30/11/2007

Conversion : ex-prêtre catholique

benignoTransformé par le Christ : Témoignage d'un ancien Prêtre Catholique 

 

Benigno Zuniga ancien prêtre d'Amérique du Sud

 

 

Quoique j'aie été prêtre pendant de nombreuses années, j'ai passé plus de cinquante ans dans les ténèbres spirituelles, car ma connaissance de Jésus-Christ était bien limitée et bien déformée. En fait, le véritable Christ de la Bible restait caché à mes yeux, occulté par de multiples couches d'enseignements religieux compliqués.

Je croyais qu’en dehors du catholicisme de l'Eglise de Rome, personne ne pouvait être sauvé, et que le Pape, représentant du Christ sur la terre, était infaillible. Je lui étais tellement attaché que j'aurais donné ma vie pour le défendre.

 

L'enseignement de la religion catholique

 

A l'âge de seize ans, après avoir reçu toute mon éducation chez les pères Jésuites, j'ai décidé de devenir moine. J'ai fait mes études au Pérou, en Ecuador, en Espagne et en Belgique, et j'ai été ordonné prêtre.

Pendant bien des années, j'ai enseigné dans des écoles catholiques, puis dans un séminaire ; ensuite j'ai servi en tant que Vice-Chancelier dans le tribunal ecclésiastique de mon diocèse. J'ai été aumônier dans l'armée, et prêtre dans deux des paroisses les plus importantes de mon pays.

Comme prêtre de paroisse, je me faisais fort de combattre les protestants. Je les considérais comme des hérétiques et j'enseignais à mes fidèles que tous les protestants étaient dépourvus de sens moral. Puisque certains d'entre eux faisaient constamment référence à l'autorité de la Bible, j'ai décidé d'écrire un livre en me servant des Ecritures pour dénoncer cette erreur-là.

 

L'enseignement de Dieu

 

J'ai soigneusement étudié la Bible, chapitre après chapitre, pendant trois ans. J'ai alors été terriblement ébranlé en découvrant que c'était moi qui étais dans l'erreur. Incapable de réfuter ces hérétiques, j'étais moi-même réfuté par ma propre Bible catholique. J'ai vu combien mes croyances catholiques m'avaient éloigné de ma Bible. Souvent, j'étais ému aux larmes de voir que j'avais si docilement adhéré à des pensées humaines au lieu de m'attacher à l'enseignement de Dieu.

Cette lecture de la Bible chapitre par chapitre a également eu pour effet d'aviver progressivement ma conscience. J'ai vu combien j'étais loin de Dieu. En tant que prêtre, je projetais une image de sainteté, mais en réalité je donnais prise à toutes sortes de péchés, et ma vie n'avait rien de céleste. Mes soutanes noires étaient bien à l'image des ténèbres de mon cœur. Rien ne me procurait cette paix à laquelle j'aspirais tant : ni les sacrements, ni les prières aux saints, ni la pénitence, ni l'eau bénite, ni la confession de mes péchés à un confesseur humain.

 

Transformé par le Christ

 

Prêtre plus que cinquantenaire, un jour j'ai enfin livré mon cœur à Dieu. Je me suis agenouillé devant Christ ; bien qu'invisible, Il est enfin devenu quelqu'un de vivant et de vrai pour moi. Conscient d'être moins que rien, le cœur brisé, je me suis repenti de L'avoir offensé par ma vie de péché. En esprit, j'ai vu la croix où Son Sang précieux a coulé pour me délivrer du châtiment que je méritais. A la suite de cette prière, le Christ a transformé ma vie. Il m'a appelé hors du tombeau de mes ténèbres

Spirituelles ; Il m'a conduit dans une expérience vivante, et m'a donné de Le connaître personnellement, tel qu'Il est.

Le secret de l'authenticité spirituelle est de rencontrer le Christ au travers d'une foi sincère et fervente. Là où le Christ règne sans partage dans un cœur, toutes les autres bénédictions spirituelles sont assurées par surcroît.

 

28/11/2007

Devenir chrétien: la mort d'un ex-musulman

Devenir chrétien: la mort d'un ex-musulman

 

ziwar_ismaeelZiwar Muhammad Ismaeel, un converti Kurde, fut tué le 17 février 2003 dans une ville du nord de l'Irak.

 

Quand Ismaeel est devenu chrétien, sa famille a demandé au chef de la mosquée locale ce qu'il fallait faire maintenant qu'il a quitté l'Islam. Le mollah a déclaré qu'il était un apostat et a recommandé qu'il soit tué. Quelques membres de sa parenté l'ont capturé et emmené dans un lieu éloigné où ils lui ont donné à choisir, ou il renonce à sa foi, ou il sera tué. Ses amis ont essayé de l'aider et l'ont caché. Mais Ismaeel a refusé de rester là très longtemps car il ne voulait pas montrer qu'il avait peur. "Avec Jésus à mes côtés, je n'ai rien à craindre," a-t-il déclaré. "Il faut que je retourne dans ma famille pour leur dire que même s'ils me tuent, jamais je ne renierai Christ."

 

Pour gagner sa vie il est devenu chauffeur de taxi.

 

Au matin du 17 février, il était dans la file des taxis attendant son tour pour prendre des passagers. Aux environs de 8h30 du matin, un étranger s'est approché de la station et s'est mis à lui parler. Ses compagnons chauffeurs de taxis ont raconté qu'Ismaeel avait offert à cet homme une tasse de thé ; Cet homme s'est mis alors à demander à haute voix qu'Ismaeel renie sa foi en Christ et revienne à l'Islam.

 

Quand Ismaeel a refusé, disant qu'il ne cessera jamais de croire en Christ, l'étranger lui a demandé de se mettre sur le côté pour lui parler en privé. Quelques secondes après, les témoins ont raconté que l'homme a sorti un pistolet automatique et a tiré sur Ismaeel à bout portant. Au total 28 balles furent tirées dans la tête et la poitrine avant qu'il ne s'écroule sur le sol, tué sur le coup. Quand la police a capturé le tueur, l'homme a déclaré accomplir la volonté d'Allah et dit, "Je ne me sens pas coupable de l'avoir fait."

 

On a raconté qu'il était membre de l'Union Islamique et qu'il avait passé deux ans en Afghanistan. Un ami qui connaissait Ismaeel a dit, "Il était toujours en train d'exhorter les autres chrétiens leur disant d'être courageux et de ne pas avoir peur."

 

Il a laissé une femme et cinq enfants.

26/11/2007

Conversion : Carl Lewis

lewisCarl Lewis, l'homme qui a pulvérisé tous les records 

 

Il est difficile de croire qu'un professeur de lycée lui ait dit - il avait alors 15 ans - qu'il serait seulement un bon à rien, et qu'il n'excellerait ni en athlétisme, ni dans la vie. Il a remporté huit médailles d'or, détient trois titres olympiques consécutifs de saut en longueur, et a battu le record du monde du 100 mètres hommes en 9"86/100. II remporta le relais 4 x 100 mètres aux Jeux Olympiques d'été en 1992, avec l'équipe des Etats-Unis, ce qui porta le record mondial à 37"40/100. Alors que le monde l'a qualifié de surhomme! Lewis, quant à lui, sait à qui il doit ses succès. En effet, bien avant sa première médaille d'or, il avait remis sa vie à Jésus-Christ.

 

"Lorsque j'ai invité Jésus à entrer dans ma vie, je l'ai accepté comme Seigneur. A cette époque, j'ai aussi découvert que j'avais beaucoup d'amis chrétiens pour me soutenir. Dans les moments difficiles, ils ont été présents pour m'épauler et m'encourager, en m'orientant vers la bonne direction, celle qui mène à Dieu". Lors d'un meeting, Lewis dut abandonner en raison d'une infection des sinus. Il sembla qu'il allait devoir tranquillement tirer sa révérence au sport qui l'avait propulsé vers la célébrité, mais ce ne fut pas le cas.

En 1992, malgré une blessure, il n'a pas déçu les 65000 fans présents dans le stade. Son relais, en position de second, accompli en 8,8 secondes a permis aux Américains de porter leur avance, qui n'était que de un mètre, à sept mètres. Juste après sa victoire, il cita le Psaume 103 v.5 qui dit: Dieu "rassasie de biens ta vieillesse et te fait rajeunir comme l'aigle". Carl dit aussi: "Nous vivons dans un monde terre à terre, et parfois nous attribuons la réussite à la vertu de nos propres efforts alors qu'en fait, c'est la protection et la grâce de Dieu qui nous rend capables".

Carl Lewis : "Jésus est le Numéro 1 dans ma vie et je suis prêt à me lever pour le proclamer. Ma carrière a été excellente, mais non exempte de défis et de difficultés. C'est dans ces moments-là que j'ai pris conscience de l'importance de Jésus-Christ dans ma vie et combien j'avais besoin de Lui. J'ai atteint mes objectifs à plusieurs reprises et il faut une motivation pour y arriver. Pour ma part c'est celle de rendre gloire à Dieu. Les athlètes sont souvent considérés comme des modèles à imiter. Pour cette raison, mon désir est d'attirer les gens à Christ.

Lors des J.O. de 1988 à Séoul en Corée, tandis que le starter nous invitait à nous positionner sur la ligne de départ, j'allais devoir affronter une nouvelle fois quelques-uns des meilleurs athlètes mondiaux. J'ai couru non seulement pour moi et pour mon pays, mais aussi pour mon Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

 

En 1984, à Los Angeles, j'ai eu la joie de participer à quatre épreuves et de remporter les quatre médailles d'or! J'ai traversé bien des situations et ce fut à chaque fois le Seigneur Jésus qui m'a donné confiance, force et énergie pour être le meilleur.

Avant que je remette ma vie à Dieu, j'ai traversé des moments terribles. J’étais petit, maigre, et pas très rapide. Au collège, même ma soeur Carole me battait en vitesse. J'étais souvent méprisé par les autres et c'est seulement à l'université de Houston, en suivant l' entrainement sous la responsabilité de Tom Tellez, que j'ai commencé à avoir du succès au niveau national. En Juin 1981, j'ai fait une expérience qui a changé ma vie. Je participais aux championnats américains d'athlétisme à Baton Rouge (Louisiane), lorsque Willie Gault, un ami proche, de niveau mondial au saut de haies, m'a invité à l'église.

 

Je croyais être un chrétien puisque j'avais toujours fréquenté l'église avec mes parents et que de surcroît, j'étais américain. Mais comme la plupart des gens, je ne savais pas ce qu'être chrétien veut réellement dire. Sam Mings, un ami de Willie, de l'organisation "Témoins laïcs pour Christ", a prêché sur l'amour de Jésus pour l'homme. Il nous a parlé de la venue de Jésus sur terre, de sa vie sans péché, sa mort sur la croix et sa résurrection. Sam nous expliqua que nous avions besoin d'une relation personnelle avec Jésus-Christ.

Cet après-midi-là, j'ai remporté la victoire au saut en longueur, puis je suis retourné à l'église. Au cours de la réunion, on nous posa la question suivante : "Si tu devais mourir aujourd'hui, es-tu sûr d'aller au ciel?". Je savais que je devais me mettre en règle avec Dieu. Inviter Jésus dans ma vie fut un tournant pour moi, aussi bien pour ma carrière que - et c'est le plus important pour ma vie spirituelle.

 

Aux J.O. de 1984, j'ai vu un rêve se réaliser. Ce fut un honneur et une bénédiction pour moi d'égaler Jesse Owens. Beaucoup de gens n'ont pas compris pourquoi j'ai arrêté le concour juste après mon premier saut. Je savais, en fait, que ce saut me permettrait probablement de remporter la victoire et, plutôt que d'aller chercher le record de Bob Beamon, j'ai décidé de garder mes forces pour les autres épreuves que je devais disputer les jours suivants.

C'est Dieu qui m'a permis d'être rapide, mais je suis certain qu'il y a des centaines de personnes dans la rue qui peuvent courir aussi vite que moi. J'essaie simplement d'utiliser au mieux ce don de Dieu. Je sais que je peux réaliser maintes prouesses grâce à Jésus. C'est Lui la puissance qui sous-tend ma force personnelle.

 

Mes parents ont joué un rôle important dans ma vie d'athlète ainsi que dans ma vie spirituelle. Ils ont pris du temps au début de ma carrière pour monter un club d'athlétisme qui nous a permis, à ma soeur et moi, de nous lanver dans le sport.

Un mois seulement avant la mort de mon père, nous étions rassemblés dans la maison familiale au New Jersey. Il disait que le Seigneur nous donne toujours force et consolation dans n'importe quelle situation. Peu importe la difficulté apparente. Sa grâce et son amour nous suffisent. Après la mort de mon père, nous nous sommes davantage rapprochés les uns des autres. Chaque fois que l'un de nous a un problème ou un besoin, nous sommes là pour l'aider.

 

Aujourd'hui, j'ai la possibilité de parler de Jésus à beaucoup de jeunes gens, et c'est la chose la plus importante que j'aie jamais faite dans ma vie. Je ne peux garder pour moi-même la paix du coeur et l'enthousiasme que je ressens en tant que chrétien".

24/11/2007

Le Parlement européen condamne la persécution des chrétiens

Le Parlement européen condamne la persécution des chrétiens

 

Le Parlement européen a approuvé jeudi 15 novembre, à l'unanimité quasiment, une résolution qui dénonce les violences contre les croyants dans le monde, en particulier contre les chrétiens, en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient

 

Le Parlement européen a condamné jeudi 15 novembre les "graves épisodes qui mettent en danger l'existence des communautés chrétiennes et d'autres communautés religieuses" ainsi que "toutes formes de discrimination et d'intolérance fondées sur la religion et la croyance" dans le monde.

 

Dans une résolution approuvée à 57 voix contre deux et une abstention, les parlementaires européens se sont dit particulièrement inquiets de la multiplication des épisodes d'intolérance et de répression contre les communautés chrétiennes, notamment en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient.

 

Le texte appelle les gouvernements concernés "à juger les auteurs de ces crimes", à fournir "des garanties adéquates et effectives de liberté de religion et de croyance" et à améliorer la sécurité des communautés chrétiennes, soulignant que "les autorités ont le devoir de protéger toutes les communautés religieuses, y compris les communautés chrétiennes, de la discrimination et de la répression".

 

Le texte cite des cas concrets d'enlèvements, d'homicides et de violences enregistrés récemment dans plusieurs pays : Irak, Pakistan, Gaza, Egypte, Turquie, Syrie, Soudan, Chine et Vietnam. Entre autres, l'enlèvement de deux prêtres irakiens en octobre dernier, l'assassinat du P. Ragheed Ganni et de trois diacres à Mossoul en juin, l'assaut mené contre une église chrétienne en octobre dans la périphérie de Lahore l'assassinat d'un évêque protestant et de son épouse en août à Islamabad au Pakistan, l'assassinat du gérant d'une librairie chrétienne à Gaza en octobre, l'enlèvement du P. Bossi en juin aux Philippines, etc.

 

"Promouvoir la tolérance"

 

Le Parlement européen souligne aussi "la gravité de la situation concernant la liberté religieuse en Chine, où les autorités continuent de réprimer toute manifestation religieuse, de l'Eglise catholique en particulier, dont de nombreux fidèles et évêques sont détenus depuis des années, et dont certains sont même décédés en prison". Il relève aussi la "forte répression des activités de l'Eglise catholique et des autres religions" au Vietnam.

