29/09/2007

Faut-il avoir peur des évangéliques ?

aef_sigle_couleurFaut-il avoir peur des évangéliques ? 

Texte de Stéphane Lauzet, Secrétaire Général de l'Alliance Evangélique Française

(en parallèle, lire la brochure pdf à ce lien http://www.lafef.com/UserFiles/File/PDF/Lexique2.pdf)

 

 La question est pertinente et l’on pourrait être tenté de répondre rapidement, trop rapidement, oui, bien sûr !
  • Oui bien sûr… si l’on s’en tient à la seule lecture d’une certaine presse avide de sensations et peu soucieuse de nuances, maniant l’amalgame comme d’autres le mensonge.
  • Oui bien sûr… si l’on se contente d’un de ces reportages télévisés qui prétend rendre compte de la complexité d’une situation en quelques images assorties d’un commentaire bien senti.
  • Oui bien sûr… si l’on prend pour argent comptant tel rapport – pourtant parlementaire – qui ne fait pas dans le détail et assimile, oserais-je le dire, tout ce qui ne lui semble pas très catholique, tout ce qu’il ne connaît pas, à une secte.
  • Oui, bien sûr…si l’on en reste à la surface des choses, à l’enthousiasme dérangeant de certaines de leurs manifestations, au caractère quelquefois un peu simpliste de leur discours.
  • Oui bien sûr… si l’on considère que le refus de cantonner la foi dans la sphère du privé (comme une certaine conception de la laïcité le préconise) est susceptible de troubler l’ordre établi.

La peur, nous y cédons plus souvent qu’on ne le croit. Alors que nous sommes objectivement mieux protégés que jadis, notre époque curieusement, semble secréter la peur et désigner périodiquement à l’opinion, un ennemi réel ou imaginaire. On a peur de l’autre, de l’étranger, du différent, et même de soi. On a peur de changer, on a peur de l’avenir, on a peur de ce que l’on ne connaît pas… Bref, bien souvent la peur n’est que le symptôme de notre incapacité à maîtriser une situation. Rien de très rationnel dans tout cela, mais somme tout, une réalité bien humaine.

 Faut-il avoir peur des évangéliques ?La question reste posée d’autant que la présence du Mouvement Evangélique est de plus en plus visible au sein du protestantisme et dans la société. Les protestants-évangéliques, dont on donnera un peu plus loin une définition, en sont une composante non négligeable. En France, ils sont près de 350 000, sept fois plus nombreux qu’en 1954, sans compter environ 45 000 membres d’Eglises de diasporas ethniques étrangères, en majorité africaines et caribéennes , mais aussi asiatiques.Leurs implantations locales, passées de moins de 800 lieux de culte dans les années 70, à plus de 1 800 aujourd’hui, éclipsent parfois l’ancienne présence luthéro-réformée. Certains n’hésitent pas, sur la base de ces chiffres, à avancer qu’un lieu de culte sur deux, relève du protestantisme évangélique.D’un point de vue sociologique et religieux, les protestants-évangéliques, à quelques exceptions près, sont majoritairement issus de la classe moyenne ou populaire. Ils peuvent provenir d’un milieu luthéro-réformé ou catholique, ce qui n’est pas sans poser quelques problèmes même si , à l’évidence, ces personnes ne revendiquaient nullement leur appartenance et, dans bon nombre de cas, ne manifestaient aucune conviction et pratiques religieuses.Si l’on quitte le territoire français, les chiffres sont encore plus impressionnants puisqu’on estime qu’ils sont plus d’un demi milliard dans le monde. Tous les continents sont touchés par l’expansion de cette version du christianisme. Plus d’un quart de la population américaine se rattache à cette mouvance mais l’Asie n’est pas en reste : 25 % de la population de la Corée du sud est aujourd’hui évangélique et le Vatican s’inquiète de la croissance du mouvement en Amérique Latine (entre 5 et 20 % de la population totale). Même les Pays de l’Est sont touchés : en Russie, les protestants-évangéliques sont, après les Orthodoxes, le groupe religieux le plus important, avant les Catholiques.

Selon l’ancien secrétaire général du Conseil Oecuménique des Eglises, Konrad Raiser, les évangéliques constituent un des quatre principaux groupes dans le christianisme aujourd’hui.

 Face à cette profonde mutation, on observe trois attitudes :
  • La première est motivée par le souci de comprendre. Elle est faite de recul, d’observations et d’analyses. On cherche à déchiffrer les mécanismes et saisir les motivations de ces nouveaux croyants. Les sociologues, depuis de nombreuses années, travaillent cette question et je ne peux que vous renvoyer aux éminents travaux d’un Jean Baubérot, d’un Jean-Paul Willaime, d’un Christophe Sinclair, ou d’un Sébastien Fath (dont le dernier ouvrage sur la question est annoncé pour la fin du mois d’octobre 2005)
  • La seconde témoigne de la difficulté de l’être humain à se confronter à la nouveauté, à la différence, à l’altérité. Ce qui paraît étranger provoque inévitablement des réactions de rejets. Cela est d’autant plus vrai dans un pays comme le nôtre, qui se classe au 60ème rang pour la flexibilité et l’adaptabilité des gens aux nouveaux défis.
  • La troisième est probablement plus triviale : que ce passerait-il , peuvent se demander certains si l’ensemble des évangéliques faisaient éruption dans nos instances et bouleversaient l’équilibre existant.
 Mais alors, qui sont-ils, ces évangéliques ?Alors que seuls 25 % des évangéliques sont membres de la Fédération Protestante, il est bon de souligner avec reconnaissance les démarches entreprises par son président, en concertation, de plus en plus, nous le souhaitons, avec les autres instances représentatives, Fédération Evangélique et Alliance Evangélique Française. Ces démarches s’inscrivent généralement dans le cadre de la défense de la liberté religieuse et s’appliquent à tordre le cou aux poncifs et aux clichés. Le protestantisme en a très longtemps fait les frais et il s’honore, aujourd’hui, de dénoncer, entre autres, les caricatures dont les protestants-évangéliques font l’objet.
  • Non, les évangéliques ne sont pas une secte !
  • Non, témoigner de sa foi, même auprès des enfants, et leur enseigner le message biblique, n’est pas équivalent à de la manipulation mentale !
  • Non, il n’est pas juste que, sous prétexte qu’un centre de vacances soit confessionnel, les parents ayant droit, ne puissent recevoir de bons-vacances !
  • Non, il n’est pas décent que l’on entrave la liberté du culte, en l’interromprant ou en multipliant les obstacles, pour empêcher une association cultuelle d’acquérir un local adéquat !

Un mot tout d’abord sur le terme même d’évangélique

Les racines mêmes du mouvement évangélique remontent à la Réforme : selon l’expression d’Henry Mottu, de la Faculté de Théologie de Genève, c’est un courant, ou une aile historique, du protestantisme. Le mot fait référence, bien sûr, à Evangile mais il est intéressant de noter qu’il est utilisé, au XVIème siècle par la Réforme, pour exprimer son idéal de retour à la source originelle de la foi. Il a une fonction identifiante et, aujourd’hui, il est communément utilisé comme une sorte d’appellation contrôlée. Par-là, il faut entendre l’expression d’une volonté d’une définition relativement précise de la foi, de la pratique et de l’identité chrétiennes dans le sens d’un protestantisme orthodoxe, piétiste et congrégationaliste.

Le protestant-évangélique pourtant, même s’il est un enfant de la Réforme, ne se définira pas forcément comme tel, de manière spontanée. Tout occupé qu’il est à vivre le présent, il aura quelquefois du mal à se situer comme héritier d’une histoire qui l’a précédé. Il a souvent rencontré, lui aussi, de l’opposition. Dès la Réforme, face au catholicisme, mais aussi en réaction à la réforme protestante (qui rompit avec Rome, mais maintint le principe de l’Eglise d’Etat, selon la fameuse formule : cujus regio, ejus religio) le mouvement anabaptiste se posa résolument en faveur d’une Eglise séparée de l’Etat et souligna avec force l’absolu du choix individuel. (il faut attendre un siècle plus tard pour que ces mêmes principes (liberté de conscience et séparation de l’Eglise et de l’Etat) éclosent dans les colonies américaines (Roger Williams et Quarkers).

 Théologie :L’historien britannique David Bebbington a proposé pour décrire cette identité particulière quatre critères commodes. Fondés sur le socle des grands principes de la Réformation (Sola Gratia, Sola Scriptura, Sola Fide), le protestantisme évangélique combine, selon lui, l’accent sur :
  • La conversion (changement de vie sous l’effet de la foi chrétienne, mais aussi on ne naît pas chrétien, on le devient : c’est toute l’importance d’une prise de position individuelle, personnelle).
  • Le biblicisme (la Bible est lue comme la Parole infaillible de Dieu, autorité souveraine en matière de foi et de vie).
  • Le crucicentrisme (rôle majeur de la mort de Jésus-Christ sur la croix, le Fils de Dieu acceptant de mourir pour les péchés du monde avant de ressuscité).
  • Le militantisme, c’est à dire l’engagement au sein d’une communauté locale, qui s’autogére, dont on est membre sur profession de foi et en vue d’un témoignage tourné vers l’extérieur incitant chacun à naître de nouveau, expression qui trouve son origine, non pas aux Etats-Unis (Born again) mais dans l’Evangile de Jean (Jean 3.3) où Jésus dit à Nicodème : il faut naître de nouveau
En combinant ces quatre composantes, on est à peu près sûr de rencontrer un évangélique dont la pratique témoigne d’une conception, finalement très moderne, du christianisme en particulier et de la religion en général.Comme le fait très justement remarquer Sébastien Fath l’identité religieuse, par tradition, apparaît comme une négation de la liberté humaine voulue par Dieu… La tradition mécaniquement reproduite est écartée au profit d’un attachement de type sociétaire marqué par la libre décision individuelle, la création d’une identité propre. On passe d’une Eglise imposée à une Eglise choisie, un engagement fruit de convictions personnelles qui poussent les individus à être acteurs. Les Eglises sont des familles choisies, valorisant en leur sein la décision démocratique, jusque dans le choix des pasteurs.Ces composantes décrites précédemment ne sont pas sans effet. Le protestant-évangélique a pour ambition de vivre un christianisme engagé. La foi chrétienne n’est pas vécue comme quelque chose d’extérieur, mais comme le pivot autour duquel s’articule son existence. Pour beaucoup, il s’agit de vivre pratiquement d’une spiritualité qui vient du coeur et qui va au coeur. C’est ce qui explique que les évangéliques manifestent un très grand intérêt missionnaire pour leurs concitoyens. Ils vont à la rencontre des gens pour partager avec eux l’Evangile et leur foi. Leur communauté cherche à développer une relation chaleureuse et familière, favorisant l’accueil et le soutien. Ils apportent des réponses claires à des questions existentielles, en un temps où la complexité et le manque de clarté sont toujours plus grands.

Bien sûr, on peut leur reprocher leur enthousiasme dérangeant. Bien sûr, on peut ne pas être d’accord avec leur lecture de la Bible. Sans doute, certains semblent-ils quelquefois un peu fermés et murés dans leurs convictions. Mais, il faut porter à leur crédit le sérieux de leur engagement, l’importance d’une spiritualité authentique, le rappel d’une vérité essentielle, à savoir l’évangélisation comme une mission centrale de toute Eglise. Voilà qui explique quelquefois leur zèle intempestif et qui peut provoquer chez plus d’un, de la gêne, voire de l’agacement.

 Mais, réfléchissons quelques instants :

 

  • Pourquoi serait-il plus acceptable que le patron d’un groupe de presse fasse tout ce qu’il peut pour vendre le plus grand nombre possible de journaux ?
  • Pourquoi serait-il plus acceptable qu’un homme politique fasse tout ce qu’il peut pour rallier les électeurs à sa cause ?
  • Et pourquoi serait-il condamnable que des hommes et des femmes, aux convictions fortes, témoignent ouvertement de leur espérance et invitent leurs interlocuteurs à les rejoindre ?
 Alors faut-il avoir peur des évangéliques ?
  • Certainement pas ! Ils ne sont pas les agents de je ne sais quelle puissance d’Outre-Atlantique, et ne veulent pas conquérir le monde. Ils laissent cela aux politiques parce qu’ils pensent que si la politique a le pouvoir, les religions ont quelque chose de plus fort : elles ont de l’influence. La religion change la vie, la foi change le coeur de l’être humain. Leur foi n’est pas une innovation récente, ni une déviation du christianisme orthodoxe pas plus qu’elle n’est synonyme d’intégrisme. Les protestants-évangéliques ne sont-ils pas, tout simplement, l’illustration de cette autre principe cher à la Réforme : ecclesia reformata, semper reformanda ?
  • Certainement pas ! La différence qu’ils affichent, témoigne de leur esprit libre mais encore plus de leur amour pour l’autre. L’espérance qu’ils affirment ne menace personne sur cette terre. Bien au contraire, elle est source de progrès et d’épanouissement, de liberté et de vie. Parce qu’ils savent que chacun est redevable ultimément devant son Créateur, ils s’efforcent de vivre leur double citoyenneté aussi fidèlement que possible.
 En revanche, il convient d’entendre, de leur part, les questions qu’ils posent.
  • La première, interroge les implications qu’a notre foi tant dans notre vie personnelle, que professionnelle ou ecclésiale. Je ne dis pas que les évangéliques sont toujours cohérents, mais je prétends qu’ils tentent de l’être et que nous sommes invités à faire pareil.
  • La seconde, toute personnelle, concerne notre propre spiritualité, notre propre relation avec Dieu. Le protestant-évangélique citera volontiers la Bible et plus particulièrement Jean 3.16 où il est dit que Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en Lui, ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle. C’est une façon de nous questionner sur la place de Jésus-Christ dans notre vie.
 Stéphane LauzetSecrétaire Général de l'Alliance Evangélique Française

27/09/2007

La Paix de Jérusalem

daytoprayLe dimanche 7 octobre sera la "Journée de Prière pour la Paix de Jérusalem".

