28/12/2006

Hiérarchie ? Dialogue avec Benoît

J’avais adressé un commentaire sur le blog de Benoît. Voilà comment s’est déroulé l’échange.

 

Bonjour Benoît, En lisant ce post, je lis "j’ai informé les plus hauts échelons de ma hiérarchie pour cet appel à la haine discriminatoire ; que croyez-vous qu’il se passât ? Rien ! Rien ! Rien ! ".

Deux choses me viennent à l'esprit :

1.Citation : "Pour que le mal triomphe, il suffit que l'homme de bien ne fasse rien" (Edmund Burke, homme d'état et philosophe irlandais)

2. Un débat sur la "hiérarchie religieuse" s'est déroulé sur mon blog en rapport avec Matthieu 23:1-10. Penses-tu réellement que Jésus est favorable à une hiérarchie religieuse ?

 

Fraternellement

 

Je suis allé voir votre blog, mais j'ignore l'article que vous souhaiteriez me voir commenter. Par contre, je constate que vous n'êtes pas catholique, mais probablement protestant. J'aimerai que vous annonciez clairement quelle est votre religion (comme je l'ai fait ici pour moi), car on n'est pas croyant sans Eglise. Peut-être êtes-vous baptiste ou pentecôtiste. Je me permets seulement de rectifier quand vous dîtes "pour un chrétien Christ est seul médiateur". Vous ne pouvez pas dire que les chrétiens qui pensent différemment de vous ne sont pas chrétiens.

 

Comme je l’ai dit dans mon blog, je fréquente une assemblée de Dieu comme tous les chrétiens nés de nouveau (ce que je signe systématiquement). Cette assemblée accueille tous les chrétiens de toutes assemblées, car toute assemblée locale chrétienne qui aime le Seigneur et qui obéit à Sa Parole, même imparfaitement, est une manifestation de l'Eglise universelle de Jésus-Christ. J’appelle « mon frère en Christ » toute personne qui revendique son appartenance à Christ, même si son avis diverge du miens et quand c’est le cas, le meilleur choix est d’en parler entre frères.

 

Concernant « le médiateur » ce ne sont pas mes propos, mais une attestation biblique.

« Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, » (1 Timothée 2:5 LSG)

 

Enfin je voulais tout simplement avoir ton avis sur mon commentaire précédent intitulé « hiérarchie ».

 

Fraternellement

 

La hiérarchie a deux utilités, fonctionnelle et par sa nature même. Du soldat au général, du magasinier au pdg, etc... cette hiérarchie n'inclut pas dans l'Eglise une supériorité à proprement parler. IL s'agit plutôt d'une spécificité. Mais comme vous ne croyez pas à la Saint Eglise catholique, le débat est sans objet.

Par ailleurs, le fait de sortir du contexte des phrases bibliques, qui plus est traduites et retraduites, ne laisse aucune marge à l'Esprit-Saint, envoyé par le Christ après son Ascension exprès pour cela. C'est pour cette raison que l'Eglise catholique (Unique Eglise de Jésus-Christ jusqu'au schisme de 1054) utilise la source des Ecritures, mais aussi du Magistère.
Votre discours prouve malheureusement que vous n'arrivez pas à appréhender la réalité homosexuelle.
Sans que cela vous agresse, je trouve que vos propos sont extrémistes et radicaux, votre assemblée ressemble davantage à une secte, un peu comme les témoins de Jéhovah.
Je voudrais que l'Esprit Saint vous transforme, car vous avez un coeur, mais vous l'enterrez derrière la secte en question.

Désolé d'être aussi direct, mais je voudrais que vous vous laissiez transformer par l'Esprit Saint, conféré en plénitude par le Sacrement de Confirmation institué par le Christ.

 

Quand on parle de hiérarchie ou de « père », il est clair qu’il y a une connotation de supériorité, tu dis toi-même les « plus hauts échelons » de ma hiérarchie ! Ma question concerne justement cette notion de supériorité dans l’église : conforme ou non au christianisme ? (Avec des versets comme arguments et non des traditions humaines). Walter Covens ne cessait de signer « père » comme si j’étais son fils et non son frère. J’aimerais que l’on me démontre que cette démarche n’est pas la recherche d’un honneur ! Et si j’étais prêtre, serait-on père l’un de l’autre ?

 

Ce n’est pas parce que « catholique » signifie « universel » que porter ce nom justifie cette église.  Cette « sainte » église catholique romaine s’est moins faite remarquée par sa sainteté que par ses écarts à la sainteté des écritures (chasses aux sorcières, inquisition, prêtres pédophiles, croisades, « siège social à Rome », etc…)

 

Et quand tu parles de « réalité homosexuelle », je ne peux qu’évoquer la « réalité du péché », le pardon en Jésus, mais également le changement en Jésus.  Sans doute n’arrives-tu pas à l’appréhender ou ne différencie-tu pas la réalité homosexuelle et l’acte homosexuel ?

 

La différence entre une secte et une religion est le libre arbitre.  Or les membres de l’église catholique sont soit catho de naissance et n’ont pas la foi ou soit endoctrinés et n’admettent pas le dialogue de peur de devoir penser autrement.  Les assemblées de Dieu (phénomène grandissant contrairement aux églises catholiques qui se vident) se veulent un pont entre chrétiens en étant ouverts au dialogue et en affirmant que seule « la Bible a raison », ce n’est ni l’homme, ni une quelconque tradition qui apporte les réponses aux questions.

(entre parenthèse, le mouvement cathogay ne serait-il pas une déviance sectaire de l’église catholique vu que cette dernière t’ « exclue » ?)

 

Je te remercie de ton commentaire, mais j’aurais souhaité une argumentation biblique plutôt qu’un jugement… Hélas, ni Walter Covens, ni toi (deux personnes qui ont pourtant une belle aptitude à la rédaction) ne savent justifier bibliquement les traditions catholiques…

La foi chrétienne a été transmise une fois pour toute, inutile à l’homme d’y rajouter ce qui lui plait.

« Bien-aimés, comme je désirais vivement vous écrire au sujet de notre salut commun, je me suis senti obligé de le faire afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. » (Jude 1:3 LSG)

Ceci est ma dernière intervention, car je suis navré devoir à quel point vous enfermez votre coeur, vous réfugiant derrière des textes bibliques qui vous évitent de penser par vous même, et que vous ne faîtes que recopier. Je n'ai pas envie de répondre pour le reste, car il n'y a aucun débat véritable possible avec vous, en raison de vos a priori sectaires, d'une secte qui refuse ici de dire son nom, mais dont vous êtes bel et bien endoctriné, malgré vous. Il est inutile de contre argumenter tant que vous n'accepterez pas un débat véritable, dans le genre par exemple de ce qui existe chez les Dominicains.

Que l'Esprit Saint vous libère de votre prison.

Il ne m'est plus nécessaire de venir ici.

Benoît

 

Je ne cesse de lancer le débat et tu me dis que je n'accepte pas le débat... Tu arrêtes le débat en refusant les textes bibliques... Je ne sais qui de nous deux est en prison...

Je prie pour toi et pour l'ensemble de mes frères catholiques...

Puisque tu ne sembles pas connaître la dénomination "assemblée de Dieu", je t'invite à cliquer, par exemple, sur le lien suivant :

http://www.addfrance.org/site/quisommesnous.php

 

Toine poste ce commentaire et je le remercie :

La Bible est la parole Divine Benoît c'est pas une invention d'un seul Etre Humain, tu dois l'ouvrir, tu doit lire et non seulement écouter ce que dit le prêtre. Tu doit vérifier par toi-même, ce livre est la pour ça, le Christ nous parle par les Evangiles écoute-le. J'ai eu l'occasion de lire et d'étudier le livre Saint, moi qui étais très catholique dans mon jeune temps, grace à ce livre j'ai vu les mensonges de cette Eglise, et je l'ai quittée voila des années, que ce Livre Saint te libère de cette Eglise.

Toine

 

24/12/2006

Le temps de Noël chez les juifs et les musulmans ?

Le temps de Noël chez les juifs et les musulmans ?

 

croissant_islamNoël pour les musulmans

Le Coran (Sourate III, verset 42/47) affirme que Jésus est né d'une vierge miraculeusement. En effet, Mahomet connaissait  la naissance de Jésus par un évangile apocryphe

En Europe, certaines familles musulmanes fêtent Noël pour les enfants. Mais, en principe, un musulman ne doit pas célébrer une fête religieuse non-musulmane.

 

etoile_davidLe temps de Noël pour les juifs

Hanouka, fête des lumières 

Les familles juives ne célèbrent pas Noël, mais elles ont également une fête à célébrer en décembre, c'est Hanouka, la fête des lumières. Pendant cette fête, chacun allume une bougie d'un chandelier à huit branches, chaque soir de la semaine. Pendant Hanouka, on s'échange aussi un cadeau par jour pendant huit jours.

 

Allons vers ces communautés et transmettons-leur le message de vérité.

 

23/12/2006

L'histoire de Noël

sapin-noelL'histoire de Noël

 

Noël est et doit rester une fête qui permet au monde de se remémorer la naissance du Christ, mais quel est la véritable histoire de cette date controversée ?

 

La fête pré chrétienne du 25 décembre à Rome

Des le premier siècle avant J-C, on célébrait à Rome le culte de Mithra, d'origine persane, importé à Rome par les légionnaires romains. Mithra était la divinité perse de la lumière. On fêtait le 25 décembre, pour le solstice d'hivers, la naissance de Mithra le soleil invaincu (Dies natalis solis invicti). On le fêtait par le sacrifice d'un jeune taureau.

 

En 274, l'empereur Aurélien déclare le culte de Mithra religion d'état et il fixe la célébration du solstice au 25 décembre

 

La fête du 25 décembre devient une fête chrétienne

La fête de Noël n'existait pas au début du christianisme. C'est seulement à partir du II° siècle que l'Église a cherché à déterminer dans l'année le jour de la naissance de Jésus sur lequel les évangiles ne disent rien. Des dates différentes ont été proposées : le 6 janvier, le 25 mars, le 10 avril ...

