27/12/2007

Délivré du suicide

suicideDélivré du suicide 

 

D'abord et avant toutes choses, j'aimerais remercier Celui qui m'a ramené de la mort à la vie, Celui sans qui, il me serait impossible de vous partager cette lettre, Celui qui était, qui est et qui sera: Jésus-Christ de Nazareth, le ressuscité du 3e jour.

 

En avril 2002, alors âgé de 25 ans, j'étais en arrêt de travail, pour cause d'épuisement professionnel, depuis plus d'un an. J'étais un alcoolique, un drogué et un dépressif aux prises avec des idées suicidaires.

 

Je désirais mettre fin à mes jours, car j'avais commis l'adultère avec une autre femme et, pensant que ma propre femme ne me pardonnerait jamais, je me disais qu'il valait mieux pour moi de m'éliminer. Ainsi, le problème serait résolu.

 

Ici, j'aimerais faire un petit retour dans le temps, afin de dessiner le contexte entourant mes 3 tentatives de suicide. Ma femme a toujours été une femme de prière, et quelques mois avant cette sombre période de ma vie, elle m'avait fait rencontrer un homme de Dieu. Ce monsieur m'avait demandé si j'acceptais Jésus-Christ comme mon Seigneur et Sauveur, me pardonnant mes péchés, etc.

Je me rappelle avoir dit oui, mais je n'ai rien senti dans mon coeur, comme si aucun changement "intérieur" n'avait eu lieu.

 

J'ai bien dit "intérieur", car extérieurement, bien des choses avaient changé: Encore plus d'alcool, plus de drogue, plus d'idées noires, bref, tout allait de mal en pis. Alors, j'étais finalement résolu à mettre fin à mes jours sur la Terre.

 

1ère tentative de suicide

Ma première tentative de suicide fût verbale. C'est-à-dire que j'ai manifesté ouvertement mes intentions de me tuer, à un membre de ma famille. Résultat: Escorté par les policiers, je me suis retrouvé interné dans l'aile psychiatrique de l'hôspital général de Montréal. Mon séjour fût bref. Après un examen de routine, le psychiatre concluant que j'étais saint d'esprit (à ne pas confondre avec le Saint-Esprit !), me donna mon congé.

 

2e tentative de suicide

Quelques jours plus tard, survint ma deuxième tentative. Cette fois-ci, j'étais fermement déterminé à atteindre mon objectif: me tuer ! Un soir, alors que ma femme était au travail, j'ai ingurgité le contenu de toutes les bouteiles de médicaments de la pharmacie. Il y avait, en autre, une grosse bouteille neuve de Tylénol 500 mg, sans compter les autres bouteilles. J'ai également bu une grande quantité d'alcool. Et là, j'ai attendu de mourir. Ma femme est arrivée à la maison et s'est empressée de composer le 9-1-1. Quand la police et les ambulanciers sont arrivés à la maison, j'ai pris le temps de leur expliquer, calmement, tout ce que j'avais ingéré.

 

Résultat: Escorté par les ambulanciers, je me suis retrouvé interné dans l'aile psychiatrique de l'hôpital du Haut-Richelieu, à Saint-Jean-sur-Richelieu. Mon séjour fût bref. Après un examen de routine, le psychiatre concluant que j'étais saint d'esprit, me donna, lui aussi, mon congé.

 

3e tentative de suicide

Le lendemain, toujours résolu à mourrir, j'ai mis à exécution ma troisième et ultime tentative de suicide.

Étant un homme consciencieux, prévenant et ordonné de nature, j'avais réunit tous les ingrédients, menant, pensais-je, au succès de mon entreprise: Plusieurs bouteilles de bière, de la drogue, un sac de couchage et bien entendu, l'essentiel: un gros couteau de cuisine bien acéré.

 

J'ai consommé la drogue, bu la bière (sauf une), et j'ai dit ceci à ma femme: "Comme tu le sais déjà, je t'ai trompé. J'ai commis l'irréparable, je vais donc dans la cour arrière pour me tuer!" Ma femme a calmement répondu: "Et bien, vas-y!"