Afin de permettre à tous ceux qui le désirent de comprendre mieux pourquoi nous devrions prier pour Jérusalem et de prendre du temps pour ce faire, nous organisons une réunion le dimanche 7 octobre à 14h00 à la

SALLE DU PLEIN EVANGILE,
Rue Scailquin 36
1210 St. Josse (Bruxelles) Près de la Place MADOU.

Nous entendrons 2 israéliens qui aiment Yéshoua nous interpréter des chants en Hébreu, un groupe de danses israéliennes louera le Seigneur par la danse, un message sur l'importance de Jérusalem dans la Bible sera partagé et nous prierons pour la Paix de Jérusalem.

Le stand des Chrétiens Amis d'Israël sera aussi à votre disposition.

Demandez la paix de Jérusalem. Que ceux qui t'aiment jouissent du repos! Que la paix soit dans tes murs, Et la tranquillité dans tes palais! (Psaumes 122:6-7 LSG)

Nous ne pouvons pas prier pour la Ville de Jérusalem en excluant certains de ses habitants. Nous devons reconnaître que Dieu a un plan de bénédiction pour le peuple arabe et le peuple juif. Donc, face à l’incapacité humaine de résoudre ce problème depuis de nombreuses années, nous voulons élever nos prières à Dieu, sans parti pris politique, afin de lui demander d’apporter Sa Paix dans cette région du monde.

25/09/2007

Prophéties bibliques sur Israël

israel-mapProphéties bibliques sur Israël 

Remarque: ces textes bibliques ont tous entre deux et trois mille cinq cent ans. Si ils ont pu se réaliser à la lettre ainsi, pourquoi ne pas croire ce que la Bible annonce pour la fin des temps? (Prophéties de Jésus dans l'évangile et Apocalypse)

 Dispersion totale

"L'Eternel te dispersera parmi tous les peuples, d'une extrémité de la terre à l'autre; et là, tu serviras d'autres dieux que n'ont connus ni toi, ni tes pères, du bois et de la pierre." (Deutéronome 28:64)

 

"j'exterminerai Israël du pays que je lui ai donné, je rejetterai loin de moi la maison que j'ai consacrée à mon nom, et Israël sera un sujet de sarcasme et de raillerie parmi tous les peuples." (1 Rois 9:7)

 

"Souviens-toi de cette parole que tu donnas ordre à Moïse, ton serviteur, de prononcer. Lorsque vous pécherez, je vous disperserai parmi les peuples;" (Néhémie 1:8)

 

"Car voici, je donnerai mes ordres, Et je secouerai la maison d'Israël parmi toutes les nations, Comme on secoue avec le crible, Sans qu'il tombe à terre un seul grain." (Amos 9:9)

 

"Je les ai dispersés parmi toutes les nations qu'ils ne connaissaient pas; le pays a été dévasté derrière eux, il n'y a plus eu ni allants ni venants; et d'un pays de délices ils ont fait un désert." (Zacharie 7:14)

 Moqueries

"Et tu seras un sujet d'étonnement, de sarcasme et de raillerie, parmi tous les peuples chez qui l'Eternel te mènera." (Deutéronome 28:37)

 

"je vous arracherai de mon pays que je vous ai donné, je rejetterai loin de moi cette maison que j'ai consacrée à mon nom, et j'en ferai un sujet de sarcasme et de raillerie parmi tous les peuples." (2 Chroniques 7:20)

 

"Je les poursuivrai par l'épée, par la famine et par la peste, je les rendrai un objet d'effroi pour tous les royaumes de la terre, un sujet de malédiction, de désolation, de moquerie et d'opprobre, parmi toutes les nations où je les chasserai" (Jérémie 29:18)

 

"Pourquoi m'irritez-vous par les oeuvres de vos mains, en offrant de l'encens aux autres dieux du pays d'Egypte, où vous êtes venus pour y demeurer, afin de vous faire exterminer et d'être un objet de malédiction et d'opprobre parmi toutes les nations de la terre?" (Jérémie 44:8)

 Identité préservée

"Car je suis avec toi, dit l'Eternel, pour te délivrer; J'anéantirai toutes les nations parmi lesquelles je t'ai dispersé, Mais toi, je ne t'anéantirai pas; Je te châtierai avec équité, Je ne puis pas te laisser impuni." (Jérémie 30:11)

 

"Ainsi parle l'Eternel, qui a fait le soleil pour éclairer le jour, Qui a destiné la lune et les étoiles à éclairer la nuit, Qui soulève la mer et fait mugir ses flots, Lui dont le nom est l'Eternel des armées: Si ces lois viennent à cesser devant moi, dit l'Eternel, La race d'Israël aussi cessera pour toujours d'être une nation devant moi. Ainsi parle l'Eternel: Si les cieux en haut peuvent être mesurés, Si les fondements de la terre en bas peuvent être sondés, Alors je rejetterai toute la race d'Israël, A cause de tout ce qu'ils ont fait, dit l'Eternel." (Jérémie 31:35-37)

 Retour dans sa terre

"Et toi, mon serviteur Jacob, ne crains pas, dit l'Eternel; Ne t'effraie pas, Israël! Car je te délivrerai de la terre lointaine, Je délivrerai ta postérité du pays où elle est captive; Jacob reviendra..." (Jérémie 30:10)

 

"Voici, je les ramène du pays du septentrion, Je les rassemble des extrémités de la terre; Parmi eux sont l'aveugle et le boiteux, La femme enceinte et celle en travail; C'est une grande multitude, qui revient ici. Ils viennent en pleurant, et je les conduis au milieu de leurs supplications; Je les mène vers des torrents d'eau, Par un chemin uni où ils ne chancellent pas; Car je suis un père pour Israël, Et Ephraïm est mon premier-né." (Jérémie 31:8)

 

"Nations, écoutez la parole de l'Eternel, Et publiez-la dans les îles lointaines! Dites: Celui qui a dispersé Israël le rassemblera, Et il le gardera comme le berger garde son troupeau. Car l'Eternel rachète Jacob, Il le délivre de la main d'un plus fort que lui. Ils viendront, et pousseront des cris de joie sur les hauteurs de Sion; Ils accourront vers les biens de l'Eternel, Le blé, le moût, l'huile, Les brebis et les boeufs; Leur âme sera comme un jardin arrosé, Et ils ne seront plus dans la souffrance." (Jérémie 31:10-12)

 

"Je vous retirerai d'entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai dans votre pays." (Ezékiel 36:24)

 

"et l'on dira: Cette terre dévastée est devenue comme un jardin d'Eden; et ces villes ruinées, désertes et abattues, sont fortifiées et habitées. Et les nations qui resteront autour de vous sauront que moi, l'Eternel, j'ai rebâti ce qui était abattu, et planté ce qui était dévasté. Moi, l'Eternel, j'ai parlé, et j'agirai. Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Voici encore sur quoi je me laisserai fléchir par la maison d'Israël, voici ce que je ferai pour eux; je multiplierai les hommes comme un troupeau. Les villes en ruines seront remplies de troupeaux d'hommes, pareils aux troupeaux consacrés, aux troupeaux qu'on amène à Jérusalem pendant ses fêtes solennelles. Et ils sauront que je suis l'Eternel." (Ezékiel 36:35-38)

 Sur Jérusalem

"Voici, je ferai de Jérusalem une coupe d’étourdissement Pour tous les peuples d’alentour, En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples; Tous ceux qui la soulèveront seront meurtris; Et toutes les nations de la terre s’assembleront contre elle." (Zacharie 12:2-3)

 1948, la création de l'Etat d'Israël ? Est-ce un accomplissement ou un simple fait d'histoire ?  Ceux qui voient dans la fondation de l'Etat moderne d'Israël l'accomplissement de prophéties citent en général des passages que les exégètes évangéliques les plus compétents n'interprètent pas dans ce sens (qu'on ouvre seulement les grands commentaires scientifiques !). Seuls quelques textes particulièrement difficiles, dans la dernière partie de Zacharie pourraient viser l'événement du 20e siècle. En revanche, une parole de Jésus en Luc 21. 24 paraît l'impliquer nettement, et plus nettement pour 1967 (la reconquête de Jérusalem), que pour 1948. La Jérusalem terrestre « sera foulée aux pieds par les nations jusqu'à ce que le temps des nations soit accompli ». La suggestion, forte, est qu'à la fin de ce temps, des juifs recouvreront le pouvoir sur la ville. Or, c'est un fait historique prodigieux que, pour la première fois depuis l'époque hasmonéenne, sauf la brève exception des guerres juives (66-70, 132-135), Jérusalem en 1967 est revenue sous gouvernement juif.  Conviction quant au devenir d'Israël ?  

Les prophéties, en particulier du Nouveau Testament, suggèrent que la conversion des descendants selon la chair d'Israël est inscrite au plan de Dieu, dernier événement majeur avant la clôture de l'histoire. Ainsi « les branches coupées » seront-elles réintégrées, regreffées dans l'Olivier, symbole du peuple de l'alliance (des passages du Nouveau Testament comme Romains 11 annoncent un rétablissement physique d’Israël par une conversion massive). La création de l'Etat d'Israël, bien qu'il ne réunisse qu'une minorité de ceux qui revendiquent l'identité juive dans le monde, paraît subordonnée à cet objectif principal du plan de Dieu. Elle peut être un moyen de la réalisation. Même si nous ne percevons pas le secret des « temps et des moments », voire du nombre des générations qui doivent se succéder, elle nous avertit joyeusement que le temps est proche !

Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c'est qu'une partie d'Israël est tombée dans l'endurcissement, jusqu'à ce que la totalité des païens soit entrée.  Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu'il est écrit: Le libérateur viendra de Sion, Et il détournera de Jacob les impiétés;  Et ce sera mon alliance avec eux, Lorsque j'ôterai leurs péchés.  En ce qui concerne l'Evangile, ils sont ennemis à cause de vous; mais en ce qui concerne l'élection, ils sont aimés à cause de leurs pères.  Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel.  (Romains 11:25-29)

23/09/2007

Chrétiens sionistes - Juifs pour Jésus

david Brickner2David Brickner, directeur international du mouvement ’Juifs pour Jésus’, dans le journal ’Christianisme au XXème siècle.n° 638 5/2000’ s’exprimait ainsi "Il n’est pas juste que des militants chrétiens sionistes diabolisent tous les Palestiniens dans leur effort de justifier une quelconque politique israélienne. Mais il existe un problème encore plus grave. Certains chrétiens sionistes ont un tel empressement pour l’état d’Israël qu’ils semblent ne pas se soucier du salut des Juifs. Les vrais chrétiens sionistes sont ceux qui veulent voir la grâce de Dieu sur le peuple juif à travers son salut en Jésus-Christ.(..) Sans le sang de l’Agneau sur les linteaux de leurs cœurs, les juifs d’aujourd’hui seront jugés, et la majorité du peuple d’Israël est en danger" .

22/09/2007

"L'oeil du tigre" de Tony Anthony

oeiltigreJe vous invite à lire le livre de Tony Anthony "L'oeil du Tigre".

Trois fois champion du monde de Kung Fu.
Garde du corps des plus grands.
Il a rencontré Christ dans une prison chypriote.
Jésus en a fait un évangéliste confirmé.

N'oubliez pas non plus que Tony Anthony sera l'orateur principal de "l'opération Tigre" qui aura lieu du 22 au 27 octobre. Visitez le site http://ib-ot.skynetblogs.be/

Visitez également le site de Tony http://www.avantiministries.com/

 

Je ne vous invite plus à lire ce livre, j'en suis le premier désolé, mais après enquête de l'alliance évangélique britannique, cette histoire s'avère être une affabulation.

Je condamne fermement les escrocs du christianisme qui entachent la vraie nature chrétienne et qui discréditent les vrais témoignages.

20/09/2007

Josué et le soleil s’arrêta...

JosueJosué et le soleil s’arrêta...  

NOTE : Ce texte fait l'objet de contestations.  La parole de Mr Hill étant mise en doute et ne voulant pas être complice de mensonge, je me dois d'introduire ce post par un avertissement et une invitation à en vérifier l'authenticité.  Ce texte est une tentative d'interprétation scientifique d'un fait biblique et non l'unique explication possible.