 

A Rome, l'Église a choisi  le 25 décembre pour célébrer la naissance de Jésus, sans doute pour faire pièce à la fête païenne de la naissance de Mithra. Vers 330 ou 354, l'empereur Constantin décida de fixer la date de Noël au 25 décembre

 

En 354,  le pape Libère instaura la célébration de la fête du 25 décembre. qui marque le début de l'année liturgique. Cette date a une valeur symbolique. En effet, en s'inspirant de Malachie 3/19 et Luc 1/78, on considérait la venue du Christ comme le lever du "Soleil de justice". La fête de Noël célèbre ainsi la naissance de Jésus soleil de justice. 

 

La fête du 25 décembre est arrivée progressivement en orient et en Gaule : en 379 à Constantinople, au début du Vème siècle en Gaule, au cours du Vème à Jérusalem et à la fin du Vème en Égypte. Dans les Églises d'orient, au 4ème siècle, on célébrait, sous des formes diverses, le 6 janvier la fête de la manifestation de Dieu. (Voir Histoire de l'Épiphanie)

 

Noël jusqu'à la fin du Moyen Age

L'empereur Théodose en 425 codifie officiellement les cérémonies de la fête de Noël. La fête du 25 décembre est devenue exclusivement chrétienne. Clovis est baptisé dans la nuit de Noël 496. En 506, le concile d’ Agde en fait une fête d’obligation. En 529, l’empereur Justinien en fait un jour chômé.

 

La messe de minuit se célèbre dès le V° siècle, avec le pontificat de Grégoire le grand. Au VII° siècle, l'usage s’établi à Rome de célébrer 3 messes : la vigile au soir du 24 décembre, la messe de l'aurore et la messe du jour le 25 décembre.

 

La fête de Noël s'est répandue progressivement en Europe. Elle a été célébrée à la fin du V° siècle en Irlande, au VII° en Angleterre, au VIII° en Allemagne, au IX° dans les pays scandinaves, au IX° et X° dans les pays slaves.

lA partir du XII°, la célébration religieuse est accompagnée de drames liturgiques, les "mystères" qui mettent en scène l'adoration des bergers ou la procession des mages. Ces drames liturgiques se jouaient primitivement dans les églises, puis sur les parvis.

 

Noël depuis la Renaissance

Les crèches d'église apparaissent en Italie au XV° et l'arbre de Noël en Allemagne au XVI°. Puis les crèches familiales, napolitaines puis provençales, se développent a partir du XVII°.

 

Au moment de la Réforme en1560, les protestants s'opposent à la crèche et préfèrent la tradition de l'arbre de Noël. Avec la contre réforme au XVII° , les représentations des drames liturgiques sont interdites parce qu'elles sont devenues trop profanes.

 

Au XIX°, le père Noël apparaît aux États-Unis. Il se répand en Europe après la deuxième guerre mondiale. A partir du XIX°, les organismes de charité offrent aux plus démunis le traditionnel repas de Noël. Actuellement,  Noël tend à devenir principalement  une fête de l'enfant et de la famille.

 

pere-noelL’histoire du "Père Noël"

A partir du 19ième siècle, on voit apparaître aux Etats-Unis le "Père Noël". Et il se répand en Europe après la seconde guerre mondiale. Le "Père Noël" est vêtu d’une veste et un pantalon rouge. Le "père Noël" aurait pour ancêtre Saint Nicolas. On fête Saint Nicolas le 6 décembre. Celui-ci a pour rôle de distribuer des cadeaux quand les enfants sont sages. Contrairement au "Père Noël" la monture de Saint Nicolas est un âne ou un cheval. En parallèle, le Père Fouettard qui lui a pour rôle de punir les enfants méchants.

 

Ce personnage aux allures sympathiques (portant le titre de "père") voudrait nous faire oublier la naissance de Jésus ??

Chrétiens, chrétiennes, joyeuses fêtes, profitez de cette occasion pour répandre le vrai message de Dieu à travers la naissance de son fils.

21/12/2006

"Religion chrétienne" ?

L’aspect "Religion Chrétienne" a été évoqué et j’aimerais m’y attarder.

Il ne s'agit pas de religion, qu'elle soit Catholique, Hindoue, Musulmane, ou n'importe quelle autre ! Si vous êtes Chrétien, vous avez une relation personnelle avec le Seigneur Jésus-Christ, et cette relation est fondée sur l'amour. Accepteriez-vous de vous laisser détourner de Lui par un système religieux quelconque, quelle que soit son attirance ? Jésus n'est-Il pas suffisant pour combler tous les désirs de votre cœur ? Quel tort vous a-t-Il causé ? N'est-Il pas mort pour vous, pour vous sauver de votre péché ? Sa Parole, la Sainte Bible, n'est-elle pas suffisante pour vous montrer le chemin du salut, et pour vous conduire tout au long de ce chemin qui mène au Ciel ?

Pourquoi vous tournez-vous vers le Catholicisme Romain, cette religion qui, en pratique, ne croit pas que le sacrifice de Christ soit suffisant pour nous assurer le salut, et renie Sa Sainte Parole ?

Si je devais résumer les différences essentielles entre le Catholicisme et la foi chrétienne véritable, je dirais trois choses:

1. Pour un Chrétien, Christ seul est notre médiateur et notre Prêtre. Tandis que le Catholicisme ajoute d'autres médiateurs: Marie, les saints, et les prêtres catholiques.

2. Pour un Chrétien, le salut est reçu par la grâce seule. Le salut lui est accordé comme un don de Dieu, reçu par la foi. Il s'agit pour le Chrétien d'un cadeau entièrement gratuit. Mais ce cadeau a coûté très cher à Dieu, car Il a dû le payer avec le sang de Son Fils bien-aimé. C'est ainsi que nous avons été rachetés de notre péché. Dans le Catholicisme, les gens s'efforcent de gagner leur salut par leurs bonnes œuvres, par leurs pénitences, et par leurs souffrances dans ce monde, ainsi que dans un endroit imaginaire appelé le Purgatoire.

3. Pour un Chrétien, la Bible seule est la Parole de Dieu. Il n'écoute aucune autre voix que celle du Bon Berger, qui lui parle par Son livre inspiré, la Bible. Dans le Catholicisme, on a remplacé la Bible par les déclarations officielles des chefs de l'Eglise. Quand leurs doctrines ne peuvent pas être appuyées par la Bible, ils invoquent une "Tradition" qu'ils mettent sur le même plan que la Parole de Dieu.

Attachez-vous à Jésus-Christ et à Sa Parole ! Conduisez vos anciens co-religionnaires à Christ et à Sa Sainte Ecriture ! Il n'y a pas d'autre chemin !

20/12/2006

Marie médiatrice ??

Mon frère Walter va encore m’en vouloir, mais en lisant son blog je lis avec étonnement : « Marie médiatrice ».

Que nous dit la Bible : « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, » (1 Timothée 2:5 LSG)

Comment Marie peut-elle donc être considérée comme médiatrice par l’Eglise catholique romaine ??

 

Pour respecter Marie, il est bon de faire comme elle : exaltez le Seigneur comme elle l'a fait ; confiez-vous en Dieu pour votre salut, comme elle l'a fait. « Et Marie dit: Mon âme exalte le Seigneur,  Et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur, » (Luc 1:46-47 LSG) Oui, son désir n’était pas de s’exalter elle-même, mais d’exalter le Seigneur !  De plus, il n’y a de salut qu’en Jésus et LUI SEUL. « Il n'y a de salut en aucun autre; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4:12 LSG)

 

L’Eglise catholique romaine évoque la virginité perpétuelle de Marie. 

Perpétuelle ?

Que nous dit la Bible : « Joseph s'étant réveillé fit ce que l'ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec lui.  Mais il ne la connut point jusqu'à ce qu'elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus. » (Matthieu 1:24-25 LSG)

Le verbe « connaître » venant du grec ginosko traduit l’idiome juif pour parler de la relation sexuelle entre l'homme et la femme. L’expression « jusqu’à ce que » (heos) explique bien que cette période d’abstinence a eu une fin.

16/12/2006

Walter...père ou frère ?

Notre frère Walter revendique le droit de s’appeler « père » malgré la mise en garde de Jésus et son invitation à nous appeler « frères ». Voici sa dernière plaidoirie qui, à nouveau, sort les mots de Jésus de leur contexte (Jésus parlant de représentants de culte) et ma réponse en bas :

 

Dans la ligne de votre interprétation de l'avertissement de Jésus vous admettez donc bien (difficile de faire autrement) qu'il y a des exceptions: votre géniteur, et maintenant l'apôtre Paul. Que vous faut-il encore pour comprendre que votre interprétation cloche? Jésus n'a pas dit: "N'appelez PERSONNE sur la terre votre Père, mais je fais une exception pour vos pères selon la chair ... et pour saint Paul, si vous êtes Corinthien".

 

Vous affirmez: "Le contexte de Son message ne concerne pas les relations familiales". Le mot "Père" à quoi renvoie-t-il, sinon à une famille? Mais il y a des familles charnelles et des familles spirituelles. Prenons le cas d'un couple stérile et qui adopte un enfant abandonné. Qui est davantage "père" de cet enfant: son géniteur ou celui qui l'adopte? C'est l'orgueil de la chair qui fait justement que les hommes revendiquent la paternité dont ils ne sont pas dignes.

 

Évidemment, vos raisonnements sont faciles (mais factices) si vous comparez un bon géniteur, un vrai père selon la chair, à un mauvais père spirituel, comme si tous les géniteurs étaient de bons pères, et tous les pères spirituels de mauvais chrétiens, remplis d'orgueil et qui ne voudraient pas se repentir. Saint Paul est un bon père spirituel, et alors? Ca ne veut pas dire que tous les autres sont mauvais, non ? Vous dites qu'il est le seul père spirituel des Corinthiens. Et alors? Il n'y a pas que les Corinthiens quand même! Que faites-vous des autres?