 

Grâce à cette résolution, s'est félicité Mario Mauro, vice-président du Parlement européen et promoteur de la résolution, interrogé par l'agence italienne SIR, "la Commission européenne devra désormais faire davantage attention à ce que tout programme de coopération et d'aide au développement soit établi sous la condition que le principe d'une vraie liberté religieuse soit respectée".

 

Soutenant le dialogue interreligieux, la résolution invite aussi les autorités religieuses à "promouvoir la tolérance" et à agir contre toute forme d'extrémisme. 

Source : La-croix.com

22/11/2007

Confessions d'un terroriste palestinien converti à Jésus-Christ

walidConfessions d'un terroriste palestinien converti à Jésus-Christ

 

"Il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël", chantait l'ancien terroriste Walid Shoebat devant une foule d'étudiant - juifs pour la plupart - à l'Université de Toronto la semaine dernière.

 

En absolue contradiction avec les chants de l'OLP qu'il récitait en grandissant, avec des mots comme, "aiguise mes os en glaive et fais de ma chair des cocktails molotofs," Shoebat, qui a maintenant 44 ans, chante une mélodie totalement différente. La visite de Walid Shoebat à l'Université de Toronto, avec Tovia Singer de la Radio Nationale d'Israël, était le dernier effort de l'ancien terroriste au nom de sa dernière cause : Israël et le peuple Juif. Shoebat a raconté son extraordinaire voyage sur les ondes et devant des spectateurs à travers l'Amérique du Nord, encourageant les gens "Levez-vous et sentez le danger avant que l'Islam réussisse à mettre en application son programme de Jihad dans le monde entier."

 

Né en 1960 de père musulman et de mère chrétienne américaine, Walid grandit principalement dans le village de Beit Sahour, près de Bethlehem. Ses parents se rencontrèrent pendant que son père étudiait aux État Unis, ils se marièrent et retournèrent à Beit Sahour qui était sous contrôle Jordanien, l'année de la naissance de Walid. Une fois sur place, son père confisquât le passeport de sa mère et l'empêcha de partir. Après une brève période en Arabie Saoudite, les Shoebat déménagèrent à Jéricho, où le jeune Walid fut enrôlé dans une école dirigée par des jordaniens. "La première chose que nous y apprenions en grandissant était de haïr les Juifs," raconte Walid . "Je n'oublierai jamais le premier chant que j'y ai appris : les Arabes nos bien-aimés et les Juifs nos chiens . Je me demandais toujours qui étaient les Juifs, mais je répétais les mots avec les autres enfants sans savoir leur signification."

 

Rapidement après la Guerre de 6 Jours son père l'envoya dans une école à Bethlehem "où je grandit dans la foi de l'Islam, dans laquelle je fus nourri avec l'idée qu'un jour l'accomplissement d'une ancienne prophétie de Mohammed, prophète musulman, viendra," raconte Shoebat . "La prophétie prédit une bataille dans laquelle la Terre Sainte sera reprise et que l'élimination des Juifs se fera via un massacre massif et que le jour du jugement n'arrivera pas avant que les Arabes aient vaincu les Juifs à Jérusalem et dans les nations alentours." Peu de temps s'était écoulé avant que l'éducation de Walid ne l'entraîne à être mêlé à divers actes de terrorisme.

 

Ça n'a pas mis longtemps avant que Walid ne soit initié dans le groupe terroriste du Fatah de Yasser Arafat . "Je fus recruté par un gars nommé Mahmoud Abu-Amr, de Jérusalem" raconte Walid. "Je l'ai rencontré à Mont du Temple à Jérusalem où il m'a donné un engin explosif vraiment sophistiqué qu'il avait créé. La bombe - une charge explosive cachée dans du pain - était destinée à une succursale de la 'Leumi Banque' à Béthlehem. "Nous étions passé en fraude au Mont du Temple - avec des explosifs et un minuteur à la main, afin d'éviter les contrôles. Je suis allé à un arrêt de bus afin de prendre un bus pour Bethlehem, entièrement prêt à donner ma vie s'il le fallait". Malgré cela, il avait eu un moment d'incertitude. "À la dernière minute j'aperçus des enfants marcher au alentour de la banque et décidais: 'c'est ridicule'. Je la jetais sur un toit tout près." Walid dit qu'il n'était pas motivé par le nationalisme ou par le désir d'autodétermination autant qu'il l'était par son éducation Islamique.

 

"Je n'étais pas seulement un terroriste, mais j'étais terrorisé par mes convictions", raconte Shoebat, "depuis lors je dus acquérir assez de mérite et de bonnes actions pour aller au ciel, sans l'assurance que mes bonnes actions l'emporteraient sur les mauvaises dans la balance lorsque je serais jugé par Dieu. Il m'avait été enseigné que de mourir en combattant les Juifs adoucirait la colère d'Allah envers mes péchés et que ça me garantissait une bonne place au ciel avec des femmes aux grands yeux magnifiques pour accomplir mes désirs les plus intimes. D'une façon ou d'une autre par de réelle attaques envers les Juifs, ou si je devais être tué lors d'attentat, je gagnerai - la terreur était le seul moyen."

 

Après avoir passé de nombreux mois dans une prison Israélienne, Walid partit étudier aux États-Unis, à 18 ans il devint activiste à Chicago, en collectant des fonds pour l'OLP. "Même en vivant en Amérique - une société civilisée, si vous voulez - je n'avais toujours pas changé d'un poil de façon de penser en ce qui concernait Israël et les Juifs." La transformation vint en 1993, lorsque fraîchement marié il essaya de convertir sa femme Catholique à l'Islam. "Je revendiquais que les Juifs avait corrompu la Bible et qu'ils étaient tueurs de prophète", nous dit-il. Sa femme lui demanda de lui prouver ses revendications. Déterminé, il acheta sa première Bible afin de montrer à sa femme les contradictions et corruptions introduites en elle par les Juifs.

 

En 1993 j'ai demandé au Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob de me révéler si la Bible était réellement aussi corrompue que je le pensais ou si Elle était la vérité et le Coran le faux document", dit -il. En étudiant parallèlement le Bible et le Coran, il en vint rapidement à un carrefour logique: "soit les Juifs avaient en effet changé les Écritures - parce que comment Dieu pouvait-il être du côté du peuple mauvais - ou le Coran était faux, et j'étais le méchant", raconte Walid. "J'ai donc décidé d'examiner l'histoire des deux côtés - de peser le pour et le contre des deux parties. C'est alors que j'ai commencé à voir le lien entre le peuple Juif et leur terre." Doucement un changement survint chez l'ancien partisan du Jihad.

 

"Après avoir lu la Bible des Hébreux, les justes guerres d'Israël - depuis les temps bibliques jusqu'à nos jours - j'ai commencé à me rendre compte", dit Walid. "Comment se pouvait-il qu'Allah soit le vrai Dieu si la Guerre de 6 Jours en 1967 a donné la plus grande victoire des Juifs depuis que Josué a encerclé Jéricho. Le plus est que la victoire d'Israël - contrairement aux conquêtes Musulmanes pleines de viols de pillages et de massacres - apporta la liberté pour tous les peuples et les religions. Tout le monde - l'a vu et tout le monde s'en souvient, mais malheureusement les gens aujourd'hui refusent d'admettre la vérité de ce qu'ils voient."

 

Shoebat décida à ce sujet de se détourner du terrorisme et du Jihad. "Je réveillais ma femme et lui dis: Maria je pense que j'avais tort d'essayer de te convertir à l'Islam". Il s'engagea sur la voie de la réconciliation, ressentant de profonds regrets pour ses actions passées ainsi que de la colère envers ceux qui l'avaient endoctriné pour les effectuer. "Je souhaitais profondément recevoir le pardon du soldat que j'avais presque tué," dit-il à Singer. Il se souvint avoir entendu un autre soldat l'appeler Amnon. Je voudrais demander à Amnon de bien vouloir comprendre que je subissais un enseignement dicté par la haine qui me remplissait de haine pour les Juifs. Cela nous avait été enseigné depuis la plus tendre enfance et je ne savais rien de mieux". Déterminé à faire savoir à son peuple ce qu'il savait, il commença rapidement à parler aux musulmans - leur demandant de faire face à ce que l'Islam est et ce qu'il est devenu. Shoebat ajoute: "J'y ai grandi, j'étais dans les mosquées, aux ummahs et aux écoles religieuses. Je sais ce qui continue d'être enseigné aujourd'hui dans les manuels et par les dirigeants religieux - c'est pour cela que je lance mon défi à ceux qui revendiquent que l'Islam n'est pas la religion de terreur que l'on voit de nos jours: si ce n'est pas cela l'Islam, alors qu'avez vous fait l'empêcher et dire 'ce n'est pas bien?'".

 

"Ce que l'occident ne comprend pas au sujet de l'Islam", dit Shoebat à l'émission radio de Tovia Singer, "c'est que le Jihad a trois étapes. Si les musulmans ont le dessus alors le Jihad est imposé par la force. Si les musulmans n'ont pas le dessus alors le Jihad est réalisé par des moyens politiques et financiers. Depuis que l'Islam n'a plus le dessus en Amérique et en Europe, ils parlent de paix tout en soutenant le Hamas et le Hezbollah. L'idée que l'Islam est une religion de paix provient de la partie silencieuse du Jihad."

 

L'Imam (le "prêtre" islamique) du comté d'Orange, en Californie, également invité au show de Tovia, et en désaccord avec les dires de Shoebat, dit que le Jihad représente une lutte interne et non un génocide d'infidèles, ainsi qu'Oussama ben Laden l'entend. Shoebat réfuta impassiblement les revendications de l'Imam en récitant verset après verset des écritures coraniques, dans son arabe original et le traduisant en anglais. "Il y a plus de cents citations de Mohammed en ce qui concerne les Jihad - Je pourrais réciter chacun d'entre eux mais ça nous prendrait toute la journée. Chacun d'entre eux se réfère spécifiquement au Jihad par le glaive, tuer et ne faire aucun prisonniers - avec seulement une citation se référant à une bataille interne appelée ainsi par Mohammed après la conquête et l'occupation totale de l'Arabie." Walid dit que de telles revendications sont typiques des dirigeants islamistes en Amérique, et qu'elles sont naïvement avalées par les auditeurs occidentaux qui ne veulent pas croire que l'une des plus grandes religions du monde représente un danger pour l'humanité.

 

Lorsqu'on lui demanda s'il croyait que les musulmans d'Amérique adhéraient au programme du Jihad qu'il avait décrit, Shoebat apporta des précisions sur ses déclarations, "les Afghans aux U.S. et les Iraniens qui ont quitté l'Iran sont des gens particulièrement paisibles. Toutefois, les communautés de langue arabes en Amérique soutiennent vraiment Oussama ben Laden et le Hamas." Il cita une corrélation directe entre l'adhésion à l'Islam et le soutien du terrorisme. Moins ils en savent à propos de l'Islam plus ils sont pacifiques. Il y a ceux qui rejettent les sources classiques et qui se focalisent sur les versets de paix du Coran, cherchent à dénaturer les versets parce qu'ils ne veulent pas s'engager dans la violence. Mais si ces prédicateurs veulent débattre avec Oussama ben Laden, c'est lui qui l'emportera, car les mots du Coran sont de son côté.

 

Shoebat lui même, maintenant chrétien évangélique, estime qu'il est dommage que les arabes chrétiens choisissent la théologie de la haine des juifs, alors même qu'ils subissent les persécutions et les intimidations de la majorité musulmane. Les arabes chrétiens en Israël tiennent leur éducation de leurs dirigeants et de l'église catholique, se lamente Shobat. Ils adhèrent grosso modo à la "Théologie de Remplacement" - qui dit que Dieu va remplacer Israël par l'église catholique. Ils ont également proposé une nouvelle Théologie de Libération, réquisitionnée par le mouvement Palestinien."

 

Bien que Shoebat ne mâche pas ses mots, sa transformation n'a pas été facile. "Mon père et ma famille me collèrent l'étiquette de traître, ils dirent que j'avais trahis ma cause, ma religion, ma culture, tout. Si l'Islam et réellement une religion de paix alors ma famille devrait me considérer comme un ami. Mon propre frère ne menacerait pas de me tuer, ma famille ne m'aurait pas confisqué mes terres et demandé que je rentre à Bethlehem pour déclarer qu'il n'y a pas d'autre dieu qu'Allah et Mohammed est son prophète. Si je ne crois plus en l'Islam, pourquoi devrais-je déclarer une telle chose? Le fait est que Mohammed demande clairement que celui qui change de foi soit tué. Quelle partie du mot "tuer" est incomprise par ceux qui proclament que l'Islam est une religion de paix? Je dois vivre en me cachant et être très prudent alors que je vis dans une société libre ici au U.S.A."

 

Mais il insiste sur le fait que sa soif de vérité en vaut la peine et voit cela comme sa mission de porte-parole de la paix véritable. "Je viens à vous, les juifs par amour pour votre peuple et votre Bible, pour vous dire que mon peuple a tort", a-t-il dit à un groupe d'étudiants juifs à Berkeley. "Les arabes et les musulmans ont tort." Bien qu'il sente que cela relève de la plus grande importance de parler à des groupes juifs pour leur dire de faire attention à ne pas abandonner une part de la terre d'Israël aux terroristes islamiques - son véritable objectif est lié avec son propre peuple.

 

"Mon rêve est d'aller dans les prisons où j'avais l'habitude d'être - Ramallah, Muskavit, peu importe la prison - y aller et dire: 'Hey! Vous pouvez vivre une vie différente de celle que Yasser Arafat et Ahmed Yacine vous ont obligé à croire.' Je veux débattre avec eux et leur dire qu'il n'y a pas 72 vierges ni aucune autres de ces âneries enseignés dans leurs écoles qui les attendent au paradis." Dans ses apparitions dans des mosquées, synagogues et émissions de radio, Shoebat est tout à fait disposé à répondre aux questions des juifs, arabes et islamistes. Un étudiant de l'Université de Toronto lui demanda ce qu'il conseillait à Israël de faire pour mettre un terme aux agissements du Jihad contre elle. "La plupart des juifs croient à la solution d'un double état" répondit Shoebat.

 

"Je n'y crois pas. Un état Palestinien élaborera ses propres règles et lois pour continuer de tuer les Juifs. Il suggéra à la place, qu'Israël se lève et sente l'humus. Nous devons retourner au status quo - l'occupation. Sous l'occupation, il y avait du travail, les gens allaient au travail et soutenaient leurs familles, et quiconque était impliqué avec le terrorisme était exilé ou emprisonné - comme dans tout les pays modernisés du monde. Je pense qu'Israël doit rester fort et se battre - démanteler le groupe islamique Hamas et retirer toutes les armes, comme c'était le cas avant. L'arrivée des armes dans la société Palestinienne par Israël (par les accords d'Oslo, Israël donna des fusils d'assaut aux forces de police d'Arafat) était un désastre et ils doivent être confisqués."