 

L'Ancien Testament fait mention de deux miracles qui auraient dû provoquer des perturbations évidentes dans le cosmos; à savoir l'arrêt du soleil demandé à Dieu par Josué, lors de la bataille de Gabaon, puis le recul de l'ombre de dix degrés sur le cadran solaire d'Ézéchias. La critique biblique a toujours estimé que ces miracles tenaient de la légende.

 

Certains astronomes et mathématiciens chrétiens se sont efforcés de rechercher, par de savants calculs, les traces de ces événements. Or, voici qu'un rapport rédigé par M. Harold Hill, président de la Curtis Engine Company de Baltimore et membre consultant du programme spatial américain, fait état d'une découverte surprenante: Des ingénieurs de l'astronautique et des techniciens de l'espace seraient aujourd'hui en mesure d'attester l'authenticité de ces faits bibliques.

 

Si nous n'avons pas besoin de preuves scientifiques pour croire en l'inspiration divine des Saintes Écritures, il est cependant réjouissant de constater que la science moderne, loin d'infirmer ces événements, les confirme plutôt.

 

"Dieu vient de nous surprendre, permettant l'une des plus extraordinaires découvertes, en confondant au moyen de la Bible les ingénieurs de l'astronautique et les techniciens de l'espace de Green Belt. Nous sommes appelés à déterminer avec exactitude les positions respectives qu'occuperont le soleil, la lune et les planètes durant les 100 ou les 1000 prochaines années. En effet, il faut éviter que les satellites artificiels de demain ne s'engagent sur des orbites où ils risqueraient de s'écraser sur l'un de ces astres. Nous devons donc déterminer avec précision les orbites des satellites, tenant compte de la durée présumée de leur existence et prévenant par nos calculs toute possibilité de heurts avec les divers membres du système planétaire, ce qui compromettrait définitivement leur mission.

 

Dans cette intention, les programmateurs de la base chargèrent l'ordinateur de calculer les coordonnées célestes en remontant le cours des siècles. Soudain, la machine se bloqua. L'apparition d'un voyant rouge indiquait qu'elle avait reçu une information fausse, à moins qu'il ne s'agit d'un désaccord entre les résultats de ses calculs et l'observation astronomique des faits. Appelés à la rescousse, les spécialistes de l'informatique ne purent que constater le parfait fonctionnement du cerveau électronique. Aussi le responsable des opérations IBM interrogea-t-il les techniciens du centre spatial:

 

- Qu'est-ce qui ne marche pas, alors?

 

- Eh bien! nous venons de faire une étrange constatation: la défection d'une journée sidérale intervenue au cours des temps passés.

 

Ces savants avaient beau s'arracher les cheveux, ils se trouvaient confrontés avec une anomalie demeurant inexplicable quoique indéniable. Soudain, l'un des membres de l'équipe les tira d'embarras:

 

- Je me souviens du jour où à l'école du dimanche, on nous raconta l'histoire du soleil qui s'immobilisa dans le ciel.

 

Ses collègues, sans solution face à l'énigme, lui répondirent donc tout en restant bien sceptiques:

 

- Montrez-nous ça!

 

Et voici pourquoi ce groupe d'ingénieurs de l'espace se pencha sur le passage de Josué chapître 10, versets 8 à 14, récit qu'ils auraient jusqu'alors qualifié de ridicule, au nom même du bon sens élémentaire:

 

"L'Éternel dit à Josué: Ne les crains point, car je les livre entre tes mains, et aucun d'eux ne tiendra devant toi."

 

Josué appréhendait-il que l'ennemi, qui le cernait de tous côtés, ne profitât de la nuit pour envelopper et vaincre Israël? Le texte rapporte qu'il implora l'Éternel pour qu'Il immobilisât le soleil. Il fut exaucé:

 

"La lune suspendit sa course... Le soleil s'arrêta au milieu du ciel, et ne se hâta point de se coucher, presque tout un jour".

 

Terminant sa lecture, le savant croyant s'adressa à ses collègues:

 

- N'est-ce pas là l'explication de ce jour manquant au calendrier?

 

Cette nouvelle information fut programmée pour la machine; celle-ci reprit les calculs des conjonctions planétaires de cette époque, donnant son accord, tout en révélant une lacune dans la précision des données reçues. L'exacte durée du temps supplémentaire s'interposant dans le calendrier à l'époque de Josué était de 23 h20, et non de 24 h. Se penchant à nouveau sur la Bible, ces hommes de science y découvrirent une précision inattendue:

 

"Le soleil... ne se hâta point de se coucher, presque tout un jour".

 

Presque! Un petit mot du texte sacré revêtant une grande importance, mais mettant ces érudits dans une nouvelle perplexité: Si l'on ne pouvait expliquer la mystérieuse interférence de 40 minutes dans le temps passé, on ne faisait que reporter le problème aux 1000 ans qui sont devant nous, où ces 40 minutes réapparaîtraient maintes fois multipliées dans les probabilités orbitrales. Il fallait donc à tout prix résoudre cette nouvelle énigme.

 

Le croyant de l'équipe reprit la parole:

 

- Je me souviens encore d'un autre passage où la Bible parle de l'ombre du soleil reculant sur des degrés.

 

Ses compagnons auraient voulu se moquer de lui et lui demander s'il n'était pas entrain de perdre la raison. Mais, reprenant ensemble le saint Livre pour l'ouvrir au récit de 2 Rois chapître 20 verset 9 à 11, ils durent se rendre à l'évidence:

 

Sur son lit de mort, Ézéchias reçoit la visite du prophète Ésaïe, lui annonçant qu'il va survivre à sa maladie. Ne le croyant pas, Ézéchias sollicite comme preuve un signe de la part de Dieu. Ésaïe lui propose alors:

 

"L'ombre avancera-t-elle de dix degrés...? Ézéchias répondit: C'est peu de chose que l'ombre avance de dix degrés; mais plutôt qu'elle recule de dix degrés sur les degrés d'Achaz, où elle était descendue".

 

Le recul de l'ombre sur ces dix degrés correspondait, avec une précision déconcertante, à un laps de temps de 40 minutes.

 

Selon les indications fournies par le cerveau électronique, il leur fallait obligatoirement incorporer 24 heures supplémentaires au calendrier de l'univers. Or, ce mystère était maintenant élucidé: ces heures manquantes coîncidents exactement avec les 23 h 20 d'arrêt du soleil du vivant de Josué, additionnées aux 40 minutes du recul de l'ombre sur les degrés du vivant d'Ézéchias.

 

Et M. Harold Hill, de conclure son exposé:

 

- N'est-ce pas extraordinaire? Notre Dieu est en train de confondre ces hommes de science, en frottant leur nez contre Sa Vérité"!

 

Lire également cet article paru le 5 décembre 2006 dans le nouvelliste :

http://www.lenouvelliste.com/articleforprint.php?PubID=1&ArticleID=37349

18/09/2007

Chrétiens torturés par des chiites

irakMoyen-Orient: Les chrétiens irakiens pris entre deux feux(source voxdei) Les chrétiens irakiens, largement minoritaires, redoutent la montée en puissance de l’intégrisme chiite. Ils craignent de ne pas être considérés comme des citoyens à part entière dans l’Irak de demain.

par Anne-Sophie LE MAUFF
Envoyée spéciale à Bagdad  La profondeur des blessures trahit l’intensité des sévices. Sur ses bras, jambes et thorax, on ne voit que des traînées rouge vif. « Ils m’ont ébouillanté à plusieurs reprises », lance le vieil homme, encore choqué par dix jours de tortures. Il y a trois mois, Ismaël a été enlevé dans sa petite entreprise située au cœur de Karada, le quartier chrétien de Bagdad où les femmes osent se promener cheveux lâchés au vent. Ils étaient sept jeunes hommes. En apparence bien éduqués. « Au début, j’ai voulu résister lorsqu’ils m’ont ordonné de monter dans la voiture. Mon fils m’a alors hurlé en chaldéen : “Je t’en supplie, Papa, fais ce qu’ils te disent sinon ils vont te tuer.” » L’homme n’a pas 70 ans mais, depuis son enlèvement, on lui en donne facilement dix de plus. Transporté dans le coffre, les yeux bandés, Ismaël se souvient d’un long voyage chaotique. Aujourd’hui, tout lui laisse penser que la destination finale était le quartier chiite pauvre de Bagdad, Sadr City. Enfermé dans une maison, avec uniquement de l’eau et quelques biscuits trop secs pour être avalés, le père de famille a tant bien que mal résisté.
« Au début, ils m’ont juré qu’ils ne me feraient rien car ils appartenaient à la Hawza, l’autorité religieuse chiite », dit-il. Très vite, les sévices ont commencé. Eau bouillante versée sur le corps, brûlures de cigarettes et menaces d’exécution sommaire pendant les trois premiers jours. Ismaël revient de loin. Pour lui, c’est clair : plus qu’à son argent, c’est à sa qualité de chrétien qu’on s’est attaqué. En plus de payer de sa propre chair, le père de famille a dû verser 50000 dollars à ses ravisseurs pour sa libération. Une somme modique, comparée aux 200000 dollars qu’on lui réclamait. « Ils nous appelaient jour et nuit et nous menaçaient de tuer notre père si nous ne réunissions pas l’argent », explique, très perturbé, le fils aîné.

Après dix jours d’âpres négociation, le père a été relâché et l’argent, comble de l’histoire, remis aux portes d’un poste de police irakien. Désormais, pour lui, il n’y a aucun doute à avoir, ses kidnappeurs « étaient bien des chiites ».

Un autre Beyrouth
 Dans le Bagdad de l’après-guerre, les enlèvements, les exécutions en pleine rue dues à des règlements de comptes, les assassinats déguisés en accidents ne sont pas des faits isolés. « Cela rappelle Beyrouth », commentait, il y a peu, un correspondant de guerre français. Depuis la chute de Saddam Hussein et la montée en puissance des musulmans chiites, les quelques 800 000 chrétiens d’Irak, sur 25 millions d’habitants, se montrent très préoccupés pour l’avenir de leur communauté minoritaire. L’an dernier, les représentants des Chaldéens, des Assyriens, des Syriens, des Arméniens, des Grecs et des Latins avaient dressé une liste des points à reprendre dans la nouvelle Constitution irakienne. Ils souhaitaient que soient reconnus leurs droits religieux, culturels, sociaux ou politiques et que la nouvelle Constitution « considère les chrétiens comme des citoyens à part entière ». Aujourd’hui, leur espoir est resté, dans la pratique, lettre morte. La majorité d’entre eux souhaitent prendre le chemin de l’étranger en raison de la radicalisation du discours de certains imams, prêts à tout pour instaurer un Etat théocratique en Irak.
La communauté chrétienne en Irak affiche un profil bas. La montée de l’islamisme a réveillé les peurs. Plus que jamais les chrétiens n’ont qu’une idée en tête : quitter le pays. Déjà, après l’invasion du Koweït par l’Irak, l’embargo décrété par l’ONU, et fortement appuyé par les Etats-Unis, n’a fait qu’accroître le départ de la communauté chrétienne. Depuis 1991, plus de 300 000 Assyro-Chaldéens, à savoir plus du quart de la population irakienne assyro-chaldéenne, sont partis. Ce sont surtout des jeunes qui ont quitté le pays pour l’Occident, souvent dans des conditions lamentables.

C’est le cas du fils de Zoueh, un Chaldéen originaire de Bagdad. Après avoir déboursé plus de 10 000 dollars, son fils aîné a quitté il y a deux ans le pays pour rejoindre son oncle en Allemagne. Devenu ingénieur, le jeune homme entretient désormais ses parents.

Originaires à 90 % du Nord, le Kurdistan irakien, les chrétiens d’Irak ne représentent plus que 3 à 5 % de l’ensemble de la population. Ils ne cessent de résister aux conséquences de la guerre et à la pauvreté endémique qui sévit dans le pays. Soucieuse de voir la stabilité revenir en Irak, la minorité chrétienne craint aussi d’assister, impuissante, à l’islamisation de l’Irak. Hormas Ismaël, lui, se sent soulagé. Il a longtemps souhaité en finir avec le régime de Saddam Hussein, sans pouvoir le crier à voix haute. Avec l’installation des troupes américaines et bientôt le transfert de la souveraineté aux Irakiens, ce chrétien de confession grecque orthodoxe ose croire en l’avenir. « J’ai passé trente ans de ma vie à me demander si j’allais revenir sain et sauf chez moi le soir. Sur simple dénonciation, nous pouvions être arrêtés ou emprisonnés par les membres du parti Baas. Aujourd’hui, l’avenir ne m’est plus interdit », dit-il.

