en terre d’islam

Abu_Fana_MonasteryEgypte : Persécutions anti-chrétiennes en terre d’islam

(Source Journal Chrétien)

"Coptes tués, moines enlevés et torturés, dans l’indifférence des autorités égyptiennes...

 

Ce 31 mai, une bande de 60 musulmans armés a attaqué le monastère copte Abu Fana, à Menia à 300 km au Sud du Caire. Pendant six heures les attaquants ont tiré sur le monastère et les moines en criant Allah Akbar. Les heurts laissèrent sur place un mort et quatre blessés, ainsi qu’une chapelle pillée, et donnèrent lieu à l’enlèvement de trois moines.

 

Ces moines furent torturés, attachés, battus ; ils ont été libérés et sont maintenant à l’hôpital. Selon le P. Dumadius, il s’agit là de la 18e attaque contre le monastère ces dernières années. Une plainte a été déposée mais la police n’a procédé à aucune interpellation.

 

C’est pourquoi plus de 300 Coptes ont manifesté dimanche contre l’indifférence des autorités, à Mallawi. Par ailleurs quatre travailleurs coptes d’une bijouterie ont été tués par des hommes armés qui y sont entrés, et le fait qu’ils n’ont rien volé ne peut manquer de faire penser à un motif religieux…"

 

E-Deo

13/06/2008

Chrétiens palestiniens

kincaidLes grands oubliés du conflit israélo-palestinien sont les chrétiens évangéliques palestiniens. Peu d'entre nous connaissent leur existence, faite de misère et de déchirement. Comment être non violent dans une société entièrement engagée dans la lutte armée ? Comment ne pas haïr ceux qui vous persécutent ? Aucune haine dans ce livre qui est un long cri de souffrance

L’ouvrage de Jack Kincaid "Coincé entre 2 feux" désire présenter l’un des côtés du conflit du Moyen-Orient comme les médias n’en parlent pas. Nous savons que Dieu a un plan pour le peuple juif. Mais comment les chrétiens palestiniens sont-ils placés dans ce plan?

Actuellement, ils représentent la minorité des minorités et suscitent peu d’intérêt de l’extérieur alors que leur situation les a placés dans un territoire où ils se retrouvent attaqués de tous côtés.

Mettez vos pieds dans leurs pas et passez une semaine avec eux. Regardez les vivre et témoigner. Vous découvrirez quel est leur combat, de quel côté se trouve Dieu, quelle est la solution pour le futur. Vous connaîtrez leurs espoirs et les efforts de réconciliation avec les juifs chrétiens.

 

Aux éditions Sénevé

 

 

12/06/2008

1ère communion...

Dimanche dernier, de bons amis de confession catholique fêtaient la première communion de leur fils.  C’était l’occasion pour moi d’assister à une célébration dans une église catholique après de longues années.

Cela s’est déroulé dans l’église St Maurice de Sclayn.

SCLAYN_M

DSC01216

 

Sclayn est une terre seigneuriale du comté de Namur sous l’Ancien Régime, sa remarquable église Saint-Maurice, en bordure de la Nationale 90, fut jadis collégiale, siège d’un chapitre fondé en 1106 par l’empereur Henri IV, qui subsista jusqu’en 1797.
Cet édifice roman (de style ionique en façade) possède de nombreuses et belles pierres tombales en marbre noir du XIVème siècle et, dans le chœur, de belles stalles sculptées, de tradition Renaissance. En face, le très beau presbytère en moellons de calcaire est une construction médiévale.

eglisestmaurice

 

Le message et les chants sont très agréables, j’étais également content qu’il n’y ait eu aucune prière à la vierge, mais hélas, ce que je déplore toujours ce sont ces allusions directes visant à mettre en avant le catholicisme, le « pape » et les prêtres. 

COMMU1

COMMU2

 

Je salue au passage mes frères catholiques et prie afin que cette église puisse se rapprocher de Dieu et de sa volonté. 

10/06/2008

Erythree : Des pasteurs risquent la peine de mort

ec301f0Des pasteurs risquent la peine de mort 

 

Nous venons d’apprendre que plusieurs pasteurs pourraient être accusés de haute trahison, un crime passible de la peine de mort en Erythrée. Haile Naizghi et Kifle Gebremeskel, pasteurs de l’église du Plein Evangile, ainsi que Tesfatsion Hagos de l’église évangélique Rema, seraient concernés. Les trois pasteurs sont emprisonnés en raison de leur foi, de même que plus de 2000 autres chrétiens.

 

 

 

topinfo31

    H.Naizghi, K.Gebremeskel et T.Hagos

 

Ces prisonniers, pour la plupart détenus de manière arbitraire, subissent la torture et les coups, sont parfois enfermés dans des conteneurs métalliques et des cellules souterraines pour les forcer à renoncer à leur foi.

 

Et ce week-end, de nouvelles arrestations ont eu lieu, alors que le pays fêtait l’anniversaire de son indépendance. Un groupe de chrétiens appartenant au mouvement de renouveau de l’Eglise orthodoxe d’Erythrée s’était réuni secrètement dans le but de prier pour le pays, quand des policiers ont surgi dans la maison. Les 25 personnes présentes ont été arrêtées et sont actuellement détenues au commissariat d’Adi-Kuala, une ville située près de la frontière éthiopienne.

 

Ce même week-end, nous avons aussi appris une bonne nouvelle : La libération de 25 autres chrétiens, détenus depuis 3 mois, contre une caution de 80 000 nakfa (3400 euros) chacun.

Le président de ce petit pays de la Corne de l’Afrique, Issayas Afewerki, a fermé toutes les églises protestantes indépendantes du pays en mai 2002, interdisant également toutes leurs célébrations et emprisonnant tous ceux qui veulent continuer à se réunir.