 

Ici, il est très important que je vous explique ce qui s'est produit dans la maison, pendant que j'étais à l'extérieur, préparant mon suicide. Ma femme est montée à l'étage pour prier l'Éternel, le Tout-Puissant. Elle a discuté avec Lui. "Seigneur, vais-je encore appeler le 9-1-1?", a demandé ma femme.

"Libère-le, libère-le, libère-le", a répondu le Seigneur. "Mais Seigneur, comment puis-je le libérer. C'est TOI qui libères!", a-t-elle rétorqué. C'est ainsi que ma femme s'est glissée sous les couvertures, en remerciant Dieu, par la foi, qu'Il était tout puissant pour me libérer.

 

De mon côté, j'ai installé mon sac de couchage, calé la dernière bière qui me restait, et commencé à me couper les poignets. Plus je coupais, plus la douleur augmentait et plus le sang coulait. Juste avant de donner un grand coup de toutes mes forces, j'ai pleuré et crié ceci: "Jésus-Christ, si tu existes réellement, comme le prétend ma femme, alors vient m'aider, car cette fois-ci, je vais réussir à me tuer ! "

 

D'un seul coup, mon corps est devenu tout engourdi et il m'était impossible de couper ma peau plus profondément. Je me suis découragé, et j'ai été retrouver ma femme dans le lit, et nous avons dormi dans la douce présence de notre Dieu. Dans l'espace d'une fraction de seconde, Jésus-Christ m'a délivré de l'alcoolisme, de la dépendance à la drogue, de la dépression et des idées suicidaires ! Depuis ce jour, je suis rempli d'une joie indescriptible qui demeure en moi de façon permanente, peu importe les circonstances et les épreuves que je vis ! Il est également très important de souligner que ma femme m'a pardonné avec l'aide de Dieu !

 

Je dis haut et fort: ALLÉLUIA et GLOIRE À DIEU, sans même m'en rendre compte, car ce n'est plus moi qui vis, mais c'est Christ qui vit en moi.

 

Toi qui lis cette lettre présentement, si tu as vécu ou vis actuellement des difficultés, des épreuves et si tu crois que mourir est ta seule solution, alors n'hésite surtout pas à crier comme je l'ai fait, et tu verras Jésus-Christ venir à ton secours.

 

Que TOUTE la gloire revienne au ROI des rois, Jésus Christ !!!

 

Ian Huot

Commentaires

Charles... Très content de vous relire...
J'avais mis des comm pour vous, dans le post : ''vous n'userez pas de mensonge''. Comme il y a surcharge pour la liste de comm, l'indication n'apparaît plus dans cette liste. Allez voir sur ce post. Merci et bien à vous très amicalement.

Écrit par : Jean-Marc | 2007-12-27 à 11.28:21

A Jean-Marc. Stéphane poste tellement de messages que je ne parvient plus à les lire tous !
(il devrait freiner son imagination et ralentir sa production )
En ce qui concerne le suicidaire qui se décrit dans ce post, j'ai connu la même chose avec copain !
Celui-ci s'est jeté du 5ème étage de l'hôpital de Tivoli et s'est écrasé sur le 3ème avec comme résultat des cotes brisées et de nombreuses contusions !
Le pauvre était plein de bleus , les seuls mots que j'ai pu lui dire sont : ca fait tres mal d'essayer de se suicider surtout lorsque l'on rate son coup!
Il faut croire qu'il a compris le message car il est mort d'une façon tout à fait naturelle plusieurs années après !
Comme quoi, lorsque qu'il reste un peu de jugeote dans l'esprit d'un pauvre bougre, point n'est besoin d'avoir recourt en une hypothétique vie dans l'au delà, sinon il aurait recommencé sans faillir et il n'aurait plus raté son suicide !
Bien à vous et avec mes meilleurs voeux pour l'année 2008.

Écrit par : Charles* | 2008-01-01 à 23.59:01

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