Oubliés du jeu politique

Confortablement installé dans son fauteuil blanc flambant neuf, Yacoub scrute la mosquée qui fait face à son appartement. Derrière lui, la télévision hurle à tue-tête des prêches du jeune imam radical chiite Moqtada Sadr, protagoniste depuis début avril d’une insurrection. « Regardez-moi ces va-nu-pieds de chiites qui entendent tenir la dragée haute aux Américains. Qu’ils aillent au diable », s’insurge Yacoub. Visage hermétique, l’homme se déchaîne à la simple vue des hommes du Mehdi, la milice armée du leader religieux. Il craint que leur rébellion enflamme l’ensemble du monde chiite irakien. « Ces jeunes paumés sont extrêmement dangereux. Leur fanatisme risque de s’étendre bien au-delà des villes saintes », dit-il. En concluant : « Les chiites sont sales. Offrez-leur à manger, ils vous prendront votre fille.» Plutôt que de laisser sa fille « aux mains d’un chiite », Yacoub explique clairement qu’il préférerait la tuer…

Longtemps protégés par Saddam Hussein, les chrétiens irakiens se sentent aujourd’hui les oubliés du jeu politique. Sur les 25 membres du Conseil de gouvernement provisoire, on compte 13 chiites, 5 sunnites, 5 Kurdes, alors que les communautés chrétiennes sont représentées chacune par un seul membre. Le frère dominicain Youssuf Thomas est chaldéen catholique. Il dirige la revue irakienne Pensée chrétienne. Pour lui, le chrétien ne doit plus avoir peur de trouver ses marques dans la société. « Beaucoup de gens disent : “On va attendre de voir qui va diriger l’Irak et ensuite on va commencer à travailler.” Il ne faut pas agir de la sorte. Il faut oser dire : “Nous avons envie d’une démocratie de la paix et du respect.” » Sera-t-il entendu ?

La rébellion de Moqtada Sadr

Toujours retranchés au cœur de la ville de Najaf, à proximité du mausolée d’Ali, l’ambitieux imam chiite radical Moqtada Sadr et ses milices du Mehdi continuent de défier les forces de la coalition. Mal entraînés, sans expérience au combat, les rebelles sont prêts à se sacrifier pour celui qu’ils appellent « Monseigneur ». Ils subissent tous les jours de nombreuses pertes lors de combats avec les forces de la coalition, contrairement aux sunnites de Falloujah, habitués à se battre dans l’armée de Saddam Hussein. Ces miliciens utilisent les mosquées, les mausolées, les écoles comme postes de combat et entrepôts d’armes. Ces derniers temps, plusieurs dizaines d’entre eux ont été tués à Najaf, Koufa, Kerbala ou encore Nassyriah par les forces de la coalition. Prise entre les feux des rebelles et ceux des troupes de la coalition, la population, lasse, aspire à une issue favorable de la crise. Déterminés à en finir avec cette rébellion, les Américains ont déclaré vouloir capturer l’imam « mort ou vif ».

16/09/2007

Alger a accru sa surveillance des évangéliques

drapeau_algerie2Un nouvel arsenal juridique permet de condamner à des peines de prison tout suspect reconnu coupable de prosélytisme non musulman

L’affaire des évangéliques sud-coréens en Afghanistan n’a pas relancé le débat sur le prosélytisme chrétien en Algérie. Serait-ce que les choses se sont apaisées après les tensions qui ont conduit au vote d’une loi anti-prosélytisme le 20 mars 2006 ? Celle-ci prévoit des peines de prison et de lourdes amendes.


« Le climat a beaucoup changé depuis un an en Algérie, témoigne Saïd, 43 ans, qui arbore une barbe hirsute. Il n’est plus possible de vivre sa foi de la même manière. Surtout, il devient dangereux de chercher à la partager. Ce qui s’est passé en Afghanistan ne va pas nous aider. Nos voisins musulmans se voient dans le rôle de l’agressé que les chrétiens voudraient convertir chez lui. Que deux frères presbytériens aient été assassinés, personne ne trouve cela choquant. »


Les décrets d’application de la loi du 20 mars ont été promulgués le 2 juin dernier. Ils soumettent rigoureusement à autorisation toute « manifestation religieuse » d’association agréée. Auparavant, des étudiants étrangers avaient été expulsés pour prosélytisme et la surveillance policière sur les lieux de culte avait été renforcée.

« L’organisation Al-Qaida au Maghreb est active en Kabylie, commente Rabah, 35 ans. Mais mon problème, lorsque je veux prier avec mes frères, ce ne sont pas les islamistes, c’est l’intolérance des autorités algériennes devant les pratiques de cultes non musulmans, comme ils disent. Cela empire. Les talibans, ici, c’est le pouvoir. »

La Kabylie sous surveillance

Converti au protestantisme depuis que « Jésus a rendu la vue à (son) cœur », Rabah ne parle qu’en terrain sûr, dans le cercle très restreint d’une fête familiale. « On ne fait plus confiance à personne depuis l’affaire de cet été » : en juin, en effet, cinq jeunes ont été jugés à Tizi Ouzou pour prosélytisme. L’un d’eux a été piégé par un policier en civil qui lui a demandé de la littérature chrétienne avant de l’arrêter lorsqu’il a reçu la Bible.


La population, elle, n’est guère plus tolérante que le gouvernement envers les Algériens qui passent à d’autres religions. De nombreux titres de la presse s’empressent de rapporter avec fracas la moindre évocation de prosélytisme évangélique. « Nous ne passons pas tous les courriers de lecteurs, vous savez. Il y a des réactions très violentes, se défend Nazim, rédacteur en chef au quotidien arabophone El Youm. J’ai reçu une lettre évoquant l’affaire du bus plein d’évangéliques coréens, se félicitant que les autorités algériennes “aient enfin réagi en 2006”. » « Nous n’étions pas loin du safari civilisateur avec tour-opérateur dans certaines régions du pays », ironise le lecteur en question.


Conséquence inattendue de ces pressions sur les chrétiens : c’est le prosélytisme musulman chiite qui préoccupe désormais en priorité les autorités algériennes. « Le rayonnement politique de l’Iran, la résistance victorieuse du Hezbollah au Liban contre Israël en été 2006 ont rendu certains jeunes radicalisés plus attentifs au discours, toujours présent en Algérie, des sectes chiites », explique Hacène Derraoui, maître-assistant à l’université de Béjaia. La Kabylie, terre d’élection des évangéliques, est là aussi sous haute surveillance puisque y survit une vieille tradition chiite.

Amine KADID, à Alger 

14/09/2007

Le « paraclet » – Les musulmans déforment l’évangile

paracletLe « paraclet » – Les musulmans déforment l’évangile 

En lisant le blog d’un musulman, j’ai été surpris d’une nouvelle fois lire le mensonge relatif à la prophétie du « paraclet » que certains pseudo-intellectuels musulmans propagent.

En effet, à l’instar d’Ahmed Deedat, musulman qui a écrit deux livres qui se contredisent parfaitement, les musulmans pensent que la Bible annonce la venue de Mahomet, en déformant en en tronquant la prophétie de la venue de l’Esprit Saint.

 QUI EST DONC LE PARACLET?

Le musulman qui lit le verset en Jean 14 : 16 se trouve face à un dilemme. Car ce texte dit : «Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, (paraklétos) afin qu’il demeure éternellement avec vous.» Celui qui lit ce verset ainsi que Jean 16 : 7, mais ne les étudie pas dans leur contexte, ne peut pas les comprendre. Il est toujours dangereux de sortir un verset ou un texte hors de son contexte, quel que soit le livre en question. Mais s’il lit au-delà de Jean 14 : 16 et 16 ; 7, il verra que Jésus prédit en détail la venue et l’identité du paraklétos.

 

D’après le contexte de l’Evangile selon Jean chapitres 14 et 16, Jésus dit que le paraklétos n’est pas un être humain :

 

· 14 : 16 – « afin qu’il demeure éternellement avec vous ». Or un être humain ne vit pas éternellement.

·14 : 17 - « l’Esprit de vérité ». Or un être humain n’est pas un esprit.

· 14 : 17 – «… le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point ». Or un être humain est visible.

· 14 : 17 « il sera en vous ». Or un être humain ne peut pas être en quelqu’un.

 

Jésus dit que la mission spécifique du paraklétos sera de témoigner de Jésus :

 

· 14 : 26 « le consolateur, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom (celui de Jésus)».

· 14 : 26 « vous rappellera tout ce que je (Jésus) vous ai dit ».

· 16 : 14 « Il me (Jésus) glorifiera ».

 

Jésus dit que le paraklétos est un esprit :

 

· 14 : 17 « l’Esprit de vérité ».

· 14 : 26 « le consolateur, l’Esprit Saint ».

 

De qui parle cette phrase « un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous » ? Voir 1 Jean 2 : 1 « Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste. »

 LE PARACLET EST LE SAINT ESPRIT QUI EST VENU 50 JOURS APRES PAQUES

Le contexte nous montre clairement qu’aucun prophète ni être angélique ne peut être le paraklétos. Considérez ceci : il sera avec les disciples de Jésus éternellement, il ne sera ni visible, ni connu mais vivant dans le croyant. Il rappellera le croyant de tout ce que Jésus a fait et il rendra gloire à Jésus. Le Saint Esprit de Dieu, que Jésus appelle le paraklétos, n’est-il pas le seul qui peut faire tout cela ?

 

Dans le premier chapitre du livre des Actes dans le Nouveau Testament, Jésus promit de nouveau la venue du paraklétos. Il parla ainsi juste avant son ascension au ciel après sa résurrection d’entre les morts. « Comme il se trouvait avec eux, (les disciples) il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il ; Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint Esprit. » Actes 1 : 4,5. Il est évident que ce consolateur dont parle Jésus, n’est autre que le Saint Esprit qui est venu en puissance dix jours plus tard au jour de la Pentecôte (mot qui signifie 50 jours).

 

« Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint Esprit… » Actes 2 : 1-4.

 QU’EN EST-IL DONC DE LA PREDICTION ?

Cher(e) ami(e), à la lumière de ce que nous venons de dire, nous sommes bien obligés de conclure que Mohammed ne peut-être le consolateur dont il est question dans Jean 14 : 16 et 16 : 7. Y a-t-il alors une prédiction de la venue de Mohammed dans l'Evangile ou la Torah? Où donc est-il fait mention de Mohammed alors ? Nous-mêmes n’avons trouvé aucune mention de lui, même après une étude approfondie de toute la Bible. Ne voulez-vous pas lire et étudier à votre tour l’Evangile pour vous assurer par vous-même s’il y a une prédiction ou non de Mohammed dans l’Evangile ?

07:16 Écrit par St dans Général | Lien permanent | Tags : coran, bible, evangile, islam, musulman, christ, jesus, dieu, seigneur |  Facebook |

11/09/2007

Ile Maurice, pays en voie d’islamisation !

mauritiusIle Maurice, pays en voie d’islamisation ! 

Chers lecteurs, nous voici de retour après un mois dans le pays de mon épouse, l’Ile Maurice.  Mon manque de temps et le mauvais réseau Internet expliquent mes rares publications et commentaires.

Les mouvements évangéliques se développent bien à l’Ile Maurice (églises pentecôtistes, assemblée de Dieu, etc...), mais l’Islam également. Malgré qu’il soit minoritaire, il est en train de détruire ce qui faisait la spécificité de l’Ile Maurice : la paix dans la multi-culturalité.

Les musulmans semblent profiter de l’esprit d’ouverture des autres communautés pour obtenir des postes-clé, des business compétitifs et, une fois obtenus, n’offrent des emplois qu’aux musulmans... Les capitalistes de ce pays sont musulmans. Un exemple simple : Nokia Maurice est au mains de Hossein Moussa Rawat : il est un des plus riches mauriciens et tous les employés sont musulmans ! Discrimination à l’embauche, là-bas on ne connaît pas.

Le Corned Mutton Watsonia, venant d’Australie, est un produit de qualité largement consommé, mais une imitation insipide est venu récemment le concurrencer avec des prix attrayant pour les plus pauvres : le corned mutton Halal...

L’agence de voyage Asia citi travel and tours, dirigée par un musulman, est spécialisée dans l’import de main d’œuvre musulmane (à majorité pakistanaise) à l’Ile Maurice ! Elle a en fait été créée uniquement pour augmenter la présence musulmane sur l’Ile !

Les exemples se comptent par centaines...

Les jeunes filles hindoues et catholiques sont les cibles des prosélytes musulmans qui essaient, via le mariage d’imposer l’Islam. Nombreuses sont celles qui, ayant succombé à la relation amoureuse se retrouvent convertie et se rendent compte trop tard qu’elles sont la 2e ou 3e épouse du mari indélicat !

Il suffit d’une famille musulmane dans un quartier pour qu’aussitôt une demande de permis pour Mosquée soit introduite, souvent illégalement dans des quartier résidentiel obligeant les riverains d’être attentif à ces irrégularités commises par les riches financeurs.  Une fois implantée, les puissants haut-parleurs des minarets auront tôt fait d’exacerber le voisinage majoritairement Hindous et chrétiens.

 

Nous avons œuvré pour le Seigneur et nous remercions nos frères et sœurs qui nous ont soutenus en prière. Nous avons une pensée particulière pour les nouveaux convertis car certains familles acceptent mal ou se moquent de ceux qui quittent leur religion pour Jésus.

Merci Seigneur également pour les guérisons, les libérations (plusieurs cas de possession car les hindous invoquent les morts) et pour les grâces que Tu nous as accordées.  Puisse notre Seigneur poursuivre Son travail au cœur de ces âmes.