 

Depuis cette date, seules les églises orthodoxe, catholique et luthérienne considérées comme églises historiques sont autorisées. Le gouvernement entend bien contrôler toute activité religieuse sur le territoire, et même ceux de l’Eglise orthodoxe qui ont laissé entendre leur désaccord sont aujourd’hui en prison.

 

• Remercions Dieu pour la libération des 25 chrétiens. Prions pour eux. Ils se sont vus interdire toute activité chrétienne.

• Prions pour que les pasteurs Haile Naizghi, Kifle Gebremeskel et Tesfatsion Hagos, détenus sans charges depuis 4 ans, ne soient pas accusés de haute trahison et pour qu’ils soient libérés.

• Prions pour les 25 chrétiens arrêtés. Ils risquent d’être transférés au camp militaire de Wi’a, tristement célèbre pour les mauvais traitements infligés aux chrétiens. 

08/06/2008

Chine : Les chrétiens se mobilisent

Les chrétiens chinois se mobilisent 

 (article topchrétien 31/05)

Alors qu’ils sont d’ordinaire surveillés de près par les autorités, les chrétiens chinois expérimentent une liberté tout à fait exceptionnelle suite au tremblement de terre.

 

Comme des milliers d’autres citoyens qui veulent apporter leur aide aux habitants de la province du Sichuan où s’est déroulé le tremblement de terre, les chrétiens remplissent leur voiture de produits de première nécessité et se rendent vers les lieux dévastés par le séisme. La police les laisse passer.

Ils peuvent emprunter les autoroutes devenues gratuites pour faciliter la distribution d’aide. Là, sur place, ils peuvent soutenir matériellement et spirituellement les victimes qu’ils rencontrent, visiter les blessés dans les hôpitaux et encourager également les chrétiens affectés par le séisme.

 

Il semblerait que les secousses ressenties par le pays ne soient pas que physiques, mais aussi spirituelles.

Selon un responsable chrétien sur place :

« Un commentateur a parlé du paradis sur une chaine de télévision chinoise, ce qui est d’ordinaire inconcevable dans un pays qui se dit athée ».

 

Notre équipe fait actuellement des recherches sur place afin de trouver le meilleur moyen de leur venir en aide.

Nous pouvons déjà prier pour eux :

 

    * Remercions Dieu pour cette mobilisation des chrétiens chinois envers la population.

    * Prions pour les victimes du tremblement de terre, en particulier celles qui ont perdu leur unique enfant dans le séisme.

    * Prions pour que les chrétiens apportent un bon témoignage auprès des habitants de la province de Sichuan et que beaucoup de personnes soient touchées.

 

06/06/2008

Algérie : articles du 27 mai au 5 juin

drapeau-algerie-772063Procès d'un convertie au christianisme en Algérie: Paris espère la clémence 

(27 mai)

La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade, a qualifié de "triste" et "choquant" le procès en Algérie d'une femme convertie au christianisme, disant espérer un "geste de clémence" à son égard, dans un entretien dimanche à Radio J.

 

"C'est triste, c'est choquant, d'abord parce que cela contrevient à la déclaration universelle des droits de l'Homme", qui proclame dans son article 18 la liberté de pensée, de conscience et de religion, a déclaré Mme Yade.

 

"Conformément à l'article 18 de la déclaration universelle des droits de l'Homme et conformément à la tradition d'hospitalité de l'Algérie, je crois que ce serait bien d'avoir un geste de clémence", a-t-elle ajouté.

 

Le procureur de Tiaret, dans l'ouest de l'Algérie, a requis mardi trois ans de prison ferme contre Habiba Kouider, 37 ans, convertie au christianisme et jugée pour exercice illégal d'un culte non-musulman, en vertu d'une loi de 2006. Le verdict est attendu mardi, selon le président de l'Eglise protestante d'Algérie.

 

"Le christianisme ne menace pas l'islam en Algérie", a estimé Mme Yade. "Les chrétiens en Algérie sont 1% de la population, c'est-à-dire à peu près 11.500 personnes, 32 églises par rapport à 32.000 mosquées, donc je ne pense pas qu'il y ait une menace religieuse".

 

La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme a relevé qu'il ne s'agissait "pas du premier cas de ce type", évoquant celui d'un prêtre catholique français, Pierre Wallez, condamné en avril à deux mois de prison avec sursis pour prosélytisme, par la cour d'appel de Tlemcen (ouest de l'Algérie).

 

"Mais j'ai confiance dans la tolérance du peuple algérien", a encore indiqué Mme Yade. 

 

Habiba a-t-elle le droit, OUI ou NON d’être chrétienne ? 

(28 mai) 

Les griefs retenus contre "l’apostate" est "la pratique de culte non musulman sans autorisation". Le procureur près le tribunal correctionnel de Tiaret a requis trois ans de prison ferme, mardi passé, contre Habiba et le verdict sera connu aujourd’hui.

 

La jeune Tiartie, Habiba K., éducatrice pour enfants de son état, a été déférée la semaine écoulée devant le tribunal correctionnel de la ville de Tiaret. Son tort : avoir été arrêtée en possession de bibles et d’évangiles. Selon la loi de février 2006, Habiba risque une peine de prison allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement. Les griefs retenus contre "l’apostate" est "la pratique de culte non musulman sans autorisation".  Le procureur près le tribunal correctionnel de Tiaret a requis trois ans de prison ferme, mardi passé, contre Habiba et le verdict sera connu aujourd’hui. Signalons  qu’aujourd’hui, six autres nouveaux convertis au christianisme seront jugés pour prosélytisme évangéliste par le même tribunal.  Cette histoire qu’on appelle désormais "l’affaire Habiba", a soulevé un tollé même dans la presse de l’Hexagone.