 

En réponse à une autre question à propos de la vie en Yesha (Judée, Samarie et Gaza) avant la guerre de 67, Shoebat décrit ce qu'était la vie à Jéricho en ce temps là: "Nous ne faisions pas particulièrement attention aux règles Jordaniennes. L'enseignement de la destruction d'Israël était une partie sûre du plan, mais nous nous considérions Jordanien jusqu'à ce que les Juifs retournent à Jérusalem. Soudain nous étions Palestiniens - Ils remirent une étoile sur le drapeau Jordanien et soudainement nous avions un drapeau Palestinien".

 

Shoebat est convaincu que la guerre continuelle contre Israël n'a rien à voir avec le désir des arabes d'un état palestinien. "Jamais dans l'Histoire il n'y a eu d'état Palestinien" dit Shoebat. "Nous n'avons jamais voulu d'état palestinien - même aujourd'hui les Palestinien ne veulent pas d'état palestinien..."

 

"Alors que veulent-ils réellement?" demanda Tovia Singer. "Ils veulent la destruction des juifs", dit Shoebat. "C'est une guerre sainte. C'est dans la culture, la tradition. Arafat fait parti du bloc comme Saddam Hussein, Oussama ben Laden, Ahmed Yacine. Ce sont des gens de la même espèce, malgré quelques petites différences, ils sont de la même espèce."

 

Questionné par Singer sur ce qu'est son message pour le peuple juif aujourd'hui, Shoebat réfléchit un moment et répondit: "Votre Dieu est un Dieu magnifique, comme votre peuple et votre terre. Tenez bon et soyez fort. Ne soyez pas effrayés par les nations du monde, par ceux qui essaient de vous affaiblir et prendre votre terre". Après coup, mais dit dans un sentiment de grande urgence, l'ancien terroriste maintenant amoureux de Sion implora ainsi la nation d'Israël: "S'il vous plaît, reprenez le Mont du Temple".

 

Walid Shoebat

20/11/2007

Centre de la Bible...

Q: Quel est le chapitre le plus court de la Bible?

R: Psaume 117

 

Q: Quel est le chapitre le plus long de la Bible?

R: Psaume 119

 

Q: Quel chapitre se trouve au centre de la Bible?

R: Psaume 118

 

Faits: Il y a 594 chapitres avant le Psaume 118.
            Il y a 594 chapitres après le Psaume 118.


            Additionne ces nombres et tu obtiendras

           1188.

Q: Quel verset se retrouve au centre de la Bible?

R: Psaume 118:8

 

Ce verset mentionne-t-il quelque chose d’important concernant la volonté parfaite de Dieu pour nos vies?

Vous désirez trouver la volonté parfaite de Dieu pour votre vie et vous voulez être au centre de Sa volonté ? Allez au centre de Sa Parole!

Psaume 118:8 (version Segond)
Mieux vaut chercher un refuge en l’Éternel que de se confier à l’homme"

 

 

06:00 Écrit par St dans Général | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : centre, bible, seigneur, dieu, jesus, christ |  Facebook |

18/11/2007

Cassie, du satanisme au choix de Dieu

cassieCassie, l'ex-sataniste devenue chrétienne et martyre pour Christ 

 

Lycée de Littleton [Colorado]. Mardi 20 avril 1999, 11 heures 30. Éric et Dylan se précipitent dans la bibliothèque, armes à la main. Cassie se jette sous une table et s'agenouille. Mains jointes, elle prie. À quelques mètres de là [rescapé du massacre], son ami Crystal entend un des tueurs : "Crois-tu en Dieu ?" Bref suspense. Réponse d'une voix claire et ferme : "Yes !" "Pourquoi ?". Sans attendre la réponse, il lui tire une balle dans la tempe. Elle s'écroule. Elle a 17 ans... Douze de ses camarades sont fusillés, d'autres gravement blessés. Les tueurs ? Des camarades de classe ! En mitraillant, ils hurlent en riant : "Nous avons attendu toute notre vie pour faire ça...". Ayant retrouvé par miracle son frère Chris survivant, ses parents vivent des heures d'enfer. Incompréhensiblement, les corps sont laissés seuls sur place toute la nuit. Les investigations ne commenceront que le lendemain. Ce n'est qu'à 3 heures du matin, le jeudi [donc plus de trente-six heures après le drame], que la Police signifie aux parents l'atroce nouvelle. Jusque là, ils l'espéraient encore cachée dans des toilettes. À cause de ses derniers mots, elle est ovationnée comme une authentique martyre de la foi " [News Week].

 

 

Cassie, celle qui a dit "Oui!"

 

Mais qui est donc Cassie ? Née le 6 novembre 1981, c'est une fille joviale, passionnée, raffolant de pêche et de varappe. Mais ses 13-14 ans sont assombris par une terrible crise, dont elle ne sortira que par la grâce de Dieu. En décembre 1995, ses parents horrifiés découvrent dans sa chambre une correspondance avec deux camarades qui exercent sur elle une influence plus que malsaine. Outre le porno, on y lit : "Tue tes parents ! Le meurtre est la réponse à tous tes problèmes... Veux-tu m'aider à tuer tel prof ? Je suis un vampire... Si tu tues l'une d'entre nous, nous t'aurons. Attention, nous te surveillons sans cesse ! Tu es aussi une enfant des ténèbres. J'ai envie de m'autoflamber ! Tue-moi avec tes parents, puis suicide-toi !" Le tout illustré par force têtes de mort, squelettes, coutelas, vampires et autres monstres. Elle-même écrit de semblables lettres. Il semble qu'elle ait flirté avec le groupe satanique de ses futurs assassins. Plus tard, elle avouera même avoir fait avec ses amis comme un pacte avec Satan, lui livrant son âme, avoir été saisie dans les griffes d'un vrai pouvoir des ténèbres. Un ami dira : "Elle s'est vraiment mise dans un tel esclavage...". Elle savoure les chansons de Marilyn Manson, chants préférés de ses futurs meurtriers, dont celui-ci : "Prends ton fusil ! Prends ton revolver !" Dans une page pathétique de son journal, datée du 2 janvier 1999 [soit trois mois avant son martyre], elle jette un regard sur ce passé si ténébreux : "Je ne savais comment gérer mon mal, alors je me blessais moi-même. Sans doute était-ce ma manière d'exprimer tristesse, colère, dépression. Je m'enfermais dans la salle de bains et tapais ma tête sur les murs. Des pensées suicidaires m'obsédaient pendant des jours. J'avais trop peur pour passer à l'acte, mais je faisais un compromis en me tailladant les poignets avec une lame de rasoir jusqu'à ce que le sang coule. J'en porte encore les cicatrices…"

 

 

 

Un coup de bistouri

 

Bien que flairant depuis un certain temps quelque chose de malsain [par exemple : l'incapacité de son amie Monia à soutenir le regard d'un adulte], ses parents sont atterrés. Mais ils réagissent au quart de tour. Ils en parlent aux parents de Monia [qui n'y voient pas grand mal] et à la Police judiciaire pour enfants. Le shérif leur avoue que, durant une décade de crimes juvéniles, il n'a jamais vu cela. Pour arracher leur fille aux griffes du Malin, la sauver de cette emprise mortelle, les parents vont avoir recours aux moyens les plus drastiques. Moyens que bien des parents n'oseraient employer ou même récuseraient. Mais dans le cas présent, ils se sont avérés payants. Pour couper tous liens avec ses amis satanistes : fouilles quotidiennes de sa chambre, contrôle de sa correspondance, téléphone sur table d'écoute [ils surprendront des coups de fil donnant des trucs pour se suicider].

 

Ils ne la laissent jamais seule plus de cinq minutes, surveillent toutes ses allées et venues, déjouant ainsi plusieurs tentatives de fugue. Seules sorties permises : les rencontres entre jeunes chrétiens. Mais surtout, ils lui font changer d'établissement scolaire et la mettent dans une petite école privée du voisinage : la Christian Fellowship School [CFS]. Cassie réagit avec la violence la plus extrême. Boule d'agressivité pendant des semaines, elle hurle sa haine, injurie ses parents, promettant de les tuer et de se suicider. Chaque matin en partant à l'école, ce ne sont que cris ou au contraire le mutisme le plus absolu. Elle-même avouera dans une note retrouvée après sa mort : "Durant toute cette période, je détestais mes parents ainsi que Dieu de la haine le plus noire. Aucun mot ne peut exprimer les ténèbres que je ressentais…"

 

Elle continue de se taillader les poignets, d'écrire des poèmes suicidaires. Elle est d'autant plus violente qu'elle pense être la bête noire de ses camarades. Repliée dans sa petite coquille, elle refuse toute amitié et reste seule. Désespérément. Après les premiers jours de réaction dure, ses parents adoptent une autre attitude à son égard. Tout en maintenant ces règles draconiennes de protection, ils multiplient attentions et délicatesses. Effectivement, c'est bien par amour qu'ils adoptent les grands moyens, afin de la rendre à elle-même.

 

Sa mère : "Nous tâchions de retenir nos langues, d'éviter les répliques blessantes, même dans les moments d'exaspération." Ils l'encouragent dans tout ce qu'elle fait de positif. Bref, ils assument à fond leurs responsabilités de parents, se reprochant de ne l'avoir pas suffisamment fait plus tôt. Le père va jusqu'à quitter son travail pendant un temps pour s'occuper à plein temps de sa fille, comme si elle avait encore 4-5 ans. Par ailleurs, ils intensifient leur vie de prière, assez tiède jusque-là. Durant ses crises de rage, ils prient doucement à ses côtés. Jour et nuit, ils supplient le Seigneur de sauver leur enfant. Ils mendient la protection de Dieu.

 

La maman atteste : "Je me souviens : un jour, je ne pouvais entrer dans sa chambre, tant l'atmosphère y était oppressante, à couper au couteau. Finalement, j'y pénètre. Je m'assois sur son lit et commence à sangloter. Mais je priais aussi pour que Dieu protège ma petite fille et tous ses amis perturbés. Je sentais que nous étions engagés dans une bataille spirituelle." Ses anciens amis font tout pour la récupérer. Ses parents sont menacés de mort. Appels anonymes à toute heure du jour et de la nuit. Voitures passant en hurlant Assassins !, en jetant des bidons de soda sur la maison. Et ce ne sont pas que des menaces.

 

En septembre 1997, à Lakewood, un garçon de 14 ans essaie de tuer son père avec un coutelas de boucher. Des inscriptions sataniques sont trouvées dans sa chambre. Plus tard, un lycéen tue son beau-père, puis se suicide. Quelques mois après, une mère est tuée par son fils de 17 ans. Tout cela, dans la même région. Exaspérés, les parents de Cassie finissent par déménager. Par la Beauté, retrouver sa propre beauté Comment le Seigneur va-t-il s'y prendre pour l'arracher à son enfer ? Car tous ces moyens humains -- même s'ils se sont avérés nécessaires -- ne font que l'exaspérer et la révolter. Comment va-t-il intervenir ? Outre l'amour de ses parents qui va finir par la toucher quelque part, deux événements majeurs vont jouer.

 

Le premier événement : Jamie, une camarade du CF,. avec douceur et délicatesse, saisissant la détresse de Cassie, ose lui parler du Seigneur, sans jamais se laisser décourager par ses attitudes d'indifférence ou d'apparent refus. Cassie elle-même en témoignera : "Heureusement, il y avait une fille qui me prit sous ses ailes. Elle était ouverte, ce que je ne retrouvais pas chez d'autres. Elle me fit comprendre discrètement que Dieu avait pu permettre cette épreuve et que plus tard je regretterai le mal que je faisais. J'ai trouvé de la vérité dans ses paroles et commençai à l'écouter". Tant de jeunes viennent ou reviennent à Dieu grâce à un[e] ami[e] qui se fait témoin de Dieu. Fantastique impact de l'évangélisation inter-jeunes ! Seigneur, multiplie-les ! Sème-les sur la route de tant de leurs camarades égarés !

 

Le second événement : le 8 mars 1997. Trois mois après son transfert d'école, surprise : entraînée par sa nouvelle amie, elle -mande à participer à… une retraite-jeunes. Après beaucoup d'hésitations, suspectant une possible fugue, ses parents prennent les risques de la laisser sortir, guère rassurés par les accoutrements punk et goth des autres participants. Pendant tout le week-end, ils prient, redoutant le pire. Lorsqu'ils vont la chercher en fin de week-end…

 

"Cassie se précipite vers moi. Elle m'étreint, me regarde les yeux dans les yeux : Mum, j'ai changé ! J'ai changé totalement ! Je sais que tu ne vas pas me croire, mais je te le prouverai !"

 

"Quand elle nous avait quittés, elle était gloomy, murée dans son silence, tête baissée. Mais ce jour-là, elle était toute excitée de ce qui s'était passé. Comme si dans une chambre obscure on avait allumé la lumière. Et soudain, elle pouvait voir la beauté qui l'entourait…" [Dave, le papa]

 

Le Thabor des Rocheuses

 

Que s'était-il passé ? Ils étaient donc quelque 300 ados en plein dans les Rocheuses, près de Denver [là où Jean Paul II avait fait une journée de désert, quatre ans plus tôt]. Après toute une nuit de louange [comme cela se passe habituellement dans les ferventes Églises dites évangéliques libres], le prédicateur exhorte au combat contre les forces du mal. Mais ce qui brise d'un coup les murs de défense de Cassie : le chant ! Elle sort pour pleurer, seule. Son amie la rejoint et l'entend murmurer au milieu des larmes : " Pardon, Seigneur !… "

 

Pendant ce temps, les autres ados apportent à l'autel -- altar call -- ce à quoi ils renoncent [drogues, cigarettes, etc]. Cassie n'a rien à apporter, mais ses larmes font sortir d'elle tout le mal accumulé. Comme en confession, elle avoue à Jamie ses turpitudes.

 

À la fin du service, elle va dans la montagne avec trois amis :

 

"Nous sommes simplement restés là plusieurs minutes, plongés dans un silence absolu, comme immergés dans le redoutable et fascinant mystère de Dieu -- totaly in awe of God. C'était phénoménal : notre petitesse et la grandeur du ciel… La grandeur de Dieu était quasi tangible !"

 

Peu à peu, le ciel pâlit à l'Orient et les premières lueurs de l'aurore irisent le ciel derrière les crêtes sombres des fières Rocheuses. Beauté de Dieu !

 

Un jour nouveau se lève. Une nouvelle Cassie descend de la montagne.

 

"Je notai que tout son visage avait changé. Bien qu'encore timide, ses yeux débordaient d'espérance. Il y avait quelque chose de tout nouveau en elle."

 

Tel Moïse, Cassie redescend de la montagne au Soleil levant, toute irradiée, transfigurée, rayonnante. Tel est son Thabor ! Elle fera du 8 mars le jour de sa nouvelle naissance, son vrai birthday.

 

De quoi donc le Seigneur s'est-il servi pour rendre à son enfant sa beauté d'enfant de Dieu, sa beauté divine, sa beauté éternelle ? Tout simplement de la beauté : celles du chant, de la musique, des montagnes sauvages, du ciel constellé, d'une douce nuit printanière, du silence des sommets…

 

En contemplant les étoiles, le mot du prophète Baruch aurait pu être évoqué :

 

"Les étoiles se sont mises à briller, toutes joyeuses, et chacune à son poste de garde veille sur la nuit. Il lance son appel et elles de répondre : nous voici ! Scintiller pour leur Créateur, pour elles : quelle joie !" [Ba 3, 34].