30 jours de prières pour le monde musulman

30joursDu 13 septembre au 12 octobre : 30 jours de prières pour le monde musulman

Pourquoi, comment...? Télécharger le livret en cliquant sur ce lien.

10/09/2007

Quand Les Chinois deviennent Chrétiens

Carte_de_Chine02Quand Les Chinois deviennent Chrétiens

La Bible a exercé une profonde influence sur plusieurs Chinois, même ceux qui ne sont pas chrétiens. Nous avons repéré cet article fort prometteur de l'agence Beinjing Information relevant l'impact du christianisme sur la nouvelle génération chinoise.

Han Yu, une hôtesse de l'air de 22 ans de Pékin, est une admiratrice de Tom Hanks et de Jean Reno, mais elle a pourtant refusé de voir le film Da Vinci Code qui met en vedette ces deux acteurs. Vu le décalage horaire, la première de ce film en Chine a précédé de six ou sept heures la projection officielle au 59e Festival de Cannes.

Le refus de Han de voir le film est simple : elle est chrétienne, et Da Vinci Code offense ses croyances.

Su Hui, âgée de 28 ans, employée d'un institut de recherche médicale de Pékin, a aussi omis de voir le film parce qu'elle s'est récemment convertie au christianisme. " J'ai déjà lu le roman, dit-elle, qui dit que la Bible que nous voyons aujourd'hui n'a pas été écrite par Dieu mais est un produit hérétique. L'auteur, Dan Brown, soutient que le christianisme d'il y a 2 000 ans se propage jusqu'à nous en cachant la vérité?". Su croit que Da Vinci Code lance un défi et constitue une menace à la Bible et à la croyance chrétienne qui dérive de ce classique.

Dans le cas de plusieurs Chinois, leur première approche de la Bible n'avait pas nécessairement un fondement religieux, mais il est évident qu'ils ont été influencés de diverses façons. Cao Shengjie, un prêtre président du Conseil des chrétiens de Chine, a dit à Los Angeles que plus de 40 millions d'exemplaires de la Bible, en version chinoise, ont été imprimées en Chine depuis la fin des années 1970. Certains lecteurs de la Bible ont par la suite décidé d'adhérer au christianisme.

Réconcilier science et religion

Su se servait de la Bible comme manuel de référence pour le vocabulaire anglais pour les examens durant sa troisième année d'université quand elle l'a abordée la première fois. Elle s'apprêtait à partir pour les États-Unis où elle poursuivrait ses études en biologie.

" Franchement, au début, j'acceptais difficilement les histoires bizarres et cruelles de la Bible. J'étais athée et je voulais toujours connaître la cause exacte des choses ; alors j'ai décidé de trouver les problèmes de logique dans la Bible ou même dans le christianisme ", dit-elle.

Mais à force de lire, elle trouvait Jésus de plus en plus admirable. " Son courage, sa confiance et sa foi m'impressionnaient beaucoup. Quand je lisais les récits de guérison, d'illumination et d'enseignement envers le peuple, mon estime pour Jésus grandissait, et je trouvais en lui un véritable philanthrope?".

Toutefois, Su étudiait la biologie et croyait en l'évolution. " Dieu est grand et ses paroles dans la Bible sont merveilleuses, mais je ne pouvais simplement pas croire en l'existence de Dieu - je n'ai jamais cru que Dieu a créé le monde et l'humanité". Au début de son séjour aux États-Unis, afin d'améliorer son anglais, Su a adhéré à un groupe d'étude biblique où elle a découvert que l'amour désintéressé existe dans le monde. Elle a compris que la rationalité seule ne suffisait pas. " Par exemple, selon une analyse rationnelle, l'amour d'une mère pour son enfant n'apporte pas grand chose à la mère, donc elle devrait cesser de donner tant d'amour à son enfant, mais le fait est que cette sorte d'amour est essentielle à la survie de l'humanité".

Quant à l'existence de Dieu, Su dit que le film La Passion du Christ, réalisé par Mel Gibson, s'il ne l'a pas totalement convaincue, il lui a permis d'accepter " théoriquement " le christianisme. Le film se concentre sur les douze dernières heures de Jésus avant sa crucifixion, alors qu'il subit la plus cruelle torture pour le salut de l'humanité.

Plusieurs Chrétiens sont d'accord : le pivot du christianisme est l'amour. L'homme aspire à aimer et être aimé. Le mot " amour " apparaît souvent dans la Bible, qui demande d'aimer Dieu par-dessus tout et les autres comme soi-même, et même ses ennemis.

Soutenir la vie spirituelle

 

Qin Dadi, un avocat de Pékin, a aussi étudié aux États-Unis. À l'Université d'Iowa, Lu Gang, un étudiant chinois jaloux et dépressif, a tué ses camarades, son tuteur et le doyen adjoint. Après l'incident, on a trouvé une lettre de recommandation dans le tiroir du doyen, ce qui montre qu'il était prêt à aider Lu à trouver un emploi.

Les enfants du doyen, descendants d'un missionnaire en Chine, ont écrit une lettre de consolation aux parents de Lu et ont prié pour eux. L'université n'a jamais discriminé les étudiants chinois à cause de cet incident. Qin a été profondément touché par cette histoire et a senti que la philanthropie et la justice étaient des éléments du christianisme.

" Comme plusieurs autres, je suis devenu chrétien quand j'étudiais aux États-Unis, espérant trouver la lumière de la vie dans cette religion ", dit Qin. Il croit que la Bible et la religion l'ont aidé à sortir de la nostalgie et à s'adapter à son nouvel environnement. Aujourd'hui, aller à l'église et lire la Bible constituent une part importante de sa vie spirituelle.

Au début, Qin ricanait aux mots " In God We Trust " (Nous croyons en Dieu) imprimés sur chaque billet de banque aux États-Unis, et il lui semblait ridicule d'entendre les Étatsuniens se considérer comme " pécheurs ". Mais guidé par la curiosité, il a ouvert la Bible. Bien qu'il ne se considère pas lui-même comme un être parfait, il ne se voyait pas non plus comme pécheur jusqu'à ce qu'un verset du " Livre des Romains " le frappe.

" J'avais l'impression que comme je n'avais violé aucune loi, je n'étais coupable d'aucun péché. Mais en y repensant, c'est vrai que j'ai offensé ou blessé des personnes, et cela est un péché".

Dans la Bible, Jésus persuade souvent les " pécheurs " d'examiner leur conscience. Qin pense que c'est dans l'introspection qu'on trouve son existence, et il a pris cette habitude quotidienne. Aussi essaie-t-il d'aider activement ceux qui en ont besoin.

" Les chrétiens savent que Jésus demandait à ses disciples de s'engager, comme lui-même, dans la pratique de bonnes actions ", dit Qin.

Heureusement, Qin a connu Wu Yusi, une jeune femme dont la foi reflète l'influence de ses pieux parents chrétiens. Le père de Wu, un économiste, lui disait : " Les dix principes des bonnes affaires reconnus par le gouvernement et par la communauté des affaires dans les pays en développement viennent des Dix Commandements".

" La première fois que mon père a vraiment saisi le sens de la Bible, c'était pendant ses années de prison en 1966, durant la Révolution culturelle, dit Wu, où il avait été jeté à cause de ses " passages anti-Mao Zedong ". Avec lui se trouvait un chrétien qui priait chaque matin et n'a jamais cédé sous la persécution politique. Ce prisonnier aidait les autres et disait que selon la volonté de Dieu, il était venu répandre l'amour parmi le peuple en supportant toutes sortes d'épreuves".

Le rêve d'une fillette

Quand Wu naquit en 1982, six ans après la Révolution culturelle, elle fut baptisée. " Quand j'étais enfant, je rêvais de me marier à l'église ", dit-elle.

Son rêve s'est réalisé quand elle a épousé Qin à Pékin. Plus tard, tous deux sont allés poursuivre leur doctorat à l'Université d'Iowa, aux États-Unis. Les années d'amour se sont diluées dans la monotonie de la vie qui a même conduit le couple au bord du divorce.

À ce moment critique, une retraite a sauvé leur union. Pour une retraite, on se retire dans un endroit tranquille, loin de la pression et des activités quotidiennes. On échange avec les autres et des prêtres nous donnent des conférences ou des cours. " Nous nous proposions de divorcer après avoir rempli notre engagement envers l'Église de prendre part à une retraite. Là, on nous a parlé encore de l'importance de l'introspection, surtout dans les cas de conflits ou de troubles ", dit Wu. On nous disait de chercher nos propres déficiences et de tolérer celles des autres. Grâces au Ciel, cela a changé notre intention de divorcer ! "

Après avoir vu tant de couples chrétiens affectueux pendant la retraite, Wu et son mari ont commencé à évaluer leurs lacunes respectives et ont admis qu'ils étaient tous deux responsables de leurs problèmes matrimoniaux.

Après la réconciliation, le couple s'est mis à étudier la Bible plus ardemment que jamais. " Il ne suffit pas de comprendre la base et les principes ; il faut les appliquer dans la vie réelle. Les faits sont plus importants que les paroles ", dit Qin.

" Ne faites pas de mal "

Qin Shan est journaliste à l'emploi d'un magazine de Pékin. C'est en menant des enquêtes dans les régions rurales qu'il a connu Wu Wen, une enseignante. Sous l'influence de Wu, il s'est converti au christianisme. Qin a caché son identité chrétienne jusqu'au moment de se marier à l'église. " Je ne savais pas comment expliquer les choses à mes parents.Ils pourraient croire que je trahissais mon pays ", dit-il.

L'inquiétude de Qin n'était pas sans fondement. Son père lui disait souvent que le christianisme était entré en Chine " à coups de canons " après la guerre de l'Opium en 1840. On imputait alors à la religion la terrible misère du peuple chinois. Le christianisme était considéré comme une religion philanthropique utilisée comme outil par les envahisseurs occidentaux, et cela a contribué à tourner le peuple contre lui.

Les Chinois, surtout les générations plus âgées, trouvent difficile d'oublier l'humiliation et la souffrance que la Chine a subies avec la défaite par les Britanniques. Ainsi le christianisme lié aux canons britanniques n'a pas laissé une bonne impression sur Qin, qui a grandi en écoutant ces histoires.

Le père de Qin, toutefois, s'est montré tolérant envers le choix de son fils. Réfléchissant à cette attitude typique parmi les Chinois, il a dit : " La religion n'est rien de plus qu'une valeur personnelle ", mais il a aussi prévenu son fils d'agir en citoyen patriotique et de ne commettre rien de mal envers son pays.

07/09/2007

Moyen-Orient: Un ancien membre du Hezbollah se convertit à Jésus Christ, il avait assassiné 203 personnes

hezbollah-une mitraillette bien sûr !Moyen-Orient: Un ancien membre du Hezbollah se convertit à Jésus Christ, il avait assassiné 203 personnes

A Beyrouth, un jeune milicien du Hezbollah, après avoir tué 203 personnes, principalement des miliciens d'escouades rivales, rencontre Jésus. Il n'a pas 17 ans.

Sa vie a été complètement transformée lorsqu'un jour un missionnaire, dans la rue, annonce que Jésus peut enlever toute culpabilité et nettoyer tout le sang qui couvre certaines mains. Le message le percute suffisamment pour qu'il dépose définitivement ses armes. "Ma vie et celle des autres ne comptaient pas, elles n'avaient aucune importance" dit Zachariah Anani. Il est devenu depuis le directeur d'un ministère international d'évangélisation: "Evangelism Millions to Millions Ministries International".

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Sa famille, musulmane sunnite, voulait faire de lui un Imam selon la tradition instaurée par son arrière grand-père. Dès l'enfance il fréquente donc l'école islamique. A 13 ans, il suit l'entraînement qui fera de lui un soldat islamique, à la grande joie de ses parents.(selon les doctrines islamiques, le soldat qui meurt sur le champ de bataille a le droit d'atteindre le ciel.) La famille bénéficie alors d'une protection particulière et est très respectée. Au début des années 70, des petits gangs islamiques opéraient à Beyrouth, soutenus par l'Organisation de Libération de la Palestine.

Avec le temps, ces petits groupes ont rejoint le Hezbollah, le Hamas et d'autres groupements Jihadistes. "J'ai été équipé, entraîné et envoyé pour tuer les Juifs et les Chrétiens, et bien entendu, les Américains" précise Anani. A chaque mort annoncée et confirmée par deux autres soldats, il gagnait un point sur sa charte. Il avait ainsi accumulé 203 points et pensait bien mourir entre 18 et 19 ans. Un jour qu'il rôdait dans les rues de Beyrouth, il rencontre un missionnaire travaillant d' Opération Mobilisation qui prêchait dans la rue. "J'allais passer sans m'arrêter quand ses paroles ont retenu mon attention: Jésus-Christ vous donnera une nouvelle vie, une espérance, le salut. Je me suis arrêté pour écouter et parler avec lui."

