18/06/2008

Algérie : vidéos et articles

Avant de lire les articles ci-dessous, je vous invite à visionner cette vidéo de la chaine catholique Ktotv sur les persécutions des chrétiens en Algérie.

L'invité venu parler de la situation des chrétiens algériens, notamment les nombreux convertis venus de l'Islam, était Mohammed-Christophe Bibb, fondateur de l'association Notre Dame de Kabylie. Je renvoie aux postes précédents ici et là sur les récentes persécutions anti-chrétiennes dans ce pays.

Loin de la langue de bois généralement entendue dans les médias sur ce sujet, Mr Bibb a judicieusement rappelé que l'Islam s'est construit contre le christianisme et qu'en Afrique du Nord, les premiers colonisateurs furent les arabes. Il a surtout demandé que le gouvernement algérien ne s'ingère pas dans la foi de ses ressortissants chrétiens.

Cliquez sur ce lien :

http://www.ktotv.com/cms/videos/fiche_video.html?idV=00039807&vl=video_nouveautes

 

Chrétiens algériens harcelés par la justice

(6 juin)

L’association Portes Ouvertes qui défend les chrétiens persécutés regrette les condamnations de quatre Algériens pour prosélytisme le mardi 3 juin.

« Ce sont des coups de boutoir dans la liberté d’expression en Algérie.

Ces chrétiens se sont simplement réunis pour prier et chanter des cantiques. Cela ne peut être considéré comme un crime » estime Michel Varton, directeur de Portes Ouvertes France.

 topinfoalgerie

Ces quatre chrétiens avaient été interpellés en compagnie de deux amis le 9 mai dernier alors qu’ils sortaient d’un moment passé en prière au domicile de l’un d’entre eux. Ils ont été condamnés aujourd’hui à des peines de prison avec sursis et à de fortes amendes.

 

Med Seghir Rachid a été condamné à deux mois de prison avec sursis et une amende de 200 000 Dinars algériens (2000 euros).

Saibi Djillali, Rebeih Abdelhak, Beikel Chabane ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis et une amende de 100 000 Dinars algériens (1000 euros).

Khene Mohamed et Hori Abdelkader qui les accompagnaient ont été acquittés.

 

Depuis la mise en application de la loi du 28 février 2006 (ordonnance 06-03) réglementant les cultes non musulmans, les chrétiens subissent une sévère limitation de leur liberté d’expression en Algérie.

 

Plusieurs chrétiens ont récemment fait l'objet de poursuites judiciaires en raison de leur pratique religieuse, comme Habiba Kouider, qui risque jusqu’à 3 ans de prison « pour possession de livres religieux ».

La jeune femme a déclaré avoir subi dimanche dernier le harcèlement de plusieurs policiers qui l’ont humiliée dans la rue et l’ont interrogée pendant deux heures au sujet de sa foi.

 

A ce jour, 25 communautés chrétiennes algériennes se sont vu notifier l'ordre de cesser toute activité (16 églises appartenant à l'Eglise protestante d'Algérie (EPA) et 9 églises protestantes indépendantes).

Plusieurs associations chrétiennes de France ont souhaité exprimer leur soutien aux chrétiens d’Algérie et ont lancé une pétition.

Il s’agit de l'Alliance Evangélique Française, le Collectif Algérie, l’Association Franco-Kabyle pour la Culture Tafat Umasihi, l’Union des Nord-Africains Chrétiens de France, les groupes Oasis, le Comité Protestant Evangélique pour la Dignité Humaine et l’organisation Portes Ouvertes.

 

Ghlamallah assimile l'évangélisation au discours du terrorisme

(8juin)

Les campagnes d’évangélisation en Algérie ne sont pas menées sous une couverture religieuse, mais visent plutôt à aliéner l’identité nationale, a estimé avant-hier, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, M. Bouabdallah Ghlamallah.