 

Et puis, admettez que même les Corinthiens dont saint Paul se dit le père, puisqu'il les a engendrés en Jésus-Christ (peu importe comment, là n'est pas la question ici), ont, selon lui, "des maîtres". Scandale ! C'est interdit par Jésus: "Pour vous, ne vous faites pas appeler "Maître", car vous n'avez qu'un seul Maître et vous êtes tous frères (Mt 23, 8).

 

Inversément, les Juifs appelaient Abraham leur père. Jésus répond que leur père ... c'est le démon:

 

"L'esclave ne demeure pas toujours dans la maison, le Fils, lui, y demeure pour toujours.

Dès lors, si c'est le Fils qui vous affranchit, vous serez réellement des hommes libres.

Vous êtes la descendance d'Abraham, je le sais ; mais parce que ma parole ne pénètre pas en vous, vous cherchez à me faire mourir.

Moi, je dis ce que j'ai vu auprès de mon Père, tandis que vous, vous faites ce que vous avez entendu auprès de votre père» ! (Le démon aussi est un père, vous voyez! C'est Jésus qui le dit. Un père selon la chair ou un père spirituel? Réponse: un père spirituel, bien sûr, mauvais, mai n'empêche que Jésus l'appelle "père": donc Jésus se contredit lui-même, selon votre interprétation, encore une fois.)

 

Ils ripostèrent : «Notre père, c'est Abraham». Jésus leur dit : «Si vous êtes enfants d'Abraham, faites donc les oeuvres d'Abraham.

Or, vous cherchez maintenant à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j'ai entendue auprès de Dieu : cela Abraham ne l'a pas fait.

Mais vous, vous faites les oeuvres de votre père». Ils lui répliquèrent : «Nous ne sommes pas nés de la prostitution ! Nous n'avons qu'un seul père, Dieu» !

(Voilà votre interprétation dans la bouche des adversaires de Jésus.)

Jésus leur dit : «Si Dieu était votre père, vous m'auriez aimé, car c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens ; je ne suis pas venu de mon propre chef, c'est Lui qui m'a envoyé.

Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage ? Parce que vous n'êtes pas capables d'écouter ma parole.

Votre père, c'est le diable (re-contradiction, toujours selon votre interprétation de Mt 23), et vous avez la volonté de réaliser les désirs de votre père. Dès le commencement il s'est attaché à faire mourir l'homme ; il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas en lui de vérité. Lorsqu'il profère le mensonge, il puise dans son propre bien parce qu'il est menteur et père du mensonge.

Quant à moi, c'est parce que je dis la vérité que vous ne me croyez pas." (Jn 8, 35-45)

 

Cela donne certainement à réfléchir, n'est-ce pas, quant aux "relations familiales" dont vous parlez. Où est la vraie paternité, et où est la vraie filiation ? La vraie paternité d'Abraham n'est pas la paternité charnelle, c'est la paternité selon la foi.

 

Comme je l'ai déjà dit, est père celui qui donne la vie. Il y a la vie charnelle, qui dure ce qu'elle dure - quelques années -, et il y a la vie spirituelle, éternelle. En vertu de quelle loi celui qui donne la vie charnelle pourrait-on l'appeler père, et celui qui donne la vie spirituelle non ?

 

Pour poser la question autrement: pour quelle raison acceptez-vous la médiation humaine dans la génération charnelle, mais pas dans la génération spirituelle ? Pourquoi y aurait-il de l'amour dans l'un et de l'orgueil dans l'autre?

 

Selon la chair, ce n'est pas parce que quelqu'un à vingt enfants, qu'il peut dire à celui qui n'en a qu'un: "Tu n'es pas père!". Ce n'est pas, en tout cas, ce que dit saint Paul, quand il fléchit le genou devant celui qui est la source de TOUTE PATERNITÉ.

 

Quant à la sainteté de Dieu, ce n'est pas une propriété qu'il garde jalousement pour lui tout seul. Drôle de conception de la sainteté. Non, la sainteté de Dieu est communicative:

 

"Le Seigneur adressa la parole à Moïse:

Parle à toute la communauté des fils d'Israël; tu leur diras: Soyez saints, car je suis saint, moi, le Seigneur, votre Dieu." (Lv 19, 1-2)

 

Bien fraternellement en Christ

http://pere-walter-covens.skynetblogs.be/

 

Walter, je lis votre texte comme un plaidoyer contre Jésus ! « Tu vois Jésus, t’as parlé pour ne rien dire…t’as pas été assez précis…Paul a l’air de te contredire et ça m’arrange… donc c’est moi qui ai raison : tout le monde peut revendiquer l’appellation maître ou père ! »

Non Walter ! Jésus refusait que des représentants de culte se fassent appeler « père » ou « maître », c’est clair et limpide, et ce afin que personne ne se glorifie jamais ! Pourquoi ne pas tenir compte de cette mise en garde alors que l’histoire de l’Eglise catholique nous a démontré l’usage politique qu’en ont fait ceux dont l’appellation « père » est montée à la tête ? Pourquoi estimez-vous que le terme « frère » prôné par Jésus ne vous convient pas ?

 

Et si on peut jouer sur les mots avec l’apôtre Paul qui a engendré des chrétiens via l’évangile alors, je propose que désormais les gynécologues puissent se faire appeler « pères » également et les sages-femmes « mères » car c’est aussi grâce à eux que des enfants voient le jour !

 

Jésus avait raison de nous mettre en garde, Walter. L’énergie que vous dépensez pour sauvegarder votre titre n’est-elle pas la recherche d’un honneur ? Si vous désirez encore défendre votre point de vue, commencez par m’expliquer pourquoi estimez-vous que le terme « frère » prôné par Jésus en Mt 23 :9 ne vous convient pas.  Soyez humble, appelez-vous « frère » c’est le meilleur moyen pour que nous soyons tous égaux !

 

Merci pour ce « fraternellement en Christ » directement inspiré de Dieu…un clin d’œil sûrement…

 

Walter choisit de ne pas répondre et m’envoie ceci :

Vous vous emportez, mais vous ne répondez à aucune de mes questions, ne répondez à aucune de mes objections. Ce n'est pas comme cela qu'on peut avancer dans un échange.

 

Très fraternellement en Christ

 

Cela ne m'étonne pas...

 

Je me suis suffisamment et largement expliqué sur ce thème que vous avez pourtant à chaque fois dévié de son contexte. Par exemple, vous évoquez l'appellation père du géniteur...j'y ai répondu malgré que la question n'est pas à propos...Que dois-je faire de plus ???

Je ne m'emporte absolument pas, je suis juste choqué de votre parodie de Jésus, je me suis donc adonné à une autre parodie.  Faire des pirouettes n’avance à rien non plus…Que dites-vous de celle-ci : Jésus a dit « Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. (…) ils aiment à être (…) appelés par les hommes Rabbi, Rabbi. (…)  Vous Etes tous frères. N’appelez personne sur la terre votre père car un seul est votre père… euh…à l’exception des milliers de prêtres sur terre… » Cela vous convient ?

 

Votre dernière non-réponse ne m'étonne pas… et comme je l’ai déjà dit pour clore le débat, Dieu seul jugera.

 

Sans aucune animosité.

 

 

Commentaire anonyme :

Ne cloturez pas le débat

Je trouve cet échange intéressant, j'espère que Walter Covens nous expliquera pourquoi il est favorable à cette hierarchie humano-spirituelle. Je suis born-again-christian et je pense en effet que les appellations pères, rabi ou maître sont inappropriée dans la famille spirituelle de Christ où nous sommes tous frères. 

 

Walter Covens :

Bon, j'essaie de m'y retrouver, car si je ne me trompe, vous modifiez vos messages précédents en fonction de mes commentaires... Cela va être très difficile à suivre pour le visiteur occasionnel de votre blog.

 

Vous affirmez aussi : "Walter choisit de ne pas répondre...", alors que dans mon dernier commentaire je vous signalais que vous n'avez répondu à aucune de mes objections, à aucune de mes questions (voir mon commentaire précédent). Encore bizarre... C'est à vous de répondre.

 

Mais vous décidez dans la foulée de "clore le débat" et en même temps vous continuez sur un autre sujet. Très bizarre...

 

En tout cas, je n'arrive pas à suivre cette 'logique" qui, il me semble, relève des techniques de manipulation plus que d'un vrai dialogue.

 

Et puis, qu'entendez-vous par "pirouettes"?

 

Quant à votre "parodie", elle est incomplète. Il faudrait dire: "N’appelez PERSONNE sur la terre votre père car un seul est votre père… euh…à l’exception de vos pères selon la chair, à l'exception d'Abraham, de saint Paul, de saint Jean, des milliers de prêtres sur terre et au ciel, et de bien d'autres encore..." Et si cela vous convient, vous pouvez continuer pour "maître".

 

Ce qu'il faudrait comprendre, mon cher "chrétien né de nouveau", c'est que tout cet embroglio est dû au fait que vous interprétez le passage incriminé de saint Matthieu d'une manière très biaisée, sous-entendu: EN FONCTION DE VOTRE REFUS DU SACREMENT DE L'ORDRE, sans concordance aucune avec le reste de l'Ecriture, avec le contexte immédiat (qui parle seulement d'un attachement désordonné à la titulature - on pourrait tenir le même langage envers ceux qui se disent "chrétien né de nouveau") et en complète contradiction avec 20 siècles de Tradition chrétienne.

 

Vous qui avez intitulé votre blog: "Christianisme", de quel christianisme s'agit-il? Jusqu'à présent j'ignore même à quelle confession chrétienne vous appartenez, alors que vous savez très bien mon appartenance à l'Eglise catholique romaine.