 

Un soir de Noël, Paul Claudel, jeune homme perdu, est revenu à la source de la beauté par la douceur d'un chant d'Église -- l'Adeste fideles --, et Sergueï Boulgakov, par la splendeur des cimes enneigées du Caucase… Mais je le sais : il faut tout donner au Christ !

 

Au début, ses parents n'osent y croire… Ils s'imaginent une astuce pour obtenir un peu d'autonomie. Mais force est de se rendre à l'évidence : leur Cassie est totalement différente. Enfin une clarté d'enfance brille dans ses grands yeux.

 

Une semaine avant sa Pâque finale, assise à la table de cuisine, cet étonnant dialogue avec sa maman :

 

"Mom, je n'ai pas peur de mourir, parce que je serai au ciel. -- je lui dis que je ne pourrai supporter de vivre sans elle -- Mais, Mom, tu ne sais pas que je serai dans un endroit meilleur ? Ne serais-tu pas heureuse pour moi ?"

 

Et déjà, une note de 1998 disait :

 

"Je vais mourir pour mon Dieu. Je vais mourir pour ma foi. C'est la moindre des choses que je puisse faire pour le Christ mourant pour moi !"

 

Pendant les deux derniers mois, elle est fascinée par l'ouvrage d'un prédicateur venu dans sa paroisse un an plus tôt : Seeking peace, de Christoph Arnold. Elle en parle à tout le monde, prêtant le livre à ses amies. Il y cite un mot de Martin Luther King qui, d'avance, illumine son martyre :

 

"Personne n'est libre s'il a peur de la mort. Mais à la minute où tu vaincs cette peur, tu es libre ! Si quelqu'un n'a pas découvert la chose pour laquelle il va mourir, il n'est pas fait pour vivre !"

Ce mot devait être le thème de la soirée de son groupe d'échange pour la soirée du… 20 avril.

 

(pour ceux qui sont intéressés, lisez le livre "Cassie, du satanisme au choix de Dieu")

16/11/2007

Le prophétisme – Deutéronome 18

deuteronomeLe prophétisme – Deutéronome 18

 

Le livre du Deutéronome, ou seconde loi, se présente comme un grand discours d’adieu de Moïse avant sa mort. Il reprend le récit du don de la Loi et nous invite à réfléchir sur ce que c’est que la Loi.

 

Le chapitre 18 du deutéronome est souvent invoqué par la communauté musulmane afin d’essayer d’y trouver une annonciation de Mahomet. Il n’en est rien. Voyons pourquoi.

 

Dans ce chapitre 18, après s'être occupé des futures autorités civiles et politiques, le législateur traite maintenant des autorités religieuses, d'abord dans l'ordre du sacerdoce (versets 1 à 8), puis dans celui du prophétisme (versets 9 à 22).

C’est précisément du prophétisme dont nous allons parler.

 

De même que l'autorité souveraine exercée par Moïse pourrait un jour être confiée à un roi, et que la magistrature judiciaire dont il avait été chargé, devait être continuée sous la forme d'un tribunal présidé par le sacerdoce, de même aussi la charge de prophète ou d'interprète de la volonté divine, qu'il avait remplie auprès du peuple, devait être exercée, dans l'avenir, quand il en serait besoin, par un prophète semblable à lui. Le ministère régulier des Lévites ne pouvait satisfaire au besoin souvent senti d'une direction divine immédiate. Ce besoin engendrait dans toutes les nations d'alentour une foule de pratiques superstitieuses. En Israël il trouvera, en tout temps, sa satisfaction légitime dans le prophétisme L'importance d'une telle déclaration dans la bouche de l'organisateur du culte israélite est très grande, car elle ouvre la porte à tout le développement ultérieur de la révélation.

Les verset 9 à 14 parlent de divination. L’exemple cité au verset 10 (passer son fils par le feu) faire référence au culte de Moloch. Cette pratique cruelle avait pour but d’obtenir une révélation divine.

 

15 à 22 Le prophétisme.

Lisons :

« L'Eternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d'entre tes frères, un prophète comme moi: vous l'écouterez!  Il répondra ainsi à la demande que tu fis à l'Eternel, ton Dieu, à Horeb, le jour de l'assemblée, quand tu disais: Que je n'entende plus la voix de l'Eternel, mon Dieu, et que je ne voie plus ce grand feu, afin de ne pas mourir.  L'Eternel me dit: Ce qu'ils ont dit est bien.  Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai.  Et si quelqu'un n'écoute pas mes paroles qu'il dira en mon nom, c'est moi qui lui en demanderai compte.  Mais le prophète qui aura l'audace de dire en mon nom une parole que je ne lui aurai point commandé de dire, ou qui parlera au nom d'autres dieux, ce prophète-là sera puni de mort.  Peut-être diras-tu dans ton coeur: Comment connaîtrons-nous la parole que l'Eternel n'aura point dite?  Quand ce que dira le prophète n'aura pas lieu et n'arrivera pas, ce sera une parole que l'Eternel n'aura point dite. C'est par audace que le prophète l'aura dite: n'aie pas peur de lui. » Deutéronome (Deutéronome 18:15-22 LSG)

 

Un prophète... Il ne s'agit point d'un prophète particulier ; ce mot est pris ici au sens collectif ; c'est le prophète que Dieu suscitera, en chaque temps, pour répondre aux besoins de son peuple. L'application spéciale de cette expression au Messie n'est vraie que dans ce sens que la personne du Messie est la réalisation parfaite du prophétisme, aussi bien que de la royauté et du sacerdoce.

 

Verset 15

‘Du milieu de toi’, ‘d'entre tes frères’, ‘comme moi’...il est clair qu'il s'agit d'un israélite ! Il ne vient donc pas d’une autre nation. Il ne vient pas d'entre les païens, si riches, semble-t-il, en moyens d'information, et qu'Israël est disposé à envier. L’expression ‘d'entre tes frères’ est accentuée par sa répétition au verset 18.

 

Verset 16

Il répondra ainsi à la demande que tu fis à l'Eternel. L'apparition de ces prophètes aura lieu sous l'empire du même besoin exprimé à Sinaï par la demande du peuple celui, d'un intermédiaire entre l'Eternel et lui.

 

Afin de ne pas mourir : comparez Exode 20.19 ; Deutéronome 5.23 et suivants.

 

Verset 17

L'Eternel me dit: Ce qu'ils ont dit est bien.. Comparez 5.28.

 

Verset 18

Au témoignage approbateur de Dieu, Moïse ajoute ici la promesse : Je leur susciterai..., qui n'est mentionnée ni dans l'Exode, ni dans le passage correspondant du Deutéronome, du fait de l'exaucement accordé par Dieu à la demande du peuple, dans le don de son propre ministère. Dieu étant toujours le même, il est naturel que Moïse voie dans cet exaucement la garantie d'un don semblable qui se répétera toutes les fois qu'il sera nécessaire au bien du peuple ; comparez 17.15.

 

Versets 20 à 22 Les faux prophètes

 

Sera puni de mort : Tandis que celui qui ne croit pas au vrai prophète devra rendre compte à Dieu seul (verset 19), le faux prophète, qui égare le peuple, tombe sous la juridiction humaine.

 

22 N’aie pas peur de lui. Ses menaces, même faites au nom de Dieu, sont impuissantes.

 

Ce passage sur le prophétisme est remarquable en ce qu'il présente cette institution sous la forme la plus simple et la plus élémentaire.

 

Dans le Nouveau Testament la parole du verset 15 est constamment appliquée à Jésus-Christ

comparez Actes 3.22 ; 7.37.

Moïse a dit: Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d'entre vos frères un prophète comme moi; vous l'écouterez dans tout ce qu'il vous dira, (Actes 3:22 LSG)

C'est ce Moïse qui dit aux fils d'Israël: Dieu vous suscitera d'entre vos frères un prophète comme moi. (Actes 7:37 LSG)

Voir aussi Jean 1.45 ; 6.14 ; 12.48-50

Philippe rencontra Nathanaël, et lui dit: Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Jésus de Nazareth, fils de Joseph. (Jean 1:45 LSG)

Ces gens, ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient: Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde. (Jean 6:14 LSG)

Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge; la parole que j'ai annoncée, c'est elle qui le jugera au dernier jour.  Car je n'ai point parlé de moi-même; mais le Père, qui m'a envoyé, m'a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer.  Et je sais que son commandement est la vie éternelle. C'est pourquoi les choses que je dis, je les dis comme le Père me les a dites. (Jean 12:48-50 LSG)

et Matthieu 17.5.

Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection: écoutez-le! (Matthieu 17:5 LSG)

 

L’évangile est le plan de salut de Dieu, la bonne nouvelle de Jésus. Mahomet cite l’évangile dans le Coran à plusieurs reprises comme étant « guide et lumière » et précise que les chrétiens devaient s’y référer... C’est ce que nous faisons...

Jésus est la pleine révélation de Dieu car il est sa Parole.

15/11/2007

Gospel'in

gospelin
Du 16 au 20 novembre 2007, festival Gospel'in (Alsace - Lorraine - France)
 
Programme au format pdf : http://www.gospelin.fr/Brochurefgi.pdf
 

Vendredi 16 novembre 2007
Concert d'ouverture avec Theresa Thomason, les Gospelkids et les Cotton Fields
Mulhouse, temple St Etienne à 20h30
Tarif : 15 € / 10 €

Wissembourg, église St Jean à 20h30
à4 (gospel a cappella)
Tarif : 12 € / 18 €

Jungholtz (68), Abbatiale à 20h
avec les Sun Gospel Singers, les Eckwersingers, l'Ojpan, les Green Valley Singers et les ateliers gospel de Thann.
Entrée libre - plateau

Samedi 17 novembre 2007
Strasbourg, église St Thomas à 20h30
à4 (gospel a cappella) avec Bernard Struber,
Tarif : 12 € / 18 €

Les régionaux
Le Gospel ne se consomme pas, il se vit ! Différents groupes régionaux pratiquent le Gospel par passion et viendront en témoigner à différents endroits : ensembles pérennes ou stagiaire initiés par le pasteur Frédéric Setodzo, tous participeront à la fête ! Le public (jeune et moins jeunes) pourra également apprendre le Gospel dans différents ateliers précédant les concerts.
Entrée libre - plateau

Amnéville, paroisse protestante à 20h,
concert avec les High Rock Gospel Singers

Erstein, église protestante :
- 15h à 17h : ateliers Gospel animé par Selia Setodzo
- 18h : Concert des Five Sisters

Obersoultzbach,
ateliers Gospel à la salle communale de 16h à 17h

Eglise protestante à 20h
avec les Lingospel et Arc-en-ciel.

Ottmarsheim, Abbatiale à 20h,
concert avec les Sun Gospel Singers, les Eckwersingers, les Green Valley's Singers, Nuts Gospel Singers et Ateliers gospel de Thann

Sarre-Union :
- Corderie, centre socio-culturel et foyer protestant de 15h à 17h, atelier Gospel
- Eglise protestante à 20h, concert avec Joie et Vie

Dimanche 18 novembre 2007
Cultes gospels
Chanter du Gospel, c'est annoncer l'Evangile, c'est dire une prière pour la paix et la justice, c'est retrouver la ferveur des opprimés luttant pour la liberté.

Le matin, cultes gospel dans les églises protestantes de :
- Altkirch à 10h15 avec la chorale FPMA du Haut-Rhin
- Boofzheim à 10h avec les Nuts Gospel Singers (Ariège)
- Dorlisheim à 10h30 avec les Sun Gospel Singers
- Gundershoffen à 10h00 culte oecuménique à l'église catholique avec l'Ojpan et les jeunes de Gundershoffen
- Munster, 10h avec les Green Valley's Singers
- Obermodern à 10h avec les Moder Gospel Singers
- Sarreguemines à 10h avec les Messagers
- Schiltigheim (rue principale) à 10h avec le groupe Arc-en-ciel et les stagiaires
- Seltz, chapelle de la maison de retraite à 10h avec le groupe Ananias
- Strasbourg, église St Thomas, 10h30 avec à4

Strasbourg, Palais des Fêtes à 17h, concert
avec Theresa Thomason, accompagnée par le choeur "Lift Up Your Voice" (dir. Catherine Fender) et Samuel Colard, piano et clavier - Jérôme Fohrer, basse - Guillaume Leclercq, batterie - Fabien Guyot, percussions.
Tarif : 15 € / 10 €

Lundi 19 novembre 2007
Célébration oecuménique
avec Theresa Thomason

Starsbourg - Hautepierre, église catholique Saint Benoît à 20h
A l'occasion du 10ème anniversaire des High Rock Gospel Singers

Mardi 20 novembre 2007
Concert de clôture
Theresa Thomason avec le choeur "Lift Up Your Voice"
Direction Catherine Fender
Tarif : 21/19/14/5,5 €
(attention : ce concert est déjà complet !)
Tarif réduit : jeunes 12-18 ans, étudiants, chômeurs et RMIstes

Plus d'infos :

Réservations (à partir du 15 octobre 2007)
FNAC, Virgin, dans les hypermarchés ou sur fnac.com ou ticketnet.fr
et aussi
Mulhouse : Librairie Bisey et musique d'Orelli
Wissembourg : Office du tourisme, tél. : 03 88 94 10 11
Strasbourg : UEPAL 1b quai St Thomas
Web : www.gospelin.fr

14/11/2007

Conversion d'un juif séfarade

sefaradeJe suis né en Tunisie au sein d'une famille juive séfarade 

 

Je suis né en Tunisie au sein d'une famille juive séfarade. Les Juifs de Tunisie ont eu à subir les pressions de l'église officielle d'une part et d'un islam conquérant d'autre part. Malheureusement, beaucoup de Juifs se sont vus obligés de se convertir à l'Islam et sont encore musulmans aujourd'hui. D'autres ont préféré la mort au reniement. D'autres encore ont pu survivre et prospérer en tant que juifs au milieu de l'adversité.

 

Ma famille descend de ces survivants qui ont su, contre vents et marées, rester fidèles à la religion de leurs ancêtres. Mes deux grands-pères étaient des rabbins érudits, désireux de transmettre leur soif d'apprendre aux générations suivantes. Cependant, mon père ne devint pas rabbin : il tenait son propre commerce et son remarquable talent lui assurait un bon revenu, tandis que ma mère, elle, devint juriste et fut une des très rares femmes de son époque à réaliser une telle prouesse.

Lors de la période de l'instabilité politique des années 1940-1950, mes parents vinrent s'établir à Paris et commencèrent une vie nouvelle avec ma sœur et moi-même. Les débuts dans la capitale française furent difficiles. Nous habitions dans un appartement de deux pièces sans confort. Mes journées étaient partagées entre l'école du quartier et l'école hébraïque. Les juifs Nord-Africains qui formaient une communauté prospère se languissaient à la fois du passé et de l'avenir : pris entre deux mondes, ils créèrent le leur. Leur musique, leur langage, leur nourriture et leurs manières n'étaient que réminiscences du passé. Quand j'eus 11 ans, ma famille déménagea en banlieue.

