21/10/2007

Conversion d’un combattant du Fatah

Un ancien combattant du Fatah apprend à aimer les Juifs 

 

Quand il est arrivé du Moyen-Orient aux Etats-Unis, Tass détestait servir les clients en majorité juifs qui venaient dans son restaurant français. Mais tout cela a changé le jour où un habitué, Charlie Sharpe, lui a parlé de sa « relation » avec Dieu.

 

 

« En 1948, les dirigeants arabes ont demandé aux Palestiniens de quitter leurs foyers et d’aller vivre ailleurs pendant que leurs armées venaient anéantir les Juifs. Comme nous le savons tous, ce n’est pas ce qui s’est passé, explique Tass. Mes parents ont alors émigré en Arabie Saoudite. C’est là que j’ai grandi à Jetta. J’ai reçu une éducation musulmane. Nous passions beaucoup de temps à la Mecque.

 

« Au Moyen-Orient, nous avons un dicton : un homme sans terre est un homme sans honneur. Et c’est très difficile de vivre sans honneur. Chaque jour, je me rappelais que j’étais un réfugié. Ainsi, on finit par être rempli d’hostilité intérieurement.

 

« Puis, il y a eu la guerre de 1967 et après cette guerre, je faisais partie de ces Palestiniens qui étaient furieux. Comment avions-nous pu perdre devant une petite nation comme Israël ? Nous étions bien plus nombreux et mieux équipés qu’eux, et pourtant nous avions perdu la guerre. C’est alors que j’ai pensé : Voilà, c’est çà, je vais aller me battre pour récupérer notre terre.

 

« J’y suis allé contre l’avis de mon père. Je me suis enfui et j’ai rejoint le Fatah. Le Fatah a fait de moi un sniper (un tireur isolé) pour combattre contre les Israéliens. A l’époque, les ordres étaient d’attaquer les soldats et les installations militaires.

 

« Ensuite, j’ai appris à me battre et j’ai opéré en Israël. Puis, j’ai formé des jeunes Palestiniens au combat, à l’utilisation des mitraillettes, au combat de rue et à tirer sur les batteries anti-aériennes. »

 

Tass explique que ces jeunes gens avaient « entre 9 et 13 ans. Il s’agissait de ‘camps de jeunes’. Ces jeunes étaient parqués dans des camps de réfugiés pour qu’ils pensent continuellement à leur retour dans le pays que nous pensions être le notre. »

 

Tass a combattu avec les combattants du Fatah de l’OLP pendant 3 ans. Puis, alors qu’il rendait visite à ses parents, son père a pris son passeport et l’a forcé à rester à la maison. Son père voulait que Tass termine ses études mais le mauvais caractère de Tass l’en empêchait :

 

« Je me suis mis très en colère après mon professeur d’Islam et, plus tard le même jour, je l’ai aperçu faisant ses courses et j’ai tiré sur lui avec mon révolver. »

 

Mais Tass – qui était pourtant un tireur d’élite – l’a manqué. Ses parents ont fait intervenir leurs connaissances au gouvernement et il n’a pas été en prison, mais il a été renvoyé de l’école. Il a pris la décision de partir aux Etats-Unis mais son père ne le voulait pas.

 

« Je lui ai causé plein d’ennuis jusqu’à ce qu’il cède et me dise : ‘Pars où tu veux. Disparaît d’ici.’ C’est comme cela que je suis arrivé aux USA en 1974. »

 

Tass a rencontré et épousé Karen Whelan, une Américaine.

 

« J’avais l’intention de divorcer avec elle dès que j’aurais obtenu mon permis de résident. Mes parents étaient très en colère d’apprendre que j’avais épousé une Américaine et ils ont cessé de m’envoyer de l’argent. Je suis devenu plongeur dans un restaurant français. »

 

Tass est monté en grade et a fini directeur du restaurant.

 

« La plupart de mes clients étaient Juifs – environ 85 %. Ils m’aimaient et me respectaient ; pourtant, au fond de moi, je ne ressentais aucun amour pour eux. En fait, il m’arrivait d’avoir envie de mettre du poison dans leur nourriture ; voilà combien je les détestais. »

 

Mais un client comptait beaucoup pour Tass. Il avait rencontré Charlie Sharpe alors qu’il était encore aide-serveur et venait de débarrasser la table de Charlie.

 

“Il m’a regardé et, avec un beau sourire, il m’a remercié. J’ai pensé alors : “C’est chouette de sa part de me remercier. Cet homme est un homme bon. »

 

19 années ont suivi, la famille de Tass a grandi et il a bien réussi dans son métier. Par contre, Tass n’avait pas une bonne relation avec sa femme.

 

« Je la traitais très mal, avoue Tass, car je ne lui étais pas fidèle. Nous étions mariés depuis 19 ans et elle m’avait toujours été fidèle. C’était une femme bonne. Je n’avais pas d’amour pour elle. Je ne savais pas ce que c’était d’aimer. Quand je voyais une femme, je croyais l’aimer, mais en fait, je ne connaissais que le désir physique ».

 

Charlie Sharpe était toujours un client fidèle et un ami. Quand Tass décida de transférer son restaurant à un autre endroit, Charlie lui parla d’un endroit qui avait servi de chapelle mortuaire. Tass était superstitieux et confia à Charlie qu’il craignait les fantômes.

 

« Il m’a dit, « Tass, sais-tu pourquoi tu ressens cette peur. C’est parce que tu n’as pas la crainte de Dieu en toi. Ne t’inquiètes pas, je peux t’aider, j’ai une relation. » Et il a montré le ciel avec son doigt. Je me suis mis à rire et j’ai dit : « Ouais, c’est çà » et je suis parti. Pendant les 3 semaines qui ont suivi, je n’ai pu penser à rien d’autre qu’à cette relation. »

 

Charlie remettait toujours au lendemain le moment de lui révéler cette mystérieuse « relation ». Finalement Tass en a eu assez.

