12/04/2007

Papauté ?

papauté_symboleMon dernier post a suscité quelques réactions...

Mais au fond, la véritable question est : pourquoi une papauté chez les catholiques ?

Le texte qui suit est largement inspiré d’un écrit de Christian Piette, pasteur à l’église évangélique de Chapelle-les-Herlaimonts, que je salue chaleureusement et dont je vous recommande le livre que je suis en train de lire « témoins...oui, de Jéhovah...non »

Nos frères catholiques se basent sur ce verset de matthieu 16:18

« Su eï Petros, kai epi tauté tê petra oikodomesô mou tên ». (Tu es Pierre, et sur ce rocher, je bâtirai mon Eglise).

Il importe de dire que la langue maternelle des évangiles est le grec. C’est donc le grec et non le latin, qui fait autorité lorsqu’il s’agit de définir le sens exact des mots, et leur portée dans le Nouveau Testament.

Il existe donc en grec deux mots de genre et de sens tout différents. L’un, masculin, Petros, signifiant caillou ou pierre détachée, l’autre, féminin, Petra, signifiant rocher. La phrase dans le texte grec ne peut se prêter à un jeu de mots, comme cela est possible en français.

Or, les catholiques se basent sur la traduction latine dite de la Vulgate dans laquelle le mot grec petra (rocher) a été traduit par le mot latin petra qui signifie pierre...

Que disent les catholiques ?

"La seconde année du règne de l’empereur Claude, c’est-à-dire en l’an 42 de l’ère chrétienne, Pierre se rendit à Rome. Il y exerça le pontificat durant 25 ans et remporta la palme du martyre en l’an 67, sous le règne de Néron ». Et de poursuivre : « Saint Pierre premier pape à Rome, a transmis ses pouvoirs à ses successeurs ». Tel est le point de départ de la transformation inouïe de l’humble apôtre, à qui Jésus n’avait cessé d’enseigner, par actes et par paroles, qu’il n’était que l’égal de ses frères. On voit les conséquences incontestables de cette monstrueuse métaphore. "Saint Pierre, premier pape" de l’Eglise Romaine, inaugure une suprématie absolue, mère de la hiérarchie ecclésiastique, arme redoutable, dangereuse, parce qu’à deux tranchants, placée entre les mains d’un seul homme dont la domination s’étendra ainsi sur l’Eglise toute entière. En fait, tout l’échafaudage romain repose uniquement sur l’interprétation d’un texte, d’un seul texte de l’Evangile, qui va servir dans cette gigantesque entreprise, à la fois de base et de couronnement.

Replaçons le verset dans son contexte :

« Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis?  Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.  Jésus, reprenant la parole, lui dit: Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais c'est mon Père qui est dans les cieux.  Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur ce rocher je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. » (Matthieu 16:15-18) L’explication de ce passage, le Saint-Esprit y a pourvu, et avec prodigalité afin qu’il fut impossible de s’y tromper. De quel interprète se sert-Il pour cela ? Tout d’abord de l’interprète assurément le mieux qualifié, de celui qui, sans aucun doute, doit avoir le mieux compris la pensée de Jésus lui-même. Après la parabole des vignerons, où le Sauveur laisse entendre que son peuple va le rejeter, Il ajoute :

« Que signifie donc ce qui est écrit : La pierre, qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient, est devenue la pierre angulaire ? Quiconque tombera sur cette pierre sera brisé… ».( Marc 12 :1-11).

Peut-il s’agir de l’apôtre Pierre ? Evidemment non ! Ce passage n’est autre que la prophétie antique concernant la personne du Messie. Jésus en a fait l’application à lui-même et elle ne peut par conséquent se rapporter à aucun autre. Qu’il soit bien acquis que la « pierre angulaire», c’est invariablement la personne de Jésus-Christ. Qui peut, après Jésus, nous donner la meilleure interprétation de cette parole ? N’est-ce point celui-là même à qui le Sauveur, dans la circonstance qui nous occupe, l’a adressée, savoir : l’apôtre Pierre ? Tout d’abord, dans le livre des Actes des apôtres, après la Pentecôte, Simon Pierre, reprenant cette même prophétie, déclare :

« Jésus est la pierre rejetée par vous qui bâtissez et qui est devenue la pierre angulaire ». (Actes 4 :11-13). La pierre angulaire de l’Eglise n’est donc point un homme mais Christ, Dieu manifesté en chair. Pierre prend grand soin, dans sa première épître, de bien définir le sens de cette pierre. Peut-on, sans faire preuve de parti pris, sans manquer de respect à l’autorité du Saint-Esprit comme à celle de l’apôtre, négliger ou déformer une affirmation telle que celle dont voici le texte intégral :

« Il est dit dans l’Ecriture : Voici, je pose en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse et celui qui met en elle sa confiance ne sera pas confondu. A vous l’honneur, vous qui croyez, mais pour les incrédules la pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient, c’est elle qui est devenue une pierre, un rocher de scandale ». (1 Pierre 2 :4-7).