 

Pour la première fois de notre vie, nous n'étions plus parmi des gens qui parlaient, s'habillaient et cuisinaient comme nous. Nous étions confrontés aux Goyim et cernés par eux. C'est alors que je commençai à me demander qui j'étais vraiment. C'est ainsi qu'à 15 ans, contre la volonté de mes parents, je partis en auto-stop dans le sud de la France. Puis, l'année suivante je signais pour un séjour de 2 mois en Israël avec Hashomer Hatsaïr - une organisation juive de tendance communiste qui contribuait à la fondation de Kibboutz en Israël.

Ce fut une expérience incroyable. Je découvris un autre aspect de la vie et de la culture juive. Des gens affirmaient leur judéité autrement que par la prière et leur présence à la synagogue. Comment pourrais-je vivre désormais comme si notre manière de vivre à la maison était la seule façon d'exprimer notre héritage ?

 

Qui étais-je réellement ? Un juif, de naissance tunisienne et d'éducation française cherchant son identité. Devais-je accepter la culture de mes parents comme le seul havre de sécurité ou devais-je m'intégrer dans la culture française comme de nombreux Juifs, et devenir simplement un juif de nom ? Après réflexion, il me sembla que c'était probablement Israël le meilleur endroit pour découvrir ce que signifie être juif.

La guerre de Yom Kippour venait de commence lorsque je partis, avec une poignée d'autres jeunes Juifs français, pour une période de 6 mois en Israël. Dans le Kibboutz où nous emménageâmes il y avait des jeunes gens venus des Etats-Unis, d'Afrique du Sud, du Canada, de la Suède, de la Russie, de l'Australie et d'Argentine. Les premières semaines, nous parlions plus avec les mains qu'autrement (nous français étions particulièrement doués pour cela!). C'est là que commence réellement mon histoire !

Alors que nous mangions dans la salle commune, je ne pus m'empêcher de remarquer une jeune fille qui, avant chaque repas, fixait son assiette un petit moment avant de manger. Dans un premier temps, je pensai qu'il y avait quelque chose d'anormal avec la nourriture. Finalement, je résolus de le lui demander : il fallait que je sache pourquoi ! Judy m'expliqua qu'il n'y avait absolument rien d'anormal avec la nourriture. Non, en fait, ce que je considérais comme un regard fixe était un simple recueillement pour rendre grâce à Dieu pour cette nourriture. Mais qu'est-ce que cela voulait dire ? J'étais dans un kibboutz laïc au milieu de Juifs laïcs venus du monde entier et cette fille priait avant de manger !

Son histoire était pourtant simple : elle était chrétienne et venait juste de terminer l'école biblique au Canada. Avec trois amis, elle faisait un séjour en Israël pour découvrir le pays qu'ils avaient étudié pendant les trois années précédentes. La guerre ne leur avait pas permis de voyager ensemble et ils avaient été placés dans des kibboutz différents. Ainsi, elle était là, parmi tous ces Juifs, conservant malgré tout quelques rituels simples provenant de sa foi. Je la questionnai sur son système de croyances, mais il devint vite évident que nous ne parlions pas le même langage. Tandis qu'elle essayait de m'expliquer certaines choses en se basant sur la Bible, je ne pouvais me référer qu'au Talmud. Finalement, elle me conseilla de m'acheter une Bible, de préférence en français pour que je comprenne, et de commencer à la lire.

 

Bien décidé à ne pas perdre la face, je pris le car pour Haïfa et me mis en quête d'une Bible en français, complète avec le Nouveau Testament. Pendant le retour vers le kibboutz, je commençai à feuilleter le livre. Tous les noms et les passages qu'elle avait mentionnés s'y retrouvaient. Ne voulant rien en perdre, je commençai par le livre de la Genèse, chapitre 1, verset 1. Je fus tellement transporté par le texte que je lisais en français pour la première fois de ma vie, que j'en manquai presque l'arrêt. Plus je lisais, plus je me posais des questions. Plus je me posais des questions et plus j'obtenais des réponses satisfaisantes. Les réponses me rendaient encore plus avide de lire. J'observai que les Ecritures parlaient d'Abraham, de Moïse et de David comme étant en relation avec Dieu par l'intermédiaire d'autres agents surnaturels. Je fus surpris et même saisi. Ceci provoqua un déclic : ainsi moi, jeune juif tunisien, étais parfaitement en mesure de communiquer avec mon Dieu, et même d'avoir une relation personnelle avec lui. D'autre part, l'image que j'avais de Jésus, le "Gentil", était déformée. Je n'avais jamais ouvert le Nouveau Testament. Au fil des pages, je découvris un professeur bien différent de celui que m'avaient décrit mes parents et les rabbins. Je vis un Jésus qui aimait le peuple Juif. Je reconnus en Lui un rabbi qui disait la vérité. Il parlait dans un contexte que tout Juif pouvait comprendre, d'une manière qui me frappait. Je le félicitais à chaque récit des Evangiles. Il était un héros - le perdant, mais jamais le vaincu. Je me pris de sympathie pour Lui.

 

Arrivé à ce point dans mon étude de la Bible et incapable de réfuter l'évidence en ce qui concerne Jésus, je déclarai à Judy que j'étais prêt à devenir croyant en Jésus le Messie. Sa réponse me stupéfia : "Whoa ! Pas si vite ! Entre penser qu'on est prêt et l'être réellement, me prévint-elle il y a un monde de différence".

Judy voulait que je sois bien sûr de ce que je faisais. Elle ne voulait pas que je me décide au gré d'une vague émotion, sur l'expérience d'un instant. Elle devinait aussi quelle serait la réaction de ma famille juive tunisienne devant ma foi et savait que je devrais être capable de résister à la pression.

Avec une vigueur renouvelée, je m'attaquais de nouveau au texte biblique. Après quelques semaines supplémentaires passées à lire et à poser des questions, je déclarai enfin que j'étais persuadé que Jésus était le Messie et que je me considérais moi-même comme un de ses disciples. Je n'eus pas besoin de cérémonie ou de révélation particulière, mais d'une foi simple - j'avais l'assurance d'appartenir à Celui qui était mort afin que je puisse avoir la vie éternelle.

 

Cependant, croire en Jésus en Israël au début des années 70 n'était pas facile. Je ne savais vers qui me tourner pour recevoir soutien et nourriture, par conséquent je décidai de retourner en France. Mais à Paris mes parents réagirent assez mal à mon nouvel engagement. Selon eux, je les avais trahis, j'avais tourné le dos aux espoirs et aux aspirations qu'ils avaient fondés sur moi. Afin de grandir dans ma foi, il me fallait un nouveau départ.

Me souvenant que mon guide venait du Canada, je décidai de prendre ce nouveau départ de là-bas. Sa famille m'accueillit volontiers et Judy et moi nous sommes mariés en 1976.

J'aurais tant aimé que mes parents soient présents. Ils ont cessé de me parler après que je sois devenu disciple de Jésus-Christ. Malgré mes lettres, ils refusèrent de communiquer avec moi, de quelque façon que ce soit, pendant 11 ans. Ce n'est que lorsque mes enfants sont nés qu'ils ont bien voulu renouer le contact, et j'en suis reconnaissant.

 

Depuis que j'ai donné ma vie à Jésus, je n'ai jamais regardé en arrière. Je suis en train de finir ma thèse d'éthique de l'Ancien Testament et j'enseigne en Université dans la province d'Ontario.

J'ai voyagé de Tunisie jusqu'à Paris, puis en Israël et au Canada mais le plus important pour moi est d'être arrivé à Jésus (Yechoua) en qui j'ai trouvé les réponses aux questions essentielles de la vie.

 

William Raccah

Professeur d'université au Canada.

12/11/2007

Proclamation de foi

foiProclamation de foi

 

Je marche par la foi et non par la vue.  (Voir 2 Corinthiens 5:7)

 

Je demeure fondé et inébranlable dans la foi, sans me détourner de l'espérance de l'Evangile (voir Colossiens 1:23)

 

Comme Abraham, je continue à espérer et croire dans la promesse de Dieu.  Et, sans faiblir dans la foi, je ne considère pas que les circonstances naturelles la rendent impossible et je ne doute pas, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu. Je ne perds pas ma foi, mais au contraire je suis fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu,  et j’ai la pleine conviction que ce qu'il promet il peut aussi l'accomplir. (Voir Romains 4:18-21)

 

Ma foi est fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. (Voir 1 Corinthiens 2:5)

 

C’est pour cela que je ne crains pas, mais je crois seulement. (Voir Luc 8:50)

 

Par ma foi en Jésus, j’ai la liberté de m’approcher de Dieu avec confiance. (Voir Ephésiens 3:12)

 

Je n'abandonne pas mon assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération, car j’ai besoin de persévérance, afin qu'après avoir accompli la volonté de Dieu, j’obtienne ce qui m’est promis. (Voir Hébreux 10:35-36)

 

Car la Bible dit: Quiconque croit en lui ne sera point confus. (Voir Romains 10:11)

 

La proclamation est la confession, dans la foi, des paroles de Dieu, croyant que sa Parole a une puissance surnaturelle et est toujours efficace. La proclamation nous aide à mieux connaître le Seigneur et expérimenter sa puissance.

 

Pourquoi proclamer ?

Car la Parole de Dieu est vivante est efficace... (Hébreux 4 :12)

La Parole de Dieu ne revient pas à moi sans effet... (esaïe 55 :11)

Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ. (Romains 10:17)

 

 

 

10/11/2007

Conversion : Christian, docteur en physique, ingénieur et chercheur au CNRS

christianChristian, docteur en physique, ingénieur et chercheur au CNRS 

 

Christian, Docteur en physique, ingénieur, travaille au CNRS depuis plus de 20 ans.

Né en 1952, je ne savais pas que les yeux de Dieu étaient sur moi. J'étais un enfant surdoué. A 4 ans, je lisais couramment et je faisais les opérations courantes de tous les nombres. On m'a fait sauter plusieurs classes et je suis arrivé à l'âge de 9 ans en 6ème.

 

J'ai eu une éducation très stricte. Je ne pouvais trouver Dieu dans cette éducation moralisante, cependant les questions métaphysiques ont toujours été au plus profond de mon cœur: Qu'est ce que je suis? Pourquoi suis-je né? Pourquoi est ce que je vis? Pourquoi la mort? Pourquoi la souffrance?

Je n'avais aucune réponse à ces questions. Je savais au plus profond de moi-même que la vie, telle qu'elle est sur cette terre, ne pouvait être une fin en soi. Pour moi, enfant, la mort appartenait au monde des adultes. Je me savais cependant mortel et j'ai grandi avec ces questions essentielles, que tout homme se pose à un moment de sa vie.

 

A l'âge de 9 ans et malgré ces questions dans mon cœur, la vie commençait à me sourire. Lorsque j'ai pris conscience de mon excellence en mathématiques, puis en physique, je me suis dit: "La réponse est là, la science me donnera cette réponse". A 27 ans, j'étais jeune chercheur au CNRS, finissant ma thèse de docteur ingénieur. Là j'ai conclu, à force de tous les raisonnements possibles, que je ne pouvais pas expliquer le pourquoi des choses par la science: "La science n'est que la réponse au comment des choses, elle ne peut pas répondre au pourquoi".

 

Donnons l'exemple de la loi de gravitation. La science établit les lois qui régissent cette attraction, mais pourquoi la loi de la gravitation existe-t-elle? A ce pourquoi, aucun scientifique ne donnera la solution, car il n'y a pas de réponse fondamentale au sens existentiel des choses.

 

Un jour, alors que je regardais par la fenêtre de mon laboratoire les montagnes qui entourent Grenoble, une pensée s'est imposée à moi: "II y a une énergie supérieure qui a tout créé" Cependant cette énergie, je ne la connaissais pas car j'étais un être "jeté" dans l'univers, dans l'évolution universelle, et à cause des sciences qui m'entraînaient vers quelque chose de supérieur, cette énergie-là ne pouvait pas entrer en contact avec moi.

 

J'ai continué ainsi, mais il y avait une insatisfaction dans mon coeur due à ce semblant de réponse. Ce n'est que 3 années plus tard, en février 82, que j'ai rencontré une jeune fille chrétienne -Isabelle est devenue mon épouse par la suite. - De cette personne émanait quelque chose de beaucoup plus profond que ce que j'avais éprouvé auparavant. II y avait comme une lumière, une paix qui rayonnait de sa vie, alors qu'elle ne m'avait rien dit sur sa foi chrétienne. Puis nos chemins se sont séparés, mais je lui avais bien entendu laissé entendre que je prenais régulièrement un café à la faculté des lettres où j'aimais aller discuter avec les hommes de lettres, les philosophes, les psychologues, ... que j'y rencontrais.

 

En juin 82 Isabelle est venue m'y retrouver, conduite par l'Esprit de Dieu: "II faut que tu retrouves ce jeune homme, il faut que tu lui parles de moi". Arrivée à proximité, elle s'est adressée à moi et m'a dit: "Est-ce que vous me reconnaissez, M. Christian Pellone?" -"Oui bien sûr je vous reconnais, nous nous sommes rencontrés il y a quelques mois". "Je ne suis pas venue pour vous voir aujourd'hui, mais pour vous annoncer que Jésus-Christ est vivant et que malgré toutes vos capacités intellectuelles, malgré toutes vos connaissances, vous avez besoin de Jésus-Christ dans votre vie. Malgré votre vie très droite, malgré votre vie très morale, vous êtes un homme pécheur comme tous les autres parce que vous êtes né d'un homme et d'une femme qui viennent d'Adam et Eve et qui ont vécu la désobéissance".

 

Je l'ai arrêtée net, car j'avais conclu quelques années auparavant que ce Dieu ne pouvait pas entrer en contact avec moi. Elle a respecté ce que je disais et nous avons continué à nous rencontrer. Ce qui me touchait le plus c'est que pendant les temps de silence de nos rencontres, elle sortait de son sac une petite Bible. Ce livre m'intriguait et me travaillait. Je ne l'avais jamais lu et intellectuellement, je voulais détruire cette parole car pour moi elle était "antiscientifique".

 

Cependant ma conscience m'interdisait de la juger. Une pensée s'imposait à moi avec ces mots: "Christian, tu n'as pas le droit de juger ce livre parce que tu ne te permettrais pas de juger des copies d'étudiants, tu ne te permettrais pas de juger des publications d'autres chercheurs si tu ne les avais pas lues au préalable, si tu ne prenais pas connaissance de leur contenu".

 

Cette voix intérieure me bloquait et m'énervait quelque part. J'étais pris au piège de mon honnêteté. Un jour qu'Isabelle sortait encore cette Bible de son sac, je lui al demandé de me la laisser. J'avais une envie subite de découvrir ce qu'il y avait dedans. Je n'ai jamais vu son visage aussi radieux, aussi joyeux. Déjà elle me donnait des conseils pour commencer par le Nouveau Testament, car elle avait peur qu'en tant que physicien, je sois choqué par le récit de la création. Je lui ai dit: "Écoute, un livre, je le commence par le commencement".

 

Ce même soir, les premiers mots de la Bible -"Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre" - me sautèrent aux yeux. Ils étaient la réponse à toutes mes questions. Ah! Que cela m'intéressait en tant que scientifique!