 

« Je suis allé vers sa table et je me suis mis à genoux au milieu du restaurant et je l’ai supplié, se rappelle Tass. J’ai posé ma main sur la sienne et je lui ai dit : ‘ Charlie, il faut que je sache ce que c’est, cette relation. ‘ ‘D’accord, m’a-t-il répondu, nous en parlerons ensemble demain.’

 

Le lendemain, Charlie est passé prendre Tass au restaurant.

 

“Il a commencé : ‘Tass, pour avoir la paix que j’ai, tu dois aimer un Juif.’ Cela m’a vraiment fait flipper. Je l’ai regardé et j’ai dit : ‘Charlie, de quoi tu parles ?’ Tu sais bien ce que je pense de ces gens-là. Je les déteste. Jamais je ne pourrai aimer un Juif.’

 

« Il a répondu : ‘Attends un peu’. Il a sorti sa Bible et l’a mise entre nous. Dès que je l’ai vue, je me suis écarté précipitamment. Il m’a demandé : ‘Qu’est-ce qui te prend ?’ J’ai dit : ‘ Je ne peux pas toucher cela.’ Charlie a répondu : ‘Pourquoi, ce n’est que du papier ?’ Je lui ai dit : ‘Il y a le nom de Dieu dedans.’

 

« Il a ouvert sa Bible à l’Evangile de Jean et s’est mis à me lire à partir du 1er verset : ‘Au commencement était la parole, et la parole était avec Dieu, et la parole était Dieu au commencement.’ A ce moment-là, je me suis mis à trembler et j’ai perdu connaissance. Tout ce que je me souviens est qu’ensuite, je me suis retrouvé à genoux par terre, avec mes mains levées, invitant Christ à devenir mon Seigneur et mon Sauveur. A ce moment même, j’ai senti un poids quitter mes épaules et une paix et une joie que je n’avais jamais connues avant ont rempli mon cœur. Je n’avais jamais connu la paix.

 

« Charlie m’a dit : ‘Tu sais ce qui t’est arrivé ?’ J’ai répondu : ‘Non, quoi ?’ ‘Tu es devenu Chrétien.’ ‘Qu’est-ce que cela signifie ?’ ‘Cela signifie que tu crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu et qu’Il est Dieu.’ J’ai répondu : ‘Si je ressens ce que je ressens parce qu’Il est vraiment le Fils de Dieu et Il est Dieu, alors je veux qu’Il devienne mon Seigneur.’ Puis il m’a conduit dans une prière de repentance. »

 

Le lendemain, Tass a parlé à son fils, Ben, de sa nouvelle vie en Jésus-Christ.

 

« Il s’est mis à pleurer et moi, aussi. ‘Oh Papa, je suis si heureux pour toi !’ D’un seul coup, j’ai compris et j’ai dit :’Attends, pourquoi es-tu heureux pour moi ?’ Il m’a répondu : ’Papa, j’ai accepté Christ il y a maintenant 3 mois et je ne l’ai dit à personne.’ »

 

Ben avait été voir le pasteur de l’église pour savoir comment s’y prendre avec son père. Le pasteur lui avait dit : ‘Retourne chez toi et aime ton père davantage.’

 

« Ils ont organisé une chaîne de prière 24 H par jour pendant 3 mois jusqu’à ce que ma vie devienne si difficile que je ne pouvais plus ni penser ni dormir ni manger, raconte Tass. Je suis bien content que le Seigneur a donné à Ben la sagesse de garder sa conversion secrète car si je l’avais sue, je l’aurais probablement tué ou, tout au moins, renié. C’est ce qui arrive quand quelqu’un se convertit de l’Islam au Christianisme. C’est la pire honte que vous pouvez causer à votre famille et je sais que j’ai causé une grande honte à mon père. Cela me fait souffrir mais je ne peux pas renier Christ. Non, je ne le peux pas. »

 

Le changement de cœur de Tass a commencé à transformer sa relation avec sa femme.

 

« Je suis allé la voir et je lui ai dit :’Chérie, j’ai accepté Christ.’ Elle m’a regardé et elle m’a dit : ‘Ouais, c’est çà.’ Elle s’est moqué de moi et est partie. Mais au bout de 45 jours, elle a vu le changement en moi.

 

« Cela faisait 19 ans que cette femme me disait combien elle m’aimait mais je ne réagissais pas car je ne ressentais rien dans mon cœur. Je l’ai regardée et soudain, j’ai ressenti une passion pour elle que je n’avais jamais eue. Je lui ai dit : ‘Karen, je t’aime vraiment.’ Elle m’a regardé avec surprise et m’a répondu : ‘Ok, qu’est-ce que tu veux ?’ »

 

Karen a fini par accepter Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur.

 

« Nous servons tous le Seigneur. Mon fils, ma femme, moi, ma fille – nous sommes tous Ses serviteurs et nous sommes plein de gratitude pour Sa miséricorde. Ce sont Son amour et Sa miséricorde qui nous ont trouvés. Je n’étais pas à la recherche mais Lui, Il l’était. Loué soit-Il. Quand Il est venu dans mon cœur, j’ai su vraiment ce que c’est que l’amour car Il est amour. Quand Il vient vraiment dans le cœur d’une personne, Il apporte cet amour avec Lui. »

 

Commentaires

C'est encourageant de lire sur la puissance de l'évangile encore aujourd'hui.

Écrit par : Miki | 2007-10-31 à 19.40:00

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