 

Ainsi, Rama Yade, secrétaire d’Etat française aux droits de l’Homme, a qualifié de "triste et choquant" le procès contre Habiba. Tout en estimant que la religion chrétienne n’est pas une menace contre l’islam, elle en appelle à un geste de "clémence envers Habiba".  De leur côté, les organisations et militants des droits de l’Homme estiment que cette compagne contre les Algériens convertis au Christianisme constitue une "grave atteinte à la liberté de conscience et de religion". Ils appellent les pouvoirs publics à plus de respect de la liberté de conscience garantie par la loi fondamentale du pays. Par ailleurs, ils se demandent quelle sera la réaction des musulmans s’ils étaient victimes des mêmes agissements de la part d’autres communautés religieuses en dehors du monde musulmans ?  Rappelons que cette campagne contre "le prosélytisme évangéliste" en Algérie est menée depuis quelques temps par certains cercles, notamment quelques titres de presse connus pour leur accointances avec les milieux intégristes.  Ces mêmes cercles désignaient à la vindicte nationale les néo-convertis au christianisme, notamment en Kabylie pour en faire leur cheval de bataille contre cette région connue pour sa laïcité.     

 

M. Mouloudj 

 

Une chasse aux chrétiens convertis? 

(30 mai) 

Neuf Algériens convertis au christianisme sont actuellement sous le coup d’une condamnation dans leur pays. Ils sont accusés de prosélytisme, sur fond de climat tendu entre les dirigeants politiques algériens et les évangélistes chrétiens.

 

Loi restrictive?

 

Trois affaires sont en cours. La première concerne deux convertis, condamnés le 20 novembre 2007 par contumace à deux ans de prison ferme et 5.000 euros d'amende chacun pour exercice illégal d'un culte non musulman. Ils ont demandé à assister à un nouveau procès et sont actuellement rejugés devant le tribunal correctionnel de Tissemsilt, à 350 km au sud-ouest d'Alger. Mercredi, la cour a reporté au 18 juin leur procès, a annoncé à l'AFP leur avocate Me Khelloudja Khalfoun.

 

En Algérie, l'exercice d'un culte - musulman on non musulman - est conditionné: il est nécessaire d’obtenir un agrément fixant le lieu du culte et d'un autre pour le prédicateur, selon une loi promulguée en février 2006. Cette loi est considérée comme restrictive par le chef de l'Eglise protestante d'Algérie Mustapha Krim, qui demande son abrogation. Une hypothèse balayée d’un revers de la main, mardi soir, par le ministre de la Communication. Abderrachid Boukerzaza a exclu que cette loi soit abrogée.

 

Autre affaire, même chef d’accusation: Habiba Kouider, une éducatrice de 37 ans, comparaissait mardi devant le tribunal correctionnel de Tiaret (sud-ouest algérien) pour «prêche d'un culte non-musulman sans autorisation». Elle avait été arrêtée dans un autobus en possession d'une dizaine de Bibles, selon Mustapha Krim, et de 25 Bibles, selon le ministère des Affaires religieuses. Le procureur de Tiaret avait requis le 20 mai trois ans de prison ferme contre cette éducatrice avant d’ordonner, mardi, un complément d'information, affirme l’AFP. Un procès qualifié de «triste» et «choquant» par la secrétaire d'Etat française aux Droits de l'homme, Rama Yade, mardi sur la station parisienne «Radio J».

 

«Atmosphère de lynchage»

 

Le même jour, ce tribunal a ouvert un autre procès pour juger l’affaire de six autres Algériens convertis. Le procureur a requis deux ans de prison ferme et une amende de 500.000 dinars (5.000 euros environ). Le verdict doit être prononcé le 3 juin. Accusés d'exercice illégal d'un culte non-musulman, ils avaient été interpellés à la sortie d'une maison où, selon l'accusation, ils venaient de tenir une messe sans autorisation.

 

Selon «Liberté», Habiba Kouider et les autres convertis, sont «victimes d'une atmosphère de lynchage et de la montée en puissance des lobbys islamo-conservateurs, qui veulent en faire un exemple».

 

La persécution des chrétiens ou le défi de la pluralité

(2 juin)

Il ne faut pas oublier que cette loi, qui conditionne l’exercice d’un culte à l’obtention d’un agrément fixant le lieu du culte et d’un autre pour le prédicateur, concerne également le culte musulman. Elle a d’ailleurs été adoptée pour réglementer l’ouverture des mosquées et surveiller les imams qui y prêchent.

 

L’Algérie abrite des confessions religieuses différentes. Pourquoi cette vague de procès?

Il y a un processus d’aggravation des conditions de pratique du culte chrétien en Algérie, depuis environ un an. Les procès se sont en effet multipliés et la Ligue algérienne des Droits de l’homme a relevé plusieurs atteintes à la liberté du culte. Le problème, c’est que nous ignorons pourquoi. Est-ce une façon de faire diversion pour le gouvernement, fragilisé par des luttes internes et par les dégradations des conditions de vie an Algérie ? Existe-t-il une volonté d’imposer un islam plus rigoriste ? Ce n’est pas clair.

 

La loi de 2006, invoquée pour poursuivre les chrétiens convertis, est-elle restrictive comme l’affirme le chef de l’Eglise protestante d’Algérie, Mustapha Krim?

Il ne faut pas oublier que cette loi, qui conditionne l’exercice d’un culte à l’obtention d’un agrément fixant le lieu du culte et d’un autre pour le prédicateur, concerne également le culte musulman. Elle a d’ailleurs été adoptée pour réglementer l’ouverture des mosquées et surveiller les imams qui y prêchent.