 

Fraternellement et néanmoins paternellement,

http://pere-walter-covens.skynetblogs.be/

 

Walter, c’est gentil de donner suite au commentaire précédent, mais vous ne répondez pas non plus à ce commentateur ! Pourquoi une hiérarchie dans la famille de Christ ? Pourquoi vouloir absolument être considéré comme « père » ? Deux « pères » le sont-ils l’un pour l’autre au point d’en faire perdre la notion de paternité ?

Pour ma part, le débat est clos concernant l’appellation « père », libre à vous de répondre à cette personne, mais force est de constater que vous n’y répondez pas non plus…

 

Qui plus est, je le répète pour la énième fois, dans Matthieu 23, Jésus parle de religieux. Je ne peux que répondre ainsi à vos questions concernant la mise en garde de Jésus, la paternité de chair n’a rien à voir ici !!! « Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. (…) ils aiment à être (…) appelés par les hommes Rabbi, Rabbi. (…)  Vous Etes tous frères. N’appelez personne sur la terre votre père car un seul est votre père… » (Matthieu 23 :1-9)  Le mot « personne » que prononce Jésus sous-entend « personne parmi les religieux » et le « sur la terre » sous-entend « encore vivant » (à mon avis, mais cela n’engage que moi, il ne serait pas interdit d’appeler père un ancêtre décédé).  Vous déformez volontairement la destination de ce message pour défendre une théorie selon laquelle Jésus admet une hiérarchie dans l’Eglise alors que ces versets sont là pour la dénoncer.

 

Je suis à nouveau choqué de lire « techniques de manipulation » !!! Pendant des siècles, l’église catholique romaine que vous défendez a empêché le peuple de pouvoir consulter la Bible et se permettait donc d’en galvauder le contenu sans que personne ne s’en rende compte. Il a fallu attendre le 16e siècle pour que les initiateurs du protestantisme traduisent la Bible dans la langue du peuple. L’Eglise catholique romaine a été la plus manipulatrice de tous les temps.  C’est dans cette même église catholique que l’on trouve des défenseurs de l’homosexualité (il n’y a qu’à voir les nombreux blogs faisant le lien catho-homo ou gay), chose que vous ne trouverez pas chez les autres chrétiens où les homosexuels eux-mêmes sont conscients de leur situation ambiguë par rapport à Dieu.

Vous faites à nouveau des pirouettes (explications sans buts ou à dessein de se moquer) sur « chrétien né de nouveau »…Comment se définir autrement ? Je suis chrétien car je trouve mon salut en Christ et je suis né de nouveau car j’ai pris mon baptême (d’eau) avec ma propre décision (d’esprit). « Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.  Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître?  Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.  Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit. » (Jean 3:3-6 LSG) Ne vous considérez-vous pas comme chrétien né de nouveau ?

 

Vous évoquez 20 siècles de TRADITIONS. Vos traditions sont en totales contradictions avec la Bible et la parole de Jésus car elles viennent des hommes et leur désir de domination les uns sur les autres (d’où le sacrement de l’ORDRE).  Dans l’Eglise du Nouveau Testament on trouvait des pasteurs, des anciens, et des diacres. On ne les appelait pas prêtres, pour la simple et unique raison que les prêtres de l’Ancien Testament furent remplacés par Jésus-Christ qui est; « le souverain Sacrificateur de la foi que nous professons. »

(Hébreux 3:2 LSG) : « C'est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez l'apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons,  Jésus, qui a été fidèle à celui qui l'a établi, comme le fut Moïse dans toute sa maison. »

 

Il n’y a qu’un seul christianisme : la foi en Jésus-Christ. « Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14:6 LSG)

Le Christ n’a pas souhaité ces divisions entre chrétiens, le Christ n’a jamais demandé que l’on glorifie sa mère, etc…

 

Rappelez-vous que j’avais simplement exprimé mon souhait de ne pas vous appeler « père » (par conviction que vous êtes mon frère) et vous en avez fait un débat vous-même tout en persistant à signer « père » au courriers que vous m’adressez.

Quant à moi, sans réponse de votre part sur votre désir incontournable d’être appelé « père » et de défendre ce titre, le débat au sujet de cette appellation s’arrête là. Obéissez aux hommes et à leurs traditions si vous le désirez, moi j’ai choisi d’obéir à Dieu.

 

Fraternellement et toujours sans aucune animosité.

 

 

Walter m’a envoyé un message assez typique qui m’a profondément déçu, je l’ai supprimé car cela entache un dialogue basé sur le respect mutuel : Des ironies du style « re-moi » pour parler des chrétiens né de nouveau et des phrases du style « Et puis, tant que vous y êtes: n'oubliez pas de me dire à quelle confession chrétienne que vous appartenez, et pour quelle raison et de quel droit vous vous permettez de modifier vos articles précédents en fonction des commentaires que j'y ajoute. » Déclaration totalement fausse à laquelle j’espère avoir une explication.

Je demande pardon aux lecteurs occasionnels qui doivent percevoir cette discussion comme une guégueree.

J’ai donc supprimé le commentaire tout en argumentant de la sorte :

 

Walter, je suis désolé de vous apprendre que j’ai supprimé votre dernier message. C'est pour votre bien car je doute que les personnes qui liraient votre commentaire apprécieraient ce genre de méthodes :

  1. Je suis parti en vous disant que ma conviction était de vous considérer comme frère et non comme « père » (en cela je ne fais rien de condamnable), vous vous battez bec et ongles pour me faire admettre le contraire.
  2. Vous insinuez que je modifie mes articles, pourriez-vous apporter des précisions plutôt que de jeter lâchement le discrédit sur ma personne avec de telles affirmations calomnieuses ?
  3. Vous dites « la meilleur façon de marcher c’est la nôtre, c’est mettre un pas devant l’autre ».  En effet, alors s’il vous plait ne faites pas de pas DE TRAVERS ! Vous me demandez de relire votre commentaire qui introduit ironiquement « exception pour vos pères selon la chair et pour Paul ».  Jésus pointe du doigt les pharisiens et les scribes en Mt 23 et dénonce les attitudes qui découlent d’une hiérarchisation.  Pourquoi pensez-vous que Jésus évoque la paternité de chair ???? Pourquoi parlez de Paul ou Jean qui sont des personnages bibliques et historiques d’exception et qui ont eu une mission unique en leur genre pour Dieu ??? (Je répète que Paul a toujours fait preuve d’humilité et que ses paroles doivent se comprendre de par la situation exceptionnelle dont il jouit vis-à-vis des premiers chrétiens.)
  4. Vous parlez de la paternité spirituelle du démon en commentaire de l’appellation « père » d’Abraham ????????????? Jésus prononce « votre père » en parlant d’Abraham parce qu’Il parle aux juifs d’une manière à ce qu’ils puissent le comprendre.  De plus, Abraham n’est plus « sur la terre ». Jésus ne se contredit pas !
  5. Vous me demandez de quelle confession chrétienne je suis et je vous ai dit qu’il n’y a qu’un seul christianisme ! Je fréquente une église internationale « a church for all nations » qui accueille tous les chrétiens.  Son statut est celle d’Assemblée de Dieu, mais je ne veux pas être classé dans une catégorie ! A votre avis, de quelle confession était Paul ? Où le classez-vous ? Vous croyez qu’il dira « je suis catholique » ou « je suis chrétien » ?
  6. Jésus dit « N’appelez personne sur la terre votre père », vous dites que les prêtres peuvent s’appeler « père ».   Ce n’est pas une contradiction selon vous ?

 

Jésus disait : « Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. » (Jean 8:43 LSG)

 

Walter persiste :

Bien aimable de penser à mon bien, mais si vous commencez à supprimer mes commentaires alors que vous publiez vos répliques, cela ne fait que confirmer ce que je pense déjà.(??) Dans ces conditions je ne continue pas le débat que j'ai commencé avec vous, non pas "bec et ongles pour (vous) faire admettre le contraire" de ce que vous pensez, mais pour dire que je ne suis pas d'accord avec la raison qu vous invoquez. Je ne suis pas chargé de vous convaincre, seulement de vous le dire. Je vous laisse donc avec vos interprétations tout en vous confiant à Dieu et à la parole de sa grâce (Ac 20, 32).

Que Dieu te bénisse Walter...

16:26 Écrit par St dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : religion, jesus, christ, dieu, seigneur, pere |  Facebook |

15/12/2006

Qui peut-on appeler Père ?

Dans le post précédent, je discute longuement avec mon frère Walter, prêtre catholique, sur le délicat sujet de l’appellation père. Avant de vous inviter à lire ce qui suit, je voulais retourner gentiment à Walter le verset qu’il m’envoit. "En effet, quand vous auriez 10.000 pédagogues en Christ, vous n'avez pas plusieurs pères. C'est moi qui, par l'Evangile, vous ai engendrés en Jésus Christ" (1 Co 4, 15).  Paul a une relation et une mission toute particulière avec les premiers chrétiens, cette mission biblique ne permet pas, comme le dit ce verset, de multiplier les pères spirituels sur la terre.  Cette multiplication d’appellation « pères » faisant fi de l’avertissement de Jésus en Mt 23:9 est dangereuse.

En ce qui concerne nos pères-géniteurs, le débat est clos car Jésus ne fait aucune allusion aux liens familiaux lors de cette mise en garde sur l'appellation "père"…

 

Voici un texte trouvé sur http://www.justforcatholics.org :

 

Question : "Et n'appelez personne sur la terre votre père; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux" (Matthieu 23:9). Que pensez-vous de ce verset ? (Question posée par un Chrétien Evangélique).

"Les prêtres sont appelés "pères" parce que, en un sens, ce sont les pères spirituels des Catholiques baptisés, comme Paul l'était pour les Corinthiens (1 Cor. 4:15). (Remarque faite par un Catholique).