Plus tard, Anani s'est rendu à la maison du missionnaire et il a vu une Bible pour la première fois. Le missionnaire a ouvert les Ecritures à l'endroit où Jésus dit: "Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos." (Evangile de Matthieu, ch.11 v.28) "Ces mots ont pénétré dans mon cœur très profondément et j'ai donné ma vie et mon âme à Jésus-Christ. Ce fut le début d'un grand changement dans ma vie. Ma première réaction a été de dire la joie de ma conversion à ma famille musulmane. Je n'ai pas caché ma foi que j'ai partagée avec mes parents et avec tout le monde le lendemain."

Des dirigeants Musulmans à Beyrouth ont lancé un procès contre lui, l'accusant d'apostasie. Anani se heurtait à la tradition Islamique qui spécifie que "Quiconque embrasse toute autre religion sera puni de mort".

" J'ai été jugé dans la mosquée qui jouxte ma maison. J'avais 3 jours pour renier ma foi nouvelle et redevenir musulman avec eux, sinon, j'allais mourir. Après les 3 jours, mon père a loué les services de tueurs Kurdes pour m'assassiner. Ils ont fait 18 tentatives d'assassinat et mon père a annoncé que la dernière chose qu'il veut accomplir pour se rapprocher de Dieu, c'est de me tuer. Dans l'une des tentatives, j'ai échappé de peu à mes attaquants qui m'ont accosté dans les rues de Beyrouth et poignardé, et fait une entaille profonde dans la nuque. Dans la tradition islamique, ils doivent me couper la gorge, non pas me tirer dessus ou m'empoisonner, bien qu'ils aient essayé également. Pendant mon transport à l'hôpital, j'ai été déclaré mort cliniquement. Plus aucun signe vital, mais un médecin continuait de tenter de me réveiller. Miraculeusement, j'ai survécu. C'est comme si le Seigneur ne voulait pas encore de moi. Quand le Seigneur a sa main protectrice sur vous, rien ne peut vous arriver."

Depuis qu'il a quitté le Liban en 1996, Anani continue d'être un témoin zélé de sa foi en Christ. Son témoignage est très puissant. Le fondateur du ministère d'Evangélisation Millions to Millions, Mansa Musa, l'appelle "le Paul des temps modernes". Anani parle ouvertement de sa foi à travers tous les Etats Unis et le Canada, organisant des ateliers et des séminaires ayant pour but de toucher les musulmans. Il a été attaqué plusieurs fois aux USA et sa voiture a été incendiée à Michigan. Les musulmans pensent ainsi faire une faveur à Allah.

Cet ancien soldat milicien continue de s'émerveiller des changements que Dieu a opérés dans sa vie. "Quand je regarde en arrière je suis attristé de ce qu'on m'a forcé à faire étant enfant. Maintenant, en Christ, je suis une nouvelle créature recouverte de son sang - Loué soit Dieu!"

Rapporté par Mark Ellis, mardi 8 août 2006
ASSIST News Service (ANS)

04/09/2007

Naïma, passée du voile islamique au Salut en Jésus

tchadorNaïma, passée du voile islamique au Salut en Jésus

J’ai vingt-cinq ans. Je suis la deuxième d’une famille musulmane classique en Algérie. Nous sommes neuf et l’aîné est un garçon. La mosquée est juste devant la maison. Mon père est pratiquant : la prière, le ramadan… A quatorze ans, j’ai choisi de mettre la grande robe et le voile. J’avais une image de Dieu, faite d’obligations. J’avais appris que l’Islam était la seule vraie religion. J’ai surpris mes parents en voulant mettre le voile, car j’étais très jeune. Au début je le mettais seulement pour aller à l’école, puis au bout d’un an, je l’ai gardé. Alors je me suis cachée, et je suis devenue très timide. Je ne parlais plus aux garçons de mon âge, car ma mère disait que les hommes sont méchants et que je devais les éviter.

J’allais à l’école. Mon père ne faisait aucune différence entre ses enfants. Il avait juste appris à lire et à écrire à la mosquée, et il désirait que filles et garçons apprennent plus. Mais ma mère disait qu’une fille n’a pas besoin d’étudier ou de réfléchir, elle doit juste savoir cuisiner pour pouvoir se marier. Alors je me culpabilisais, et j’étais dégoûtée de tout cela. Et ma mère disait à mon frère de me frapper pour me faire peur et m’obliger à obéir.

Mon père se disputait fréquemment avec ma mère, et il la frappait. Une nuit de dispute, j’ai entendu mon frère dire : « Je vais tuer mon père ». Ma mère se plaignait, pleurait, elle disait : « Il n’y a aucune raison, je n’ai rien fait ». Alors je me suis mise à détester mon père. La vie n’était pas belle pour moi. Je me demandais : « Comment est-ce que je vais grandir ici ? ». J’étais prête à me marier avec n’importe qui pour pouvoir partir. Je pensais : « Dieu est méchant de ne pas m’avoir créée garçon ». Je préparais le bac, dans le seul but de le réussir pour aller travailler.

Je cherchais Dieu. Et j’ai pensé : « je vais pratiquer l’Islam comme il faut et le plus possible ». Pendant
le ramadan, j’allais tous les soirs à la prière et aux longues causeries religieuses à la mosquée. Ma mère n’y allait pas, et mon père pas souvent, ce qui m’étonnait. Je me disais : « comme je suis enseignée, je dois pratiquer les cinq prières, et prier beaucoup pour effacer mes années de péché ». Je me raccrochais à Dieu. Je priais pour qu’il m’aide à réussir mon bac. Et je m’attendais à un résultat. Ma mère voulait me décourager de prier autant. Elle me disait : « tu en fais trop, tu fais presque comme les hommes et les personnes âgées, ce n’est pas normal ».

Un jour je révisais mon cours de géographie et j’avais du mal. Mon frère aîné, qui était étudiant, avait acheté un poste de radio. J’ai tourné les boutons, et j’ai entendu une voix très claire qui disait : « Le Fils de Dieu … ». Je n’ai rien compris et j’ai éteint ; je pensais avoir péché. J’avais peur, je tremblais, je priais et j’ai demandé pardon à Dieu. Quatre jours après, j’ai rallumé le poste. J’ai réussi à retrouver la voix. Et je me demandais : « Pourquoi est-ce que des Arabes parlent ainsi ? ». C’étaient des Marocains, des Egyptiens …, qui donnaient leur témoignage. J’ai écouté pendant un mois, puis j’ai noté le numéro de téléphone qu’ils donnaient. Ils parlaient de « Yeschouah », Je ne savais pas qui c’était et mon frère non plus. J’ai compris ensuite que c’était une personne. J’étais perdue, j’avais plein des questions, et je ne savais plus où j’en étais.

Une fois mon père m’a trouvée en train d’écouter. Il m’a juste dit : « si tu n’as pas le bac, tant pis pour toi ». C’était en janvier, et je n’avais presque rien révisé. Je continuais de pratiquer l’Islam, mais ma tête était ailleurs. Puis j’ai compris que c’était des chrétiens. Je voulais poser des questions à l’imam, mais je ne l’ai pas fait. Je suis allée voir un psychiatre qui connaissait un peu toutes les religions. Il était gentil, et il m’a dit : « Ramène-moi tes livres sur l’Islam ». Ils venaient d’Arabie Saoudite et ils étaient très durs, sans photos, car c’est satanique. Au bout d’une semaine il m’a dit : « Ces musulmans sont fanatiques».

Alors j’ai prié Dieu de m’aider. J’ai écrit à des chrétiens de Jordanie dont j’avais eu l’adresse à la radio. La réponse a mis si longtemps à venir que je n’y pensais plus. Un jour j’ai parlé à Dieu vers une heure du matin : « Dieu, si tu existes (je lui parlais comme à une personne !), je dois te dire ce que je pense. Tu dois me convaincre : soit que l’Islam est le seul chemin, soit qu’il est dans ce que j’ai écouté à la radio. Donne-moi un rêve ». Je me disais que j’étais folle, et je n’étais pas sûre que Dieu m’ait entendue. Alors j’ai décidé : « Si Dieu ne me répond pas, j’arrête tout, l’Islam inclus ». Le matin j’ai eu un rêve, et une parole : « Tu dois aller chercher auprès de Jésus ». Alors j’ai réfléchi : « Satan a peut-être cherché à me détourner de l’Islam ? ». Mais j’ai quand même décidé de chercher. Après des hésitations, j’ai fini par téléphoner à quelqu’un de la Radio. On a parlé pendant une demie-heure. Puis j’ai rappelé presque une fois par semaine, il était très doux, et moi très agressive au début avec mes questions ; il m’a beaucoup touchée, car il n’était pas comme tous les hommes que je connaissais. David m’a proposé de prier pour moi, pour que j’aie mon bac. J’ai trouvé cela très bizarre surtout sans s’être lavés avant, de plus les musulmans ne prient que pour les morts. Je lui ai dit : « Tu parles avec Dieu comme avec une personne ». Il m’a dit de prier comme on le sent dans son cœur ; puis il m’a encouragée à le faire avant d’écrire sur la feuille de devoir.

Après les examens, j’ai dit à David que j’avais certainement échoué. Il m’a répondu : « Dieu m’a dit que tu allais avoir ton bac ». Il avait prié avec sa femme et avec son église à ce sujet. J’étais émerveillée, mais j’avais des questions, et des doutes. Il me disait aussi : « Je t’aime en Christ », et j’étais choquée. C’est mon frère qui était allé voir les résultats du bac, car une fille ne peut pas beaucoup sortir. J’étais reçue ! C’était un miracle ! J’étais surprise par la réponse de Dieu à ma prière. J’ai annoncé la nouvelle à David, et il était plus joyeux de ma réussite, que ma propre famille.
Ce même jour mon frère m’a rapportée une lettre d’Egypte. C’est l’imam qui reçoit notre courrier et qui nous le fait suivre. Tous les voisins avaient vu cette lettre. Elle contenait l’Evangile de Luc, qui d’ailleurs débordait de l’enveloppe. J’étais aux nues !…Je suis allée dans ma chambre pour dévorer le livre. C’était un jour fabuleux ! Ma joie n’était pas due à mon bac, mais à Dieu, et à ce qu’il avait fait pour moi. J’ai pensé : « Dieu est vivant, et je suis chrétienne ! » C’était le sept juillet 1999.

J’ai raconté ma conversion à ma famille, sauf à mon père et mon grand frère. Ma mère m’a dit : « Oublie tout et va faire la vaisselle … ». Alors j’ai contacté David et je lui ai dit : « Je crois en Jésus-Christ, Yeschouah ! ». Il était heureux et cela m’encourageait. J’avais partagé avec lui mon désir d’aller à l’université et mon impossibilité d’acheter les livres. Alors, il a proposé de m’aider financièrement. Mais il fallait qu’il en parle d’abord avec mon père au téléphone. Il était d’accord, puis après avoir raccroché, il a refusé parce que cet homme n’était pas musulman.

Dieu a fait encore beaucoup de choses pour moi ensuite. J’ai passé trois ans à l’université, à 300 km de chez moi. Et miracle : des gens ont payé mes études d’éducatrice spécialisée sans que je leur demande ! Je voulais connaître mon Dieu. Pendant mes études, j’ai cherché une église. Mais c’était à mille kilomètres ! J’y allais quelquefois pour des séminaires. J’étais seule pour ma soutenance. C’est David qui travaille à la Radio qui avait payé tous mes frais de fin d’études. Ensuite il m’a proposé de venir travailler avec lui. Je croyais cela impossible sans visa. Mais il m’a dit : « Marche par la foi ».

J’aurais dû rentrer chez moi après mes études, mais j’avais peur de revenir à l’Islam. Je préférai alors rester loin et fréquenter l’église que je connaissais. Mais mon père est venu me rechercher. Je lui ai échappé. J’ai réalisé que je ne pouvais plus rentrer chez moi, mais j’ai vu que j’étais dans le plan de Dieu. Après un voyage en bus de treize heures et mille kilomètres, j’ai rencontré un responsable d’église qui voulait me renvoyer chez moi en me disant d’avoir l’air musulmane toute en restant chrétienne. J’ai refusé. J’avais 22 ans, je ne pouvais pas rester seule dans la rue, à 1000 km de chez moi. J’ai pleuré et prié, et je croyais que Dieu ne pouvait rien pour moi. J’ai finalement eu l’adresse d’un pasteur et sa femme qui ont prié et décidé de m’accueillir jusqu’à l’obtention de mon visa pour la France. Je suis restée trois mois. Ils me considéraient comme leur fille. C’était une belle expérience familiale. Ils m’ont payé le voyage en bateau.

Je remercie Dieu pour tous les amis qu’il a mis sur ma route pour m’aider à m’inscrire dans un institut biblique dès mon arrivée en France en 2003. Les cours m’aident à grandir dans la connaissance de la Parole de Dieu et me permettent aussi de me préparer à servir notre Seigneur. Mon but et ma prière sont, après mes études, de rejoindre un centre d’évangélisation par la radio en France annonçant la Bonne Nouvelle de l’Evangile à mes frères Maghrébins musulmans.
Et je remercie le Seigneur mon Sauveur pour son amour qui a changé ma vie et qui continuera de le faire parce qu’il est bon et fidèle. Je remercie mon Dieu et Père céleste parce qu’il s’est fait connaître à moi aussi. Je loue le Seigneur pour sa présence, et son plan parfait. Je prie pour ma famille, pour qu’ils puissent découvrir ce magnifique Trésor que j’ai trouvé. Comme je prie pour tous les Musulmans, afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, leur donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu'il illumine les yeux de leur cœur, pour qu’ils sachent quelle est l'espérance qui s'attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu'il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l'infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force.