Et qui peut apporter encore un témoignage probant ?- L’apôtre Paul qui écrira ce qui suit :

« Et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ ». (1 Corinthiens 10 :4).

« Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des hôtes de passage, mais vous êtes concitoyens des saints et membres de la famille de Dieu, édifiés que vous êtes sur le fondement des apôtres et des prophètes, dont Jésus-Christ lui-même est la pierre angulaire ». (Ephésiens 2 :20).

Paul va préciser avec beaucoup de clarté ce qui suit :

« Personne ne peut poser un autre fondement que celui qui est déjà posé : Jésus-Christ ». ( 1 Corinthiens 3 :11).

Même le prophète Esaïe peut enseigner qu’en dehors de Dieu, il ne peut y avoir d’autres rochers !

« …y a-t-il un autre Dieu que moi ? Il n’y a pas d’autre rocher, je n’en connais point ». (Esaïe 44 :8).

Dans l’optique catholique, pourquoi Jésus n’a-t-Il pas dit : « Tu es Pierre, et c’est sur toi que mon Eglise sera bâtie, sur ton nom et ta personne ». Tout simplement, parce qu’Il ne croyait pas cela. Il a déclaré : « Tu es Pierre, et sur ce Rocher je bâtirai mon Eglise », en marquant bien ainsi par le contraste de ces deux mots, Pierre et Rocher, la différence qu’avait à ses yeux un édifice bâti sur du branlant, de l’instable, une pierre, un homme et un édifice glorieux construit sur un fondement ferme, inébranlable, un Rocher- Tu es pierre, et sur ce Rocher…et quel était ce Rocher ? C’était tout simplement la Vérité capitale contenue dans la superbe confession de l’apôtre Pierre, témoignage éclatant rendu à la filialité divine de Jésus, à son essence éternelle : « Tu es le Christ, Fils du Dieu vivant ».  

Mais qu’en pense le grand Saint-Augustin, un des plus remarquables théologiens catholiques ?

« Que veut dire sur cette pierre, j’édifierai mon Eglise ? Cela veut dire : sur cette foi sur ce que tu as dit : Tu es le Christ, le fils du Dieu vivant ».

(10ème traité, étude sur la 1ère épître de Saint-Jean).

Ou encore :

« Sur cette pierre que tu as confessée, j’édifierai mon Eglise, car Christ était la Pierre ».

(124ème traité, étude sur la 1ère épître de Saint-Jean).

Augustin serait-il protestant ?

Récapitulons : « Sur ce que tu viens d’affirmer, Pierre, sur cette confession que tu viens de faire, sur ce roc, je bâtirai mon Eglise ! L’Eglise catholique dissimule certaines vérités troublantes. Prenons l’exemple suivant : Sur 61 des principaux Pères de l’Eglise, 44 considèrent que la déclaration de Matthieu 16 :18 signifie que l’Eglise a pour fondement la divinité de Christ confessée par Pierre et 17 seulement ont opté pour la thèse officielle de l’église romaine. Tirons-en les conclusions qui s’imposent !

Commentaires

en resumé Jésus demande a Pierre de continué son oeuvre d'annocée la bonne nouvelle dans le monde entier