Réponse: Dans Matthieu 23, Jésus met en garde Ses disciples, et surtout les anciens de Son Eglise, contre l'orgueil. Jésus a dit:

"Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi ; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. Et n'appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. Ne vous faites pas appeler directeurs ; car un seul est votre Directeur, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s'élèvera sera abaissé, et quiconque s'abaissera sera élevé" (Matthieu 23:8-12).

Il est clair que Jésus ne nous interdit pas d'appeler "père" notre père physique. Le contexte de Son message ne concerne pas les relations familiales. Jésus ne nous interdit pas non plus, d'une manière absolue, d'appeler quelqu'un de ce terme, comme nous le voyons pratique ailleurs dans la Bible.

Ceci étant dit, nous ne devons certainement pas ignorer l'avertissement du Seigneur, car les anciens et les conducteurs de l'Eglise peuvent s'enorgueillir des titres qu'on leur confère, comme "Rabbi", "Père", ou "Maître". Cette tentation n'est certainement pas limitée au clergé de l'Eglise Catholique. Les "Révérends" des églises Protestantes feraient bien de ne pas oublier que nous ne devons révérer que notre Dieu et Rédempteur: "Vous observerez mes sabbats, et vous révérerez mon sanctuaire. Je suis l'Eternel" (Lévitique 26:2).

Sans tenir compte des paroles de Jésus, l'Eglise Catholique donne le titre de "Père" à tous ses prêtres, et celui de "Saint Père" au Pape. Dans la Bible, ce titre n'est employé qu'une seule fois, en référence à Dieu (Jean 17:11). "Saint" est un titre qui est réservé à Dieu seul: "Qui ne craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom? Car seul tu es saint" (Apocalypse 15:4).

On invoque à tort 1 Corinthiens 4:15 pour justifier la tradition d'appeler un prêtre Catholique "Père". Dans ce verset, l'apôtre Paul rappelle aux Chrétiens de Corinthe que c'est lui qui les a engendrés à la vie éternelle en leur prêchant l'Evangile: "Car, quand vous auriez dix mille maîtres en Christ, vous n'avez cependant pas plusieurs pères, puisque c'est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par l'Evangile". C'est en ce sens seulement que Paul est leur père.

Notez aussi que Paul précise clairement que ces Chrétiens n'ont qu'un seul "père": "Vous n'avez cependant pas plusieurs pères". Il était leur seul père spirituel, parce qu'il était directement responsable de leur nouvelle naissance, et il était le seul à l'être. Alors que le titre de "Père" donné aux prêtres de l'Eglise Catholique n'a pas du tout la même signification, car ils sont censés être les "pères" de tous les Catholiques.

Il est également important de noter que Paul n'attribue pas la naissance spirituelle des Corinthiens à leur baptême, contrairement aux prêtres Catholiques. "C'est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par l'Evangile". C'est en leur prêchant l'Evangile qu'il les a conduits à la nouvelle naissance. Dans la même épître, Paul leur rappelle aussi qu'il n'avait baptisé aucun d'eux, à part quelques exceptions, car Christ ne l'a pas envoyé pour baptiser, mais pour prêcher l'Evangile (1 Cor. 1:14-17).

Peut-être êtes-vous un prêtre Catholique. J'espère, et je prie, que le Seigneur utilisera Sa Parole pour vous accorder la repentance pour votre orgueil: "Et n'appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux".

 

20:28 Écrit par St dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : religion, jesus, christ, dieu, seigneur, pere |  Facebook |

10/12/2006

Echange avec Walter Covens sur l'appellation "père"

 Mon refus d'appeler "père" une personne que j'estime devoir considérer comme frère a suscité ce commentaire de la part de Walter Covens :

 Que quelqu'un qui n'est pas catholique ne me dise pas "père" ne me gêne pas. La paternité du prêtre fait partie de la foi catholique. Mais je pose la question: le verset de l'évangile que vous invoquez pour cela vous porte-t-il aussi à ne plus appeler "père" (ou "papa") l'homme qui vous a donné la vie? Pourquoi alor S. Paul rend-il grâce à Dieu de qui "toute paternité" au ciel et sur la terre tire son nom (Ep 3, 15). Et pourquoi lui et saint Jean revendiquent-ils la paternité (et même la maternité) spirituelle par rapport à ceux à qui il écrit? (1 Co 4, 14; 2 Co 6, 13; 3 Jn 1, 4; etc...)

 Ensuite, ce sont bien les pensées, les paroles et les actes dont l'être humain est responsable, que ce soit en matière d'homosexualité ou en d'autres matières, et pas les tendances, ou les tentations. Jésus lui-même a été tenté de diverses manières, mais il n'a pas péché.

 Ce qui est dangereux, c'est de prendre les ténèbres pour la lumière et la lumière pour les ténèbres: "Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres, qui font de l'amer le doux et du doux l'amer" (Is 5, 20). Approuver ceux qui font le mal est pire que de commettre ce mal (en reconnaissant que c'est mal) (cf. Rm 1, 32). Alors on se met même à se vanter à se glorifier de ce que l'on fait, en faisant passer cela pour de la sincérité, de l'humilité, du refus de l'hypocrisie. C'est l'ostentation du péché, qui est pire que l'hypocrisie. Car en cachant son péché, l'hypocrite montre au moins qu'il reconnaît la supériorité du bien sur le mal. Celui qui affiche son péché, lui, montre une sourde révolte. "Leur complaisance témoigne contre eux, ils étalent leur péché comme Sodome. Ils n'ont pas dissimulé, malheur à eux! car ils ont préparé leur propre ruine" (Is 3, 9). "Pourquoi te prévaloir du mal, héros d'infamie, tout le jour" (Ps 52, 3)? Par de subtiles distinctions (je ne  parle pas seulement de l'homosexualité) on en arrive à faire l'apologie ouverte du péché, et pour se donner bonne conscience on accuse l'Église de tous les maux. "Tout ceci est exprimé de manière ambiguë, par des affirmations contradictoires, en sorte que l'on pourra toujours faire marche arrière et ne pas se compromettre, car cela obligerait à prendre ses propres responsabilités et à abandonner ne situation où, entre-temps, on s'est confortablement installé" (R. Cantalamessa).

http://pere-walter-covens.skynetblogs.be/ 

Père Walter

 

Merci Walter pour ce message.

Le verset 9 de Matthieu 23 est précédé du 8 qui dit : « Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. » Lorsque qu’il poursuit par l’appellation père, c’est à nouveau pour se refuser à donner un titre de supériorité à nos frères.

J’ai pris l’habitude d’appeler papa mon géniteur, oui, car « tu honoreras ton père et ta mère ».  Mais aucune autre personne, pas même le pape, ne recevras ce titre de ma part.

 Les versets auxquels vous faites allusions évoquent juste le mot « enfants » (sans utiliser le mot père) qui est traduit du grec « teknon ». Les enfants de Dieu, dans l'AT, c'est "le peuple d'Israël" qui est spécialement cher à Dieu, et dans le NT, dans les écrits de Paul, ce sont tous ceux qui sont conduits par l'esprit de Dieu et par là étroitement liés à Dieu. Egalement dans le NT, les élèves ou disciples sont appelés enfants par leurs maîtres d'école, car ceux-ci nourrissent leurs esprits et façonnent leurs caractères.

 

 Vous l’avez compris, je ne suis pas catholique, je suis juste chrétien né de nouveau, mais j’ai de nombreux frères dans toutes les communautés.  Il y a des petites divergences qui sont davantage culturelles et donc qui ne nuisent pas à nos bonnes relations.

 

Que Dieu vous bénisse.

 

Walter répond :

Je ne comprends pas très bien votre argumentation pour la paternité. Si vous appelez votre géniteur "papa" ou "père", moi, je n'y vois aucun problème, mais vous, vous manquez de logique avec vous-même. Vous allez à l'encontre du verset de l'Evangile que vous citez tel que vous le comprenez.

Dire que saint Paul et saint Jean appellent les chrétiens leurs enfants, mais qu'ils ne se disent pas leur père est une objection qui ne tient pas la route non plus. Et le grec n'y change rien. Si quelqu'un appele quelqu'un d'autre son enfant, c'est qu'il est son père (ou sa mère) ! Il n'y a pas d'enfant sans père ni de père sans enfant.

Est père celui qui donne la vie. Si c'est la vie physique qui est donnée, c'est une paternité physique qui va durer quelques années; si c'est la vie spirituelle qui est engendrée, il s'agit d'une paternité sprituelle qui est pour l'étenrité.

Mais quelle que soit la forme de paternité humaine, elle est subordonnée à celle de Dieu, Créateur et Rédempteur. Ce que Jésus veut corriger, c'est quand des hommes s'arrogent la paternité au sens absolu et qu'ils ne vivent pas leur paternité en dépendance de celle de Dieu.

Selon cette manière de comprendre, saint Paul n'est pas en contradiction avec Jésus quand il dit que c'est de Dieu que TOUTE paternité tire son nom au ciel et sur la terre.

Tandis que selon votre manière de comprendre vous mettez Jésus en contradiction à la fois avec saint Paul , saint Jean et avec le quatrième commandement, que vous citez, et qui dit d'honorer son père et sa mère. Si on ne peut donner à PERSONNE le nom de père, c'est un commandement dans le vide.

http://pere-walter-covens.skynetblogs.be/

Père Walter

 

Reponse :

Sans doute me suis-je mal exprimé...

Nombre de professeurs disent "mes enfants" à leurs élèves parce qu'ils s'adressent à des d'enfants. Tout comme l'on dit "madame" lorsque l'on s'adresse à une dame (même si ce n'est pas la sienne !) Mais, pour ma part, je ne connais aucun enfant qui ait appelé son professeur "papa" !!!

Ai-je été plus clair ?

 

Maintenant pourriez-vous me donner votre explication du verset 9 de Matthieu 23 ?

