02/11/2007

LUC L’EVANGELISTE

LUC L’EVANGELISTE

 

On dit habituellement que saint Luc n’était pas un témoin direct de la vie du Christ, et qu’il rapporte dans son évangile ce dont il s’est soigneusement enquis auprès des témoins et des acteurs des événements. Cette idée reçue vient du prologue de son évangile, traduit ainsi : «après m’être informé exactement de tout depuis les origines», ou «après avoir fait des recherches exactes sur toutes ces choses depuis le commencement»

 

Sylvie Chabert d'HyerresSylvie Chabert d’Hyères, spécialiste du Codex Bezae, qui contient sans doute le plus ancien texte grec connu et l’un des plus anciens textes latins des Evangiles et des Actes, montre que ces traductions sont fautives. Saint Luc, qui connaissait bien le grec, utilise une expression que l’on trouve chez Démosthène (et aussi chez Flavius Josèphe), dont le verbe, parikolouthikoti, a le sens d’« accompagner de près » : on le trouve aussi, et ainsi traduit, dans deux épîtres de saint Paul (la différence est que chez Démosthène il s’agit comme chez saint Luc d’avoir accompagné les événements, d’avoir suivi de près ce qui s’est passé, tandis que chez saint Paul il s’agit d’accompagner quelqu’un).

 

Le sens du prologue est donc le contraire de ce que l’on dit. Saint Luc affirme solennellement qu’il a décidé d’écrire cet évangile parce qu’il a « accompagné tous ces événements de près depuis le début », parce qu’il les a suivis en personne depuis la naissance de saint Jean Baptiste.

 

Dans la Vulgate (et dans le texte latin du Codex Bezae), le mot est assecuto. En latin classique, adsequere veut dire atteindre, et l’on ne peut pas le traduire ainsi dans la phrase de saint Luc. Mais si l’on oublie le préfixe ad, il reste secuto, de sequere : suivre. Or on trouve précisément ce verbe, avec le préfixe, dans le sens de suivre, dans la notice sur saint Luc du Canon de Muratori (2e siècle) : « à la mesure de ce qu’il avait pu suivre (asequi) il commença à le dire à partir de la nativité de Jean ».

 

S’il en est ainsi, les deux premiers chapitres de l’évangile de saint Luc (annonciation et conception de saint Jean Baptiste, Annonciation et conception du Christ, Visitation, nativité de saint Jean Baptiste, Nativité du Christ, circoncision, Présentation au Temple, Jésus face aux docteurs : il y a là les cinq mystères joyeux du Rosaire) sont encore plus bouleversants.

 

Source : le site de Sylvie Chabert d’Hyères sur le Codex Bezae, qui est passionnant :

http://www.dammarilys.com/cb/lk/1_a.html

 

 

Commentaires

Dans ce domaine, De Thiede (Editions François-Xavier de Guibert)
1)Jésus selon Matthieu : datation du papyrus Magdalen d'Oxford.
2)QUMRAN et les Evangiles.
De Thiede toujours mais chez Laffont
Témoin de Jésus : la preuve matérielle que l'E- vangile de Matthieu est un témoignage oculaire écrit par des contemporains du Christ.

De Madame Genot Bismuth (juive agnostique et professeur de judaïsme en Sorbonne) : Genèse d'une hérésie à Jérusalem chez François-Xavier de Guilbert. Elle corrobore la thèse de Tresmontant qui montre que les évangiles ont été traduits de l'hébreux .Elle ne s'attache qu'à Jean.

Tresmontant : le Christ hébreux. (Les 4 Evangiles)

Madame Cérutti-Cendrier : Les évangiles sont des reportages Editions Téqui.

Ces livres sont certainement à la librairie catholique (UOPC?) qui était avant à la Chaussée de Wavre mais qui vient de déménager près de la station de métro Herman-Debroux

''Car je n'ai pas honte de la bonne nouvelle ; elle est en effet puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif d'abord, mais aussi du Grec. Car en elle la justice de Dieu se révèle en vertu de la foi et pour la foi, ainsi qu'il est écrit : Le juste vivra par la foi. Rom 1. 16-17.

Il y a beaucoup d'autres travaux en particulier catholiques (Carmignac,Oury...)

Écrit par : Jean-Marc | 2007-11-02 à 19.32:42

évangile de luc: pas la peine de trop en discuter,celui qui aécrit luc n'a jamis vu jésus,il n'a jamais écrit l'évangile par inspiration, car tous simplement il 'affirme lui méme...luc1 1.1plusieurrs ayant entrepris de composer un récit des événementts qui ce sont accomplis parmi nous,1.2suivant ce que nous ont transmis ceux qui ont été des témoins occulaire dés le commencement et sont devenus des ministres de la parole, il m'a aussi semblé bon apres avoir fait des recherches exactes sur toute ces choses depuis leur origine par écrit d'une maniére suivie, exélent théophile,1.4 afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as recus......salam....l

Écrit par : zouache | 2008-01-07 à 18.24:12

Zouache, Vous ne savez pas lire ce qu' a écrit Stéphane....?
Et je précise qu'il y a un fragment de l'Evangile de Luc qui est à la Bibliothèque royale à Paris et qui est daté par la papyrologie d'environ 70. Ce papyrus comme bien sûr les autres Evangiles a été traduit de l'hébreu....S'il est ainsi daté de 70 et traduit, il y avait des contemporains du Christ toujours vivants...
On cherche vraiment à vous endoctriner dans les mosquées ou les écoles coraniques ou les livres...
Mais ce n'est pas l'important et ni Stéphane, ni moi, ne cherchons à avoir raison mais à annoncer l'Evangile qui dit : ''Il n'y a aucun autre nom par lequel nous puission être sauvés et c'est Jésus-Christ'' Fondés sur ce passage et d'autres, nous avons l'ASSURANCE de notre salut. L'avez-vous ?
Amitiés à vous.

Écrit par : Jean-Marc | 2008-01-07 à 19.08:09

Zouache - Luc Zouache
C’est bien de lire le titre, mais lis également le texte avant d’écrire :
« Sylvie Chabert d’Hyères, spécialiste du Codex Bezae, qui contient sans doute le plus ancien texte grec connu et l’un des plus anciens textes latins des Evangiles et des Actes, montre que ces traductions sont fautives. Saint Luc, qui connaissait bien le grec, utilise une expression que l’on trouve chez Démosthène (et aussi chez Flavius Josèphe), dont le verbe, parikolouthikoti, a le sens d’« accompagner de près » : on le trouve aussi, et ainsi traduit, dans deux épîtres de saint Paul (la différence est que chez Démosthène il s’agit comme chez saint Luc d’avoir accompagné les événements, d’avoir suivi de près ce qui s’est passé, tandis que chez saint Paul il s’agit d’accompagner quelqu’un).

Le sens du prologue est donc le contraire de ce que l’on dit. Saint Luc affirme solennellement qu’il a décidé d’écrire cet évangile parce qu’il a « accompagné tous ces événements de près depuis le début », parce qu’il les a suivis en personne depuis la naissance de saint Jean Baptiste.

Bonne lecture et bonne réflexion

Amitiés
PS :Merci à Jean-Marc pour les précisions.

Écrit par : Stéphane, Chrétien né de nouveau | 2008-01-08 à 10.10:07

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