 

La société civile algérienne a-t-elle évolué vers moins de tolérance religieuse?

Non, les journaux indépendants, la ligue algérienne des droits de l’homme et des associations ont d’ailleurs pris position en faveurs des convertis. Je pense sincèrement que la chasse aux chrétiens convertis ne vient pas du bas mais du haut, donc du pouvoir. Le phénomène de la conversion est nouveau, tout comme celui de l’athéisme, notamment en Iran, dont on parle peu. De plus, ces conversions ne sont pas tournées vers l’Eglise catholique, bien implantée en Algérie, mais par le biais des évangélistes protestants que les autorités connaissent moins. L’émergence d’une nouvelle catégorie de population effraie le pouvoir car celui-ci ne sait pas gérer le pluralisme. Or, le pluralisme religieux pose aussi le problème de la pluralité politique. Je crois que le régime a simplement du mal à gérer une ouverture à la mondialisation culturelle, vécue comme un basculement dans une société repliée sur elle-même.

 

Recueilli par Sandrine Cochard

 

Le Haut Conseil islamique dénonce l'évangélisation clandestine

(3 juin)

Le président du Haut Conseil islamique Cheikh Bouamrane a dénoncé des activités évangéliques clandestines contre l'islam et réaffirmé que l'Algérie n'était "pas hostile" aux chrétiens, dans un entretien publié lundi par le quotidien arabophone al Khabar.

 

Cheikh Bouamrane, islamologue et ancien doyen de la faculté d'Alger, a rappelé que la loi controversée de février 2006 réglementant le culte des non-musulmans "stipule que la liberté de conscience est garantie, y compris pour la minorité chrétienne".

 

Mais, souligne-t-il, "le mouvement d'évangélisation porte atteinte à l'islam, ce qui est inacceptable parce que l'islam est la religion d'Etat et la religion de la majorité des Algériens".

 

"Le mouvement d'évangélisation se caractérise par une activité clandestine portant atteinte au saint coran et à la sunna du prophète" Mahomet, a-t-il estimé.

 

Plusieurs procès sont en cours en Algérie contre des convertis accusés de prosélytisme religieux parmi les musulmans, dont ceux intentés à Habiba Kouider, 37 ans, et six jeunes à Tiaret (sud-ouest d'Alger).

 

Quatre convertis condamnés à la prison avec sursis, deux relaxés

(4 juin)

Quatre Algériens convertis au christianisme ont été condamnés mardi à des peines de prison avec sursis et deux autres relaxés par le tribunal correctionnel de Tiaret (sud-ouest) qui les jugeait pour "pratique illégale d'un culte non musulman", a annoncé leur avocate à l'AFP.

 

Un converti a été condamné à six mois de prison avec sursis et une amende de 2.000 euros environ, et les trois autres à deux mois de prison avec sursis et une amende de 1.000 euros chacun, a précisé Me Khelloudja Khalfoun.

 

Deux autres convertis appartenant au même groupe ont été relaxés, a précisé l'avocate.

 

Me Kheloudja a indiqué à l'AFP qu'elle allait faire appel de ce jugement.

 

Le groupe composé de six personnes avait été interpellé à Tiaret début mai à la sortie du domicile d'un deux et accusés d'avoir participé à une messe dans ce lieu qui n'est pas prévu à cet effet, selon les forces de sécurité.

 

Selon la loi controversée de février 2006 réglementant le culte en Algérie, le lieu de culte et son servant doivent être agréés par le ministère des affaires religieuses.

 

Discriminations anti-chrétiennes : le scandaleux silence des algériens de France

(5 juin)

Des chrétiens condamnés en terre d’islam, en l'occurrence l’Algérie, pour « exercice illégal du culte chrétien », quelle nouvelle ! Rien de bien étonnant pour qui suit l’actualité des persécutions anti-chrétiennes dans les pays de la prétendue « religion de paix ».

 

En réalité rien de bien étonnant, les minorités chrétiennes ne sont tolérées que « soumises », et c’est un miracle de Dieu si de petits noyaux durs subsistent encore malgré les règles tatillonnes conçues pour entrainer mécaniquement leur conversion à la religion dominante.

 

Ce qui me choque, dans cette affaire, c’est le silence assourdissant des algériens de France. Après tout, l’Algérie fait ce qu’elle veut. Pour acheter la paix civile, la dictature algérienne se doit de donner des gages aux islamistes. Mais « nos algériens », qui réclament une place de choix pour l’islam en France, la construction de mosquées au travers du subventions publiques déguisées (associations culturelles subventionnées ou terrains abandonnés pour une bouchée de pain), où sont-ils lorsque leur pays d’origine pratique une politique de discrimination, à l’encontre de leurs revendications affichées ? Je croirais à leur bonne foi lorsque je les verrais manifester rue de Monceau, devant l’ambassade l’Algérie. Çà n’est pas demain la veille, vous l’avez compris !

 

04/06/2008

Ex-imam converti à Jésus Christ

croix(Article publié dans Promesses No 145 - 2003 / 3)

Marié et père de sept enfants, je travaille dans le secteur de l'enseignement scolaire. Je suis issu d'une famille entièrement et profondément musulmane. Mon père, décédé maintenant depuis plus de 30 ans, était un célèbre imâm, un prestigieux chef musulman ; mon grand-père maternel était un responsable religieux mahométan comme mon père. J'avais donc un héritage religieux important, et j'y tenais beaucoup.