 

 

Walter :

Je vous ai donné mon explication de Mt 23, 9 dans mon commentiare précédent. La vôtre ne prend pas en compte le fait que ce contre quoi Jésus s'insurge, ce n'est pas l'usage des mots, mais la recherche des honneurs: "ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi..."

Pour le reste de ce que vous dites, il suffit de regarder un dictionnaire: un même mot a presque toujours plusieurs sens. Le langage humain est analogique. Le sens précis d'un mot dépend du contexte justement, dont vous ne tenez pas assez compte. Vous tirez les mots et les versets en dehors de leur contexte.

Mais même dans le sens où vous l'entendez, parler d'un professeur ou d'un maître serait prohibé par le Christ selon votre exégèse, tout comme parler de "père" pour parler de son géniteur. Vous parlez comme si cela ne valait QUE pour les prêtres. NON !

Encore une fois, cela vous met en contradiction avec vous-même et avec beaucoup de passages de la Bible. Le quatrième commandement qui nous enjoint d'honorer nos parents s'applique aussi au respect que nous devons avoir pour ceux qui nous enseignent.

Quant au mot "enfant", il n'est pas toujours employé dans le sens simplement affectif, comme vous l'insinuez. Quand saint Paul écrit: "mes petits enfants que, dans la douleur, J'ENFANTE à nouveau, jusqu'à ce que Christ soit formé en vous" (Ga 4, 19), ce n'est pas dans le sens où un maître d'école appelle ses élèves: "mes enfants". Saint Paul appelle les Galates ses enfants et il se présente donc à eux comme leur père, puisqu'il dit qu'il les "enfante" à nouveau.

 

Expliquez-moi maintenant

1. pourquoi, malgré Mt 23, 8-9 SELON VOTRE INTERPRÉTATION, vous vous permettez d'appeler père et maître des êtres humains?

2. comment vous interprétez Ep 3, 15 en relation avec Mt 23, 9?

http://pere-walter-covens.skynetblogs.be/

Père Walter

 

Pour répondre à vos questions :

  1. Je répète : j’appelle père mon géniteur car « tu honoreras ton père et ta mère », c’est un commandement de Dieu.  L’appellation  « maître » s’envisage dans des expressions qui visent des personnes qui maîtrisent une discipline et non d’autres personnes : maître d’œuvre, maître d’armes, maître nageur… Est-ce honorifique que de dire que le maître nageur maîtrise la natation ?? Non c’est sa fonction, son don, et tout le monde a un don.
  2. Ephésiens 3:14-15 LSG : « A cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père,  duquel tire son nom toute famille dans les cieux et sur la terre, »

Matthieu 23:9 LSG : « Et n'appelez personne sur la terre votre père; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. »

Ces deux versets sont très explicites : un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux et duquel tire son nom toute famille (patria). Le terme Patria est rare. Nous le trouvons seulement 2 autres fois dans le Nouveau Testament, en Luc 2:4 (pour évoquer la "lignée" ou la "famille" de David) et, dans un sens qui convient un peu mieux à notre passage, en Actes 3:25 : il y est fait là référence à Abraham, en qui seront bénies "toutes les familles de la terre". Pourtant on remarquera que le terme est ici au singulier : sa visée immédiate n'est pas historique, mais d'autre part, cette insistance fait faire le lien avec le Notre Père, mais alors que l'appellation du Notre Père nous conduit à nous comprendre comme ses Enfants, l'appellation conduit ici à évoquer, comme indiqué plus haut, la paternité, de manière absolue, le monde issu du Père, du Créateur (3 :9) qui fait exister par la nomination ("de qui toute paternité est nommée"). Il s'agit donc de rendre compte de l'affirmation que le monde est le monde créé par Dieu : non par magie, mais par sa parole ; et que Dieu, le Père, "tient" son monde.

Bref, il ne s’agit nullement, dans aucun de ces deux versets, d’autoriser un prêtre à s’appeler « père » ni à un représentant d’église à s’appeler « pape ».

 

Récapitulons…

 

  1. Jésus s’oppose à des appellations « père » ou « rabbi » afin que personne ne se glorifie.
  2. Paul appelle affectueusement les chrétiens ses enfants. (A aucun moment il n’exige qu’on l’appelle père pour autant)

 

Pas de contradictions jusque là

 

Mais si je rajoute que

  1. Les prêtres se font appeler « père »
  2. Le représentant de l’Eglise Catholique porte le nom de Pape

 

Là, je dis halte ! Il s’agit de titres que des humains se donnent pour exercer un pouvoir ! Je préfère le terme « pasteur » (de pascere, paître), le berger qui guide les âmes.

 

Walter, je ne vais pas insister à polémiquer sur ce détail. Nous ne sommes pas d’accord sur ce point, Dieu seul jugera.  Nous sommes frères, je ne veux pas que l’on se dispute pour le titre avec lequel vous estimez pouvoir signer.

 

Si Paul peut se targuer d’appeler les chrétiens ses enfants, ce n’est pas une raison pour que des personnes se fassent appeler « père » parce qu’ils enseignent, c’est, me semble-t-il, un titre honorifique que Jésus refuse… Il me semble même que Paul n’a jamais demandé à ce qu’on l’appelle « père » (pas selon ma déduction), il a même eu l’humilité de dire « A moi, qui suis le moindre de tous les saints, cette grâce a été accordée d'annoncer aux païens les richesses incompréhensibles de Christ, (Ephésiens 3:8 LSG)

 

Il me semble que, lorsqu’il y a ambiguïté sur l’appellation, c’est un jeu dangereux de penser que Dieu cautionnera celle-ci.

 

 Walter répond:

Il ne s'agit pas de se disputer. Il s'agit de chercher la vérité dans le respect mais aussi sans éviter les sujets "qui fâchent".

 

Votre explication ne lève pas la contradiction qu'il y a entre le commandement de Dieu "Honore ton père et ta mère", d'une part, et d'autre part, l'interdiction de Jésus (selon votre interprétation) de donner à un homme le nom de père: "N'appelez PERSONNE sur la terre votre 'Père'..."

 

La paternité des hommes, qu'elle soit physique ou spirituelle, est justement un don de Dieu dont il ne faut pas se glorifier (là nous sommes bien d'accord, à condition d'admettre que le danger n'existe pas seulement dans le domaine de la paternité spirituelle !) mais pour lequel il faut glorifier Dieu.

 

Seulement, si vous n'êtes pas chrétien catholique ou orthodoxe, vous niez que le sacrement de l'ordre est un sacrement. C'est pourquoi je vous ai dit au début que si quelqu'un qui n'est pas catholique ne me dise pas "Père", cela ne me gêne pas pour cette raison-là, mais pas pour celle que vous invoquez. Selon la vision catholique et orthodoxe, l'Ordre est un sacrement, donc un don de Dieu, qui implique une participation à la paternité de Dieu. C'est une grâce. Le danger c'est soit de s'attribuer cette grâce à soi-même, soit aussi de la mettre "sous le boisseau". Celui que vous appelez votre père peut aussi pécher comme père soit par autoritarisme, soit par démission.

 

L'humilité de saint Paul ne consiste pas à nier sa paternité (au contraire, il la revendique !) mais à ne pas s'en attribuer le mérite et à en rendre grâce à Dieu. Si pour vous Ep 3, 8 veut dire que l'humilité de saint Paul consiste à ne pas être père pour les enfants que le Seigneur lui a confié, que reste-t-il de cette humilité quand il dit : "En effet, quand vous auriez 10.000 pédagogues en Christ, vous n'avez pas plusieurs pères. C'est moi qui, par l'Evangile, vous ai engendrés en Jésus Christ" (1 Co 4, 15) ? Ce verset montre bien l'équivalence entre le mot "père" et le fait d' "engendrer en Jésus Christ".

 

Avez-vous seulement songé que quand Jésus enseigne à ses disciples la prière du Notre Père, il emploie pour cela le mot qu'il employait quand il s'adressait à Joseph et que tous les Juifs emploient pour parler à leur père ?

L'homme est créé à l'image de Dieu. Si Dieu est Père, l'homme aussi est appelé à exercer une paternité. Inversément, si le mot "père" désigne la paternité humaine, alors il peut aussi servir pour désigner Dieu. Cela s'appelle l'analogie.

 

Par ailleurs vous faites fi de vingt siècle d'Histoire de l'Église (rien que cela !), durant lesquels la paterntié spirituelle a fait partie de l'héritage chrétien, que ce soit en Occident ou en Orient.

 

En conclusion, votre interprétation de l'interdiction de Jésus d'appeler quiconque son "Père" pèche de plusieurs manières :

 

1. Elle ne prend pas en compte l'analogie entre Dieu et son image ;

2. Elle ne tient pas suffisamment compte du contexte ;

3. Elle se met en contradiction avec d'autres passages de l'Ecriture, par exemple le commandement d'honorer son père.

4. Elle se situe en dehors de la Tradition de l'Église universelle.

http://pere-walter-covens.skynetblogs.be/

Père Walter Covens

 

15:02 Écrit par St dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : religion, jesus, christ, dieu, seigneur, pere |  Facebook |

La parole à Benoît

Notre frère Benoît réagit au post précédent :

 

 Nous ne créons pas nous sommes, et c'est cela que tu refuses de comprendre et d'admettre. J'en suis désolé pour toi et j'espère que tu évolueras dans cette compréhension.

 Le Malin à l'origine de l'homosexualité? Je l'ai pensé, mais je ne crois pas, car on reconnaît l'arbre à ses fruits. Or les homosexuels qui s'assument totalement sont heureux, et, s'ils sont chrétiens, en rendent grâce à Dieu.

 http://benoit-catho-homo.skynetblogs.be

 Benoît

 

Notre point de vue :

La question est : Selon toi, qui décide de ce que l’on est ?