 

Si Dieu ne donne aucune justification au pourquoi des choses, c'est que c'est Lui qui les a créées, c'est le Dieu à qui rien n'est impossible, c'est le Dieu surnaturel qui est capable d'intervenir dans le naturel. Et j'ai dévoré la Bible; en 3 jours, j'étais au milieu du Lévitique. J'avais trouvé magnifique le peuple de Dieu en train de traverser cette mer et la puissance de Dieu qui maintenait les parois d'eau pendant que le peuple passait. II n'y a pas de problème puisque Dieu est Dieu; II peut intervenir à tout instant dans ta vie et la bouleverser; II est capable d'arrêter le soleil, de bouleverser l'univers entier car c'est Lui le Créateur.

 

C'est à ce moment là que je me suis souvenu des paroles d'Isabelle me parlant de Jésus-Christ, de ses paroles d'amour, de vie, des paroles merveilleuses. J'ai lu alors les évangiles et fait la première prière de ma vie: "Toi là-haut, je ne te connais pas. II y a quelques années, j'ai conclu que tu étais une énergie supérieure inaccessible et qui a tout créé. Mais si tu es Dieu - Père d'Abraham, d'Isaac et de Jacob - si tu es le Dieu qui s'est incarné en Jésus Christ, si tu es trois fois Saint (Père, Fils, St Esprit) alors moi je suis un simple homme "jeté" dans cet univers. Alors s'il te plaît fais-toi connaître à moi et je te servirai, je te donnerai toute ma vie et je témoignerai pour toi".

 

Ce que je ne savais pas, c'est que Dieu allait me répondre, en la personne de Jésus- Christ, 15 jours après. Le 8 août 82, le St Esprit est descendu vers moi. Une lumière vive brillait devant moi, dans mon corps, dans mon âme ou dans mon esprit, je ne sais? C'était tout mon être qui était en train de naître de lui. Mon corps, mon âme, mon esprit étaient enflammés. J'étais à genoux alors que je ne savais rien de tout cela, je ne connaissais pas Jésus-Christ, et là devant cette "splendeur blanche", j'ai entendu une voix non audible mais une voix d'autorité qui m'appelait par mon prénom: " Christian" -j'étais déjà écroulé par terre -"tu m'as demandé si j'étais le Dieu des juifs, je te réponds: Je suis le Dieu Père d'Abraham, d'Isaac et Jacob. Tu m'as demandé si j'étais le Dieu incarné en Jésus Christ: Je suis le Dieu de la Bible, et cette splendeur blanche qui est devant toi, c'est mon Fils qui est saint, qui est pur, qui est mort pour toi. Et le point noir que tu vois sur cette splendeur blanche, c'est ta vie. Toi, fils de bonne famille, toi qui te crois sans faute, toi qui te crois parfait aux yeux des hommes, face à Ma Sainteté, tu es noir".

 

Là j'ai pleuré comme un enfant, comme un gamin, pendant des heures. Et j'ai dit: "Seigneur je crois et je te donne toute ma vie, fais ce que tu veux de moi".

 

Vous trouverez de nombreux textes de Christian Pellone sur le web. Exemple :

http://www.michelledastier.org/index.php/2007/03/17/319-a...

09/11/2007

Pas de Bible aux Jeux Olympiques de Pékin

olympicPas de Bible aux Jeux Olympiques de Pékin 

 

Le Comité d'organisation des Jeux Olympiques de 2008, qui se dérouleront à Pékin, a publié une liste d'objets prohibés dans le village olympique où résideront les athlètes. Dans cette liste, on découvre la Bible, pour des "raisons de sécurité". 

 

En Chine, chrétiens sous haute surveillance 

(Source blogdei.com)

 

A l'approche des Jeux Olympiques, tous les regards se tournent vers la Chine. «Cette dernière veut afficher sa bonne conduite, mais derrière la muraille, depuis quelques mois, les chrétiens chinois sont de plus en plus malmenés.»

 

Portes Ouvertes, organisation internationale d'obédience protestante qui soutient les chrétiens souffrant à cause de leur foi, s'inquiète des persécutions, à l'occasion du Dimanche de l'Eglise persécutée, le 4 novembre.

 

A Pékin, des pasteurs ont été invités à quitter la ville avant le début des Jeux. Dans plusieurs provinces de Chine, les chrétiens ne peuvent plus se réunir sans recevoir une visite de la police. Une centaine de chrétiens étrangers ont été expulsés pour le simple fait d'avoir de la littérature chrétienne chez eux. Les raids de la police dans les églises dites de maison ont augmenté. Les bibles imprimées sont de plus en plus rares...

 

Avec ses 80 millions de croyants, la Chine est un des pays qui comptent le plus de chrétiens au monde. Parmi eux, 30 millions fréquentent une des deux églises officielles (protestante ou catholique). Mais la grande majorité s'y refuse, car elle estime que le contrôle exercé par les organismes gouvernementaux est intrusif et autoritaire. C'est ainsi qu'il existe des dizaines de milliers d'assemblées ou églises de maison, considérées comme illégales.

 

«On est libre de croire en Chine, mais uniquement sous le contrôle du gouvernement», dit le communiqué de Portes Ouvertes. Qui rappelle que «des pasteurs sont toujours emprisonnés et battus pour ce qui, dans les sociétés occidentales, serait considéré comme la libre expression de leur foi.»

08/11/2007

Chrétiens turcs persécutés

Turquie-mapMenaces et violence en augmentation contre les chrétiens turcs

Source : Journalchretien.net

 

Infirmant les propos du Président Abdullah Gul devant le Conseil de l’Europe à Strasbourg, le 3 octobre, déclarant qu’il n’y a aucune attaque de chrétiens en Turquie, les protestants de Turquie dénoncent un accroissement des menaces et des attaques ces derniers mois. Elles ont en réalité augmenté depuis le meurtre, le 18 avril, de deux chrétiens issus de familles musulmanes et d’un allemand, employés de la maison d’édition chrétienne Zirve, de Malatya.

 

Soner Tufan, le directeur de Radio Shema, la station chrétienne d’Ankara, nous a confié que depuis ces évènements, des individus viennent au moins trois fois par mois à l’entrée du studio menacer le personnel de la station.

 

Par ailleurs, le pasteur Ramazan Arkan, d’Antalya, a déposé quatre plaintes à l’encontre de Rasim Eryildiz, un entrepreneur immobilier, qui menace régulièrement des membres de son église, et une personne de sa communauté, âgée de 82 ans, a été agressée à coup de chaise à la sortie du culte au mois d’août. Auparavant, le 21 février, un psychologue anonyme avait publié un article intitulé : Scandale dans l’église. "C’est à prendre très au sérieux : ils veulent salir notre réputation auprès de la population locale », nous confie Ramazan Arkan.

 

Cependant, selon le pasteur, la situation des chrétiens d’Antalya, qui est l’une des grandes destinations touristiques du pays, ne serait rien en regard de ce que peuvent endurer les communautés de l’intérieur du pays. Malgré l’assassinat du prêtre catholique Andrea Santoro en février 2006, les « abattages rituels » de Malatya, et d’autres incidents, le Président turc Abdullah Gul continue d’affirmer qu’il n’y a aucune attaque visant les chrétiens.

 

  • Prions pour la protection des communautés chrétiennes en Turquie.
  • Prions pour que les autorités comprennent que les chrétiens sont une bénédiction pour le pays.
  • Prions pour un réveil en Turquie.

07/11/2007

Concert Philippe Decourroux - Photos

Voici quelques photos de la « journée missions » de jeudi dernier

(http://christianisme.skynetblogs.be/post/5157641/journee-...)

avec notamment le concert de Philippe Decourroux.

Visitez le site de Philippe : http://www.decourroux.ch/

JourneeMissions2007-1
Philippe1
Philippe2

 

06/11/2007

John : « J’étais transsexuel… »

Témoignage de John :

 

J’étais transsexuel et je m’appelais Sandra.

 

Je suis un garçon né aux Etats Unis et dés mon enfance, un esprit féminin m’habitait. Je me cachais pour m’habiller en fille et ce désir d’être une fille était terriblement fort. Je luttais de toutes mes forces contre ça, et à 18 ans, je m’engageais pour la guerre du Viêt-Nam, pensant y tuer ma féminité. La guerre, les études, rien n’a pu me délivrer.

 

Après avoir rencontré des gens qui me ressemblaient, je décidais de vivre à fond ma féminité. Je me suis fait épiler, et en février 1974, j’entrepris les démarches pour changer mon état civil et me fit appeler Sandra. Je me fis opérer pour l’ablation de mon sexe, prêt à tout pour devenir la femme que je ressentais à l’intérieur. Mes souffrances ont été terribles. En 1976, je pris des cours pour devenir mannequin et pus poser le buste nu, grâce à des implants. Une des jeunes filles qui prenait les cours avec moi, se mit à prier pour moi, et grâce à elle, le désir de connaître Dieu et sa Parole entra dans mon cœur. En mars 1977, j’acceptais Jésus comme sauveur, et son Esprit entra dans ma vie. Mon désir de devenir mannequin s’évanouit, et je n’avais qu’une envie, c’était de développer davantage cette nouvelle vie qui était née en moi.

 

Plus tard, je cessais de prendre des hormones et je réalisais que pour servir Dieu, j’avais besoin de redevenir l’homme que j’étais. Le pasteur Dan Duke a prié pour moi, et il a chassé le démon "femelle" qui m’habitait depuis l’enfance. J’ai alors expérimenté une grande paix et une grande liberté. Un chirurgien a effectué l’ablation de mes implants de silicone sur ma poitrine, et j’ai donné ma vie à Jésus pour témoigner au monde mon histoire. Si je peux répandre la bonne nouvelle de Jésus et être un moyen de libération pour d’autres, je saurais que mes souffrances n’ont pas été vaines.

 

John

05/11/2007

Le point sur Bush et les évangéliques américains

(article de Benjamin Wolff)

 

bushJusqu’à son départ à la retraite, George Bush s’ingéniera à jouer avec nos nerfs. Après l’Irak, l’Iran? Mais dans quelle mesure son néoméssianisme est-il un produit du milieu dit "protestant évangélique"?

 

Le point sur Bush et les évangéliques américains.

 

C’est depuis le dossier choc du Nouvel Observateur, "Les évangéliques, la secte qui veut conquérir le monde" datant de février 2004, qu’on s’est interrogé sur le sens des "croisades" de Bush Jr contre "l’axe du mal".

 

.L’hebdomadaire avait alors présenté ses excuses aux évangéliques français, dénonçant l’amalgame entre le président américain et le courant protestant évangélique français.

Lettre au Nouvel Obs : http://www.alliance-evangelique.org/accueil/index10.html

Excuses : http://www.coeurnet.org/breve27.html

 

 Malheureusement, la clarification entre "Bush-évangéliques-croisades" ne semble pas avoir atteint la scène publique depuis : entre anti-américanisme d’un coté et va-t-en-guerre de l’autre, le flou artistique demeure.

 

 George Bush atteint bientôt son départ à la retraite, mais il n’a pas dit son dernier mot. Selon lui, le sauvetage de l’Irak passe par une mobilisation en Iran, pour notamment s’assurer l’hommage des générations futures.

 

 C’est dans ce contexte fragile qu’il me paraît important de replacer le messianisme de Bush Jr dans un plan historique plus large.

 

Ultraminoritaire en France, ce type de christianisme est si installé dans le paysage social et politique américain qu’il en devient incontournable : mais dans quelle mesure la foi en Dieu influe-t-elle sur l’administration américaine ?

On compte aujourd’hui un demi milliard de protestants évangéliques dans le monde dont (seulement) 70 millions aux Etats-Unis et 400 000 en France.

 

L’historien britannique David Bebbington a proposé quatre critères pour cerner l’identité évangélique. Premièrement la centralité de la Bible, avec deux particularités.

 

Elle est un espèce de code de la route qui fait autorité dans tous les aspects de la vie du chrétien. Et il existe un rapport direct au texte, sans médiation.

 

Deuxièmement le crucicentrisme, c’est-à-dire la référance à la croix comme lieu de salut de l’humanité (d’où le succès du film The Passion de Mel Gibson).

 

Troisièmement, le plus important, la conversion, c’est-à-dire un changement de vie suite à une rencontre personnelle avec Jésus-Christ : nul ne peut être chrétien s’il n’est converti (born again, né de nouveau).

 

Enfin, le militantisme : le chrétien doit montrer dans une vie transformée qu’il est né de nouveau, il doit s’engager pour Jésus-Christ dans le cadre d’une église de convertis.

 

Les évangéliques américains vont de l’activiste afro-américain Jesse Jackson (à la gauche du Parti démocrate) à Pat Roberson (à la droite du Parti républicain).

 

Sur 70 millions d’évangéliques, on évalue à 25% la part de démocrates, à 50% la part de conservateurs et à 25% la part de fondamentalistes.

 

 On laisse souvent croire que Bush est un des présidents américains les plus attachés à la religion : c’est une idée reçue. Bill Clinton est un converti tout aussi convaincu, ainsi que Al Gore, qui appartienent à la branche conservatrice des baptistes (courant évangélique), qui a soutenu l’invasion en Irak.

 

L’engagement chrétien de Bush n’est pas plus important que celui d’autres présidents. L’historien français Sebastien Fath doute même de l’authenticité des convitions du président des Etats-Unis.

 

 Plusieurs éléments appuient cette affirmation. Officielement, Bush Jr présente sa conversion comme le principal événement de sa vie : c’est suite à une rencontre avec Billy Graham (star protestante détéstée des fondamentalistes) en 1985 qu’il a connu une foi renouvelée, suite à son alcoolisme.

 

En réalité, cette année-là, Bush Jr est chargé par l’état-major de son père, en campagne présidentielle, de mobiliser les votes de la New Christian Rigth (courant politique confessionnel à la droite du Parti républicain) : ce serait donc davantage par nécéssité professionelle qu’il s’est converti.

 

De plus, son abstinence a moins été motivée par Graham que par sa compagne, Laura Bush, qui lui dit en 1985 :"C’est moi ou le bourbon."

 

 Ensuite, contrairement à Clinton, Bush n’a jamais souhaité avoir de conseiller spirituel. Il ne fréquente pas non plus régulièrement les églises. Il est moins engagé de ce point de vue que Jimmy Carter : il est largement coupé de son église, qui s’est prononcée contre la guerre en Irak.

 

De plus, si un certain nombre de proches collaborateurs de George Bush sont des born-again convaincu (Michel Gerson, par exemple, sa plume) d’autres le sont beaucoup moins, voire pas du tout (Powell, Cheney, Rumsfeld, Wolfovitz).

 

 En somme, la ligne de conduite de Bush demeure la maximisation de ses intérêts : les principes religieux viennent en deuxième plan et ces principes sont filtrés en fonction du moment.

 

Selon le spécialiste Sébastien Fath, le président américain s’efforce d’entretenir la "religion civile". La religion civile est une religion générique à visée consensuelle.

 

Cinq critères la constituent. Premièrement la culture WASP (White, Anglo-Saxon and Protestant) : population qui reprend l’héritage des pères pélerins, de ces pères fondateurs qui, au XVIIe siècle, ont fui l’Europe alors qu’ils étaient persécutés pour des raisons religieuses et ont construit l’idéal américain.

 

 Deuxièmement, l’accent sur la foi et la prière : peu importe le contenu de la foi, l’important c’est de croire et de prier.

 

Le troisième trait est l’individualisme : l’autonomie morale de l’individu est une valeur suprême.

 

Le quatrième trait est le messianisme : l’idée selon laquelle l’Amérique est une terre élue est très ancienne.