Jusqu'à 20 ans, je pratiquais et observais les lois et les coutumes religieuses des garçons de mon âge : les cinq prières quotidiennes, le jeûne du Ramadan, la fête de Tabaski, etc. J'apprenais par cœur beaucoup de versets coraniques, mais je ne comprenais rien à ces textes en arabe. Il fallait, à l'époque, apprendre tout le Coran par cœur avant d'avoir accès à la phase d'explication, verset par verset, dans sa langue maternelle. Foncièrement engagé dans l'islam, je n'aurais jamais imaginé qu'un jour je deviendrais chrétien.

"Ce n'est ni par la puissance, ni par la force, mais par mon Esprit, dit l'Eternel des armées" (Zach 4.6).

Comment suis-je venu à Christ ? Par un véritable paradoxe ! Imagineriez-vous un musulman enseignant dans une école chrétienne ? C'est pourtant ce qui m'arriva. Tout commença ainsi : le pasteur X..., alors directeur des écoles, manquait de personnel. Conduit par Dieu, il m'engagea à l'école primaire de Y... Nous étions trois instituteurs, logés sur place, encadrant environ 150 écoliers. Nous bénéficiions des cultes le dimanche, et, dans la semaine, des études bibliques dans les classes pour adultes de l'école du dimanche, des réunions de prière et de l'enseignement religieux pour les élèves.

Ainsi, je tombais d'un monde fortement islamisé dans un milieu chrétien actif. Cependant, bien que présent à ces nombreuses réunions, et entouré de l'affection des serviteurs de Dieu et des chrétiens, je m'acquittais quotidiennement, dans ma chambre, de mes prières musulmanes. Au bout de trois ans, ma foi en l'islam n'avait pas bougé d'un pouce.

Mais l'Esprit du Dieu saint veillait. Je voulus connaître la vérité. J'aimais lire la Bible et la littérature chrétienne, et j'étais très attentif à l'école du dimanche pour adultes. J'examinais, je comparais mes pratiques avec ce que je lisais, tels les chrétiens de Bérée dans Actes 17.11.

"La foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la Parole de Dieu" (Rom 10.17).

La vérité ne peut rester captive. Reconsidérant mes voies et profondément conscient et convaincu que Dieu avait usé de beaucoup de compassion envers moi, j'ai dû un jour capituler. C'était en 1973. Je pris la décision d'accepter Jésus-Christ comme mon Sauveur et le Seigneur de ma vie. Ce choix, je l'ai fait librement, sans pression ni contrainte, en toute sincérité de cœur et avec responsabilité. Trois mois plus tard, je fis l'expérience du baptême d'eau par immersion, dans le fleuve Mono pour témoigner de mon appartenance tout entière à Jésus-Christ, de mon "ensevelissement avec Lui par le baptême en Sa mort" (Rom 6.3-6). J'ai aussi été "saisi par Jésus-Christ" pour "courir vers le but et remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ" (Phil 3.7-14).

"Afin qu'ils glorifient Dieu le jour où il les visitera" (1 Pi 2.12).

Quand mes parents se sont rendu compte que ma conversion était évidente et irréversible, ils ont considéré cet état de chose comme une honte pour la famille. Cela n'a pas été du tout facile pour moi au début. Mais, avec le temps, et avec le secours de Dieu, mon isolement a disparu. Je ne suis plus rejeté, et l'occasion m'est souvent donnée de témoigner de ma foi en Jésus-Christ. Je réalise que nous, chrétiens, devons user de beaucoup de patience et de persévérance dans notre témoignage, et vivre surtout l'amour du prochain au quotidien. La conversion du pécheur, c'est Dieu qui l'opère.

A mes parents, et amis musulmans, je voudrais simplement dire que le Seigneur Jésus, notre Sauveur, est amour. Il est le Prince de paix. J'ai goûté à sa sublime bonté. Ce qu'Il a fait de moi, Il peut le faire de vous. Ce ne sera, certes, pas de la même façon, mais rien n'est étonnant de sa part et rien ne lui est impossible. Cherchez la vérité, il n'y en a qu'une seule : "Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme" (1 Tim 2.5) ! Aujourd'hui, 30 ans après ma conversion, je peux témoigner combien le Dieu Tout-Puissant a comblé mon cœur de sa paix par son salut en Jésus-Christ.

02/06/2008

"Bienvenue" chez les chiites : Iran - Les chrétiens sous la férule des Ayatollahs.

iran_geographieIran: Les chrétiens sous la férule des Ayatollahs.


(article Frédéric Goguel publié dans la revue Résister et Construire)


Situation générale

Comme on peut le penser, l'arrivée au pouvoir de Khomeyni et des ayatollahs a été néfaste pour les chrétiens d'Iran, de sorte qu'un bon nombre d'entre eux ont préféré émigrer. Alors qu'on en comptait plus de 200.000 en 1973, il n'en restait plus que 120.000 en 1994, soit environ 0,2 % de la population totale.

Ils se divisent en plusieurs catégories, tant du point de vue ethnique que du point de vue des dénominations:

1. Groupe des chrétiens orientaux: assyro-chaldéens et arméniens, qui ont le statut de protégés, protection tout à fait théorique comme on le verra. À titre d'exemple, mentionnons dès maintenant que la Commission des Droits de l'Homme des Nations Unies signalait en 1992 que des membres de l'Église Assyrienne faisaient l'objet de tracasseries et de menaces d'emprisonnement. Les Assyro-Chaldéens, qui utilisent à la maison et à l'église la langue araméenne que parlait le Christ, ne sont plus que 17.000 (contre 70.000 en 1978 et 31.700 en 1988), et ils se divisent en:

Église Assyrienne (ou nestorienne) avec 7.000 membres (contre 15.000 en 1988).
Église Chaldéenne (catholique) avec 8.000 membres (contre 15.000 en 1988).
Protestants (presbytériens et pentecôtistes) avec 2.000 membres.