 Secundo et en bref, on reconnait effectivement l'arbre à ses fruits. S'il est vrai que les homosexuels sont souvent des gens très fins et cultivés qui portent en effet des fruits, je répète qu'on ne juge pas les homosexuels mais l'homosexualité qui, elle, ne porte aucun fruit contrairement à l'hétérosexualité.

 

Leo poursuit :

 Enfin quelqu'un qui a compris que nous serons jugées par nos actes et non pour se que nous sommes,Benoit tu es homo,moi aussi je le suis, Dieu le savait déja bien avant notre naissances il ne nous jugera pas pour se que nous sommes mais pour les actes commis avec un autre homme l'acte sexuelle nous pouvons aimées mais pas allez plus loin. C'est pas facille je le reconnait , j'ai mes faiblèsse, et je ne suis pas fait de marbre.

 

 

08/12/2006

Réponses aux commentaires

 

Leo : On ne parle que d'homosexualité, mais jamais rien sur le Royaume de Dieu chose la PLUS importante que Jésus est venue prêchée, on dit aimer Dieu, mais personne ne parle ou écrit un mots sur son dessein de ce qu'il va faire sur la terre, ici on ne juge que les gens, le jugement de l'hommes appartient a Dieu et a lui seul.  Mettons nous au travaille et allons de maisons en maisons annoncer la Bonne Nouvelles.

Leo  

Benoît : Il ne s'agit pas d'obéir ou de désobéir à une loi. Il s'agit de ne pas tenter d'être un autre que celui qu'on est. Il ne s'agit pas d'aller contre sa nature, fût elle homosexuelle, mais d'ÊTRE. Sinon, et je rejoins Thierry, on devient malade. J'irai plus loin: le fait d'accepter ce que je suis est pour moi source d'humilité permanente, et me rend tolérant dans l'acceptation de l'autre.

L'amour est plus important que tout. On en peut aimer en vérité qu'en acceptant d'être soi

http://benoit-catho-homo.skynetblogs.be

Thierry : Bonsoir à vous. J'ai conscience de n'avoir pas (encore ?) répondu aux derniers conseils du Père Walter Covens, mais je me permets de vous recommander à mon tour une émission de la chaîne KTO (une référence quand même !) que vous pouvez visionner à l'adresse suivante :

http://www.kto.fr/video_data.php3?numero=1365

 

Chers Leo, Benoît et Thierry

Merci mes frères pour vos messages.

Leo, tu as raison quand tu dis que nous n’avons évoqué que l’homosexualité pour l’instant et quand tu dis qu’il faut parler du Royaume de Dieu. Mais il faut également reconnaître que la Parole de Dieu ne se résume pas à un thème et qu’il est difficile d’aborder plusieurs sujets en même temps avec nos faibles moyens d’humain.  Si la Bible nous a été transmise, c’est pour que l’on s’en serve pleinement et, s’il est vrai qu’il est des sujets fondamentaux, il ne faut pas négliger les autres aspects du christianisme pour autant.  Exposer la parole de Dieu est notre mission à tous, mais ne pas se concerter sur certains sujets est une source de division. Le temps nous a démontré que les interprétations bibliques divergentes ont crée des groupes chrétiens divisés alors que la Bible devrait nous apporter l’unité. Que nous soyons catholiques, protestants, orthodoxes, etc. il est de notre devoir de revendiquer notre unité par notre appartenance au Christ et notre respect de la Bible. Si beaucoup de gens acceptent Jésus, il n’en est pas de même face à la Parole que certains accommodent à leur sauce…

 

Benoît, lorsque tu dis « tenter d'être un autre que celui qu'on est », « accepter ce que l’on est »…Qui décide de ce que l’on est ? Si nous sommes les seuls décideurs de nos existences, à quoi bon l’enseignement de la Bible, à quoi bon prier si l’on ne peut rien changer à ces soi-disant « réalités » ?

Dieu a crée deux sexes destinés à se complémenter et n’a pas donné la possibilité aux personnes de même sexe de se reproduire, pourquoi penser que Dieu s’est amusé à te faire contraire à la réalité sexuelle ? Et si c’est le malin qui a jeté la confusion dans ton être, alors pourquoi l’accepter ?

 

Thierry, j’ai regardé la vidéo en question qui, une fois de plus, pointe les « méchants » qui considèrent l’homosexualité à la lumière de l’écriture et les « gentils » qui acceptent ce que l’humanisme de notre société impose.  Le curé Bernard-Marie Geoffroy qui évoque la Samaritaine prend ici un mauvais exemple car la divergence avec cette communauté et les juifs de l’époque, dans ce contexte où politique et religion n’étaient pas séparées, était justement d’ordre politico-religieux (refus de la centralité religieuse de Jérusalem, refus de la tradition orale,…) (cliquez ici). Je ne peux en aucun cas comparer cette rencontre interreligieuse où une femme accepte Jésus et change sa façon de penser (elle devient chrétienne habitante de Samarie et n’est plus adepte du samaritanisme) avec une rencontre où un homosexuel ne change pas sa façon de penser après avoir été touché par Jésus.

Accepter Jésus sans accepter sa parole ???

Je me demande pourquoi Bernard-Marie Geoffroy ne prend pas l’exemple de la femme adultère à laquelle Jésus dit « Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus. » (Jean 8:11 LSG) Il est vrai qu’ici, les paroles de Jésus sont sans équivoques…

Je rajouterai néanmoins le propos de Michel Rémond (père de François homosexuel) : « Les textes de l’église sur l’homosexualité, je le dis au risque de heurter mes amis homosexuels, me paraissent nécessaires car l’église doit donner des repères, des balises, indiquer une direction. »

 

Mes frères, je le répète, nous vous aimons et nous prions pour l’unité des chrétiens. En créant un groupuscule cathogay vous vous excluez vous-même.

Unissons-nous dans l’appartenance au Christ et le respect de la Bible.

06/12/2006

Thierry et Walter

Permettez-moi de réserver un post consacré à l’échange de commentaires entre Thierry, d’une part, qui a eu la gentillesse de nous exprimer son expérience, et de l’autre Walter Covens, qui nous donne son point de vue. Je m’associe bien évidemment à son propos lorsqu’il dit : « N'attendez pas la confirmation des scientifiques pour obéir à la Parole de Dieu ».

NB:Pardon à Walter de ne pas l'appeler "père", mais je me réfère à Matthieu 23:9 :« Et n'appelez personne sur la terre votre père; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux ». (Matthieu 23:9 LSG)

 

3/12/06 Quelle importance finalement ? ...

Stéphane,

J'aime beaucoup Benoît et je le soutiens.

Je ne réponds pas à sa place, ce n'est pas mon propos. J'ai suivi un peu la discussion sur son blog, j'y ai même participé.

Je voudrais juste te livrer mon témoignage : j'ai 51 ans, et jusqu'à l'âge de 45 ans ma vie a été extrêmement perturbée car je n'acceptais pas mon homosexualité ... Mal dans ma peau, j'allais de psy en psy, de déprime en déprime, je voulais absolument me marier et avoir des enfants ... jusqu'au jour où un psy courageux m'a fait comprendre que ce n'était pas possible, et m'a dit en tapant du poing sur la table : "mais vous allez la rendre malheureuse !"

Ca ne m'a pas plus, évidemment, mais il m'a rendu un fier service ! J'ai accepté ce jour-là ce qui était définitif et inchangeable. Je me suis tourné ensuite vers des associations d'homos chrétiens (David et Jonathan, puis Devenir Un en Christ) où l'échange avec des personnes qui vivaient la même chose que moi m'a permis de trouver une certaine sérénité, de concilier ma foi et mon homosexualité, et finalement de m'en ouvrir à ma famille et à mes amis qui l'ont très bien accepté.

Mon psy me l'a fait comprendre : on ne peut rien y changer, c'est comme ça et ça concerne plus ou moins 4 à 5% des gens.

Finalement, je crois que le débat de savoir si Dieu condamne l'homosexualité ou pas n'est pas l'essentiel, on peut épiloguer sans fin et on ne peut rien y changer de toute façon.

Jésus n'a jamais parlé d'homosexualité à ma connaissance, je crois que l'Amour l'intéresse plus. Dieu nous demande d'être des hommes de bonne volonté ; Dieu nous demande la fécondité, et dans mon cas, si ce n'est pas dans la procréation, ça peut être dans l'amour et l'ouverture aux autres ; je fais partie de beaucoup d'associations caritatives, j'essaye de faire du bien et comme je suis loin d'être parfait, je demande à Dieu de me faire progresser.

Il me semble que l'essentiel est là.

Cordialement,

Thierry

 

 

4/12/06 Erreur

Non, on ne naît ni homo ni catho. On le devient. Et on peut cesser de l'être. Ce n'est pas le Pape qui le dit. Ce sont les études scientifiques les plus récentes. Renseignez-vous. Mais n'attendez pas la confirmation des scientifiques pour obéir à la Parole de Dieu (et à l'enseignement de l'Église si vous êtes catho) !

http://pere-walter-covens.skynetblogs.be/ 

Père Walter Covens

 

04/12/06 Amertume

Eh bien, je serais curieux de savoir comment on peut cesser d'être homo et qui le dit ...... je pense que ça rendrait service également à tous mes amis de David et Jonathan et de Devenir Un en Christ ! Moi, j'ai essayé pendant des dizaines d'années et je n'y suis pas parvenu ! .... et croyez-moi, ça m'a laissé beaucoup d'amertume de ne pas accepter plus tôt cet état de fait. J'ai l'impression d'avoir gâché une bonne partie de ma vie. Est-il préférable d'être malade et torturé en permanence, ou bien en accord avec soi-même et disponible pour semer de l'amour autour de soi ?

J'ai l'impression que beaucoup d'ecclésiastiques, y compris parmi les plus influents, ne partagent pas votre façon de voir. Et je ne parle pas de ceux qui sont eux-mêmes homosexuels.