Les Musulmans sont sincères dans leur croyance, mais il leur manque l’essentiel : la connaissance de la vérité révélée par Jésus-Christ. Comme le dit Paul aux Romains 10 : 1 - 4 à propos des Israélites : « Frères, le vœu de mon cœur et ma prière à Dieu pour eux, c'est qu'ils soient sauvés. Je leur rends le témoignage qu'ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence: ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu; car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient ». Amen.


Propos recueillis par Elisabeth DUGAS

01/09/2007

Maghreb: Nouveaux chrétiens au Maghreb

maghrebMaghreb: Nouveaux chrétiens au Maghreb

Myriam, Farid, Abou Ghali : ils ont quitté l’islam pour le christianisme. Qui sont ces convertis, qui, en Kabylie ou au Maroc, vivent leur nouvelle foi dans une quasi-clandestinité ? La poussée inédite du protestantisme évangélique, même marginal, suscite la controverse.

La première moitié de sa vie, Myriam a été musulmane. Une vraie de vrai. Ses parents, des gens "pieux", originaires de Grande Kabylie, lui ont inculqué les bases. Née en pleine guerre d’Algérie (1954-1962), à une époque où le hidjab et les barbus du Front islamique du salut (FIS) n’avaient pas encore été inventés, la jeune Myriam demeure, jusqu’à sa vingt-cinquième année, une croyante irréprochable.

De sa nombreuse fratrie, elle est même la "seule pratiquante". L’islam, explique-t-elle, "on s’y sent confortable. On est au-dessus des autres, puisqu’on a la religion suprême". Elle n’imagine pas, alors, les vertiges qui l’attendent. Ni les menaces de mort qu’elle et les siens, devenus chrétiens, vont récolter. Myriam est une convertie. Une de ces "m’tournis" (de "tourner sa veste"), accusés d’avoir quitté Mohamed pour Jésus-Christ et le protestantisme évangélique. Et qui font scandale aujourd’hui, de manière inédite, en Algérie et au Maroc.

Ce prénom de Myriam, elle l’a choisi elle-même, dès la fin des années 1980, contrainte, comme d’autres, de pratiquer sa religion de manière clandestine. Un prénom-pseudonyme, qu’elle préfère continuer à utiliser aujourd’hui. C’est en 1985, à l’école normale de Kouba, à la périphérie d’Alger, que la jeune femme, licenciée en biologie, se lie d’amitié avec une autre élève, très pieuse et kabyle, comme elle. "On parlait beaucoup de Dieu, mais on n’en parlait pas pareil : ça faisait de grands débats entre nous. Elle a mis beaucoup de temps à m’avouer qu’elle était chrétienne. J’étais effondrée", raconte-t-elle, le visage pâle, bouleversée par ce souvenir. "Pour une musulmane, devenir chrétienne, ça veut dire que vous reniez tout. Chez nous, l’histoire, la culture et la foi sont mêlées : c’était son identité et Dieu lui-même que mon amie avait trahis", insiste-t-elle. Aux yeux de Myriam, cette renégate est devenue "impure". Tout contact doit être banni. Plus question de la recevoir chez elle, plus question même de lui parler. Pis : si Myriam avait suivi son "devoir de musulmane", elle aurait dû la dénoncer. "Quelqu’un qui quitte l’islam devient comme une souillure et mérite la mort - cela se pratique dans certains pays", assure-t-elle.

Mais l’Algérie n’est pas l’Arabie saoudite. Au lieu de rompre avec sa copine, Myriam se met à prier pour elle. "Je la voyais perdue, égarée. Je priais pour qu’elle revienne à l’islam, c’est-à-dire, dans mon esprit, à la raison", explique-t-elle. Le mari de Myriam - "un musulman de Kabylie, pas trop rigide, ni très pratiquant", note-t-elle - lui conseille d’inviter l’" égarée" chez eux, afin de trouver " un moyen de l’aider". L’amie espère, de son côté, que Myriam, "grâce à Dieu", finira par l’accepter telle qu’elle est. Les discussions, un temps interrompues, reprennent donc de plus belle. La partie se révèle inégale. "J’essayais de la convaincre. Mais comment critiquer une religion dont je ne savais pratiquement rien ? Mon amie connaissait le Coran et la Bible. Pas moi", sourit Myriam. Inévitable, arrive le jour où son amie lui propose de lire "le livre des chrétiens". Myriam est effrayée. "Le simple fait de toucher la Bible, c’était un péché, un blasphème. Finalement, j’ai quand même dit oui. Toujours pareil : avec cette idée d’aller voir, de vérifier et de faire revenir mon amie dans le droit chemin."

La suite, c’est un peu l’arroseur arrosé, version religieuse. Durant l’été 1987, "l’été le plus terrible que j’aie jamais vécu", Myriam se plonge dans les Evangiles. "Chercher autre chose, aller en dehors de Mohamed, c’est interdit. Surtout quand on vous a inculqué l’image d’un Dieu redoutable, un Dieu du Jugement - un Dieu qui, dans l’islam, n’est jamais totalement d’amour : il est bourreau aussi, l’un n’allant pas sans l’autre. Surtout quand on vous a appris l’interdiction absolue de questionner le Coran", s’exclame Myriam, qui vit cette transgression avec beaucoup d’angoisse. "Jusque-là, ajoute-t-elle, Jésus était un prophète parmi d’autres. Et là, tout d’un coup, il me fascinait. En lisant le Nouveau Testament, je découvrais un texte facile d’accès - malgré quelques écueils. Cette simplicité m’émerveillait." La "crise" qu’elle vit est telle que la jeune femme en perd l’appétit et le sommeil. Jusqu’à cette nuit, décisive, où elle se met à "parler avec Dieu". Elle s’adresse à lui sans détour : " De ces deux livres, le Coran et la Bible, lequel dois-je suivre ? Où es-tu ? Dans quel Livre ? Dis-le moi et j’irai." Myriam ne parle pas de "révélation". Elle explique simplement qu’" une clarté" s’est faite en elle, "comme un voile qui se levait, quelque chose d’instantané : tout d’un coup, j’étais apaisée et heureuse. Jésus-Christ était le chemin". Myriam, à son tour, est devenue apostate. La pire des choses en islam - qui est religion d’Etat, en Algérie comme au Maroc.

Alger, février 2005. Le pasteur méthodiste Hugh Johnson, âgé de 71 ans, a bien connu Myriam. Elle, l’Algérienne, a finalement quitté son pays natal en 1994 ; après une solide formation en théologie, elle vient, à l’âge de 45 ans, d’être nommée pasteur dans le sud de la France. Lui, l’Américain natif du Kentucky, est resté à Alger. Il y vit depuis quarante-trois ans et a bien failli y mourir. Le matin du mercredi 19 janvier, "veille de l’Aïd el-Kebir", comme l’a relevé la presse locale, le vieil homme a été poignardé en pleine rue, devant l’église protestante de la rue Reda-Houhou, dans le centre de la capitale.

Un coup de couteau dans le dos, à la hauteur des reins. Le pasteur a été sauvé de justesse. Son agresseur, un "illuminé islamiste" selon certaines sources, un " aliéné mental"selon d’autres, n’a pas été arrêté. "C’est un avertissement, estime Hugh Johnson. Si j’étais mort, l’avertissement aurait été plus radical", ironise-t-il. Deux autres chrétiens avaient déjà été agressés, de la même manière, à Alger, à la fin de l’année 2004. Ils avaient toutefois été moins grièvement atteints. Le visage rond, la barbe blanche, visiblement remis de sa blessure, le vieil Américain assure qu’il ne se sent "ni amer, ni craintif". Mais "peut-être suis-je bête ?", plaisante-t-il, en recevant ses visiteurs dans le petit salon de lecture de la Société biblique, officiellement baptisée Société algérienne du livre culturel.

Le pasteur Johnson est une manière de dinosaure. L’un des derniers Mohicans protestants que compte l’Algérie. Les pasteurs de nationalité étrangère ne sont plus que "cinq ou six" aujourd’hui, assure-t-il. Une ou deux fois par an, la Société biblique importe, "à la seule demande des églises et avec le tampon du ministère des affaires religieuses", une moyenne de "mille à deux mille cinq cents ouvrages bibliques en arabe et mille à deux mille en français". Un chiffre "à peu près stable", ces dix dernières années. Le pasteur méthodiste, officiellement à la retraite depuis décembre 2004, n’a pas encore été remplacé. Vu l’environnement algérien, les candidats sont rares. Le départ du pasteur Johnson marquera la fin d’une histoire.

Débarqués en Algérie, à la fin du XIXe siècle, en même temps que les catholiques, les premiers protestants ont d’abord été des colons, qui se sont installés à travers le pays dans le sillage de l’armée française. Très vite vient le temps des prêtres et des pasteurs - ces derniers étant presque aussi souvent britanniques que français. Si l’implantation des Eglises est permise, le prosélytisme est en revanche formellement interdit : une clause en ce sens a été introduite dans l’acte de capitulation signé, en 1830, entre le dey d’Alger et le gouvernement français, soucieux de ne pas susciter l’hostilité des autorités musulmanes. D’emblée, les églises chrétiennes sont des églises pour étrangers.

Au Maroc, l’histoire se déroule de façon similaire : ce sont les populations coloniales, françaises ou espagnoles, que les religieux catholiques et protestants viennent suivre et évangéliser. Quant aux "indigènes", qui sont tous, à l’exception des juifs, de religion " mahométane", selon le vocabulaire de l’époque, pas question d’y toucher. En Algérie, malgré les efforts missionnaires plus ou moins souterrains, principalement menés en Kabylie, région historiquement rebelle, le nombre des Algériens convertis demeure proche de zéro. "Nous ne pouvons citer de chiffres, ce serait peut-être humiliant : si l’on veut un ordre de grandeur, j’indiquerai qu’en trente ans nous avons administré une quarantaine de baptêmes d’adultes à Tizi-Ouzou et que les deux tiers vivent comme des chrétiens", reconnaissait le pasteur Alfred Rolland, dans le rapport Eglise et mission en Algérie, qu’il présenta, en novembre 1956, à Oran. Les temps ont-ils changé ?

Au lendemain de l’indépendance, il y a bel et bien eu, en Algérie, un ministre des finances chrétien, Pierre Smaïn Maghroug, aujourd’hui installé en France, rappelle le Père Pierre Boz, aumônier catholique, qui dirige, à Paris, la Communauté des chrétiens originaires de Kabylie. En 1992, le nombre de ces derniers oscillait "entre quatre mille et six mille personnes", en majorité catholiques, la plupart exilées en France. "Le nombre des protestants n’est pas négligeable", relevait alors l’association. Treize ans plus tard, le paysage n’est plus le même.

Est-ce, comme le pense cette Algérienne chrétienne, rencontrée dans la capitale, à cause des violences terroristes perpétrées au nom de l’islam, dans les années 1990, que beaucoup de croyants ont laissé tomber le Coran ? "Les gens étaient tellement choqués. L’islam est donc capable de faire ça ? Ces massacres ? Ces enfants égorgés ? Ces femmes violées ? Beaucoup se sont demandé : qui est Dieu ? où est-il ? Certains se sont suicidés ou sont devenus athées. D’autres ont choisi Jésus." Elle fait partie de ceux-là. "Dieu a tourné le Mal en Bien : il n’y a jamais eu autant de conversions en Algérie que pendant le terrorisme ! Même à l’époque de saint Augustin, il n’y en a pas eu tant !", s’échauffe-t-elle. Une jubilation que la majorité des Algériens est loin de partager. "Contrairement aux Eglises historiques - catholique et protestante, reconnues par les autorités - les missions méthodistes, évangéliques et charismatiques, implantées depuis les années 1990, sont ouvertement prosélytes", écrit, dans son numéro du mois de mars, le mensuel protestant français Mission, qui consacre un important dossier à ces drôles de paroissiens du Maghreb, ces "musulmans, devenus chrétiens". Selon Linda Caille, rédactrice en chef de Mission, le nombre des conversions en Algérie serait de "mille par an", principalement en Kabylie. Sur une population nationale de plus de 32 millions d’habitants, mille conversions par an ne représentent pas grand-chose.

Même si elle se vérifiait sur dix ans, cette poussée du christianisme serait numériquement marginale. Il n’empêche ! En Algérie, les chiffres les plus délirants circulent. Croisade contre djihad ? "L’évangélisation en Kabylie (...) est le résultat d’un prosélytisme organisé et financé par une stratégie mondiale d’évangélisation des peuples musulmans", tonne, le 26 juillet, un journaliste du quotidien El Watan, cité par Mission. Selon ce pamphlétaire, il serait "de notoriété publique que la Maison Blanche, le Congrès et la CIA suivent et gèrent avec un grand intérêt l’expansion des Eglises évangéliques" dans le monde. Le reste de la presse fait chorus. "On m’a même accusé de payer 7 000 euros par conversion !", s’agace le pasteur Johnson. C’était avant son agression. Les cris des uns, fustigeant "une évangélisation qui agresse l’islam dans sa propre maison", ont-ils armé le bras des autres ? En tout cas, les députés islamistes ne sont pas en reste, ni le Haut Conseil islamique (organisme gouvernemental) qui décide, fin 2004, de diligenter une enquête afin de "mesurer l’ampleur" du phénomène. On en attend les résultats.