Les Arméniens étaient au nombre d'environ 100.000 en 1994, dont:

- 95.000 de l'Église grégorienne arménienne

- 1.000 catholiques arméniens -2.000 évangéliques et 1.500 pentecôtistes

2. Persans convertis, certains dès le XIXe siècle, d'autres récemment. Ils n'étaient que 2.300 en 1994:

1.100 anglicans (Église Épiscopalienne) contre 4.000 en 1979

600 évangéliques et 500 pentecôtistes

Ils n'ont pas le statut de protégés et font l'objet de mesures discriminatoires, voire de persécutions, puisqu'il s'agit de musulmans convertis.


Mesures diverses

Peu après la révolution islamique en Iran, la liberté et les activités religieuses des minorités (chrétiens, juifs, zoroastriens) ont été soumises à de sévères restrictions. Le gouvernement a créé un Bureau des Minorités religieuses, afin de les surveiller et de les contrôler, d'où de nombreuses ingérences dans la vie de leurs communautés. En particulier, la Société Biblique a reçu l'ordre de ne plus mentionner Jésus comme Fils de Dieu ou comme Seigneur, mais tout simplement comme prophète. Après le refus de cette Société, le pouvoir lui a retiré toute autorisation d'imprimer, et il l'a dissoute fin 1990, sous le vague prétexte qu'elle s'était livrée à des "activités" contraires à la "Révolution". Ses bureaux à Téhéran avaient d'ailleurs été fermés de force six mois plus tôt.
Au début de 1990 les autorités ont dissout la Société Iranienne d'Étude de la Bible . Puis elles ont fermé toutes les librairies chrétiennes du pays, et interdit l'importation et l'impression de Bibles, de Nouveaux Testaments et de littérature chrétienne en langue farsi (perse).
Selon certains observateurs de la vie religieuse en Iran, il s'agirait d'une campagne menée par la SAVAMA (police secrète dont les agents proviennent pour la plupart de la SAVAK, ex-police secrète du Shah), devant laquelle le Bureau des minorités religieuses serait impuissant, et qui serait également à l'origine de divers méfaits en 1990, campagne contre les musulmans convertis au christianisme, fermeture de quatre églises protestantes et pendaison d'un pasteur.


Campagne contre les protestants

La situation des dénominations protestantes et évangéliques constituées de musulmans convertis s'est fortement dégradée, d'autant plus que le nombre des conversions de musulmans ne cesse de croître. Depuis en gros 1990, les autorités mènent contre elles une violente politique répressive:

-         mesures contre les pasteurs: harcèlement, interrogations accompagnées de mauvais traitements

-         pendaison de l'un d'eux, assassinats;

-         interdiction d'admettre des musulmans dans les lieux de culte;

-         brutalités sauvages contre les musulmans convertis.

Mais, d'une façon générale, le pouvoir s'en prend également aux pasteurs des communautés protestantes et évangéliques dont les membres ne sont pas des musulmans convertis. Deux pasteurs d'origine arménienne ont d'ailleurs été assassinés en 1994.


Protestants: chronologie des persécutions

En 1990 le pouvoir s'attaque à l'Assemblée de Dieu de Mashad qu'il frappa à la tête, en pendant le 3 décembre son pasteur, cela après deux mois de prison et de tortures. Le pasteur, Hossein Soodmand, était d'origine musulmane, et il était engagé depuis 24 ans au service de Dieu. Il laissait une femme aveugle et quatre enfants. Peu après, deux autres pasteurs ont été arrêtés, interrogés et battus par des agents de la Savama, avant d'être libérés. L'un d'eux, Robert Manaserian (presbytérien) a été si sauvagement battu qu'il a eu une attaque cardiaque et a du être hospitalisé. Il a été tellement traumatisé qu'il n'a plus osé mettre les pieds dans son église, où les cultes ont alors été suspendus. Peu de temps après, le pasteur presbytérien de Tabriz, Edmund Sergisian, a été arrêté et détenu pendant deux semaines, subissant le même traitement que R. Manaserian.

En 1993 on signalait que la pasteur Mohamed Sepehr, qui avait succédé au pasteur Soodman à la tête de l'Église de Mashad, a été lui aussi arrêté et détenu pendant une courte période. Par la suite, il a du se rendre à la prison pour interrogatoire presque toutes les deux semaines, et l'on s'efforça de l'obliger à abjurer sa foi chrétienne.

Et début janvier 1994, la police lui ordonna de quitter la ville, tandis que de nombreux chrétiens locaux ont subi des interrogatoires.

Dans l'ensemble, on peut dire que presque tous les pasteurs d'Iran ont été arrêtés, interrogés, et parfois condamnés.

Pendant cette même année 1994, les autorités n'ont d'ailleurs cessé d'arrêter et de torturer systématiquement les musulmans qui se convertissent en nombre croissant au christianisme. En effet, à cause des atrocités commises au nom de l'Islam, de nombreux Iraniens tournent le dos à cette religion et s'intéressent au christianisme. Les persécutions ont notamment visé l'Assemblée de Dieu de Mashad (déjà mentionnée) et ses quarante membres, et également les communautés de Tabriz, Urumiyeh, Sari et Gorgon. Au cours des interrogatoires, la police demande aux responsables les noms des musulmans assistant à leurs réunions et, comme ils refusent de les révéler, ils sont sauvagement battus.

En 1993. le Parlement a voté une loi qui rend obligatoire la mention de la religion sur les cartes d'identité, ce qui facilite à la police le contrôle des musulmans se rendant dans des lieux de culte chrétiens. Une autre conséquence a été que des chrétiens ont été évincés des services publics, des écoles, de l'armée et d'autres institutions de l'État.