 

Le premier imam du pays qui répondait à une question d’un membre de l’Assemblée populaire nationale (APN) a indiqué que ces campagnes d’évangélisation, en Algérie, tendent à « saper le moral des citoyens et à semer la discorde », estimant que cette situation exige une politique qui « consacre une cohérence entre le discours religieux et le discours national ». Cette politique, explique le ministre, cité par l’APS, doit « veiller à la protection du discours national de toute manipulation étrangère et de toute exploitation religieuse conjoncturelle ». M. Ghlamallah n’a pas manqué, par ailleurs, de faire le parallèle entre l’approche utilisée par ceux qui sont derrière ces campagnes et celle de ceux qui ont appelé, un certain temps, à l’intégrisme religieux qui a donné naissance au terrorisme. Ces campagnes visent à « détourner les jeunes de leur religion par des arguments fallacieux qui rappellent le discours du terrorisme que l’Algérie a pu vaincre grâce aux efforts de tous », a affirmé M. Ghlamallah, estimant nécessaire de faire preuve de « maturité et de vigilance afin de faire échec à ces campagnes ».

 

A noter que les déclarations du ministre des Affaires religieuses interviennent au moment où une polémique anime toujours le débat, aussi bien en Algérie, à travers la réaction de l’église protestante d’Algérie, qu’à l’étranger où des ONG ont dénoncé l’existence de ce qu’ils ont qualifié d’« entraves à l’exercice libre du culte en Algérie ».

 

La polémique est née suite à l’affaire dite « Habiba », une femme âgée de 36 ans qui a été interpellée, dernièrement, à Tiaret en possession de 25 évangiles. La jeune femme attend le verdict d’un procès dans lequel elle est accusée de prosélytisme. Le procureur général près la Cour de Tiaret, avait indiqué à l’APS, à propos de cette affaire, que « la justice se comporte avec objectivité et respecte les individus et les associations qui pratiquent leurs rites religieux conformément au cadre défini par la loi ». Le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza, avait, pour sa part, réitéré, dernièrement, la volonté des autorités publiques de veiller à l’application des lois organisant la pratique des rites religieux, dans le respect de la liberté de culte.

 

« L’affaire liée au prosélytisme, en cours d’instruction à Tiaret, relève de la loi régissant la pratique des rites religieux en Algérie et les autorités publiques veillent à l’application de cette loi dans le respect de la liberté du culte », avait souligné M. Boukerzaza, lors du point de presse animé à l’issue du Conseil du gouvernement.

 

Rappelons que le tribunal de Tiaret a condamné, le 3 juin dernier, quatre individus à des peines de prison avec sursis assorties d’amende et relaxé deux autres dans une affaire similaire. Les six mis en causes qui sont originaires de Tizi-Ouzou, de Tiaret et d’Oran ont été arrêtés, le mois dernier, près du domicile de l’un d’eux, à Haï Mohamed Djahlane, à Tiaret.

 

Après le procès de nos 6 frères le 27 mai, un SOS venu d'Algérie

(10 juin)

Au nom de mes frères qui vivent la tragédie avec moi, nous voulons dire à nos frères musulmans et à l’état que nous sommes des Algériens comme eux et que nous voulons rester et vivre en Algérie. On est plus convaincus qu’on vit une chasse ouverte aux chrétiens dans ce pays par les autorités au premier plan et par la société au second.

 

Comme prévu on a passé au tribunal ce mardi 27 mai 2008 pour être jugé sur crime d’avoir tenter d’ébranler la foi des musulmans. Mon Dieu, comment six personnes peuvent ébranler la foi de quarante millions à moins que le tribunal soit convaincu que la foi des quarante millions n’est pas fondée sur des bases solides, une tente posée sur le sable sans pivots et qui a peur du vent, le vent de la vérité.

 

En plus de ça et au cours du procès, ils nous ont accusés d'avoir organisé une messe sans autorisation, une accusation sans fondement.

 

En fin de procès, le procureur a requis contre nous la sévère peine de (02) deux ans de prison ferme et une amende de 500.000.00 DA chacun, un total de 3.000.000.00 DA, l'équivalent de 30.000 euros.

 

Mes frères dans la foi, ils sont décider de nous enfermer mais ils ne pourrons pas fermer nos cœurs, nous contenions à adorés notre Dieu, notre Dieu est le christ, notre Dieu est vivant, amen.

 

 

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