 

 Enfin, le dernier trait de cette religion civile est l’optimisme, à l’image de Billy Graham qui déclarait le 14 septembre 2001 que "le 11 septembre est un jour de victoire" si l’Amérique saisit l’occasion de se rapprocher de Dieu.

 

Après avoir compris que cette religion civile (qui dépasse largement le cadre évangélique) a pour fonction de légitimer la nation, de l’unir dans les moments difficiles, on peut lui distinguer plusieurs phases historiques.

 

 La première, allant de 1900 à 1950, dite "protestante mainline", lorsque les Églises protestantes historiques, épiscopalienne (anglicane) et presbytérienne (réformée), étaient dominantes.

 

 A partir de la fin des années 1950, les Etats-Unis sont entrés dans une seconde phase, dite "protestante évangélique" telle qu’on l’a définit plus haut.

 

L’historien Sebastien Fath remarque un glissement de la religion civile vers un nouveau stade, celui du néomessianisme sécularisé (incarné par Bush Jr) où le modèle américain est lui-même investi par la puissance absolue.

 

Ce ne sont plus les agents du Messie chrétien mais ils remplacent directement la toute-puissance de Dieu.

 

Au point qu’un jour, Billy Graham lance à George Bush : "Ne jouez pas à être Dieu, qui êtes-vous donc pour vous prendre pour Dieu ?"

 

L’Amérique devient une nouvelle divinité et c’est pour ce Dieu-là que l’administration américaine se bat. Selon eux, le royaume de Dieu est déjà en train de se construire.

 

Et si le Dieu personnel ("le vrai") conserve une pertinence, c’est pour tranquilliser et moraliser le peuple.

 

 En conclusion, l’évangélisme de Bush se situe entre sincérité naïve et calcul électoral.

 

 Son objectif est de rassembler un maximum de citoyens, de toute les religions (des libéraux aux fondamentalistes, des multiples dénominations protestantes, des catholiques, etc.) grâce à son pragmatisme et son instinct

 

Un proverbe mexicain relève avec humour : "Pauvres de nous, qui sommes si loin de Dieu et si près des Etats-Unis." 

04/11/2007

Conversion : Fils d'imam

filsdimamMOI, FILS D’IMAM, sur la bonne voie

Par Moussa Koné, avec Jean-L. Blanc

Préface de Mamadou Karambiri, Éditions Sénevé

 

 

INTRODUCTION

 

Moussa Koné, petit-fils et fils d’imam, élève studieux en matière de Coran, lisant ce livre vénéré de l’islam avec son père, lui a posé un jour cette question : « Si ce soir, toi et moi, nous venions à mourir, irions-nous au Paradis?" Sa réponse : "Mon fils, je ne le sais pas, et ne peux le savoir, parce que le Coran ne dit pas clairement si nous pouvons entrer au Paradis. " Plus tard, à la quête du salut et intrigué par l’absence de réponse claire de sa religion à ce sujet, le jeune Moussa a commencé à sonder le Coran pour en savoir plus.

 

Cette recherche acharnée est consignée dans le présent ouvrage. Il est écrit dans un esprit d’amour fraternel pour tous les chercheurs de Vérité. Moussa Koné est actuellement responsable de l’œuvre « La Bonne Voie », à Abidjan. Il est un orateur apprécié en Afrique, où il dirige de nombreux séminaires auprès des Musulmans. Il est marié à Maïmouna. Et voici le témoignage du Dr. Victor Bissett, directeur du Centre de documentation missionnaire (CDM) d’Abidjan, Côte d’Ivoire : "Je connais l’auteur depuis plus de 15 ans. Depuis sa conversion, Moussa Koné est un évangéliste efficace qui connaît aussi bien le Coran que la Bible… Ce livre raconte le parcours qu’il a fait avec le Seigneur, et comment Dieu l’utilise puissamment dans son ministère actuellement. "

 

MON PÈRE, CE HÉROS!

 

Pour un Africain, rien de plus précieux que « le village, la famille qui vit autour des parents respectés et obéis… ». Chaque famille a sa cour, sa cuisine extérieure, ses greniers, ses champs… et tout ce qu’il faut pour vivre. Les enfants, tout jeunes, sont mis au travail commun, et dans cette société chacun trouve sa place clairement définie, le dernier-né obéissant à ses aînés et l’aîné étant soumis au père. Certes l’enfant travaille, mais il a encore bien du temps pour l’école et pour jouer. Le village de mon père est situé dans le nord de la Côte d’Ivoire, près du Mali et de la Haute-Volta, devenue Burkina Faso. La production est abondante : arachides, maïs, mangues. J’ai vécu la fin des années coloniales, triste période, avec ses vexations, ses impôts et ses travaux forcés… Bref, l’indépendance de la Côte d’Ivoire fut une vraie bénédiction pour nous.

 

Mes parents sont descendus au sud, à Sassandra, près de la mer, où je suis né en 1953. Mon père Ibrahim Koné y tenait une boulangerie artisanale. Mes parents étaient musulmans, mon père n’avait qu’une épouse, bien qu’il eût pu en avoir 4. Mon père était d’une famille de 40 enfants, il en eut 3. Musulman convaincu, il devint imam et, par sa propagande, il a changé la carte religieuse de la Côte d’Ivoire, avec de nombreuses personnes venues de l’extérieur. Aujourd’hui la population musulmane est proche de 50 %, avec un taux de naissances élevé. Mon père était convaincu de la grandeur et de la puissance d’Allah. Le Coran dirigeait toute sa vie, avec une grande vénération. Le laxisme et le compromis étaient bannis de ma famille. C’est pour le service d’Allah que mon père a quitté le nord du pays. Lorsque j’eus 5 ans, il vint s’établir à Attécoubé, ex village d’Ebrié (actuellement quartier d’Abidjan). Il y a construit une mosquée et établi une école coranique. Enfin, établi à Bouaké, très grande ville du centre du pays, il a été l’imam de la mosquée de la zone industrielle jusqu’à sa mort en 1993.

 

Le ministère de l’imam est comme celui du pasteur : il est le guide spirituel, dirige la prière, fonctionne de la naissance à la mort au service des croyants, réconcilie les couples ou les familles en procès, etc., etc. Boulanger, mon père se levait tôt et accomplissait tout son ministère le reste du temps… Il dirigeait en plus l’École coranique, et de 9h à 12 h., puis de 14-16 h., nous étions assemblés autour de lui pour apprendre à lire le Coran et en comprendre le sens des mots, tout en arabe, naturellement. On apprenait aussi à connaître la vie du prophète Mohammed, comme exemple de vie, et on étudiait la tradition (Sunna). Quand on eut l’école, c’était le dimanche qu’on poursuivait l’étude du Coran. Toute mon enfance a donc tourné autour de cette vie musulmane très contraignante. Dès l’âge de 3 ans on était initié, à 5 ans on articulait l’arabe… Oui, comme mon grand-père et mon père, je serai imam.

 

LUMIÈRES ET OMBRES D'UN SERVITEUR D'ALLAH

 

Ainsi, jeune adolescent, je lisais parfaitement le Coran et pouvais l’enseigner aux plus jeunes en secondant mon père. Un jour, en lisant le Coran avec mon père, je lui posai une question qui me tourmentait : "Si nous venions à mourir ce soir, irions-nous au Paradis? " - "Mon fils, je n’en sais rien, le Coran n’en parle pas clairement…" Ma déception était grande car je cherchais une réponse et j’avais besoin de certitude. La situation m’a troublé certes, mais cela n’a rien changé dans ma foi ou ma pratique de l’islam.

 

Puis vint l’époque du travail à Abidjan sur les chantiers, aux PTT, etc.; les tâches pénibles ne m’effrayaient pas. Pour gagner davantage, mon père et moi avons été initiés au maraboutage, déviation islamique très fréquente, occulte, qui consiste à utiliser des habits islamiques et des formules coraniques plus ou moins magiques, proches de la sorcellerie, de la divination, etc. Jusqu’au jour où un collègue est parti avec l’argent ainsi mal gagné… J’ai aussi fait diverses pratiques occultes pour réaliser des couples…avec des suites parfois graves, qui m’ont fait regretter amèrement cette pratique du kawatim. Dès lors, mon père et moi avons abandonné toutes ces pratiques, et l’usage des talismans qui sont monnaie courante parmi les musulmans.

 

En 1980, je fus engagé en remplacement sur la 1re plate-forme pétrolière au large de Grand-Bassam, qui venait d’être inaugurée par le président Houphouët-Boigny. Mon commandant de bord, un Américain du Mississipi se nommait Bubba Welford. C’était un peu le président de la république pour nous, ses 200 employés… Et voilà que cet homme respecté et plein d’autorité s’est intéressé à moi, modeste ouvrier Africain, et qu’il vient dans ma cabine. A la main, il avait un livre qu’il m’offrit; son titre : "Holy Bible ". Et il me dit très simplement : "Je suis venu ce soir pour te parler de Jésus." A l’énoncé de ce nom haï entre tous, une colère a grandi en moi… puis a éclaté!

 

 

DIEU TRACE UNE LIGNE DROITE AVEC NOS COURBES...

 

Assis avec mon chef sur le lit, je saisis la Bible, ouvris mon hublot et la jetai dans la mer… Le commandant me regardait en... souriant! Quoi! Si on avait jeté mon Coran à la mer, que n’aurai-je pas fait, moi! – Doucement, mon garçon, dit-il. Mais furieux je répondis : "Tu sais qui je suis, musulman qui prie mon Dieu, Allah, et que Mohamed est mon prophète... et tu t’imposes dans ma cabine pour me parler de Jésus!... si tu recommences une telle discussion je débarque de la plate-forme…"

 

Dès lors il ne m’en a plus reparlé, mais m’a témoigné sans cesse de son affection, comme d’un amour qui me dépassait. Quatre ans ont passé ainsi sur place, et nous étions tous las de cette promiscuité. Un hélicoptère est venu nous chercher, et je retrouvai ma famille. Le commandant était venu me saluer personnellement. Je lui dis : "Je retourne dans ma famille, apportant l’argent gagné, car mes parents sont pauvres… pas comme vous, un riche…" - "Non, me dit-il, tout ce que j’ai appartient à Dieu, qui me l’a accordé pour ma famille et mes besoins…Vous savez Moussa qu’il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer au Paradis…" Je ne savais pas que c’était un texte de la Bible, mais j’ai alors réalisé que Bubba Welford était un vrai croyant! Et cette parole est restée gravée dans mon cœur.

 

Quelle joie de retrouver Abidjan, la grande Métropole. Je retrouvai ma mosquée, et mes amis. Un jour, un ancien collègue ghanéen (chrétien) est venu me voir : "Moussa un Américain de Cocody voudrait te rencontrer, il s’appelle John Weed… "J’étais furieux, mais à plusieurs reprises, il revint à la charge… Finalement, je vins chez lui, une belle villa pleine de fleurs et d’arbres superbes… où je fus reçu comme un ami. On parla du Coran qu’il connaissait bien, ainsi que l’arabe, car il avait été missionnaire en Égypte. Je suis pourtant reparti avec la question qui me hantait : "Suis-je sauvé?"

 

Mais il fallait repartir au travail. Ce fut sur un bateau danois, dans la salle des machines, avec un bon salaire… mais aussi de multiples tentations auxquelles je succombais comme les autres. Un temps pourtant sacré : celui de mes cinq prières journalières, et toujours ma lecture constante du Coran. Préservé heureusement des méfaits de l’alcool, le reste de ma vie de dissolution me remettait devant la question lancinante de mon salut… Un soir, dans ma cabine, je me suis mis en recherche, après une prière de 20 heures. Alors j’ai scruté les 114 sourates du Coran, soit 6247 versets. Le Coran me prouvait mon état de péché, et la sourate 100 m’annonçait que tous mes péchés seront comptés sur le fondement d’un système de balance : celui qui a le plus de bonnes actions à son actif allant au paradis… et le moins, en enfer. Dans la sourate 102, les versets 6-8 me disaient qu’il n’y avait pas d’échappatoire à mon péché. Dans la sourate 107, aux versets 4-5, heureusement, il y a une bonne nouvelle : la prière était un point fort dans ma balance d’œuvres.

 

En poursuivant mes lectures, je suis tombé dans la sourate 11, sur les versets 118-119… la parole de ton Seigneur s’accomplit : "Très certainement, je remplirai l’Enfer de djinns et d’hommes, tous ensemble. " Cette pensée m’a bouleversé : Ainsi, avec toutes les sourates qui commencent par "Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux", il n’y avait pas de plan de salut prévu pour la totalité des hommes! Beaucoup devraient demeurer en enfer avec les démons. Dieu l’avait décidé ainsi… Alors, j’ai pleuré : ce pouvait-il que je sois l’un de ces hommes prédestinés à l’enfer?

 

LE CORAN ME CONDUIT VERS LA VÉRITÉ

 

Quelle angoisse pour l’homme s’il ne sait pas où il ira, d’autant plus qu’il ne connaît pas la décision de Dieu à son sujet. Après ma journée suivante de travail, je lus dans la sourate 19 (Marie), les versets 71 et 72 :"Il n’y a personne parmi vous qui ne passera pas par (l’Enfer); car (il s’agit là) pour ton Seigneur d’une sentence irrévocable. Ensuite, nous délivrerons ceux qui étaient pieux et Nous y laisserons les injustes agenouillés."

 

Si j’avais bien compris donc, tous nous irons en enfer… J’avais des milliers de prières et de bonnes actions à mon actif, et pourtant j’allais y rencontrer les bandits d’Abidjan… tant de musulmans superficiels… des collègues de travail toujours buveurs d’alcool… tu t’es privé de tant de choses… et maintenant tu seras en enfer… mon angoisse allait en augmentant! Et en examinant les 114 sourates du Coran, je n’ai pas trouvé un seul verset qui me dise avec certitude que j’irai au paradis…

 

Puis une autre question m’a préoccupé; la pertinence du message chrétien. J’avais souvent contacté des chrétiens… le dialogue s’averrant impossible... je leur répondais que je n’avais pas l’intention d’ouvrir un livre falsifié et tordu. Pourtant comme une impulsion intérieure (déjà le Saint-Esprit?) m’a poussé à chercher ce qu’en dit le Coran. Dans la sourate 2, on peut lire au verset 87 : "Certes, Nous avons donné le livre à Moïse; Nous avons envoyé après lui des prophètes successifs. Et Nous avons donné des preuves à Jésus fils de Marie, et Nous l’avons renforcé du Saint-Esprit…" Ce fut un début d’éblouissement.