Les persécutions contre les chrétiens d'origine musulmane ont parfois atteint un haut degré de brutalité. C'est ainsi qu'à Gorgon, où l'église d'une assemblée de Dieu a finalement été fermée, des chrétiens ex-musulmans ont été sauvagement battus pendant des heures, au point qu'ils auraient fini par renier leur foi. À Isfahan et Chiraz la police a ordonné aux communautés d'exclure de leurs cultes les musulmans et les anciens musulmans.

Au cours de l'été 1993, la police d'Isfahan a fait irruption au milieu d'un culte d'une Assemblée de Dieu célébré dans un jardin privé. Les agents ont encerclé les fidèles et vérifié les cartes d'identité, pour voir s'il n'y avait pas de musulmans. Deux jours plus tard, des gardes islamiques ont interdit l'accès de cette assemblée à tout converti de l'Islam et à tout musulman intéressé. A Chiraz, tous les musulmans convertis au christianisme ont été convoqués et menacés de conséquences graves s'ils continuaient d'assister aux cultes. À Kermanshah, toutes les Églises de maison fréquentées par des musulmans convertis ont été fermées, et ceux-ci frappés de verges et suspendus pendant des heures, la tête en bas.

Allant encore plus loin dans sa campagne contre les conversions de musulmans, le pouvoir a ordonné en juin 1993 à toutes les paroisses chrétiennes de signer une déclaration par laquelle elles s'engageraient à ne plus faire d'évangélisation parmi les musulmans. Les dirigeants des Églises assyriennes arméniennes et presbytériennes auraient accepté. mais ceux des Assemblées de Dieu et des Frères auraient refusé.

À la mi-juin 1993, deux pasteurs pentecôtistes de Téhéran ont reçu l'ordre de supprimer le culte du vendredi et, le dimanche, de demander à toute personne entrant dans l'église de présenter sa carte d'identité, qui renseigne sur la religion du titulaire. Le vendredi étant jour férié, le culte attire toujours beaucoup de monde, non seulement des chrétiens, mais aussi des musulmans intéressés. Les deux pasteurs ont poliment refusé, mais le vendredi suivant, cinq policiers se tenaient à l'entrée de leur église et demandaient les cartes d'identité. Le pasteur protesta, mais ils lui ordonnèrent d'annuler le culte, qui fut cependant célébré.


1994: année des assassinats

En 1994, la lutte contre les chrétiens s'intensifie, pour aboutir notamment à l'assassinat de trois pasteurs remarquables. Le cas le plus typique est celui du Pasteur Mehdi Dibaj, converti de l'Islam à l'âge de 19 ans, qui avait été arrêté en 1985 et avait passé 9 ans en prison (dont deux dans un cachot de un m2). Il fut condamné à mort par pendaison le 21 décembre 1993, alors âgé de 64 ans, pour avoir renié l'Islam, mais libéré le 16 janvier 1994 après de nombreuses interventions de l'étranger, puis finalement assassiné fin juin ou début juillet de la même année. Cet homme remarquable, qui était pasteur des Assemblées de Dieu, était l'auteur d'émissions radio en langue farsi, encore diffusées aujourd'hui en Iran depuis l'étranger. Il avait collaboré à la traduction du Nouveau Testament et avait traduit plusieurs livres, dont une bible illustrée pour enfants, et avait été missionnaire pendant deux ans au Pakistan, avant d'en être expulsé. En 1992, il avait été contraint de divorcer sous la menace, et sa femme, menacée de lapidation, fut ensuite remariée à un musuIman fondamentaliste. Mais ses quatre enfants, âgés de 17 à 22 ans en 1994, ont continué à se déclarer chrétiens, et ils furent pris en charge par la communauté chrétienne de Sari.

L'annonce de son exécution, qui devait avoir lieu le vendredi 14 janvier 1994, a provoqué un vaste mouvement international de protestations. En France, l'organisation "Portes ouvertes" (Strasbourg) déploya toute son énergie pour le sauver, aidée par la Fédération protestante et même la Cimade. Il y eut des interviews du directeur de "Portes ouvertes" à la radio et à la TV sur France 2, ainsi que des articles dans la presse écrite. De son côté, le Quai d'Orsay est intervenu auprès de Téhéran, ainsi que le Vatican, la Communauté Européenne, les États-Unis, la Suède, ainsi que les Alliances Évangéliques de Suisse, d'Allemagne et de Roumanie.

Face à toutes ces protestations, le pouvoir des ayatollahs finit par céder, et Mehdi Dibaj fut libéré le 16 janvier, mais placé sous contrôle judiciaire à cause de deux autres inculpations: insultes envers l'ayatollah Khomeyni et espionnage pour l'Occident. Mais il ne devait pas jouir longtemps de sa liberté, car il disparut de son domicile le 24 juin 1994, et on retrouva son corps dans un parc de Téhéran le 5 juillet.

Le 19 janvier 1994, donc trois jours seulement après la libération de Mehdi Dibaj, disparaissait le pasteur Haik Hovsepian, ami intime de celui-ci, et qui avait joué un grand rôle dans la campagne internationale en sa faveur. Il avait été enlevé, puis assassiné par des inconnus alors qu'il se rendait à l'aéroport de Téhéran. Son corps aurait été retrouvé dés le 20 dans une rue de cette ville, mais ce n'est que le 30 janvier que les autorités annoncèrent son assassinat. Selon un de ses fils, son corps portait des traces de tortures. Plus de deux mille personnes assistèrent à son enterrement au cimetière chrétien le 3 février. La cérémonie dura plus de deux heures, étroitement surveillée par la police, qui confisqua les pellicules photographiques. Une cérémonie religieuse eut lieu ensuite à l'église Pentecôtiste de Téhéran.