Écrit par : Leo | 2007-04-13 à 09.48:39

Je ne peux pas être d'accord car cette interprétation est aussi la troncature de tout le passage biblique sur la nomination de Pierre. Je voudrais faire savoir aussi que je suis d'accord avec ce terme rocher. Certainement, que que Pierre est le rocher sur laquelle s'appuie l'Eglise!!! Que peut-on comprendre d'autre lorsque l'on lit qu'il est le rocher sur lequel s'appuie l'Eglise, sinon que vraiment, l'Eglise repose sur lui? Pourquoi Jésus ne dit-il pas alors : je suis le rocher? Non, là, il dit à Pierre c'est toi, le rocher!!! Il lui demande de devenir le serviteur des serviteurs de Dieu, de même que Jésus est devenu le serviteur de tous. D'ailleurs, dans la Bible, il arrive souvent que deux niveaux de compréhension se mèlent dans un seul texte. Par exemple, Moïse qui met ses bras en Croix et qui alors soutient tout le peuple d'Israël qui combat. Là, c'est Moïse qui, par sa prière et ses bras, soutient son peuple en intercédant auprès du Seigneur. C'est l'interprétation juive. Mais vous, comme moi, vous savez bien que c'est une figure du Christ en Croix. D'ailleurs, dès que Moïse baisse les bras par fatigue, alors le peuple d'Israël perd le combat et se fait décimer (et c'est bien ce qui arriverait si le Christ était descendu de la Croix, et il aurait pu en toute légitimité le faire puisqu'il était innocent et même Dieu). (ça me rappelle que c'est un passage en faveur de l'intercession puissante des saints auprès de Dieu, d'ailleurs, c'est vers le Saint Moïse et non vers Dieu que le peuple hébreux demandait secours, parce que Dieu n'aurait pas écouté ce peuple qui ne l'honorait que des lèvres. Et je voudrais rappeler aussi que Moïse, à la fin, demanda qu'on lui garda ses bras en croix par d'autres personnes. Et pourquoi les Saints perdraient-ils leur pouvoir d'intercession auprès de Dieu au Ciel?). Si vous doutez de ma bonne foi, recherchez les textes bibliques intégraux. Vous verrez que Jésus demanda à Pierre trois fois s'il l'aimait. Pierre répondit trois fois oui. C'était pour réparer les trois fois où il renia le Christ avant que le coq ne chanta. Alors, Jésus lui donna une récompense pour chacun de ses actes d'amour : Pierre m'aime tu?_Oui, Seigneur, je vous aime. _Pais mes agneaux. Pierre m'aimes-tu?-Oui Seigneur. Pais Mes brebis. _Pierre, m'aimes-tu? -Oui, Seigneur, vous savez bien que je vous aime._Sois le pasteur de mon troupeau tout entier. C'est sur ce passage lié à celui qui a été cité dans l'Evangile de saint Matthieu que véritablement s'appuie la foi catholique.

Écrit par : catho | 2007-04-16 à 15.32:14

Rocher Cher "catho"
Vous vous trompez, Jésus EST le rocher ! Voyez le verset : "et qu'ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ." (1 Corinthiens 10:4 LSG)
De plus, Jésus ne dit pas à Pierre qu'il est un rocher sinon il serait plus commode de dire "tu es Pierre, le rocher sur lequel je...", mais Jésus dit "tu es Pierre et sur CE rocher..."
Il est illusoire de croire que l'on pourrait octroyer une si grande autorité à un homme et décider de lui élire des successeurs sur base de suppositions.
Fraternellement

Écrit par : Stéphane, chrétien né de nouveau | 2007-04-16 à 21.50:19

tout simplement, si l'Eglise Catholique (qui signifie universelle) existe depuis 2000 ans, avec tant de fruits (ex. dans les arts sous toutes leurs formes, en matière de sainteté (lisez quelques vies de saints !!!) en matière d'oeuvres de charité (ex. les hopitaux, les asiles pour malades mentaux, pour les personnes agées, pour les orphelins ..., les écoles ... ont été fondés par les catholiques (durant le moyen-âge pour commencer et cela continue)
L'Esprit Saint souffle où Il veut, Il souffle chez les catholiques, les protestants, le orthodoxes et bien sur chez tous les hommes de bonne volonté.
c'est si simple.
nathalie

Écrit par : de smet | 2007-05-17 à 15.45:24

Bravo Je suis d'accord avec toi, chrétien né de nouveau.
En effet, Pierre n'est pas "la pierre" sur lequel Christ a bâti son église. Ici, tu nous dit que le "rocher" c'est Christ et c'est bien vrai, beaucoup d'autre passage le montre. N'est-il pas la pierre angulaire, rejeté par les batisseur ? Ce n'est pas Pierre la pierre angulaire.

Et le pape n'est pas non plus le successeur de Pierre, d'ailleurs Pierre n'a jamais été pape et n'a jamais mis les pieds à Rome, autrement Paul l'aurait salué et il ne lui aurait pas fait de reproche s'il avait été pape.

Et autre chose, pouquoi tant de désobéisssance à la Bible. Le pape est appelé "St Père" alors que la Bible dit : "Tu n'apppelleras personne père". Et tout cette adoration qui est faite autour de lui alors que la Bible nous enseigne que seul Dieu peut être adorer.

Bravo pour ton message.
God bless you

Écrit par : Tonia | 2007-05-19 à 15.28:36

aide jesuis un chritien cotholique

Écrit par : christopher | 2007-12-01 à 08.49:26

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