 

Thierry

 

5/12/06 COURAGE ... ESPERANCE

Cher Thierry,

Sur mon blog tu trouveras un article sur une organisation qui s'appelle "COURAGE", reconnue par l'Eglise catholique, et qui s'occupe de l'accompagnement des personnes à tendance homosexuelle. A la lumière de la Parole de Dieu du premier dimanche de l'Avent, je t'invite non seulement au COURAGE, mais aussi à l'ESPÉRANCE ... contre toute espérance.

Père Walter

http://pere-walter-covens.skynetblogs.be/post/3844719/catho-homo-courage

03/12/2006

Benoît, mon frère en Christ…

Benoît est catholique et homosexuel. Il a crée un blog fort visité auquel j’ai apporté quelques commentaires et notamment quelques versets indiquant, à mon sens, la volonté de Dieu.  Benoît déplorait ces tensions sur son blog et m’a invité à créer le mien. Je constate sa foi et il est mon frère en Christ. C’est donc un peu grâce à lui que mon blog a vu le jour…

A la lecture de mes premiers posts, il m’a écrit ce courrier auquel je réponds plus bas…

 

Je suis heureux de voir que vous avez suivi mes conseils: vous avez ouvert votre propre blog, et c'est très bien.

Bien sûr, je ne partage pas votre analyse ni votre vision des choses mais je salue votre initiative.

Sans me lancer dans une discussion stérile, et ce sera sans doute mon seul post sur ce blog, je voudrais seulement résumer qui je suis. Je voudrais rectifier, ça j'en ai le droit. Je ne prône pas l'homosexualité. Je dis que je suis homosexuel. Je dis aussi que je suis catholique. Si je dis "j'ai les yeux bleus", est-ce que je prône les yeux bleus? C'est pareil. Je suis homosexuel et malheureusement, vous reniez cette réalité, parce que vous n'êtes pas concerné. Je précise que les homos sont loin d'être tous des grandes folles déguisées! Je suis comme tout le monde et cette orientation n'est pas changeable. Je comprends que ce soit difficile à comprendre, mais je dis seulement, c'est ainsi. Et on "fait avec", on vit comme on peut, on essaye, quand on est chrétien de vivre d'abord en chrétien. Mais pas sous l'angle des lois que Jésus dénonce (comme quand il a travaillé le jour du Sabbat), ni avec le regard des pharisiens, qui pensent sincèrement bien faire en appliquant tous les préceptes de l'Ancien Testament.

Je ne développerais pas davantage ici. Merci de m'avoir lu, soyez assuré de ma prière. Puisse-t-elle vous apporter la paix, même si c'est un homosexuel catholique qui la dit pour vous.

Que la paix de notre Seigneur soit avec vous, que l'Esprit Saint vous éclaire et vous guide sur vos chemins de vie, et que la bienheureuse Vierge Marie vous apporte sa maternelle protection. Soyez assuré de la sincérité de mes prières.

http://benoit-catho-homo.skynetblogs.be 

Benoît

 

Ma réponse :

 

Cher Benoît

Merci pour ce message fraternel et sois également assuré de mes prières.

Mon désir de plaire au Seigneur a fait de moi un être passionné et je comprends que mes propos ait pu te heurter en tant qu’homosexuel (surtout quand on ne dispose que de quelques lignes de commentaires pour exprimer toute sa pensée). J’aimerais tellement te faire comprendre que tu es mon frère et pouvoir te parler comme un frère, donc sans crainte d’être jugé comme un discriminateur.

Nous sommes, je crois, dans une même situation à un détail près : Nous sommes tous les deux des êtres engagés pour Dieu et en quête de mieux le comprendre, car même si tu ne l’exprimes pas mot pour mot, je me doute qu’en réalisant un blog qui porte le titre Benoît-catho-homo, cela traduit immanquablement la subsistance d’un doute sur la compatibilité de ces termes et tu as certainement voulu exprimer ton désir de te rassurer sur tes convictions.  Et ce doute n’est pas un hasard. (J’ouvre une parenthèse pour répondre à ton propos, on ne met pas « homo » en titre comme on met « yeux bleus », il n’y a pas de commentaires bibliques au sujet de la couleur des yeux, contrairement à l’homosexualité qui, en titre, ne peut qu’interpeller et donner l’impression que tu le prônes puisque mis au premier plan. Mais néanmoins pardon si le terme est mal choisi.)

J’aimerais que l’on puisse se rencontrer et se saluer fraternellement ainsi lorsque tu liras mes propos, tu ne retiendras que mon combat contre cette héritage du péché originel dont nous souffrons tous et qui s’est traduit chez toi par l’homosexualité et chez moi par 30 années de péché dans l’athéisme. Je remercie Dieu de m’avoir ouvert les yeux depuis 5 ans alors que je croyais que ma situation n’était pas « changeable », que si Dieu existait, il ne pouvait que m’accepter tel que j’étais, etc. Certes ton combat est peut-être plus dur que le mien et que beaucoup d’entre nous, mais « les derniers seront les premiers »…

30 années d’athéisme convaincu et je ne me suis jamais rendu compte que cela déplaisait à Dieu…fatalement.  Passer du hard rock aux cantiques, passer de la luxure au mariage chrétien, la transition semble brutale et pourtant je me délecte de cette nouvelle vie que m’a donné le Seigneur. 

Rien n’est impossible à Dieu…

Mon frère, si tu te sens exclu parce que je considère l’homosexualité comme contre nature et contre la volonté de Dieu alors viens me rencontrer, nous en parlerons de vive voix et tu comprendras que je ne suis pas indifférent à ta situation et que je prie également pour toi pour que le Seigneur agisse puissamment dans ta vie.

Que Dieu te bénisse.

Stéphane – Chrétien né de nouveau

 

P.S. : Je te remercie de m’avoir poussé à créer ce blog et rassure-toi j’aborderai également d’autres sujets…

02/12/2006

1 Timothée 1:8-11

« Nous n'ignorons pas que la loi est bonne, pourvu qu'on en fasse un usage légitime,  sachant bien que la loi n'est pas faite pour le juste, mais pour les méchants et les rebelles, les impies et les pécheurs, les irréligieux et les profanes, les parricides, les meurtriers,  les impudiques, les infâmes (arsenokoitai), les voleurs d'hommes, les menteurs, les parjures, et tout ce qui est contraire à la saine doctrine, -  conformément à l'Evangile de la gloire du Dieu bienheureux, Evangile qui m'a été confié. » (1 Timothée 1:8-11 LSG)

 

Paul écrivit la première épître après son premier emprisonnement. Il avait laissé Timothée à Éphèse, dans l'intention d'y retourner plus tard (1 Ti 3:14). Mais il pensait qu'il risquait d'être retardé ; il écrivit donc à Timothée pour lui donner des conseils et des encouragements sur l'accomplissement de son devoir. Le chapitre 1 contient les salutations de Paul et ses instructions concernant les spéculations insensées qui s'insinuaient dans l'Église.

Encore un passage où Paul dresse une liste de conduite pécheresse dans laquelle nous retrouvons arsenokoitai dont la traduction a été observée dans le post précédent…

 

Je vous invite à cliquez sur le lien suivant : L’APÔTRE PAUL ET LA SEXUALITÉ : Un conflit d’échelles des valeurs    et attardez-vous sur III, C

01/12/2006

1Corinthiens 6:9-10

"Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront point le royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas: ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés (malakoi), ni les infâmes (arsenokoitai),  ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n'hériteront le royaume de Dieu". (1 Corinthiens 6:9-10 LSG)

 

Ces versets font partie de l'argumentation développée par Paul en vue de dissuader les chrétiens de Corinthe d'avoir recours à des juges païens pour régler leurs différents. Paul puise à une liste traditionnelle de vices, dont deux veulent retenir notre attention. Mais que désignent au juste les termes malakos et arsenokoites ?

 

- malakos signifie mou, efféminé, notamment à propos d'hommes adultes et de jeunes gens qui laissaient abuser d'eux. Le terme vise des exemples répréhensibles d'homosexualité passive (mais Schrage estime que, malgré des connotations sexuelles dans certains passages, l'usage du terme pour l'homosexualité passive n'est pas si certain)

 

-arsenikoitai désigne ceux qui pratiquent la débauche avec des hommes ou des jeunes gens : abuseurs de jeunes garçons, pédérastes. Il vise l'homosexualité active, désignant celui qui entretient des rapports sexuels avec des hommes

 

Bien que l'homosexualité est visiblement contre la volonté de Dieu, il est de même très clair que Dieu ne juge pas l'homosexualité plus sévèrement que l'adultère, le vol, l'ivresse, l'égoïsme, le mensonge et la tricherie et Il réagit de la même façon envers ces choses

Nous devrions préciser comment Dieu agit envers ceux qui luttent avec l'homosexualité. Jésus Christ était lui-même une réflexion de la volonté de Dieu lorsqu'il se trouvait face à face avec ceux qui commettaient des péchés sexuels. Il offrait sa miséricorde et son pardon, au lieu d'une condamnation et du rejet. Il offrait également l'espoir, une vie libre de l'esclavage au péché sexuel. Il a aussi précisé qu'il est nécessaire de se repentir, d'être pardonné et de grandir dans sa foi. Christ peut intervenir et il le fera dans son amour abondant et tout puissant. La personne homosexuelle n'est pas condamnée à l'homosexualité pour toujours. Comme tout autre pécheur, cet individu peut devenir une nouvelle créature et ainsi commencer une nouvelle vie avec Dieu. En fait, la Bible nous dit très clairement que l'église à Corinthe incorporait ceux qui avaient été homosexuels et qui ne l'étaient plus. (Cfr Le verset repris sous rubrique). L'amour et la grâce de Dieu sont bien plus puissants que notre péché. Dieu produira les changements nécessaires dans la vie de la personne qui demeure en sa présence.

 

Cliquez sur ce lien intéressant : Chrétien et homosexuel?
"Tu es celui que Dieu a créé et non celui que tu crois être."