 

En effet, je n’avais jamais lu les livres de Moïse, ni l’Évangile, et dans le Coran les textes les concernant sont éparpillés dans les sourates. Alors, devrais-je ouvrir une bible? J’hésitais, je m’étais senti tellement supérieur aux chrétiens, je les dédaignais; et j’étais convaincu que la Bible était pleine d’erreurs et falsifiée. Et dans la sourate 5, v.43, je lus : "Mais comment te demanderaient-ils d’être leur juge quand ils ont avec eux la Thora dans laquelle se trouve le jugement d’Allah?" donc, les Juifs avaient déjà la Thora, et ce livre venu de Dieu ne pouvait être corrompu. Continuant ma lecture au verset 46 : "Et Nous avons envoyé après eux Jésus, le fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous Lui avons donné l’Évangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer la Thora…" et dans la sourate 5 v. 68 : "Ô gens du Livre, vous ne tenez sur rien, tant que vous ne vous conformez pas à la Thora et à l’Évangile, et à ce qui vous a été descendu de la part de votre Seigneur… " En clair, cela voulait dire que celui qui se dit chrétien doit s’appuyer sur l’Évangile, sinon sa vie n’est pas solide! Donc, la Parole de Dieu avait été donnée avant la fondation de l’islam… Quelle découverte je venais de faire là! Le Coran lui-même me conseillait (comme à Mohamed) : "si tu es dans le doute, va demander à ceux qui ont reçu les Écritures avant toi." (Sourate 10 v. 94). Ainsi, il n’existe pas de texte coranique sérieux disant que le texte biblique est falsifié!

 

Ainsi, 6 mois de recherches solitaires dans ma cabine de bateau me décevaient; je maigrissais et me nourrissais mal. Alors je décidai un soir de m’attaquer à la personne de Jésus. Les chrétiens le disent Fils de Dieu, mais le Coran dit que Dieu n’a pas d’enfant, donc c’est un blasphème, pensai-je. Dans la sourate 19 (Marie), depuis le verset 16, il est dit que l’ange Gabriel annonce à Marie qu’elle va recevoir un enfant pur (soit un fils sans péché) : Issa.

 

J’ai cherché dans les 114 sourates les titres attribués à ce personnage : celui qui n’a fait que de bonnes actions, guéri, ressuscité des morts, comparé à Adam (sourate 3), supérieur parce que né de l’Esprit et non de la poussière, sans péché… au-dessus de tous les prophètes et même de Mohammed, puisque ce dernier devait demander pardon pour ses péchés! – Vraiment Dieu est puissant, ai-je dit dans le soleil couchant…

 

 

APRÈS LES TÉNÈBRES, LA LUMIÈRE ET MÊME MON CORAN EN FEU!

 

Nous voguions plusieurs jours sans escale, ce qui me permit d’étudier un sujet délicat : la question de la mort et de la résurrection de Jésus; grande controverse entre musulmans et chrétiens, et leur principale pierre d’achoppement… Ce pouvait-il qu’à travers sa mort on puisse recevoir le pardon de nos péchés? Et que le salut soit aussi simpliste? J’ai ouvert le Coran à la sourate 4, aux versets 157-158 : " …Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus fils de Marie, le Messager d’Allah… Or, ils ne l’ont ni tué, ni crucifié; mais ce n’était qu’un faux-semblant!... mais Allah l’a élevé vers Lui. Et Allah est Puissant et Sage." J’étais dans la joie… mais je n’avais pas pour autant envie d’être chrétien, j’avais enfin trouvé une parade pour contredire les chrétiens : le Coran me prouvait que Jésus n’avait pas été crucifié.

 

Mais d’autres sourates parlent aussi de la fin de Jésus. Je les étudiai attentivement… Comment le Dieu de gloire, le Dieu puissant, pouvait-il tromper ainsi les hommes… faire semblant pour faire croire… qu’ils auraient crucifié Jésus??? Restait encore la question du faux-semblant, du remplacement de Jésus par un inconnu lui ressemblant… Le Coran me donnait tant d’informations contradictoires que j’en avais des palpitations cardiaques! Pour la 1re fois je me mis à douter de la crédibilité du Coran.

 

Ainsi, en résumé de ces 6 mois d’étude du Coran sur mon bateau :

 

J’ai constaté que je ne pouvais pas obtenir la certitude de mon salut.

 

J’ai découvert que la lecture de la Bible, comme parole de Dieu y était conseillée.

 

Que Jésus était bien au-dessus des autres prophètes, et le Messie qui avait été crucifié et était ressuscité.

Alors, que faire maintenant? Sortir avec des copains, cela me décevait. Un soir, je me mis à prier ainsi : "Dieu parle-moi! Mon père est imam,… je dirige la prière avec lui,… Je ne pourrais jamais abandonner l’islam… Que dois-je faire? » Ayant éteint ma cabine, tout à coup une lumière a brusquement rayonné dans ma chambre. Quelqu’un était là, présent, lumineux… J’étais effrayé; mais, s’avançant vers moi, il mit sa main sur mon épaule droite… quel souvenir! Et Il m’a parlé ainsi : « Le temps est venu pour toi de faire des choix…" Puis Il est parti. Surexcité, je suis allé chez mes voisins de cabine leur demander si c’étaient eux… Non, personne! Je n’ai pu retrouver le sommeil cette nuit-là.

 

Après mes prières du lendemain et mon travail, je redemandai à Dieu de se manifester : "Ô Dieu, montre-moi qui Tu es, manifeste-toi, dirige-moi." Puis, assis sur mon lit, je lis la sourate Ya-Sin. Alors, je vis une braise enflammée qui tombait sur la page droite de mon Coran, puis une autre et d’autres… le livre saint se consumait sous mes yeux. La parole divine pour plus d’un milliard de personnes dans le monde s’en allait en fumée dans mes mains… incroyable! Jusqu’à la couverture : il ne restait en fin qu’un peu de cendres dans mes mains, en 30 minutes. J’étais dans une confusion extrême…

 

La nuit suivante, j’ai fait un rêve : Un homme de grande taille était arrêté en face de moi. J’étais ébloui par la lumière de ses yeux - je me suis réveillé en sursaut… Ma décision était prise : je devais accepter Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur.

 

Mon contrat se terminait. Revenu à Abidjan, j’allai chez le missionnaire américain de Cocody que je connaissais, John Weed, et je lui dis que je voulais accepter Jésus dans ma vie. Nous avons prié ensemble. Convaincu de péché, je me suis repenti, en larmes; mais ce n’était pas pénible… pour la 1re fois, j’ai eu le sentiment d’avoir une relation avec Dieu… J’étais un autre homme, enfin! En partant de là, j’étais comme ivre; je voyais toute ma vie, mes actes de débauche, un défilé dont j’étais le spectateur. J’oubliais où j’étais, et on me prit même pour un fou dans la rue… C’était en effet la folie de Dieu!

 

 

FORMATION DU DISCIPLE À L'ÉPREUVE DU FEU

 

Dès lors, je sus que j’étais un homme nouveau, et qu’il me fallait marcher dans des choses nouvelles. Pour la 1re fois je suis allé dans une église chrétienne, le jour de Noël 1987, dans la chapelle anglophone de l’International Fellowship of Christians, à Cocody. Là, d’entrée, je fus frappé par un grand panneau : JESUS IS LORD. J’ai été bien accueilli et encadré, spirituellement et matériellement. J’ai pu dévorer tout le Nouveau Testament comme autrefois le Coran. Quelle semaine extraordinaire! Puis, j’ai suivi une série de leçons bibliques qui m’ont conduit au baptême d’eau. Expérience capitale pour un ex musulman, car dans certains pays, c’est vraiment parfois une vraie condamnation à mort!

 

Je connaissais parfaitement les risques que j’encourais. Mais il me sembla juste de constituer une nouvelle communauté évangélique pour les anciens musulmans (très rares à cette époque). Comment me taire, après une telle découverte qui avait transformé ma vie ? Alors, j’évangélisai les musulmans et des conversions s’ensuivirent, de plus en plus nombreuses. A Abidjan, puis dans tout le pays, on a commencé à savoir que Moussa Koné – imam à Bouaké – était devenu chrétien! Le Seigneur accompagnait mes paroles par des guérisons et des délivrances… bien loin des habituelles argumentations infructueuses.

 

Je n’avais pas encore informé ma famille de mon changement. Quel scandale, une infamie! J’ai dû me cacher devant les insultes et les menaces de mort, quelques semaines après ma conversion. On a tenté de m’assassiner plusieurs fois, et je fus un jour humilié, insulté, frappé et piétiné dans un parc par trois musulmans… Cependant, le Saint-Esprit me donnait de l’autorité, et mon témoignage se faisait plus incisif et plus profond. J’ai réalisé une cassette audio avec mon témoignage qui a connu une diffusion énorme… Et enfin, j’ai pu encore diriger un cours par correspondance.

 

Cependant, mon frère aîné a réussi à me retrouver au marché de Cocody, où il a provoqué une violente altercation dans la foule. Impossible d’échapper. Je fus accusé de trahir la cause de l’islam, d'être la honte de ma famille, et je fus brutalisé au milieu des moqueurs… et j’eus peine à m’en tirer; mais je fus protégé cette fois-ci et bien d’autres fois encore par le Seigneur. La question de la relation avec mes parents est restée durant des années des plus délicates, ce qui fut une réelle épreuve pour moi. Et je n’ai même pas pu assister à l’enterrement de mon père, à Bouaké. Mais après quelques années, ma mère, puis des cousins sont venus faire la paix avec moi. Et nul dans ma région, n’ignore que je suis chrétien. Un jour, je retournerai chez moi et y tiendrai des rencontres chrétiennes.

 

Au début de 1997, Maïmouna est devenue mon épouse, car il était important d’établir le fondement de ma vie familiale correctement. En effet, j’avais du temps de ma vie de débauche, eu 2 enfants, puis, marié avec une musulmane, j’ai eu encore un fils, Emmanuel.

 

Mais ma vie de couple avait été infernale, ma femme ayant même jeté ma Bible dans les toilettes…J’ai dû divorcer, ce qui m’a anéanti pour un temps dans une dépression. Avec Maïmouna, Malienne de bonne famille, j’ai trouvé une chrétienne ayant reçu l’appel de Dieu pour le service, et apte ainsi à m’épauler. Notre mariage a eu lieu à Cocody le 18 janvier 1997, et nous avons eu depuis 2 fillettes.

 

Le livre se termine par des descriptions diverses d’expériences vécues au service du Seigneur dans son évangélisation des musulmans. Une partie importante de son ministère consiste à organiser des séminaires pour la formation des musulmans convertis, et l’implantation de nouvelles églises en Côte d’Ivoire ou ailleurs. Car le défi posé par l’avance de l’islam nous oblige à réagir. Ainsi, la Guinée compte maintenant 85 % de musulmans. Là, dans une évangélisation, par exemple, sur un terrain de basket proche d’un lycée islamique et d’une mosquée, une grande affluence a permis au Seigneur d'amener à la conversion au moins 88 musulmans, et de nombreuses guérisons.

 

 

CONCLUSION

 

Nous connaissons cependant souvent des situations délicates, agressés même par les autorités musulmanes. C’est une vraie guerre spirituelle. A Niamey capitale du Niger, pendant l’appel à donner sa vie au Seigneur, une femme a ôté son voile… et on nous a poursuivis après la réunion, sans pourtant nous atteindre. Mais en Côte d’Ivoire, nous sommes en pleine expansion, à Bingerville près d’Abidjan, où nous sommes établis. Et nous voudrions ouvrir une église par ville dans le pays, spécialement pour évangéliser les musulmans... Nous avons donné à notre œuvre le nom de « La Bonne Voie », selon la sourate 1 du Coran :

 

« Guide-nous dans le droit chemin. Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. »

 

Et selon la Bible qui nous dit, dans l’Évangile de Jean (Chap.14 v.6) :

 

"Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. "

 

Dieu est riche en moyens, et ce qu’Il a pu accomplir en faveur de Moussa Koné, Il peut le faire pour d’autres musulmans. Oui, le temps de la faveur de Dieu est arrivé pour eux.

 

- FIN -

02/11/2007

LUC L’EVANGELISTE

LUC L’EVANGELISTE

 

On dit habituellement que saint Luc n’était pas un témoin direct de la vie du Christ, et qu’il rapporte dans son évangile ce dont il s’est soigneusement enquis auprès des témoins et des acteurs des événements. Cette idée reçue vient du prologue de son évangile, traduit ainsi : «après m’être informé exactement de tout depuis les origines», ou «après avoir fait des recherches exactes sur toutes ces choses depuis le commencement»

 

Sylvie Chabert d'HyerresSylvie Chabert d’Hyères, spécialiste du Codex Bezae, qui contient sans doute le plus ancien texte grec connu et l’un des plus anciens textes latins des Evangiles et des Actes, montre que ces traductions sont fautives. Saint Luc, qui connaissait bien le grec, utilise une expression que l’on trouve chez Démosthène (et aussi chez Flavius Josèphe), dont le verbe, parikolouthikoti, a le sens d’« accompagner de près » : on le trouve aussi, et ainsi traduit, dans deux épîtres de saint Paul (la différence est que chez Démosthène il s’agit comme chez saint Luc d’avoir accompagné les événements, d’avoir suivi de près ce qui s’est passé, tandis que chez saint Paul il s’agit d’accompagner quelqu’un).

 

Le sens du prologue est donc le contraire de ce que l’on dit. Saint Luc affirme solennellement qu’il a décidé d’écrire cet évangile parce qu’il a « accompagné tous ces événements de près depuis le début », parce qu’il les a suivis en personne depuis la naissance de saint Jean Baptiste.

 

Dans la Vulgate (et dans le texte latin du Codex Bezae), le mot est assecuto. En latin classique, adsequere veut dire atteindre, et l’on ne peut pas le traduire ainsi dans la phrase de saint Luc. Mais si l’on oublie le préfixe ad, il reste secuto, de sequere : suivre. Or on trouve précisément ce verbe, avec le préfixe, dans le sens de suivre, dans la notice sur saint Luc du Canon de Muratori (2e siècle) : « à la mesure de ce qu’il avait pu suivre (asequi) il commença à le dire à partir de la nativité de Jean ».

 

S’il en est ainsi, les deux premiers chapitres de l’évangile de saint Luc (annonciation et conception de saint Jean Baptiste, Annonciation et conception du Christ, Visitation, nativité de saint Jean Baptiste, Nativité du Christ, circoncision, Présentation au Temple, Jésus face aux docteurs : il y a là les cinq mystères joyeux du Rosaire) sont encore plus bouleversants.

 

Source : le site de Sylvie Chabert d’Hyères sur le Codex Bezae, qui est passionnant :

http://www.dammarilys.com/cb/lk/1_a.html

 

 

01/11/2007

Dimanche de l'église persécutée

DEPPortes Ouvertes et l'Alliance Evangélique Française organisent chaque année le Dimanche de l'Eglise Persécutée.

 

Cette année, il aura lieu le 11 novembre au niveau mondial et le 4 novembre en France

 

Les thèmes varient d’un pays à l’autre :

En France, il sera consacré à la Chine, qui se prépare activement aux Jeux Olympiques de 2008.

 

De plus, les 2 et 3 novembre au 27 rue de l'annonciation à Paris, soirée spéciales consacrées aux persécutions des chrétiens, présentées par :

 

annonciation_784Victor HASCHWEH exerce un ministère personnel dans les pays fermés, se situent dans la fenêtre 10/40. Venez écoutez ce que Dieu fait.

 

ABDELLATIF est Pasteur ; son zèle est contagieux.

 

Yasser FARAH, Égyptien, il enseigne avec une profondeur pour la Parole de Dieu.

 

ATTENTION INSCRIPTION OBLIGATOIRE au 06 61 55 31 33 ou 06 68 02 42 79

 

 

En Suisse (11 novembre), le thème sera l’Irak, l’Iran, l’Inde et le Bhoutan.

http://www.each.ch/dep/