Le pasteur Hovsepian, qui était Secrétaire Général des Assemblées de Dieu et Président du Conseil des Pasteurs d'Iran, s'était opposé avec courage à la fermeture de la Société Biblique et avait dénoncé avec vigueur les persécutions contre les chrétiens d'Iran, refusant de signer une déclaration selon laquelle ceux-ci jouiraient de tous les droits constitutionnels. Son frère Eduard l'a remplacé à la tête de sa communauté pentecôtiste à Téhéran.

Le 2 juillet 1994, le Pasteur Tadeos Michaelian, qui avait disparu le mercredi 29 juin, a été retrouvé assassiné, abattu de trois balles dans la tête. Pasteur de paroisse à Téhéran, âgé de 62 ans, il avait été Secrétaire du Synode Presbytérien d'Iran et également Secrétaire Général de la Société Biblique d'Iran. Après l'assassinat du Pasteur Hovsepian, il était devenu Président du Conseil des Pasteurs d'Iran. Licencié en droit et en théologie, il enseignait la philosophie, la psychologie et la littérature persane. Traducteur renommé, il avait traduit en farsi plus de 60 livres chrétiens. Comme les deux pasteurs ci-dessus, c'était une personnalité gênante, donc à faire disparaître.

À la suite de cet assassinat, coïncidant avec celui de Mehdi Dibaj, la Fédération Protestante de France a publié un communiqué de presse, et son Secrétaire Général J. Stewart a demandé une audience auprès de l'Ambassade d'Iran à Paris, où un chargé d'affaires mit ces crimes sur le compte de terroristes du mouvement des Moudjahidins, qui cherchaient ainsi à déstabiliser le pouvoir actuel. Version formellement démentie par les Moudjahidins.

En juillet 1994, l'inquiétude n'a cessé de croître dans les milieux chrétiens d'Iran, car les assassins du Pasteur Hovsepian avaient laissé sur son corps une liste d'autres chrétiens à abattre, tandis que les disparitions se multipliaient. Le Pasteur Diamalisadeh, de Chiraz, a disparu à cette date, ainsi que deux chrétiens arrêtés à Ahwas, dont un pasteur sous le nom de Beni Paul, tandis qu'un autre pasteur était arrêté le 4 juillet à Téhéran.

Un rapport d'enquête publié par Middle East Concern, organisation de défense des minorités religieuses, a affirmé, preuves à l'appui, que les pasteurs Dibaj, Hovsepian et Michaelian avaient été assassinés par un escadron de la mort opérant sur instructions directes des milieux politiques les plus élevés.


Autres églises

1. Assyro-chaldéens

Église Assyrienne : En 1992, la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU a signalé qu'à Orumiyeh (Azerbaïdjan iranien) les membres de cette église faisaient l'objet de tracasseries et de menaces d'emprisonnement, cela malgré leur statut de protégés. Les commerçants assyriens étaient tenus de placer sur la vitrine de leurs magasins des signes indiquant leur confession, ce qui entraînait une diminution de leurs ventes.

Église chaldéenne Le clergé de cette Église unie à Rome s'est considérablement réduit par suite d'une politique persistante d'expulsions de prêtres et d'évêques (encore deux cas en 1993). Fin 1993, il ne devait plus rester que deux prêtres pour un. diocèse et trois prêtres pour l'autre. Dans un quartier de la périphérie de Téhéran, où vivent un certain nombre de familles chaldéennes, il a été interdit en 1993 de célébrer la messe et d'enseigner le catéchisme aux enfants


2. Église Épiscopalienne

Cette église anglicane a beaucoup souffert dès les premiers mois du régime islamique. Un prêtre a été assassiné, et un attentat a été commis contre l'évêque Dehquani Tafti et son épouse (qui fut blessée). Puis, alors qu'il était à Chypre pour un congrès, leur fils unique fut assassiné. Sa femme et ses filles le rejoignirent à Chypre, d'où il continue à diriger le diocèse. Mais en 1986 il devint évident qu'il ne pourrait rentrer en Iran, et le Révérend Iraj Mottahhedah fut consacré évêque auxiliaire par quatre évêques d'Australie et du Pakistan.

3. Eglise Arménienne

Sa situation semble être une des moins mauvaises. En effet, selon l'archevêque Mgr Manoukian, d'ailleurs très prudent dans ses propos : "À condition de ne pas faire de prosélytisme, nous pouvons célébrer notre culte." Par ailleurs, les autorités ont permis de construire de nouvelles églises.
Mais cela n'est qu'un des aspects du statut de protégés consenti (ou imposé) aux Arméniens, et l'archevêque en question s'est bien gardé de mentionner que la communauté arménienne d'lran est soumise à des règles strictes. C'est ainsi que, selon le mensuel catholique français Peuples du Monde (août 1995), les femmes arméniennes doivent porter le tchador tout comme les musulmanes, et que l'alcool est interdit aux Arméniens comme aux Iraniens. En outre, les manuels scolaires arméniens sont soigneusement: examinés par les autorités avant leur impression. Enfin, dans 13 des 26 écoles arméniennes, les enseignants ont été remplacés par des professeurs musulmans.

Les ayatollahs d'Iran ont donc une bien curieuse façon d'envisager le dialogue islamo-chrétien. Pour eux, il s'agit uniquement d'obéir à ce verset bien connu du Coran:

"Faites la guerre aux gens du Livre qui ne pratiquent pas la vraie religion.
Sourate 9, v. 29.



Voir aussi: Huit personnes dont six pasteurs arrêtées en Iran risquent la peine de mort Nicolas Ciarapica, déc. 2006