Coïncidence ? Au Maroc, c’est aussi au début de l’été qu’un député du parti nationaliste Istiqlal s’est alarmé, devant le Parlement, d’un supposé déferlement de missionnaires américains à travers le royaume, notamment du côté de Ouarzazate. Une série d’articles de presse a suivi. Eglises reconnues et groupes clandestins sont jetés dans le même sac, pasteurs et missionnaires sont souvent confondus, une avalanche de chiffres fantaisistes et de formules à l’emporte-pièce achèvent de dramatiser le débat. Ces "néoprotestants évangéliques marocains, peut-on lire dans l’hebdomadaire Le Journal du 8 janvier, ont été convertis sur les flancs des tanks américains, dans le cadre de la grande offensive US mondiale". Ce qui n’empêche pas l’hebdomadaire de s’interroger sur le sens de ce phénomène, signe possible de " l’incapacité de l’islam officiel (...) à rejoindre le train de la modernité". Yacine, la trentaine, applaudit : "L’essentiel, c’est qu’on parle au grand jour des Marocains chrétiens. C’est donc que ça existe, que c’est possible. Peu importe ce qu’on raconte sur nous. Le tabou est tombé", commente ce jeune cadre, vêtu d’un élégant costume-cravate, converti au protestantisme alors qu’il faisait ses études à Paris.

Yacine fréquente une "église maison". Son groupe est "100 % arabophone" et se réunit chaque dimanche, discrètement, chez l’un ou chez l’autre de ses membres, pour des lectures bibliques et des séances de prière. "On n’est jamais plus de dix ou quinze : la capacité d’un salon ", explique-t-il. Si les chrétiens marocains se cachent, "ce n’est pas tant, dit-il, du fait de persécutions de la police. On ne représente pas un danger pour le régime. Mais la stigmatisation sociale reste forte : la famille, l’employeur, les collègues, les voisins sont plus tyranniques que le gouvernement !". Pour leur part, les parents de Yacine ont fini par s’y faire. "Au début, ils ont été choqués. Ils ont pris ma conversion au christianisme pour un rejet de la culture marocaine. Je leur ai expliqué qu’ils se trompaient : la seule chose qui a changé, chez moi, c’est mon rapport à Dieu. D’ailleurs, si je n’aimais plus le Maroc et les miens, pourquoi serais-je revenu y vivre ? Pour mes parents, ç’a été dur à avaler. Avec le temps, ils ont accepté."

Abou Ghali est à peine plus jeune que Yacine. Il se présente comme "un chrétien marocain, deuxième génération". Ses parents se sont eux-mêmes convertis dans les années 1970 - des "années noires pour tout le pays", estime-t-il, évoquant le règne d’Hassan II. C’est pourtant à la fin de ce règne que la situation des chrétiens marocains a commencé de s’améliorer. Abou Ghali date la naissance de "l’Eglise marocaine" du début des années 1990 : "Les Marocains ont pris les choses en main, ils se sont organisés entre eux. L’existence d’une Eglise marocaine représente un changement immense. En qualité, c’est-à-dire en maturité - car les conversions se font désormais majoritairement de Marocain à Marocain. Mais aussi en quantité : il y a cinq ans, on devait être trois cents chrétiens à tout casser. Je parle des vrais chrétiens, insiste-t-il, pas de ceux qui se convertissent pour avoir le visa ou une situation. Aujourd’hui, on doit être autour de huit cents". Soit plus du double qu’en 2000.

Même si la progression est nette, le total, comme en Algérie, demeure microscopique : que pèsent huit cents chrétiens sur une population marocaine, forte de plus de 32 millions d’habitants ? "Je ne me considère pas comme un renégat ni un apostat. Je me suis tourné vers un autre visage de Dieu, voilà tout", écrivait, à Paris, Mohamed-Christophe Bibb dans un essai autobiographique Un Algérien pas très catholique (éditions du Cerf, 1999). Aujourd’hui, ce sont des Maghrébins du Maghreb qui parlent. Et leurs paroles ont un tout autre poids, même s’ils doivent, aujourd’hui encore, s’exprimer anonymement. "Durant des siècles, le monde arabo-musulman a vécu fermé sur lui-même, en faisant pression sur les siens pour que personne n’échappe à ce huis clos. Seulement, ça ne marche plus. Il y a eu la colonisation, les migrations, les gens ont commencé à bouger, explique Abou Ghali. Aujourd’hui, avec la mondialisation de l’information, le recul de l’analphabétisme, les satellites et Internet, nous sommes... comment dire ? exposés à l’Autre. Si les Marocains ont l’occasion de comparer, de choisir, vous verrez qu’il y en aura plein qui vont aller vers le christianisme. Les autres se feront athées."

L’avenir de l’islam ? "L’islam n’est pas un message de Dieu, tranche le jeune homme. C’est une production humaine, un ensemble de conventions et de contraintes, ce n’est plus une croyance. Les gens commencent à le comprendre. Ils savent bien aussi que l’islam est un "package", un truc homogène : soit on prend tout, soit on laisse. Ceux qui parlent de l’aménager se trompent. On peut lui couper les ongles, d’accord. Mais les ongles, ça repousse !"

Aux yeux de ce chrétien radical, les seuls "vrais musulmans, ceux qui suivent la logique de l’islam, ce sont Ben Laden et les talibans". Pourtant, "j’aime les musulmans et le Maroc, ajoute-t-il, je prie chaque jour pour le roi. Ce que je n’aime pas, c’est l’islam : c’est une idéologie qui tue l’être humain".

Ces propos, extrêmement choquants pour les croyants musulmans, le pasteur américain Jack Wald et son compatriote Jack Rusenko les ont certainement entendus plus d’une fois. Le premier, qui a quitté le New Jersey pour le Maroc en 1999, officie chaque dimanche à l’église anglicane de Rabat et dirige une association protestante, RPF International Church. Le second, installé à Casablanca depuis 1992, dirige une ONG "à financements américains", Global Education, et préside le Conseil de l’Eglise anglicane (anglophone) au Maroc. "Notre objectif n’est pas de convertir les musulmans. Même si on le voulait, on ne le pourrait pas : c’est Dieu qui les convainc, pas nous. En tant que chrétien, mon seul but est d’aimer les gens au nom de Jésus", assure le pasteur Wald, de formation presbytérienne. La récente campagne de presse à propos des chrétiens ne l’a pas surpris : "Cette réaction est naturelle. Les Marocains aiment les Etats-Unis, mais ils sont déchirés. Car l’islam n’a jamais été à l’aise avec l’idée de pluralité de religions, il n’y est pas favorable, pointe-t-il. Culturellement, le Maroc reste musulman ; politiquement, il veut être moderne : c’est ce combat qui se livre aujourd’hui en son sein."

Jack Rusenko, qu’une photo de 1998, accrochée dans son bureau, montre aux côtés d’Hassan II, loue les capacités d’"ouverture" du royaume chérifien. Ainsi s’expliquerait, en partie, l’augmentation, non seulement des conversions, mais également du nombre de missionnaires étrangers, souvent américains, qui sillonnent le Maroc. "On pense qu’ils sont quelques centaines. Deux cents, peut-être trois cents ? ", avance-t-il, avec une moue prudente. "Dans la mesure où l’activité missionnaire demeure clandestine, il est difficile de la mesurer ", estime Karen Thomas Smith, qui fait partie des quatre pasteurs américains officiellement enregistrés au Maroc. "D’après mes observations, il me semble pourtant que le nombre des missionnaires étrangers est en augmentation ces cinq dernières années", admet la jeune femme, en poste à Ifrane depuis huit ans. Elle regrette, au passage, la nature souterraine de cette propagande évangélique : "Ces missionnaires, qui se cachent sous les habits d’hommes d’affaires ou de patrons d’ONG, donnent l’impression que les chrétiens sont des gens malhonnêtes, qui vivent dissimulés. Cela me trouble, car, en menant cette "double vie", ils trahissent l’esprit de Jésus - si transparent et si honnête, justement. "

Sans être aussi virulents qu’en Algérie, les commentaires de la presse marocaine concernant les chrétiens, autochtones ou étrangers, ont eu, entre autres mérites, celui d’amorcer le débat sur la liberté de conscience et, en particulier, la liberté de croyance religieuse. "Si nous nous sommes toujours interdit toute forme de prosélytisme, il est cependant douloureux de devoir refuser d’accueillir les Marocains qui le souhaiteraient dans nos Eglises", souligne le pasteur Jean-Luc Blanc, représentant de l’Eglise évangélique au Maroc (ex-Eglise réformée de France au Maroc).

La question n’est pas nouvelle. Le pasteur Blanc avait eu l’occasion de l’aborder, en novembre 2002, lors d’une rencontre, organisée par l’intermédiaire de l’ambassade de France, avec certains conseillers et ministres. "Notre position n’a pas changé, insiste le pasteur français. En continuant d’interdire aux Marocains d’aller vers nous, les Eglises historiques officielles, on risque de voir ces mêmes Marocains se tourner vers les missionnaires fondamentalistes, les gourous délirants, les sectes de tous bords." Le ministre des affaires religieuses, Ahmed Tawfiq, n’aurait " pas été insensible" à l’argument, assure-t-il. La question est maintenant sur la place publique. Elle risque de rebondir, dans les semaines qui viennent. Au Parlement d’abord, où les islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD), prenant le relais des nationalistes de l’Istiqlal, auraient l’intention d’intervenir. A Marrakech, ensuite, où le révérend Harry Thomas, membre de l’Eglise charismatique américaine, aurait prévu d’organiser, avec l’accord des autorités marocaines, un festival de musique chrétienne - au début du mois de mai. Si "le géant américain pèse lourd, au Maghreb comme ailleurs, ce n’est pas un rouleau compresseur", tempère Sébastien Fath, chercheur au CNRS, spécialiste du protestantisme. Contacté par e-mail, l’auteur de Dieu bénisse l’Amérique, la religion de la Maison Blanche (Seuil, 2004) précise : "En 1972, 65 % des missionnaires chrétiens outre-mer étaient américains. En 2001, ils n’étaient plus que 47 % seulement et la tendance à la décroissance se poursuit."

Au-dessus de Tizi-Ouzou, les montagnes de Kabylie sont blanches. La neige, tombée en abondance, n’a pas empêché les fidèles de se presser vers les lieux de culte. Celui que dirige Farid est un simple garage, aménagé en temple. "Ce vendredi, vingt et une personnes sont venues des villages alentour jusqu’ici", annonce-t-il fièrement. Farid préfère lui aussi qu’on ne donne pas son nom ni celui de son bourg. Même si, "ici, en Kabylie, les gens sont tolérants. Tout le monde ferme les yeux, même la police. Si je devais travailler à Alger, je ferais vraiment attention", ajoute-t-il. Parmi ses ouailles, on trouve quelques hommes et beaucoup de femmes. L’un est plâtrier peintre, une autre est secrétaire, une troisième ouvrière au chômage - contrainte de démissionner de l’usine où elle travaillait, "après que la direction a appris - qu’elle était - chrétienne", assure-t- elle. Tous sont persuadés que la Kabylie est en train de connaître ce qu’en jargon protestant on appelle un "réveil"- c’est-à-dire une expansion des conversions, survenant après une longue période de "sommeil". Il est vrai que le nombre des églises affiliées à l’Eglise protestante d’Algérie (EPA, représentée par le pasteur Johnson) est passé, en cinq ans, de quatre à treize - sans compter une "liste d’attente de quinze demandes", précise-t-on à Alger. Farid et les siens sont résolument optimistes. "On a tous vécu des miracles", insistent-ils. Signe des temps : en 2004, pour la première fois, "une dizaine de missionnaires algériens"sont partis évangéliser "au Niger, au Tchad et en Mauritanie". Et pour la première fois aussi, un groupe de "trois missionnaires algériens" s’est rendu en France, ajoute Farid, pour "porter la bonne parole en Alsace, à Lille, à Lyon et à Marseille".

Sébastien Fath, lui, ne croit pas aux miracles. "Ces phénomènes ne tombent pas du ciel, contrairement aux interprétations de la littérature pieuse. Ils s’expliquent par une longue évolution des sociétés musulmanes", souligne l’historien. Il conclut : "En plus de quarante ans d’indépendance, le Maghreb a testé le nationalisme, l’islam politique et la dictature débonnaire. On peut faire l’hypothèse d’une déception chez une partie des Maghrébins, face à ces grands récits qui n’ont pas tenu leurs promesses. Les progrès du protestantisme s’inscrivent dans ce mouvement qui intègre le religieux dans la problématique plus vaste de la culture démocratique."

Par Catherine Simon,lemonde.fr